« Welfare State et biopouvoir » : différence entre les versions

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A travers l’analyse de la prison et de l’hospice, Foucault postule que la construction del’État moderne sont des normes de boncomportement sociétal qui sont des constructions de dispositifs qui ont pour objectif de gérer un segmentthématique de la société ainsi l’État moderne construit des dispositifs.  Les grands dispositifs inventés par l’Étatmoderne au XIXème siècle sont au début répressif puis vont devenir desdispositifs lié au welfare state.
A travers l’analyse de la prison et de l’hospice, Foucault postule que la construction del’État moderne sont des normes de boncomportement sociétal qui sont des constructions de dispositifs qui ont pour objectif de gérer un segmentthématique de la société ainsi l’État moderne construit des dispositifs.  Les grands dispositifs inventés par l’Étatmoderne au XIXème siècle sont au début répressif puis vont devenir desdispositifs lié au welfare state.
   
   
Foucault s’interroge sur ce qui se passedans l’évolution des sphères. Ce qui apparait aujourd’hui c’est que le politique prend le pouvoir sur la vie de l’homme. À un moment donné lepolitique dépasse la gestion des hommes. Il fautétatiser le biologique ; l’homme n’est plus pris  commeune unité rationnelle mais comme une entité biologique qu’il faut gérer. C’est le concept debiopolitique.  
Foucault s’interroge sur ce qui se passe dans l’évolution des sphères. Ce qui apparait aujourd’hui c’est que le politique prend le pouvoir sur la vie de l’homme. À un moment donné le politique dépasse la gestion des hommes. Il faut étatiser le biologique ; l’homme n’est plus pris  comme une unité rationnelle mais comme une entité biologique qu’il faut gérer. C’est le concept de biopolitique.  
   
   
Les États providence sont progressivement obligés de s’immerger au nomde la complexité de la technique de nos société dans des gestions de plus en pluspoussées de l’homme qui vont atteindre l’humain en tant qu’être.  Dans nos sociétés modernes c’est l’humain en tant que tel qui finit parposer problème
Les États providence sont progressivement obligés de s’immerger au nom de la complexité de la technique de nos société dans des gestions de plus en plus poussées de l’homme qui vont atteindre l’humain en tant qu’être.  Dans nos sociétés modernes c’est l’humain en tant que tel qui finit par poser problème
   
   
Foucault définit le terme biopolitique comme «  la manière de rationaliser lesproblèmes posés à la pratiquegouvernementale par les phénomènes propres à un ensemble devivant constitués en populations ».  Le biopolitique sont des mécanismes qui vont avoirpour objet de  fixer dans la populationdes équilibres et des mécanismes de sécurité afin d’optimaliser  l’état de vie.
Foucault définit le terme biopolitique comme «  la manière de rationaliser les problèmes posés à la pratique gouvernementale par les phénomènes propres à un ensemble de vivant constitués en populations ».  Le biopolitique sont des mécanismes qui vont avoir pour objet de  fixer dans la population des équilibres et des mécanismes de sécurité afin d’optimaliser  l’état de vie.
 
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Il faut considérer que l’une des directions que prend l’État moderne indépendamment de l’évolution de l’Étatprovidence est de définir et de s’occuperde la vie en tant que vie, des lors la vie appartient à la gestion du politique. Le biopolitique va dégager un politique de la biologie qui serait même une étatisation de la biologie.
Il faut considérer que l’une des directions que prend l’État moderne indépendamment de l’évolution de l’État providence est de définir et de s’occuper de la vie en tant que vie, des lors la vie appartient à la gestion du politique. Le biopolitique va dégager un politique de la biologie qui serait même une étatisation de la biologie.
   
   
On rentre dans une époque où la question fondamentale est la gestion del’humain. Il y a une nouvelle catégorie de pensée politique qui va se situer à toutes les échelles de lasociété pour gérer l’homme biologique. Le politique se saisi del’homme non pas comme un animal qui pense mais comme un être biologique, dès lors la politique sesaisie de notre vie et défini l’homme en terme biologique.
On rentre dans une époque où la question fondamentale est la gestion de l’humain. Il y a une nouvelle catégorie de pensée politique qui va se situer à toutes les échelles de la société pour gérer l’homme biologique. Le politique se saisi del’homme non pas comme un animal qui pense mais comme un être biologique, dès lors la politique sesaisie de notre vie et défini l’homme en terme biologique.
   
   
La biopolitique est un système formé autour dubiologique (ex- recherche thérapeutique). C’estune diffusion à l’ensemble de la société de microsystème ayant pour objetde fabriquer des mécanismes de régulation dans les populations pour optimiser« l’état de vie ».  
La biopolitique est un système formé autour dubiologique (ex- recherche thérapeutique). C’est une diffusion à l’ensemble de la société de microsystème ayant pour objet de fabriquer des mécanismes de régulation dans les populations pour optimiser« l’état de vie ».  
   
