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Les ONG et la protection des droits de l’homme pendant les années de détente

De Baripedia

Les ONG ont bien joué un rôle très important pendant la fin du communisme, c’est-à-dire pendant l’époque de la transition du communisme à un système libre, démocratique et d’économie de marché suite à la fin des années 1980. Cela souligne l’importance de la société civile et de la coopération transnational aussi des ONG pour la transformation politique notamment du système autoritaire.

Le « processus d’Helsinki »[modifier | modifier le wikicode]

Amnesty International a mené une intense action au cours des années 1970 et 1980 notamment en Amérique latine à cause des dictatures. Donc, il y a eu de la torture, des exécutions extrajudiciaires, des disparitions, aussi des disparitions des enfants pour intimider l’opposition, pour mettre la pression sur l’opposition, en Argentine, au Chili et dans d’autres pays.

En parallèle, il y a eu une multiplication des activités, mais aussi une multiplication des ONG par égard aux relations des droits de l’homme en Europe de l’Est à partir notamment du milieu des années 1970. Le cadre général de cette période si on regarde Est et Ouest est la détente, c’est-à-dire qu’il y a un rapprochement ou une tentative de rapprochement ou une tentative de baisser les tensions entre les deux systèmes qui s’opposent pendant la Guerre froide, à savoir notamment l’Union soviétique et les États-Unis en tant que leaders des différents groupes.

La détente signifie essentiellement la relaxation des tensions par des mesures de coopération, des mesures de confiance ou de création de confiance et par l’acceptation des principes fondamentaux de comportements. Ces idées-là sont d’une certaine manière consolidées dans ce qu’on appelle le processus de Helsinki qui départ à partir de 1972 et 1973 lors d’une série de conférences qui avait lieu à Helsinki, à Genève et de nouveau à Helsinki. En fait, la plupart des conférences avaient lieu à Genève, mais l’acte final de la conférence avait été adopté à Helsinki, c’est pourquoi a été associé avec Helsinki ce processus de rapprochement Est – Ouest.

Auparavant, il y avait plusieurs détentes bilatérales, c’est-à-dire des entretiens puis des rapprochements, des accords entre l’Union soviétique et les États-Unis. On peut citer le traité qui vise à bannir les essais nucléaires dans l’atmosphère de 1963, puis le traité de non-prolifération nucléaire de 1968 et ensuite il y avait d’autres accords comme le premier accord sur la limitation des armements stratégiques, c’est-à-dire des missiliers intercontinentaux adoptés en 1972 par Nixon et Brejnev.

Alors, donc, il y avait cette détente bilatérale, c’était essentiellement des négociations bilatérales qui se passaient entre les États-Unis et l’Union soviétique. De plus, il y avait des détentes bilatérales entre d’autres États et l’Union soviétique et on peut citer notamment peut-être la République fédérale d’Allemagne. Il y avait une petite détente aussi britannique et français mené par De Gaulle par exemple au cours des années 1960. Mais ce qui a vraiment changé un peu els données est la détente ouest-allemande avec l’Union soviétique à partir notamment de l’élection du chancelier Willy Brandt, résistant pendant le nazisme, qui a vraiment conceptualisé une nouvelle forme de détente entre l’Allemagne occidentale et les voisins en Europe de l’Ouest. Il a eu un certain souci que cette détente va trop loin d’un potin de vue des États-Unis et c’est pourquoi l’Allemagne, mais aussi les autres partenaires était favorable à l’Occident à européaniser le processus de détente.

L’Union soviétique était très favorable parce que la légitimité de sa main mise sur les pays de l’Est était toujours disputée, toujours contestée depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. Sa présence était contestée parce qu’on savait qu’elle octroyait un système politique qui n’était pas nécessairement voulu par la plupart des sociétés. Seulement, en Yougoslavie, on a vu que les communistes arrivaient au pouvoir sans manipulation, sans la force.

Donc, on a commencé à européaniser la détente dans le processus de Helsinki. C’est-à-dire, on a conclu un pacte en 1975 entre pays occidentaux et pays orientaux de l’Europe plus les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Mais, suite à l’adoption de l’acte finale de Helsinki en 1975, il y a eu très rapidement malgré la continuation du processus des conférences une détérioration des relations entre Est et Ouest notamment à cause des deux conflits, mais on peut en ajouter d’autres. Premièrement, c’est le réarmement soviétique dirigé contre l’Europe occidentale qui est l’installation des missiles nucléaire à portée intermédiaire qui était dirigé exclusivement à l’Europe occidentale. Là, on parle de 5000 têtes nucléaires qui étaient installées successivement. Et, deuxièmement, le non-respect des droits de l’homme parce que les droits de l’homme étaient mentionnés dans l’acte final de Helsinki. Ajoutons à cela, il y a eu multiplication des conflits à partir des années 1870. L’Union soviétique s’est investie dans plusieurs conflits liés à la décolonisation pour imposer de régimes communistes comme par exemple en Afrique, en Angola, au Mozambique ou ne Éthiopie.

Donc, il y a eu une détérioration des relations Est – Ouest tout de suite après la culmination de l’européanisation de la détente. Cependant, malgré cette crise de la détente, il y a eu une transition dans les pays communistes et système répressifs dans l’Europe de l’Est entre 1986 et 1991 notamment due à l’arrivée de Gorbatchev à la tête de l’Union soviétique.

