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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-04-10T14:23:37Z</updated>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Introduction_au_cours_d%27histoire_de_la_pens%C3%A9e_juridique_et_politique_I&amp;diff=27040</id>
		<title>Introduction au cours d'histoire de la pensée juridique et politique I</title>
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		<updated>2015-09-18T07:45:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;LineB : /* La tradition scolastique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Septem-artes-liberales Herrad-von-Landsberg Hortus-deliciarum 1180.jpg|thumb|right|200px|La dialectique et la rhétorique trônent parmi les sept arts libéraux (illustration de l'Hortus Deliciarum, v. 1180).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les trois objectifs du cours =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Premier objectif ==&lt;br /&gt;
Nous allons d’abord présenter et analyser les grands textes classiques ; les principaux textes de la pensée juridique et politique moderne c’est-à-dire en histoire qui commence à la Renaissance italienne jusqu’au milieu du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi la période 1500 à 1850 ? La raison est simple, c’est un fait intellectuel, les grands concepts utilisés en droit publique, en science-politique et même en relations internationales se mettent en place pendant cette période. Les termes de « souveraineté », de « propriété » qui existent déjà à l’époque des romains prenant une signification différente mais c’est surtout le concept d’État qui émerge dans cette période. Il faut se concentrer sur les racines intellectuelles des grands concepts politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les concepts que nous employons sont déjà en place à la fin du XVIIIème siècle. Nous allons aborder Machiavel, Rousseau et Montesquieu mais aussi des auteurs moins connus qui ont joués un rôle prédominant dans la pensée juridique et politique comme les fédéralistes et antifédéralistes américains ainsi que les auteurs de la pensée d’avant de la Reforme comme Luther et Calvin qui ne dissociaient pas le politique du théologique et avaient une pensée politique fondamentalement imprégnée de pensée religieuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deuxième objectif ==&lt;br /&gt;
Le deuxième objectif est de montrer comment émerge et s’est formé la conception moderne de l’État en tant que personne morale dissociée du titulaire du pouvoir. D’ailleurs lorsqu’on regarde les grands textes de la philosophie du XVIème et XVIIème siècle, on se rend compte que le terme « État » apparait dans son acception moderne en tant que personne morale indépendante de la personne au pouvoir à partir du XVIIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant, bien évidement la notion même d’« État » existe mais on n’emploi pas le terme afin de définir la souveraineté, l‘institution détentrice de la souveraineté, on emploi des termes comme la potestas, l’autoritas la principatus, le potestas civilis, l’imperium. Ce sont des mots qui décrivent cette chose qui émergera dans son acception contemporaine actuelle au milieu du XVIIIème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On doit la définition moderne de l’État à un homme qui est Thomas Hobbes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous verrons qu’au fond, qu’après Thomas Hobbes, la définition de l’État n’est plus remise en cause, les questions sont différentes, on passe d’une définition proposé par Hobbes acceptée et validée par ses contemporain passant d’une question qui est qu’est-ce que l’État ? à quelles sont les limites de l’État ? La question et le questionnement en théorie politique et du droit évoluent dans une direction différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Hpjp introduction plan.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au centre du tableau est le concept d’État selon sa conception originale. On voit Hobbes au milieu et on va voir qu’il plonge ses racines dans Machiavel, Luther, Calvin, les monarchomaques ainsi que Jean Bodin. Après Hobbes on ne s’intéresse plus à la définition du concept d’État mais à la limite du rapport des relations de l’État par Locke, Montesquieu et Rousseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les constituants américains vont proposer une vision moderne de l’État qu’ils appelaient la République. Ainsi nous allons voir la naissance, d’où vient, comment et pourquoi l’idée d’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Troisième objectif ==&lt;br /&gt;
