« Les défis de l’État-Providence » : différence entre les versions
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C’est une des composantes de l’ordo libéralisme allemand | |||
L’ordo libéralisme conditionne la politique économique européenne actuelle beaucoup plus que le néo-libéralisme. | L'orthodoxie est devenue la règle d’or. C’est une des composantes de l’ordo-libéralisme allemand qui prend sa revanche sur la politique keynésienne. C’est l’idée d’une orthodoxie budgétaire sur la base d’une orthodoxie monétaire. L’absence de déficit de l’État fait que celui-ci peut avoir une monnaie forte. L’ordo-libéralisme conditionne la politique économique européenne actuelle beaucoup plus que le néo-libéralisme. | ||
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Beaucoup de pays européens ont mené dans les | Après cette apogée, une réforme du système c'est enclenchée dans le cadre d'une politique de la dette. La dette publique apparait désormais comme une réalité et un enjeu politique. Beaucoup de pays européens ont mené dans les 1980 des politiques keynésiennes. | ||
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Version du 10 novembre 2014 à 02:05
Aujourd’hui, il existe une sensation d’effritement de l’État-Providence. Cela manifeste le recul de la capacité de l’État à protéger ses citoyens dans un contexte de mondialisation. C'est un désaveux et une désillusion de l’État-Providence en même temps qu'une montée des tensions xénophobes et nationalistes qui caractérisent la rupture entre deux contextes.
La crise de l’emploi à la base de la crise de l’État-Providence
Les innovations créaient plus d’emplois qu’elles n’en détruisaient. L’innovation permettait de développer de nouvelles activités économiques en créant plus d’emplois qu’elle n’en détruisait. Ainsi, la balance était toujours positive sur le temps moyen. Désormais, toute innovation semble destructrice d’emplois. L’innovation remet en cause la fonction de l’individu dans le processus économique. Ce sont des emplois de basse catégorie non-remplacés.
L’État-Providence a été créé dans une situation de crise mais n’a jamais eu à affronter des périodes d’incertitude et de remise en question. La crise de 1973 affecte profondément la structure de l’État-Providence. L’État-Providence est deux fois frappé. D'un part aux rentrées [1], c'est-à-dire que la crise de l’emploi est à la base de la crise de l’État-Providence car le chômage empêche les rentrées de cotisation et remet en cause le financement de la structure sociale ; d'autre part aux charges avec l'impossibilité de redistribuer les aides sociales alors que le nombre de chômeur ne cesse d'augmenter. Ainsi, les coûts diminués des rentrées engendre un déficit.
L’État-Providence à son apogée
Son apogée a aussi été sa crise. Il a été attaqué de plus en plus par les différents camps à savoir la droite puis la gauche gouvernementale qui s’est ralliée à une nouvelle orthodoxie de politique économique. On est passé de la politique Keynésienne au primat absolu de l’orthodoxie budgétaire.
L'orthodoxie est devenue la règle d’or. C’est une des composantes de l’ordo-libéralisme allemand qui prend sa revanche sur la politique keynésienne. C’est l’idée d’une orthodoxie budgétaire sur la base d’une orthodoxie monétaire. L’absence de déficit de l’État fait que celui-ci peut avoir une monnaie forte. L’ordo-libéralisme conditionne la politique économique européenne actuelle beaucoup plus que le néo-libéralisme.
Après cette apogée, une réforme du système c'est enclenchée dans le cadre d'une politique de la dette. La dette publique apparait désormais comme une réalité et un enjeu politique. Beaucoup de pays européens ont mené dans les 1980 des politiques keynésiennes.
Le démantèlement
- L’apparition du déficit budgétaire, puis de la dette publique : c’est d’abord une réalité puis un enjeu politique devenant un débat. Apres la crise de 1973 l’État français a continuer à s’endetter afin de mener une politique économique contra-cyclique, cependant cela n’a pas fonctionné la faisant entrer dans la spirale de la dette.
- D’où critique 1 : un système dévoreur des fonds publics
La critique néolibérale était que cela était un système qui dévorait des fonds publics sans créer de la riche.
- Critique 2 : l’efficacité sociale de l’État-Providence
Pour les néolibéralisme, c’est un État social inefficace qui ne motive pas à travailler.
- Réduction surtout dans les années 1980- le libéralisme est à son apogée
- Thatcher 1979
- Reagan 1981
Cependant, bien que des politiques libérales aient été menées, les dépenses sociales ont augmenté pour les États-Unis et le Royaume-Uni. Au contraire l’État-Providence scandinave a diminué ses dépenses.
- Il en résulte :
- l'accroissement du taux de pauvreté
- l'aggravation de l'inégalité dans la distribution des revenus
La pauvreté
C’est un concept socioéconomique qui est une réalité évidente pour un certain nombre d’individus, cependant c’est un concept difficile à mesurer.
Le seuil de pauvreté reste une appréciation complexe et relative qui est discutable.
- Une mesure ambiguë
Evolution aux États-Unis
- fin 1950’ : 22% de la population totale
- milieu des années 1970 : 11%
- 1994 : 15%
Lorsque l’on prend un seuil stable corrigé par l’inflation on constate un taux de 22% dans les années 1950 tandis qu’il avait diminué de 50% dans le milieu des années 1970. Aujourd’hui on constate un retour vers le niveau de 1950.
- Une tendance à la hausse dans l’Union européenne aussi, depuis 25 ans.
Les inégalités
La remonté de la pauvreté est en partie liée à la remonté des inégalités.
Depuis la révolution industrielle
- 1er révolution industrielle :
- 1850-1930 : les conditions de vie ont tendances à s’améliorer
- 1930-1970 : recul de la pauvreté par la montée de la société de consommation grâce à l’application du modèle fordiste et le soutient de l’État-Providence notamment par les revenus de transferts.
- 1970-…. : remonté des inégalités
Le financement de l’État-Providence est une question d’économie politique caractérisé par une croissance économique incertaine
Evolution récente
Entre 1979 et 2001, les 5% les plus aisés des ménages américains ont vu leurs revenus progresser de 81% (après inflation), contre 3% pour les 20% des plus pauvres
- au bas de l'échelle, 1 Américain sur 10 a un revenu inférieur aujourd’hui à celui qui était le sien en 1977;
- les classes moyennes (6 Américains sur 10) ont vu leur revenu augmenter de 8% par rapport à 1977;
- en haut de l'échelle, 20% des Américains ont un revenu supérieur de 43% par rapport à cette date;
- au sommet, un Américain sur 10 a vu ses revenus exploser de 115% sur la même période
Les causes de la montée des inégalité
La réalité d’une montée des inégalité est claire à l’exception de quelque rares cas. Le recul de l’État providence est l’une des causes de la monté de inégalités et de la pauvreté. D’autre part la mondialisation notamment celle du marché du travail a créé un nouvelle intensité concurrentiel est des délocalisations, tandis que les moyens de transports actuelles permettent d’acheminer rapidement et a des coûts bas les productions. Ainsi il y a une véritable désindustrialisation.
La société est dominée par les emplois du tertiaire qui pose le problème des emplois détruits et créés, cependant il y a un problème d’adéquation des compétences entre les emplois du secteur industriel et du secteur tertiaire.
Cette dynamique s’accompagne d’une dualisation du marché du travail., c’est-à-dire que l’on créé de moins en moins d’emploi au milieu mais les emplois se créées de plus en plus aux extrêmes. Les migrants sont soit en bas l’échelle soit au haut de l’échelle. Il y a une propension.
Le passage à une société postindustrielle est aussi un des causes de ce bouleversement des société.
Références
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