« L’action dans la théorie politique » : différence entre les versions
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L’hypothèse reste de dire que la meilleure façon de faire de lapolitique est de limiter sa conviction. Il faut évaluer lesconséquences globales de l’action ou l’on passe à un schéma deprévention de l‘action plus compliqué. | L’hypothèse reste de dire que la meilleure façon de faire de lapolitique est de limiter sa conviction. Il faut évaluer lesconséquences globales de l’action ou l’on passe à un schéma deprévention de l‘action plus compliqué. | ||
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Dans la linéarité, il n’y a pas de processus de déviation, des lors la linéaritéest une absence de rupture, une absence de changement, une action droite qui sepense comme un processus de rationalité. Dans un monde rationnel il estpossible de faire des choix en fonction d’un processus de rationalité. | Dans la linéarité, il n’y a pas de processus de déviation, des lors la linéaritéest une absence de rupture, une absence de changement, une action droite qui sepense comme un processus de rationalité. Dans un monde rationnel il estpossible de faire des choix en fonction d’un processus de rationalité. | ||
Version du 18 décembre 2012 à 20:34
Nous allons revenir sur les théories de l’action afin de montrer comment l’action se complexifie expliquant pourquoi et comment les théories de l’action ont évoluées permettant d’interpréter les acteurs dans un autre paradigme.
Lorsque l’on parle d’action, on parle de l’environnement dans lequel nousagissons, l’action est liée à un environnement, si l’environnement change les conditionsd’action vont changer.
Le concept d’action est très ancien, il et lié à la philosophie politiqueclassique d’Aristote et Platon car la philosophie grec a interrogé l’action afinde chercher à comprendre comment les homes pouvaient agir.
La notion d’action est très importante en science-politique parce qu’elle présuppose qu’ellesoit portée par l’homme accompagnant le mouvement de la nature. L’homme est en nécessité d’agir et va porterl’action avec une attention.
L’action situe du côté du mouvement, cela signifie que la philosophieet la théorie politique va se l’approprier. Agir doit sefaire dans une finalité, il est nécessaire d’agir pour le bien d’autant plusdans le système de la démocratie.
L’action soulève une question sur la réflexion et sur l’intelligence.Dans la philosophie classique et la philosophie chrétienne l’action estnécessaire car dieu est action. Des lors que dieu est action et mouvement ,l’homme doit incorporer ce principe d’action c’est pourquoi il est lui aussi enmouvement.
Kant travail sur la relation entre labonne action et la morale : Y a-t-il toujours conformité entre action et moral ? L’actionest un enjeu moral afin de penser le bien. Agir estdès lors dans l’intérêt du bien et dans l’intérêtcollectif. De ce fait l’action pourrait porter une dimension morale, dumoins tendre vers le respect de la morale et agir serait donc du côté du devoir(ces notions se rapprochent des politiques publiques). Pour Kantle champs de l’action n’est pas nécessairement de l’ordre du bien, il peut yavoir de l’immoralité et du refus du bien commun.
La science-politique née au XIXème des science morales et politiques.En posant la question de la morale on ne peut que s’interroger sur la nature del’action.
Plusieurs problèmes apparaissent :
- l’action ne prend son sens que par rapport au concept de décision. La décision va permettre à l’acteur d’agir.
- Dans l’interprétation classique l’action et la décision permettent de supporter le monde.
- La décision ou l’action pose l’acte en compétence :ai-je pris la bonne action ?
- Agir c’est peut être assuré la préservation sociale
La décision est ce qui permet à l’action de se réaliser et a l’acteurde définir des actes qui produisent de l‘action. La décision est fondamental car on ne peut agir sans décision. Agir sans décision est agir sans connaissance et sans penser ses actes. Ainsi les actes de décision font partie de différentes dimensions.
On parle de couple action/décision, signifiant que dans le cadre d’une activité on va essayer de réduire la part de l’aléatoire en posant une rationalité qui pourrait échapper à un processus global. L’action s’inscrit dans un relation présent – passé.
