Le temps des ruptures

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La pensée critique sur le développement[modifier | modifier le wikicode]

La pensée critique sur le développement consiste à examiner les idées, les politiques et les pratiques liées au développement économique, social et culturel de manière critique et à évaluer leur impact sur les différentes parties prenantes, y compris les personnes les plus vulnérables et les groupes marginalisés. Cela peut inclure la réflexion sur les causes profondes de la pauvreté et de l'injustice, ainsi que sur les moyens de les surmonter. Il est également important de prendre en compte les perspectives et les expériences des communautés affectées par les projets de développement.

Au-delà du duo population-économie, l’intégration des dimensions culturelles[modifier | modifier le wikicode]

Une vision démo-économique est effectivement une vision qui se concentre principalement sur les aspects économiques du développement, en ignorant ou en minimisant les aspects sociaux et culturels. Cela peut entraîner des politiques et des pratiques qui ne tiennent pas compte des contextes culturels et sociaux locaux, et qui peuvent même aggraver les inégalités et les injustices existantes. Une vision démo-économique peut également être considérée comme occidentalocentrique, car elle repose sur des modèles de développement occidentaux qui ne sont pas nécessairement pertinents ou adaptés aux contextes non occidentaux. Il est donc important de prendre en compte les perspectives et les expériences des communautés affectées par les projets de développement et d'adopter une approche plus holistique et inclusive du développement.

L'explosion démographique est un défi majeur pour de nombreux pays en développement, et que les politiques de contrôle des naissances ont eu des résultats mitigés. Les programmes de développement qui visent à répondre à ces défis ont souvent été perçus comme imposés par les pays occidentaux, plutôt que de prendre en compte les perspectives et les pratiques culturelles des communautés affectées.

L'ethnologie a en effet été utilisée dans le passé pour étudier les populations des pays colonisés, souvent de manière paternaliste et occidentalocentrique. Après la décolonisation, il y a eu un déclin de l'intérêt pour ces études, qui ont été considérées comme peu pertinentes pour les nouveaux contextes politiques et sociaux.

Le projet de Princeton a eu pour ambition de mener une étude comparative sur le déclin de la fécondité en Europe et les solutions à mettre en œuvre pour répondre aux enjeux démographiques des pays du Sud. Il est vrai que le déclin de la fécondité est souvent lié à des pratiques culturelles et à des dynamiques sociales, et non uniquement à des facteurs économiques. Il est donc important de prendre en compte ces filtres culturels dans les politiques de développement et de consulter les communautés concernées pour élaborer des solutions qui soient adaptées à leurs contextes culturels et sociaux.

Esther Boserup[modifier | modifier le wikicode]

Ester Boserup.

Ester Boserup était en effet une économiste danoise qui a travaillé pour l'ONU et qui est connue pour ses travaux sur les questions de développement économique et agricole. Elle a été pionnière dans les études de terrain et a adopté une approche microéconomique pour comprendre les dynamiques de développement.

Elle a notamment développé l'idée que les populations rurales, en particulier les femmes, sont des acteurs clés du développement économique et qu'il est important de prendre en compte leurs perspectives et leurs expériences dans les politiques de développement. Elle a également mis en évidence le rôle des pratiques traditionnelles dans la résolution des problèmes économiques et sociaux, plutôt que de les considérer comme des freins au développement.

Boserup a également souligné l'importance de la transmission des connaissances et des innovations techniques pour le développement économique et agricole. Elle a défendu une approche de développement plus humaniste qui prend en compte les besoins et les aspirations des populations locales.

Son approche de la question de développement est donc plus inclusives et proches des réalités du terrain, elle a contribué à remettre en question la vision démo-économique et occidentalocentriste.

Ester Boserup a effectivement proposé une vision originale de l'impact de la croissance démographique sur le développement agricole dans les sociétés préindustrielles. Elle a observé que dans de nombreuses sociétés agraires, la croissance de la population était associée à une modernisation de l'agriculture, qui permettait de nourrir une population croissante.

Selon Boserup, la croissance démographique peut donc être vue comme une force motrice qui stimule l'innovation et l'amélioration des pratiques agricoles. Elle propose donc un modèle de développement où la croissance démographique est vue comme un facteur positif pour le développement économique et agricole.

Cependant, il est important de noter que Boserup ne propose pas un modèle déterministe. Elle insiste sur la relativité de son modèle et sur le fait que la relation entre croissance démographique et développement agricole est complexe et dépend de nombreux facteurs contextuels. Elle met également en évidence la difficulté créatrice qui accompagne la croissance démographique, car la modernisation de l'agriculture nécessite des investissements et des adaptations culturelles qui peuvent être difficiles à réaliser.

La difficulté créatrice décrite par Ester Boserup est en effet liée à la nécessité de changer les pratiques traditionnelles pour moderniser l'agriculture et nourrir une population croissante. Pour qu'il y ait une prise de conscience et un changement des comportements, il faut une pression démographique modérée. Cela permet aux populations de prendre conscience de leur propre condition et de se sentir poussées à changer leurs pratiques.

