« Principes et concepts de la microéconomie » : différence entre les versions
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*le résultat est efficacement optimal mais pas acceptable socialement | *le résultat est efficacement optimal mais pas acceptable socialement. | ||
Il y a des avis très différents en fonction des économistes. L’actiondu gouvernement peut introduire des failles parce qu’il ne dispose pas nécessairementl’ensemble des informations. | Il y a des avis très différents en fonction des économistes. L’actiondu gouvernement peut introduire des failles parce qu’il ne dispose pas nécessairementl’ensemble des informations. | ||
*'''Keynesianistes''' : pensent que l’intervention de l’État estnécessaire est perpétuelle | *'''Keynesianistes''' : pensent que l’intervention de l’État estnécessaire est perpétuelle ; | ||
*'''Monétariste''' : pensent que l’intervention del’État est nécessaire seulement dans certains cas | *'''Monétariste''' : pensent que l’intervention del’État est nécessaire seulement dans certains cas ; | ||
*'''École néoclassique''' : pense que le gouvernementdoit s’abstenir sauf pour créer un cadre institutionnel | *'''École néoclassique''' : pense que le gouvernementdoit s’abstenir sauf pour créer un cadre institutionnel. | ||
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Version du 23 novembre 2014 à 22:53
Quelques principes de microéconomie
Ce sont les principes de bases qui mettent d’accord l’ensemble des économistes. Ils sont spécifiques à la microéconomie car ils définissent la manière dont les individus prennent des décisions et interagissent.
En tant que science des décisions individuelles et collectives, l'économie applique certains principes de base à toute sorte de phénomène social et économique.
Comment les individus prennent des décisions ?
- Ils font face à des trade-offs (ils ne peuvent pas tout faire et tout avoir → choix sous contrainte).
- Chaque choix a un coût d’opportunité (le coût de quelque chose est identique à la valeur de ce à quoi on renonce pour l’obtenir).
- Les individus sont rationnels et raisonnent à la marge.
- Les individus répondent aux incitations.
Comment les individus interagissent?
- L'échange volontaire génère des bénéfices pour tous les participants.
- Les marchés sont généralement une manière efficace d’organiser les interactions économiques.
- Les gouvernements peuvent parfois être plus performants que des marchés laissés à eux-mêmes et pallier à des failles des marchés.
- Les quatre premiers principes font référence à la prise de décision des agents économiques.
Principe 1: Les individus font face à des trade-offs
En économie, il faut toujours choisir, il faut prendre des décisions, on est toujours confronté à un choix et on doit faire des compromis. C’est ce qu’on appel le trade-offs. Tous les individus font des choix.
- Au niveau de l’individu/entreprise
Les ressources sont rares et limités, on doit optimiser ces ressourcer pour maximiser son profit ou son bien-être. La question centrale est de savoir comment allouer ces ressources ?
- Au niveau de la société
Dans le cas de la collectivité le compromis se situe entre efficience et équité. Ces deux objectifs sont souvent en contradiction,il est nécessaire de choisir soit l’un soit l’autre.
La redistribution de la richesse cherche à atteindre l’objectif d’équité, il faut supporter des coûts. Le trade-offs est vrai à tous les niveaux.
Principe 2: Le coût d’un bien ou d’un service correspond à la valeur de ce à quoi on renonce pour l’obtenir
Dès lors qu’on renonce à quelque chose, c’est ce qu’on appelle un coût d’opportunité Les coûts d’opportunité sont tout ce à quoi on renonce. C’est un concept différent du concept des coûts comptable/financier. Le coût d’opportunité et ce à quoi on renonce pour obtenir ce que l’on désire
Les individus font des analyses coût-bénéfices pour évaluer le coût d’opportunité.
Ce que l’on compare afin de déterminer la quantité optimale : on compare les bénéfices à la marge, c’est-à-dire les bénéfices dérivé d’une unité supplémentaire consommé
Principe 3: Les individus, rationnels, raisonnent à la marge
Lorsqu’on prend la décision de faire quelque chose ou non, on compare le coût additionnel (marginal) avec le bénéfice marginal, et non pas le coût total avec le bénéfice total:
- coût marginal = bénéfice marginal = condition nécessaire pour que le choix soit optimal
Pourquoi ces différences dans les tarifs pour le même vol ?
L’avion est presque vide le jeudi 9 et le coût additionnel d’un passager supplémentaire est très faible (disons CHF 3 d’essence). En chargeant un prix de peu en dessus du coût additionnel l’entreprise fait un bénéfice sur cette unité qu’elle ne fait pas si elle charge le coût moyen (coût total/nombre total de passager), car le voyageur ne voyagerait pas.
Principe 4: Les individus répondent aux incitations
Plutôt que d’imposer quelque chose, on introduit des systèmes d'incitations afin d’induire un certain type de comportement. Le problème est que souvent les individus réagissent aux incitations de façon étrange et engendre des comportements inattendus, ce sont des effets pervers.
- Levitt :
L’introduction d’une amende pour les parents venant chercher leurs enfants en retard à la crèche a eu un effet inverse. Cela a incité les parents à venir chercher leur enfant à la crèche plus tard parce qu’il se sentait en droit de le faire parce qu’ils payaient plus.
- Peltzman :
L’obligation de porter la ceinture de sécurité a paradoxalementengendré une hausse des accidents de la route parce que les individus se sentaientplus en sécurité, ce qui les a incités à conduire de façon moins attentive.
