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L’État, l’Église, le marché : les libéraux contre les conservateurs dans les jeunes républiques

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Une voie distincte : l’indépendance du Brésil[edit | edit source]

Formation et maillage du territoire[1]

La colonisation du Brésil est plus lente que dans les pays espagnols. Les plantations de sucre sont les plus importantes de l’économie coloniale après 1650. La production du sucre a comme conséquence l’établissement d’une société des plantations. On pratique la monoculture à grande échelle et c’est l’esclavage qui fournit la main-d’œuvre. Il y a peu de diversification dans cette phase de l’économie brésilienne.

À la fin du XVIIème siècle, en 1695, on trouve finalement de l’or dans le sud-ouest du pays et cela marque le début du cycle des mines pour le Brésil. Afin d’exploiter les mines d’or, les planteurs se déplacent vers le sud avec leurs esclaves, il y a aussi de nouveaux colons qui arrivent d’Europe. Sont aussi découvert des diamants, et la couronne commence à avoir du mal à garder le contrôle de la production et de l’exportation. Ce cycle minéral ne dure pas très longtemps. Après 1760 les gisements d’or et de diamants commencent à être épuisés. En dépit de cela, le centre du pouvoir dans la colonie a déjà bougé, comme le montre l’établissement d’une capitale vice-royal à Rio de Janeiro en 1763. Autour de Rio et de Sao Paulo on essaie de mieux exploiter le potentiel agricole. Au sud, l’élevage des bœufs devient important.

Rio est définie comme capitale grâce à sa proximité avec les mines d’or et que c’est important que le pouvoir soit dans le port où les navires arrivent et où l’or et les diamants sortent du pays, afin de mieux contrôler la contrebande.

Avec tous ces changements, le Brésil compte en 1800 plus d’habitants et dispose d’une économie plus importante que le Portugal.

Maîtres et esclaves au Brésil[edit | edit source]

L’institution la plus importante reste l’esclavage. On a d’abord la société de plantation dans le nord-est après cela passe vers le sud. Comme pour l’Amérique espagnole, on peut observer un souci du maintien des distinctions ethniques dans les colonies. Similairement à l’Amérique espagnole, les métisses deviennent un groupe de plus en plus grand et la ligne entre les blancs et les noirs ne peut pas en principe être maintenue. Dans les mariages dans les familles de l’élite, il y a seulement la race « pure et blanche » qui peut être considérée comme prétendante. Il y a pourtant certaines réalités démographiques, ce métissage magistral existe due à la faible proportion de femmes blanches dans la colonie et aussi à cause du pouvoir despotique des planteurs portugais qui font avec leurs esclaves indigènes et surtout africaines ce qu’ils veulent. La combinaison africaine / portugaise est la plus fréquente alors qu’il n’y a pas beaucoup d’enfants indigènes/portugais ou indigènes / africains. À partir de 1755; on officialise les mariages entre portugais et indigènes, blancs et noirs.

C’est une société où la catégorie race est très importante. Les enfants nés des unions entre des colons et des esclaves on des destins très variés. Les pères quelques fois ont des relations bienveillantes avec leurs enfants, leurs donnent des propriétés, fournissent éducation et/ou postes. Une stricte séparation raciale n’est inévitablement plus possible. Au XVIIIème siècle, les personnes dans l’armé, dans la bureaucratie ou parmi les commerçants semblent très basanées aux yeux des observateurs européens. Au Brésil, on classe les individus selon leur couleur de peau ainsi que en fonction de leur position économique et sociale. C’est ce second aspect qui est très particulier au Brésil et un peu en Amérique centrale, cette idée que la position économique et sociale détermine la perception de la race.

Exemple : la fonction, la position « blanchit » la personne.

L’esclavage a eu des conséquences profondes sur l’organisation sociale (relations très asymétriques entre les blancs et les noirs) et cette institution a aussi encouragé des attitudes étranges vis-à-vis du travail manuel, qui ont eu un impact sur le développement économique du Brésil. L’identification du travail manuel à l’esclavage impose des limites aux occupations qui peuvent accepter les hommes libres qu’ils soient des blancs ou des métis (contraste avec l’Amérique du Nord, les farmers qui travaillent avec leurs mains).