Qu’est-ce que le processus de Helsinki ? D’abord, on parle aussi de la conférence de la sécurité et de la coopération en Europe. Cette conférence qui est répétée et entame un processus de dialogique, c’est le processus de Helsinki. En fait, ce n’est pas une seule conférence, mais c’est une série de conférences. Le processus de Helsinki est un processus de négociations multilatérales sur la sécurité et la coopération entre l’est, c’est-à-dire le bloc communiste en Europe de l’Est d’une part, et l’Ouest, c’est-à-dire l’Europe occidentale y compris les États neutres de l’Europe plus le Canada et les États-Unis.

Pourquoi est-ce qu’on arrive à chercher le dialogue de l’Est et du côté occidental aussi ? Parce que l’est demande essentiellement d’asseoir la légitimité par la reconnaissance de l’Ouest, il essaie d’asseoir sa légitimée, c’est surtout l’Union soviétique qui veut que sa main mise soit reconnue comme étant légitime. Elle revendique donc que l’Ouest accepte le statu quo, elle cherche aussi à obtenir de la coopération économique parce que l’Union soviétique elle a démarré dans la troisième révolution industrielle, c’est-à-dire la révolution informatique. Elle réclame la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays par l’Ouest. En général, il y avait toujours de la non-ingérence, c’est-à-dire lors du soulèvement en RDA en 1953 ou à Budapest en 1956, l’Ouest n’est pas intervenu, c’est l’Union soviétique qui est intervenue n’est-ce pas. Et l’Union soviétique réclame aussi rhétoriquement en tout cas le désarmement nucléaire. Ce n’est pas sans ironie parce qu’en 1977, l’Union soviétique avait dépassé l’ouest en termes de missile nucléaire quantitativement. Qualitativement c’est une autre question, mais qualitativement l’Union soviétique avait dépassé l’Ouest et cela s’ajoute à la supériorité conventionnelle établie depuis longue date puisque l’Union soviétique avait toujours une supériorité quantitative sur le plan conventionnel face à l’Europe occidentale.

L’ouest a aussi, il ne demande pas exactement la même chose ou il a des autres idées derrières les mêmes principes. C’est-à-dire, l’Ouest il ne cherche pas le rapprochement, ne pas consolider ou pérenniser le statu quo, mais il cherche plutôt à promouvoir le changement par le rapprochement. Parce que la confrontation dure n’a pas changé grand-chose depuis le début de la Guerre froide. Depuis le début de la Guerre froide, il y a eu toujours confrontation dure. L’ouest pensait, les États-Unis pensaient à un moment donné qu’il fallait surtout présenter une position de rigueur, de force et comme cela l’est va changer, mais ce n’était pas le cas. L’Union soviétique a continué à réarmer, finalement, elle a dépassé l’ouest en termes des armements. Mais, du changement, il n’y avait pas dans le bloc de l’est ou très peu. Bien sûr, on ne parle plus du stalinisme, les systèmes se sont un peu relaxés à l’intérieur, mais cela dit, il y avait toujours une répression très forte.

Donc, l’acceptation des droits de l’homme présente un deuxième objectif des pays de l’ouest et là on pense surtout du côté ouest-européen au soulagement pour les êtres humains derrière le rideau de fer qui ont des liens familiaux avec des personnes à l’occident du rideau de fer. O attend aussi le respect de la non-ingérence par l’Union soviétique, mais cela veut dire autre chose que le non-ingérence entendu par l’Union soviétique. L’Ouest attend que l’Union soviétique cesse d’imposer sa politique dans les pays de l’Est comme la Hongrie, la RDA ou la Pologne. Elle veut que l’Union soviétique cesse d’intervenir militairement comme elle l’avait fait en Tchécoslovaquie pour imposer ses poulains au pouvoir des pays de l’Est.

Donc, disons, c’est un jeu rhétorique aussi. L’ouest ne parlait pas dans ces termes du principe de non-ingérence, c’était juste la retoque très générale, mais évidemment la compréhension était un autre de ce même principe. Finalement, l’ouest demandait et proposait l’échange des mesures de confiance comme par exemple lors des manœuvres militaires il proposait d‘échanger des officiers qui regardent, ils proposaient que chaque côté annonce des manœuvres militaires avant leur début pour que chaque côté en soi informé et pour empêcher que n’éclate une guerre entre les deux blocs par accident.

Finalement, l’Ouest était particulièrement intéressé au désarmement conventionnel dû à la supériorité quantitative très éclatante de l’Union soviétique par rapport à l’Europe occidentale. Successivement s’ajoute aussi la demande du désarmement nucléaire notamment à cause du stationnement à partir de 1976 des missiles à portée intermédiaire par l’Union soviétique dirigé contre l’Europe de l’Ouest.

Ce cadre général est poursuivi e dans les négociations du processus de Helsinki qui se traduit dans une série de conférences qui avaient lieu donc à Genève et Helsinki, à Belgrade, à Madrid, à Stockholm, à berne, à Vienne puis à Paris. Donc, il y a eu un dialogue quasiment permanent malgré de très graves crises par exemple lorsque l’Union soviétique est intervenue en Afghanistan en 1979, cela a déclenché une très grave crise et les États-Unis étaient tentés de rompre entièrement le dialogue, mais les européens occidentaux ont demandé à ce que les États-Unis restent intéressés et restent partis à ce dialogue.

