« L’action dans la théorie politique » : différence entre les versions
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=Les théories de l’action= | =Les théories de l’action= | ||
==Hannah Arendt et l’action comme condition de l’homme moderne== | ==Hannah Arendt et l’action comme condition de l’homme moderne== | ||
Pour Arendt, ce qui fait de l’homme un être politique est sapossibilité d’action. L’action c’est ce qui permet à l’homme de rester homme, c’est-à-direà l’individu humain d’être humain ou en d’autres termesl’affirmation de sa capacité d’exister. | |||
L’agissement est de l’ordre du devenir parce que l’action s’oppose à lamort. La naissance du politique se cherche dans la conditionhumaine de l’agir. L’existence humaine c’est l’être et mourir mais aussi entre tempsl’appartenance au monde. La nécessité d’agirtranscende chaque individu et même si la situation est très difficile, pour Arendt,sa seule possibilité et ce qui caractérise l’être humain en tant qu’être humainet politique est de continuer à agir dès lors qu’il détient la capacitéd’action. Il ne peut y a voir de renoncement, chaque génération a un devoird’agir. | |||
Le propre de la démocratie est de pouvoir agir puisqu’elle interroge lepeuple dans sa capacité de poserl’action. Qu’est-ce qui caractérise un régime totalitaire ? C’estle fait que l’individu ne peut plus agir. Une chose fondamentale est dès lorsla parole qui renvoie à la question de la démocratie. Il y adans la condition humaine un principe de spontanéité. Avec lanaissance nait la capacité d’advenir,c’est-à-dire que quelque chose se produit. Le fait que chaque génération setrouve dans l’obligation de l’action est donc dans la nécessité de prendre desdécisions. Ce qui fonde la capacité d’intégration et d’action c’est la parole. Ainsice qui fonde l’humanité est la capacité d’agir. | |||
Ainsi agir c’est advenir, il fabrique la capacité de devenir quelqu’unet de se construire en tant qu’être humain. Les conditions de l’existencehumain sont la vie mais en même temps la pluralité des conditions de vie quisont les différence et le fait que nous appartenons tous au même monde qui nouspropulse ans une sorte d’égalité ou nous avons le devoir d’agir. | |||
La pluralité est à la fois un concept d’égalité mais aussi un conceptde distinction. Nous sommes à la fois unique et pluriel. Ce double caractèreest au fondement de la vie politique. | |||
À partir de là elle va développer le « monde commun »,c’est-à-dire que l’homme n’est pas isolé mais il participe à un monde commun àtous les hommes. | |||
L’homme par l’action peut changer le monde, dépasserdes antagonismes, affirmer sa liberté ou encore déployer son sens de laresponsabilité. L’action est l’activité humaine qui a le plus besoin de la parole. | |||
Dès lors que l’homme est doté de la parole et détient la capacité deréfléchir il peut changer son destin et si doué de spontanéité, ils agissent ensemble pour transformer le monde commun. Ledialogue est un mode de la construction de la relation politique au monde.Ainsi pour Arendt un régime totalitaire est deux chose : | |||
- Disparité de la pluralité : lapluralité contingente es éliminé les différence | |||
- Homme unique | |||
- Concept politique d’universalisation | |||
- Enjeu central du régimeautoritaire est de supprimer la parole. | |||
Ce qui est le plus frappant est que l’enjeu le plus fondamental de ces régimesest la destruction de la parole. Peu importe l’origine du régime totalitaire,il se focalise sur la suppression de la parole parce que c’est la capacité d’agir,l’élément constitutif même de l’action en réduisant les individus a un collectifanonyme. | |||
Ainsi la parole est contingente à l’action et à la démocratie. | |||
Le monde commun est un monde où il y a la parole est l’actionc’est-à-dire ou il y a la parole et l’action, un monde fait d’égalité et de différence,un capacité de parler pour changer le monde et se fixer des destins. C’est un fabricationdu collective, avec la spontanéité on a la capacité à agir pour transformer lemonde commun. | |||
Action – Décision - Parole sont les fondement du système de démocratie,ainsi le langage fait de l’homme n animal politique en se définissant comme unacteur ayant la capacité à penser le monde. | |||