Le troisième objectif est de tenter de montrer une méthode, plutôt une approche un peu différente de l’approche traditionnelle, une approche particulière de l’approche classique de la théorie du droit et de la théorie politique. Nous allons voir que pour véritablement comprendre les textes que nous allons voir il faut les lire dans son contexte historique mais surtout de répondre à la question de savoir si l’auteur, le philosophe ou le juriste, qu’à-t-il voulu écrire, dire avec les mots qui étaient à sa disposition ? Quelles étaient ses intentions lorsqu’il écrivait ce qu’il écrivait ? Lorsqu’on rédige un sujet les argument on un sens ; fondamentalement on tente de définir son argument au fur et à mesure de l’écriture. Nous allons tenter de proposer une approche des grands textes classiques qui visent à répondre à la question de l’intention de l’auteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de tentatives de réponses ont été faites. Certains auteurs historiques marxistes postulent que tout est déterminé par la sphère économique et que leurs intentions sont leurs intérêts. C’est une approche historiciste qui voit l’intérêt à l’origine de l’intention de tous les auteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une approche essentialiste, certains théoriciens contemporains pensent que les auteurs posent toujours les mêmes questions. C’est essentialiste en ce sens que chaque question politique est la même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le professeur Keller, les auteurs réfléchissaient dans des termes différents, ce qu’il qualifie approche intentionnaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour résumer le cours dans ce schéma, pour expliciter la naissance du concept d’État, il faut prendre en compte un certain nombre d‘étapes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Cheminement du concept d'État =&lt;br /&gt;
La naissance du concept d’État repose sur un certain nombre de piliers. D’abord la tradition humaniste qui émerge véritablement au XVème siècle, puis l’approche de la tradition scholastique et le point de chute qui est Machiavel qui est le premier qui ne va pas réfléchir à l’État mais à ce qu’il appellera lui-même la « Respublica ». Machiavel et la tradition républicaine offrent à Hobbes un certain nombre d’arguments très intéressent et important. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième pilier du schéma est la pensée reformée qui apporte à Hobbes le principe de résistance, les théories de la résistance qui sont certes religieuses mais qui basculent rapidement vers le politique. Luther, Calvin et leurs successeurs vont donner à ceux qui réfléchissent la « chose publique » des éléments nouveaux ; on va passer d’une théorie de la résistance à la religion catholique à une résistance politique : peut-on résister à l’autorité publique ou pas ? Si oui sous quelles conditions ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième pilier est le pilier Jean Bodin qui va réfléchir à une notion qui en droit public est fondamentale et très débattu de nos jours. Aujourd’hui certains États le revendiquent, c’est la souveraineté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bodin va réfléchir à la notion pas tant de l’État en tant que tel mais à la question de qu’est-ce que la souveraineté ? Cette réflexion très approfondie sur le souverain et la souveraineté est due à Jean Bodin qui amène à réfléchir aux limites de la souveraineté. Il produisit deux ouvrages importants en 1566 intitulés La Méthode pour étudier l’Histoire et Les Six Livres de la République en 1576 qui fournissent à Hobbes la première grande théorie sur la souveraineté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:leviathan_livre.jpg|thumb|left|Le frontispice du « Leviathan » est l'œuvre du graveur Abraham Bosse.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hobbes en s’appuyant sur ces trois ensemble dont la théorie de Bodin qu’il reformulera va proposer la première conception moderne de l’État dans son ouvrage de 1651 qui est le Léviathan. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après Hobbes et la définition du concept d’État dans le Léviathan, cette définition ne sera plus remise en cause, on la prend et on l’accepte pour acquise. La réflexion en droit et en science-politique va se déplacer vers les relations entre l’État et les individus. Quelles relations doit-il avoir ? Doit-il empiéter sur la sphère privée ? Doit-il préserver la sphère privée ? Quelle est la place du gouvernement ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les questions des rapports entre l’État et l’individu vont être développées par Locke qui se concentre sur les rapports entre le gouvernement et les individus. Montesquieu va proposer une notion très importante en droit public qui est la notion de la séparation des pouvoirs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau a repris Hobbes et l’a retourné à l’envers. Hobbes avait eu l’idée géniale consistante à dire que pour qu’un État fonctionne il faut qu’il soit fort. Avec un souverain à sa tête qui impose d’en haut vers en bas son autorité, c’est la vision descendante du pouvoir. Rousseau dit