Dans l’acte final de Helsinki ont été adopté par les États de l’Ouest comme de l’Est entre autres les principes suivants, à savoir le respecte des droits de l’homme y compris la liberté de conscience, d’opinion et de religion, la liberté de voyage, ce qui se traduisait ne réalité dans le droit à l’immigration, c’était vraiment un problème très grave pour les pays de l’Est parce que souvent ils sportifs par exemple lorsqu’ils fraisaient parti des Jeux olympiques ils sont restés dans le pays où les Jeux olympiques avaient lieu. Les artistes, les disons grands interprètes musicaux de l’Union soviétique, lorsqu’ils avaient donné des concerts, très souvent ils restaient dans les pays de l’Ouest pour ne plus retourner en Union soviétique. C’est pourquoi ils étaient souvent accompagnés par des agents du KGB, des services secrets soviétiques pour qu’ils ne s’enfuient pas, pour qu’ils retournent en Union soviétique.

Alors, la répression faisait que beaucoup de personnes lorsqu’ils avaient la possibilité de quitter les pays de l’est. Jusqu’à la construction du mur en 1961, et à partir de la création de la RDA jusqu’à la construction du mur, donc 1949 jusqu’à 1961, environ trois millions de personnes de l’Allemagne de l’Est ont fui la RDA. Donc, on peut apercevoir le manque de légitime du régime en RDA.

La liberté d’information est une autre exigence. Bien entendu, les peuples ou les citoyens à l’est n’avaient pas l’accès libre à la presse mondiale. Ils avaient l’accès uniquement à la presse censurée par le gouvernement de leur pays et éventuellement de l’Union soviétique. Donc, la liberté de s’informer, mais aussi d’informer autrui était une revendication majeure des pays de l’Ouest et cela comprend aussi la liberté des journalistes de recoder les informations sans être accusé d’espionnage par exemple lorsqu’ils sont dans des pays de l’Est. Et, l’ouest pensait à ces possibilités d’élargir l’accès aux informations pour les pays de l’Est en termes de création des centres d’information et centres culturels. Par exemple, un institut français a été fondé à Berlin est suite aux accords de Helsinki et tout citoyen de l’Allemagne de l’et pouvait y accéder théoriquement.

L’idée était que due à l’échange des informations, on peut avoir un effet sur les sociétés de l’est, donc changement par rapprochement. La liberté d’établir des institutions culturelles et la permission de tout individu de les fréquenter cela faisait donc aussi partit des principes agréés.

Le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures se prête à des interprétations diverses selon les côtés. Le soulagement humanitaire, on avait entendu par cela surtout la possibilité de réunir des familles qui étaient séparées par le rideau de fer et leur permettre des visites à court terme. Après le processus de Helsinki, c’est devenu possible. De toute manière des voyages étaient permis souvent uniquement pour un membre de la famille parce que si la famille entière venait à l’ouest, les régimes de l’est craignaient qu’ils ne reviennent plus.

La conclusion des mariages à travers le rideau de fer était aussi une revendication parce que parfois il y a eu les occidentaux qui passaient à l’est, c’était n peu plus facile pour eux de voyager dans l’est et voilà il y a eu un amour qui né et donc une manière souhaitée, mais cela a été rendu extrêmement difficile du au rideau de fer et du aux politiques de l’est.

Des réunions culturelles, scientifiques, religieuses, de faciliter de telles réunions était aussi un but prévu par l’acte final de Helsinki. Des mesures de confiance, coopération, économique, technologique.

Donc, dans l’acte final, le bloc soviétique accepte un principe de respecter les droits de l’homme et s’oblige à faciliter des échanges humains entre est et ouest. De plus, cela a entrainé al ratification par plusieurs États de l’est des deux pactes ou du premier pacte des droits de l’homme de l’ONU. Le premier pacte concernait les droits civils et politiques, le deuxième les droits économies et sociaux. Souvent, es pays de l’Est n’avaient pas accepté de ratifier le pacte pour les droits civiques et politiques. Alors qu’après Helsinki, plusieurs pays l’ont accepté comme la Tchécoslovaquie par exemple.

L’adaptation de la stratégie face au bloc soviétique par Amnesty International[modifier | modifier le wikicode]

Et alors, l’imprévu s’est produit, c’est-à-dire il y a eu un essor des droits de l’homme à l’est suite aux accords de Helsinki qui n’était qu’une déclaration, l’acte de Helsinki était une déclaration sans mécanisme de surveillance, sans qu’une organisation internationale est née. Mais on a prévu des conférences de suite ce qui a donné un certain cadre permanent au dialogue. Lors de ces conférences qui s’en suivaient, on pouvait parler sur les droits de l’homme.

Suite à ce signal important, Amnesty International par exemple a développé plus de contacts à partir de 1975 pour rassembler plus des informations sur les prisonniers politiques, leur condition de détention et pour informer les médias occidentaux. Donc, elle s’est engagée dans une activité de monitoring intensifié à partir de l’acte final de Helsinki.

Elle a aussi établi des chapitres clandestins à l’est par exemple à Moscou où en réalité il ne faut pas imaginer que c’était dirigé par Londres. Cela émanait plutôt de la société civile ou de la société dans le bloc de l’Est, c’est-à-dire des dissidents, des opposants politiques et eux ils ont décidé de créer un chapitre d’Amnesty International. Ils ont pris contact avec Amnesty International. En fait, c’était interdit de former des associations en Union soviétique sans le consentement de l’État. Fonder une association qui était dirigée contre les pratiques de l’État ce n’était pas possible. Donc, le chapitre d’Amnesty International était obligé d’opérer clandestinement dans les pays de l’Est.