Au fond l’action est une activité humaine nécessaire qui a nécessairementbesoin de la parole, la parole et l’action qui permette de s’échapper de l’isolement.La parole et l’action se développe dans le cadre de relations humaines et s’actualisentde façon continue. | |||
L’action est à la fois du nouveau, elle ne peut épuiser l’imprévisible avançantsans pour autant tout contrôler. En même temps que l’on produit de la connaissanceon produit de la non-connaissance, en d’autre terme quand l’homme avance ilveut construire un destin prévisible mis doit faire face à de l’imprévisible. | |||
L’action peut aussi être par moment une angoisse car elle présupposedes choix qui ne peuvent être en nécessairement maitrisé. | |||
Sans action il n’y a pas la capacité à penser le monde, à être présent au monde et de changer lemonde. | |||
==L’action dans le monde rationnel== | ==L’action dans le monde rationnel== | ||
Le monde rationnel est l’interprétation dans lesannées 1920 qui va substituer jusque dansles années 1970 postulant que le monde va se construire positivement. On pensequ’on s’achemine vers quelque chose de plus rationnel. Les premiers théoriciensvont chercher à poser ce concept d’action rationnel. Etant rationnel,l’homme va interpréter l’action comme allant vers de plus en plus de rationalité. | |||
Max Weber décèle quatre types d’actions : | |||
- action émotionnel : irréfléchie et spontanée induit parl’émotion | |||
- action tradition : définition d’action par habitude | |||
- action rationnelle par rapport à desvaleurs : agissement en fonction d’un ensemblede valeurs dont la rationalité de l’action se définie dans leur cadre | |||
- action rationnelle en finalité : un objectif est fixé dont il fautproduire des rationalités pour l’atteindre | |||
Cela permet de poser l’action politique etd’institutionnalisation moderne. Pour Weberl’histoire de humanité est le passage de l‘action émotionnel vers l’actionrationnelle. | |||
Ainsi, nous progressons vers de la rationalité, nous allons vers uneaction de plus ne plus rationnel. Nous allons abandonner l’émotionnel afind’aller vers des systèmes pensés et raisonnés. | |||
La théorie de l’action rationnelle va ensuite aboutir aux théories du choix rationnel. On s’interroge à partir de l’action qui estun processus mais qui peut être un processus d’action dans le champ économique. L’action politique n’est pas différente de l’action économique. | |||
Pour Campbell, la réalité politique serait déterminée par des individusqui agissent selon une logique utilitariste du rapport de coût – bénéfice. | |||
En d’autres termes, dans le système économique l’action est instrumentale. Toutes lesdécisions sont prises selon une analyse relationnelle des coûts - bénéfices. Cette vision reste utilitariste, chaque acteur politique calcule naturellement le coût et le bénéfice de ses actions. Cette approcheest collectiviste car la rationalité n’est plus de type morale mais économique. | |||
Selon Campbell et Rule, l’action politique se calquerait sur unprincipe d’action économique au sens classique du terme qui est que l’actionhumaine est un calcul rationnel. Ainsien tant qu’acteur il est nécessaire de faire des calculs coûts - bénéfices etsi ce calcul n’est pas rentable il ne vaut mieux pas la prendre. | |||
Le risque perçu est que si nous sommes dans un pur calcul coût/bénéfice nous pouvons être dans une logiqueopportuniste et non-altruiste qui limite l’engagement danstout processus d’action à risque. | |||
La réalité politique est déterminé par des individus instrumentalementmotivé mais qui agissent dans une logique utilitariste coût – bénéfice. C’estune logique de calcul qui décrit tout un monde ou les actions ne sont pas dictépar une rationalité pure. | |||
Il y a une double contrainte : | |||
- minimiser la décision | |||
- maximiser les bénéfices | |||
La théorie du choix rationnelle a été bâtie sur un processus de décisionlinéaire, en d’autres termes elle se projette dans une version linéaire del’environnement. Un processus linéaire d’action signifie que le point A décidé,cela peut être une décision publique, B et C relève de la mise en œuvre de la décisionet D est l’output. Il n’y a pas de surprises, il suffit d’affecter lesobjectifs et les moyens afin d’obtenir l’output. | |||
Si la théorie du choix rationnelle se positionne dans le champs de la rationnalitéc’est qu’elle présuppose que le champs environnemental dans lequel se situel’action est lui-même rationnel. | |||
