« Trade-off entre inflation et chômage » : différence entre les versions

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La courbe de Phillips décrit la relation inverse entre inflation et chômage.
En poursuivant une politique expansive (restrictive), les autorités de politique économique peuvent choisir le long de la courbe de Phillips de court terme une combinaison d’inflation plus élevée (faible) et de chômage plus bas (élevé).
Le trade-off entre inflation et chômage se vérifie seulement dans le court terme. La courbe de Phillips de long terme est une ligne verticale en correspondance du taux de chômage naturel.
La courbe de Phillips de court terme peut se déplacer soit à cause des changements dans les anticipations sur l’évolution future des prix, soit à cause de chocs de l’offre agrégée.
Un choc négatif de l’offre détériore le trade-off entre chômage et inflation auquel le gouvernement est confronté.
Une politique monétaire restrictive qui a comme objectif de réduire le taux d’inflation augmente temporairement le taux de chômage.
Le coût de la désinflation dépend de la rapidité à laquelle les opérateurs ajustent leurs anticipations d’inflation.
Plus la banque centrale est crédible, plus rapidement les opérateurs vont modifier leurs prévisions et plus bas seront les coûts pour la collectivité en terme de chômage élevé.
En étant le contrôle de l’offre de monnaie imparfait, la banque centrale devrait fixer ces objectifs en terme de taux d’inflation et utiliser le taux d’intérêt pour attendre ses objectifs.
Quand la taux d’intérêt nominal est égal à zéro la politique monétaire traditionnelle n’a aucun impact sur le système économique car les individus gardent la monnaie et n’augmentent pas leurs dépenses.


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Version du 29 janvier 2015 à 01:02

Dans une optique de long terme le niveau de l’activité économique ne dépend pas des prix → dichotomie classique (différenciation entre les variables réelles et nominales et neutralité de la monnaie) → pas de trade-off entre inflation et chômage.

Dans le court terme les prix et l’output réel sont liés (cf. modèle DA-OA) → possibilité d’arbitrage entre inflation et chômage.

Quand il y a arbitrage entre le niveau des prix et le taux de chômage, les anticipations sur l’évolution future des prix et sur la transition vers le long terme jouent un rôle crucial dans la dynamique économique.

Comme on verra, dans ce contexte, des Banques Centrales crédibles peuvent contribuer à réduire les coûts associés à des niveaux de chômage élevés.


La courbe de Phillips de court et de long terme et le rôle des anticipations

Crédibilité des banques centrales

Résumé

La courbe de Phillips décrit la relation inverse entre inflation et chômage.

En poursuivant une politique expansive (restrictive), les autorités de politique économique peuvent choisir le long de la courbe de Phillips de court terme une combinaison d’inflation plus élevée (faible) et de chômage plus bas (élevé).

Le trade-off entre inflation et chômage se vérifie seulement dans le court terme. La courbe de Phillips de long terme est une ligne verticale en correspondance du taux de chômage naturel.

La courbe de Phillips de court terme peut se déplacer soit à cause des changements dans les anticipations sur l’évolution future des prix, soit à cause de chocs de l’offre agrégée.

Un choc négatif de l’offre détériore le trade-off entre chômage et inflation auquel le gouvernement est confronté.

Une politique monétaire restrictive qui a comme objectif de réduire le taux d’inflation augmente temporairement le taux de chômage.

Le coût de la désinflation dépend de la rapidité à laquelle les opérateurs ajustent leurs anticipations d’inflation.

Plus la banque centrale est crédible, plus rapidement les opérateurs vont modifier leurs prévisions et plus bas seront les coûts pour la collectivité en terme de chômage élevé.

En étant le contrôle de l’offre de monnaie imparfait, la banque centrale devrait fixer ces objectifs en terme de taux d’inflation et utiliser le taux d’intérêt pour attendre ses objectifs.

Quand la taux d’intérêt nominal est égal à zéro la politique monétaire traditionnelle n’a aucun impact sur le système économique car les individus gardent la monnaie et n’augmentent pas leurs dépenses.

Références

  • The Economist, Anatomy of a hump, 08.03.2007
  • The Economist, Prices or jobs?, 17.09.2011
  • The Economist, The Chicago question, 28.07.2012