que Hobbes avait surement raison mais le sens est faux, il retourne Hobbes, pour que l’État ait la puissance et la légitimité il faut que le pouvoir et sa puissance viennent d’en bas, on appelle cela la souveraineté du peuple. Cette idée on la doit à Rousseau qui reprend l’idée d’un État fort afin de fonctionner mais avec un contrat social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de la fin du XVIIIème siècle, la question de l’État ne se pose plus, la question des rapports entre l’État et les individus se pose moins, mais on s’intéresse véritablement à la définition des droits du citoyen, on s’intéresse véritablement à la question de nos droits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond toute la question qui va irriguer la pensée politique et juridique est la question de la limite de nos droit ainsi que leur définition : que doivent t-il-être ? Comment faut-il les appliquer ? Les fédéralistes et les antifédéralistes tenteront d’abord d’y répondre mais c’est surtout John Stuart Mill qui le fera. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel, Luther, les auteurs reformés et Jean Bodin vont s’appuyer sur deux traditions constitutives de la vie intellectuelle européenne du XIIème au XVIème siècle qui sont les traditions humanistes et scholastiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question qui se pose est quand Machiavel, les reformés et Jean Bodin réfléchissent au concept d’État, à la souveraineté, la liberté, ils puisent leur arguments dans ces deux grandes traditions. Toute l’Europe est constitutive, et repose sur ces deux grandes traditions soit humaniste et scholastique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d’autres termes au alentour de 1450, au milieu de le Renaissance italienne, lorsque les grands théoriciens, des politiques et juristes réfléchissent à la question de l’autorité politique, la question de la liberté politique mais aussi de l’égalité en politique, ils puisent leurs arguments, nourrissent leurs réflexions dans deux traditions de pensée que sont la traditions de langage, de type de discours soit scholastique et humaniste. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tradition scholastique et humaniste irriguent l’Europe à partir du XVIème siècle et vont marquer pendant plusieurs siècles la pensée sur le politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La tradition scolastique =&lt;br /&gt;
[[File:Laurentius de Voltolina 001.jpg|290px|right|thumb|14th-century image of a university lecture]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première tradition soit la scolastique se retrouve essentiellement en Europe en France et en Italie entre le XIIème et le milieu du XVème siècle. Elle repose sur un corpus c’est-à-dire un ensemble d’ouvrages qui sont très particuliers mais assez bien délimités. Elle repose tout d’abord sur un corpus très religieux. La tradition scholastique que l’on doit pour la plupart à des théologiens puise dans la bible, dans Aristote - les scolastiques sont des exégèses d’Aristote - ainsi que dans les grands Pères de l’église que sont Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin. Le corpus bible, Aristote, Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin, les grands penseurs de l’Église, les penseurs scholastiques pensent l’autorité publique en terme religieux en puisant dans ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les thèmes qui sont véhiculés et analysés par cette tradition sont des thèmes assez classique c’est-à-dire le rapport entre l’État, la chose publique et l’Église, le rôle du chrétien, la place de l’Église dans la société et donc manifestement, les thèmes abordés sont liés à l’Église ou à la place de l’Église dans la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont essentiellement des théologiens parce qu’ils réfléchissent à la chose publique à partir de l’argument religieux. Ils font le lien entre l’individu autonome qu’Aristote a tenté de définir et ce qu’ils appellent « l’idéal chrétien de détachement du monde ». Ils essaient de voir comment la vision de l’individu d’Aristote est insupportable et utilisable pour le chrétien. C’est une pensée éminemment religieuse et emprunte de penseurs religieux qui repose sur un langage théologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond, on peut définir la posture intellectuelle de cette tradition autour de trois grandes idées. Si nous devions résumer la position des scolastiques vis-à-vis de l’autorité politique, les positions intellectuelles défendues par les partisans de la tradition scholastique se retrouve autour de :&lt;br /&gt;
*Le pouvoir d'un seul est préférable au pouvoir de la multitude.&lt;br /&gt;
*L’affirmation que  la richesse n’est pas source ou facteur de corruption politique, elle est même une vertu, être riche n’est pas un vice ni un péché. En d’autre terme la richesse n’est pas facteur de corruption mais est même une vertu.&lt;br /&gt;
