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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-06-11T08:53:58Z</updated>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Globalisation_et_modes_de_d%C3%A9veloppement_dans_les_%C2%AB_tiers-mondes_%C2%BB&amp;diff=29176</id>
		<title>Globalisation et modes de développement dans les « tiers-mondes »</title>
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		<updated>2015-12-15T21:01:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;RobinMag : /* Les pays émergents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous arrivons à un paroxysme de la deuxième mondialisation qui s’étend de 1945 à nos jours. On voit les tiers-mondes être des partenaires actifs et non passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les pays émergents =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les pays émergeants, on se situe dans l’héritage du pacte colonial. Concernant l’industrie extractive dans les tiers-mondes, il y a peu de transformations qui se fait sur place. Désormais, le rapport de force s’est transformé avec l’émergence d’une concurrence entre acheteurs, il n’y a plus uniquement les pays occidentaux mais aussi les pays émergeants. Chacune de ces nations a intérêt à sécuriser ses approvisionnements, c’est un moyen pour les producteurs de faire jouer la concurrence.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, le bilan est à nuancer car à côté de cette situation beaucoup plus favorable, il y a toute une série d’éléments négatifs. On produit de la matière première qui n’est toujours pas transformée sur place. Cela ne créé pas une croissance cumulative. Les pays émergeants restent spécialisés dans une monoproduction d’exportation. Une grande partie de ces industries sont étrangères ce qui fait que les profits sont expatriés et redistribués aux actionnaire du monde occidental. Toute la technologie nécessaire à l’extraction provient des pays occidentaux avec les techniciens compétents, les locaux n’apprennent pas à dominer cette technique. Enfin, certaines ressources sont limitées et une fois épuisées poseront de nouvelles questions de développement, comme le pétrole. Certains pays extracteurs en profitent pour se développer notamment en stimulant d’autres secteurs, tandis que d’autres allouent leurs ressources de très mauvaise manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution des grands secteurs économique en chine 1978 2004.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une envolée de l’industrie manufacturière (textile  électronique  électroménager,  informatique, etc.) avec des capacité concurrentielles très fortes. Les pays émergeants comme la Chine ont écrasé certains marchés comme celui du textile. Des pays ont développés de nouveaux secteurs avec l’avantage d’une main d’œuvre meilleure marché. Il y a aussi une envolée du secteur des services. Les services sont à l’origine de la réindustrialisation. La monté des classes moyennes avec des besoins de consommation dans les pays émergeants a permis de stimuler la croissance. On assimile toujours les pays émergeants des tiers-mondes aux nouveaux pays industrielles et on laisse de côté la dynamique des services qui est au moins aussi importante que la dynamique de l’industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pays emergents change per capita gdp 1953 2001.png|250px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays émergeants ont cinq caractéristiques. Ce sont ceux qui ont le mieux  réussi la modernisation de leur économie à partir de l‘industrie manufacturière et des services :&lt;br /&gt;
#fort taux de croissance du PIB : la richesse progresse à toute vitesse ;&lt;br /&gt;
#niveau relativement élevé d’industrialisation : capacité des industries nationales à transformer et à créer de la valeur ajoutée, c’est une composante de la compétitivité ;&lt;br /&gt;
#une forte exportation des produits industriels : ce n’est plus dans le cadre du pacte colonial ou dans sa continuation mais dans le cadre d’exportations conquérantes, il faut aller à la conquête des marchés extérieurs.&lt;br /&gt;
#fort taux d’ouverture économique vers l’extérieur : pas de protectionnisme car des avantages comparatifs bien trop supérieurs. Ce sont des pays qui ont guéris leur complexe et ont décidé de faire une croix sur l’héritage du pacte colonial&lt;br /&gt;
#ce sont des pays avec un marché intérieur en expansion : lié à la croissance démographique.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui sont les pays émergents ?  Ce sont le Mexique, le Brésil, l'Argentine, le Venezuela, la Colombie, le Chili, le Pérou, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, Taïwan, l'Indonésie, la Thaïlande, Hong Kong, la Malaisie, le Pakistan, les Philippines, Singapour, la Russie, la Turquie, la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, l'Afrique du Sud, l'Egypte, Israël et l'Arabie Saoudite. Certains pays pétroliers tentent de se diversifier mais leur unique source de richesse constitue une faiblesse à terme.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:BRICS.png|thumb|Cartes des pays du BRICS.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’origine du terme BRIC provient de l’idée de créer un produit financier à base d’investissement Brésil, Russie, Inde, Chine et d'Afrique du Sud. C’est un concept pour désigner une bonne aire de placement financier. Aujourd’hui dans les BRIC, la crise économique est partiellement résorbée grâce à un marché intérieur incarné par la classe moyenne qui prend le relais des exportations en consommant. C’est une sécurisation économique considérable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:bric choc 2008.png|&lt;br /&gt;
Fichier:pib 1960 2007 us japon chine.png|&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les BRICS sont passés de la fragilité à la force, ils ont une durabilité, c’est quelque chose qui va continuer à changer la face du monde dans les années à venir. Au milieu de la pyramide des âges chinoise, il y a une immense proportion d’adultes avec très peu d’enfants et de vieillards à charge ce qui va engendrer des nouveaux défis sociaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La mercantilisation de l’agriculture =&lt;br /&gt;
L’émiettement des terres est provoqué par une forte pression démographique. Il y a une saturation des terres. 62% des fermiers sont dans la misère à cause d’une taille d’exploitation critique qui, avec la pression démographique, devient difficilement divisible. Les solutions agricoles classiques ne peuvent plus fonctionner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les OGM ont été considérés comme une potentielle solution à l’explosion démographique afin d’adapter les productions au nouveaux enjeux démographiques. Les premières plantes transgéniques ont été mises sur le marché aux États-Unis en 1995. En 1998, Novartis les mets sur le marché européen à savoir le maïs et le soja. L’objectif dans un premier temps et de les rendre résistante aux herbicides mais aussi pour résister aux  attaques des insectes. Les OGM permettent un accroissement de la production agricole de 20 à 25% qui absorbe une partie de la pression démographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, il n'y a pas de réelle connaissance des effets des OGM sur l’organisme humain, on créé même des OGM médicamenteux plus riche en vitamine. D’un point de vue écologique, c’est une question qui n’est pas évidente. D’autre part, cela coûte très cher notamment en terme de recherche et développement. Cela permet de créer un marché qui creuse les inégalités entre agriculteurs. Les petits paysans ne peuvent se permettre d’acheter ces nouvelles cultures. Ainsi, un écart se creuse entre les paysans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un nouveau développement de l’agriculture d’exportation. Au cours des vingt dernières années, des centaines de millions de familles paysannes sont passées d’une agriculture de subsistance à une agriculture commerciale qui leur permet de subvenir à leurs besoins. C’est la fin de la saturation de la production avec la montée des classes moyennes dans les produits tropicaux. Cela accentue le principe d’une compétition pour la terre insécurisant la survie des gens sur l’alimentation de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Vietnam, le rapport entre population et terre disponibles est très tendu notamment à cause d'une population en croissance. C’est pourquoi les vietnamiens sont partis dans les zones de montages pour y développer des plantations de thé. Des paysans ont été envoyés depuis les deltas saturés vers les zones de plantation. À la fin du XXème siècle, le Vietnam importait son café, aujourd’hui c’est le troisième exportateur mondial de café. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est mis en place une agriculture spéculative qui permet de sécuriser son existence. Cependant, le paradoxe est que le paysan vend sa production pour acheter sa nourriture. Une grande proportion des paysans des pays du sud ont basculé vers ce type d’agriculture. Il faut noter que l’agriculture des pays des tiers-mondes n’est pas concurrentielle avec celle des pays riches. Au Vietnam, les exportations de riz se sont arrêtées déclenchant une panique en chaîne sur les marchés internationaux alimentaires. C’était une pénurie artificiel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce genre de procédé permet le développement tant que le cour du produit ne s’effondre pas et les paysans ne parient pas sur une monoculture. Cela marche en termes économiques et sociaux mais les paysans sont plus précaires.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les aides à l’agriculture dans les pays développés et l’OMC peuvent se caractériser par deux types d'aide. Le '''fond alimentaire mondial''' approvisionne les pays des tiers-mondes en nourriture à partir de stocks en Europe et aux États-Unis. C'est une distribution des céréales européennes et nord-américaines. Ce fond est considéré par beaucoup comme empêchant le développement de l’agriculture africaine. C’est-à-dire qu’il y a une tension sur le marché alimentaire et cela empêche le développement des agricultures africaines car l’arrivée des denrées occidentales ne permet pas aux paysans de créer un dynamique productive ; au contraire, cela crée une '''distorsion de concurrence'''. La '''PAC''' est la politique agricole commune, l’agriculture des pays occidentaux est subventionnée et en surproduction. Le premier budget de l’Union européenne est la PAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les modèles de développement =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Dans son rapport La qualité de la croissance (2000), la Banque mondiale met en avant les aspects suivants: les investissements dans l’éducation (…) qui favorisent la croissance durable et améliorent les perspectives des pauvres ; la sauvegarde de l’environnement qui passe par des prix plus élevés et des droits de propriété mieux définis pour les ressources rares ; une croissance régulière, préférables à des à-coups, surtout pour les pauvres, les premiers à être touchés par les crises ; la lutte contre la corruption qui mine la croissance et retarde le développement.