L’hypothèse reste de dire que la meilleure façon de faire de lapolitique est de limiter sa conviction. Il faut évaluer lesconséquences globales de l’action ou l’on passe à un schéma deprévention de l‘action plus compliqué. | |||
Dans la linéarité, il n’y a pas de processus de déviation, des lors la linéaritéest une absence de rupture, une absence de changement, une action droite qui sepense comme un processus de rationalité. Dans un monde rationnel il estpossible de faire des choix en fonction d’un processus de rationalité. | |||
L’un des problème est que la théorie du choix rationnel se détache detoute réflexion culturelle. par exemple les rites sont une rationalité. La théoriedu choix rationnelle nous ramène vers l’économie et une interprétation de la sociététrès classique. | |||
La vision linéaire est la vision traditionnelle duprocessus de décision qui aujourd’hui ne marche plus. | |||
==L’action dans la théorie des jeux== | ==L’action dans la théorie des jeux== | ||
La théorie des jeux et une autre théorie de l’action, c’est le fait quenous sommes dans un système concurrentiel et plus complexe ou il ne faut comprendre lesacteurs dans leur manière d’interagir, cela ne se fonde pas sur une rationalitépure. C’est une théorie interactionniste, des lors le comportement del‘individu n’est pas liée uniquement par des choix rationnel est aussi lié auxcontraintes intérieures et extérieures se fondant dans le jeu collectif. Leprocessus de décision est un jeu ou il est nécessaire de jouer en prenant encompte les jeux et les prises de décision des acteurs rivaux. | |||
Cette théorie pose que l’acteur politique est un joueur qui joue avecdes contraintes extérieures mais qui interagie dans le jeu pour gagner enefficacité dans la décision même de l’action. | |||
Le politique prend en considération qu’il doit construire un systèmed’alliance dans l’espace-temps. C’estun modèle plus pragmatique qui nécessite de prendre en compte les paramètresnombreux pouvant maximiser les gains. Elle cause une vision rationnelle de l’action et du jeu d’acteur. C’est une théoriecomportementaliste. | |||
L’enjeu n’est plus de la pure rationalité économique, elle s’inscritdans une gestion de la durée pour garder le pouvoir et tenir. Dès lors c’estune compétitivité mais beaucoup plus équilibrée. | |||
La théorie du jeu évolutionniste pose le fait que lorsque l’on veut absolumentagir, la capacité à voir à long terme est atténuée car le jeu immédiatmonopolise la capacité d’agir sur l’instant. Ce sont Axelrodet Maynard Smith qui postulent que les joueur sont des organismes vivant sans rationalité ;leur hypothèse est que de la rationalité a disparu au nom de la gestion deproximité incessante. C’est une complexité, une compétitivité et une adaptationqui se fait dans un processus de façon permanentes. | |||
=Les théories de l’action dans un système complexe= | =Les théories de l’action dans un système complexe= | ||
==La théorie de effets pervers== | ==La théorie de effets pervers== | ||
Version du 18 décembre 2012 à 17:58
Nous allons revenir sur les théories de l’action afin de montrer comment l’action se complexifie expliquant pourquoi et comment les théories de l’action ont évoluées permettant d’interpréter les acteurs dans un autre paradigme.
Lorsque l’on parle d’action, on parle de l’environnement dans lequel nousagissons, l’action est liée à un environnement, si l’environnement change les conditionsd’action vont changer.
Le concept d’action est très ancien, il et lié à la philosophie politiqueclassique d’Aristote et Platon car la philosophie grec a interrogé l’action afinde chercher à comprendre comment les homes pouvaient agir.
La notion d’action est très importante en science-politique parce qu’elle présuppose qu’ellesoit portée par l’homme accompagnant le mouvement de la nature. L’homme est en nécessité d’agir et va porterl’action avec une attention.
L’action situe du côté du mouvement, cela signifie que la philosophieet la théorie politique va se l’approprier. Agir doit sefaire dans une finalité, il est nécessaire d’agir pour le bien d’autant plusdans le système de la démocratie.
L’action soulève une question sur la réflexion et sur l’intelligence.Dans la philosophie classique et la philosophie chrétienne l’action estnécessaire car dieu est action. Des lors que dieu est action et mouvement ,l’homme doit incorporer ce principe d’action c’est pourquoi il est lui aussi enmouvement.