*le principal danger pour la politique d’une cité est qu’elles perdront leur autonomie si s’installe en leur sein la discorde. Le danger qui guète toute cité, tout « État » est la discorde soit la désunion de ses citoyens. Il faut un idéal d’unité et de paix traduit aujourd’hui comme « sécurité » pour que la réalité politique puisse s’installer, perdurer et se pérenniser. En d’autres termes ils défendent toutes et tous un idéal d’unité politique très important. &lt;br /&gt;
*La nécessité de construire des institutions politiques solides, en d’autres termes, l’essentiel de leur intention porte sur les institutions, la « mécanique gouvernementale » comme nous la nommons aujourd’hui, beaucoup plus que sur la qualité des gouvernants. Ils ne sont pas intéressés dans leur pensée sur les qualité humaine soit les vertu du prince selon Machiavel. Pour les scholastiques le pouvoir est intéressant en abordant la mécanique institutionnelles, ils s’intéressent à l’ensemble de rôles pour contrôler les magistrats, mettre en place les lois ; ils ont une pensée très juridique et institutionnelle, que le détenteur du pourvoir soit bon ou mauvais n’a aucune importance, ils veulent résoudre le problème du pouvoir à travers des mécanismes institutionnels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à cette tradition scholastique et ces trois argument va peu à peu se construire des le XIIIème siècle l’autre tradition qui va marquer l’Europe peut être jusqu’au XIXème siècle. La pensée scholastique s’éteint peu à peu, la théologie n’est plus le début de la réflexion sur le politique. L’éclatement religieux de l’Europe entre principautés catholiques et protestantes va rendre la pensée scholastique fondée sur le religieux désuète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La pensée humaniste =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Da Vinci Vitruve Luc Viatour.jpg|thumb|Croquis de Léonard de Vinci, ''L'homme de Vitruve''.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tradition qui va perdurer émerge en réaction à la pensée scholastique est la pensée humaniste qui émerge durant la renaissance italienne. La pensée humaniste née en réaction à la pensée scholastique dans la région de Florence, Sienne et Milan. Face à la tradition scholastique, se construit la pensée humaniste et c’est sur elle que va se construire le premier pilier du schéma qui est Machiavel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fondamentalement la tradition humaniste repose sur quelques affirmations fortes. On distingue cinq affirmations fortes :&lt;br /&gt;
*La défense de ce que les humanistes appelleront l’éducation classique soit l’éducation romaine et plus précisément l’éducation par l’histoire et la rhétorique. Les humanistes ne vont plus se pencher sur la pensée d’Aristote et grecque comme les scholastiques mais sur la pensée romaine. Les sources principales de la pensé scholastiques sont la pense d’Aristote et grecque et pour les humanistes les sources principales sont romaines comme Cicéron, Tite-Live proposant une nouvelle vision de l’éduction de l’homme. Ainsi ils vont développer à travers leur nouvelle vision de l’éducation une nouvelle vision de la nature humaine. L’importance de l’éducation applique une nouvelle vision de la nature humaine. Contrairement à Saint Augustin qui pense que dieu maitrise notre destin, les humanistes pensent au contraire que notre volonté est automne, nous sommes libre et avons un rapport à notre futur qui quelque part est ouverte. Les humanistes vont défendre que nous sommes confrontés à une pluralité des possibles mais que dieu ne décide pas forcement de tout. Nous avons aussi la maitrise de notre destin. C’est une nouvelle approche de la nature humaine issue de la vision de l’éducation.&lt;br /&gt;
*Défendre la liberté, la liberté politique est le bien suprême, ce n’est pas l’égalité ni forcement la justice mais la liberté politique. Le citoyen libre doit être pour eux la priorité de l’autorité publique. &lt;br /&gt;
*Si la liberté est le bien suprême alors toute la question est de savoir comment construire le meilleur régime politique, de défendre le meilleur idéal politique pour défendre cette garantie de liberté. Les humanistes se plongent dans les recettes du passé et notamment dans l’histoire moderne pour essayer de voir quelle formule politique est la meilleure pour préserver la liberté des citoyens. Ils vont se plonger dans Rome dans sa période républicaine et non pas impérialiste. Rome hante encore la pensée politique contemporaine, Rome a fascinée tout l’occident et notamment les humanistes. Les humanistes sont hantés par la Rome républicaine se plongeant dans des auteurs qui vont défendre et analyser l’histoire de Rome et de la république de Rome. &lt;br /&gt;