Les conditions de la pensé théorique de l‘action vont être lié aux conditions même de l’action. Dès lors la pensée de l’action est une pensée en constante évolution.
Ainsi la décision détient quatre fonctions :
- permet à l’acteur d’agir
- permet au citoyen de supporter lemonder
- fragmenter les actes en compétencesrespectives
- assurer la préservation sociale
Tous les philosophes du politique se sont intéressés à l’action. Il existe de nombreuses théories de l’action .
Les théories de l’action
Hannah Arendt et l’action comme condition de l’homme moderne
Pour Arendt, ce qui fait de l’homme un être politique est sapossibilité d’action. L’action c’est ce qui permet à l’homme de rester homme, c’est-à-direà l’individu humain d’être humain ou en d’autres termesl’affirmation de sa capacité d’exister.
L’agissement est de l’ordre du devenir parce que l’action s’oppose à lamort. La naissance du politique se cherche dans la conditionhumaine de l’agir. L’existence humaine c’est l’être et mourir mais aussi entre tempsl’appartenance au monde. La nécessité d’agirtranscende chaque individu et même si la situation est très difficile, pour Arendt,sa seule possibilité et ce qui caractérise l’être humain en tant qu’être humainet politique est de continuer à agir dès lors qu’il détient la capacitéd’action. Il ne peut y a voir de renoncement, chaque génération a un devoird’agir.
Le propre de la démocratie est de pouvoir agir puisqu’elle interroge lepeuple dans sa capacité de poserl’action. Qu’est-ce qui caractérise un régime totalitaire ? C’estle fait que l’individu ne peut plus agir. Une chose fondamentale est dès lorsla parole qui renvoie à la question de la démocratie. Il y adans la condition humaine un principe de spontanéité. Avec lanaissance nait la capacité d’advenir,c’est-à-dire que quelque chose se produit. Le fait que chaque génération setrouve dans l’obligation de l’action est donc dans la nécessité de prendre desdécisions. Ce qui fonde la capacité d’intégration et d’action c’est la parole. Ainsice qui fonde l’humanité est la capacité d’agir.
Ainsi agir c’est advenir, il fabrique la capacité de devenir quelqu’unet de se construire en tant qu’être humain. Les conditions de l’existencehumain sont la vie mais en même temps la pluralité des conditions de vie quisont les différence et le fait que nous appartenons tous au même monde qui nouspropulse ans une sorte d’égalité ou nous avons le devoir d’agir.
La pluralité est à la fois un concept d’égalité mais aussi un conceptde distinction. Nous sommes à la fois unique et pluriel. Ce double caractèreest au fondement de la vie politique.
À partir de là elle va développer le « monde commun »,c’est-à-dire que l’homme n’est pas isolé mais il participe à un monde commun àtous les hommes.
L’homme par l’action peut changer le monde, dépasserdes antagonismes, affirmer sa liberté ou encore déployer son sens de laresponsabilité. L’action est l’activité humaine qui a le plus besoin de la parole.
Dès lors que l’homme est doté de la parole et détient la capacité deréfléchir il peut changer son destin et si doué de spontanéité, ils agissent ensemble pour transformer le monde commun. Ledialogue est un mode de la construction de la relation politique au monde.Ainsi pour Arendt un régime totalitaire est deux chose :
- Disparité de la pluralité : lapluralité contingente es éliminé les différence
- Homme unique
- Concept politique d’universalisation
- Enjeu central du régime autoritaire est de supprimer la parole.
Ce qui est le plus frappant est que l’enjeu le plus fondamental de ces régimes est la destruction de la parole. Peu importe l’origine du régime totalitaire,il se focalise sur la suppression de la parole parce que c’est la capacité d’agir,l’élément constitutif même de l’action en réduisant les individus a un collectif anonyme.
Ainsi la parole est contingente à l’action et à la démocratie.