Cependant, le réseau était créé, un réseau de contacts. Par conséquent, Amnesty a pu offrir ces informations lors des conférences multiples sur la sécurité et la coopération en Europe aux gouvernements occidentaux et a proposé d’entrer en dialogue avec les gouvernements de l’est ce que les derniers avaient cependant refusé au départ. C’est-à-dire Amnesty s’est aussi offerts en tant que partenaire pour l’amélioration des droits de l’homme, mais les gouvernements de l’est l’ont refusé parce qu’ils n’avaient pas intérêt à entrer en dialogue sérieusement sur les droits de l’homme.

La naissance d’un réseau des groupes « Helsinki » à l’Est et à l’Ouest[modifier | modifier le wikicode]

À partir des années 1980, on voit la naissance des groupes de Helsinki. Tout de suite donc Amnesty s’est mis en réseau avec d’autres ONG comme Helsinki Watch pour donc promouvoir le respect des droits de l’homme dans les pays de l’Est.

Donc, l’événement décisif était la création par des dissidents et des exilés soviétiques un groupe Helsinki à Moscou. Cela était encouragé par des exilés soviétiques notamment et par le Congrès américain aussi. En fait, donc, les dissidents avaient intérêt à, disons ouvrir un dialogue avec l’occident pour que leur information puisse passer dans l’occident et puisse être diffusée dans la pesse mondiale.

Donc, c’était autour de Yuri Orlev qui était un physiciste nucléaire très important, très reconnu dans son domaine qui était dissident comme Andreï Sakharov et il proposait donc de surveiller la mise en application des règles de Helsinki en matière de droit de l’homme dans l’Union soviétique. Puis des groupes analogues se sont créés en Ukraine, en Lettonie, en Géorgie et en Arménie par exemple.

À Varsovie en Pologne s’est créé un comité analogue, mais qui a eu un contexte particulier, choisie un autre nom qui était le Comité pour la défense des travailleurs ce qui semble très communiste. Mais c’était un comité créé dû à l’arrestation des travailleurs suite à des manifestations anticommunistes. Par la suite, il y a eu deux autres groupes qui ont été créés en Pologne pour la défense des droits de l’homme, l’un proche à l’Église et l’autre plutôt à orientation syndicaliste ce qui débouche finalement aussi sur la fondation d’un syndicat libre intérêt théoriquement par les régimes communistes à savoir La Solidarité.

Ce qui est aussi important est que Karol Wojtyła, cardinal polonais, prend position à cette époque-là ouvertement pour la mise en œuvre des libertés acceptées dans le processus de Helsinki. Karol Józef Wojtyła est devenu le pape Jean Paul II en 1979. Cela avait une importance majeure pour les processus en Pologne, c’est-à-dire l’Église avait encouragé la dissidence d’une certaine manière et l’Église était dirigée par un polonais.

Après, il s’est créé le premier janvier 1977 le groupe Charte 77 qui était un mouvement parce qu’il était interdit à nouveau d’inscrire des ONG qui étaient plus ou moins dirigé contre le gouvernement. Donc, les dissidents tchécoslovaques avaient choisi pour cette formule de créer un mouvement, de créer un réseau sans s’inscrire comme ONG ou comme association privée. Vaclav Havel l’écrivain déjà emprisonné suite au Printemps de Prague 1966 ou suite à l’écrasement du Printemps de Prague plutôt, qui était une des figures derrière la création de ce mouvement. La Charte 77 propose également de surveiller la mise en place du processus de Helsinki qui était déjà garantie selon la constitution tchécoslovaque et par l’adoption par le gouvernement tchécoslovaque des pactes internationaux donc les pactes pour les droits civiques et politiques et pour les droits économiques et sociaux. Charte 77 propose aussi de vouloir conseiller le gouvernement en matière des droits de l‘homme.

En Pologne avait lieu également lieu la formation d’un mouvement pour la défense des droits humains et civils et du comité de solidarité estudiantin suite à l’assassinat d’un jeune activiste étudiant Stanislas Pyjas à Cracovie le 7 mai 1977. Donc, on peut voir que ça foisonne. Cela bouge, il y a des éléments qui se développent un peu partout dans les pays de l’Est.

C’est du à ces activités, au foisonnement des activités que s’est créé aux États-Unis ne 1978 Helsinki Watch un comité Helsinki Watch soutenu par un don de la fondation Ford par le diplomate américain Arthur Goldberg qui était le chef négociateur américain lors de la conférence CSCE à Belgrade en 1978 et soutenu aussi par des activistes des droits de l’homme américain.

Le but du comité Helsinki Watch est de récolter des informations, de se mettre en réseau avec les dissidents de l’est pour récolter des informations et diffuser des informations sur les violations des droits de l’homme en URSS ou dans le bloc soviétique. Le principe était naming and shaming. Naming c’est-à-dire de nommer qui violes droits de l’homme et shaming c’est-à-dire de produire de la honte chez ceux qui en son responsable. Donc, la publication des violations des droits de l’homme était particulièrement importante pour la stratégie du Helsinki Watch Comity.

Et puis, successivement se sont créé dans plusieurs États en Europe occidentale également des groupes Helsinki Watch par exemple en Norvège, en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne occidentale qui avaient tous cherché à créer des liens avec les pays de l’Est, les dissidents des pays de l’Est pour diffuser les informations venant des pays de l’Est par rapport aux violations des droits de l’homme. Il a été donc créé une sorte de réseau Helsinki network et la formalisation de la coopération avait eu lieu dans le cadre de la fédération internationale des groupes de Helsinki Watch a au début des années 1980.