*La République, la « Respublica », est le meilleur des régimes politiques possibles, ce n’est pas la monarchie ni tout autre régime existant mais la « Respublica » sur le modèle romain. Machiavel répondra à la question de la république moderne comme la mieux à de défendre la liberté du citoyen. Ce régime permet de préserver la liberté des citoyens. &lt;br /&gt;
*En opposition à la tradition scholastique ils vont fort logiquement défendre l’idée que les mécanismes institutionnels ne résolvent pas tout. la mécanique gouvernementale est importante mais ne permet pas d’expliquer et surtout de garantir la liberté politique des citoyens. Pour qu’une république se mette en place et puisse durer, il faut que les gouvernants soient vertueux. C’est un mot très important. Un État ne peut se maintenir, garantir la liberté de ses citoyens, garantir l’existence et l’application des lois pour tout le monde sur une seule base institutionnelle, il faut également que le titulaire du pouvoir soit des gens vertueux. Il faut dire à Machiavel que les citoyens doivent également être vertueux. on peut le définir comme l’amour de la chose publique et le respect du bien général, toutefois ceci est une régression. L’humanisme s’intéresse à la vertu des gouvernants et du citoyens ainsi qu’à la corruption et la question de savoir ce qui corrompt l’homme, un État ou une respublica, ce qui fait que la république de Florence a disparue « sous les coups d’hommes ambitieux », sur ce qui a permis aux Médicis de renverser la république de Florence, pourquoi ? Les humanistes se posent toutes ces questions. Les réponses vont surtout être données par un homme qui est Machiavel étant à la fois un héritier de la tradition humaniste sur laquelle il s’appui pour penser et repenser le politique mais également il va se détacher très fortement des humanistes et affirmer une philosophie politique un peu différente. Machiavel est un humaniste mais en même temps le premier penseur moderne à proposer une vision différente et particulière de ce que deviendra l’État, pourquoi et comment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:droit]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:théorie politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:Alexis Keller]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>LineB</name></author>
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		<title>Introduction au cours d'histoire de la pensée juridique et politique I</title>
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		<updated>2015-09-18T07:44:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;LineB : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Septem-artes-liberales Herrad-von-Landsberg Hortus-deliciarum 1180.jpg|thumb|right|200px|La dialectique et la rhétorique trônent parmi les sept arts libéraux (illustration de l'Hortus Deliciarum, v. 1180).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les trois objectifs du cours =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Premier objectif ==&lt;br /&gt;
Nous allons d’abord présenter et analyser les grands textes classiques ; les principaux textes de la pensée juridique et politique moderne c’est-à-dire en histoire qui commence à la Renaissance italienne jusqu’au milieu du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi la période 1500 à 1850 ? La raison est simple, c’est un fait intellectuel, les grands concepts utilisés en droit publique, en science-politique et même en relations internationales se mettent en place pendant cette période. Les termes de « souveraineté », de « propriété » qui existent déjà à l’époque des romains prenant une signification différente mais c’est surtout le concept d’État qui émerge dans cette période. Il faut se concentrer sur les racines intellectuelles des grands concepts politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les concepts que nous employons sont déjà en place à la fin du XVIIIème siècle. Nous allons aborder Machiavel, Rousseau et Montesquieu mais aussi des auteurs moins connus qui ont joués un rôle prédominant dans la pensée juridique et politique comme les fédéralistes et antifédéralistes américains ainsi que les auteurs de la pensée d’avant de la Reforme comme Luther et Calvin qui ne dissociaient pas le politique du théologique et avaient une pensée politique fondamentalement imprégnée de pensée religieuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deuxième objectif ==&lt;br /&gt;