Kant travail sur la relation entre labonne action et la morale : Y a-t-il toujours conformité entre action et moral ? L’actionest un enjeu moral afin de penser le bien. Agir estdès lors dans l’intérêt du bien et dans l’intérêtcollectif. De ce fait l’action pourrait porter une dimension morale, dumoins tendre vers le respect de la morale et agir serait donc du côté du devoir(ces notions se rapprochent des politiques publiques). Pour Kantle champs de l’action n’est pas nécessairement de l’ordre du bien, il peut yavoir de l’immoralité et du refus du bien commun.
La science-politique née au XIXème des science morales et politiques.En posant la question de la morale on ne peut que s’interroger sur la nature del’action.
Plusieurs problèmes apparaissent :
- l’action ne prend son sens que par rapport au concept de décision. La décision va permettre à l’acteur d’agir.
- Dans l’interprétation classique l’action et la décision permettent de supporter le monde.
- La décision ou l’action pose l’acte en compétence :ai-je pris la bonne action ?
- Agir c’est peut être assuré la préservation sociale
La décision est ce qui permet à l’action de se réaliser et a l’acteurde définir des actes qui produisent de l‘action. La décision est fondamental car on ne peut agir sans décision. Agir sans décision est agir sans connaissance et sans penser ses actes. Ainsi les actes de décision font partie de différentes dimensions.
On parle de couple action/décision, signifiant que dans le cadre d’une activité on va essayer de réduire la part de l’aléatoire en posant une rationalité qui pourrait échapper à un processus global. L’action s’inscrit dans un relation présent – passé.
Les conditions de la pensé théorique de l‘action vont être lié aux conditions même de l’action. Dès lors la pensée de l’action est une pensée en constante évolution.
Ainsi la décision détient quatre fonctions :
- permet à l’acteur d’agir
- permet au citoyen de supporter lemonder
- fragmenter les actes en compétencesrespectives
- assurer la préservation sociale
Tous les philosophes du politique se sont intéressés à l’action. Il existe de nombreuses théories de l’action .
Les théories de l’action
Hannah Arendt et l’action comme condition de l’homme moderne
Pour Arendt, ce qui fait de l’homme un être politique est sapossibilité d’action. L’action c’est ce qui permet à l’homme de rester homme, c’est-à-direà l’individu humain d’être humain ou en d’autres termesl’affirmation de sa capacité d’exister.
L’agissement est de l’ordre du devenir parce que l’action s’oppose à lamort. La naissance du politique se cherche dans la conditionhumaine de l’agir. L’existence humaine c’est l’être et mourir mais aussi entre tempsl’appartenance au monde. La nécessité d’agirtranscende chaque individu et même si la situation est très difficile, pour Arendt,sa seule possibilité et ce qui caractérise l’être humain en tant qu’être humainet politique est de continuer à agir dès lors qu’il détient la capacitéd’action. Il ne peut y a voir de renoncement, chaque génération a un devoird’agir.
Le propre de la démocratie est de pouvoir agir puisqu’elle interroge lepeuple dans sa capacité de poserl’action. Qu’est-ce qui caractérise un régime totalitaire ? C’estle fait que l’individu ne peut plus agir. Une chose fondamentale est dès lorsla parole qui renvoie à la question de la démocratie. Il y adans la condition humaine un principe de spontanéité. Avec lanaissance nait la capacité d’advenir,c’est-à-dire que quelque chose se produit. Le fait que chaque génération setrouve dans l’obligation de l’action est donc dans la nécessité de prendre desdécisions. Ce qui fonde la capacité d’intégration et d’action c’est la parole. Ainsice qui fonde l’humanité est la capacité d’agir.
Ainsi agir c’est advenir, il fabrique la capacité de devenir quelqu’unet de se construire en tant qu’être humain. Les conditions de l’existencehumain sont la vie mais en même temps la pluralité des conditions de vie quisont les différence et le fait que nous appartenons tous au même monde qui nouspropulse ans une sorte d’égalité ou nous avons le devoir d’agir.
La pluralité est à la fois un concept d’égalité mais aussi un conceptde distinction. Nous sommes à la fois unique et pluriel. Ce double caractèreest au fondement de la vie politique.