   
Pour Foucault le biopolitique est le contraire de la démocratie car ladémocratie est une épaissir qui renvoi à la question du débat. Ainsi la démocratie est ducôté de la densité et de l’épaisseur, elle n’est pas du côté de la transparencequi nie le débat et la négociation qui est la richesse de la démocratie. LorsqueFoucault condamne au XIXème siècle la prison est que la prison moderne est la construction d’un espace lisible ou tout doit être sous contrôle,l’individu ne doit échapper à la surveillance, ce sont des dispositifs physique. Leconcept de visibilité est à verser non pas de la démocratiemais du contrôle absolu.  
Pour Foucault le biopolitique est le contraire de la démocratie car la démocratie est une épaissir qui renvoi à la question du débat. Ainsi la démocratie est du côté de la densité et de l’épaisseur, elle n’est pas du côté de la transparence qui nie le débat et la négociation qui est la richesse de la démocratie. Lorsque Foucault condamne au XIXème siècle la prison est que la prison moderne est la construction d’un espace lisible ou tout doit être sous contrôle,l’individu ne doit échapper à la surveillance, ce sont des dispositifs physique. Le concept de visibilité est à verser non pas de la démocratie mais du contrôle absolu.  
   
   
Foucault nous interroge sur nos sociétéqui veulent rendre absolument tout visible et lisse. La traçabilité  rend la différence comme un problème.  Dès lors l’État moderne est sur la biopolitique, la maitrise de segment quipermettre d’interpréter l’homme en tant que systèmes biologiques. A ladifférence d’Aristote et Platon qui postulent que l’homme estcelui qui a réussi a quitté la biologie pour arriver à penser son animalité etsa différence. La question de la biopolitique devient un concept intéressant pour essayer derelire les nouvelles politiques publiques qui sont bien au-delà de l’homme en tant qu’hommeen société.
Foucault nous interroge sur nos société qui veulent rendre absolument tout visible et lisse. La traçabilité  rend la différence comme un problème.  Dès lors l’État moderne est sur la biopolitique, la maîtrise de segment qui permettre d’interpréter l’homme en tant que systèmes biologiques. A la différence d’Aristote et Platon qui postulent que l’homme est celui qui a réussi a quitté la biologie pour arriver à penser son animalité et sa différence. La question de la biopolitique devient un concept intéressant pour essayer de relire les nouvelles politiques publiques qui sont bien au-delà de l’homme en tant qu’homme en société.





Version du 22 janvier 2013 à 01:39

Lorsque l’on parle d’une État on parle du politique et de conceptualisation de liens entre citoyens et politique. La grande question du welfare state est le fait qu’il y ait une contractualisation entre citoyens et politiques, la politique étant fondamentale pour contractualiser, l’individu ne peut contractualiser seul, il le fait avec une autorité en lui reconnaissant une légitimité. Appartenir à l’État moderne est d’accepter d’être lié aux autres individus par un contrat qui est engagé, respecté, développé par l’État moderne et le politique.

  • Comment s’est constitué l’État moderne ?

Les premiers auteurs sont Grecs et notamment Aristote et Platon s’interrogent sur la« polis », c’est à dire à la gestion de la cité. La « polis »est à la fois le politique à savoir le corps politique mais aussi le lieu symbolique du politique. Dans la Grèce antique, la république fonctionne par corps politique mais aussi par un lieu du politique qui est l’agora. Dans la tradition démocratique grecque ce qui fait sens est le débat à savoir le dialogue qui se fait dans un lieu spécifique qui est l’agora. Ainsi le débat fonde la démocratie, c’est parce qu’il y a débat qu’il y a démocratie.C’est du politique qui se passe dans le lieu symbolique du politique.

Dans ce questionnement se trouve aussi la place de la démocratie et comment peut-elle seconstituer en tant qu’état naturel.

La politique se fait dans un espace qui se caractérise par unedimension spécifique qui est l’espace public, c’est un lieu de dialogue qui est public, le débat a lieu publiquement. Ainsila politique dans un espace public est caractérisée par la parole dont découlentdeux notions c’est-à-dire que c’est le lieu d’un débat et le lieu physique du débat.

Ce qui est important dans la constitution même de la philosophie grecque et de la démocratie grec sont ces deux sphères fondamentalement différentes.

Les deux sphères de la citégrecque :

  • la sphère publique : espace de partage
  • la sphère privée : domaine du privé


Une frontière se construit et s’élabore conceptuellement entre lesaffaires publiques et les affaires privées étant bien entendu que la sphère publique est le lieu du débat démocratique et la sphère privée relève de la famille. Souvent l’autorité estdonnée au chef de famille qui a une autorité dans la sphèreprivée. Tout individu de tout temps vie dans deux sphères différentes à savoirla sphère privée et publique.

Ces deux sphères ne sont pas immuables dans leur définition, elles sontévolutives selon la nature des systèmes politiques et des modes de gouvernements. A la différenced’Athènes qui est une démocratie, Sparte est une cité guerrière ; son enjeu militaire stratégique important est de faire la guerre qui se caractérisepar une différence du fonctionnement privé – public sur la base qu’un garçon dèsl’âge de 12 ans est considéré comme unfutur militaire.

