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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Introduction_et_origines_de_la_(sous)discipline&amp;diff=33009</id>
		<title>Introduction et origines de la (sous)discipline</title>
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		<updated>2017-09-19T15:33:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Qcic : typo&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Qu’est-ce que c’est la géographie politique ?  =&lt;br /&gt;
Il n’est pas facile de définir précisément ce qu’est la géographie politique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’ouvrage ''Anthropologie politique'' publié en 1967 de Balandier, la géographie politique est définie comme suit : {{citation|La géographie politique, au sens strict du terme, devrait prendre en considération les organisations qui se développent dans une enveloppe spatio-temporelle qu’elles contribuent à organiser ou ... à désorganiser}}. Pour Rosière dans ''Comprendre l'espace politique'' publié en 2007, la géographie politique est {{citation|l’étude des éléments politiques structurant l’espace terrestre}}. Claval donne comme définition dans son ouvrage ''Les espaces de la politique'' publié en 2010 que la géographie politique est la {{citation|la dimension spatiale des faits politiques}}. Pour Painter et Jeffrey dans ''Political Geography: An Introduction to Space and Power'' publié en 2009, la géographie politique n’est pas facile à définir : {{citation|[T]he subdiscipline does not refer transparently, straightforwardly and comprehensively to some easily definable ‘politico-geographic’ aspect of the world}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À Genève, il y a une grande tradition qui met en avant que l’espace et les sites sont de grandes constructions sociales. Les processus de construction ont souvent un aspect politique avec cette approche. Qui dit constructiviste, dit géographie politique. Dans de nombreux textes, il y a le sentiment que ce qui est utile est de considérer la géographie politique comme un discours qui est un un produit d’accidents historiques, de débats, de conflits, de réussites et d’échecs personnels et institutionnels et leur cadrage social, politique, culturel mais aussi économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’origine de la géographie politique remonte à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle étant une discipline dominée par des hommes américains et européens jusqu’aux années 1960. Les concepts clefs mis en avant par ces hommes reflétaient les perspectives et les pratiques des États puissants. Puisque la géographie politique était présentée comme une pratique qui apporte des solutions pour ceux au pouvoir, les critiques étaient considérées loin des réalités de l’époque. Si la géographie politique peut être considérée comme un discours, il y a beaucoup de variations dans la définition de la discipline.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré les variations dans le temps, la géographie politique a toujours compris des éléments communs :&lt;br /&gt;
*un intérêt à des concepts comme la frontière, le territoire, l’État, la nation, la sphère d’influence, le lieu ;&lt;br /&gt;
*un intérêt à la manière dont la géographie (de la géographie physique à la distribution des ressources économiques) s’interpose entre les gens et les organisations politiques ;&lt;br /&gt;
*une institutionnalisation (groupes professionnelles, revues, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La géographie politique est difficile à définir, il s’agit de dimensions spatiales et de faits politiques faisant un champ très large pouvant remonter jusqu’aux anciens grecs, passant par Machiavel, Hobbes, Locke ou encore Rousseau. Beaucoup d’auteurs ont parlés à un moment dans leur œuvre du lien entre l’espace et la politique. Thucydide a écrit sur les empires maritimes qui luttaient contre les empires terrestres montrant que les guerres résultent en fonction du fait où se placent les empires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la perspective où la géographie politique est un discours dépendant de son contexte, nous allons regarder plus spécifiquement la période de 1875 et la fin de la Deuxième guerre mondiale. La géographie politique vient être associée avec les arguments du régime nazi mais aussi japonais et italien. À la fin de la deuxième guerre mondiale, la géographie politique a une mauvaise réputation faisant que personne ne veut s’associer avec le terme. Il faudra une vingtaine d’années pour voir réapparaitre le terme de géographie politique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la période entre la deuxième moitié du XIXème siècle et la fin de la Deuxième guerre mondiale, beaucoup d’écrivains vont se prononcer sur la géographie politique. Ratzel a créé la géographie politique et Mackinder a construit sur la base de Ratzel. Beaucoup d’auteurs ont réagis proposant une critique et des approches nouvelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le contexte : 1875 – 1945 =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le contexte géopolitique ==&lt;br /&gt;
Il y a une intense rivalité entre grandes puissances. En Europe, la création des empires atteint son apogée. En dehors, les États-Unis et le Japon émergent. La Grande-Bretagne et France renouvellent les campagnes coloniales en réponse aux ambitions allemandes et italiennes. Il y a un sentiment que l’ère des « espaces ouvertes » se termine. La colonisation, en très peu de temps, va d’une certaine manière voir émerger un sentiment de fin de l’ère et la rivalité entre les grandes puissances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le déterminisme environnemental comme les thèses de Darwin et des arguments racistes contribuent au contexte de tension géopolitique dans cette époque. Ces arguments créés une instabilité fondamentale dans l’économie politique mondiale provoquée par l’arrivée de nouvelles puissances, la concurrence économique et la diminution de la capacité de l’Angleterre à offrir des financements à l’économie mondiale sans endommager sa position coloniale. Cette période est aussi caractérisée par plusieurs dépressions économiques assez graves comme celle allant de 1883 à 1896.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La polarisation entre la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis et l’Allemagne se retrouve dans le terme de « [The] Great Naval Rivalry ». Parallèlement, il y a une forte croissance du nationalisme qui voit l’émergence d’un sentiment de destin commun. Le progrès technologique avec la télégraphie, le téléphone, l’automobile, l’avion, le cinéma, la radio, la chaîne de montage ajoute au sentiment d’insécurité politique et économique qui facilite la mobilisation du nationalisme tel que vu avant la Première guerre mondiale. Le Traité de Versailles n’offre pas de solutions tandis que le concept de « cordon sanitaire » va devenir le futur champ d’intervention des belligérants. En même temps, les États-Unis, le Japon et la Russie croissent leurs ambitions. En 1933, la remilitarisation allemande va participer à attiser les tensions menant à la Deuxième guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est dans ce contexte qu’émerge la géographie politique comme discipline et sous discipline.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le contexte intellectuel ==&lt;br /&gt;
La géographie en tant que tel fait face à une institutionnalisation avec la géographie académique. La géographie comme discipline a une histoire très difficile liée a des entreprises coloniales, liée à des stratégies militaires et des initiatives de pays de dominer d’autres espaces et d’autres peuples. Le géographie elle-même se trouve déjà au service des nations puissantes dans leurs initiatives coloniales. Vont être fondés des sociétés géographiques nationales consacrées à l’exploration soulignant un besoin de cartographier et caractériser des territoires pour enseigner l’identité nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En même temps qu’émerge les théories de Darwin, il y a une forte contestation des bases de données à travers le volontarisme et l’idéalisme opposé au naturalisme et au matérialisme. Il y a une naturalisation du savoir avec la séparation de la prétention scientifique du scientifique et une préférence pour les arguments des sciences naturelles mélangeant de Lamarck et Darwin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Émerge la géographie politique au croisement des besoins pratiques des États et des empires. Pour justifier les entreprises impériales et coloniales, il fallait « evidence based policy making». Il fallait quelque chose que l’on pouvait utiliser afin d’expliquer aux citoyens pourquoi on est dans cette tendance d’expansion. Les scientifiques de l’époque étaient fortement impliqués dans la politique. Où ils étaient déjà impliqués dans la politique ou bien à travers la géographie politique ils prétendaient apporter des solutions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’extension d’idées environnementales et biologiques à la politique globale a eu pour conséquences que les géographes politiques prétendaient présenter des solutions aux problèmes des États et empires. Comme le confère Hegel, l’État territorial européen acquière le statut d’organisme avec ses propres besoins et demandes. Cela fonde des liens directs entre géographie politique et contexte historique nécessitant une harmonisation entre États et nations, la définition de frontières politiques naturelles, la mise en place d’un nationalisme économique. Il y a un rôle déterminant de la situation et des conditions environnementales&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La géographie politique de Ratzel et Mackinder =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Friedrich Ratzel : 1844 – 1904 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Friedrich Ratzel.jpeg|thumb|Friedrich Ratzel.