Dans les sociétés de culture alimentaire, il peut être difficile de mettre en place des changements culturels car les traditions alimentaires ont une forte importance sociale et culturelle. L'exode rural peut également jouer un rôle dans la modernisation de l'agriculture en réorganisant la production et en permettant aux exploitations de devenir plus techniques et économiques.

En effet, l'exode rural permet de réduire la pression démographique à la campagne et de libérer des terres pour la culture. Il permet également de réorganiser la production agricole en répartissant les tâches et les compétences et favorise la modernisation des exploitations techniques et économiques. Cependant, il faut aussi prendre en compte les conséquences sociales et économiques de cet exode rural, cela peut causer des difficultés pour les populations rurales qui ont moins accès aux services et aux opportunités économiques.

Il est important d'avoir une structure économique diversifiée pour favoriser le développement économique et social d'un pays. La diversification des secteurs économiques permet de créer une dynamique interne et de stimuler l'émergence de nouveaux secteurs. Cela peut permettre de réduire les risques liés à une économie monosectorielle, qui est plus vulnérable aux fluctuations des marchés et des prix.

Une structure économique diversifiée permet également de créer des opportunités pour les différents acteurs économiques et sociaux, notamment les petites et moyennes entreprises, les femmes et les jeunes. Cela peut également contribuer à réduire la pauvreté et les inégalités en créant des emplois et en augmentant les revenus.

Enfin, une structure économique diversifiée offre une capacité endogène, c'est-à-dire la capacité à générer sa propre croissance économique. Cela permet de dépendre moins des facteurs externes et de favoriser l'innovation en créant de nouveaux secteurs économiques. Cependant, il est important de noter que la diversification économique nécessite des investissements importants en matière d'infrastructure, de formation et de recherche et développement pour favoriser la création de nouveaux secteurs et l'innovation.

Pour qu'un changement devienne une innovation et se diffuse dans une société et une économie, il doit y avoir un processus social et psychologique. La confirmation par un succès raisonnable est un facteur clé qui incite les autres à suivre l'exemple. Selon Boserup, celui qui innove transmet son savoir et cela est un moyen efficace pour diffuser les nouvelles techniques et pratiques.

Dans les sociétés traditionnelles, la diffusion de l'innovation se fait souvent à travers des réseaux sociaux informels plutôt que par des mécanismes économiques formels. Les gens sont plus enclins à adopter une nouvelle technique s'ils voient que cela fonctionne pour d'autres personnes de leur communauté. La diffusions rapide des techniques qui ne sont pas bloquées par des brevets est aussi un facteur qui favorise l'innovation dans les sociétés traditionnelles.

Il est donc important de prendre en compte ces facteurs sociaux et psychologiques dans les politiques de développement pour favoriser l'innovation et la diffusion des nouvelles techniques et pratiques. Il faut aussi prendre en compte les différentes logiques culturelles et sociales qui peuvent favoriser ou bloquer la diffusion de l'innovation.

Il y a eu des critiques de l'approche de Ester Boserup qui ont souligné que son modèle peut être vu comme un "maternalisme" car il met l'accent sur la nécessité de nourrir la population et de moderniser l'agriculture pour répondre aux besoins démographiques. Certains critiques estiment que cette approche peut être vue comme paternaliste, car elle présuppose que les populations du Sud ont des besoins spécifiques qui doivent être comblés par les pays occidentaux et les organisations internationales.

Il est vrai que cette approche peut être vue comme un paternalisme en mettant en avant la nécessité de combler les besoins des populations du Sud sans prendre en compte leurs perspectives et leurs aspirations. Il est donc important de prendre en compte ces critiques et de favoriser une approche plus participative et inclusive dans les politiques de développement pour éviter de tomber dans un paternalisme

La vision du monde et du développement proposée par Ester Boserup est effectivement différente de celles qui prévalaient à l'époque. Elle met l'accent sur la nécessité de prendre en compte les perspectives et les aspirations des populations du Sud et de favoriser une approche participative et inclusive dans les politiques de développement. Elle propose une vision plus humaniste et moins occidentalocentrique de la question.

En effet, elle souligne que l'innovation peut venir d'en bas et que c'est souvent les innovations faites "d'en bas" qui expliquent la croissance démographique. Cela a conduit à une évolution dans la terminologie utilisée pour décrire les politiques de développement, qui est passée de "aide au développement" à "coopération au développement", pour souligner la nécessité de travailler ensemble et de partager les connaissances et les expériences pour favoriser le développement.

Le paradigme de la santé reproductive[modifier | modifier le wikicode]

Le paradigme de la santé reproductive est un ensemble de concepts, de théories et de pratiques qui met l'accent sur la nécessité d'assurer l'accès universel à des services de santé reproductive de qualité pour répondre aux besoins des individus et des communautés en matière de planification familiale, de santé génésique, d'éducation à la sexualité et de soins liés à la reproduction. Il s'appuie sur les principes de la santé de la reproduction, comme la non-discrimination, l'égalité des sexes, l'autonomisation des femmes et le respect des droits de la personne.