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces vingt dernières années, il y a eu l’idée de travailler au désendettement des pays des tiers-mondes pour retrouver une croissance plus harmonieuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Brésil est un pays émergeant, le gouvernement brésilien gagne des rentrées fiscales à travers, les entreprises qui sont en pleine croissance permettant de financer le programme d’aides aux familles pauvres en leur donnant du cash à la condition que les enfants y compris les filles aillent à l’école. L’idée cynique est que les parents de ces enfants ne pourront pas sortir de la pauvreté, mais les enfants acquiert des compétences qui pourront être investies dans l’économie brésilienne en pleine croissance. Pour l’économie brésilienne c’est une base qualitative qui va permettre à l’économie brésilienne de se développer dans des secteurs de pointes et techniques. L’idée est de casser la reproduction intergénérationnelle de la pauvreté en une génération. Par ailleurs, cette arrivée massive sur le marché du travail de jeunes qualifiés permet une transformation du modèle économique des pays émergeants. À travers le conditional cash transfer sont mis en place de nouvelles politiques sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À travers les nouveaux modèles de développement, sous le parrainage de l’ONU il y eu un accord international global appelé les '''objectifs du millénaire''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la « bonne gouvernance » : lutte contre la corruption&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du désendettement aux objectifs du Millénaire ==&lt;br /&gt;
Le Plan Brady de 1989 fut lancé suite à l’effondrement de l’URSS. Le constat était que jusqu’à un tiers des exportations des pays du sud servait à payer leur dette. En prenant conscience de la disparition des enjeux géostratégiques du monde bipolaire, vont être lancées des opérations de désendettement. Il s‘agissait de désendetter pour relancer une dynamique afin d’atteindre les objectifs du millénaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela consiste en l'abandon de la dette de nombreux pays du sud ainsi qu'au lancement d’un plan de rachat des dettes, en particulier celles contractées aux banques privées qui permet de réduire les taux d’intérêts et l’échelonner les remboursement sur une longue temporalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jubilé 2000 est un appel lancé par les mouvements chrétiens pour annuler les dettes des tiers-mondes. Cela a été initié par le pape Jean-Paul II en 1997. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*des dettes productrices de richesse : calcule de retour sur investissement à travers les prêts faits aux pays des tiers-mondes. Dans les années 1990 et 2000, des pays des tiers-mondes qui ont emprunté à nouveau sur le marché privé. Ces dettes sont productrices de richesses en soutenant l’émergence du système industriel de ces grands pays, le succès économique de ces pays découle d’investissements producteurs de richesses qui a permis de rembourser les dettes contractées. Les États africains ont emprunté aux banques occidentales mais dans un certain nombre de cas ces fonds ont été détournés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la gestion suisse de la dette publique (« compromis suisse »): vote d’un crédit de 1/2 milliard pour désendetter les pays pauvres. Cependant cela n’a pas été voté, alors ils ont créé un fond de compensation en monnaies locales afin de financer des projets de développement dans des pays endettés envers la Suisse. En 10ans, cela a permis d’effacer les dettes de 19 États. Cela a soutenu des projets locaux efficaces générant 1,1 milliard de croissance. Plutôt qu’annuler la dette, on a soutenu une dynamique endogène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les « objectifs du millénaire » : nécessité de bâtir les conditions d’un autre monde &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a fixé des objectifs beaucoup trop ambitieux par rapport aux dynamiques réelles car nous sommes restés dans l’illusion des progrès. Cette absurdité des objectifs qui nécessairement vont décevoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour progresser il faut un progrès endogène, changer les structures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Development as freedom ==&lt;br /&gt;
La coopération au développement est la mise sur un pied d’égalité et le soutient de projets initiés par les pays en besoin. C'est un renoncement de la croyance qui consistait à créer le développement vers l’extérieur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le paradigme de la santé reproductive, c'est la maitrise de la croissance démographique, aucune politique n’est neutre. Le paradigme de la santé reproductive affirme la liberté de choix dans un contexte social, culturel et économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La technocratisation est la dépolitisation des approches – depuis qu’on a changé d’approche concernant la maitrise de la démographie, la croissance démographique a ralentie. La notion de coopération signifie qu’on ne se situe plus dans un rapport hiérarchisé du monde pour se situer plus dans l’égalité. Entre 1975 et 2000, on s’attendait à une croissance de la population mondiale de 75%, cependant la réalité a été de 50%. Ce sont des politiques plus humanistes et cela marche mieux qu’auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique d’interculturalité est un processus exigeant et compliqué. La culture est un vecteur de positions morales et d’incompréhensions. Ainsi, il faut délimiter les conditions de la liberté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amartya Sen, prix Nobel d’économie 1998, essaie de ramener le social dans la conceptualisation de l’économie. Il &lt;br /&gt;
intègre le libéralisme et développe l’IDH (indice de développement humain). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Idh sen.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{colonnes|taille= 18|&lt;br /&gt;
'''Ligne du haut''' : processus, ligne de l’individus, ce sont les facteurs de la conditionnalité des libertés individuelles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ligne du bas''' : facteurs conditionnelle  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Utilité''' : bonheur &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Revenu''' : salaire réel, permet d’acheter des biens privés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Biens privés''' :  permet de créer les conditions de son existence sociale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Capabilité ''': libertés réelles. Pour Sen, le développement est la progression des libertés réelle des hommes. La capabilité permet d’atteindre le bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Environnement''' : conditionne les possibilité d’épanouissement et de développement. C’est un privation réciproque des libertés si les conditions socio-politique ne sont pas réuni.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Développement''' : montée des libertés réelles. Ainsi, la pauvreté prive de liberté de même que des système dictatoriaux. Le développement est la progression des capabilités. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Sen, les famines sont toujours créées par la mauvaise gouvernance, elles n’ont jamais lieu en démocratie. Cela s’inscrit dans l’idée de l’interrelation entre les libertés individuelles et collectives. Chez Sen les libertés sont le produit du développement qui créé un cercle vertueux  en suscitant de la croissance endogène. Les droits humains devraient être dans la constitution et les libertés dans la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les dimensions économétrique de Sen, il montre qu’il n’y a pas de famine en démocratie, et que les pays où la capabilité était la plus élevé sont les pays où la croissance est durable. Il a développé l’IDH.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La « bonne gouvernance » ==&lt;br /&gt;
La monté de la démocratie va avec une montée des « bonnes gouvernances ». Il existe des pays peu développés mais qui ont une expérience de vie longue. Cela est dû à des politiques d’informations de la population et au fait qu’il existe des allocations de ressources efficaces avec des petits moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est pourquoi la démocratie est associée à la bonne gouvernance. Cependant, des pays pauvres sont administrés selon une bonne gouvernance, et cela est dû principalement à la scolarisation et notamment des femmes qui donne un éléments structurel et endogène pour par exemple faire reculer la mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Council on Foreign Relations,. (2015). Is Universal Health Care an Attainable Goal?. Retrieved 14 September 2015, from http://www.cfr.org/health/universal-health-care-attainable-goal/p36998?cid=soc-facebook-is_universal_healthcare_an_attainable_goal-91415&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>RobinMag</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_Temps_des_Ruptures:_D%C3%A9fis_et_Opportunit%C3%A9s_dans_l%27%C3%89conomie_Internationale&amp;diff=29170</id>
		<title>Le Temps des Ruptures: Défis et Opportunités dans l'Économie Internationale</title>