Les réformes de Pombal[edit | edit source]

Le marquis de Pombal

Comparables aux réformes bourboniennes car elles aussi visent à encourager le commerce tout en contrôlant mieux les exportations, en augmentant les recettes. Ces réformes s’accompagnent du déplacement de la capitale de Salvador à Rio (nécessaire pour mieux contrôler le commerce de l’or et du diamant). Résistances et conspirations contre la couronne mais sans la présence de mouvements forts pour l’émancipation car (surtout à la fin du XVIIIème siècle) on hésite beaucoup suite aux rapports que le Brésil reçoit de la révolution d’haïtienn.

La révolution d’Haïti[edit | edit source]

Incendie de la Plaine du Cap - "massacre des Blancs par les Noirs"

Auparavant Saint-Domingue, c’était la plus grande colonie qui enrichissait la France (Nantes et Bordeaux) grâce au régime impitoyable des plantations de sucre. Suite à la révolution française de 1789, les hommes libres de couleur commencent à revendiquer l’égalité des droits avec les blancs. Paris refuse en 1790 de donner les mêmes droits. Les libres de couleurs se révoltent et une année plus tard, les esclaves suivent l’exemple en demandant l’abolition de l’esclavage. Les Français, ne sachant plus quoi faire, acceptent l’abolition en 1794 et la nouvelle fait le tour du monde assez rapidement.

Les Brésiliens n’en sont pas ravis (Noirs qui agressent des familles blanches en représailles) car ils ont été témoins de beaucoup de soulèvement d’esclaves dans les plantations de sucre au s du XVIIIème siècle. Il existe donc une peur des révoltes et l’instauration des « quilombos » qui sont des communautés d’esclaves qui ont échappés à leur maîtres. Le Brésil en 1800 pense avoir besoin des esclaves et ne peut imaginer son développement économique autrement (sur 3 millions d’habitants, à peu près un tiers sont des esclaves africains).

C’est pourquoi les colons portugais, malgré le fait qu’ils ne soient pas forcément heureux avec les réformes du Marquis de Pombal, ne désirent pas créer d’instabilités politiques et sociales. Après 1800 ils importent même plus d’esclaves afin de profiter de la baisse de production du sucre haïtien. Ils n’ont donc aucun intérêt à déstabiliser cette organisation esclavagiste avec un mouvement politique indépendantiste car il est fondamental de maintenir l’ordre social.

L’invasion napoléonienne et la fuite de la cour portugaise[edit | edit source]

La famille royale de Portugal se préparant à partir pour le Brésil

Les troupes de Napoléon envahissent la péninsule ibérique en 1807 mais la cour Portugaise organise sa fuite avec l’aide des Anglais vers le Brésil le jour même. Des milliers de Portugais partent donc vers le Brésil. Rio de Janeiro devient donc la capitale de l’empire colonial portugais et le Brésil à ce moment perd son statut colonial car il fait maintenant partie du « Royaume Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves ».

Lorsque la cour arrive à Rio en janvier 1806 elle constate pas mal de défauts → pas de presse à imprimer, pas d’universités, pas de commerce (sauf avec le Portugal). On désir adapter Rio à la dignité de la cour. Installation d’une manufacture de porcelaine dans les sous-sols du palais, début du premier journal (Gazeta do Rio de Janeiro). Dans le domaine économique, la cour impose la modernification ainsi que la diversification et décide d’abroger les lois qui ont interdit l’établissement des industries au Brésil et bientôt on va avoir une production des manufactures locales. La couronne décide aussi d’ouvrir les ports brésiliens au commerce avec les alliés (contre Napoléon), et surtout les Anglais.

Pour les Brésiliens les conséquences de cette ouverture sont mixtes. Ils n’apprécient pas beaucoup le rôle dominant qu’ont les Anglais qui posent des conditions pour leur aide. En 1808, les Anglais commencent déjà à mettre la pression au Brésil pour l’abolition de la traite d’esclaves. Le roi a donc du faire des promesses, ce qui a fortement déplût aux élites créoles.

Tentative de recolonisation et la voie vers l’indépendance[edit | edit source]

Tableau de Simplício Rodrigues de Sá, vers 1830.