Le paradigme de la santé reproductive vise à promouvoir la santé globale, l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes en permettant aux individus de prendre des décisions éclairées sur leur santé reproductive. Il insiste sur l'importance de l'éducation à la sexualité et de l'accès à des services de santé de qualité pour réduire les risques liés à la grossesse, à la naissance et aux maladies sexuellement transmissibles. Il est fondé sur une approche globale, intégrée et participative pour garantir que les besoins et les préoccupations des individus et des communautés sont pris en compte.

Les conférences mondiales sur la population et le développement organisées par les Nations Unies ont joué un rôle important dans la formulation de politiques et de programmes de développement en matière de santé reproductive. La première de ces conférences, tenue à Bucarest en 1974, a mis en évidence les liens entre croissance démographique et développement et a conduit à l'adoption d'une déclaration qui appelait à des politiques de santé reproductive pour aider à réguler la croissance démographique.

La conférence de Mexico en 1984 a poursuivi cette approche en soulignant l'importance de la santé reproductive pour l'égalité des sexes et la promotion de l'autonomisation des femmes. La conférence du Caire en 1994 a été un tournant dans la politique de santé reproductive en mettant l'accent sur les droits de la personne et en appelant à une approche globale de la santé reproductive qui intègre les dimensions sociales, économiques et culturelles.

Ces conférences ont conduit à des programmes de santé reproductive qui ont été mis en place dans de nombreux pays à travers le monde, notamment en matière d'accès à la contraception, d'éducation à la sexualité et de soins de santé génésique. Cependant, il reste encore des défis à relever pour assurer l'accès universel à la santé reproductive et pour respecter les droits de la personne.

Le paradigme de la santé reproductive a permis de mettre l'accent sur les choix reproductifs de la femme et comment ils sont affectés par la survie des enfants et l'autonomie de la femme elle-même. Il a également mis en lumière l'importance de l'intégration des centres de planning familial dans les systèmes de santé pour garantir l'accès universel à des services de santé reproductive de qualité. Il a également souligné l'importance de l'éducation à la sexualité et de l'accès à des services de santé de qualité pour réduire les risques liés à la grossesse, à la naissance et aux maladies sexuellement transmissibles.

Cela a conduit à une évolution fondamentale dans les politiques de développement et de santé en mettant l'accent sur les choix reproductifs de la femme et comment ils sont affectés par la survie des enfants et l'autonomie de la femme elle-même. Il a également contribué à placer les êtres humains au centre des préoccupations et à intégrer les centres de planning familial dans les systèmes de santé pour garantir l'accès universel à des services de santé reproductive de qualité.

Cette pensée se réalise à travers les révolutions vertes que connaissent de nombreux pays. Les révolutions vertes ont été des programmes d'agriculture intensifiée qui ont été mis en place dans de nombreux pays dans les années 1960 et 1970 pour augmenter les rendements agricoles et répondre aux besoins alimentaires croissants de la population. Ces programmes ont eu recours à des techniques d'agriculture moderne, comme l'utilisation d'engrais, de pesticides et de semences hybrides, ainsi qu'à l'irrigation.

Les révolutions vertes ont eu un impact significatif sur la réduction de la croissance démographique en augmentant les rendements agricoles et en améliorant la sécurité alimentaire. Cela a conduit à une stabilisation de la population, car les familles ont eu moins besoin d'avoir de nombreux enfants pour assurer leur subsistance. Cependant, il y a eu des critiques quant à l'impact environnemental de ces programmes qui ont été en utilisant des produits chimiques et ont menacé la biodiversité.

Cette réduction de l'explosion démographique est due à une combinaison de facteurs, tels que les politiques de santé reproductive, l'éducation et l'émancipation des femmes, l'augmentation des niveaux d'emploi et de revenu, et les révolutions vertes.

La crise[modifier | modifier le wikicode]

L’agriculture[modifier | modifier le wikicode]

L'expansion des produits tropicaux a ralenti à partir des années 1970 en raison de la crise économique qui a touché les consommateurs occidentaux. Les consommateurs ont commencé à se tourner vers des produits locaux en raison de la stagflation, c'est-à-dire une combinaison de hausse des prix et de ralentissement de la croissance économique. Cela a entraîné une réduction de la demande pour les produits tropicaux, ce qui a affecté les producteurs de ces produits, notamment dans les pays en développement.

En même temps, l'aggravation du déficit céréalier, c'est-à-dire la différence entre la production céréalière et la consommation, a connu une grande disparité géographique. Les pays en développement ont été les plus touchés par cette crise, en raison de leur dépendance à l'exportation de produits agricoles et de leur faible capacité à produire suffisamment de céréales pour subvenir aux besoins de leur population. Les politiques d'aide alimentaire et les programmes de développement agricole ont été mis en place pour faire face à cette crise, mais ils ont eu des résultats limités.

Entre 1993 et 1997, le déficit céréalier a été particulièrement élevé dans certaines régions du monde. En Afrique noire, il a atteint 13% de la production, tandis qu'au Maghreb il a été de 77%. En Amérique latine, il a été de 30% et en Asie de 10%. En Moyen-Orient, il a été de 39%. Ce déficit céréalier est dû à plusieurs facteurs, tels que la croissance démographique, l'insuffisance de la production agricole, l'augmentation des coûts de production et l'exportation de céréales vers les pays riches.