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ratzel était un pharmacien ayant obtenu un doctorat en zoologie en 1868. Il mena des explorations géographiques en France, en Italie, en Hongrie, à Cuba, au Mexique et États-Unis. Sa période munichoise de 1871 à 1886 est marquée par une transition des sciences naturelles à la géographie. En 1886, Ratzel devient professeur en géographie à l'université de Leipzig et directeur de la section de Leipzig de la société coloniale allemande. Entre 1882 et 1991, il rédige Anthropogéographie. Dans cet ouvrage, Ratzel va réintroduire l’élément humain dans la géographie. Menant à un renouvellement de la géographie en s’appuyant sur les relations entre sol, nature et humain. Ratzel va mettre en correspondance la diversité des sociétés humaines et des milieux naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans Géographie politique ou la géographie des États, de la circulation et la guerre rédigé entre 1897 et 1903, est posée une idée fondatrice qui est l’existence d’un lien étroite entre le sol et l’État : {{citation|le sol devient peu à peu l'instrument et l'expression du pouvoir social et politique}}. Le lien entre sol et État est tellement fort que cela va déterminer l’évolution des États. Il postule que {{citation|les États seront envisagés, à tous les stades de leur développement, comme des organismes qui entretiennent avec le sol un rapport nécessaire}}. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ratzel va développer la tirade euclidienne qui est complémentaire au cœur de sa théorie :&lt;br /&gt;
*Point – position : centralité, marginalité, identité, rapport centre-périphérie, croissance différentielle qui est l’essence relationnelle du pouvoir ;&lt;br /&gt;
*Surface – étendue : extension dans l'espace et extension invisible des relations comme le commerce, la circulation et la guerre ;&lt;br /&gt;
*Ligne – limites : frontières à pénétrer, voisinage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ratzel caractérise l’État comme un organisme qui vie, qui doit s’étendre et atteindre une plus grande taille. Il va proposer sept lois et tendances du développement spatial de l’État :&lt;br /&gt;
#la taille d’un État grandit avec sa culture ;&lt;br /&gt;
#la croissance d’un État suit d’autres manifestations de la croissance de son peuple ;&lt;br /&gt;
#l’État croît par l’annexion de plus petites parties – au même temps, la relation entre peuple et sol devient plus proche ;&lt;br /&gt;
#la frontière est l’organe périphérique de l’État, porteuse de la croissance et de la fortification, et impliquée dans toute transformation de l’organisme de l’État ;&lt;br /&gt;
#l’État vise à intégrer des positions apportant des avantages politiques ;&lt;br /&gt;
#le premier stimulant pour la croissance d’un État vient de l’extérieur ;&lt;br /&gt;
#la tendance vers l’annexion territoriale est transmise d’État à État, augmentant continuellement en intensité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, il y a beaucoup de débats autour de la pensée, de l’histoire et de l’héritage de Ratzel. La traduction de l’ouvrage de géographie politique ne s’est fait que dans les années 1980. Une certaine diffusion des textes est récente. D’un coté Ratzel va être associé à un discours lié à l‘entreprise coloniale, de l’autre, plusieurs des concepts centraux frappent par leur modernité : centre et périphérie, l’intérieur et l’extérieur, et le voisinage. Beaucoup de ces concepts sont aujourd’hui d’actualité. En introduisant l’élément humain dans la géographie, il s’oriente vers les organisations politiques qui témoignaient dans le contexte historique de rivalité entre les États-nations. Pour Ratzel, le politique était l’État. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Raffestin, les conséquences de la focalisation sur l’État de la perspective de « connaissance scientifique » sont les suivants :&lt;br /&gt;
*on ne dispose que d’un seul niveau d’analyse spatial, celui limité par les frontières&lt;br /&gt;
*le pouvoir de l’État est traité comme un fait qui n’a pas besoin d’explication&lt;br /&gt;
*il y a une rupture entre la dynamique qu’on peut prêter à ce pouvoir étatique et les formes qu’on peut observer dans le champ opératoire d’un territoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible de distinguer deux interprétations de l’œuvre de Ratzel :&lt;br /&gt;
*Ratzel est une scientifique impérialiste qui fournit les arguments aux nazisme ;&lt;br /&gt;
*Ratzel fut un géographe important qui révolutionne la discipline. Ratzel sera connu pour son focus quasi exclusif sur l’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Halford Mackinder : 1861 – 1947 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Halford Mackinder (1).jpg|thumb|200px|Halford Mackinder.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mackinder a étudié la zoologie, puis l’histoire pour tracer la théorie de l’évolution dans le développement humain. Il fut reader en géographie à Oxford en 1887, puis directeur du Collège de Reading de 1892 à 1903, connu pour être le cofondateur de London School of Economics en 1895, directeur entre 1903 et 1908, enfin professeur ordinaire à partir de 1923.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mackinder émerge dans le contexte géopolitique de l’Angleterre. Il a également suivi un parcours politique en tant qu’élu au parlement de 1910 à 1920 puis il participa à la Conférence de Paris après la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son objectif est d’identifier les corrélations entre généralisations géographiques et historiques avec une focus sur l’importance de la pression externe pour le développement politique interne. Pour Mackinder, il y a un fort lien entre l’espace et le politique avec une influence importante de l’espace sur l’organisation politique se manifestant dans la théorie du Heartland qui est les ressources humaines et matérielles du continent euro-asiatique qui détermine le cours de l’histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Map Geopolitic Mackinder.gif|300px|thumb|left|Geopolitical map of the ''Heartland theory'' from Halford Mackinder's  1904 ''The Geographical Pivot of History'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Mackinder : {{citation|celui qui tient le World Island (Europe, Asie, Afrique) commande le monde}}. En 1919, il publie ''Democratic Ideals and Reality'' dans lequel il dit que {{citation|Who rules East Europe commands the Heartland; Who rules the Heartland commands the World Island; Who rules the World Island commands the World}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ratzel introduit l’approche centre-périphérie avec l’idée d’un espace autour du Heartland que Mackinder va reprendre. Pour ses contributions, Mackinder est regardé comme un des fondateurs de la géopolitique et de la géostratégie qui sont des savoirs mis au service du pouvoir politique. Dès 1904, il tente à systématiser une vision géohistorique du pouvoir, de la puissance dans le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa théorie du Heartland souligne le besoin du « cordon sanitaire » entre la Russie et l’Allemagne, approche géostratégique qui influence des politiques du XXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les critiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Paul Vidal de la Blache : 1845 – 1918 ==&lt;br /&gt;
Vidal de la Blache est un géographe français s’inscrivant dans le contexte de défaite de la France lors de la guerre franco-prussienne de 1870 ainsi que dans le cadre du conflit entre l’église et l’État. Il partage l’approche naturaliste et des idées lamarckiennes sur l’évolution mais appliquées aux régions et aux civilisations et non pas aux États. Contrairement à Ratzel qui mettait un fort accent sur les frontières pour qui « Homme parce que allemand », Vidal de la Blanche s’intéresse moins au rôle des frontières pour qui le principe est celui de la France ouverte dans le cadre de l’approche de l’entreprise coloniale française avec pour devise « Homme par nature, français par accident ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il minimise le rôle des frontières prônant une France ouverte par crainte du déclin de la France comme grand pouvoir avec une perspective expansive de la « francité » dans le cadre d’une mission civilisatrice et développe une approche de l’identité nationale basée sur la fusion des « genres de vie ». Ratzel fait de la géographie une géographie politique, Vidal fait l’inverse. D’une certaine manière, il essaie de généraliser la géopolitique qu’à introduit Ratzel en minimisant les frontières et en s’intéressant aux régions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Influencé par Ratzel mais, en s’opposant au déterminisme, Vidal propose le possibilisme. Vidal préfère le qualificatif « humain » à celui de « politique » parce qu’il considère que l’économique devient plus importante et la séparation du politique est moins logique qu’auparavant. Malgré le contexte français de son œuvre, Vidal débute une conception du « politique » au-delà de l’État. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Élisée Reclus : 1840 – 1905 ==&lt;br /&gt;