Le monde commun est un monde où il y a la parole est l’actionc’est-à-dire ou il y a la parole et l’action, un monde fait d’égalité et de différence,un capacité de parler pour changer le monde et se fixer des destins. C’est un fabricationdu collective, avec la spontanéité on a la capacité à agir pour transformer lemonde commun.
Action – Décision - Parole sont les fondement du système de démocratie,ainsi le langage fait de l’homme n animal politique en se définissant comme unacteur ayant la capacité à penser le monde.
Au fond l’action est une activité humaine nécessaire qui a nécessairementbesoin de la parole, la parole et l’action qui permette de s’échapper de l’isolement.La parole et l’action se développe dans le cadre de relations humaines et s’actualisentde façon continue.
L’action est à la fois du nouveau, elle ne peut épuiser l’imprévisible avançantsans pour autant tout contrôler. En même temps que l’on produit de la connaissanceon produit de la non-connaissance, en d’autre terme quand l’homme avance ilveut construire un destin prévisible mis doit faire face à de l’imprévisible.
L’action peut aussi être par moment une angoisse car elle présupposedes choix qui ne peuvent être en nécessairement maitrisé.
Sans action il n’y a pas la capacité à penser le monde, à être présent au monde et de changer lemonde.
L’action dans le monde rationnel
Le monde rationnel est l’interprétation dans lesannées 1920 qui va substituer jusque dansles années 1970 postulant que le monde va se construire positivement. On pensequ’on s’achemine vers quelque chose de plus rationnel. Les premiers théoriciensvont chercher à poser ce concept d’action rationnel. Etant rationnel,l’homme va interpréter l’action comme allant vers de plus en plus de rationalité.
Max Weber décèle quatre types d’actions :
- action émotionnel : irréfléchie et spontanée induit parl’émotion
- action tradition : définition d’action par habitude
- action rationnelle par rapport à des valeurs : agissement en fonction d’un ensemble de valeurs dont la rationalité de l’action se définie dans leur cadre
- action rationnelle en finalité : un objectif est fixé dont il faut produire des rationalités pour l’atteindre
Cela permet de poser l’action politique etd’institutionnalisation moderne. Pour Weberl’histoire de humanité est le passage de l‘action émotionnel vers l’actionrationnelle.
Ainsi, nous progressons vers de la rationalité, nous allons vers uneaction de plus ne plus rationnel. Nous allons abandonner l’émotionnel afind’aller vers des systèmes pensés et raisonnés.
La théorie de l’action rationnelle va ensuite aboutir aux théories du choix rationnel. On s’interroge à partir de l’action qui estun processus mais qui peut être un processus d’action dans le champ économique. L’action politique n’est pas différente de l’action économique.
Pour Campbell, la réalité politique serait déterminée par des individusqui agissent selon une logique utilitariste du rapport de coût – bénéfice.
En d’autres termes, dans le système économique l’action est instrumentale. Toutes lesdécisions sont prises selon une analyse relationnelle des coûts - bénéfices. Cette vision reste utilitariste, chaque acteur politique calcule naturellement le coût et le bénéfice de ses actions. Cette approcheest collectiviste car la rationalité n’est plus de type morale mais économique.
Selon Campbell et Rule, l’action politique se calquerait sur unprincipe d’action économique au sens classique du terme qui est que l’actionhumaine est un calcul rationnel. Ainsien tant qu’acteur il est nécessaire de faire des calculs coûts - bénéfices etsi ce calcul n’est pas rentable il ne vaut mieux pas la prendre.
Le risque perçu est que si nous sommes dans un pur calcul coût/bénéfice nous pouvons être dans une logiqueopportuniste et non-altruiste qui limite l’engagement danstout processus d’action à risque.
La réalité politique est déterminé par des individus instrumentalementmotivé mais qui agissent dans une logique utilitariste coût – bénéfice. C’estune logique de calcul qui décrit tout un monde ou les actions ne sont pas dictépar une rationalité pure.