La sphère publique renvoie à tout ce qui est del’ordre de la collectivité et du bien commun à savoir ce qui est de l’ordre de lacollectivité et d’un destin commun avec des intérêts communs àpartager. Cela peut aller de la gestion pure de la cité à la religion enpassant par l’éducation des enfants, elle est de l’ordre de la participation commune qui différencie les statuts. Le citoyen est celui qui peut participer àl’espace public c’est l’homme libre qui peut maitriser son sort et construire sonhistoricité s’opposant à l’esclave. Ainsi, dans la cité athénienne, l’esclave est une chose.Dans la cité, la « polis » grecque puis romaine prône une distinctionde statut, entre citoyens qui est celui qui peut participer au destin collectif de la cité et ceux qui ne sont pas libre qui sont lesesclaves qui est reversé vers la sphèreprivée.

L’hypothèse étant que pour qu’il y ait de la politique il faut unespace public pour échanger. La « polis » est l’entité à gouverner.

Toute démocratie a nécessairement besoin de construire un espace public qui est l’espace de la rencontre du dialogue et de dépassement de l ‘espaceprivé. Il y a toujours une articulation entre espace privé et espace public. Dans le cadre d’unedictature, il y a des lieux qui vont s’apparenter à l’espace public qui en termede fonctionnalité sont des espaces de manifestation du régime pour concentre contrôler les foules pour l’approbation de son pouvoir cependant ausens philosophique ce n’est pas un espace public car il est impossible d’ydébattre. Dès lors la question de l‘espacepublic est fondamentale de ladémocratie, ce qui résiste dans les dictatures est l’espace public mais sonusage et sa fonctionnalité en terme d’usage est diffèrent de l’espace public dedémocratie.

Historiquement il y a l’espace privé qui est l’espace de la famille et l’espace public au sens de la démocratie de la gestion du biencommun et de la mise en commun.

L’hypothèse de philosophie politique dépend de deux sphères : auXIXe siècle apparait une troisième sphère : la sphère sociale qui va s’immiscer entre lasphère publique et la sphère privée. Àtravers la société se constitue un nouveau mode degouvernementalité.

Comment sommes-nous passé d’une sphère de gouvernementalité classique à un système de gestion sociale ou des normes collectives sont définies afin d’y assurer le bonheurcollectif ?

Ce qui va permettre de construire les liens de sphères c’est le contratsocial :l’émergence d’une philosophie politique moderne stipulant que les individusdoivent être liés par un contrat.

Quelle est la nature de ce contrat social liant les individus ?

Les théories classiques du contrat social

Les théories classiques du contrat social vont s’élabore entre 1579 et 1762, elles sont fondamentales parce qu’elles vont forger la théorie politiquede l’État moderne. Revenir à la question ducontrat social est s’interroger sur ce qui est au fondementde nos démocratie à savoir la contractualisation des relations, s’il ‘ya pas de contractualisation des relations il n’y pas de démocratie

L’individu contractualise sa relation au sein de la société qui définit des droits, mais aussi des devoirs.

C’est le fondement de la théorie moderne de l’État présupposant un accord avec lesindividus pour contractualiser quelque chose. En d’autre terme il doit y avoirun pacte entre les citoyens et ceux qui sont admis à prendre des responsabilitésde gestion ; c’est un accord de vivre ensemble c’est-à-dire que c’est un accord nécessaire àtrouver entre les individus qui contractualisent leurs relations, leurs droits etleurs devoirs vis-à-vis du politique donnant naissance à l’État moderne.

Il n’y a pas d’État moderne sans accord, sans l’institutiond’un contrat d’État souverain. On peut dénombrer trois éléments qui fondent le contrat social :

  • Les théories du droit naturel :

l’ensemble des droits est propre aux hommes indépendamment de leurs appartenances à telle ou telle société politique. C’est une logique de relation état de nature - dieu. C’est la philosophie qui consiste à dire que dans l’état de nature il y a des obligations qui incombent à l’un et à l’autre. L’homme doit avoir une conduite placée sous le poids de la religion.

  • Le contrat social :

un outil technique à portée juridique qui fixe des conditions et des régulations du vivre ensemble Il est nécessaire de fabriquer un outil qui estjuridique est donc normatif qui fixe les conditions de régulation du vivreensemble. Cet outil technique permet d’expliquer le fonctionnement du vivreensemble.

  • Le principe de souveraineté :

l’État est une forme et structure, il possède des limites qui fixent le cadre de l’autorité. Il y a l’institution d’une structure qui va fixer le cadre de son autorité et de son unité. Ainsi quel État de droit construire pour faciliter le contrat social et quel rapport les individus doivent ils entretenir avec ?

Le contrat social signifie trois choses :gestion du droit naturel puis un contrat social qui va changer ou faireévoluer le droit naturel dans le cadre d’unecontractualisation et enfin une constitution de l’État moderne avec le principe de souveraineté dans le cadre d’un État moderne qui a desresponsabilités et des obligations.


Grotius et le contrat social

Selon Grotius il faut avant tout s’intéresserau droit naturel en posant la question de la nécessité du contrat social. Il faut relierle droit naturel, le droit divin en tant que nous sommes des créatures de dieunous devons sortir l’animalité est relier le droit naturel afin d’éviter detomber dans l’animalité par la création d’un contrat social pour la création deÉtat moderne.