Les pays exportateurs ont tendance à vendre leurs produits agricoles à des pays riches pour faire entrer des devises fortes dans le pays, ce qui a pour effet de dévaluer la valeur de la monnaie nationale et d'accroître le déficit céréalier. Ainsi, ils vendent des produits agricoles, mais augmentent leur déficit céréalier. Cela a conduit à une vulnérabilité accrue des pays en développement face à l'insécurité alimentaire et à la dépendance vis-à-vis des importations de céréales. Les politiques de développement agricole et les programmes d'aide alimentaire ont été mis en place pour faire face à cette crise, mais ils ont eu des résultats limités.

Pour nourrir leur population, les pays en développement doivent souvent acheter des produits alimentaires à l'étranger, ce qui les met dans une situation de dépendance alimentaire. Cela signifie qu'ils dépendent des importations pour répondre à leurs besoins alimentaires, ce qui les rend vulnérables aux fluctuations des prix des denrées alimentaires sur les marchés mondiaux. Cela peut également entraîner une perte de souveraineté alimentaire, car les pays dépendent des importations pour subvenir aux besoins de leur population, plutôt que de produire suffisamment de nourriture localement. Cette situation de dépendance alimentaire a des conséquences économiques, sociales et environnementales importantes pour les pays en développement, et des politiques et des programmes de développement agricole ont été mis en place pour renforcer la sécurité alimentaire et l'autosuffisance alimentaire dans ces pays.

Il existe un lien étroit entre la croissance démographique et la production alimentaire, qui met en évidence les limites de la théorie de Ricardo des avantages comparatifs. Cette théorie suggère que les pays devraient spécialiser leur production en fonction de leurs avantages comparatifs et échanger les biens produits avec d'autres pays. Cependant, dans les pays en développement, il peut y avoir un manque de diversification économique et une monosectorialité, où l'agriculture est le principal secteur économique. Les gouvernements peuvent pousser les agriculteurs à cultiver des produits tropicaux pour les exporter, plutôt que des céréales pour subvenir aux besoins alimentaires de la population, ce qui peut entraîner une dépendance alimentaire et une perte de souveraineté alimentaire. C'est pourquoi il est important de mettre en place des politiques de développement agricole pour favoriser la diversification économique, renforcer la sécurité alimentaire et l'autosuffisance alimentaire, et améliorer les conditions économiques et sociales des agriculteurs.

Industrie[modifier | modifier le wikicode]

L''industrie manufacturière des pays en développement a connu des difficultés au cours des années 1970 et 1980, notamment 1973 à 1985. Il est possible de distinguer quatre faiblesses de l’industrie manufacturière des tiers-mondes :

  • spécialisation dans des branches traditionnelles (textile, alimentaire, etc.) : cette spécialisation dans des branches traditionnelles a entraîné une industrialisation de substitution aux importations occidentales, plutôt qu'une véritable industrialisation qui aurait permis de développer de nouveaux secteurs et de créer de nouveaux emplois. Cela a également limité la diversification de l'économie et la croissance économique à long terme. La dépendance à ces secteurs traditionnels a également rendu l'industrie vulnérable aux fluctuations des prix et à la concurrence étrangère.
  • multinationalisation plus accentuée :La multinationalisation accrue des années 1970 et 1980 a entraîné une dépendance accrue aux capitaux étrangers, en particulier à ceux des pays riches. Cela a limité la capacité des pays en développement à mener une politique économique indépendante, car leur dépendance aux entreprises étrangères les a rendus plus vulnérables aux intérêts et aux décisions de ces entreprises. Cela a également entraîné une surexploitation de leur industrie, car les entreprises étrangères étaient principalement intéressées par les profits à court terme plutôt que par le développement à long terme.
  • sous-utilisation des capacités de production : la sous-utilisation des capacités de production est liée à des erreurs de planification économique. Les gouvernements en développement ont souvent investi dans des projets qui ne répondaient pas aux besoins réels de leur économie, ou ont surinvesti dans certaines industries sans avoir les marchés pour absorber les produits finis. Cela a entraîné un gaspillage de ressources et une sous-utilisation des capacités de production existantes. Ces erreurs de planification étaient souvent le résultat d'un manque de coordination entre les différents secteurs de l'économie, ainsi que d'une absence de vision à long terme pour le développement économique.
  • trop forte concentration géographique : la trop forte concentration géographique est un autre défi pour l'industrie manufacturière des pays en développement. Beaucoup de ces industries étaient concentrées dans les grandes villes, ce qui a entraîné des déséquilibres économiques entre les régions rurales et urbaines. Les régions rurales ont souvent été délaissées, ne disposant pas des mêmes opportunités économiques et de développement que les régions urbaines. Cela a également entraîné des problèmes en termes de main-d'œuvre et de logement, car les gens ont été attirés vers les villes en quête d'emplois, créant des problèmes de surpopulation et de manque de logements. Il était nécessaire de diversifier les régions industrielles pour équilibrer les opportunités économiques et réduire la pression sur les grandes villes.