Élisée Reclus est un géographe, militant et penseur de l’anarchisme français proposant une critique radicale de la pensée ratzélienne. Supporteur de la Commune de Paris, il est banni pour ses idées anarchistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reclus est un défendeur d’une géographie centrée sur l’être humain. Comme Vidal de la Blache, il refuse la centralité de l’État et de l’impérialisme mais va défendre le colonialisme français en Afrique. Dans L’homme et la terre rédigé entre 1905 et 1908, Reclus va s’intéresser à l’identification de « régions naturelles » produites par l’histoire, la langue et le genre de vie. C’est une géographie qui devient plus politique, culturelle et humaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== André Siegfried : 1875 – 1959 ==&lt;br /&gt;
Siegfried fut géographe, politologue, économiste, historien, sociologue mais aussi publiciste. Nombre de ses livres sont traduites dans plusieurs langues, y compris des études sur les États-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne. En 1913 il publie le ''Tableau politique de la France de l’Ouest sous la Troisième République'', ouvrage fondateur de la géographie électorale et en 1933 il obtient la Chaire de géographie économique et politique au Collège de France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Siegfried s’inspire de Montesquieu et Tocqueville plus que de Vidal ou que la géographie allemande mettant un fort accent sur les dimensions politiques des lieux, particulièrement au niveau régional. Mais, selon Claval, Siegfried est critiqué parce qu’il refuse de formuler une synthèse théorique sur les relations entre pouvoir et espace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il eu une forte influence sur la science politique en France ainsi que sur la géographie politique à travers son assistant Jean Gottmann qui publia notamment ''Megalopolis'' en 1961 et ''The Significance of Territory'' en 1973, mais aussi une influence sur la sociologie électorale et la géographie sociale française.&lt;br /&gt;
￼&lt;br /&gt;
= La géographie politique américaine =&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, le contexte est différent qu’en l’Europe. La tension entre le déterminisme pur et l’exceptionnalisme américain est très prononcée créant un environnement intellectuel vif. Les États-Unis sont considérés comme une « expérimentation sociale » qui inspire des géographes politiques à un certain idéalisme moins perçu que chez les géographes politiques en Europe. L’accent va être mis sur le libre échange et la notion d’une nation pacifique avec frontières ouvertes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Wilsonisme ==&lt;br /&gt;
Wilson est le défendeur par excellence de l’exceptionnalisme américain avec un système de Sécurité collective mondiale au travers capitalisme libéral et des traités internationaux ayant pour consécration la création du projet de la Société des Nations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Isaiah Bowman : 1878 – 1950 ==&lt;br /&gt;
Bowman était impliqué en politique siégeant au Conseil territorial américain auprès la Conférence de Paix à Paris. Il fut directeur de la American Geographical Society mais aussi président de la Johns Hopkins University. Ses études empiriques portent sur les structures territoriales des États. Dans ''The New World'' publié en 1921, il produit un inventaire de conditions politiques. D’autre part, il est défendeur de la « neutralité scientifique » du naturalisme avec un rejet du déterminisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses travaux portent sur des aspects pratiques des analyses sur l’impact des changements structurels comme celle des nouvelles frontières, des redistributions ethniques ou encore des nouveaux modes de communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Richard Hartshorne : 1899 – 1992 ==&lt;br /&gt;
Hartshorne est considéré comme l’un des doyens de la géographie politique américaine connu pour son approche fonctionnelle à la géographie politique notamment au travers de la différenciation spatiale – « aeral differentiation ». Pour lui, la géographie politique traite principalement du « caractère » des territoires dont les territoires étatiques sont les exemplaires paradigmatiques avec des travaux autour de l’intégrité de l’État s’intéressant aux forces centrifuges et centripètes. Il essaie d’expliquer les dynamiques politiques en fonction du caractère des territoires.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon Painter la conceptualisation statique et apolitique de l’État par Hartshorne domine la géographie politique jusqu’au début des années 1980.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Espace, race, expansion  =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== École géopolitique allemande ==&lt;br /&gt;
Avec l’émergence du fascisme en Allemagne naît l’école géopolitique allemande s’inspirant de la notion ratzélienne de l’État comme organisme et du modèle géopolitique de Mackinder. Cela implique un engagement au milieu nationaliste puis Nazi. Le concept de Lebensraum Exposants soutient les théories ariennes mises dans le contexte de la relation entre espace et politique au profit d’un racisme lié à l’expansion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rudolf Kjellén : 1864 – 1922 ==&lt;br /&gt;
Kjellén est la source du terme « géopolitique ». La croissance physique des États est le produit inévitable de la concurrence entre États.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Karl Haushofer : 1869 – 1946 ==&lt;br /&gt;
Haushofer développe le terme « Pan-régions » qui sont des territoires de populations impériales et coloniales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un débat intense sur l’influence de Geopolitik sur le discours annihilationniste des nazis. À travers la prise de pouvoir en 1933, les Nazis ont acquis un prestige. Néanmoins, il y a une cohérence incomplète au sujet du racisme et de l’antisémitisme. Les adhérents à la Geopolitik cherchaient une alliance avec l’Union soviétique considérant l’Europe centrale comme fédération multiethnique. D’autres géographes comme Penck plus influents soutenait le besoin « d’unifier » les populations allemandes et de définir des frontières allemandes « naturelles » provenant en partie d’un ressentiment à l’égard de la Traité de Versailles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La géographie politique à la moitié du XXème siècle =&lt;br /&gt;
Pendant presque trente ans, le rôle de l‘État est négligé dans la géographie parce que la pensée de la géographie politique était associée à Ratzel et Mackinder tandis que la géographie politique française ne s’intéressait qu’aux régions. C’est pourquoi la géographie politique a une mauvaise réputation. Le rôle de l’État dans la géographie politique est largement négligé pendant une trentaine d’année jusqu’à la révolution quantitative dans la géographie anglo-américaine des années 1960 et 1970 menant à un renouvellement de la géographie politique à fin années 1970 et des années 1980. Aux États-Unis, un des premiers qui a contribué à ce changement était David Harvey qui s’adressait à l’État dans son engagement plus large avec l’économie politique marxiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Géopolitique vs. Géographie politique =&lt;br /&gt;
Il y a eu une opposition à l’orthodoxie géopolitique notamment entre Rimland et Heartland. L’Amérique du Nord était vue comme un nouveau pôle central ignorant la dimension économique. L’héritage vidalienne soutient un besoin d’étudier les États en relation avec d’autres phénomènes humains comme les villes, l’agriculture mais encore le commerce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé et conclusions =&lt;br /&gt;
La géographie politique se focalise autant sur l’impact des faits géographiques sur la politique qu’à l’incidence spatiale des faits politiques. La géographie politique émerge dans un contexte historique caractérisé par l’intense concurrence entre états impérialistes, l’apparition de nouveaux pouvoirs, l’instabilité économique, le renouvellement scientifique et les transformations culturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La géopolitique n’a pas une dimension exacte. Selon Claval dans ''Les espaces de la politique'' publié en 2010, la géographie politique est « la dimension spatiale des faits politiques ». La géographie politique doit se comprendre comme un discours. Par exemple, pour comprendre Mackinder, il faut essayer de comprendre le contexte dans lequel ses textes ont été rédigés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contexte de l’émergence de la géographie politique est celui :&lt;br /&gt;