Pour Grotius le contrat social doit être appliqué à tous. Ilenvisage la société comme une totalité. Il doit yavoir une continuité entre droit naturel, contratsocial et souveraineté. Le contrat social permet de pérenniser le droit naturel

Grotius imagine le fait qu’il est possible de transférer le droit naturel vers un droit d’État pour sortir de l’animalité estdonner à l’homme les conditions de vivre en paix, en harmonie tout en honorantdieu.

Dans le contrat il définit l’idée d’un transfert de gouvernés versgouvernants. Il faut que chacun se dessaisisse d’une partie de sesresponsabilités pour pouvoir accepter la constitution d’un État souverain quiva nous gouverner.

Ce contrat va se mettre se place par deux phases à savoir l’associationlibrement consentie, on se dessaisie d’une partie de nos responsabilités, d’autrepart on s’assujettie par le consentement. Cela signifie qu’à partir du moment oùon a librement consentie d’abandonner une partie de ses responsabilité à l’Étaton a accepté volontairement l’assujettissement c’est l’acceptation d’unerelation de dépendance ou de relation avec l’État.

Etienne de la Boétie a notamment rédigé un traité sur la servitude volontairequi est le fait d’accepter de dépendre volontaire, c’est-à-dire abandonner unepartie de ses prérogative a l’État qui donner la capacité de les gérer collectivementpour la société.

Dès lors pour Grotius il est possible de transférer du droit individuelvers un droit de gouvernement dans lequel arrive le document du contrat. Dès lorsle contrat signifie l’acceptation et le consentement de l’accord.

Si les individus ont accepté volontairement de se dessaisir de leursdroits, alors la forme de gouvernement qui va en être tiré va conserver en le structurantle droit naturel divin.

Hobbes et le contrat social

Hobbes considère que l’état de nature est un état de conflit et de violence,ainsi il émet l’hypothèse qu’au fond il n’y a pas de volonté positive de se rassembler, il sont obligés de se rassembleren raison de leur égoïsme et non par volonté de vivre ensemble. C’est un paradoxecar les individus sont obligés de le faire, au fond s’ils sont obligés de lefaire, il y a toujours la possibilité de la poursuite de la guerre et de la conflictualitéainsi ils viennent à la raison à travers un égoïsme latent et non par idéologiedémocratique.

L’enjeu fondamental est la définition d’un contrat social car c’est cequi va permettre de concevoir la paix et de dépasser le mal. Dans la théorie deHobbes il y il a une opposition a Grotius, ce n’est pas de dire qu’il a y une transfèredu droit naturel a travers le contrat mais le contrat est le mode de rupture dudroit naturel sur la base qu’il faut se dessaisir d’une partie de ses droitsnaturels vers la collectivité.

Des lors, il faut transférer les façons d’agir individuel vers un État enacceptant la limitation de ses droits dans l’État moderne, l’État va êtregestionnaire de la sécurité collective afin de lui donner la responsabilitéd’assurer la paix collective ce qui implique un abandon d’une partie des droitsnaturels.

En d’autres termes, en fonction de la position de l’état de nature, le contrat social va se faire non pas par un désircollectif de paix mais par une gestion égoïste desintérêts.

Ainsi Grotius porte une réflexion autour du dessaisissement :

  • le consensus : les individus acceptent collectivement d’abandonner leurs droits naturels afin e concourir à une action unique
  • l’union : plusieursvolontés se rassemblent en une seule, c’est le regroupement autour d’un seulqui favorise l’union

A travers ces modelés se joue la nature du contrat social

Ce qui est important dans la théorie de Hobbes est le concept de réciprocité,il faut se dessaisir d’une partie des responsabilités au profit de l’État en échangece dernier doit garantir de gérer ce qui a été abandonné. Ainsi la démocratieest le meilleur régime politique parce qu’elle favorise la contractualisationdes relations. Afin de récupérer sous une autre forme les droits abandonnés, ladémocratie est le forme politique la plus intéressante parce qu’elle assure quele peuple conserve la question du choix de ce qu’il a concédé.

Hobbes va plus loin que Grotius car il décrit deux aspect importants ducontrat social :

  • la garantie d’une sécurité extérieure dans le cadre de l’État souverain, il doit protéger l’ensemble de ses citoyens en cas de conflit,
  • d’autre part il avance l’idée de la sécurité interne car l’état doit assurer l’extérieur mais il doit aussi produire le contrat afin de produire un bien être pour l’ensemble de la population.

Dans la théorie du contrat social il y a aussi l’idée de la contractualisation de la relation de l’État aux individus pour les garantir des besoins fondamentaux.

Pufendorf et le contrat social

Pufendorf fut diplomate est juriste allemand, il va éliminer toutdiscours théologique en évacuant la religion du contrat social disant« les hommes doivent être gouvernés par des lois positives qui doiventpermettre de fabriquer cette nouvelle souveraineté »

Dès lors nous allons arriver à un double contrat qui est d’abord laconvention c’est-à-dire le fait que les individus vont collectivement accepterd’abandonner leurs droits, ensuite c’est l’assemblée de contractant qui porte uneréflexion sur la démocratie.

Le premier contrat est un contrat est un contrat consensualiste de l’abandonde ses libertés, le second contrat est le choix du souverain qui doit se fairepar accord contractuel et échange de promesse mutuelles

Ainsi Pufendorf ose la question de savoir comment construire un nouveaupouvoir souverain. Il évacue le discours théologique pour distinguer les lois naturelles,révélées (lois de dieu) et les lois positives. Cesdernières permettent à l’espace public de se développer.