Le deuxième objectif est de montrer comment émerge et s’est formé la conception moderne de l’État en tant que personne morale dissociée du titulaire du pouvoir. D’ailleurs lorsqu’on regarde les grands textes de la philosophie du XVIème et XVIIème siècle, on se rend compte que le terme « État » apparait dans son acception moderne en tant que personne morale indépendante de la personne au pouvoir à partir du XVIIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant, bien évidement la notion même d’« État » existe mais on n’emploi pas le terme afin de définir la souveraineté, l‘institution détentrice de la souveraineté, on emploi des termes comme la potestas, l’autoritas la principatus, le potestas civilis, l’imperium. Ce sont des mots qui décrivent cette chose qui émergera dans son acception contemporaine actuelle au milieu du XVIIIème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On doit la définition moderne de l’État à un homme qui est Thomas Hobbes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous verrons qu’au fond, qu’après Thomas Hobbes, la définition de l’État n’est plus remise en cause, les questions sont différentes, on passe d’une définition proposé par Hobbes acceptée et validée par ses contemporain passant d’une question qui est qu’est-ce que l’État ? à quelles sont les limites de l’État ? La question et le questionnement en théorie politique et du droit évoluent dans une direction différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Hpjp introduction plan.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au centre du tableau est le concept d’État selon sa conception originale. On voit Hobbes au milieu et on va voir qu’il plonge ses racines dans Machiavel, Luther, Calvin, les monarchomaques ainsi que Jean Bodin. Après Hobbes on ne s’intéresse plus à la définition du concept d’État mais à la limite du rapport des relations de l’État par Locke, Montesquieu et Rousseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les constituants américains vont proposer une vision moderne de l’État qu’ils appelaient la République. Ainsi nous allons voir la naissance, d’où vient, comment et pourquoi l’idée d’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Troisième objectif ==&lt;br /&gt;
Le troisième objectif est de tenter de montrer une méthode, plutôt une approche un peu différente de l’approche traditionnelle, une approche particulière de l’approche classique de la théorie du droit et de la théorie politique. Nous allons voir que pour véritablement comprendre les textes que nous allons voir il faut les lire dans son contexte historique mais surtout de répondre à la question de savoir si l’auteur, le philosophe ou le juriste, qu’à-t-il voulu écrire, dire avec les mots qui étaient à sa disposition ? Quelles étaient ses intentions lorsqu’il écrivait ce qu’il écrivait ? Lorsqu’on rédige un sujet les argument on un sens ; fondamentalement on tente de définir son argument au fur et à mesure de l’écriture. Nous allons tenter de proposer une approche des grands textes classiques qui visent à répondre à la question de l’intention de l’auteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de tentatives de réponses ont été faites. Certains auteurs historiques marxistes postulent que tout est déterminé par la sphère économique et que leurs intentions sont leurs intérêts. C’est une approche historiciste qui voit l’intérêt à l’origine de l’intention de tous les auteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une approche essentialiste, certains théoriciens contemporains pensent que les auteurs posent toujours les mêmes questions. C’est essentialiste en ce sens que chaque question politique est la même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le professeur Keller, les auteurs réfléchissaient dans des termes différents, ce qu’il qualifie approche intentionnaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour résumer le cours dans ce schéma, pour expliciter la naissance du concept d’État, il faut prendre en compte un certain nombre d‘étapes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Cheminement du concept d'État =&lt;br /&gt;
La naissance du concept d’État repose sur un certain nombre de piliers. D’abord la tradition humaniste qui émerge véritablement au XVème siècle, puis l’approche de la tradition scholastique et le point de chute qui est Machiavel qui est le premier qui ne va pas réfléchir à l’État mais à ce qu’il appellera lui-même la « Respublica ». Machiavel et la tradition républicaine offrent à Hobbes un certain nombre d’arguments très intéressent et important. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième pilier du schéma est la pensée reformée qui apporte à Hobbes le principe de résistance, les théories de la résistance qui sont certes religieuses mais qui basculent rapidement vers le politique. Luther, Calvin et leurs successeurs vont donner à ceux qui réfléchissent la « chose publique » des éléments nouveaux ; on va passer d’une théorie de la résistance à la religion catholique à une résistance politique : peut-on résister à l’autorité publique ou pas ? Si oui sous quelles conditions ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième pilier est le pilier Jean Bodin qui va réfléchir à une notion qui en droit public est fondamentale et très débattu de nos jours. Aujourd’hui certains États le revendiquent, c’est la souveraineté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bodin va réfléchir à la notion pas tant de l’État en tant que tel mais à la question de qu’est-ce que la souveraineté ? Cette réflexion très approfondie sur le souverain et la souveraineté est due à Jean Bodin qui amène à réfléchir aux limites de la souveraineté. Il produisit deux ouvrages importants en 1566 intitulés La Méthode pour étudier l’Histoire et Les Six Livres de la République en 1576 qui fournissent à Hobbes la première grande théorie sur la souveraineté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:leviathan_livre.jpg|thumb|left|Le frontispice du « Leviathan » est l'œuvre du graveur Abraham Bosse.