*de la rivalité intense entre les États et les empires coloniaux vers la fin du XIXème siècle menant à la Première guerre mondiale puis à la Deuxième guerre mondiale, le contexte de l’unification de l’Allemagne et de l’Italie bouleverse la stabilité qui existait au XIXème siècle&lt;br /&gt;
*les pensées darwinistes sont incorporées dans les théories sociales avec de la compétition entre les « races » justifiant la colonisation notamment ;&lt;br /&gt;
*de l’institutionnalisation de la géographie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:géopo timeline émergence de la géographie politique 1.png|thumb|left|400px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On constate que les premiers penseurs de la géographie politique avaient intérêt à renforcer cette institutionnalisation, de mettre en avant la puissance de cette nouvelle discipline se mettant au service des États comme c’est le cas pour Ratzel ou encore Mackinder. Les œuvres clefs sont signalées par des points rouges que l’on retrouve concentré autour de la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Ratzel, tout tourne autour du lien entre le sol et l’État. Il réintroduit l’élément humain dans la géographie en se concentrant sur l’organisation politique qui prédomine étant les États donnant lieu à une géographie des États. Il s’intéresse également à la correspondance entre les diversités des milieux sociaux et des milieux naturels. Il observe une diversité de milieux naturels qui varient en fonction du mécanisme de l’évolution. Selon Ratzel, il y une forte causalité entre l’évolution naturelle et celle des États considérant les États en tant qu’organisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Mackinder, le déterminisme est différent. Alors que Ratzel s’intéresse au déterminisme à partir du milieu naturel, Mackinder s’intéresse à l’histoire. Pour lui, la géographie politique sert à introduire un cordon sanitaire. C’est une réponse au contexte que l’on va retrouver au milieu du XXème siècle avec l’endiguement du communisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec Vidal, on commence à constater une forte opposition à la pensée ratzélienne. Ce qui est important dans la transition de la géographie est l’élément humain qui ne devient pas seulement l’élément politique. Vidal est quand même influencé tout comme Ratzel par la pensée de Darwin, mais au contraire de Ratzel, il ne s’oriente pas vers les États mais vers les régions et les civilisations. De plus, pour Vidal, les frontières sont de moins en moins importante substituant un déterminisme par un possibilisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reclus, très critique de Ratzel assume une posture anarchique. Pour lui, l’État est quelque chose qu’il faut éliminer voyant un monde sans États en mettant un fort accent sur l’élément humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Siegfried, il y a un manque de synthèse de ses pensées. Il a met en évidence un intérêt empirique au caractère des territoires s’intéressant à l’aspect politique des lieux s’orientant comme Vidal vers les régions. L’œuvre de Siegfried aura une forte influence sur la science politique, la géographie politique, la sociologie électorale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les auteurs américains s’opposent au déterminisme parce qu’ils considèrent que ce n’est pas le déterminisme qui peut expliquer au niveau international les États-Unis. Ils portent un intérêt au commerce comme force motrice de concentration. Il faut rapporter cette approche dans le contexte de l’émergence des États-Unis qui commencent à être compétitif au niveau du commerce international. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bowman et Hartshorne se lancent comme Siegfried dans la caractérisation des structures territoriales. Hartshorne manifeste une approche fonctionnelle qui s’intéresse à l’intégrité du territoire et la manière dont les caractéristiques du territoire contribuent ou s’oppose à l’intégrité de l’État. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les premières phases de la géographie politique, on constate une transformation intéressante et importante. Pour Ratzel et Mackinder, leurs travaux portaient sur l’influencer du territoire sur la politique. Au fur et à mesure, cette relation causale s’inverse. Avec Siegfried et les américains, on constate que ce sont vraiment les faits politiques qui déterminent l’organisation de l’espace. D’un côté c’est une posture analytique mais de l’autre côté c’est aussi parce que les intérêts changent notamment avec la diversification des acteurs qui sont importants avec des transformations politique qui ont un impact sur l’organisation de l‘espace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg Balsiger]]&lt;br /&gt;
[[Category:géographie]]&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]]&lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Qcic</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Vers_l%E2%80%99%C3%A9dification_d%E2%80%99une_conception_universelle_des_droits_fondamentaux_au_XXe_si%C3%A8cle&amp;diff=29079</id>
		<title>Vers l’édification d’une conception universelle des droits fondamentaux au XXe siècle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Vers_l%E2%80%99%C3%A9dification_d%E2%80%99une_conception_universelle_des_droits_fondamentaux_au_XXe_si%C3%A8cle&amp;diff=29079"/>
		<updated>2015-12-11T08:58:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Qcic : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les droits fondamentaux vont s’étendre par le biais de la Révolution française et les idéaux qu’elle véhicule dans toute l’Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec la Révolution, la loi est devenue l’expression de la volonté générale. Cette loi dans l’idée de l’époque, puisqu’elle est désormais l’émanation du peuple par ses représentants, ne peut pas être oppressive, elle ne peut aller que dans le sens de la liberté. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au XXème siècle, la loi va produire les instruments du totalitarisme... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les traités de paix : 1919 – 1920 =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe sort exsangue de la guerre, les vainqueurs de l’Entente conduits par le président Wilson sont bien décidés à établir un véritable ordre international sur des bases solides et des fondements juridiques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au fond, les traités de paix par certains aspects prennent en compte pour la première fois  au plan international les droits fondamentaux notamment à propos des minorités.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec la défaite des empires centraux (Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire Ottoman), le cas des minorités va devenir une question centrale en ce qui concerne la protection de leurs droits fondamentaux. La recomposition par les vainqueurs de nouveaux États-Nations va exalter une vague d’indépendance. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On va recréer une Europe, mais cette opération en y instaurant des nouvelles nations est porteuse de risques. Ces nouveaux États sont constitués de populations hétérogènes qui ne partagent pas les mêmes langues, cultures, religions et origines. Dès lors, leur sort pose certaines incertitudes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Afin d’éviter tout danger d’affrontement, les auteurs des traités de paix instaurent un système de protection qui vise à empêcher les nouveaux États  d’abuser  de leur pouvoir au détriment des minorités. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les articles 86 et 93 du traité de Versailles précisent que pour que l’État Tchécoslovaque ainsi que la Pologne acceptent les dispositions que les puissances alliées jugent nécessaires pour protéger les intérêts des minorités. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces stipulations seront mises en œuvre dans les traités qui reconnaissent la Pologne et la protection des minorités signé à Versailles le 26 juin 1919, et celui de 1919 signé à Saint-Germain en Laye pour la protection des minorités et la reconnaissance de la Tchécoslovaquie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi ces dispositions à propos de la Pologne sont similaires pour la Tchécoslovaquie tracent une première ébauche de ce qui va être une protection fondamentale des droits de l’Homme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Evidemment ce système de garantie mis sur pied par la Société des Nations, comme tout le système, sont les fondements de sécurités collectives.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cependant l’important est de constater qu’une première approche à l’échelon international est tentée dans les traités issus de la première guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le totalitarisme au XXème siècle =&lt;br /&gt;