En 1988, Helskinki Watch s’est transformé en Human Right Watch et au cours des années 1980, ce réseau, cette ONG a aussi commencé à développer des activités en Amérique latine, en Asie, en Afrique, donc elle s’est universalisée. American Watch, Asia Watch et Africa Watch se sont fusionnés avec Helsinki Watch en 1988 pour former Human Right Watch.

La pression externe et interne[modifier | modifier le wikicode]

Quelles ont été les conséquences de ce mis en réseau entre dissidents à l’est et les Human Right Watch groups à l’ouest et les activités aussi d’Amnesty International ?

Pour rappel, le bloc communiste écarte toujours toute alternative politique et recours à des méthodes subtiles de répression, c’est-à-dire l’intimidation, l’emprisonnement, le refus d’accès aux études, le refus d’un travail ou le licenciement pour des raisons politiques. Ils recourent également à la censure et détiennent un monopole d’informations, ils suppriment toute organisation privée autonome c’est-à-dire qui n’est pas contrôlé par l’État et surveillé par l’État.

Il essaie aussi de déranger aussi la diffusion des médias occidentaux jusqu’à l’acte final de Helsinki. À partir de 1975, il cesse successivement dû à la pression occidentale et du à l’accord, la diffusion des radios par exemple Radio for Europe ou Radio Liberty qui émettaient à partir de Berlin-Ouest ou de BBC qui émettait à partir de Londres, mais avait également un bureau à Berlin ouest. Berlin-Ouest se trouvait à l’est donc, on pouvait atteindre quand même les auditeurs relativement loin.

En apprenant que l’acte final relie des concessions occidentales en matière de désarmement et en matière de coopération économique à des progrès réels en matière de droit de l’homme, les dissidents de l’est proposent de faire une sorte de chantage entre leurs États. C’est-à-dire ils revendiquent que l’ouest n’offre pas trop aux pays de l’Est et que l’est revendique au contraire que des stipulations de l’acte final en matière de droit de l’homme soient péniblement suivi et mise en œuvre.

Donc, les dissidents proposent de dynamiser l’indignation des droits de l’homme et de demander leur respecter par leur gouvernement comme s’il avait vraiment l’intention ou eu l’intention de respecter tellement ces droits. Il opte à s’adresser à des acteurs occidentaux pour les informer continuellement sur l’état des répressions. Donc, ils prennent contactent avec les ONG du Helsinki network, des médias et aux gouvernements. Les dissidents invoquent les normes comme si les gouvernements communistes les avaient sincèrement acceptés. C’est aussi un jeu on peut dire.

Il y a eu des rencontres secrètes qui visaient à établir donc des contacts par exemple entre les dissidents soviétiques et une délégation du Congrès américain au mois de septembre 1975 sous couvert du chapitre d’Amnesty International à Moscou. Le chef de ce chapitre était Valentin Turchin.

Il a eu une sorte de foisonnement, mais aussi une radicalisation des positions des gouvernements à l’est et des dissidents. Donc, l’URSS avait par exemple emprisonné le dissident Mikhail Kazackov qui était physiciste suite à sa demande d’un visa de voyage fin 1975. C’était considéré comme un acta inamical par l’État de demander un visa en réalité malgré le fait que le droit de visite, le droit de voyage était déjà inscrit dans l’acte final de Helsinki.

Il y avait aussi une mobilisation très importante en Tchécoslovaquie autour des intellectuels qui écrivent des lettres aux autorités et à l’académie des sciences proposant la tenue d’une conférence sur les conséquences de Helsinki pour l’interprétation du Printemps de Prague de 1968 et demandant la libération de tous les prisonniers politiques, la protection de la liberté d’expression et de voyage et la suppression de la censure et du monopole étatique d’information.

Un des intellectuels leadeurs de ce groupe, Jiri Hajek, était par la suite éjecté de l’académie. Cependant, la pression montre aussi certains résultats parce que la Tchécoslovaquie ratifie les deux pactes des droits de l’homme en 1975 et les pactes entrent aussi en vigueur parce que le minimum des ratificants est arrivé.

En Pologne, des intellectuels s’adressent au Sejm dans une lettre ouverte exigeant la mise en application des droits fondamentaux déjà inscrits dans la constitution polonaise. Donc, la liberté de conscience et de réuni, de travail, et à l’éducation, la liberté à l’information. Politbureau polonais décide au contraire d’ancrer l’amitié fraternelle avec l’URSS dans la constitution, intellectuels publient un manifeste dénonçant la modification de la constitution comme contraire au principe de l’égalité souveraine des nations confirmée par les Accords d’Helsinki. Le Polibureua veut consolider la fraternité avec l’Union soviétique, c’est-à-dire qu’il se soumet. C’est des termes avec lesquels ont joue, mais c’est de facto une déclaration de soumission tandis que l’acte final de Helsinki prévoit l’égalité des États. Donc le gouvernement polonais pouvait théoriquement faire ce qu’il voulait.

La prise de position en Pologne de l’Église catholique était très importante et notamment Karol Wojtyla avait déclaré en 197 que le communisme est en contradiction avec la dignité et les droits humains et les droits des nations. Puis, il y a eu des rencontres suite aux accords de Helsinki. Par exemple, une assemblée de la jeunesse, des étudiants européens à Varsovie en juin 1976, il y avait 1500 participants de l’ouest et de l’est. Bien entendu, ils parlaient des accords de Helsinki et de la surveillance de ces principes de Helsinki. Il y a également eu lieu une conférence des églises européennes à Berlin est en octobre 1975. Là, un de participants tenait un discours sur les actes finaux et ses conséquences sur les églises demandant un avenir meilleur pour les pays de l‘est, c’est-à-dire que les églises expriment le mécontentement du peuple avec l’état des choses.

