« Les Amériques à la veille des indépendances » : différence entre les versions

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= Les amérindiens =
= Les amérindiens =
==Amérique ibérique==
La question de l’impureté est aussi la question de l’illégitimité de la naissance en relation avec le mariage religieux disqualifiant la personne même si tous ses ancêtres sont européens et dont le sang et « pur ». Pour compliquer les choses, la pratique de métiers manuels disqualifie aussi. Cette application dans la péninsule ibérique est exportée vers les Amériques.
Les blancs font partie de la caste supérieure, il y a une élite extrêmement restreinte qui détient tous dans ses mains. Trop peu d’hommes sont qualifiés pour leur pureté de sang, l’immense majorité a du sang africain tandis que l’illégitimité de la naissance touche la majorité de la population. Ce sera vraiment pour les postes importants que la « pureté de sang » va être respectée.
Ce qui est intéressent de voir et que l’Espagne et le Portugal n’ont pas assez d’hommes pour servir dans le service des armées qui nécessite la pureté de sang. Les noirs et les mulâtre libres vont être les principaux miliciens qui gardent les côtes. C’est une règle qui ne respecte pas la lettre de la loi. Ces miliciens étant armés pour défendre la royauté, leurs sont accordés un certain nombre de privilèges liés à leur statut dans l’armée.
La région des Andes verra des parcs mis en place pour forcer les indiens à travailler et à payer leurs taxes au Roi. Ces indiens sont de ce fait considérés par le roi d’Espagne comme des « mineurs » qu’il doit protéger, ainsi une série de lois les protègent et les soumets au travail dans les mines ou de tissage. Il est important de voir qu’il y a cette soumission en même tant qu’un dialogue avec le roi pour contester la prise de possession de terres par les espagnols. Dans beaucoup d’endroits les indiens vont être contre le processus d’Independence car il ira de pair avec le libéralisme menacent directement leurs terres.
On a toutes ces différences qui existent en castes socio-raciales, les indiens ne résident pas dans les villes. Il y a les quelques blancs, toute une population qui fait le travail manuel et les esclaves qui sont soit des métisses ou de africains ; dans la plupart des villes ibériques, la population blanche est au maximum de 30% de la population. Ces villes concentrent tout le pouvoir mais leur contrôle sur le territoire est assez limité. Le contrôle des fonctionnaires est relativement restreint allant surtout vers les gros villages.
L’Amérique est en immense majorité rurale, les villes ne concentrant pas plus de 10% de la population, la plus grande ville est Mexico qui concentre 100000 habitants.
== Amérique Anglo-Saxonne==
Il y a une stratification socio-spatiale mais différente. Les indiens sont considérés comme des sous-hommes et des sauvages, ceci même dans les cas où ils se convertissent au christianisme comme les cherokees. Les anglais sont intéressés surtout aux terres des indiens : « un bon indien est un indien mort ». Tout le XIXème siècle est un siècle de conquête des terres par les États-Unis.
Le racisme va s’amplifier à partir du XVIIème siècle à mesure que l’esclavage se développe. Il faut savoir que la colonisation des Amériques britanniques s’est faite aussi par des serviteurs blancs, des pauvres blancs mais aussi des criminels qui pour travailler 7 ans dans les terres deviennent libre à la suite et pouvant s’installer librement dans le territoire.
L’esclavage se répandra peu à peu même s’il n’existait pas en Grande-Bretagne, aucunes règles ne peuvent être transférées vers les Amériques, les règles étant inventées au fur et à mesure que l’esclavage se développe. Tous les noirs vont devenir des esclaves renforçant le racisme.
L’immigration n’est pas faite par des hommes mais par des familles qui sont souvent des fugitives pour des raisons religieuses qui vont s’installer sur les terres n’ayant pas de réticences pour le travail manuel.


= L’esclavages =
= L’esclavages =

Version du 24 janvier 2014 à 21:28

Territories in the Americas colonized or claimed by a European great power in 1750.


En 1770 la totalité des Amériques étaient des colonies des grandes puissances européennes à savoir de l’Espagne, du Portugal, de l’Angleterre, de la France, de la Hollande et du Danemark.

L’immense partie de ces territoires américains était des zones frontières voire des territoires non colonisés occupés par des nations ou des tribus amérindienne. L’époque actuelle avec la phase de colonisation de la forêt amazonienne et la dernière phase de la colonisation avec la disparition des populations autochtones.