Tentative de recolonisation par le Portugal et c’est encore une fois les évènements européens qui changent le jeu. Les « loyalistes » du roi du Portugal réussissent à expulser les troupes françaises. Deux ans plus tard, en 1809, les élites demandent donc le retour de Joao VI afin de continuer l’exploitation coloniale du Brésil. Désir d’un retour au status quo ante avant l’arrivée des troupes françaises. Le roi retourne au Portugal en 1821 mais laisse son héritier Dom Pedro à Rio, ce qui ne satisfait pas les élites qui veulent que chaque province soit dirigée par Lisbonne. Elles demandent donc le retour de Dom Pedro, envoient une flotte ainsi qu’un général afin de la capturer. C’est là que Dom Pedro résiste aux pressions de l’élite, regroupe ses propres forces et reste donc au Brésil avec l’accord de son père. Il décide tout seul de déclarer l’indépendance du Brésil le 7 septembre 1822.

Indépendance assez différente, pas de fortes résistances de la part des troupes portugaises après la déclaration. Reconnaissance par le Portugal en 1825, suivie par le début de relations diplomatiques avec les autres monarchies européennes. Il n’y a pas de grand basculement des structures sociales, pas d’instabilité sociale qui permettrait aux couches sociales inférieures d’améliorer leurs conditions. C’est donc finalement un processus d’indépendance moins coûteux que celui des Espagnoles.

Les guerres d’indépendance en Amérique espagnole[edit | edit source]

Les forces locales prennent le pouvoir en mai 1810 à Buenos Aires, la capitale de la vice-royauté de Rio de la Plata qui est fondée très tard pendant les réformes bourboniennes. A Caracas une junte prend le pouvoir en 1811. L’assemblée se déclare fidèle à Ferdinand VII mais un congrès déclare l’indépendance. A Bogota et à Santiago les mêmes situations se répètent. Pourquoi ces endroits ? Ces lieux sont toutes des villes qui sont périphériques, n’étant pas dans le centre du pouvoir espagnol (Lima & Mexico).

Il y a donc dans ces endroits des gens qui prennent le pouvoir et qui veulent gouverner, au nom de Ferdinand ou pas mais beaucoup de ces gens n’ont pas les ressources. Après 1814 lorsque Ferdinand revient au pouvoir en Espagne se passe alors la reconquête royaliste qui reprend le pouvoir dans tout ces endroits sauf en Argentine.

Le cas du Mexique est un peu à part, les Espagnoles entrent en conflit avec les Créoles qui dominent les assemblées locales et les Créoles déposent le vice-roi et se déclarent loyales à Ferdinand VI. Ce mouvement d’autonomie locale (la capture du Roi par les Français) est bientôt dépassé par le soulèvement du curé de Dolores, Miguel Hidalgo qui lance l’appel « Vive la Vierge de Guadalupe, Mort aux Espagnols ». C’est très important car c’était une insurrection métisse et Indienne, une insurrection anticoloniale qui menace d’emporter l’ordre social. Mais même Hidalgo a peur des masses qu’il a soulevé et n’ose pas prendre la ville de Mexico quand il a la possibilité de le faire. Les élites créoles et espagnoles s’unissent contre cette révolte et l’armée royaliste écrase les rebelles et fait exécuter Hidalgo en 1811. Les soulèvements continuent, il y a même un autre curé métis, Morelos, qui prononce l’indépendance du Mexique mais deux ans plus tard la révolte semble succomber. Le cas du Mexique est vraiment spécial car il devient indépendant après que la Révolution libérale triomphe en Espagne en 1820. Les élites créoles et les officiers ne veulent pas accepter des constitutions libérales qui menacent l’ordre social de la colonie et choisissent donc le camp de l’indépendance et en février 1821, les créoles se mettent d’accord avec les derniers chefs rebelles et le Mexique devient alors indépendant.