Les congrégations avaient aussi exprimé les principes de Helsinki dans les églises. Donc, le dimanche par exemple lorsque des chrétiens, des croyants allaient dans l’église, les prêtres avaient commencé à en parler des principes de Helsinki. Un prêtre est-allemand s’est mis en feu en aout 1976 pour protester contre l’absence de la liberté religieuse.

Finalement, lors d’une réunion des partis communistes de l’Europe entière, y compris les eurocommunistes de l’Italie, de l’Espagne et de la France, à Berlin sont, ces partis communistes avaient accueilli de manière favorable les accords de Helsinki et la mise en vigueur des pactes pour les droits de l’homme. C’est-à-dire le parti communiste de l’Union soviétique avait à ce point plus le courage de bloquer une telle résolution qui accueille donc de manière favorable les principes de Helsinki, c’est-à-dire les partis communistes ne pouvaient plus faire marche arrière d’une certaine manière. Par conséquent, la demande de demande des visas à exploser en RDA.

Avec la conférence de Belgrade, donc la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, commence les condamnations des pratiques communistes par le gouvernement américain. C’est Jimmy Carter avait dès le départ fait des droits de l’homme un outil majeur de sa politique extérieure. De plus, il a été fortement mobilisé à la pression des ONG américaines. Donc, il avait déjà commandé l’arrestation de Alexandr Ginzburg membre du Helsinki group à Moscou en 1977. Puis, Sakharov, le dissident soviétique, encourage le président qui était déjà aux États-Unis, il avait encouragé le président Carter de protester le plus fortement possible les relations des droits de l’homme à l’est. Sa lettre ouverte a été publiée dans l’International Herald Tribune qui dénonce les pratiques de l’URSS.

Donc, les USA prennent décidément position lors des conférences successives du processus de Helsinki par rapport aux relations des droits de l’homme concernant l’emprisonnement ou l’arrestation des membres de la Charte 77. En Tchécoslovaquie se forme face à ces arrestations en 197 ! le comité pour la défense des personnes arrêtées à tort qui s’occupe du monitoring et publie des communiqués. Donc, on a essayé du côté du Politburo tchécoslovaque d’intimider et d’arrêter les personnes faisant partie de la Charte 77, mais tout de suite un nouveau comité s’est formé pour surveiller les arrestations et dénoncer les arrestations des membres de la Charte 77.

Donc, malgré le fait que les gouvernements de l’est avaient tenté de supprimer les dissidents et la dissidence en général, il n’avait pas réussi toujours un nouveau réseau se mettait en place, les contacts étaient maintenus ou transférés à d’autres personnes et comme ça les informations circulaient toujours entre est et ouest.

C’est dans le contexte de la conférence de Belgrade et suite à cette conférence de Belgrade que Arthur Goldberg, négociateur américain avait proposé aux États-Unis la création d’un Helsinki Watch comity avec le but de faire du monitoring net de collecter des informations, d’apporter du soutien aux dissidents et aux activités pour les droits de l’homme et aussi à l’intérieur des États de maintenir l’intérêt du soutien au gouvernement.

Donc, Helsinki Watch n’est pas impartial dans la Guerre froide. Elle n’est pas intéressée au principe de neutralité ou d’impartialité. Son intérêt est de prendre position. Et c’est pourquoi elle a été probablement plus active le réseau Helsinki dans la disons transformation de l‘est que Amnesty International qui avait toujours proposé d’être neutre, d’être impartial, de critiquer autant l’ouest que l’est que le sud.

Lorsque les dissidents, d’Alexandr Ginzburg et Anatoly Scharansky sont condamné pour trahison, en réalité pour la dissidence en Union soviétique, le président américain Carter adopte des sanctions économiques contre l’URSS et cela continu comme ça avec la dégradation des relations entre est et ouest suite à l’invasion soviétique en Afghanistan et suite à la déclaration de la loi martiale en Pologne dû à la formation du syndicat Solidarité.

Donc, il y a eu des arrestations massives. Soulignons que les groupes de Helsinki étaient très importants à relayer l’information, à maintenir la pression et aussi favorisait la libération des personnes arrêtées donc les dissidents arrêtés par les gouvernements de l’est. En fin de compte, on peut constater que les dissidents et les activités des droits de l’homme avaient durablement affecté la pensée d’une partie de l’élite politique des pays communistes. Une partie de l’élite communiste que l’on peut qualifier de progressiste pensait que la répression sape la légitimité du système communiste et produit constamment des nouveaux dissidents. Cette élite cherchait donc une sortie de la crise système communiste en le reliant à des valeurs européennes auxquelles font référence l’acte final de Helsinki et les discours des politiciens ouest-européens dus à ces effets durables sur la pensée d’une partie de l’élite communiste, que finalement il y a eu une transition en Union soviétique.

Le soutien en faveur des dissidents de l’est apporté par les groupes de Helsinki de l’ouest et part Amnesty International également avait donc assuré que les dissidents aient une influence sur la réflexion, sur la pensée politique des communistes et en plus des dissidents il y avait aussi simplement des activistes des droits de l’homme. Leur discours avait aussi une influence sur la pensée d’une partie de l’élite communiste seulement. Ajouté à cela, il y a eu effectivement la montée d’une certaine honte parmi certains dirigeants soviétiques. Reagan dénonçait l’URSS comme empire du mal donc il utilisait vraiment des armes rhétoriques très très fortes. Tout cela a été amplifié par le fait qu’il fallait octroyer l’état d’urgence en Pologne, c’est-à-dire les communistes se sentaient obligés de décréter l’état d’urgence en Pologne pour supprimer le syndicat libre Solidarité qui mettait en question la légitimé du gouvernement. Ajoutée à cela en Europe de l’Est, la crise économique se répandait.