Ces territoires étaient peuplés de façon très peu dense. Comme ces pouvoirs coloniaux ne contrôlaient pas ces continents, ces territoires étaient des terres de refuges pour les fugitifs à savoir pour des esclaves, des paysans chassés par leur maitre, des criminels qui sont poussés vers l’intérieur.


Répartition des populations selon l’origine

Les régions plus densément peuplées sont la côte est de ce qui deviendra les États-Unis, toute la côte atlantique de l’Amérique du sud, toute la côte pacifique de l’Amérique du sud ainsi que les caraïbes, l’Amérique centrale et le Mexique actuel. D’autre part, il y a des zones de population le long des fleuves navigables mais peu de populations s’installent le long des rives de ces fleuves.

Les villes principales sont des zones de populations denses. En 1770 il y a 15 millions d’habitants dans les Amériques.

En Nouvelle-France il y a à peu près 70000 habitants ; c’est la Louisiane allant jusqu’au Canada actuel. On dénombre 3 millions d’habitants dans les 13 colonies qui vont constituer les premiers États-Unis, aussi 3 millions d’habitants dans le Royaume de la vice-royauté d’Espagne à savoir le Mexique, la Californie, le Texas et l’Amérique centrale. Il y a 4 millions d’habitants dans le reste des colonies de l’Espagne allant de la Colombie en passant par le Venezuela en allant jusqu’au Chili et l’Argentine mais aussi Cuba, Porto Rico et la République de Saint-Domingue actuelle. Pour le Brésil, on compte 1,5 millions d’habitants.

Les Antilles françaises sont de 600000 habitants dont 500000 à Haïti et 80% d’entre eux sont des esclaves, 300000 dans les Antilles britanniques et à l’intérieur nous avons encore 1,5 – 2 millions d’indiens non-colonisés.

Importance de l’appartenance « raciale »

La question raciale ethnique pèse encore aujourd’hui lourdement dans les Amériques en raison de l’histoire de ce continent, une colonisation contre les indiens et grâce a l’importation d’africains.

Les régions à majorité amérindienne

Felipe guaman poma de ayala.jpg
Felipe Guamán Poma de Ayala : il a reconstruit tout l’imaginaire amérindien après la conquête. C’est une source extraordinaire pour les historiens permettant de reconstruire ce qui se passait à l’époque. Les indiens étaient obligés de fournir du travail forcé dans les mines et dans les métiers à tisser.

C’est la région qui à le mieux resitué a la colonisation, les historiens estiment qu’il y a avait entre 50 et 60 millions d’habitants dans les Amériques en 1500. Ce qui est tragique, est que vers 1600, les amérindiens sont moins de 4 millions. Cette catastrophe démographique a été due énormément aux maladies apportées par les européens contre lesquelles les amérindien n’avaient pas de protections naturelles, de plus, la mise en esclavage a participée à leur génocide tandis que les mouvements étaient réprimés par des massacre expliquant la chute démographique.

Ce qui est fascinent est que dans les caraïbes ou on comptait probablement 5 millions d’amérindiens, en 1770 il n’y en a presque plus et en 1800 il ont presque tous disparus.

À partir de 1650 – 1680 on constate une reprise démographique indigène et cela dans les grands empires au moment de la conquête avec des civilisations urbaines et une agriculture très développée sur un territoire densément peuplé, ce qui fait que même s’il y eu 90% de disparition de la population on constate une reprise de la croissance démographique : ce sont les territoires de Mésoamérique et les Andes à savoir les civilisations Inca et Maya.

En 1770, 2/3 de la population est amérindienne mais beaucoup se sont refugié dans les territoires non colonisé pour reconstituée leur population et leur mode de vie.


Les régions à majorité d’origine européenne

Très peu de régions ont une majorité de population européenne, c’est surtout les 13 colonies qui vont devenir les États-Unis et en particulier le Nord des États-Unis à savoir Washington, Williamsburg et la Caroline du nord. Le nombre d’européenne passe de 30000 en 1700 à 2 ,5 millions en 1770 ce qui est dû à la migration européenne mais aussi à un taux de croissance très élevé et à un niveau de fécondité plus élevé en partie dû aux conditions sanitaires plus élevésainsi qu’une durée de vie plus longue que dans le reste de l’Amérique et même qu’en Europe.