À partir de là elle va développer le « monde commun »,c’est-à-dire que l’homme n’est pas isolé mais il participe à un monde commun àtous les hommes.
L’homme par l’action peut changer le monde, dépasserdes antagonismes, affirmer sa liberté ou encore déployer son sens de laresponsabilité. L’action est l’activité humaine qui a le plus besoin de la parole.
Dès lors que l’homme est doté de la parole et détient la capacité deréfléchir il peut changer son destin et si doué de spontanéité, ils agissent ensemble pour transformer le monde commun. Ledialogue est un mode de la construction de la relation politique au monde.Ainsi pour Arendt un régime totalitaire est deux chose : - Disparité de la pluralité : lapluralité contingente es éliminé les différence - Homme unique - Concept politique d’universalisation - Enjeu central du régimeautoritaire est de supprimer la parole.
Ce qui est le plus frappant est que l’enjeu le plus fondamental de ces régimesest la destruction de la parole. Peu importe l’origine du régime totalitaire,il se focalise sur la suppression de la parole parce que c’est la capacité d’agir,l’élément constitutif même de l’action en réduisant les individus a un collectifanonyme.
Ainsi la parole est contingente à l’action et à la démocratie.
Le monde commun est un monde où il y a la parole est l’actionc’est-à-dire ou il y a la parole et l’action, un monde fait d’égalité et de différence,un capacité de parler pour changer le monde et se fixer des destins. C’est un fabricationdu collective, avec la spontanéité on a la capacité à agir pour transformer lemonde commun.
Action – Décision - Parole sont les fondement du système de démocratie,ainsi le langage fait de l’homme n animal politique en se définissant comme unacteur ayant la capacité à penser le monde.
Au fond l’action est une activité humaine nécessaire qui a nécessairementbesoin de la parole, la parole et l’action qui permette de s’échapper de l’isolement.La parole et l’action se développe dans le cadre de relations humaines et s’actualisentde façon continue.
L’action est à la fois du nouveau, elle ne peut épuiser l’imprévisible avançantsans pour autant tout contrôler. En même temps que l’on produit de la connaissanceon produit de la non-connaissance, en d’autre terme quand l’homme avance ilveut construire un destin prévisible mis doit faire face à de l’imprévisible.
L’action peut aussi être par moment une angoisse car elle présupposedes choix qui ne peuvent être en nécessairement maitrisé.
Sans action il n’y a pas la capacité à penser le monde, à être présent au monde et de changer lemonde.
L’action dans le monde rationnel
Le monde rationnel est l’interprétation dans lesannées 1920 qui va substituer jusque dansles années 1970 postulant que le monde va se construire positivement. On pensequ’on s’achemine vers quelque chose de plus rationnel. Les premiers théoriciensvont chercher à poser ce concept d’action rationnel. Etant rationnel,l’homme va interpréter l’action comme allant vers de plus en plus de rationalité.
Max Weber décèle quatre types d’actions : - action émotionnel : irréfléchie et spontanée induit parl’émotion - action tradition : définition d’action par habitude - action rationnelle par rapport à desvaleurs : agissement en fonction d’un ensemblede valeurs dont la rationalité de l’action se définie dans leur cadre - action rationnelle en finalité : un objectif est fixé dont il fautproduire des rationalités pour l’atteindre
Cela permet de poser l’action politique etd’institutionnalisation moderne. Pour Weberl’histoire de humanité est le passage de l‘action émotionnel vers l’actionrationnelle.
Ainsi, nous progressons vers de la rationalité, nous allons vers uneaction de plus ne plus rationnel. Nous allons abandonner l’émotionnel afind’aller vers des systèmes pensés et raisonnés.
La théorie de l’action rationnelle va ensuite aboutir aux théories du choix rationnel. On s’interroge à partir de l’action qui estun processus mais qui peut être un processus d’action dans le champ économique. L’action politique n’est pas différente de l’action économique.
Pour Campbell, la réalité politique serait déterminée par des individusqui agissent selon une logique utilitariste du rapport de coût – bénéfice.
En d’autres termes, dans le système économique l’action est instrumentale. Toutes lesdécisions sont prises selon une analyse relationnelle des coûts - bénéfices. Cette vision reste utilitariste, chaque acteur politique calcule naturellement le coût et le bénéfice de ses actions. Cette approcheest collectiviste car la rationalité n’est plus de type morale mais économique.