Il y a une double contrainte :
- minimiser la décision
- maximiser les bénéfices
La théorie du choix rationnelle a été bâtie sur un processus de décisionlinéaire, en d’autres termes elle se projette dans une version linéaire del’environnement. Un processus linéaire d’action signifie que le point A décidé,cela peut être une décision publique, B et C relève de la mise en œuvre de la décisionet D est l’output. Il n’y a pas de surprises, il suffit d’affecter lesobjectifs et les moyens afin d’obtenir l’output.
Si la théorie du choix rationnelle se positionne dans le champs de la rationnalitéc’est qu’elle présuppose que le champs environnemental dans lequel se situel’action est lui-même rationnel.
L’hypothèse reste de dire que la meilleure façon de faire de lapolitique est de limiter sa conviction. Il faut évaluer lesconséquences globales de l’action ou l’on passe à un schéma deprévention de l‘action plus compliqué.
Dans la linéarité, il n’y a pas de processus de déviation, des lors la linéaritéest une absence de rupture, une absence de changement, une action droite qui sepense comme un processus de rationalité. Dans un monde rationnel il estpossible de faire des choix en fonction d’un processus de rationalité.
L’un des problème est que la théorie du choix rationnel se détache detoute réflexion culturelle. par exemple les rites sont une rationalité. La théoriedu choix rationnelle nous ramène vers l’économie et une interprétation de la sociététrès classique.
La vision linéaire est la vision traditionnelle duprocessus de décision qui aujourd’hui ne marche plus.
L’action dans la théorie des jeux
La théorie des jeux et une autre théorie de l’action, c’est le fait quenous sommes dans un système concurrentiel et plus complexe ou il ne faut comprendre lesacteurs dans leur manière d’interagir, cela ne se fonde pas sur une rationalitépure. C’est une théorie interactionniste, des lors le comportement del‘individu n’est pas liée uniquement par des choix rationnel est aussi lié auxcontraintes intérieures et extérieures se fondant dans le jeu collectif. Leprocessus de décision est un jeu ou il est nécessaire de jouer en prenant encompte les jeux et les prises de décision des acteurs rivaux.
Cette théorie pose que l’acteur politique est un joueur qui joue avecdes contraintes extérieures mais qui interagie dans le jeu pour gagner enefficacité dans la décision même de l’action.
Le politique prend en considération qu’il doit construire un systèmed’alliance dans l’espace-temps. C’estun modèle plus pragmatique qui nécessite de prendre en compte les paramètresnombreux pouvant maximiser les gains. Elle cause une vision rationnelle de l’action et du jeu d’acteur. C’est une théoriecomportementaliste.
L’enjeu n’est plus de la pure rationalité économique, elle s’inscritdans une gestion de la durée pour garder le pouvoir et tenir. Dès lors c’estune compétitivité mais beaucoup plus équilibrée.
La théorie du jeu évolutionniste pose le fait que lorsque l’on veut absolumentagir, la capacité à voir à long terme est atténuée car le jeu immédiatmonopolise la capacité d’agir sur l’instant. Ce sont Axelrodet Maynard Smith qui postulent que les joueur sont des organismes vivant sans rationalité ;leur hypothèse est que de la rationalité a disparu au nom de la gestion deproximité incessante. C’est une complexité, une compétitivité et une adaptationqui se fait dans un processus de façon permanentes.
Les théories de l’action dans un système complexe
Dans les théories de l’action classique l’interprétation est que tout actionamène à des conséquence, au fond toute action produit des résultats.
Un système complexe est un système dans lequel tousles éléments sociétaux sont liés les uns aux autres.Dans la théorie classique dite « linéaire » on ne peut postuler qu’à partirdu moment où l’on agit, il y a un résultat qui est positif.
Dans la théorie du système complexe on agit dans un monde incertain dont leslimites sont floues, cela signifie que nous sommes dans des situationsévolutives et beaucoup plus mouvantes.
La théorie de effets pervers
Les théories plus classique comme chez Machiavel, toute acteur estartisan de modification, il transforme le domaine dans lequel il agit mais pasnécessairement dans le sens souhaité. On distingue es effets non-voulus deeffet pervers :
- Effet non-voulus : En agissant on transforme des choses qui n’ont pas été souhaité, les résultats de l’action vont dépasser l’intention originale.