On ne peut comprendre les grands textes internationaux notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée en 1948 ou encore la Convention Européenne des Droits de l’Homme de 1950 sans s’arrêter sur les totalitarismes qui vont frapper l’Europe dans l’entre deux guerre précipitant le monde dans la tragédie de la seconde guerre mondiale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le totalitarisme fait l’apologie d’une race, ne considérant que l’individu n’existe que par rapport à une race. Ils estiment que l’individu est au service de l’État, lequel État assure à l’individu le droit de vie et de mort. Avec le totalitarisme, l’individualisme n’existe plus. Désormais, l’individu doit obéissance à l’État. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut saisir comment les totalitarisme se sont implanter en Europe ; chacun des dictateurs suivant a accédé au pouvoir de manière légale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Mussolini''' : après la marche sur Rome des fascistes, le roi va désigner Benito Mussolini à la présidence du Conseil avec l’accord du Parlement le 30 octobre 1922.&lt;br /&gt;
*'''Hitler''' : est désigné chancelier en 1933 avec l’accord du Parlement &lt;br /&gt;
*'''Pétain''' : face à l’invasion allemande de la France, le Parlement français lui confère le 10 juillet 1940 le pouvoir constituant qui va lui permettre de diriger de manière quasi dictatoriale le territoire pendant les années d’occupation &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Une fois au pouvoir ils vont obtenir du Parlement les pleins pouvoirs, leur donnant à l’intérieur de leurs États un pouvoir quasiment dictatorial. Par exemple, Mussolini obtient par le parlement le 31 janvier 1926 du pouvoir législatif étendu. Aucune loi ne peut être présenté au Parlement italien sans son consentement. D’autre part, le parlement l’autorise à légiférer par des décrets. Ainsi, le parlement démet de ses pouvoirs en faveur du dictateur.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Sont créés des régimes ou l’État détient un monopole sur toutes les structures de la société avec une main mise sur l’information et la presse. Les régimes totalitaires se fondent sur un seul parti et sur un appareil policier et de répression omniprésent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les lois révèlent parfaitement le caractère totalitaire et raciste de ces législations.Elles vident de leur substance les constitutions de ces pays qui étaient d’inspiration libérale, le résultat de deux siècles d’évolutions comme l’était la [http://de.wikisource.org/wiki/Verfassung_des_Deutschen_Reiches_(1919) constitution allemande de Weimar de 1919], la constitution italienne de 1848 (il statuto libertino)  ou encore la [http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/les-constitutions-de-la-france/constitution-de-1875-iiie-republique.5108.html constitution française de la troisième république de 1875].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La reconnaissance constitutionnelle des droits fondamentaux dès la fin de la seconde guerre mondiale et son internationalisation =&lt;br /&gt;
Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale et après la découverte des atrocités commises par les régimes totalitaires, l’opinion publique européenne prend conscience de la nécessité de promouvoir une véritable conception universelle des Droits de l’Homme. Cette prise de conscience face aux monstruosités commises va jouer un rôle décisif dans l’édification par la communauté internationale d’une conception universelle des Droits de l’Homme et des DroitsFondamentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 ==&lt;br /&gt;
{{#ev:youtube|ddAWqRT-kn8|300|right}}&lt;br /&gt;
La conception européenne des droits de l’homme marque l’aboutissement d’une tradition occidentale de la défense des Droits de l’Homme qui s’est concrétisée par un processus de déclaration de droits. Il était primordial de proclamer ces Droits de l’Homme. Après l’expérience désastreuse du totalitarisme cela ne suffisait plus, il s’agit désormais de les déclarer mais aussi de les garantir.Pour cela, il faut que ces droits fondamentaux puissent être invoqués devant une juridiction qui puisse constater ou non s’il y a violation ou non des droits fondamentaux pouvant aller jusqu’à la sanction.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est ainsi qu’en Europe la plupart des constitutions ont inclus un mécanisme juridictionnel destiné à garantir ces droits fondamentaux. On passe d’un processus de déclaration des droits à un processus de garantie des droits qui se développe d’abord au niveau national. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La déclaration universelle des Droits de l’Homme date de 1948 a pour objectif de promouvoir une conception universelle des droits fondamentaux. Pour la plupart des nations européennes, cette promotion des droits de l’homme se fait au plan international. Elle les proclame au plan universel (toute les nations membres des Nations-Unies qui y ont souscris) mais ne les garanties pas. Ce texte ne prévoit pas d’organes juridictionnels. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En revanche, la Convention Européenne des Droits de l’Homme prévoit au plan régional un mécanisme de garantie qui permet de sanctionner la violation des droits fondamentaux.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette convention est le départ d’une conception internationale des droits fondamentaux en les déclarant à l’échelon mondial. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le mécanisme de garantie de la convention européenne nait dans la déclaration de 1948.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales de 1950 ==&lt;br /&gt;
Le mécanisme de garantie de la convention européenne nait dans la déclaration de 1948 marquant l’évolution des droits fondamentaux proclamé à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette fameuse constitution européenne manifeste, tout comme les constitutions des pays européens, mais aussi instaure un système juridictionnel qui garantit les droits qu’elle proclame. Cette convention européenne instaure une cour sanctionnant les violations. Dès lors s’il existe un mécanisme juridictionnel destiné à garantir ces droits fondamentaux ce n’est pas une coïncidence mais le reflet de ce qui s’est passé à l’échelon national. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Parla garantie des droits de l’homme qu’elle contient elle marque l’aboutissement d’un processus interne dans le droit constitutionnel. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi, cette convention régionale marque le commencement d’une reconnaissance et une garantie des Droits de l’Homme non seulement au niveau national mais aussi international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Constitutions d’après guerre de quelques État européens ==&lt;br /&gt;
En France est rédigé une première constitution en 1946, puis une seconde à partir de 1958. Dans le préambule de la constitution de 1946 on réaffirme solennellement les Droits de l’Homme et du citoyen qui avaient été consacrés par la Constitution de 1789. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la constitution italienne de 1947 sont énoncés les droits fondamentaux qui sont ensuite inscrit sous la nom de « droit et devoir du citoyen ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La constitution allemande met également en exergue ces droits fondamentaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces trois pays ont toujours à l’esprit l’expérience calamiteuse du totalitarisme. Ils sont conscient de l’expérience dramatique du totalitarisme dans leurs pays réaffirmant les droits fondamentaux mais instaurent un moyen pour éviter de réitérer les erreurs du passé à travers un contrôle de constitutionnalité.Il peut se définir comme le fait de constater par un organisme approprié(Comité de Constitution dans la Constitution française de 1948 puis le Conseil Constitutionnel ;en Italie c’est la Cour Constitutionnelle ; en Allemagne la Cour ConstitutionnelleFédérale)  qu’un acte juridique émis par une autorité publique a été pris ou non en violation de la constitution. S’il y a violation, l’acte émis est dépourvu de toute force juridique, c’est ce que prévoit l’article 19 de la Constitution allemande « quiconque est lésé dans ses droits par la puissance publique... ». Dès lors, un recourt est possible devant un organe spécialisé qui a pour mission de vérifier les actes étatiques, cela peut être pour le législatif une loi comme ce fut le cas des lois adoptées par les parlements des régimes totalitaires, s’ils violent les libertés soient cassées.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il importe dès lors d’avoir une protection contre le Parlement qui peut dans certaines conditions élaborer des lois liberticides. Le pouvoir de « tout faire » ne donne pas le droit de « tout faire ». Le contrôle de constitutionnalité implique une restriction de la souveraineté du peuple puisque la loi qui en est l’expression, à savoir celle de la volonté générale, est soumise au contrôle du juge. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les français ont trouvés un raccourci saisissant qui limite le pouvoir en limitant l’influence du Parlement dans le respect de la constitution. Le juge constitutionnel doit se borner à réguler le cours législatif sans prétendre se substituer aux représentants du peuple. Le juge ne doit intervenir que s’il y a une violation flagrante des droits fondamentaux.Il ne doit pas s’immiscer dans le processus de législation émanant de la représentation populaire violant le principe de séparation des pouvoirs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi ne peut pas tout faire, elle est le reflet de la volonté générale mais doit avant tout respecter la Constitution qui proclame les droits fondamentaux. Avec le contrôle de constitutionalité, il existe un instrument efficace qui permet de garantir les droits fondamentaux à l’échelon national. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La déclaration française des droits de l’Homme, l’article 6  précise que la loi est l’expression de la volonté générale en opposition à la loi de l’Ancien régime émanant du souverain à savoir le roi. Avec cette notion de loi décrite en 1789 qui n’est plus l’expression du monarque, dès lors, émanant de la volonté générale ne peut plus être oppressive. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, les expériences du XXème siècle ont permises de prendre conscience que le représentant du peuple n’était pas suffisant pour protéger et garantir les droits de l’homme. Il a fallu la Deuxième guerre mondiale pour mettre sur pied des organes nationaux juridictionnelles efficaces afin de protéger et de garantir les droits fondamentaux. Après le temps de la loi, c’est désormais l’avènement des juges ; c’est à eux que revient la charge de dire le droit impliquant une restriction de la souveraineté du peuple. La loi est dès lors soumise au contrôle du juge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*[http://www.un.org/fr/documents/udhr/ déclaration universelle des droits de l’homme de 1948]&lt;br /&gt;
*[http://www.echr.coe.int/NR/rdonlyres/3322C607-6688-4E0F-9B72-40D4F36E9B32/0/CEDH1950FRE.pdf Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales de 1950]&lt;br /&gt;
*[http://de.wikisource.org/wiki/Verfassung_des_Deutschen_Reiches_(1919) Verfassung des Deutschen Reiches (1919)] (version originale)&lt;br /&gt;
*[http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/les-constitutions-de-la-france/constitution-de-1875-iiie-republique.5108.html Constitution française de 1875, IIIe République]&lt;br /&gt;
*[http://www.herodote.net/Textes/tVersailles1919.pdf Traité de Versailles] (texte intégral)&lt;br /&gt;
*[[Vers un droit commun de l’humanité, Delmas-Marty]], commentaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:droit]]&lt;br /&gt;
[[Category:Victor Monnier]] &lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Qcic</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_d%C3%A9clarations_des_droits_de_la_fin_du_XVIIIe_si%C3%A8cle&amp;diff=29078</id>
		<title>Les déclarations des droits de la fin du XVIIIe siècle</title>
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		<updated>2015-12-11T08:45:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Qcic : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les origines des droits fondamentaux ne remontent pas au XVIIIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les déclarations américaines des droits : 1776 – 1783 =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|La Constitution des États-Unis et la société du début du XIXe siècle}}&lt;br /&gt;
Au moment où les États-Unis d’Amérique rompent leurs relations avec leur souverain le Roi George III et déclarent leur Independence le 4 juillet 1776, les Treize colonies américaines sous souveraineté anglaise deviennent États souverain dans une structure d’État confédérale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacune de ces colonies va se doter d’une constitution reposant sur la souveraineté des peuples. Huit de ces colonies vont adopter, au début de leur constitution, une déclaration de droits. Ces déclarations proclament,constatent et reconnaissent solennellement l’existence des droits naturelles et essentiels de l’Homme. La première déclaration est la déclaration de Virginie de 1776 sous l’égide Jefferson qui va influencer la déclaration d’indépendance d’Amérique du 7 juillet 1766.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1787, les États Américains se dotent d’une constitution fédérale influencée par la déclaration de Virginie à propos des premiers amendements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les déclarations françaises des droits : 1789 – 1795 =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le_Barbier_Dichiarazione_dei_diritti_dell'uomo.jpg|thumb|200px|Le Barbier Dichiarazione dei diritti dell'uomo]]&lt;br /&gt;
De 1789 à 1804, la France va se doter de nombreuses constitution contenant toute des déclarations de droits. Les constituants français avaient sous les yeux les déclarations américaines et les constitutions annexes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1789, la France est en « état de crise » où l’on assiste à de nombreux « coup d’État ». Une assemblée se proclame, elle est constituante et c’est elle qui va rédiger en août 1789 la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’objectif est d’avoir des idées claires sur ce que sont les Droits de l’homme. Elle est influencée par la Déclaration de Virginie, c’est pourquoi on y retrouve les libertés que l’on avait évoquées dans cette dernière. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Art 1.&lt;br /&gt;
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Art 2.&lt;br /&gt;
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Art 4.&lt;br /&gt;
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Art 6.&lt;br /&gt;
La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Art 7.&lt;br /&gt;
Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Art 11.&lt;br /&gt;
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Art 17.&lt;br /&gt;
La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment,et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On y évoque les droits fondamentaux :&lt;br /&gt;
*liberté ;&lt;br /&gt;
*sécurité ;&lt;br /&gt;
*résistance à l’oppression ; &lt;br /&gt;
*la propriété ;&lt;br /&gt;
*la sureté. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans cette déclaration, tout comme celle de Virginie on retrouve présent les droits fondamentaux de première génération. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Est donc élaboré une démocratie parlementaire voir de type direct. Cependant la Déclaration de 1789 ne détient aucuns droits sociaux. Les droits sociaux n’apparaissent qu’à la fin du XIXème siècle, on lui demande seulement de s’abstenir d’aller à l’encontre des libertés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La popularité de la Déclaration de 1789 réside dans la portée de ce texte qui fait son originalité et son universalisme. Elle fut écrite en une semaine avec comme idée de donner une connaissance de ce qu’était les droits fondamentaux permettant d’orienter les  travaux de constitution qui allaient être opérés. Elle va acquérir très rapidement une telle popularité qu’elle ne sera pas retouchée ayant une portée quasi sacrée. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette déclaration entend s’appliquer à toute l’humanité et pas seulement aux français. Toute la déclaration est articulée autour de l’homme et du citoyen.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’autre part la brièveté de la déclaration s’explique par souci d’universalisme. On se borne à exprimer des grands principes étant acceptés par tous. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Elle vise avant tout l’homme individu, réclamant à l’État la liberté d’être ou d’agir impliquant de la part de l’État une obligation de ne pas agir. L’individualisme se manifeste également par l’importance accordée au droit de propriété. Ce droit de propriété n’impose aucune obligation à la charge de la société. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces deux éléments vont rendre cette déclaration extrêmement populaire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces déclarations vont influencer les territoires voisins notamment la Suisse. La révolution française va conquérir l’Europe en lui imposant son ordre constitutionnel. La première constitution Suisse de 1798 était influencée par la déclaration de 1795. Ces déclarations vont influencer l’Europe entière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:droit]]&lt;br /&gt;
[[Category:Victor Monnier]] &lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Qcic</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_origines_des_droits_fondamentaux&amp;diff=29077</id>
		<title>Les origines des droits fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_origines_des_droits_fondamentaux&amp;diff=29077"/>