Dans les années 1970 et 1980, il y a eu une crise de l'agriculture et de l'industrie dans les pays en développement, en raison de facteurs tels que la spécialisation dans des branches traditionnelles, la dépendance aux capitaux étrangers, la sous-utilisation des capacités de production et la concentration géographique. Les "dragons asiatiques" et certaines puissances d'Amérique latine ont réussi à se réindustrialiser, mais la plupart des pays en développement ont continué à être sous-industrialisés. Ces défis sont toujours présents aujourd'hui, et que de nombreux pays en développement continuent de lutter pour relever ces défis et atteindre un développement économique durable.

Commerce extérieur[modifier | modifier le wikicode]

La crise pétrolière de 1973 a entraîné une dépression économique en raison des distorsions causées par les prix élevés du pétrole entre les pays producteurs et les pays importateurs. Les dépressions se sont produites en deux temps, avec un creux de 1974 à 1985 et une reprise de 1985 à 1995. Le taux d'extraversion, qui mesure la dépendance des pays à l'exportation, était élevé en 1913 et atteint à nouveau ce niveau en 1972 et 1973, surtout dans les pays des tiers-mondes qui dépendent fortement des pays occidentaux.

Les pays des tiers-mondes ont généralement des liens commerciaux plus étroits avec les pays développés, en particulier les pays occidentaux, et dépendent donc davantage de ces derniers pour leur croissance économique. Les pays développés, quant à eux, ont tendance à avoir des relations commerciales plus diversifiées et moins dépendantes les uns des autres. La crise pétrolière des années 1970 et 1980 a accentué cette tendance en augmentant les coûts énergétiques et en perturbant les échanges commerciaux entre les pays producteurs et importateurs de pétrole. Il est vrai que cette crise a aggravé l'héritage de dépendance économique des pays des tiers-mondes envers les pays occidentaux.

Aide au développement, emprunts, pétrole et spirale de la dette[modifier | modifier le wikicode]

Définition de l’aide au developpement[modifier | modifier le wikicode]

L'aide au développement est un ensemble de politiques et de pratiques qui visent à améliorer les conditions économiques, sociales et environnementales des pays en développement. Elle peut prendre la forme de financement, de coopération technique, de transferts de technologies, de formation professionnelle, etc. Elle est généralement fournie par les gouvernements des pays industrialisés, les organisations internationales, les ONG et les entreprises privées. L'objectif de l'aide au développement est de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l'amélioration des conditions de vie des populations des pays en développement.

Il existe quatre types d’aides au développement. Ces différentes formes d'aide au développement ont des objectifs et des résultats différents, et peuvent avoir des impacts économiques, sociaux et environnementaux différents sur les pays bénéficiaires :

  • dons : contributions financières ou en nature qui sont fournies sans aucune contrepartie ;
  • prêts préférentiels : emprunts à taux d'intérêt avantageux qui sont accordés à des pays en développement pour financer des projets de développement économique et social.
  • prêts du secteur privé : prêts qui sont accordés par des institutions financières privées pour financer des projets commerciaux ou industriels dans les pays en développement.
  • crédits à l’exportation : c’est une manière de doper les logiques du pacte colonial. C’est un financement des échanges sud – nord sur les produits tropicaux. Ce sont des prêts qui sont accordés pour financer des exportations vers les pays en développement.

L'aide conditionnelle est une forme d'aide au développement qui est liée à certaines conditions qui doivent être remplies par les pays bénéficiaires pour recevoir cette aide. Certaines formes d'aide conditionnelle peuvent effectivement avoir des conséquences négatives sur les pays bénéficiaires, telles que la surévaluation des projets, l'augmentation des coûts des projets, la perte de souveraineté économique, et la perte de l'efficacité de l'aide. Il est important que les gouvernements et les organisations qui fournissent cette aide tiennent compte de ces conséquences potentielles et cherchent des moyens de les réduire, tout en continuant à soutenir les efforts de développement des pays en développement.

L'aide au développement a été affectée par les crises économiques et financières. Les périodes de crise économique ont tendance à entraîner une diminution des budgets destinés à l'aide au développement, car les gouvernements sont soumis à des pressions pour réduire les dépenses publiques et stimuler leur propre économie. Cela a entraîné une diminution de l'aide publique au développement (APD) dans de nombreux pays.

Les années 90 ont été marquées par une baisse de l'aide au développement, notamment en raison de la réduction des budgets de l'aide et de la montée des idéologies néolibérales. Cependant, les tendances ont évolué au cours des années 2000, avec l'augmentation de l'aide au développement en termes absolus, et même un léger augment de l'APD en pourcentage du PIB des pays donateurs en 2010.

L'aide du secteur privé, comme les investissements directs étrangers (IDE) et les prêts du secteur privé, a diminué pendant les périodes de crise économique, les entreprises et les investisseurs étant plus réticents à prendre des risques dans les pays en développement. Les banques ont également été plus prudentes dans leur accord de prêts aux pays en développement, en raison de la crainte de ne pas être remboursées.

