EXAMEN D'INTRODUCTION À LA MACROÉCONOMIE Cours du Prof. Federica Sbergami, 2012-2013 28 mai 2013

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1. Concernant les deux grandes écoles de la pensée économique, quelle affirmation est correcte?

Les monétaristes pensent que l'intervention de stabilisation du gouvernement se justifie seule­ ment dans les situations de boom économique.
Les Keynésiens et les monétaristes partagent l'opinion selon laquelle l'action du gouvernement est plus efficace en cas de récession.
Selon les monétaristes seuls les stabilisateurs automatiques sont réellement efficaces en cas de récession.
Selon les Keynésiens le retard dans la réalisation des politiques fiscales risque d'amplifier les fluctuations du cycle économique au lieu de les réduire.

2. Des quatre propositions suivantes :

  1. L'étude du comportement des producteurs relève de la microéconomie, tandis que l'étude de l'infla­tion et du chômage relèvent de la macroéconomie.
  2. Les économistes du "real business cycle" pensent que les gouvernements devraient intervenir en promouvant la croissance économique.
  3. Les trois fonctions de l'Etat sont la fonction d'allocation, la fonction de taxation et la fonction de stabilisation.
  4. Les économistes keynésiens pensent que les gouvernements doivent utiliser une politique écono­mique interventionniste pour essayer d'éviter les récessions ou les accélérations trop importantes.

Vous pouvez affirmer que :

Aucune de ces propositions n'est correcte.
Seules les propositions 1 et 4 sont correctes.
Seules les propositions 1, 3 et 4 sont correctes.
Seule la proposition 2 est correcte.

3. Le pays A a les valeurs suivantes dans sa comptabilité nationale :

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Quelle proposition est correcte ?

Le PNB au prix de marché est de 60.
La dépense totale consacrée à l'acquisition de biens et services produits par cette économie est de 52.
Le pays A est un pays importateur net de capitaux.
Le PIN au prix du marché est de 40.

4. Les pays A et B sont seuls à commercer entre eux.

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Quelle proposition est correcte?

Le Pays A a un PIB inférieur à son PNB.
Le calcul du PIB selon l'optique du revenu corrige le PIB des revenus acquis par des ressortissants nationaux à l'extérieur du territoire national.
Le revenu national du Pays A est supérieur à celui du Pays B.
Le PNB aux coûts des facteurs du Pays B est inférieur à 40.

5. Entre 2007 et 2010, le PIB nominal d'un pays (en milliards de dollars) a augmenté de 380 à 399. Le déflateur du PIB est, quant à lui, passé de 112 à 123,2 points. Quel est le taux de croissance du PIB réel durant ces trois ans?

a) -15%.
b) -5%.
c) 5%.
d) 15%.

6. Considérez la consommation de trois biens: 100 unités du bien A, 100 unités du bien B et 100 unités du bien C. Dans l'année de base, le prix des biens A, B et C est de 1 CHF. Dans l'année courante, le prix du bien A est de 3 CHF, celui du bien B est de 5 CHF, et celui du bien C est de 10 CHF. Quel est l'indice des prix à la consommation (IPC) pour l'année courante?

100.
200.
400.
600.

7. Supposez qu'un employé gagne en 2010 un salaire de 2500 euros. En 2011, son salaire nominal augmente de 200 euros par rapport à l'année précédente. En prenant pour base l'année 2010, l'IPC pour l'année 2011 est de 108. Quel a été le pourcentage d'augmentation du salaire réel de l'employé?

2%.
3%.
0%.
1%.

8. Laquelle des propositions suivantes est correcte ?

Sous l'hypothèse de productivité du capital décroissante, la production des pays devrait s'ac­croître à un taux de croissance décroissant.
Les données montrent que les pays les plus pauvres ont toujours un taux de croissance plus élevé que celui des pays plus riches.
Il n'y a aucune raison théorique pour que la quantité de capital par travailleur ait un impact sur le taux de croissance d'une économie.
L'accumulation de capital physique a un impact positif sur la productivité du travail seulement si le pays est au début de son processus de développement.