Jean-Jacques Rousseau et le contrat social

La théorie de départ est que l’homme naturel n’est ni bon ni mauvais, ilest dans un état d’ignorance, sa seul vertu est la pitié ne devant que répondrea des besoins primaires. Ce qui a fait basculer l’homme de l’état de nature eest la propriété privée.

Dans la philosophie politique de Rousseau, dans la société civile, le plusgrand mal est la propriété privé qui a introduit des différences entre desindividus qui a engendré des inégalités. Dès lors toute l’histoire de la constructionde la société moderne set la construction de l’inégalité par la propriété qui aaboutie à créer de profond écarts de richesses.

Les révolutions techniques ont accentuées les inégalités. La rupture d’égalitéa engagé le désordre, des concurrences, des rivalités mais aussi un rapport d’exploitation.Dès lors le despotisme est l’accaparement de certaines richesses par certains.

Il faut se méfier du faut contrat social qui serait que le richecherche à contractualiser avec les pauvres qu’il cherche à dominer.

Le vrai contrat social est celui qui serait capable de reposer la questionde la volonté générale contre les intérêts privé qui sont des intérêts particulieralors que la volonté générale doit être de l’ordre du collectif. Rousseau reposela question de l’intérêt général et de l’espace publique. Ce qui va permettre larégulation et de sortir du faux contrat social est la reconstitution de l’espace public.

Sans la base de l’espace public il ne peut y avoir retour de la moralitéet retour de la loi.

Le contrat social selon Rousseau est la mise en commun des forcesautour de deux notions à savoir de liberté et de destin collectif. Le contratsocial n’est pas nécessairement du côté de la force mais du côté de laprotection, de la négociation mais du côté d’un échange aventureux et avantageux. Ce qui est au centreest de conserver la liberté de chacun dans un cadre collectif d’échange.

Le bon gouvernement est celui qui se fait avec le peuple dans le cadre dela contractualisation puisque le peuple est pour le contrat social ; s’en déduitune pensée globale du contrat social.

La constitution de l’État providence

L’avènement du social

Arendt va dire que l’avènement dusocial coïncide historiquement avec latransformation de l’intérêt public avec ce qui était autrefois uneconcurrence avec l’intérêt privé.

Pour Arendt le social est vivre en société, dans la théorie politiqueclassique il n’y a pas deconceptualisation du social, il n’y a pasreconnaissance de vivre social. D’un côté il y a le « politikos », de l’autre il y a lafamille « oiko » qui est une privation et une mise en retrait, c’est un espace en retrait ou l’extérieur ne peut regarder la famille

Le Moyen-Age va se caractériser par uneextension du domaine privé ; le grand tournant estl’époque moderne à savoir le XVIème, le XVIIèmeet le XVIIIème siècle parce qu’on arrive à l’émergence de la sphère du social qui est le glissement du privé vers le social, de l’intime vers le social. La famille rentre dans une économieproductive, elle devient une unité de production, ellen’est plus seulement du domaine privé mais à avoir avec un enjeu lié la questionpublique.

Le capitalisme fabrique des nouvellesrichesses ; dans la révolution industrielle les conditions des individus s’appauvrissent marquant un disfonctionnementde la société avec de nombreux problèmes(grèves, révolutions pandémie, etc.). Lesindustriels puis l’État s’interrogent sur le social (ex-enfants dans les mines) et les enjeux qu’ils représentent.

Dès lors la famille devient une unité de production et l’éducation devient un enjeu public. Apartir du XVIème jusqu’au XVIIIème siècle, la sphère privée va diminuer au profit d’une troisième sphèrequi est la sphère sociale ou le privé est limité parcequ’il s’oppose au politique et au social.

Le social devient au centre de la préoccupation de l’espace public sur la base que si le socialn’est pas géré on court à des catastrophes sociales. Lasociété devient un enjeu stratégique degouvernement. La question n’est plus d’avoir un espace publique du gouvernement mais sur la nécessité de gérerla société.

C’est une révolution parce que la sphère du social bouleverse le curseur entre espace public et privé.

La famille était par essence du domaineprivé. Arendt montre qu’il y a un avènement dusocial avec un nouveau réfèrent. C’est la réinterprétationde la famille non pas comme un objet privé mais comme une unité de production. L’éducation devient dès lors un enjeu public renvoyant à la capacité du devenir de lasociété elle-même. La sphère privée devient la sphère de l’intérêt général.

Arendt postule que ce bouleversementproviendrait de Rousseau car il serait le premier à avoirassumé le glissement du privé vers le social. La période s’entendant du XVIème au XVIIIème siècle se caractérisepar le déclin de la représentions du poids de la famille dans la société.