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		<updated>2015-12-15T14:44:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;RobinMag : /* Au-delà du duo population-économie, l’intégration des dimensions culturelles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= La pensée critique sur le développement =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Au-delà du duo population-économie, l’intégration des dimensions culturelles == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vision démo-économique est une vision simple qui n’intègre ni la sociologie, ni le psychologie. C’est une façon de sortir de l’occidentalo-centrisme et de lire le monde selon des lunettes occidentales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’explosion démographique ne s’est pas arrêtée, les politiques de contraception n’ont pas fonctionnées. Cependant, on ne comprend pas pourquoi les programmes de développement sont perçus différemment. Avec la décolonisation, plus personne n’a étudié les cultures des populations du Sud car l’ethnologie a été fondée dans les universités occidentales pour faire contraster la « civilisation » avec les populations « primitives ». Ainsi, les ethnologues ont été écartés des champs d’études après la décolonisation. Le projet de Princeton avait pour ambition de mener une étude comparative sur le déclin de la fécondité en Europe et les solutions à mettre en œuvre pour répondre aux enjeux démographiques des pays du Sud. Le déclin de la fécondité est dû à des pratiques culturelles et non à des dynamiques économiques. Il y a des filtres culturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Esther Boserup ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:Ester_Boserup.jpg|thumb|right|150px|Ester Boserup.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette manière de penser le développement a été renforcée par la résonance qu’ont trouvée les travaux de Ester Boserup. Ester Boserup était une universitaire danoise économiste de formation et fut la pionnière des études de terrain. Elle n’a pas une vision macro de l’approche du développement. Au contraire, elle prône une approche beaucoup plus humaniste se faisant par le bas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ses études de terrain, Ester Boserup pose une observation de base. Dans diverses sociétés agraires préindustrielles, la croissance de la population stimule souvent la modernisation de l’agriculture. Elle procède à un renversement de la vision car pour elle la croissance peut être positive. Selon ce procédé, il faut commencer par nourrir les gens et éviter les famines ce qui nécessite la modernisation de l’agriculture. Il faut insister sur le fait que Boserup ne s’inscrit pas dans une logique déterministe. Elle propose un modèle et explique la relativité de son modèle : il y a une difficulté créatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La difficulté créatrice est le moment où on va être poussé à changer les traditions et adopter des comportements nouveaux. Pour cela, il faut une pression démographique qui soit modérée. Pour moderniser l’agriculture et stimuler l’innovation, il faut faire naître une prise de conscience à l’égard de leur propre condition. Dans une société de culture alimentaire, il est difficile de mettre en place des changements culturels. D'autre part, l’exode rural permet de réorganiser la production agricole et favorise la modernisation des exploitations autant technique qu’économique. Ce sont des « Rome sans empire ». Comme une partie de la population des campagnes part vers les villes, la pression démographique à la campagne peut être moindre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut avoir une structure économique diversifiée qui donne une capacité endogène. La diversification des secteurs économiques permet de créer une dynamique interne permettant de stimuler l’émergence d’autres nouveaux secteurs. Dans l’économie monosectorielle, il est presque impossible d’amener l’innovation qui est un nouveau secteur. De plus, il doit y avoir un succès raisonnable qui nécessite un tissu d’innovation qui soit transmis. Ce qui fait qu'un changement devient une innovation et se diffuse dans une société et une économie est un processus social et psychologique. Boserup montre que celui qui innove transmet son savoir. Des sociétés traditionnelles ont des moyens différents de répandre l'innovation non pas dans une logique économique mais de prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critique de l'approche de Ester Boserup mettent l'emphase sur le fait que son approche met en place un maternalisme et un succès relativement raisonnable. C’est une vision du monde et du développement complètement différente de celles qui prévalaient auparavant. Ce ne sont plus les occidentaux qui ont les clefs du développement, l’innovation vient d’en bas et du développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le paradigme de la santé reproductive ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce paradigme est discuté lors des conférences mondiales sur la population et le développement. Bucarest en 1974 est la première conférence mondiale sur la population et le développement où tous les pays de la planète se réunissent sous l’égide des Nations Unies pour traiter des enjeux de croissance démographique et de développement. Le fait que cette conférence soit organisée dans un pays communiste et que les pays des deux blocs s'y réunissent souligne l'aspect universel des enjeux et des préoccupations. Suivent la conférence de Mexico en 1984 et la conférence du Caire en 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le paradigme de la santé reproductive, c’est surtout à partir des années 1980 qu’il y a une évolution fondamentale, une transition entre l’accent mis sur les grands nombres, sur les populations croissantes et un accent qui est mis désormais sur les choix reproductifs de la femme et comment ils sont affectés par la survie des enfants et l’autonomie de la femme elle-même. Cela replace l’être humain au centre des préoccupations avec l'intégration des centres de planning familiaux dans les systèmes de santé et l’accent qui est mis sur les choix reproductif de la femme &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pensée se réalise à travers les révolutions vertes que connaît de nombreux pays. Depuis les années 1980, le rythme de l’explosion démographique diminu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La crise =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’agriculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux secteurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les produits tropicaux dans la continuité du pacte colonial destiné aux occidentaux, à partir des années 1970, l’expansion des produits tropicaux ralentit car les consommateurs occidentaux font face à une période économique de stagflation, ainsi ils se tournent vers des produits locaux. La demande de consommation s’est ainsi resserrée et le déficit céréalier s’aggrave. L'aggravation du déficit céréalier connait une grande disparité géographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1993 et 1997, le déficit céréalier en % de la production s'élève à -13% pour l'Afrique noire, à -77% pour le Maghreb, en Amérique latine il est de -30% et en Asie de -10% tandis qu'au Moyen-Orient il est de -39%. Les pays exportateurs vendent à des pays riches afin de faire entrer des devises fortes dans le pays ce qui a pour effet de dévaluer la valeur de la monnaie nationale et d’accroitre le déficit. Ainsi, ils vendent mais accroissent leur déficit céréalier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour nourrir leur population, les produits des tiers-mondes doivent être achetés par les autres. C’est une situation de perte de souveraineté alimentaire. Des régions du monde se mettent en situation de dépendance alimentaire, les consommateurs dépendent des achats faits à l’extérieur tandis qu'il y a une fluctuation des prix des denrées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe un rapport tendu entre le nombre de bouche à nourrir et la production de nourriture qui montre les limites de la théorie de Ricardo des avantages. Cela renvoi a une situation de monosectorialité. Les gouvernements poussent les paysans à cultiver plus de produits tropicaux plutôt que des céréales faisant que les produits tropicaux sont exportés, les céréales doivent être importés menant certains pays à ne plus avoir de souveraineté alimentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Industrie ==&lt;br /&gt;
De 1973 à 1985, l'industrie est en nette dépression. Il est possible de distinguer quatre faiblesses de l’industrie manufacturière des tiers-mondes dans les années 1970 et 1980 :&lt;br /&gt;
*'''spécialisation dans des branches traditionnelles''' (textile, alimentaire, etc.) :  c’était une industrialisation de substitution aux importations occidentales qui se fait sur de vieux secteurs. &lt;br /&gt;
*'''multinationalisation plus accentuée''' : il y avait une dépendance aux capitaux issus des pays riches. L’industrialisation est deux à trois fois supérieure à celle des pays occidentaux. Il y a peu de marge de manœuvre pour une politique économique nationale car la production dépend des firmes étrangères en fonction des intérêts à s’installer dans un pays plutôt qu’un autre.&lt;br /&gt;
*'''sous-utilisation des capacités de production''' : liée à des erreurs de planification découlant d’un cadre économique mauvais.&lt;br /&gt;
*'''trop forte concentration géographique'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans cette période que vont émerger les quatre Dragons que sont Taiwan, la Corée du Sud, Hong Kong etSingapour. En même temps emergent deux puissances d’Amérique latine avec le Brésil et le Mexique. Ces pays ont essayés de se réindustrialiser dès la fin du XIXème. Dans les années 1970 et 1980, ils sont arrivés à un niveau de développement correct. Ces six pays représentent de 55% à 70% de l’industrie des tiers-mondes. Néansmoins, les pays des tiers-mondes restent 20 fois moins industrialisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commerce extérieur ==&lt;br /&gt;
Le début de la dépression corrèle avec la crise pétrolière de 1973. Les chocs pétroliers engendrent des distortions entre les pays producteurs de pétrole qui profitent d’une manne financière et ceux qui ne produisent pas, touchés profondément par les crises. Dans les tiers-mondes il y a des pays qui sont les bénéficiaires de la crise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dépression se passe en deux temps, à savoir le creux de 1974 à 1985 et la reprise de 1985 à 1995. Le taux d'extraversion est le taux d’exportation exprimé en fonction du PNB gagné sur les marché extérieurs. Vers 1913, le taux d’extraversion de l’Europe était de 14%. C'est en 1972 et 1973 qu'il retrouve ce niveau de 14%. Dans les pays des tiers mondes, le taux d'extraversion est de 27%. Les pays des tiers-mondes dépendent des pays occidentaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette hypothèse est confirmée par la structure géographique des échanges. Concernant les tiers-mondes, 75% des échanges se font avec les pays développés tandis que les pays développés échange à 80% entre eux. Ce sont les pays occidentaux qui détiennent les clefs de l’économie mondiale, de plus, la dépendance des pays occidentaux est moindre entre eux. La crise des années 1970 et 1980 a creusé l’héritage du pacte colonial à savoir la dépendance aux occidentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aide au développement, emprunts, pétrole et spirale de la dette =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définition de l’aide ==&lt;br /&gt;
Il existe quatre types d’aides au développement :&lt;br /&gt;
*'''dons''' : dons monétaires, souvent des dons en nature ;&lt;br /&gt;
*'''prêts préférentiels''' : obligations émises par un gouvernement à taux bas et sur long terme. On accorde une longue période avec des taux d’intérêt bas, ce n’est pas une logique spéculative ;&lt;br /&gt;
*'''prêts du secteur privé''' : prêt avec l’optique de faire des bénéfices ;&lt;br /&gt;