		<updated>2015-12-11T07:59:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Qcic : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Les origines religieuses =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Les problèmes juridico-politiques de la conquête I}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous l’antiquité, l’individu ne jouissant d’aucun domaine d’autonomie qui soit interdit à l’action du pouvoir. L’individu ne possède aucun droit à l’intégrité psychique ou physique. À Sparte est interdit le célibat, à Rome il est interdit de boire du vin pur, à Athènes les femmes ne peuvent quitter la ville avec plus de trois robes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dès lors, la liberté est seulement la participation de l’être humain à la gestion de l’État. À cette époque, il n’existe pas de sphère de liberté reconnue. Cependant, l’émergence du christianisme va provoquer une véritable révolution intellectuelle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On peut dégager trois enseignements essentiels :&lt;br /&gt;
*chaque homme est créé à l’image de Dieu ;&lt;br /&gt;
*sa tournée est immortelle ;&lt;br /&gt;
*l’âme de l’homme est donc immortelle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon le message du Christ, l’homme n’est pas fait pour vivre sur cette terre mais pour y passer, ayant pour vocation à la vie éternelle. De cette constatation, on établit la dignité de l’homme. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La deuxième proposition qui se dégage du message du Christ est que tous les hommes sont des enfants de Dieu. Les hommes sont donc tous égaux : ils bénéficient d’une égale part d’amour de Dieu (principe d’égalité).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Chaque homme, pour accomplir sa propre destiné, jouit d’une sphère d’autonomie individuelle. Toutes ces structures ne constituent que des moyens au service de l’homme afin de l’aider dans sa vocation spirituelle. L’État doit alors respecter la sphère d’autonomie individuelle de l’homme. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La conséquence du message chrétien est que la première élaboration doctrinale des Droits de l’Homme en occident revient à des théologiens juristes catholiques espagnols. Elle se situe en plein débat qui oppose les partisans de la conquête espagnole en Amérique au XVIème siècle qui prônent l’asservissement des indiens et ceux qui défendent la liberté des indiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bartolomedelascasas.jpg|150px|vignette|droite|Portrait de Bartolomé de las Casas (anonyme, xvie siècle).]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affirmation de cette première élaboration doctrinale est de Vittoria (1492 – 1546) et de Bartholomé Las Casas (1474 – 1566). On reconnait aux indiens un pouvoir véritable autant dans le domaine privé que public et les conquistadors espagnols ne peuvent les empêcher. Cette affirmation revient à reconnaître l’égalité des droits des indiens. Ainsi, le déclenchement pour les droits de l’homme ce fait en Espagne au XVIème siècle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|Notre religion est une, et peut convenir à toute les nations du monde ; elle les reçoit toutes dans son sein, et n’enlève à aucune sa liberté ni ses maîtres ; elle est surtout bien éloignée de vouloir qu’on rende les peuples esclaves sous prétexte qu’ils sont nés pour cela, comme le prétend le seigneur évêque. Que Votre Majesté daigne donc, au commencement de son règne, témoigner hautement son mépris pour cette mauvaise doctrine, et désavouer ses conséquences|Las Casas}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il démontre que les indiens sont des créatures de Dieu est ne peuvent être esclave. Il rejoindra les thèses de Vittoria : &lt;br /&gt;
{{citation bloc|Chez les Infidèles, qui vivent dans ces Royaumes éloignés, qui n'ont jamais entendu parler du Christ,qui n'ont pas reçu la foi, il y a de véritables Seigneurs, des Rois et des Princes. Le Droit naturel et le Droit des gens leur accordent la Souveraineté,la dignité et la prééminence royale... Il en est de même en ce qui concerne la domination des particuliers sur les biens inférieur|Las Casas&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. B. DE LAS CASAS, Aquí se contienen treinta proposiciones muy  jurídicas... in A. M. FABIE, Vida y escritos de Fray B. de Las Casas, Madrid&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La défense de ces thèses montre que la première approche doctrinale se situe au début du XVIe siècle montrant que tous les être humains sont égaux en cela qu’ils sont tous des créatures de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les origines politiques =&lt;br /&gt;
De nombreux évènements politiques ont joué un rôle dans les origines politiques des droits fondamentaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Magnacarta.jpg|thumb|Magna Carta.]]&lt;br /&gt;
[[File:Joao sem terra assina carta Magna.jpg|thumb|150px|King John of England signs Magna Carta.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’Angleterre du XIIIe siècle, on assiste à un conflit entre le Roi et ses vassaux. Au terme de ce conflit est édicté la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Magna_Carta Magna Carta] (« Grande Charte ») du 12 juin 1215. C’est un texte authentique signé par les vassaux et le roi. Elle définit clairement les droits et les devoirs et garantit un certain nombre de privilèges de ses vassaux. Et ces droits et ces privilèges peuvent rappeler dans un certain sens nos libertés personnelles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|Aucun homme libre ne sera arrêté ni emprisonné, ou dépossédé de ses biens, ou déclaré hors-la-loi, ou exilé, ou exécuté de quelque manière que ce soit, et nous n'agirons pas contre lui et nous n'enverrons personne contre lui, sans un jugement légal de ses pairs et conformément à la loi du pays.|Article XXXIX.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|Tous les marchands pourront, librement et en toute sûreté, quitter l'Angleterre, et venir en Angleterre, y demeurer, et voyager en Angleterre tant par la route que par bateau, pour acheter et pour vendre, sans aucun péage irrégulier, selon les anciennes et justes coutumes, excepté en temps de guerre et si ces marchands sont d'un pays en guerre contre nous. S'il se trouve de tels marchands dans notre pays au commencement d'une guerre, ils seront détenus, sans aucun dommage pour leurs personnes ni leurs biens, jusqu'à ce que nous, ou notre Grand Justicier, soyons informés de la manière dont nos marchands sont traités dans le pays en guerre contre nous, et si les nôtres sont saufs, les autres seront saufs dans notre pays.|Article XLI.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les nombreux conflits entre le roi et son parlement, sont à l’origine de nombreux textes qui garantissent des droits fondamentaux dont de nombreux traités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les origines philosophiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|John Locke et le débat sur le gouvernement civil}}&lt;br /&gt;
Parmi les nombreux philosophes qui ont eu une influence sur les droits naturels de l’homme, nous allons aborder [[John Locke et le débat sur le gouvernement civil]] (1632 – 1704). Sa pensée politique est déterminée par l’idée que le gouvernement légitime, c’est-à-dire le gouvernement conforme aux aspirations des gouvernés, est le produit du consentement volontaire d’individus libres et égaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour [[John Locke et le débat sur le gouvernement civil]], les hommes ont décidés de mettre fin à l’état de nature en se mettant d’accord pour établir une société politique : c’est le contrat social qui fonde la société politique. Cette société politique établie par le contrat social dont le gouvernement légitime émane d’individus libres et égaux, a pour but de garantir les droits naturels de l’homme. Ils n’étaient auparavant pas protégés ni garantis ; ce besoin de protection pousse les hommes à sortir de l’état de nature pour rentrer dans la société politique qu’ils constituent ayant pour conséquence de garantir les droits fondamentaux et naturels de l’homme. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La théorie du contrat social aura une grande influence notamment dans les premières Déclarations des Droits de l’Homme. De ces origines religieuses, politiques, philosophiques, émanent les idées et les principes de liberté et d’égalité des individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Magna_Carta Magna Carta]&lt;br /&gt;
**[http://alexpeak.com/twr/mc/ texte en anglais, français, latin, espagnol, italien]&lt;br /&gt;
*[http://dspace.unav.es/dspace/bitstream/10171/12713/1/PD_22_03.pdf Le discours et l'événement.  L'émergence des droits  de l'homme et le christianisme  dans l'histoire occidentale] - Alfred Dufour&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:droit]]&lt;br /&gt;
[[Category:Victor Monnier]] &lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Qcic</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_origines_des_droits_fondamentaux&amp;diff=29076</id>
		<title>Les origines des droits fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_origines_des_droits_fondamentaux&amp;diff=29076"/>