L’accélération de la transformation en URSS[modifier | modifier le wikicode]

Donc, ni sur le plan politique, ni sur le plan des droits de l’homme, ni sur le plan économique les pays de l’Est n’arrivaient à stabiliser leur légitimité. C’est à ce moment-là qu’en Union soviétique se produisait un changement. C’est surtout dû au fait que certains dirigeants communistes avaient des doutes quant aux pratiques économiques qui dominaient dans le système communiste. C’est porté par ce courant des réformateurs de l’intérieur que Mickael Gorbatchev arrivait à la présidence du Politbureau fin 1985 et que son arrivée accélère la transformation de l’URSS.

Gorbatchev avait des contacts amicaux par exemple avec le dissident tchécoslovaque Zdenek Mlynar, membre de Charte 77, et prenait ses distances par rapport à la suppression du Printemps de Prague de 1968 par l’Union soviétique.

La stratégie des pays occidentaux et des neutres aussi était de réclamer que toute normalisation des relations entre l’est et l’ouest dépende de l’amélioration des droits de l’homme dans les pays de l’Est. C’était la position des pays occidentaux et des pays neutres y compris la Suisse qui était bien représentée dans la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe donc dans le processus de Helsinki. Les activistes en URSS, en Pologne, etc. continuaient à faire campagne. Les églises en Pologne et en RDA en particulier servaient d’espace pour une partie de la société civile de formulaire des pensées, des idées sur le régime et pour la transformation du communisme.

Donc, les bases pour une transformation étaient là et jusqu’avant la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe de Vienne qui avait lieu entre 1986 et 1989, Gorbatchev avait libéré 240 prisonniers politiques comme signant sa volonté d’ouverture et de changement. Fin 1986, il annonce la libération du dissident Andrei Sakharov et permet son retour à Moscou. Andrei Sakharov demande tout de suite la libération de tous les prisonniers politiques. Donc, il ne se laisse pas taire, mais il maintient au contraire une position forte.

Le ministre des Affaires étrangères Chevardnadze propose même la tenue d’une conférence sur les droits de l’homme à Moscou. Donc, d’une certaine manière, la stratégie du nouveau gouvernement soviétique est en train de complètement bouleverser, c’est-à-dire les communistes veulent assoir maintenant leur légitimité en démontrant qu’ils avaient la volonté de vraiment changer la société. Donc, ce sont évidemment des prises de positions qui s’adressent à l’intérieur de l’Union soviétique. Si le gouvernement veut tenir une conférence sur les droits de l’homme à Moscou, alors c’est adressé au peuple soviétique. Cela veut signaler au peuple soviétique, aux citoyens qu’il y aura un changement.

C’est dans ce contexte que l’URSS permet aussi la visite des représentants de la fédération internationale des groupes de Helsinki pour les droits de l’homme en janvier 1988. Donc, elle est prête d’accueillir, elle est prête d’entrer en dialogue avec les associations pour les droits de l’homme et continue à libérer des prisonniers politiques comme en 1987 et 1988 donc pendant qu’est tenu la conférence sur la sécurité et la coopération à Vienne.

Fin 1988, il en reste que 140 prisonniers politiques selon Amnesty International, un peu moins encore selon le gouvernement soviétique. En mai 1988, une fondation voie le jour, l’Union démocratique, c’est-à-dire la deuxième partie politique de l’URSS, c’est-à-dire Gorbatchev entame un processus de démocratisation en permettant la création d’un parti politique différent que le parti communiste.

Cependant, l’occident pendant toute cette période ne lâche pas la pression et notamment le président américain Ronald Reagan demande d’autres réformes en matière des droits de l’homme y compris la liberté de voyage et d’information et la formation de groupe soviéto-américains conjoint pour travailler sur les violations des droits de l’homme en URSS. C’est une vision américaine qu’il faut des groupes conjoints bilatéraux soviéto-américains pour échanger des informations sur les violations des droits de l’homme.

La fin du communisme en Europe est-centrale[modifier | modifier le wikicode]

Les réformes sous Gorbatchev continuent de manière un peu chaotique jusqu’à l’effondrement de l’URSS en 1991. Effondrement parce que le parti communiste n’arrive en fin de compte pas à tourner, à transformer assez rapidement et de manière efficace les systèmes politiques, économiques, culturels, la production industrielle en fin de compte pour regagner de la légitimé. Ce processus en Union soviétique était donc décisif aussi pour permettre l’implantation du communisme en Europe centrale, c’est-à-dire les pressions externes et la mobilisation interne et les réformes du parti communiste sapent la cohésion interne du bloc communiste et aussi des accords par exemple entre l’Union soviétique, Gorbatchev et le régime en RDA à Berlin est et le déclin de l’économie communiste contribue à démanteler la légitimité de ces régimes.

Les normes en principe du processus de Helsinki restaient tout au long de ce processus un point de référence de dissidents et des activistes en matière des droits de l’homme pour revendiquer des changements plus radicaux après chaque demi-réforme.

La Pologne y jouait un rôle clef. En Pologne, malgré l’instauration de la loi martiale, l’opposition n’est plus jamais effacée. Les groupes de Helsinki émanant du comité de la défense des travailleurs et des églises jouent un rôle actif en surveillant les violations des droits de l’homme par les régimes du général Jaruzelski qui a été mis en place au début des années 1980.