Apparaît un troisième fait et la société va demander des comptes. On vachercher à fixer des règles publiques ayant pour conséquence deproduire des politiques. Desgroupes sociaux vont être absorbés dansl’interprétation d’une société unique : c’est la nouvelle sphère de gouvernabilité qui met en jeu l’autorité publique émergeant à travers des tas de dispositifspour gérer la société

Dès lors émerge une sphère sociale, une sphère contractuellesociale qui va exiger des comptes à lafamille. Maintenant que la famille n’est plus de l’ordre de la sphère privée il faut rendre des compte sur ce qui s’y passeà l’intérieur. Le phénomène de transfert est important parce qu’il y ades règles pour tous qui sont édictées car les populations sont absorbés par lasphère sociale qui caractérise la naissance de l’État moderne sur la représentation de l’Étatsocial en tant que collectivité.

Arendt a permis de poser la structurethéorique sur l’avènement du social dans son ouvrage intitulé la condition de l’homme moderne.

Le contrôle social: la folie et le crime

Michel Foucault est un philosophe de la pensée ayant travaillé sur la société moderne. Ilétudie la généalogie des savoirs. Il postule que les sociétés sont construites par un ensemble desavoirs et de techniques, afin de comprendre la société il faut l’analyser non pas comme une chose intangiblemais comme des constructions de sociétés.

La société a des savoirs qui détiennent unehistoricité. Ils permettent de comprendre le fonctionnement de la sociétéactuelle et ce qui a fait changer les registres d’analyse pour analyser la sociétécomme un construit sociétal.

Pour Foucault, les sociétés dans lesquels nous vivons ont élaborés des dispositifsqui sont des modes de gouvernement qui ne sont cependant qu’en réalitéla façon dont la société se représente elle-même.

L’intérêt de Foucault est de de mettre à distance nos comportant pourles analyser de façon historique et culturelle.

Foucault réalise cette archéologie à partir deux institutions spécifique sont l’hôpital et la prison qui sont deux institutionsmajeures du XVIIIème et du XIXème siècle. Il rédigea deux ouvrages à ce sujet histoire de la folie à l’âge classique en 1961 surveiller et punir : histoire de la prison en 1964.

C’est une interrogation sur le soubassement des savoirs et des équipements étant entendu que la prison et l’hôpital général sont des équipements quistructure la ville. Il va notamment le faire autour de la construction des savoirs médicaux autour des XVIème jusqu’auXIXème siècle s’interrogeant sur comment la folie est devenue un conceptopérationnel dans la société. Ainsi la folie est située comme unereprésentation.

Il étudie les dispositifs de pouvoir : le pouvoir fabrique des équipements et en réalité ils ont pour fonction de créer un cadre social dispersé à travers la société.

  • la folie

C’est une construction sociale et politique. Elle nous situe du côté des représentations et permet de dégager ce qui relève du normatif. Au Moyen-Age, tant que dieu existe le fou est un innocent selon la volonté divine, dès lors la folie est une création de dieu. Le fou porte en lui une simplicité d’esprit qualifié par dieu et relevant d’un mystère qui soutient qu’il ne doit pas être maltraité. Parce qu’il est innocent il a un esprit de tolérance. La relation entre homme raisonnable et la folie relève d’une compassion. La morphologie de la présence de la folie réside dans le village.

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A partir du XVIIème siècle, le paradigme de la folie va être placé du côté de la déraison. « La folie est à l’intérieur de la raison » elle ne relève pas de l’ailleurs mais de notre monde. Dès lors que dieu est évacué la folie est évacuée de la raison devenant une extériorité. La folie relève de la maladie.C’est ainsi que la médecine s’empare de cet objet comme un objet scientifique et trouver des raisons endogènes, c’est une fabrication des institutions de la maladie.

Va notamment émerger une institution de la folie et de l’outil de la séparation (l’hôpital psychiatrique) c’est à dire un équipement général qui permet d’exiler le fou de la société des hommes libres mis en place par l’État moderne.

C’est l’invention moderne de l’internement, le fou est interné, ce qui accompli la rupture de la raison et de la déraison, c’est l’invention moderne de l’isolement. Il décrit un processus de fabrication par les sociétés modernes d’un système de normativité déplaçant les seuils de tolérance.

Foucault montre que lorsque la société introduit des outils spécifiques de lecture, l’État moderne va lui-même instrumentaliser la question en cherchant des outils techniques.

  • La prison

Dans un premier temps ce fut une politique de supplice ou l’inculpé doit subir physiquement la pénalité. Elle a pu dans certain cas être un lieu de privilège pour les riches.On va passer d’une punissions de pénalisation à une punition de défense ou la prison va être un lieu d’enfermement ou l’enjeu est la mise à distance du corps autrement dit le retrait de la société. Ce n’est plus le châtiment du corps mais celui de l’âme afin de bloquer un individu dans l’isolement. La prison moderne fonctionne sur :l’isolement individuel, le travail, et la variabilité de la peine. Au fond la prison est l’inverse de la société, c’est l’obscure. La prison c’est l’invention de l’illégalisme institutionnalisé. Le mot « illégalité » renvoie au concept de normes collectives dont chaque comportement anormal peut être sanctionné. Pour Foucault les lois ne sont que le produit d’un rapport de force à un instant donné. La population pauvre représente aussi un certain type de menace envers l’ordre social. Pour gérer l’illégalisme populaire un ensemble de prescription vont être remise pour leur permettre de trouver leur place.