Les donateurs[modifier | modifier le wikicode]

Les pays industrialisés, en particulier les membres de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), sont les principaux donateurs d'aide au développement. Les États-Unis, le Japon, l'Allemagne et les pays scandinaves sont traditionnellement les principaux contributeurs en termes d'aide publique au développement (APD). Certains pays membres de l'OCDE ont également des programmes d'aide bilatérale, c'est-à-dire qu'ils soutiennent directement les projets de développement dans les pays en développement.

Au cours de la Guerre froide, les pays socialistes et les pays producteurs de pétrole ont également joué un rôle important dans la fourniture d'aide au développement, en particulier aux pays en développement qui étaient considérés comme des alliés de leur bloc respectif. Cependant, leur contribution totale à l'aide au développement était généralement moins importante que celle des pays occidentaux.

Il est important de noter que depuis les années 2000, de nouveaux acteurs émergents tels que les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et les pays en développement émergents en général, jouent un rôle croissant dans la fourniture d'aide au développement, en tant que donneurs ou en tant qu'entités multilatérales.

Les bénéficiaires[modifier | modifier le wikicode]

Les pays en développement qui ont été des colonies ou des protectorats des pays industrialisés ont été des bénéficiaires importants de l'aide au développement. Les pays en développement qui ont des liens historiques et culturels avec les pays donateurs ont souvent été les principaux bénéficiaires de l'aide bilatérale. Les critères de sélection des bénéficiaires de l'aide au développement varient selon les pays donateurs et les organisations internationales, mais généralement les pays les plus pauvres et les plus vulnérables sont les premiers ciblés pour recevoir l'aide.

Les pays qui sont considérés comme des "pays à risque" ou "fragiles" politiquement peuvent recevoir des sommes importantes d'aide au développement. Les objectifs de cette aide peuvent inclure la stabilisation de la situation politique, éviter les conflits et le radicalisme, et favoriser la transition vers des systèmes politiques plus stables et démocratiques. Cependant, il est important de noter que l'aide au développement ne doit pas être utilisée comme un moyen de contrôler les pays bénéficiaires ou de les maintenir dans une situation de dépendance. L'aide au développement doit être utilisée pour renforcer les capacités des pays bénéficiaires, promouvoir leur développement économique et social et renforcer leur souveraineté.

L'aide au développement peut être utilisée à des fins politiques et stratégiques, y compris pour renforcer la position des pays donateurs dans les organisations internationales. Les pays qui ont des intérêts économiques ou politiques dans les pays bénéficiaires de l'aide au développement peuvent être plus enclins à fournir de l'aide à ces pays, dans l'espoir de renforcer leur influence ou de protéger leurs intérêts.

Certains pays, comme la Suisse et la Belgique, ont rapidement fourni de l'aide aux pays d'Asie centrale lors de leur indépendance après la chute de l'URSS. Il est possible que cela ait été fait pour renforcer leur influence dans la région et pour favoriser leur élection à des postes clés dans les organisations internationales comme la Banque mondiale. Cependant, il est important de noter que cela ne signifie pas que toutes les motivations des donateurs étaient fondées sur des intérêts égoïstes. Les pays donateurs peuvent également avoir des motivations humanitaires et éthiques qui les poussent à fournir de l'aide au développement aux pays en développement.

La dette[modifier | modifier le wikicode]

Dans les années 1970 et 1980, de nombreux pays en développement ont contracté des emprunts auprès de pays riches pour financer la construction d'infrastructures et stimuler la croissance économique. Cependant, pour rembourser ces dettes, certains de ces pays ont dû s'endetter davantage, ce qui a conduit à une situation de dette soutenable. Les politiques économiques keynésiennes étaient souvent utilisées pour justifier ces emprunts, mais elles ont finalement entraîné des problèmes économiques et sociaux importants pour les pays emprunteurs.

En 1979, le deuxième choc pétrolier a eu lieu, entraînant une augmentation significative des prix de l'énergie et une réduction de l'offre de dollars sur les marchés internationaux. Cela a entraîné une hausse des taux d'intérêt et une réduction de la disponibilité de crédit pour les pays en développement, qui ont dû emprunter davantage pour rembourser les intérêts de leur dette existante. Cette situation a entraîné ce qu'on appelle la spirale de l'endettement, où les pays emprunteurs ont dû s'endetter encore plus pour rembourser leurs dettes, ce qui a conduit à une situation de dette soutenable et des difficultés économiques pour ces pays.

Après les années 1980, la pensée économique néoclassique libérale a remplacé en partie la pensée keynésienne en tant qu'orientation dominante pour les politiques économiques, en mettant l'accent sur la discipline budgétaire et la réduction de la dette. Les pays en développement qui étaient endettés ont été soumis à des programmes d'ajustement structurel imposés par les créanciers internationaux, qui ont souvent inclus des coupes dans les dépenses sociales et les investissements en infrastructures nécessaires au développement économique. Ces politiques ont été critiquées pour leur impact négatif sur les populations les plus pauvres des pays emprunteurs et pour leur rôle dans la perte de l'autonomie économique et politique de ces pays.