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hobbes en s’appuyant sur ces trois ensemble dont la théorie de Bodin qu’il reformulera va proposer la première conception moderne de l’État dans son ouvrage de 1651 qui est le Léviathan. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après Hobbes et la définition du concept d’État dans le Léviathan, cette définition ne sera plus remise en cause, on la prend et on l’accepte pour acquise. La réflexion en droit et en science-politique va se déplacer vers les relations entre l’État et les individus. Quelles relations doit-il avoir ? Doit-il empiéter sur la sphère privée ? Doit-il préserver la sphère privée ? Quelle est la place du gouvernement ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les questions des rapports entre l’État et l’individu vont être développées par Locke qui se concentre sur les rapports entre le gouvernement et les individus. Montesquieu va proposer une notion très importante en droit public qui est la notion de la séparation des pouvoirs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau a repris Hobbes et l’a retourné à l’envers. Hobbes avait eu l’idée géniale consistante à dire que pour qu’un État fonctionne il faut qu’il soit fort. Avec un souverain à sa tête qui impose d’en haut vers en bas son autorité, c’est la vision descendante du pouvoir. Rousseau dit que Hobbes avait surement raison mais le sens est faux, il retourne Hobbes, pour que l’État ait la puissance et la légitimité il faut que le pouvoir et sa puissance viennent d’en bas, on appelle cela la souveraineté du peuple. Cette idée on la doit à Rousseau qui reprend l’idée d’un État fort afin de fonctionner mais avec un contrat social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de la fin du XVIIIème siècle, la question de l’État ne se pose plus, la question des rapports entre l’État et les individus se pose moins, mais on s’intéresse véritablement à la définition des droits du citoyen, on s’intéresse véritablement à la question de nos droits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond toute la question qui va irriguer la pensée politique et juridique est la question de la limite de nos droit ainsi que leur définition : que doivent t-il-être ? Comment faut-il les appliquer ? Les fédéralistes et les antifédéralistes tenteront d’abord d’y répondre mais c’est surtout John Stuart Mill qui le fera. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel, Luther, les auteurs reformés et Jean Bodin vont s’appuyer sur deux traditions constitutives de la vie intellectuelle européenne du XIIème au XVIème siècle qui sont les traditions humanistes et scholastiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question qui se pose est quand Machiavel, les reformés et Jean Bodin réfléchissent au concept d’État, à la souveraineté, la liberté, ils puisent leur arguments dans ces deux grandes traditions. Toute l’Europe est constitutive, et repose sur ces deux grandes traditions soit humaniste et scholastique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d’autres termes au alentour de 1450, au milieu de le Renaissance italienne, lorsque les grands théoriciens, des politiques et juristes réfléchissent à la question de l’autorité politique, la question de la liberté politique mais aussi de l’égalité en politique, ils puisent leurs arguments, nourrissent leurs réflexions dans deux traditions de pensée que sont la traditions de langage, de type de discours soit scholastique et humaniste. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tradition scholastique et humaniste irriguent l’Europe à partir du XVIème siècle et vont marquer pendant plusieurs siècles la pensée sur le politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La tradition scolastique =&lt;br /&gt;