*'''crédits à l’exportation''' : c’est une manière de doper les logiques du pacte colonial. C’est un financement des échanges sud – nord sur les produits tropicaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’aide réelle pure représente un tiers de l'aide au développement . L’aide « liée » implique des achats en général 20% plus cher que le prix du marché. Une partie de l’aide au développement est perdue par ce biais. L’idée était d’aider les tiers-mondes et de doper les économies européennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la crise frappe, les occidentaux vont continuer à soutenir l'aide au développement. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que les occidentaux diminuent l’aide. Ce qui a surtout diminué est l’aide du secteur privé. D’autre part, les banques avaient peur de ne plus pouvoir être remboursées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les donateurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont surtout les pays occidentaux, parfois un peu les pays soviétiques, et ceux de l'OPEP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bénéficiaires ==&lt;br /&gt;
Les bénéficiaires de l'aide au développement sont les anciennes colonies dans une optique de gestion des risques politiques. Tous les ans, des sommes importantes sont versées aux pays à risque et fragiles politiquement afin d’éviter qu’ils ne tombent dans le radicalisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le multinationalisme : lorsque l'URSS s'écroule, des pays comme le Kirghizistan, l'Ouzbékistan ou l'Azerbaïdjan deviennent indépendants. La Suisse et la Belgique entre autres, leur viennent rapidement en aide. Pas pour des raisons philanthropiques, mais parce que grâce aux votes des ces pays la Suisse put acquérir un siège dans le conseil de direction de la Banque mondiale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La dette ==&lt;br /&gt;
De 1973 à 1980 les pays des tiers-mondes se sont endettés auprès des pays riches pour financer la construction d’infrastructures. La solution keynésienne est prônée pour financer et développer les infrastructures pour construire le cadre de la croissance économique. Cependant, pour rembourser les dettes, de nombreux pays vont s’endetter pour ne pas être dans une situation de banqueroute. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979 a lieu le deuxième choc pétrolier. Le dollar reste la monnaie internationale mais il n’y a plus assez de dollar car la production a diminué afin de faire relever la valeur du dollar. À partir de 1980, les pays du sud doivent emprunter pour rembourser les intérêts de la dette, c’est la spirale de l’endettement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pensée keynésienne est discréditée par la pensée libérale néoclassique qui donne une importance vitale à l’orthodoxie budgétaire. Les dettes à rembourser étaient supérieures à l’aide au développement. Des pays ont l’impression de perdre leur indépendance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plans d’ajustement structurel furent un désastre  dans les années 1980 avec notamment des coupes faites dans la santé et l’éducation. Les premières victimes sont les pauvres et les miséreux car la libéralisation de ces services élargit les inégalités. Cette politique et une politique néolibérale qui remplace le keynésianisme. Un État ne doit en aucun cas dépenser plus qu’il n’a de recettes. Les plans d’ajustement structurelles ont été négociés entre des États au bord de la faillite et les organisations internationales se traduisant par des coupes budgétaires drastiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coupures sont faites dans les ministères stratégique comme l’éducation et la santé qui sont le cœur du développement. Les coûts sociaux, humains et économique sont important. C’est la dernière fois que les pays occidentaux se sont permis de donner des leçons aux pays du sud. Plus personne ne croit qu’il y a une solution pour le développement mis en place dans les bureaux des organisations internationales. Il y avait une vision occidentalo-centrée qui s’est désormais délitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La recomposition politique et économique du monde =&lt;br /&gt;
Les tiers-mondes s’interrogent sur les coûts, les difficultés et les limites. Cependant ce monde connait des changement extraordinaire qui crée le cadre politique, social et économique international qui était inimaginable précédemment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les grandes ruptures == &lt;br /&gt;
En '''1978''' a lieu le mouvement des Quatre modernisations. Mouvement initié après la mort du Mao quand Deng Xiaoping a mis en place des réformes pour se diriger vers une économie libérale. Dans l’économie de marché, certaines industries stratégiques restent sous le contrôle de l’État comme l’armée mais cela a permis un engagement des produits chinois dans la mondialisation économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''1986'''  a lieu le Doi Moi au Vietnam qui est l'instauration d’une économie de marché par les communistes orthodoxes. C’est une économie socialiste de marché qui signifie l’engagement dans la mondialisation économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'année '''1989''' marque la fin du monde bipolaire qui est un rupture. Pour la première fois depuis longtemps, la planète est régie par un système économique unique qui est celui de l’économie de marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''1989''' est aussi l'année des événements de Tien-An-Men qui fut une manifestation réprimée dans le sang. La Chine est restée une dictature théoriquement communiste mais, tout comme le Vietnam, est engagé dans l’économie de marché et le libéralisme. Excepté pour Cuba, le système d’économie de marché est devenu universel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les écarts de développement ==&lt;br /&gt;
La période des Trente glorieuses marque un contraste entre les pays des tiers-mondes et les pays du nord, les écarts se creusent. L’expérience des années 1970 et 1980 va faire éclater les tiers-mondes. La chute de l’Union soviétique va mettre de côté l’Afrique qui n'est plus perçue comme un enjeu idéologique et stratégique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui la bipolarisation du monde s’effondre, les tiers mondes n’avaient jamais réussi à émerger. Maintenant, il y a une reconfiguration permettant aux tiers-mondes d'émerger. Néanmoins un paradoxe reste persistant. Aujourd’hui, un habitant du Nord est 10 fois plus riche qu’un habitant des tiers-mondes. Les tiers-monde sont 8 à 10 fois plus pauvre que les pays du nord, de plus à l’intérieur des pays du tiers-monde, il y a de fortes disparités. Au contraire des autres tiers-monde, l’Afrique s’est complètement paupérisée. Il y eu un principe de sélection au sein des tiers-mondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On émerge avec un système économique unique avec des grandes inégalités qui s’affirment. La logique bipolaire s’est effondrée, d’un côté on a un système économique unique mais un monde beaucoup plus éclaté. Malgré cette reconfiguration, les États-Unis restent toujours dominants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les tiers-mondes ==&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau monde la situation des tiers-mondes reste délicat. Entre 1913 et 1990, dans les pays des tiers-mondes, l’espérance de vie est passé de 30 à 59 ans, le taux d’analphabétisme est passé de 80% à 37% montrant que les inégalités ont d’une certaine manière diminuées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>RobinMag</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Autour_de_la_colonisation_:_peurs_et_esp%C3%A9rances_du_d%C3%A9veloppement&amp;diff=29167</id>
		<title>Autour de la colonisation : peurs et espérances du développement</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Autour_de_la_colonisation_:_peurs_et_esp%C3%A9rances_du_d%C3%A9veloppement&amp;diff=29167"/>
		<updated>2015-12-15T13:57:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;RobinMag : /* Les quatre vagues de décolonisation à partir de 1945 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= La fin lente est difficile des colonies =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les quatre vagues de décolonisation à partir de 1945 ==&lt;br /&gt;
En '''1947''', l'Inde et le Pakistan obtiennent leur indépendance. C'est une histoire sanglante et terrifiante au terme de laquelle l’Inde et le Pakistan gardent des relations extrêmement tendues. Depuis cette époque, l’Inde est la plus grande démocratie au monde avec un fonctionnement fluide. Entre '''1954 et 1964''' c'est la  « grande vague » qui concerne les empires britanniques, françaises et belges. Cette période engage les grands empires dans des vagues de décolonisation massives en Afrique et en Asie. De '''1974 à 1975''', c'est la fin  des colonies portugaises. La chute de Salazar permet aux dernières colonies africaines d’obtenir leur indépendance. L'année '''1991''' marque la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des histoires contrastées, parfois concédées par les armes ou pacifiquement. L’Inde a arraché son indépendance notamment grâce au mouvement pacifiste mené par Gandhi. Néanmoins, la scission avec le Pakistan a donné lieu à des conflits. Des indépendances ont été concédées politiquement mais ont donné lieu à des guerres civiles. Ce sont des pays qui sont entrés dans l’indépendance dans la deuxième moitié du XXème siècle et cela s’est souvent fait par des conflits qui ont suivi l’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les motivations ==&lt;br /&gt;