Selon Campbell et Rule, l’action politique se calquerait sur unprincipe d’action économique au sens classique du terme qui est que l’actionhumaine est un calcul rationnel. Ainsien tant qu’acteur il est nécessaire de faire des calculs coûts - bénéfices etsi ce calcul n’est pas rentable il ne vaut mieux pas la prendre.
Le risque perçu est que si nous sommes dans un pur calcul coût/bénéfice nous pouvons être dans une logiqueopportuniste et non-altruiste qui limite l’engagement danstout processus d’action à risque.
La réalité politique est déterminé par des individus instrumentalementmotivé mais qui agissent dans une logique utilitariste coût – bénéfice. C’estune logique de calcul qui décrit tout un monde ou les actions ne sont pas dictépar une rationalité pure.
Il y a une double contrainte : - minimiser la décision - maximiser les bénéfices
La théorie du choix rationnelle a été bâtie sur un processus de décisionlinéaire, en d’autres termes elle se projette dans une version linéaire del’environnement. Un processus linéaire d’action signifie que le point A décidé,cela peut être une décision publique, B et C relève de la mise en œuvre de la décisionet D est l’output. Il n’y a pas de surprises, il suffit d’affecter lesobjectifs et les moyens afin d’obtenir l’output.
Si la théorie du choix rationnelle se positionne dans le champs de la rationnalitéc’est qu’elle présuppose que le champs environnemental dans lequel se situel’action est lui-même rationnel.
L’hypothèse reste de dire que la meilleure façon de faire de lapolitique est de limiter sa conviction. Il faut évaluer lesconséquences globales de l’action ou l’on passe à un schéma deprévention de l‘action plus compliqué.
Dans la linéarité, il n’y a pas de processus de déviation, des lors la linéaritéest une absence de rupture, une absence de changement, une action droite qui sepense comme un processus de rationalité. Dans un monde rationnel il estpossible de faire des choix en fonction d’un processus de rationalité.
L’un des problème est que la théorie du choix rationnel se détache detoute réflexion culturelle. par exemple les rites sont une rationalité. La théoriedu choix rationnelle nous ramène vers l’économie et une interprétation de la sociététrès classique.
La vision linéaire est la vision traditionnelle duprocessus de décision qui aujourd’hui ne marche plus.
L’action dans la théorie des jeux
La théorie des jeux et une autre théorie de l’action, c’est le fait quenous sommes dans un système concurrentiel et plus complexe ou il ne faut comprendre lesacteurs dans leur manière d’interagir, cela ne se fonde pas sur une rationalitépure. C’est une théorie interactionniste, des lors le comportement del‘individu n’est pas liée uniquement par des choix rationnel est aussi lié auxcontraintes intérieures et extérieures se fondant dans le jeu collectif. Leprocessus de décision est un jeu ou il est nécessaire de jouer en prenant encompte les jeux et les prises de décision des acteurs rivaux.
Cette théorie pose que l’acteur politique est un joueur qui joue avecdes contraintes extérieures mais qui interagie dans le jeu pour gagner enefficacité dans la décision même de l’action.
Le politique prend en considération qu’il doit construire un systèmed’alliance dans l’espace-temps. C’estun modèle plus pragmatique qui nécessite de prendre en compte les paramètresnombreux pouvant maximiser les gains. Elle cause une vision rationnelle de l’action et du jeu d’acteur. C’est une théoriecomportementaliste.
L’enjeu n’est plus de la pure rationalité économique, elle s’inscritdans une gestion de la durée pour garder le pouvoir et tenir. Dès lors c’estune compétitivité mais beaucoup plus équilibrée.
La théorie du jeu évolutionniste pose le fait que lorsque l’on veut absolumentagir, la capacité à voir à long terme est atténuée car le jeu immédiatmonopolise la capacité d’agir sur l’instant. Ce sont Axelrodet Maynard Smith qui postulent que les joueur sont des organismes vivant sans rationalité ;leur hypothèse est que de la rationalité a disparu au nom de la gestion deproximité incessante. C’est une complexité, une compétitivité et une adaptationqui se fait dans un processus de façon permanentes.