Délégitimé par la crise économique, le gouvernement rétablit des contacts formels avec le syndicat libre Solidarité en 1988. Donc, ce syndicat et réadmis dans le débat public et établi tout de même une table ronde avec l’opposition et l’église. Donc, c’est Solidarité, l’église et les communistes qui se mettent autour d’une table pour discuter. Solidarité est légalisé, des élections libres sont organisées, les libertés civiles sont élargies, la liberté de presse, et des réformes économiques sont entamées en Pologne.

La solidarité qui s’est transformée en parti politique gagne la majorité lors des élections au mois de juin 1989. Un nouveau gouvernement est formé en aout et le système politique communiste est aboli au cours de quelques mois.

En Hongrie, l’opposition la mieux tolérée par les communistes en Europe de l’Est a formé en 1987 le Forum démocratique hongrois pour revendiquer plus de pluralisme, plus de dialogue entre société et État. Un nouveau gouvernement sous Miklos Nemeth toujours communiste intente des réformes permettant en fin la transition grâce à une table ronde instaurée avec l’opposition à partir du mois de juin 1989 donc suivant l’exemple de la Pologne. Grâce à la liberté de voyager introduite au printemps 1989 et des élections libres qui avait lieu à la fin de l’année 1989 pour la présidence et au début de 1990 pour le parlement. Parmi toutes les décisions prises par le gouvernement hongrois, la plus importante peut-être pour le reste du bloc de l’est, était l’instauration de la liberté à voyager. Parce qu’elle a été introduite pour les hongrois a priori, mais on ne pouvait pas du côté du gouvernement hongrois instaurer un traitement différencié entre les ressortissants hongrois et les ressortissants des autres pays du bloc de l’est. Finalement, donc, le gouvernement hongrois avait décidé en été 1989 de permettre aussi à des ressortissants des autres pays du bloc de l’est de dépasser la frontière vers les pays de l’ouest.

Donc, en Allemagne de l’Est, l’instauration en Hongrie du droit de voyager à l’ouest attire les masses qui veulent quitter la RDA, s’enfuir en passant par la frontière hongro-autrichienne à l’été 1989. Lorsque le gouvenremnt de Berlin est ne permet plus de voyage en Hongire, les citoyens se réfugient dans les embases ouest-allemandes à Praque et à Varsovie. Le gouvernement est-allemand permet finalement leur immigration à l’ouest. Des gouvernements transitoires se succèdent suite à leur déstabilisation en octobre 1989 en ouvrant le mur de Berlin plutôt par accident que par volonté et permettent finalement la liberté de voyage avant d’organiser des élections libres.

En Tchécoslovaquie, la révocation de la doctrine Brejnev par Gorbatchev donne de l’espoir. La doctrine Brejnev est la doctrine qui déclare le droit de l’Union soviétique et des pays communistes d’intervenir dans un autre pays où le régime communiste est en danger d’être remplacé par un gouvernement non communiste.

Donc, Charte 77, l’église et la jeunesse organisent des manifestations de plus en plus larges en faveur des droits de l’homme. La répression violente d’une manifestation lors de la clôture de la CSCE deviennent en janvier 1989 accélère la perte de légitimité du gouvernement qui est contraint de libérer Vaclav Havel le dissident de prison. Suite à la transformation en Pologne, le gouvernement tchécoslovaque perd le contrôle et passe le pouvoir lors des élections libres.

Conclusion[modifier | modifier le wikicode]

Bien que l’impact des ONG sur ces évènements n’est pas mesurable en termes absolus, qualitativement, le soutien des ONG comme Amnesty International ou du réseau Helsinki Watch a apporté pour les dissidents et les activistes en matière des droits de l’homme en Europe de l’est. Sans les ONG, leur emprisonnement aurait pu passer inaperçu ou aurait pu être oublié rapidement. Sans les ONG occidentales, les églises à l’est n’auraient peut-être pas osé de prendre position aussi résolument à l’encontre des régimes communistes. La condamnation régulière dans la presse internationale des violations des droits de l’homme commises par les communistes a contribué à détruire la légitimité du communisme pas seulement dans les sociétés démocratiques, mais aussi dans les yeux d’une partie des dirigeants communistes eux-mêmes qui se sentaient constamment accablés.

Leur rôle est d’autant plus remarquable que ni la stratégie d’endiguement poursuivi par les États-Unis pendant la première partie de la Guerre ni la stratégie déclarée d’un roll-back, ni la théorie de l’aiment a su transformer le communisme dans les années 1950 et 1960. L’engagement accompagné d’un dialogue difficile, mais soutenu avec la société communiste et les gouvernements, a fait la différence. Les ONG y jouaient un rôle central, car ils étaient les médiateurs entre gouvernements et sociétés occidentales d’une part et gouvernements et sociétés est-européennes d’autre part.

Avec la fin du communisme, les prisonniers politiques étaient libérés dans tous les pays est-européens. Rien n’empêche que dans la Russie il y a eu un certain revirement vers des structures autoritaires. Les nouveaux gouvernements démocratiques adoptaient un après l’autre la Convention européenne des droits de l’homme, acceptant ainsi à la jurisprudence supranationale de la Cour européenne des droits de l’homme.

Donc, on peut dire que le rôle des ONG a été important dans ce processus-là. On a soutenu un processus de foisonnement des activités et de la dissidence qui s’est répandu de plus en plus dans le bloc communiste à partir du milieu des années 1970.

Annexes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]