Rhétoriquement, la supériorité civilisationnelle des occidentaux leur donnait la mission de civiliser de nouvelles populations. Cette rhétorique est remise en cause par les atrocités de la seconde guerre mondiale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les luttes indépendantistes vont trouver pour beaucoup leur origine dans la Deuxième guerre mondiale. Les atrocités ont participé à la rupture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’anticolonialisme américain, la guerre froide et le « tiers-monde » de Sauvy font que la mentalité politique américaine est fondamentalement anticolonialiste ancrée dans le processus qui a permis de prendre leur indépendance. Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, les américains ont insistés pour que les britanniques donnent l’indépendance à l’Inde. À la sortie de la Deuxième guerre mondiale, la puissance américaine est à la tête d’un bloc occidental regroupant plusieurs pays colonisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même si leur tradition est anticolonialiste ayant plaidé pour la décolonisation et la libération des peuples, derrière l’idéalisme politique, existe une composante plus cynique. Après la Deuxième guerre mondiale, certains pays d’Afrique et d’Asie s’enferment dans le sous-développement. Il existe des peurs d’une révolution mondiale faisant basculer ces nombreux pays dans le communisme. La guerre froide fait que les pays du tiers-monde vont être courtisés par les deux superpuissances. Tout se lie dans une logique bipolaire : atlantiste – communiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les États-Unis défendent aussi les peuples à leur autodétermination afin d’éviter que ceux-ci ne tombent dans le communisme. Certains pays ont essayé de développer un mouvement tiers-mondistes appelé aussi mouvement des non-alignés autant du côté communiste qu’atlantiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conférence de Bandung ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les non-alignés vont se réunir d’abord à Bandung ayant pour objectif de trouver une « troisième voie ». Cette conférence qui s'est tenue du 18 au 24 avril 1955 à Bandung, en Indonésie a réuni 29 pays participants. Ce sont principalement Nehru (Inde), Zhou Enlai (Chine), Nasser (Égypte) et Sukarno (Indonésie) qui animent la conférence. La Chine veut prendre ses distances avec l’URSS, ainsi il y a un géant communiste au milieu des non-alignés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;packed&amp;quot; widths=150px heights=150px &amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Soekarno.jpg|Sukarno, celui-ci accueillit la conférence.&lt;br /&gt;
Fichier:Bundesarchiv Bild 183-61849-0001, Indien, Otto Grotewohl bei Ministerpräsident Nehru cropped.jpg|Jawaharlal Nehru en 1959.&lt;br /&gt;
Fichier:Nasser portrait2.jpg|Nasser en 1968.&lt;br /&gt;
Fichier:Zhou Enlai MeiyuanXincun17 Nanjing 1946.jpg|Zhou Enlai en 1946.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de cette conférence, les non-alignés exigent que les investissements de la banque mondiale se dirigent davantage vers leurs pays. Néanmoins, l’aide au développement est un piège qui nécessité de s’aligner. Il faut noter l'absence de l’Amérique Latine sous influence américaine lors de la conférence de Bandung.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conférence de Belgrade ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Premiiere-conference-des-non-alignes-a-belgrade-belgrade-.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Conférence de Belgrade s'est tenue du 1er au 6 septembre 1961 et tend à réaffirmer et à préciser le mouvement des non-alignés à la suite de la conférence de Bandung. C'est la première conférence des non-alignés où ils déclarent œuvrer pour la coexistence pacifique. Sur les 29 pays présents à Bandung, seul 25 pays se sont présentés&amp;lt;ref&amp;gt;[http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=441 {{1er}} septembre 1961 Ouverture d'une conférence des pays non-alignés à Belgrade], sur Perspective Monde.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement tiers-mondiste a été un échec complet du point de vue du non-alignement. Ils se sont retrouvés à être des pions dans le cadre de la Guerre froide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le piège démographique =&lt;br /&gt;
Ces nouveaux pays indépendant vont être confrontés à des défis d’envergure. Les pays du tiers-monde doivent faire face à une « explosion démographique » incroyable avec des bouches à nourrir supplémentaires, la nécessité de developper des infrastructures scolaires ou encore le besoin d’adapter le marché du travail.Ce sont de nouveaux défis sociaux-économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On constate un différentiel de masse humaine transformé qui devient déséquilibré entre Nord et Sud. Un régime de basse tension démographique dans les pays du nord et une explosion démographique dans les pays des tiers-mondes. Grâce à l’outillage des Nations-Unies, on a pu quantifié précisément l’effet de l’explosion démographique. C’est un objet politique international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’intervention des premier et deuxième mondes dans le Tiers Monde ==&lt;br /&gt;
Il est possible de distinguer trois motivations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première motivation provient d'une certaine philanthropie mettent au point le concept de demande non satisfaite en promouvant la contraception. D’autre part, il faut noter le rôle pionnier des grandes fondations privées américaines tel que la fondation Ford ou encore la fondation Rockefeller. C'est dans les laboratoires Rockefeller que sont inventés la pilule et le stérilet. Les fondations américaines privées ont changé les façons de vivre même si leurs initiatives n’ont pas eu d'effets sur l’explosion démographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième motivation va au-delà de l'affrontement Est-Ouest. La vision du développement est celle de l'Occident portant sur la hiérarchisation du monde lié à la définition de la recette qui est que pour sortir du sous-développement, l’idée est de mettre en place une solution « occidentalo-centrée ». C’est l’idée qui faut mettre en place un processus d’industrialisation pour renverser les sociétés agricoles mais cela nécessite une population éduquée aux savoirs occidentaux et a une culture occidentale. D'autre part, quand les pays du sud auront atteint un seuil de développement industriel, l’explosion démographique sera freinée. C’est un produit du changement économique et du changement des mentalités qui mènera au déclin de la fécondité et à l’arrêt de l’explosion démographique. Les programme de  planning familial sont mis en place afin d'accélérer et accompagner le changement et non pas pour le créer mais cela n’a pas fonctionné. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe une dichotomie entre les pays, à savoir les pays sous développés et les pays riches, et la seule voie de développement est définie selon la vision occidentale; à savoir les pays référence sont le modèle de  développement à suivre. C’est une mise en place d’une idéologie non pas de partage mais d’accroissement de la masse de richesse qui est une idée en phase avec le fordisme. C'est une vision optimiste concernant les « pays en voie de développement » avec la conviction qu’il est possible de répondre aux défis des pays des tiers-mondes. La recette occidentale permettrait de se mettre sur la voie du développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La troisième motivation renvoie à la culpabilité liée au rôle direct de l’Occident dans la formation de l’explosion démographique du Tiers-Monde avec l'exportation de vaccins mais aussi des médicaments. C’est une intervention exogène qui a fait reculer à toute vitesse la mortalité de la part pauvre de la population et particulièrement la mortalité infantile. L’explosion démographique des tiers-mondes est due à la chute de la mortalité et à une fécondité qui ne diminue pas. Ainsi, les occidentaux ont créé l’explosion démographique en important des médicaments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un phénomène que l'on peut qualifier de phénomène de rattrapage. Les populations du sud ont beaucoup de naissances et une très forte mortalité des enfants. Cependant, c'est un processus qui nécessite du temps pour que les mentalités évoluent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La nouvelle trappe malthusienne ==&lt;br /&gt;
Il va y avoir un renversement de vision qui devient pessimiste avec la peur que les tiers-mondes ne trouvent jamais la voie du développement. L’arrivée des médicaments fait qu’une grande partie de la population des tiers-mondes connait un accroissement de 40% ou plus de leurs population en l'espace de vingt ans. La population totale explose et le nombre de jeunes en particulier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les capitaux doivent être investis dans l’industrialisation mais cela nécessite une population éduquée qui puisse mettre en œuvre le processus technique lié à l’industrialisation. L’accroissement de la masse de jeunes nécessite des réallocations de dépenses. Les investissement faits dans l’industrie doivent être alloués à l’éducation affaiblissant la dynamique économique. La conséquence est que les capitaux sont détournés dans l’éducation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette réallocation des investissement est un piège car dans les pays pauvres, investir dans l’éducation signifie diminuer les capacités de l’industrie. Le tiers-monde est dans l’impasse avec le piège du sous-développement qui mène le détournement des capitaux vers l’éducation et empêche la croissance économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un modèle explicatif est le modèle Coale-Hoover qui consiste à dire que l’explosion démographique brise les conditions du développement et maintient les pays dans le sous-développement. Dans ''Population Growth and Economic Development in Low-Income Countries'' publié en 1958, Ashley Coale et  Edgar Hoover montre que ralentir la croissance de la population pourrait accroitre le développement économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux réactions :&lt;br /&gt;
*réaction algériennes dans les années 1960 : le problème est la répartition des ressources, pas la croissance démographique. Avec la consommation des États-Unis, il est possible de nourrir tout le tiers-monde.&lt;br /&gt;
*catastrophisme et brutalité des moyens : le catastrophisme a justifié des mesures fortes et des programmes coercitifs irrespectueux des droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est considéré qu’on ne peut attendre parce que l’explosion démographique est un piège qui emprisonne les populations dans le sous-développement. La vision a été que le désir d’enfants était fort parce que les femmes étaient prisonnières de leur culture et de leurs traditions. Dès lors, il fallait briser ces obstacles culturelles pour forcer la modernisation des sociétés et des populations des tiers-mondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des statistiques montrent la proportion de femmes stérilisées pour 100 femmes de 15 à 49 ans mariées ou vivant en couple. Elle sont 21 % en Amérique latine, 26 % en Chine et Corée, 15 % dans le reste de l'Asie, 8 % dans les pays dits développés et 1 % en Afrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’économie : le poids du « néocolonialisme » =&lt;br /&gt;
Les pays des tiers-mondes sont toujours des sociétés où l’immense majorité des habitants sont des paysans, c’est une gigantesque paysannerie. Pour arriver à subvenir aux besoins de ces populations, il faut une agriculture, une industrie et un commerce international. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'agriculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’héritage du pacte colonial se retrouve dans les cultures d’exportation et les cultures de subsistance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cultures d’exportation === &lt;br /&gt;