Les plans d'ajustement structurel imposés aux pays en développement endettés dans les années 1980 ont été très critiqués pour leur impact négatif sur les populations les plus pauvres. Ces plans ont souvent inclus des coupes dans les dépenses sociales et les investissements en infrastructures, tels que la santé et l'éducation, ce qui a entraîné des réductions de services publics et des augmentations des inégalités sociales. Cette politique était en phase avec la pensée néolibérale qui prônait la réduction de la taille de l'Etat, la libéralisation des marchés et la réduction des déficits budgétaires. Les plans d'ajustement structurels ont été négociés entre les États en difficulté financière et les organisations internationales, qui ont imposé des coupes budgétaires drastiques pour rembourser les dettes. Ces politiques ont été accusées d'avoir aggravé les difficultés économiques des pays emprunteurs et d'avoir entraîné des conséquences sociales et économiques néfastes pour les populations les plus vulnérables.

Les coupures budgétaires imposées dans les années 1980 ont eu un impact négatif sur les secteurs clés tels que l'éducation et la santé, qui sont considérés comme des éléments clés pour le développement économique et social. Les conséquences sociales, humaines et économiques ont été importantes, car ces coupures ont entraîné des réductions de services publics et des augmentations des inégalités sociales. Les plans d'ajustement structurels ont été perçus comme des politiques imposées par les pays occidentaux aux pays en développement, qui ont été critiqués pour leur vision occidentalocentrée et leur manque de considération pour les réalités et les besoins des pays emprunteurs. Les critiques ont également souligné que ces plans ont été imposés par les organisations internationales sans considération pour les conséquences pour les populations locales. Depuis cette période, il y a eu une réflexion sur les limites de cette vision et une prise de conscience que les solutions pour le développement ne peuvent être imposées par les pays occidentaux ou les organisations internationales, mais doivent être élaborées en collaboration avec les gouvernements et les populations des pays en développement.

La recomposition politique et économique du monde[modifier | modifier le wikicode]

Depuis les années 1980, il y a eu une recomposition politique et économique du monde, qui a été marquée par l'émergence de nouvelles puissances économiques telles que la Chine, l'Inde et les pays émergents en général, qui ont commencé à jouer un rôle croissant sur la scène internationale. Les relations économiques et politiques entre les pays ont évolué, avec une augmentation de la coopération et de la concurrence entre les pays en développement et les pays développés. La crise de la dette des années 1980 a conduit les pays en développement à réfléchir sur les coûts, les difficultés et les limites des politiques économiques imposées par les pays occidentaux et les organisations internationales. Les pays en développement ont commencé à rechercher des alternatives pour leur développement économique et social, en s'appuyant sur leur propre potentiel et en établissant des relations économiques et politiques plus équitables avec les pays développés. Les changements survenus dans le monde ont créé un nouveau cadre politique, social et économique international qui était inimaginable auparavant, mais qui offre des opportunités pour un développement plus équitable et plus durable.

Les grandes ruptures[modifier | modifier le wikicode]

En 1978, le mouvement des Quatre modernisations a été lancé en Chine sous l'initiative de Deng Xiaoping, qui est devenu le leader du pays après la mort de Mao Zedong. Ce mouvement visait à moderniser les secteurs clés de l'économie chinoise, tels que l'agriculture, l'industrie, la défense nationale et la science et la technologie, afin de renforcer la compétitivité économique de la Chine sur la scène internationale. Les réformes économiques lancées dans le cadre de ce mouvement ont inclus l'introduction d'un système économique de marché, la privatisation d'entreprises d'État et l'ouverture de l'économie chinoise aux investissements étrangers. Ces réformes ont conduit à une croissance économique rapide en Chine et ont permis l'intégration de la Chine dans l'économie mondiale, en ouvrant les portes à l'exportation et en attirant les investissements étrangers. Cependant, certains secteurs stratégiques tels que l'armée, la sécurité et les communications, restaient sous contrôle de l'État. Les réformes économiques ont également eu un impact sur la société chinoise en créant de nouvelles inégalités et des problèmes sociaux.

En 1986, le Vietnam a lancé une réforme économique connue sous le nom de Doi Moi (ou Renouveau), qui visait à moderniser l'économie vietnamienne en introduisant des éléments d'une économie de marché socialiste. Les réformes économiques ont inclus la décentralisation des décisions économiques, la privatisation des entreprises d'État et l'ouverture de l'économie vietnamienne aux investissements étrangers. Le Doi Moi a conduit à une croissance économique rapide au Vietnam et a permis l'intégration du Vietnam dans l'économie mondiale, notamment en ouvrant les portes à l'exportation et en attirant les investissements étrangers. Cependant, le Vietnam est resté un État à parti unique et le Parti communiste vietnamien a conservé son contrôle sur les aspects politiques et sociaux du pays. Le Doi Moi a également eu un impact sur la société vietnamienne, en créant de nouvelles inégalités et des problèmes sociaux.