9. Laquelle des propositions suivantes est fausse?

Selon Thomas R. Malthus (1766-1834), la population devait croître plus rapidement que la production, et la population mondiale était donc condamnée à vivre dans la misère.
Le "brain gain" est un terme qui s'oppose au "brain drain" et est utilisé pour désigner le retour de travailleurs hautement qualifiés vers leur pays d'origine après qu'ils aient suivi une formation dans un pays étranger.
La productivité multifactorielle (ou productivité totale des facteurs) correspond à la croissance du PIB qui n'est pas expliquée par l'accroissement des facteurs de production.
La "malédiction des ressources naturelles" désigne les problèmes de corruption qui peuvent sur­ venir dans certains pays lors de la gestion des ressources naturelles.

10. De quoi le salaire de réserve d'un individu n'est-il pas fonction?

Du revenu du conjoint.
Du système de transferts et d'imposition directe.
Du nombre d'heures de travail.
De l'existence de coûts fixes monétaires liés à l'exercice d'une activité professionnelle.

11. Lorsqu'un individu est au chômage, il lui faut un certain temps pour obtenir l'information quant aux postes actuellement vacants sur le marché du travail. De quel type de chômage s'agit-il ?

Chômage saisonnier.
Chômage structurel.
Chômage conjoncturel.
Chômage frictionnel.

12. Dans une économie fermée, nous savons que le PIB est égal à 400, la consommation est égale à 250, les dépenses publiques sont égales à 100 et l'épargne privée est égale à 130. Quelle proposition est correcte ?

L'épargne nationale est égale à 210, l'épargne publique est égale à 80 et les taxes sont égales à 20
L'investissement est égal à 130, le déficit budgétaire et égal à 80 et les taxes sont égales à 50.
Le déficit budgétaire et égal à 80, l'investissement est égal à50 et les taxes sont égales à 20.
Nous n'avons pas assez d'informations pour déterminer la condition d'équilibre macroéconomique.

13. Laquelle des mesures suivantes donne lieu à une hausse du taux d'intérêt sur le marché des fonds prêtables?

Le budget de l'État, auparavant déficitaire, devient équilibré.
La disparition d'un rabais d'impôt sur l'investissement.
Un changement dans la politique de taxation encourageant l'épargne.
Aucune des réponses ci-dessus.

14. Supposez que le taux de réserves obligatoires est de 20% et que la base monétaire augmente de 1000 unités. Que pouvez-vous affirmer sur la masse monétaire dans cette économie ?

Si le taux de détention de liquidités des ménages est de 30%, l'augmentation de la masse moné­taire est entre 3000 et 3300 unités monétaires.
Si le taux de détention de liquidités des ménages est nul, la masse monétaire augmente de 4000 unités monétaires.
Si le taux de détention de liquidités des ménages est de 10%, l'augmentation de la masse moné­ taire sera inférieure que si ce taux est de 20%.
Aucune des réponses ci-dessus.

15. Laquelle (ou lesquelles) des politiques de la banque centrale suivantes entraîne(nt) nécessairement une augmentation de la masse monétaire?

Une augmentation du taux d'escompte.
Un achat d'obligations d'État accompagné d'une augmentation du taux de réserves obligatoires.
Une diminution du taux d'escompte accompagnée d'une diminution du taux de réserves obligatoires.
Une vente d'obligations de l'Etat.

16. Selon la théorie quantitative de la monnaie, laquelle des propositions suivantes est correcte ?

Si le niveau des prix et le PIB réel restent constants et la masse monétaire augmente, la vitesse de circulation de la monnaie augmente également.
Si la vitesse de circulation de la monnaie et le PIB réel doublent, un taux d'inflation de 10% implique que la masse monétaire augmente aussi de 10%.
Si la vitesse de circulation de la monnaie, le PIB réel et la masse monétaire augmentent , cela implique nécessairement l'apparition d'inflation.
Si la valeur des transactions mesurées approximativement par la PIB nominal augmente, il faut nécessairement que l'offre de monnaie s'ajuste.