Les cultures d'exportation sont produites à destination des anciennes métropoles européennes. Cela concerne le sucre, le café, les oléagineux, le caoutchouc, le banane ou encore le cacao. Entre 1800 et 1970, les exportations progressent de 2,5% à 3% et ce secteur varie en fonction du consommateur occidental. Si on regarde l'évolution des marchés producteurs, on constate une montée de l’Afrique. L’Afrique devient une zone de concurrence et de compétition notamment avec l’Amérique du Sud et de certaines parties de l’Asie. Les tiers-mondes se font concurrence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En regardant l'évolution de la production alimentaire, on voit que la popularisation de la consommation de certaines denrées comme le café, le cacao et les bananes  provient d'une demande croissante des occidentaux car le nombre de consommateurs est encore en augmentation. Les Trente glorieuses permettent à la classe moyenne de consommer des produits diversifiés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’offre augmente avec l’augmentation de nouveaux concurrents, c’est une diversification géographique. La diversification de l’offre pousse le prix des produits tropicaux à la baisse. La montée du nombre de consommateurs occidentaux et surtout les Trente glorieuses font s’accroitre la demande et aurait dû profiter aux paysans des tiers-mondes. Bien que la production augmente, les gagnants ne sont pas les paysans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cultures vivrières ===&lt;br /&gt;
Concernant l'évolution de la production alimentaire, elle a progressé de manière plus performante que n’a progressé la culture d’exportation. Le rapport par tête d’habitant a été légèrement supérieur à l’augmentation de la population. Les pays des tiers-mondes ont réussi à couvrir les besoins en nourriture de la population croissante. Cependant, la marge de sécurité est très basse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''révolution verte''' a lieu en Inde et a permis l’explosion de la production alimentaire et de faire face à l’explosion de la population par l'invention et la diffusion de céréales à hauts rendements adaptés aux climats tropicaux et semi-tropicaux.L’Inde est célèbre parce qu’elle n’a pas choisi la voie de l’industrialisation mais la voie de l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1963 et 1964 a lieu une famine qui fait une centaine de milliers de morts. La révolution verte n’est pas la production d’OGM mais la création de produits agricoles à hauts rendements et adapté au climat tropical. Ce sont des pays du sud qui ont développé ces nouvelles variétés: à savoir les Philippine concernant le riz à haut rendement et le Mexique pour le blé à haut rendement. Vers 1980, les deux tiers des surfaces ensemencées dans le monde l’ont été fait à partir de semences mexicaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La solution est endogène aux tiers-mondes, c’est suivre le mode d’un autre pays des tiers-mondes et n’ont s’inféoder à l’un des deux blocs. Le sud peut faire face à ses propres défis sans pour autant être dans l’obligation d’aller chercher les solutions dans les pays du Nord.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prix plus élevés des semences du sud n’ont fait qu’exacerber les clivages socio-économiques. Les variétés à haut rendement coûtent plus cher que les variétés normales. Les hauts rendements ont bénéficié au paysans les plus aisés. Cependant, les nouvelles semences étaient plus sensibles aux attaques des insectes locaux intensifiant l’usage de pesticides et infectant les productions à termes. D’autre part, l’irrigation massive a abimé de nombreuses terres qui ont perdue toute fertilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une partie de la production alimentaire des tiers-mondes est produite au Sud et vendu au Nord. D’un point de vue monétaire, il y a des périodes où il et plus favorable d’importer des produits américains ou européens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''révolution blanche''' a lieu également en Inde. Les indiens recevait dans le cadre d'un programme d'aide alimentaire du lait en poudre de la part de Nestlé notamment. Le gouvernement a confisqué tout le lait en poudre issu de l’aide alimentaire afin de contrôler les conditions sanitaires de procédure de création du lait à partir d’eau propre. L’État indien a revendu cette production aux classes moyennes. Avec l’argent gagné, le gouvernement a aidé les paysans à se réunir en coopératives faisant de l’Inde le premier exportateur de lait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'industrie ==&lt;br /&gt;
Concernant l'industrie, il y a un double secteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’industrie extractive ===&lt;br /&gt;
L'industrie extractive est un héritage du pacte colonial. D'une part, il y a l'industrie minière (minerai, phosphate, etc.) où il s’agit de matières premières transportées vers le nord pour être transformés en produit de consommation par les usines occidentales. Le consommateur est occidental. D'autre part, l'extraction du pétrole qui fait qu'à partir de 1950 les pays riches vont rentrer en dépendance pour faire fonctionner leur économie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Deuxième guerre mondiale la montée de la demande de pétrole va avoir lieu dans différents secteurs, à savoir les transports maritimes (pétroliers, minéraliers, portes conteneurs). Ces secteurs nécessitent une modernisation et sont stimulés par une diminution des coûts de transports. De plus, les nouvelles techniques permettent de réduire les coûts de production et d’accroitre la productivité. La demande des pays développés s'accroit en ce qui concerne les matières premières des pays du sud. C’est une logique keynésienne, c’est-à-dire de consommation pour doper l’économie occidentale. Ainsi, les tiers-monde se spécialisent dans les matières premières tandis que les occidentaux les transforment renforçant une géographie mondiale dominants – dominés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’industrie manufacturière ===&lt;br /&gt;
L’industrie manufacturière est le moyen pour gagner une réelle indépendance. Il y a une tentative de réindustrialisation  au Mexique dans les années 1830. Entre 1880 et 1890, la Chine et le Brésil tentent également de se réindustrialiser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1913 les tiers-mondes représentent les deux tiers de la population mondiale et 8% de l’industrie. Après 1945, les élites des tiers-mondes donnent la priorité aux industries manufacturières. Ces gouvernements des États nouvellement indépendants ont massivement adopté cette stratégie en faisant la promotion de l’industrialisation. Ce sont des initiatives éparses qui ont permis des augmentations en apparence spectaculaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux annuel de croissance de la production de l'industrie manufacturière dans les Tiers-Mondes à économie de marché sont des taux de croissances spectaculaires mais qui sont à pondérer car ils proviennent d’une économie qui commence à s’industrialiser, ce qui a pour effet de gravir les seuils très rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie a été une stratégie de substitution des importations soutenue par les gouvernements. Afin de sortir de la dépendance des colonisateurs, la priorité a été de mettre en place des productions pour sortir de la dépendances des anciennes métropoles. C’est une substitution aux importations. Ce fut un fiasco car l’industrialisation s’est fait sur des secteurs anachroniques datant du début de la révolution industrielle. L’industrialisation manufacturière exprime aussi le désir de briser les vestiges du pacte colonial. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour rompre la dépendance initiale, les pays des tiers-mondes développent une industrie dans les secteurs archaïques de la première révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce extérieur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible de distinguer deux phases, l'une avant 1950 et l'autre allant de 1950 jusqu’au premier choc pétrolier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant 1950, c'est une phase de croissance des échanges extérieurs et de la montée en puissances des tiers-mondes. L’agriculture et l’industrie extractive explose tandis que la position des tiers mondes diminues. À partir de 1950, on constate un effondrement du commerce extérieur des tiers-mondes. Cela s’explique par une détérioration des termes de l’échange liée à la diminution des prix des minerais et du pétrole et à une saturation des marchés agricoles due aux capacités de consommation qui engendre une diminution de la valeur des produits d’exportations. Désormais, les tiers-mondes se font concurrence entre eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les Trente glorieuses, les pays du Nord connaissent une croissance effrénée qui inonde les marchés internationaux de leurs produits. La proportion des exportations des pays du Sud est noyée dans la masse des exportations des pays du Nord.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Et pourtant la croissance =&lt;br /&gt;
L’occident s’est tellement enrichi que relativement et dans une mesure beaucoup plus rapide et importante que celle des pays des tiers-mondes, les inégalités se creusent malgré un enrichissement relatif du sud.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Monde-diplomatique.fr,. (2015). Bandung ou la fin de l’ère coloniale, par Jean Lacouture (Le Monde diplomatique, avril 2005). Retrieved 17 July 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2005/04/LACOUTURE/12062&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>RobinMag</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_d%C3%A9fis_de_l%E2%80%99%C3%89tat-Providence&amp;diff=29164</id>
		<title>Les défis de l’État-Providence</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_d%C3%A9fis_de_l%E2%80%99%C3%89tat-Providence&amp;diff=29164"/>