Cependant les européens sont minoritaires partout, on les trouve dans les grandes villes des colonies.

Les régions à majorité d’origine africaine

La colonisation des Amériques se fait en grande partie par l’esclavage, chaque fois qu’une nouvelle région est colonisée, elle l’est par l’arrivée massive d’esclaves. Entre 1500 et 1780 le nombre d’africains déportés vers les Amériques est 4 fois plus élevée que le nombre d’européens qui émigrent volontairement.

Ce sont surtout les régions de plantations tropicales à savoir les caraïbes, certaines régions du Brésil avec Rio de Janeiro, Minas Genais, mais aussi toute larégion de Lima et la côte pacifique ou se trouve des mines, évidemment les caraïbes ou on trouve des plantations de sucre et de cacao, la région de la Guyaneou se trouve des plantations sucrières. Les caraïbes sont une région entièrement d’esclaves et aux États-Unis on les retrouve dans la région du Maryland on se concentre une forte population d’esclaves ou se trouve de nombreuses productions agricoles.

À l’époque pratiquement tout le service domestique est aux mains d’esclaves. De toutes les villes des Amériques ibériques, les indiens en sont exclus, dans la population d’une ville comme Buenos Aires, en 1770 la moitié de la population est afro-dépendante.

Les régions à majorité métisse, mulâtre ou zambo

Toutes ces arrivées d’esclaves et de blancs font un grand métissage surtout en Amérique latine. Cela se produit entre populations amérindiennes survivantes, esclaves mais aussi blancs.

Des hommes vont se lier avec des femmes amérindiennes et esclaves accélérant le métissage qui sera par la suite théorisé produisant dans l’imaginaire des colons des grandes inquiétudes sur leurs origines raciales. Tout un art autour des « tableau de métissage » s’est développé montrant cette typologie des métissages. Dans l’imaginaire il y a la volonté de blanchir.

En Amérique ibérique il y a une obsession pour ce qui est la « pureté de sang » qui remonte à la colonisation des chrétiens dans la péninsule ibérique contre les mors qui se termine juste quand Christophe Colomb arrive dans les Amériques.

Tout cela explique la « pureté de sang » qui est forte au moment de la reconquête est continue jusqu'au milieu du XIXème siècle. Afin de faire des études, exercer des professions supérieures, pour avoir des fonctions royales, des fonctions ecclésiastiques, il faut prouver sa pureté de sang. Il faut être « propre de toutes les mauvaises races de noires, mulâtres, mors, juifs, nouvellement convertis à notre Sainte-Croix ou punis par l’inquisition ».

Concrètement dans les Amériques, la monarchie espagnole ne va pas appliquer cette dialectiques aux indiens ce qui serait en contradiction à la primauté de l’installation en Amérique. Cependant tous les africains et leurs descendants vont être disqualifié pour « l’impureté de leur sang ».

Les amérindiens

Amérique ibérique

La question de l’impureté est aussi la question de l’illégitimité de la naissance en relation avec le mariage religieux disqualifiant la personne même si tous ses ancêtres sont européens et dont le sang et « pur ». Pour compliquer les choses, la pratique de métiers manuels disqualifie aussi. Cette application dans la péninsule ibérique est exportée vers les Amériques.

Les blancs font partie de la caste supérieure, il y a une élite extrêmement restreinte qui détient tous dans ses mains. Trop peu d’hommes sont qualifiés pour leur pureté de sang, l’immense majorité a du sang africain tandis que l’illégitimité de la naissance touche la majorité de la population. Ce sera vraiment pour les postes importants que la « pureté de sang » va être respectée.

Ce qui est intéressent de voir et que l’Espagne et le Portugal n’ont pas assez d’hommes pour servir dans le service des armées qui nécessite la pureté de sang. Les noirs et les mulâtre libres vont être les principaux miliciens qui gardent les côtes. C’est une règle qui ne respecte pas la lettre de la loi. Ces miliciens étant armés pour défendre la royauté, leurs sont accordés un certain nombre de privilèges liés à leur statut dans l’armée.