L'année 1989 a été marquée par des événements majeurs qui ont eu un impact considérable sur la politique, l'économie et la société mondiales. La chute du Mur de Berlin en novembre 1989 a mis fin à la guerre froide et a entraîné des changements majeurs dans les relations internationales et la configuration géopolitique mondiale. Cet événement a mis fin au système bipolaire qui opposait l'Occident capitaliste à l'Est communiste, et a conduit à l'effondrement du système communiste en Europe de l'Est. Cela a conduit à la fin de la confrontation idéologique entre les deux systèmes économiques qui régissaient le monde, et pour la première fois depuis longtemps, le monde est devenu majoritairement régi par un système économique unique, l'économie de marché. Cette évolution a eu un impact considérable sur les relations internationales, la politique étrangère et les relations économiques entre les pays, et a conduit à une réévaluation des orientations pour les politiques économiques et sociales à l'échelle mondiale.

1989 est l'année des événements de Tien Anmen à Pékin en Chine, qui a vu des manifestations pour la démocratie, les droits de l'homme et la liberté de la presse, être violemment réprimées par les autorités chinoises. Cela a conduit à une condamnation internationale de la répression et à des sanctions économiques et diplomatiques de la part de nombreux pays. Cependant, la Chine est restée un pays communiste théoriquement, mais avec l'émergence de l'économie de marché, elle a également adopté des politiques économiques libérales qui ont conduit à une croissance économique rapide et à une intégration croissante dans l'économie mondiale. A l'exception de Cuba, la plupart des pays anciennement communistes ont adopté une économie de marché et un système économique libéral, ce qui a conduit à une globalisation économique et une augmentation des échanges commerciaux entre les pays.

Les écarts de développement[modifier | modifier le wikicode]

La période des Trente glorieuses (après la seconde guerre mondiale jusqu'à la crise économique de 1973) a été marquée par une croissance économique rapide dans les pays industrialisés, tandis que les pays en développement ont connu des taux de croissance plus faibles. Cela a conduit à un accroissement des écarts de développement entre les pays riches et les pays pauvres. Les années 1970 et 1980 ont été marquées par des crises économiques et des dettes qui ont affecté de manière particulière les pays en développement, entraînant des difficultés économiques et sociales. La chute de l'Union Soviétique en 1991 a également conduit à un changement dans les relations internationales, et l'Afrique n'était plus considérée comme un enjeu idéologique et stratégique majeur pour les puissances mondiales, ce qui a conduit à un manque d'attention et d'aide au développement pour cette région. Ces facteurs ont contribué à creuser les écarts de développement entre les pays riches et les pays pauvres, et ont rendu plus difficile la réduction de la pauvreté et l'éradication de la faim dans les pays en développement.

Malgré les efforts pour réduire les écarts de développement entre les pays riches et les pays en développement, ces écarts persistent encore aujourd'hui. Selon les dernières données disponibles, un habitant des pays développés est en moyenne 10 fois plus riche qu'un habitant d'un pays en développement. Les inégalités économiques sont également présentes à l'intérieur des pays en développement, où il existe souvent des disparités importantes entre les différentes régions et les groupes sociaux.

L'Afrique, en particulier, a connu une paupérisation croissante au cours des dernières décennies, avec des taux élevés de pauvreté et de sous-alimentation, ainsi qu'une faible croissance économique. Les politiques de développement et les programmes d'aide internationale ont eu des résultats mitigés dans la réduction de la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie dans les pays en développement, et il reste encore beaucoup à faire pour réduire les écarts de développement et améliorer les conditions de vie des populations des pays en développement.

Avec la fin de la guerre froide et l'effondrement du système communiste en Europe de l'Est, le monde est devenu majoritairement régi par un système économique unique, l'économie de marché, qui a conduit à une globalisation économique et une augmentation des échanges commerciaux entre les pays. Cependant, cela n'a pas entraîné une homogénéisation des conditions économiques et sociales à travers le monde et les inégalités économiques entre les pays et à l'intérieur des pays ont persisté, voire s'accentuées.

En termes de relations internationales, les États-Unis restent une puissance dominante sur la scène mondiale, avec une influence économique, militaire et culturelle importante. Cependant, d'autres acteurs émergents tels que la Chine, l'Inde et certains pays d'Amérique latine et d'Asie, jouent un rôle de plus en plus important sur la scène économique et politique mondiale. Les relations internationales sont devenues plus complexes et plus multipolaires avec l'émergence de ces acteurs et de nouveaux enjeux tels que le changement climatique, les migrations, les conflits régionaux et les questions de sécurité.

Les tiers-mondes[modifier | modifier le wikicode]

Les progrès réalisés dans les pays en développement en matière d'espérance de vie et de taux d'analphabétisme au cours des dernières décennies sont indéniablement positifs. Ces indicateurs témoignent de progrès significatifs en matière de santé et d'éducation, qui ont des impacts importants sur la qualité de vie des populations des pays en développement. Cependant, les inégalités économiques et sociales persistent toujours dans ces pays et il reste encore beaucoup à faire pour améliorer les conditions de vie des populations des pays en développement et réduire la pauvreté. Les difficultés économiques et les crises financières qui ont frappé les pays en développement au cours des dernières années ont également contribué à aggraver la situation des personnes les plus vulnérables. Il est donc important de continuer à mettre en œuvre des politiques de développement efficaces et ciblées pour améliorer les conditions de vie des populations des pays en développement et réduire les inégalités économiques et sociales.

Annexes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]