		<updated>2015-12-15T08:38:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;RobinMag : /* La crise de l’emploi à la base de la crise de l’État-Providence */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Aujourd’hui, il existe une sensation d’effritement de l’État-Providence. Cela manifeste le recul de la capacité de l’État à protéger ses citoyens dans un contexte de mondialisation. C'est un désaveux et une désillusion de l’État-Providence en même temps qu'une montée des tensions xénophobes et nationalistes qui caractérisent la rupture entre deux contextes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La crise de l’emploi à la base de la crise de l’État-Providence =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les innovations créaient plus d’emplois qu’elles n’en détruisaient. L’innovation permettait de développer de nouvelles activités économiques en créant plus d’emplois qu’elle n’en détruisait. Ainsi, la balance était toujours positive sur le temps moyen. Désormais, toute innovation semble destructrice d’emplois. L’innovation remet en cause la fonction de l’individu dans le processus économique. Ce sont des emplois de basse catégorie non-remplacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’État-Providence a été créé dans une situation de crise mais n’a jamais eu à affronter des périodes d’incertitude et de remise en question. La crise de 1973 affecte profondément la structure de l’État-Providence. L’État-Providence est deux fois frappé. D'une part aux rentrées [1], c'est-à-dire que la crise de l’emploi est à la base de la crise de l’État-Providence car le chômage empêche les rentrées de cotisation et remet en cause le financement de la structure sociale ; d'autre part aux charges avec  l'impossibilité de redistribuer des aides sociales alors que le nombre de chômeur ne cesse d'augmenter. Ainsi, les coûts diminués des rentrées engendre un déficit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’État-Providence à son apogée =&lt;br /&gt;
Son apogée a aussi été sa crise. Il a été attaqué de plus en plus par les différents camps à savoir la droite puis la gauche gouvernementale qui s’est ralliée à une nouvelle orthodoxie de politique économique. On est passé de la politique Keynésienne au primat absolu de l’orthodoxie budgétaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'orthodoxie est devenue la règle d’or. C’est une des composantes de l’ordo-libéralisme allemand qui prend sa revanche sur la politique keynésienne. C’est l’idée d’une orthodoxie budgétaire sur la base d’une orthodoxie monétaire. L’absence de déficit de l’État fait que celui-ci peut avoir une monnaie forte. L’ordo-libéralisme conditionne la politique économique européenne actuelle beaucoup plus que le néo-libéralisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après cette apogée, une réforme du système c'est enclenchée dans le cadre d'une politique de la dette. La dette publique apparait désormais comme une réalité et un enjeu politique. Beaucoup de pays européens ont mené dans les années 1980 des politiques keynésiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le démantèlement =&lt;br /&gt;
L’apparition du déficit budgétaire puis de la dette publique  est d’abord une réalité puis un enjeu politique devenant un débat. Apres la crise de 1973, l’État français a continué à s’endetter afin de mener une politique économique contra-cyclique. Malgré cette politique, cela n’a pas fonctionné faisant entrer la France dans la spirale de la dette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vont émerger des critiques. La première critique est que l'État-providence est un système dévoreur des fonds publics. La critique néolibérale était que cela était un système qui dévorait des fonds publics sans créer de la richesse. Une seconde critique est l’efficacité sociale de l’État-Providence qui est remise en question. Pour les néolibéralistes, c’est un État social inefficace qui ne motive pas à travailler. C'est un système qui va être reformé à partir des années 1980 qui est également la période où le libéralisme est à son apogée. Au Royaume-Uni, Thatcher  va mener de profondes réformes en 1979 et aux États-Unis, Reagan le ferra en 1981.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, bien que des politiques libérales aient été menées, les dépenses sociales ont augmenté pour les États-Unis et le Royaume-Uni. Au contraire, l’État-Providence scandinave a diminué ses dépenses. Du démantèlement de l'État-providence, il  en résulte un accroissement du taux de pauvreté et une aggravation de l'inégalité dans la distribution des revenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La pauvreté =&lt;br /&gt;
C’est un concept socioéconomique qui est une réalité évidente pour un certain nombre d’individus, cependant, c’est un concept difficile à mesurer.  Le seuil de pauvreté reste une appréciation complexe et relative qui est discutable et une mesure ambiguë.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, à la fin des années 1950, 22% de la population totale vie sous le seuil de pauvreté, au milieu des années 1970, on constate une diminution de onze point pour un score de 11%. En 1994, les statistiques repartent à la hausse de trois points, signe d'une dégradation avec un taux à 15% de la population vivant sous le seuil de pauvreté. Lorsque l’on prend un seuil stable corrigé par l’inflation on constate un taux de 22% dans les années 1950 tandis qu’il avait diminué de 50% dans le milieu des années 1970. Aujourd’hui on constate un retour vers le niveau de 1950. C'est aussi une tendance à la hausse dans l’Union européenne depuis 25 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les inégalités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La remontée de la pauvreté est en partie liée à la remontée des inégalités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis la révolution industrielle ==&lt;br /&gt;
Entre les années 1850 et les années 1930, les conditions de vie ont tendance à s’améliorer. De 1930 à 1970, on constate un recul de la pauvreté par la montée de la société de consommation grâce à l’application du modèle fordiste et le soutient de l’État-Providence notamment par les revenus de transferts. De 1970 à aujourd'hui, les inégalités ont tendance à remonter. Le financement de l’État-Providence est une question d’économie politique caractérisée par une croissance économique incertaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution récente ==&lt;br /&gt;
Entre 1979 et 2001, les 5% les plus aisés des ménages américains ont vu leurs revenus progresser de 81% (après inflation), contre 3% pour les 20% des plus pauvres. Au bas de l'échelle, un américain sur 10 a un revenu inférieur aujourd’hui à celui qui était le sien en 1977. Les classes moyennes, soit 6 Américains sur 10, ont vu leur revenu augmenter de 8% par rapport à 1977. En haut de l'échelle, 20% des américains ont un revenu supérieur de 43% par rapport à cette date et au sommet, un américain sur 10 a vu ses revenus exploser de 115% sur la même période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les causes de la montée des inégalité ==&lt;br /&gt;
La réalité d’une montée des inégalités est claire à l’exception de quelque rares cas. Le recul de l’État providence est l’une des causes de la monté des inégalités et de la pauvreté. D’autre part, la mondialisation, notamment celle du marché du travail, a créé une nouvelle intensité concurrentielle ainsi que des délocalisations tandis que les moyens de transports actuels permettent d’acheminer rapidement et à des coûts bas les productions. Ainsi, il y a une véritable désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La société est dominée par les emplois du tertiaire qui pose le problème des emplois détruits et créés. Cependant, il y a un problème d’adéquation des compétences entre les emplois du secteur industriel et du secteur tertiaire. Cette dynamique s’accompagne d’une dualisation du marché du travail, c’est-à-dire que l’on créé de moins en moins d’emploi au milieu mais les emplois se créées de plus en plus aux extrêmes. Les migrants sont soit en bas de l’échelle soit au haut de l’échelle. Il y a une propension. Le passage à une société postindustrielle est aussi l'une des causes de ce bouleversement des sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>RobinMag</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%27%C3%89conomie_Mondiale_en_Mutation_:_1973-2007&amp;diff=29163</id>
		<title>L'Économie Mondiale en Mutation : 1973-2007</title>
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		<updated>2015-12-15T08:24:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;RobinMag : /* Les chocs pétroliers de 1973 - 1974 et 1979 - 1980 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Les chocs pétroliers et la prise de conscience planétaire =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme &amp;quot;écologie&amp;quot; fut inventé par le naturaliste allemand Ernst Haeckel en 1866. Dès 1825, Arrhenius théorise l’effet de serre, en 1864 un naturaliste britannique nommé Parkinson dénonce l’impact de l’activité humaine sur la nature. C’est un concept datant du XIXème siècle, mais sans impact direct et considération. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;packed&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Ernst Haeckel 1860.jpg|Ernst Haeckel en 1860.&lt;br /&gt;
Fichier:Arrhenius2.jpg|Svante August Arrhenius.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport du Club de Rome ''Halte à la croissance'' en 1972 réunissait des politiques, des académiques, des savants qui ont théorisé l’écologie scientifique. Ils ont modélisé des modèles d’action sur la nature et de rétroaction sur les humains. C’est la médiatisation d’un caractère fini d’un certain nombre de ressources essentielles comme par exemple le charbon ou encore la modélisation de la fin de gisements pétroliers. Il y a de ressources renouvelables, mais si on les surexploite, on va finir par les épuiser. Il y a des ressources non-renouvelables au cœur de l’économie des pays occidentaux comme le pétrole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1973, après la guerre israélo-arabe de Kippour, a lieu le premier choc pétrolier. Égyptiens et syriens attaquent Israël par solidarité des pays de l’OPEP réduisent la production et la commercialisation du pétrole . C’est la prise de conscience de la finitude des ressources qui donna légitimité au club de Rome. Le voyage sur la lune est un autre moment de rupture, c’est une externalisation de notre planète qui amène à une prise de conscience de l’existence d’une planète commune. C’est un élément de bouleversement des relations internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conférence de Rio en 1992 pose le principe du développement durable qui permet de développer le bien-être des populations tout en préservant les ressources pour les générations futures. C’est un changement de paradigme et de penser le monde. La tension entre États-nations est mondialisation se fait par la base dans le système de représentation du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La récession : 1973 - 1990 =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde occidental est marqué par la Grande dépression de la fin du XXème siècle. Elle a pris trois formes. Ce sont ces trois éléments qui donnent à la récession son originalité. Elle est d’une autre nature que précédemment. C'est le ralentissement de la croissance du PNB par habitant qui est tombé à 1,9% par an des 1971 et 1973 aux années 1991 et 1993 alors que de 1950 à 1971 la croissance était en moyenne de 3,1%. Ce ralentissement de la croissance n’est pas encore une crise même s'il y a de l’inflation et une hausse du chômage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le ralentissement de la croissance == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un ralentissement qui n’est pas si éloigné du rythme de croissance de l’entre-deux-guerre. C’est une dépression du point de vue économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Trois causes de ce ralentissement ==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Monnaie, finance et l'économie mondiale : 1974 – 2000}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les chocs pétroliers de 1973 - 1974 et 1979 - 1980 ===&lt;br /&gt;