Principe 5: L'échange génère des bénéfices pour tous ceux qu'y participant
L'échange nous permet de nous spécialiser dans l’activité dans laquelle nous sommes relativement plus efficaces (productifs) et d’acheter les autres biens des individus qui les produisent avec une plus grande efficience, et donc à un coût (d'opportunité) plus bas. C’est identique pour le commerce entre pays.
Et ceci même si on est le plus (ou le moins) efficient dans la production de tous les biens. L'avantage comparatif est un concept strictement lié à celui de coût d’opportunité.
Principe 6: Le marché est une manière efficace d’organiser l’activité économique
L’économie de marché est une manière d’organiser l’économie de manièreefficace. On arrive à un équilibre qui est efficace, c’est-à-dire optimal. C’est l’idée que sans besoin d’intervention avec des individus égoïste quiprennent des décisions et essaie de maximiser leur bénéfice on arrive à un résultat efficace. De plus ceci est vrai sans besoin d’intervention d’un gouvernement. Adam Smith parle de main invisible
Les décisions sont prises exclusivement en regardant les prix du marché. Le prix contient les informations sur :
- la rareté du bien
- la désirabilité
Une intervention externe n’est pas nécessaire pour décider la quantité optimale. Cependant le résultat peut ne pas être socialement acceptable. Dans un mécanisme de marché s’il fonctionne comme il faut, l’allocation des ressources est optimale.
Dans les cas où le marché dysfonctionne, l’intervention/action de l’État est nécessaire. En revanche on est souvent confronté à des failles de marché soit dues à l’existence d’externalités comme la position dominante d’entreprise.
Si l’on arrive à un équilibre de marché non-équitable d’un point de vue de lajustice sociale, le rôle redistribuer de l’État est souhaitable
Principe 7: Les gouvernements peuvent parfois être plus performants que des marchés laissés à eux-mêmes
Par les mécanismes de marché, si le marché fonctionne bien, on arrive à une situation de marché optimal. Ce mécanisme se base exclusivement sur la connaissance des prix. Rappelons que les résultats se trouvent dans la somme du prix. Le principe de la main invisible permet d’arriver à un équilibre.
Ce principe se base sur une hypothèse de fonctionnement parfait du marché. Au contraire dans la vie réelle le marché contient de nombreuses faillent. Dès lors les hypothèses précédentes doivent être strictes et fortes.
Donc l’intervention du gouvernement devient souhaitable dans certains cas :
- lorsqu’il y a des failles demarché ;
- le résultat est efficacement optimal mais pas acceptable socialement.
Il y a des avis très différents en fonction des économistes. L’actiondu gouvernement peut introduire des failles parce qu’il ne dispose pas nécessairementl’ensemble des informations.
- Keynesianistes : pensent que l’intervention de l’État estnécessaire est perpétuelle ;
- Monétariste : pensent que l’intervention del’État est nécessaire seulement dans certains cas ;
- École néoclassique : pense que le gouvernementdoit s’abstenir sauf pour créer un cadre institutionnel.
Penser comme un économiste
Comment travaillent les économistes?
- L'économie est une discipline basée sur l’observation des faits(analyse statistique, analyse des données)
- On crée des modèles abstraits qui ont pour objectif
de décrire les comportements. Pour cela on émet des hypothèses simplificatrices
- On fait des prévisions et on teste les modèles afin de savoir s’ils peuvent expliquer la réalité. Le problème est de savoir si le modèle est approprié pour définir la réalité.
Imposer des hypothèses estnécessaire, il faut simplifier la réalité. Oncréé une réalité artificielle. On vaétudier cette forme spécifique pour développer un modèle théorique, c’est uneréalité fictive.
Si on veut comprendre la réalité on ne peut la reproduire, il faut lasimplifier est isoler certains facteurs/mécanismes. Les modèles servent àexpérimenter.
Les modèles se basent fortement sur des hypothèses, un modèle n’est paspositiviste.
Méthodes de l’économie moderne
On utilise beaucoup de mathématiques. Derrière les instrumentsmathématiques il y a toujours une intuition. Ils permettent de simplifier lesraisonnements parce qu’ils ne sont pas descriptifs.
Allais met l’accent sur le fait qu’il faut toujours se poser la question dela validité des hypothèses qu’on utilise afin de légitimer le modèle choisi.
L’utilisation des mathématiques simplifie leschoses ce qui permet de synthétiser les comportements des individus, end’autres termes on simplifie la réalité. On a dès lors un pouvoir de prédictionqui résulte d’une réalité artificielle que l’on transcrit dans des modèles.
Exemple: le modèle de l'offre et de la demande
Mais les économistes ne sont pas toujours d'accord!
Les économistes sont rarement d’accord. On assiste à des débatsprincipalement quand on analyse des questions normatives (ex- commentintervenir dans les systèmes économiques ?). Il y tout une série dejugement de valeur, de morale qui tendent à des opinions différentes
Il est aussi vrai que les économistes ont des opinions différentes ence qui concerne la réalité (ex- comment le monde fonctionne ? –description des variables économiques).
Cela dépend du fait que l’on développe des modèlessur des hypothèses et dans un contexte de discipline social on peut difficilementde développer des modèles sur des hypothèses valables. L’économie reste unescience descriptive (positive) que l’on essaie de rendre le plus possible scientifiqueet détaché de la position idéologique et politique. C’est pourquoi on essaieaussi d’utiliser une approche quantitative afin de tester les hypothèses.
Ainsi on a confrontation entre la réalité etles données