17. Si un pays est en économie ouverte, cela veut dire que le pays en question :

a un solde positif de la balance commerciale.
pratique un taux de change flottant.
consomme moins que ce qu'il produit et exporte la différence.
peut compenser un déficit public avec un déficit commercial.

18. Nous disposons des statistiques suivantes :

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En vous basant sur l'indice BigMac, que pouvez-vous affirmer ?

Le franc suisse est surévalué par rapport au dollar.
On peut s'attendre à une appréciation des trois devises par rapport au dollar.
Le Yen et le Yuan sont, les deux, surévalués par rapport au USD.
On s'attend à une appréciation du dollar par rapport au Yuan.

19. Quel est l'effet sur l'équilibre d'une économie ouverte d'une baisse des impôts ?

Un déplacement de la courbe d'offre de fonds prêtables vers la droite
Une baisse du taux d'intérêt réel
Une hausse de l'offre de monnaie sur le marché des changes
Une hausse du prix des biens intérieurs par rapport au prix des biens étrangers

20. Laquelle des propositions suivantes est fausse ?

Le flux net de capitaux sortants est donné par la différence entre l'épargne nationale et l'inves­tissement domestique.
En cas d'instabilité politique dans le pays domestique, l'entrée massive de capitaux rend les investissements moins chers et fait apprécier la monnaie nationale.
Le taux de change est la variable d'ajustement entre l'offre et la demande de la monnaie domes­tique par rapport à une devise étrangère.
Si la monnaie s'apprécie en termes nominaux et l'inflation diminue dans la même proportion, toutes choses égales par ailleurs, les exportations nettes ne changent pas.

21. Selon le modèle IS-LM, quelle est l'affirmation correcte ?

Une hausse des investissements fait déplacer les deux courbes vers la droite.
La courbe LM est l'ensemble des couples "monnaie-taux d'intérêt" garantissant l'équilibre dans le marché de la monnaie.
Quand les dépenses publiques baissent, la réduction de la demande de monnaie engendrée par la baisse de la production se traduit par un mouvement vers le bas, le long de la courbe LM.
La propension marginale à consommer influence la pente de la courbe IS, tandis que la propension marginale à épargner influence la pente de la courbe LM.

22. L'économie du pays A a le même niveau de production et le même taux d'intérêt d'équilibre que le pays B ainsi qu'un marché monétaire identique (même courbe LM). En revanche, le marché des biens et services du pays B est plus élastique au taux d'intérêt que celui du pays A. Suite à une augmentation identique de l'offre de monnaie que peut-on affirmer avec certitude ?

Le taux d'intérêt d'équilibre du pays A va baisser tandis que celui du pays B va augmenter.
A l'équilibre, la variation du taux d'intérêt sera la même dans les deux pays, alors que la production augmente davantage dans le pays B.
Le taux d'intérêt d'équilibre va baisser dans les deux pays, tandis que le niveau de la production reste inchangé.
Au nouvel équilibre, la production du pays B va être plus élevée qu'en A.

23. Selon la théorie des prix rigides (sticky priees)

certaines entreprises prennent du temps pour modifier leurs décisions de production à cause de l'incertitude et de la confusion qui s'accompagne aux périodes d'inflation non-anticipée.
certaines entreprises n'ajustent pas systématiquement leurs prix suite à des chocs exogènes car elles font face à des "coûts de menu" ou "coûts d'affichage".
l'existence de contrats implicites empêche les producteurs de contrecarrer la baisse des prix avec une baisse des coûts de production.
les prix s'ajustent immédiatement à un choc positif de demande, alors qu'ils ne baissent pas quand la demande se réduit.