- Effet pervers : c’est quelque chose qui n’a pas été pensé ni souhaité. C’est l’engagement d’une action avec un résultat totalement diffèrent. Par exemple le featuring down prétend qu’on ne peut pas produire du logement pour les pauvres de bidonvilles mais on peut pour les plus riches. Ainsi ont créé une discrimination urbaine et territoriale. L’effet pervers est que les plus riches accumule du capital immobilier tandis que les pauvres restent pauvres.
Comme le tissu social est dense on peut prendre desdécisions avec des intentions dans le but de produire un résultat inverse àl’intention proposée. Pourquoi va-t-elle produire un résultat diffèrent ?Parce que la société est complexe.
Par exemple la lutte contre la pauvreté nécessite de l’argent mais comme nous nesommes que dans des dispositifs sectorielle, on entretient la pauvreté.
Dans le welfarestate la question des logements relèvede l’État. Aujourd’hui sa capacité d’action diminue. Dans certains pays dessociétés privées ont créée des agences immobilières à vocation sociale. Enprivatisant un segment social ou la vision pécuniaire n’a pas lieu d’être,d’autant plus penser dégager des profits à partir de populations pauvres, on vafabriquer des logements encore plus précaires.
Lorsqu’on est pauvre la capacité à investir le temps n’existe pas cardes postes vitaux pour la survie doivent-être comblés comme la nourriture quinécessite un investissement temporaire majeur. Dans certains pays despromoteurs ont réactivés des solutions anciennes comme le compteur à pièce pourl’électricité. C’est un effet pervers découlant du désengagement de l’État surle secteur des logements sociaux.
C’est un enjeu est institutionnel qui parce qu’il a mal été analyséarrive à un effet contraire. Le concept d’effet pervers laisse apparait unautre concept d’action qui est le fait qu’il peut y avoir un écart entrel’enjeu traité et l’effet recherché.
Pour Machiavel, des effets indésirables peuvent surgir des actionsvolontaires des hommes. L’action est importante mais doit être user avecprécaution. Apparait le fait qu’il peut y avoir un écart entre l’enjeu traitéet la réalité.
Cette thèse explicite la rencontre avec la société complexe et montre d’autre partque la complexité dans laquelle nous vivons a une force de résistance contre les politiques publiques.
Albert Hirschman
Pour Hirschman il existe toujours dans l’action des conséquences insoupçonnéeset insoupçonnables qui engendre des modifications qui peuvent être dramatique.L’invention de la topographie a été inventé pour rassembler les peuples maisest devenu un outil de revendicationsnationales et nationalistes.
Hirschman analyse le discours politique de l’effet pervers commeconstruction politique ; dans la rhétorique conservatrice et réactionnairequi s’oppose à la modernité, il y acette utilisation de l’argument de l’effet pervers qui dit que toutes lesmesures prises sont des mesures qui détruit le social au lieu de le construire.
Selon Hirschman, la rhétorique se construit selon trois arguments :
- l’argument de l’effet pervers(perversity)
- l’argument de l’inanité (futility): soutient que les projets de transformation de l’ordre existant sontstériles.
- l’argument de la mise en péril(jeopardy): l’action politique progressiste constitue une menace contre des acquis, des avantages ou des droits obtenus par la lutte.
Au fond, l’argument de l’effet pervers peut être utilisé de manière politique.
Edgar Morin
La théorie de Morin est de faire que par l’industrialisation, nos sociétésont rentré dans un environnement complexe. c’est un paradoxe intéressent quiset que lorsque l’on veut agir, l’action nous mène du côté de lasimplification.
Par exemple la télévision est une réduction de la complexité, c’est un paradigmede simplification. C’est-à-dire que l’acteur public veut simplifier la naturedes questionnement tout comme le fait la science, car la science procède par isolationet segmentation des connaissances ce qui permet d’éradiquer le principe decomplexité.