Down from Colonialism : les conséquences politiques économiques et sociales des guerres d’indépendance[edit | edit source]

Le processus d’indépendance est vraiment un jeu compliqué de va-et-vient, qui aura duré plus de 15 ans. Pour beaucoup de gens dans les colonies ces changements sociaux ne sont pas si importants. Les élites créoles ne visent pas à changer les structures sociales instaurées mais à juste remplacer les Espagnoles. Une vie basée sur exploitation des matières premières et des produits alimentaires et à exporter en A.N ou en Europe et donc le système agricole ne doit pas changer afin de préserver l’ordre économique, on retrouve donc de grandes exploitations où les indigènes, les mestizos se retrouvent dans des conditions assez serviles. Il n’y a pendant le processus d’indépendance ni réforme agraire ni redistribution des terres, c’est à dire que les grands domaines espagnols passent aux mains des élites créoles. Il y a cependant encore quelques officiers militaires d’origine métis qui reçoivent des propriétés et sont donc assimilé à l’élite et finissent par oublier le sort de leur groupe d’origine. Même si l’on a des constitutions républicaines et libérales, il n’y a pas de changements structurels et économiques dans la société et cela favorise aussi la permanence des valeurs aristocratique dans la société.

Il faut prendre en compte la durée de ces processus d’indépendance (15 ans) afin de mieux comprendre les conséquences qui ont été engendrées. L’Espagne ne reconnaîtra pas l’indépendance de ses colonies avant l’année 1836 pour le Mexique, càd 10 ans après l’indépendance factuelle. Le fait qu’ils ne reçoivent pas de reconnaissance diplomatique joue aussi sur les conséquences. Pendant ces guerres, les forces créoles reçoivent peu d’aide extérieure et cela a d’ailleurs été une grosse déception car ils pensaient que les Américains allaient les aider. L’Amérique latin gagne donc seule son indépendance avec une population assez désunie. Le conflit est amer, il oppose des régions les unes aux autres et il divise des familles. Perte économique très grande suite aux campagnes militaires : hommes, chevaux, ressources. L’argent investit dans le militaire participe à la destruction des infrastructures. Les mines qui étaient si importantes pendant la période coloniale en prennent un coup, et certaines ne reprennent jamais la production. Au moment de l’indépendance, l’A.L est épuisée, ce ne sont donc pas les meilleures conditions pour construire des pays indépendants.

Comparaison depuis les années 1800 entre les États-Unis et la Nouvelle-Espagne[edit | edit source]

Au début, la Nouvelle-Espagne est plus grande que les États-Unis et possède une économie de mines d’argent. Le Mexique a pourtant eu du mal à se remettre de ces 15 années de guerres. Le traumatisme de l’indépendance se voit non seulement dans la géographie mais aussi dans la démographie du pays. Alors que les États-Unis augmentent leur population (naturellement et immigration), ce n’est pas le cas du Mexique qui perd d’ailleurs près de 10% de sa population durant la guerre. Les conséquences économiques ont eu pour effet de ralentir la croissance du pays. L’incertitude a laissé des traces ainsi que la destruction des infrastructures (ponts, routes) qui empêchent les blés mexicains d’être correctement importés à Mexico. On observe donc une stagnation économique, une absence d’impôts, un gouvernement pauvre qui ne peut rien distribuer et donc non populaire, ce qui encourage donc l’instabilité politique de la période postindépendance.

La fragmentation de l’Amérique latine[edit | edit source]