La création de l’État social est la création d’une sphère sociale importante qui va s’occuper de la vie des individus mais ne peut le faire que si on anormalisé leurs comportements et leur morale. Pour Foucault nous entrons dans un système répressif qui appartient à l’État, il devient le garant de la sécurité collective. L’État devient le garant de la sécurité sociale, va être construit unsystème ou vont être étendu des prérogativespour la gestion de l’individu.

A partir du XIXème siècle émerge la naissance de la question sociale, c’est-à-dire le fait que l’on doit traiter l’ensemble des éléments dela société pour lui donner une unité et dela convergence dans ses modes de faire et ses obligations.

Dès lors la question sociale va d’abord être pensée comme étant opposée auxrévolutions.

Les théories de la solidarité et le paradigme assurantiel

Chez Durkheim on voit apparaitre l’idée que l’onne peut penser la société que par la mise en œuvre d’une solidarité collective qui permette à tous les individusde se rassembler autour d’un destin commun. Ce qui n’est pas de l’ordrede la solidarité va être sanctionné au contrairee qui est de l’ordre de la solidarité va être approuvé et conforté. Au XIXème sièclela sphère sociale ne peut que s’agrandir. Ellepose un rapport complexe entre liberté et social, la question de savoir jusqu’où peut-on aller afin de construire la sphèresociale et dans quelle mesure la construction de la sphère sociale comme un champ productif peut aller sans mettre en cause la question dela liberté individuelle.

La solidarité mécanique chez Durkheim est la solidarité dans les sociétéspremières, cela signifie que les individus sont mécaniquement solidaires les unsdes autres.

Au fond la société moderne qui est une société faite de spécialisationdifférentielle fait abandonner la solidarité mécanique pour un solidarité organique c’est-à-dire le fait que nous sommes obligéd’être solidaire malgré le fait qu’il y ait des spécialisations de fonctions etde tâches dans la société.

La promotion du social pose la représentation de lasociété comme un ensemble avec la miseen place d’un droit social qui mette en pratique lasolidarité.

Dans la sphère social il faut gérer les individus, etl’intérêt pour l’État est de mettre en place despolitiques : il faut gérer tout ce qui est de l’ordre de la vie privée.

Dans la création du welfare state la question la plus importanteest le social. Le plus important est que le social donne lieu à des théoriespolitiques : la théorie du solidarisme.

Ainsi, Foucault s’interroge sur la notion desociété et la nécessité de fabriquer unordre politique par la solidarité nécessitant deprivilégier certaines théories. Si aucune solidarité n’est assurée c’est l’échecdu politique.

Dès lors ce qui justifie la création de l’État moderne et la construction del’équilibre interne c’est-à-dire de social. L’État nepeut pas se contenter d’un côté de la sphère du privé et de l’autre de la sphère privé parce que la famille fait partie du social.

Emerge l’État moderne qui est obligé au XIXème sièclede prendre la solidarité comme un élément d’engagement politique et institutionnel.

L’État va se définir à travers la sphère du social comme un État du service public, il doit protéger ses citoyens et ne peut le faire que par la constitutiond’un espace de solidarité sociale, c’est-à-dire un espace de prise en compte des différences pouressayer de les amortir et les réduire.

Les ouvrage qui traite de la finde l’État social rappellent qu’à partir du momentoù nous entrons dans un monde libéral ou le politique est dépossédé d’une partie deson pouvoir par l’économique, la politique n’a plus le moyen de gérer la sphèresociale, au mieux la donner au privé au pire nous allons rentrer dans de laviolence pure au sein de nos sociétés.

Pour Foucault le social devient un objet degouvernement, dès lors toute société est obligée de prendre le social comme unobjet de gouvernement.

Au XIXème siècle va se développer une économie sociale qui voit apparaitre le gonflement de laresponsabilité des États dans le champ social. Entre le XVIIIème siècle,les années 1850 et les années 1950, l’État ne va qu’augmenter ses prérogatives ce qui permet d’expliquerle concept d’État providence, c’est-à-dire que l’État s’est engagé sur des champs de plus en plusdéveloppé du fonctionnement de la société au nom de l’intérêt général de cette gouvernementalité,la chose technique doit être gouvernée..

La société devient un enjeu découlant de nombreuses lois sociales (ex– loi sur les accidents du travail : loi surla solidarité entre ceux qui travaillent etceux qui sont invalide). La solidarité va étendre le champ de la promotion dusocial et s’interroge sur de nouveauxdomaines fondamentaux (ex – lois sur le logementsocial). L’objet fondamental est deréparer les carences de la société : il fautfaire attention à ceux qui ne suivent pas le mouvement.

L’État doit être au cœur de lasolidarité en tant que service public, il créer les liens entreles individus et va gérer la contribution de tous pour l’amélioration de l’ensemble de la société : il doitprotéger ses citoyens. Le bien-être de chacun est une condition nécessairepour le fonctionnement du collectif. C’est penser une efficiencede l’État et que le progrès et la richesse nationale sont collectifs et individuels se reversant aussisur la question du collectif.

La sphère du sociale ne fait que grandir et celajusqu'à la remise en question de la sphère sociale à la fin années 1980.

A la fin du XIXème siècle va être inventé le concept d’assurance donnant lieu de paradigme assurantiel, c’estfabriquer un nouveau système de pensé autour de l’assurance.