La complexité est un tissu de constituant hétérogènes inséparablementassociés. L‘action doit prendre en compte lecomplexe pour réussir. L’ensemble constitutif va marquer de façon importantel’évolution dans le cadre du schéma.
Pour Morin il y a une contradiction entre un système complexe qui estun système ouvert dans lequel il y a des sommes d’interaction qui s’articule etqui bouge dans leur configuration, qui n’est pas linéaire et qui peut produiredes rétroactions.
La complexité est un système ouvert d’interaction ou les chosess’agencent selon les configurations du moment. C’est la pensée d’un monde danslequel tout est en interaction et qu’il n’y a pas une vérité par rapport à uneautre.
La théorie de la complexité utilise les logiques de complémentaritéutilisant l’idée de rupture permanente et d’équilibre dans le déséquilibre avecde possible de rétroaction et un agencement de façon continue selon lesconditions.
Le problème est que d’un côté de le réel se complexifie et en mêmetemps on a des acteurs qui fonctionnent que sur la réduction de la complexité.Pour Morin, ce qui est fondamental est cette contradiction entre le fait que siles acteurs réduisent le champs de manière simpliste ils ne peuvent comprendrela complexité mais surtout ils nepeuvent la gérer.
Ainsi la complexité est un tissu de constituant, hétérogène inséparablementassocié. En réalité, le grand défi du XIXème siècle est de comprendre lacomplexité du monde dans laquelle noussommes entré.
Le complexe est difficile car il n’est pas programmable et réduit la capacitéde jugement dans le futur.
La théorie de la complexité est importante parce que l’on ne peut plusagir dans le cadre d’un monde linéaire.
- Comment agir dans les systèmes complexe ?
On ne peut connaitre le futur, le passé dans les sociétés de la modernité a tendance à être oublié ce qui fait que nous sommes prisonnier de l’immédiateté.Le problème est que le temps s’est compressé., c’est une tyrannie du temps qui fait que les conditions de pensée de l’action sont très difficiles.
La proposition de Morin et de rire que nous pouvons nous satisfaired’un processus d’action linéaire entre un point de décision et une arrivée. Il fautrestituer l’action dans un système complexe ce qui nécessite de fabriquer de nouveauxoutils se faisant dans un système de reconstruction prospectif qui consiste à redéfinirl’action publique dans les dimensions du passé, du présent et du futur. Il fautavant tout reconceptualiser le passé, revenir sur la compressions du passé enfaisant de la retroprospective. Pour lutter contre la déchéance du temps et lanon explication dans le cadre d’une société complexité, il faut inventer desoutils qui permette d’analyser le passé pour réinterroger le présent.
La seule façon que l’on ait pour agir et de lui redonner de l’autonomie.Dès lors nous sommes dans un système qui a l’avantage est de pouvoir questionnerà nouveau les conditions de l’action.
A la différence d’un système linéaire il est nécessaire de questionner àchaque avancement afin de faire le bilan de son action. Cela veut dire qu’àchaque avancée, il va falloir agir en question de façon continue les conditionsde l’action afin de pouvoir à chaque instant modifier le processus d’action en intégrantles avis divergeant des groupes sociaux, de population etc. Le processus d’actionpublic et politique aujourd’hui est beaucoup plus difficile qu’il y a cinquanteou soixante ans en intégrant les critiques ainsi que les positionnement desindividus en les réactivant et en les réinterprétant dans le champ de l’action.
C’est une processus qui est nécessairement un processus deconcertation, car sans concertation, le processus se bloque à travers leconflit. Le principe de ce système et que nous sommes à chaque fois obligé d’intégrerles remarque dans un processus de remise en cause plus ou moins partiel des objectifspour les renégocier de façon continu. Le résultat de l’action est la somme deces négociations.
C’est un processus qui va être très lent, intégratif c’est-à-dire de lagouvernance par le fait d’associer le maximum d’individu au processus de décisionet d’action, pragmatique et qu’au fond il faut pouvoir négocier ses propresarguments et objectifs.