		<updated>2015-12-11T07:54:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Qcic : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Les origines religieuses =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Les problèmes juridico-politiques de la conquête I}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous l’antiquité, l’individu ne jouissant d’aucun domaine d’autonomie qui soit interdit à l’action du pouvoir. L’individu ne possède aucun droit à l’intégrité psychique ou physique. À Sparte est interdit le célibat, à Rome il est interdit de boire du vin pur, à Athènes les femmes ne peuvent quitter la ville avec plus de trois robes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dès lors, la liberté est seulement la participation de l’être humain à la gestion de l’État. À cette époque, il n’existe pas de sphère de liberté reconnue. Cependant, l’émergence du christianisme va provoquer une véritable révolution intellectuelle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On peut dégager trois enseignements essentiels :&lt;br /&gt;
*chaque homme est créé à l’image de Dieu ;&lt;br /&gt;
*sa tournée est immortelle ;&lt;br /&gt;
*l’âme de l’homme est donc immortelle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon le message du Christ, l’homme n’est pas fait pour vivre sur cette terre mais pour y passer, ayant pour vocation à la vie éternelle. De cette constatation, on établit la dignité de l’homme. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La deuxième proposition qui se dégage du message du Christ est que tous les hommes sont des enfants de Dieu. Les hommes sont donc tous égaux : ils bénéficient d’une égale part d’amour de Dieu (principe d’égalité).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Chaque homme, pour accomplir sa propre destiné, jouit d’une sphère d’autonomie individuelle. Toutes ces structures ne constituent que des moyens au service de l’homme afin de l’aider dans sa vocation spirituelle. L’État doit alors respecter la sphère d’autonomie individuelle de l’homme. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La conséquence du message chrétien est que la première élaboration doctrinale des Droits de l’Homme en occident revient à des théologiens juristes catholiques espagnols. Elle se situe en plein débat qui oppose les partisans de la conquête espagnole en Amérique au XVIème siècle qui prônent l’asservissement des indiens et ceux qui défendent la liberté des indiens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bartolomedelascasas.jpg|150px|vignette|droite|Portrait de Bartolomé de las Casas (anonyme, xvie siècle).]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affirmation de cette première élaboration doctrinale est de Vittoria (1492 – 1546) et de Bartholomé Las Casas (1474 – 1566). On reconnait aux indiens un pouvoir véritable autant dans le domaine privé que public et les conquistadors espagnols ne peuvent les empêcher. Cette affirmation revient à reconnaître l’égalité des droits des indiens. Ainsi, le déclenchement pour les droits de l’homme ce fait en Espagne au XVIème siècle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|Notre religion est une, et peut convenir à toute les nations du monde ; elle les reçoit toutes dans son sein, et n’enlève à aucune sa liberté ni ses maîtres ; elle est surtout bien éloignée de vouloir qu’on rende les peuples esclaves sous prétexte qu’ils sont nés pour cela, comme le prétend le seigneur évêque. Que Votre Majesté daigne donc, au commencement de son règne, témoigner hautement son mépris pour cette mauvaise doctrine, et désavouer ses conséquences|Las Casas}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il démontre que les indiens sont des créatures de Dieu est ne peuvent être esclave. Il rejoindra les thèses de Vittoria : &lt;br /&gt;
{{citation bloc|Chez les Infidèles, qui vivent dans ces Royaumes éloignés, qui n'ont jamais entendu parler du Christ,qui n'ont pas reçu la foi, il y a de véritables Seigneurs, des Rois et des Princes. Le Droit naturel et le Droit des gens leur accordent la Souveraineté,la dignité et la prééminence royale... Il en est de même en ce qui concerne la domination des particuliers sur les biens inférieur|Las Casas&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. B. DE LAS CASAS, Aquí se contienen treinta proposiciones muy  jurídicas... in A. M. FABIE, Vida y escritos de Fray B. de Las Casas, Madrid&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La défense de ces thèses montre que la première approche doctrinale se situe au début du XVIe siècle montrant que tous les être humains sont égaux en cela qu’ils sont tous des créatures de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les origines politiques =&lt;br /&gt;
De nombreux évènements politiques ont joué un rôle dans les origines politiques des droits fondamentaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Magnacarta.jpg|thumb|Magna Carta.]]&lt;br /&gt;
[[File:Joao sem terra assina carta Magna.jpg|thumb|150px|King John of England signs Magna Carta.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’Angleterre du XIIIe siècle, on assiste à un conflit entre le Roi et ses vassaux. Au terme de ce conflit est édicté la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Magna_Carta Magna Carta] (« Grande Charte ») du 12 juin 1215. C’est un texte authentique signé par les vassaux et le roi. Elle définit clairement les droits et les devoirs et garantie un certain nombre de privilèges de ses vassaux. Et ces droits et ces privilèges peuvent rappeler dans un certain sens nos libertés personnelles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|Aucun homme libre ne sera arrêté ni emprisonné, ou dépossédé de ses biens, ou déclaré hors-la-loi, ou exilé, ou exécuté de quelque manière que ce soit, et nous n'agirons pas contre lui et nous n'enverrons personne contre lui, sans un jugement légal de ses pairs et conformément à la loi du pays.|Article XXXIX.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|Tous les marchands pourront, librement et en toute sûreté, quitter l'Angleterre, et venir en Angleterre, y demeurer, et voyager en Angleterre tant par la route que par bateau, pour acheter et pour vendre, sans aucun péage irrégulier, selon les anciennes et justes coutumes, excepté en temps de guerre et si ces marchands sont d'un pays en guerre contre nous. S'il se trouve de tels marchands dans notre pays au commencement d'une guerre, ils seront détenus, sans aucun dommage pour leurs personnes ni leurs biens, jusqu'à ce que nous, ou notre Grand Justicier, soyons informés de la manière dont nos marchands sont traités dans le pays en guerre contre nous, et si les nôtres sont saufs, les autres seront saufs dans notre pays.|Article XLI.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les nombreux conflits entre le roi et son parlement, sont à l’origine de nombreux textes qui garantissent des droits fondamentaux dont de nombreux traités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les origines philosophiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|John Locke et le débat sur le gouvernement civil}}&lt;br /&gt;
Parmi les nombreux philosophes qui ont eu une influence sur les droits naturels de l’homme, nous allons aborder [[John Locke et le débat sur le gouvernement civil]] (1632 – 1704). Sa pensée politique est déterminée par l’idée que le gouvernement légitime, c’est-à-dire le gouvernement conforme aux aspirations des gouvernés, est le produit du consentement volontaire d’individus libres et égaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour [[John Locke et le débat sur le gouvernement civil]], les hommes ont décidés de mettre fin à l’état de nature en se mettant d’accord pour établir une société politique : c’est le contrat social qui fonde la société politique. Cette société politique établie par le contrat social dont le gouvernement légitime émane d’individus libres et égaux, a pour but de garantir les droits naturels de l’homme. Ils n’étaient auparavant pas protégés ni garantie ; ce besoin de protection pousse les hommes à sortir de l’état de nature pour rentrer dans la société politique qu’ils constituent ayant pour conséquence de garantir les droits fondamentaux et naturels de l’homme. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La théorie du contrat social aura une grande influence notamment dans les premières Déclarations des Droits de l’Homme. De ces origines religieuses, politiques, philosophiques, émanent les idées et les principes de liberté et d’égalité des individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Magna_Carta Magna Carta]&lt;br /&gt;
**[http://alexpeak.com/twr/mc/ texte en anglais, français, latin, espagnol, italien]&lt;br /&gt;
*[http://dspace.unav.es/dspace/bitstream/10171/12713/1/PD_22_03.pdf Le discours et l'événement.  L'émergence des droits  de l'homme et le christianisme  dans l'histoire occidentale] - Alfred Dufour&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:droit]]&lt;br /&gt;
[[Category:Victor Monnier]] &lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Qcic</name></author>
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