On observe une certaine fragmentation d’une région qui auparavant était divisée entre deux vice-royautés. En 1825 les régions continentales de l’empire espagnol se sont émancipées (sauf Cuba et Porto Rico car le régime de l’esclavage était trop important). Il était impossible de créer une seule nation hispano-americana (manque de transports, communications, etc.) Les nouvelles républiques ne ressentent pas le besoin de devenir une grande nation. La Nouvelle-Grenade et la Gran Colombie veulent rester unies ce qui est finalement rejeté car le terrain est jugé trop vaste pour peu de moyens. Elles se diviseront alors en 3 : Equateur, Venezuela et Colombie. Le Chili se sépare du Pérou, puis le Haut Pérou se transforme en Bolivie. C’est donc une fragmentation qui laisse des pays plus petits qu'avant. Pour les dirigeants politiques, établir la légitimité est l’un des problèmes les plus urgents et les plus graves après l’indépendance. La transition brutale de la monarchie à la république, la rupture avec le régime colonial reste traumatisante pour beaucoup d’Américains. Dans la tradition politique ibérique, la figure du souverain reste celle du gouvernement et cela était même accepté par les indigènes. Après 1825 on a les idées des gouvernements représentatifs et de souveraineté populaire qui circulent parmi l’élite créole. On voit des pays indépendants, sans roi espagnol, et les élites doivent maintenant trouver d'autres fondations pour construire le système. Ils se tournent vers le modèle des États-Unis et l’Europe afin de suivre le modèle des pays qu’ils aiment le plus. D’ailleurs ils pensent que le succès économique est lié au modèle politique. Ils essaient d’instaurer des valeurs plus rationnelles et libérales. Problème de la légitimation du pouvoir qui passe par des constitutions, ce qui n’est pas très concret pour la population surtout dans une période de crise. Les leaders politiques commencent à adapter leurs convictions aux réalités du terrain. Pour éviter les conflits entre créoles les dirigeants commencent à centraliser un peu plus le constitutions et à renforcer leur gouvernement jusqu’au milieu du XIXème siècle.

Caudillo : homme militaire qui a un nombre d’hommes à mobiliser et qui joue un rôle important dans la vie politique (pouvoir presque militaire mais pas élu). Les gouvernements changent assez souvent de mains ce qui prolonge la faiblesse et l’incapacité des gouvernement (exemple, entre 1825 et 1855 : 48 changements de gouvernements au Mexique). La violence et l’intervention de l’armée deviennent communes dans la conception du politique. Plusieurs décennies après les indépendances, beaucoup de conflits s’expliquent par des luttes de pouvoir. On voit que vers 1840 les disputes deviennent plus politiques et s’enclavent dans deux groupes distincts : les libéraux et les conservateurs.

À qui profite(nt) les nouveaux systèmes politiques  ?[edit | edit source]

Cette façade de constitutions et de républiques ne peut pas cacher la réalité oligarchique ou même dictatoriale des systèmes sociaux. Le concept de nation reste abstrait aux indigènes et la loyauté et le patriotisme s’observe plus à l’échelle locale. La politique elle-même au début du XIXème siècle n’occupe pas les masses. Le droit de vote est sévèrement restreint. Il est pout les hommes libres avec un minimum de propriétés. C’est typiquement de 5 à 10 % des hommes qui sont qualifiés à voter. C’est encore plus restreint pour se faire élire. Le concept de nation s’est enraciné très lentement.

L’État, l’Eglise, le marché : les clivages s’accentuent[edit | edit source]

Clivages idéologiques qui amènent à des conflits assez amers. Les conservateurs comme ceux qui ont été les plus proches du pouvoir pendant la période coloniale (l’aristocratie foncière, le haut clergé et quelques grands marchants). Les conservateurs veulent maintenir un gouvernement fort et centralisé. Ils s’intéressent à la position privilégiée de l’Eglise (exemple : droit aux impôts des indigène, l’influence sur l’éducation). Conservateurs se méfient des libertés individuelles, de la presse, etc.

Les libéraux ont une vision qui veut rompre avec la structure monarchique coloniale. Ils ont le désir de refaire leur pays et les plus radicaux désirent imiter les États-Unis avec une classe moyenne dynamique. Ils préfèrent la forme fédérale des gouvernements et l’approche laïque de l’enseignement déterminé par l’Etat. Ils demandent la fin des privilèges pour le clergé et les militaires. Demandent aussi la confiscation du patrimoine de l’Eglise. Le libéralisme est populaire chez les avocats, les marchands, les artisans et donc les couches un peu plus basses.

Les libéraux, les conservateurs et les masses[edit | edit source]

Au fond, personne ne soucie des indigènes ou des noirs. Les libéraux s'impatientent du retard des indigènes et de la propriété collective de la terre qui est vue comme un obstacle. Les conservateurs se voient comme des paternalistes. Les indigènes se méfient du libéralisme et donc se rapproche un peu des conservateurs.

Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]

  1. Questions foncières et politiques de réforme agraire au Brésil par Ludivine Eloy, Pablo Sidersky et Jean Philippe Tonneau