Les processus d’action aujourd’hui doivent chercher dans un mondecomplexe l’ensemble de ces données sous peine radicale d’échec. Il faut prendreen conséquence l’imprévisible et le non prévisible.
Le problème de l‘acte humain est qu’en même temps que nous avançons, enmême temps nous fabriquons un méconnaissance. La grande question même de l’actionaujourd’hui, est qu’on produit de nombreuses non-connaissances qui ensuite devientdes connaissances tardives. Le monde complexe selon Morin est à la lisière de la nutation extraordinairede nos sociétés dans laquelle on est capable de faire des progrès immense etdans lequel on produit des méconnaissances qui peuvent se relever comme grave.
Par exemple, lorsque l’on parle de l’action publique, l’action politiqueest très intéressante dans un processus incertain. Le principe de précautionest l’invention d’un principe d’action dans un champs incertain, c’est-à-direque nous sommes dans un champ incertain mais il faut agir. Le principe de précautionest qu’il faut agir, mais agir avec précaution pour ne pas provoquer quelquechose de radical même si on ne connait pas la conséquence de ou on va. C’est agirdans le cadre de boucle de rétroaction en cherchant à chaque fois de mobiliserle monde scientifique pour apporter des réponses rapidement dans le champ d’action, c’est ces contradictions soulève parMorin : difficulté d’agir, de penser le futur, surproduction de la non-connaissanceen même temps que l’injonction de l’action.
Conclusion
Ceci répond à la question de savoir comment agir dans un monde incertain. Dans Agir pour un monde incertain publié en 2001, Michel Callon, Pierre Lascoumes et Yannick Barthes postulent qu’il faut imaginer des mondes communs devant permettre de réinventer des systèmes démocratiques nouveaux.
L’hypothèse est que l’on ne peut agir dans un monde linéaire. Il faut se donner les instruments qui permettent d’évaluer les risques de la prise de décision pour la recaler instantanément afin de développer des courbes de rétroaction.
Pour agir il faut évaluer en temps réel l’évolution de l’action pour pouvoir prédisposer l’action. Maintenant pour agir il faut se doter d’instrument d’évaluation en temps réel des outils pour produire des rétroactions. C’est un processus qui explique pourquoi les politiques publiques sont beaucoup plus difficiles à mener qu’il y avait une cinquantaine d’année. Dès lors il faut réinventer des processus d’action et différencier le savoir profane et le savoir d’expert car l‘expertise devient la capacité a la société de se penser elle-même.
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Nous sommes maintenant dans des temps courts et des dimensionssociétales sans difficultés, c’est pourquoiil faut développer de nouveaux outils d’évaluations et une nouvelle méthodologieavec la construction de forums.
Le partage de la connaissance à travers une expertise sociétale permetd’arriver à une démocratie, ils vont imaginer une nouvelle démocratie qui estde dire que sur la base des incertitudes il soit possible d’engager des débatset de forum et ou la capacité collective de discuté, et la capacité collective àdiscuter va pouvoir aider le politique à faire des choix. Puisque personne ne sait, en engagement des forums d’échanges, il faut réfléchir collectivement afin de se saisir par la suite du politique, ce n’est pas le politique qui énonce le politique car il ne peut la penser.
Cette théorie est révolutionnaire car elle prône l’invention de nouveaux outils.
Les questions sur la gestion de l’incertitude vont raisonner dans le cadre de vie environnementale. Le principe de précaution préconise que lorsque l’on est dans un système d’incertitude l’enjeu n’est plus de décider mais de fabriquer un nouveau processus de décision qui prenne en compte les données que l’on a pas. On va continuer d’agir pour agir mais en tenant compte de l’incertitude.
Pour agir il faut de la pensée, Hannah Arendt dit que « l’action sans pensée et del’inaction ». Nous ne sommes plus dans l’action mais dans l’inaction etagir nécessite la capacité à analyser. L’incapacité à penser est trèsdangereuse.
