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La mondialisation des marchés de l'argent

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La Grande-Bretagne et la France : banquiers du monde[edit | edit source]

La Grande-Bretagne et la France permettent la création d’un système financier et bancaire puissant.

Les États sont les principaux emprunteurs. Avec leurs bénéfices, les pays investissent dans leur industrialisation, ensuite les industriels placent leurs capitaux en banque et les banques vont placer ces capitaux sur les marchés. Grâce à cela, vers 1820 - 1830, Londres et Paris deviennent les premières places financières.

Cette puissance s’amplifie à partir de 1850, car les puissances peuvent construire des infrastructures collectives comme des chemins de fer ou encore des ports, mais également des infrastructures pour la rénovation urbaine. Les capitaux issus de l’industrialisation permettent de financer ces infrastructures ce qui améliore la vie des habitants et ces mêmes capitaux permettent peu à peu la mondialisation en étant prêtés au reste du monde.

L'exportations de capitaux : le modèle anglais vs. le modèle français[edit | edit source]

La Grande-Bretagne investit aux États-Unis et également dans ses colonies, mais pas en Europe occidentale. Au contraire, cela est plutôt la France qui investit en Europe et surtout en Russie. Au final, c’est la Grande-Bretagne qui s’en sort le mieux profitant de la vitesse de développement des États-Unis. Il faut savoir que la Russie ne remboursera pas ses dettes envers la France tandis que les États-Unis vont rembourser la Grande-Bretagne pendant la Deuxième guerre mondiale en équipement militaire.

Au total, la France et la Grande-Bretagne auront prêté au reste du monde 100% de leur PIB.

Il existe notamment deux interprétations de ces flux :

  • ces flux mènent à la crise de la dette, car emprunter pour rembourser les emprunts est cercle vicieux. C'est ce qui va développer déjà au début du XXème siècle comme le constat de Lénine dans les pays du tiers-monde. Par exemple, l'Empire ottoman et l'Empire chinois n'arrivent pas à rembourser la dette et leurs intérêts. Ces empires vont devoir emprunter pour pouvoir rembourser.
  • À la fin du XIXème siècle, il y a un large marché des capitaux à l’échelle mondiale. Ces capitaux sont importants et mobiles. Même aux États-Unis où les flux humains sont limités, les flux de capitaux sont importants.

L’Afrique reste le seul continent exclu de ces flux et de cette mondialisation depuis la fin de la traite négrière.

Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]