La région des Andes verra des parcs mis en place pour forcer les indiens à travailler et à payer leurs taxes au Roi. Ces indiens sont de ce fait considérés par le roi d’Espagne comme des « mineurs » qu’il doit protéger, ainsi une série de lois les protègent et les soumets au travail dans les mines ou de tissage. Il est important de voir qu’il y a cette soumission en même tant qu’un dialogue avec le roi pour contester la prise de possession de terres par les espagnols. Dans beaucoup d’endroits les indiens vont être contre le processus d’Independence car il ira de pair avec le libéralisme menacent directement leurs terres.

On a toutes ces différences qui existent en castes socio-raciales, les indiens ne résident pas dans les villes. Il y a les quelques blancs, toute une population qui fait le travail manuel et les esclaves qui sont soit des métisses ou de africains ; dans la plupart des villes ibériques, la population blanche est au maximum de 30% de la population. Ces villes concentrent tout le pouvoir mais leur contrôle sur le territoire est assez limité. Le contrôle des fonctionnaires est relativement restreint allant surtout vers les gros villages.

L’Amérique est en immense majorité rurale, les villes ne concentrant pas plus de 10% de la population, la plus grande ville est Mexico qui concentre 100000 habitants.


Amérique Anglo-Saxonne

Il y a une stratification socio-spatiale mais différente. Les indiens sont considérés comme des sous-hommes et des sauvages, ceci même dans les cas où ils se convertissent au christianisme comme les cherokees. Les anglais sont intéressés surtout aux terres des indiens : « un bon indien est un indien mort ». Tout le XIXème siècle est un siècle de conquête des terres par les États-Unis.

Le racisme va s’amplifier à partir du XVIIème siècle à mesure que l’esclavage se développe. Il faut savoir que la colonisation des Amériques britanniques s’est faite aussi par des serviteurs blancs, des pauvres blancs mais aussi des criminels qui pour travailler 7 ans dans les terres deviennent libre à la suite et pouvant s’installer librement dans le territoire.

L’esclavage se répandra peu à peu même s’il n’existait pas en Grande-Bretagne, aucunes règles ne peuvent être transférées vers les Amériques, les règles étant inventées au fur et à mesure que l’esclavage se développe. Tous les noirs vont devenir des esclaves renforçant le racisme.

L’immigration n’est pas faite par des hommes mais par des familles qui sont souvent des fugitives pour des raisons religieuses qui vont s’installer sur les terres n’ayant pas de réticences pour le travail manuel.

L’esclavages

La traite négrière

Production agricole

Commerce des villes portuaires

Administration politique

Religions et diversité culturelle

  • Amérique Anglo-Saxonne

Il y a une diversité incroyable de protestantismes qui d’affrontent pour contrôler un certains nombre de régions. Il y a des idéologies qui s’affrontent, c’est une « Babylone protestantes ». Seul les quakers prônent la tolérance religieuse et le pacifisme. Au début du XVIIIème siècle, la religiosité est en déclin ; c’est a ce moment là que certains pasteurs lance un ouverture religieuse qui s’appelle le « grand réveil » ; les pasteurs bouleversent les auditeurs en les menaçant de l’enfer. Ce mouvement va toucher l’ensemble des 13 colonies avec la première idée des États-Unis :

  • idée de la supériorité de loi divine
  • conviction que les lois naturelles ont été données par dieu


  • Amérique ibérique

Il y a un immense territoire et des communications presque inexistantes, le catholicisme est loin d’être universel. Les grands bastions du catholicisme sont les grandes villes avec de fortes populations espagnoles let portugaises. Les curés sont présents là ou il y a de fortes populations indiennes. Dans les régions rurales se développe des vénérations de vierges locales qui sont des créations sur place où l’on mélange des éléments amérindiens et de tradition catholique persistant encore jusqu'à aujourd’hui.


L’église catholique est pratiquement inexistante sur les plantations et les régions tropicales. On a très vite un syncrétisme qui se fait entre religions africaines et catholicismes. De nombreuses religions sont créées se cachant derrière le catholicisme.


Il y aura une toute petite partie de la population qui aura accès aux idées de la philosophie des lumières, mais l’une des principales est qu’il existe des lois naturelles que l’on peu essayer de comprendre et par lesquelles ont peu changer les choses. Locke écrit que le rôle de l’État est d’apporter bien-être et sécurité aux individus qui ont des droits inalliables à la vie, aux libertés et à la propriété.