L'année 1973 est un frein pour les économies occidentales dépendantes du pétrole. Les armées arabes attaquent par surprise Israël avant de subir la contre-attaque israélienne. Ainsi, les pays arabes décident de diminuer drastiquement la production de pétrole et de faire exploser les prix du baril. Le prix du pétrole a été multiplié par trois en 1973 ce qui veut dire que le fonctionnement de l’économie occidentale est devenu plus cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979 a lieu un second choc pétrolier qui rappelle aux européens qu’ils dépendent des importations et donc d’autres pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La fin des accords de Bretton Woods : 1973 ===&lt;br /&gt;
C’est la rupture du système monétaire internationale. Les taux de change vont flotter dans tous les sens. La stabilité des taux de change est fondamentale. Des monnaies considérées comme faibles ont subi la spéculation à la baisse. Comme le dollar n’est plus une référence, cela perturbe les échanges internationaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Union européenne était essentiellement un marché de libre-échange et les variations de taux de change ne peuvent stabiliser les échanges. Plusieurs pays européens ont décidé de s’arrimer au Deutschemark et toutes les monnaies fluctuent autour des variations du Deutschemark. C’est le « serpent monétaire européen » qui a permis la création de l’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système est lié à la panique autour du choc pétrolier de 1973 et au fait que le baril de pétrole était labélisé en dollar. Ainsi, avec le « serpent monétaire européen », toutes les monnaies européennes étaient accordées autour du Deutschemark. L’euro était d’abord une monnaie financière avant d’être une monnaie réelle. C’est une simplification et une décision politique qui marque une avancée dans l’unification européenne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le ralentissement des gains de productivité ===&lt;br /&gt;
L'économie peine à améliorer les gains de productivité. En Europe et aux États-Unis, il y avait un ralentissement des gains de productivité lié à un ralentissement de l’innovation. Ce ralentissement de la croissance s'accompagne d'une inflation et d'une hausse du chômage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’inflation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inflation cause la hausse des prix de détail. L’inflation est liée à la loi de l’offre et de la demande. Si on consomme et que l’offre ne suit pas, les prix augmentent. Si l’économie est capable de produire à bas prix, l’inflation est à peu près contrôlée. Pendant une période normale, une inflation de 9% est considérée comme étant énorme. Situé dans le contexte européen de cette époque, cela a une certaine légitimité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, il peut y avoir de très fortes poussées de l’inflation directement comme avec les chocs pétroliers, sinon, la poussée inflationniste est dite substantielle. Certains pays ont beaucoup mieux géré l’inflation que d’autres comme la France et Allemagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès les années 1970, même malgré les bons résultats économiques, on trouve très peu d’augmentation de salaires et un contexte très instable. Vers 1985, tous les pays sont à peu près sortis du calvaire de l’inflation. Les politiques macroéconomiques ont repris le contrôle de l’inflation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un contraste entre la crise économique et la crise sociale. Il y a une  petite crise économique vers les années 1980, mais sur le plan social, les salaires stagnent, il y a des licenciements et de l’inflation. C'est une crise de l’emploi et des salaires avec une augmentation du prix des denrées en même temps qu'une  diminution du salaire réel. Les blés américains créent la crise de l’agriculture, mais font diminuer les prix. Il y a donc une compensation. Les années 1973, 1980 et 1985 ont été de bonnes années pour la croissance, mais des années assez tendues sur le plan social. Cet antagonisme est appelé la stagflation qui est le fait d'avoir une stagnation et de l'inflation en même temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le chômage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En même temps que le chômage augmente, il devient persistant. Le chômage passe de conjoncturel à structurel. Concernant l’Allemagne, entre 1958 et 1962, son taux de chômage tombe à 1%. Certains pays ont réussi à arriver à des situations de plein-emploi pendant les Trente Glorieuses comme la Suisse et le Japon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chômage frictionnel est beaucoup plus important aux États-Unis car cela fait partie d'une forme de tradition de changer plusieurs fois de métiers rendant le marché du travail plus dynamique et plus mobile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À terme, on n'arrive plus à revenir aux valeurs du plein-emploi. L'incapacité à revenir au plein-emploi marque la fin des Trente Glorieuses. Depuis deux siècles, la corrélation économique était claire : la production augmente, le chômage diminue et inversement. À partir de la dépression, on peut avoir une hausse de la production, mais pas forcément le recul du chômage. C'est la rupture d’une règle, certaines fois l’économie est génératrice d’emplois, d’autres fois pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le chômage structurel, la fin du plein-emploi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le retour à la croissance ==&lt;br /&gt;
Dans les années 1990, les États-Unis vont détenir un rôle économique hégémonique autant sur le plan international que sur le plan interne. Ils vont tenir une croissance forte sans inflation et qui est créatrice d’emploi. En d'autres termes, c’est une décennie de croissance de la richesse économique sans inflation et créatrice d’emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’éclatement de la bulle boursière ==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Commerce et l'économie mondiale : 1974 – 2000}}&lt;br /&gt;
L’éclatement de la bulle boursière en 2001 a mis fin à cette hégémonie. Il va y avoir une crise spéculative menant à une crise boursière. On est passé de 4,1% à 1,2% de taux de croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paradoxe américain est d’avoir une économie en pleine santé, mais qui est aussi fragile. Ce qui soutenait la croissance économique était aussi ce qui la menaçait. Le '''surendettement des ménages'''  dans les années 1990 fait que les ménages se sont remis à consommer à crédit grâce à une la conjoncture positive qui a motivé les ménages à s’endetter. Cela a dopé l’économie de consommation et de production. Il y a également le '''surendettement des entreprises''' dynamiques pour investir et innover. Ce sont principalement dans les technologies de l'information et de la communication (TIC). Si les dettes ne peuvent plus être remboursées alors on est personnellement en crise tout autant que les prêteurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''bulle boursière''' a mené à une explosion de la valeur des actions des entreprises engagées en particulier dans les NTIC. Parallèlement a l’ouverture des marchés, des startups innovantes attirent les investissements autant des capitalistes que des petits créanciers engagés dans une spéculation. La formation d’une bulle spéculative est un divorce entre l’économie réelle et l’économie financière. C’est une distorsion entre la valeur financière et la valeur réelle. Ce fut un processus correctif brutal. Les valeurs étaient complètement surestimées. Les '''investisseurs spéculateurs''' sont autant des investisseurs privés qu'individuels. On parle de « capitalisme populaire » qui va mener à un désastre économique et social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute une série d’entreprises cotées en bourse avaient mentis sur leur bilan. Pour le capitalisme populaire, dès lors que l’on falsifiait les bilans comptables, on falsifie l’information. Cela met en avant le « démon structurel des États-Unis » à savoir miser sur l’endettement et de disposer d'un dollar à la fois étalon monétaire et monnaie nationale qui complexifient la gestion monétaire. Le surendettement des ménages, le surendettement des entreprises et la balance commerciale négative va mener à la crise de 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La crise de 2008 ==&lt;br /&gt;
La crise de 2008 est le résultat d'un surendettement, d'un déficit commercial, d'une falsification des bilans financiers qui fausse l’évaluation conjoncturelle et d'une distorsion entre économie financière et les fondamentaux économiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les fondements économiques ne sont plus le seul paramètre, maintenant, il y a le paramètre financier qui crée quelque chose de plus complexe et d'incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le chômage structurel, la fin du plein-emploi ==&lt;br /&gt;
Actuellement, une distorsion existe entre ceux qui veulent entrer dans le marché et ceux qui sont dedans. Cela est dû à un changement de système économique. La désindustrialisation représente un problème de reconversion professionnel. Depuis 1973, la désindustrialisation est une impasse pour les travailleurs manuels et inversement avec le tertiaire qui est un secteur en plein développement où se déversent de nouvelles compétences. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un recul de l’emploi industriel et une montée relative de l’emploi dans les services. Auparavant, durant les Trente glorieuses, il y avait des secteurs obsolètes, mais compensés à l’intérieur du monde industriel. Quand le monde industriel est en crise, il y a une crise dans le secondaire mais aussi un problème de reconversion vers le tertiaire. Les ouvriers sont les perdants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phénomène de inside – outside signifie que le marché tend à se fermer sur lui-même. Entrer dans le marché du travail est compliqué tandis que se mouvoir à l’intérieur est plus facile. Les jeunes sont clairement défavorisés dans ce processus. La montée de l’emploi dans les services devrait être plutôt favorable à l’emploi féminin tandis que le recul dans le secondaire devrait être défavorable aux masculins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>RobinMag</name></author>
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