François Ewald va travailler du point de vue dela philosophie politique. C’est un concept philosophique qui postule que les individus sont liés les unsaux autres. Dès lors dans le travail il y a des obligations respectives liées aux conditions de travail, ainsiEwald caractérise l’État providence par la naissance d’un nouveau droit : l’assurance est un systèmesophistiqué de gouvernabilité des sociétés. Pour qu’elle se réalise il faut qu’auparavant on ait qualifié juridiquementla question des responsabilités.

Les assurances montrent qu’on rentre dans unesociété assurantielle qui va être capable d’inventer des nouveauxrisques en tant qu’innovation majeure des sociétés contemporaine. Celasignifie que Ewald va étudier un systèmeassurantiel en montrant comment l’inventiondes assurances se construit par des étapes philosophiques et conceptuelles qui sont un renversement des sociétés ; des lorsl’accident n’est plus de l’ordre de la fatalité. Le social peut dès lors être catégorisé juridiquement selon desuniversalités sociales. Onnormalise les besoins sociaux autour du concept de sécurité etde réparation. Le droitétait miroir de la société et produit des normes à l’usage de tous. Ainsi, laresponsabilité devient une question de l’État,c’est l’invention du droit social moderne.

C’est l’entrée dans des catégories d’analyse sémantique qui définissent l’ensemble de la sphère sociale et notamment le travail. Le meilleur exemplede la création du welfarestate au niveau du travail est l’inventionde la retraite qui est du point de vue philosophique un apportimportant. C’est l’invention de la solidarité intergénérationnelle. Les individus sontsolidaires de façon générale et si possible dans certains domaines de situationintergénérationnelle.

Conclusion :vers un nouveau concept : le biopouvoir

A travers l’analyse de la prison et de l’hospice, Foucault postule que la construction del’État moderne sont des normes de boncomportement sociétal qui sont des constructions de dispositifs qui ont pour objectif de gérer un segmentthématique de la société ainsi l’État moderne construit des dispositifs. Les grands dispositifs inventés par l’Étatmoderne au XIXème siècle sont au début répressif puis vont devenir desdispositifs lié au welfare state.

Foucault s’interroge sur ce qui se passe dans l’évolution des sphères. Ce qui apparait aujourd’hui c’est que le politique prend le pouvoir sur la vie de l’homme. À un moment donné le politique dépasse la gestion des hommes. Il faut étatiser le biologique ; l’homme n’est plus pris comme une unité rationnelle mais comme une entité biologique qu’il faut gérer. C’est le concept de biopolitique.

Les États providence sont progressivement obligés de s’immerger au nom de la complexité de la technique de nos société dans des gestions de plus en plus poussées de l’homme qui vont atteindre l’humain en tant qu’être. Dans nos sociétés modernes c’est l’humain en tant que tel qui finit par poser problème

Foucault définit le terme biopolitique comme «  la manière de rationaliser les problèmes posés à la pratique gouvernementale par les phénomènes propres à un ensemble de vivant constitués en populations ». Le biopolitique sont des mécanismes qui vont avoir pour objet de fixer dans la population des équilibres et des mécanismes de sécurité afin d’optimaliser l’état de vie.

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Il faut considérer que l’une des directions que prend l’État moderne indépendamment de l’évolution de l’État providence est de définir et de s’occuper de la vie en tant que vie, des lors la vie appartient à la gestion du politique. Le biopolitique va dégager un politique de la biologie qui serait même une étatisation de la biologie.

On rentre dans une époque où la question fondamentale est la gestion de l’humain. Il y a une nouvelle catégorie de pensée politique qui va se situer à toutes les échelles de la société pour gérer l’homme biologique. Le politique se saisi del’homme non pas comme un animal qui pense mais comme un être biologique, dès lors la politique sesaisie de notre vie et défini l’homme en terme biologique.

La biopolitique est un système formé autour dubiologique (ex- recherche thérapeutique). C’est une diffusion à l’ensemble de la société de microsystème ayant pour objet de fabriquer des mécanismes de régulation dans les populations pour optimiser« l’état de vie ».

Pour Foucault le biopolitique est le contraire de la démocratie car la démocratie est une épaissir qui renvoi à la question du débat. Ainsi la démocratie est du côté de la densité et de l’épaisseur, elle n’est pas du côté de la transparence qui nie le débat et la négociation qui est la richesse de la démocratie. Lorsque Foucault condamne au XIXème siècle la prison est que la prison moderne est la construction d’un espace lisible ou tout doit être sous contrôle,l’individu ne doit échapper à la surveillance, ce sont des dispositifs physique. Le concept de visibilité est à verser non pas de la démocratie mais du contrôle absolu.

Foucault nous interroge sur nos société qui veulent rendre absolument tout visible et lisse. La traçabilité rend la différence comme un problème. Dès lors l’État moderne est sur la biopolitique, la maîtrise de segment qui permettre d’interpréter l’homme en tant que systèmes biologiques. A la différence d’Aristote et Platon qui postulent que l’homme est celui qui a réussi a quitté la biologie pour arriver à penser son animalité et sa différence. La question de la biopolitique devient un concept intéressant pour essayer de relire les nouvelles politiques publiques qui sont bien au-delà de l’homme en tant qu’homme en société.