24. Une vague d'optimisme généralisé pousse les entreprises à augmenter leur volume de production. En vous basant sur le modèle DA-OA, dites quelle est la proposition correcte parmi les suivantes.

A court terme, les prix baissent et le niveau de production augmente.
La hausse de la production va générer un phénomène d'inflation et, dans le long terme, les prix seront plus élevés que dans la situation de départ.
La fonction d'offre agrégée se déplaçant vers la droite, le niveau de production de plein emploi augmente.
A court terme la production agrégée augmente; les prix, relativement rigides, baissent progres­ sivement et, à long terme, leur niveau général sera plus faible.

25. Dans une économie keynésienne fermée, vous observez qu'une augmentation des dépenses publiques de +120 a fait augmenter le revenu national de + 600. L'Etat décide maintenant d'augmenter les impôts forfaitaires de + 150. Quel sera l'effet total sur le revenu national, c'est-à-dire une fois prise en compte la variation du revenu due à l'augmentation des dépenses publiques et la variation du revenu due à l'augmentation des impôts forfaitaires ?

a) 0.
b)+30.
c) -100.
d)+ 100.

26. Dans le cadre des politiques de stabilisation, dans quel cas la politique monétaire perd-elle nécessai­rement toute son efficacité ?

Une situation de trappe à liquidité.
Une situation où l'équivalence ricardienne est vérifiée.
Une situation où il y a un "crowding out" total.
Une situation où les impôts sont proportionnels au revenu et jouent le rôle de stabilisateurs automatiques.

27. Des quatre propositions suivantes :

  1. Une politique monétaire expansive entraîne un déplacement de la demande agrégée de long terme vers la droite et, de ce fait, une augmentation du revenu.
  2. Si la propension marginale à consommer est de 0.6 et que le pays n'importe pas, une augmentation des dépenses publiques de 1000 entraîne une augmentation du revenu de 2500.
  3. Si la propension marginale à consommer est de 0.6 et la propension marginale à importer est de 0.1, une augmentation des dépenses publiques de 1000 entraîne une augmentation du revenu de 2000.
  4. Les politiques monétaires et fiscales font partie de ce qu'on appelle les stabilisateurs économiques, parce qu'elles sont utilisées pour stimuler la demande agrégée quand l'économie rentre dans une période de récession.

laquelle ou lesquelles sont correctes ?

Seule la proposition 1 est correcte.
Les propositions 1, 2 et 3 sont correctes et 4 est fausse.
Les propositions 2 et 3 sont correctes et 1 et 4 sont fausses.
Seule la proposition 4 est correcte.

28. Qu'est-ce que le NAIRU?

Le taux de chômage compatible avec une baisse progressive de l'inflation.
Le taux de chômage résultant d'un taux d'inflation réalisé supérieur au taux d'inflation anticipé.
Le taux de chômage nécessaire pour maintenir le taux de croissance du PIB constant.
Le taux de chômage résultant d'un taux d'inflation réalisé égal au taux d'inflation anticipé.

29. Laquelle des proposition ci-dessous est vraie :

Une amélioration de la productivité du travail (choc d'offre positif) fait déplacer la courbe de Phillips vers la gauche.
Une politique monétaire expansive fait que l'on se déplace vers la droite le long de la courbe de Phillips de court terme (augmentation du chômage).
Une inflation attendue plus élevée provoque un déplacement de la courbe de Phillips vers la gauche.
La courbe de Phillips représente la relation de court terme entre le taux d'intérêt et le chômage.

30. Dans le contexte de la crise de la dette grecque, laquelle des propositions suivantes n'est pas une option possible pour la Grèce à l'heure actuelle ?

La Grèce pourrait sortir de la zone euro.
La Grèce pourrait vendre sa dette sous forme d'obligations d'Etat.
La Grèce pourrait dévaluer sa monnaie en intervenant dans le marché des changes.
La Grèce pourrait faire défaut sur sa dette.

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