[[File:Laurentius de Voltolina 001.jpg|290px|right|thumb|14th-century image of a university lecture]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première tradition soit la scholastique se retrouve essentiellement en Europe en France et en Italie entre le XIIème et le milieu du XVème siècle. Elle repose sur un corpus c’est-à-dire un ensemble d’ouvrages qui sont très particuliers mais assez bien délimités. Elle repose tout d’abord sur un corpus très religieux. La tradition scholastique que l’on doit pour la plupart à des théologiens puise dans la bible, dans Aristote - les scholastiques sont des exégèses d’Aristote - ainsi que dans les grands Pères de l’église que sont Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin. Le corpus bible, Aristote, Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin, les grands penseurs de l’Église, les penseurs scholastiques pensent l’autorité publique en terme religieux en puisant dans ses sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les thèmes qui sont véhiculés et analysés par cette tradition sont des thèmes assez classique c’est-à-dire le rapport entre l’État, la chose publique et l’Église, le rôle du chrétien, la place de l’Église dans la société et donc manifestement, les thèmes abordés sont liés à l’Église ou à la place de l’Église dans la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont essentiellement des théologiens parce qu’ils réfléchissent à la chose publique à partir de l’argument religieux. Ils font le lien entre l’individu autonome qu’Aristote a tenté de définir et ce qu’ils appellent « l’idéal chrétien de détachement du monde ». Ils essaient de voir comment la vision de l’individu d’Aristote est insupportable et utilisable pour le chrétien. C’est une pensée éminemment religieuse et emprunte de penseurs religieux qui repose sur un langage théologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond, on peut définir la posture intellectuelle de cette tradition autour de trois grandes idées. Si nous devions résumer la position des scholastiques vis-à-vis de l’autorité politique, les positions intellectuelles défendues par les partisans de la tradition scholastique se retrouve autour de :&lt;br /&gt;
*Le pouvoir d'un seul est préférable au pouvoir de la multitude.&lt;br /&gt;
*L’affirmation que  la richesse n’est pas source ou facteur de corruption politique, elle est même une vertu, être riche n’est pas un vice ni un péché. En d’autre terme la richesse n’est pas facteur de corruption mais est même une vertu.&lt;br /&gt;
*le principal danger pour la politique d’une cité est qu’elles perdront leur autonomie si s’installe en leur sein la discorde. Le danger qui guète toute cité, tout « État » est la discorde soit la désunion de ses citoyens. Il faut un idéal d’unité et de paix traduit aujourd’hui comme « sécurité » pour que la réalité politique puisse s’installer, perdurer et se pérenniser. En d’autres termes ils défendent toutes et tous un idéal d’unité politique très important. &lt;br /&gt;
*La nécessité de construire des institutions politiques solides, en d’autres termes, l’essentiel de leur intention porte sur les institutions, la « mécanique gouvernementale » comme nous la nommons aujourd’hui, beaucoup plus que sur la qualité des gouvernants. Ils ne sont pas intéressés dans leur pensée sur les qualité humaine soit les vertu du prince selon Machiavel. Pour les scholastiques le pouvoir est intéressant en abordant la mécanique institutionnelles, ils s’intéressent à l’ensemble de rôles pour contrôler les magistrats, mettre en place les lois ; ils ont une pensée très juridique et institutionnelle, que le détenteur du pourvoir soit bon ou mauvais n’a aucune importance, ils veulent résoudre le problème du pouvoir à travers des mécanismes institutionnels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à cette tradition scholastique et ces trois argument va peu à peu se construire des le XIIIème siècle l’autre tradition qui va marquer l’Europe peut être jusqu’au XIXème siècle. La pensée scholastique s’éteint peu à peu, la théologie n’est plus le début de la réflexion sur le politique. L’éclatement religieux de l’Europe entre principautés catholiques et protestantes va rendre la pensée scholastique fondée sur le religieux désuète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La pensée humaniste =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Da Vinci Vitruve Luc Viatour.jpg|thumb|Croquis de Léonard de Vinci, ''L'homme de Vitruve''.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tradition qui va perdurer émerge en réaction à la pensée scholastique est la pensée humaniste qui émerge durant la renaissance italienne. La pensée humaniste née en réaction à la pensée scholastique dans la région de Florence, Sienne et Milan. Face à la tradition scholastique, se construit la pensée humaniste et c’est sur elle que va se construire le premier pilier du schéma qui est Machiavel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fondamentalement la tradition humaniste repose sur quelques affirmations fortes. On distingue cinq affirmations fortes :&lt;br /&gt;
*La défense de ce que les humanistes appelleront l’éducation classique soit l’éducation romaine et plus précisément l’éducation par l’histoire et la rhétorique. Les humanistes ne vont plus se pencher sur la pensée d’Aristote et grecque comme les scholastiques mais sur la pensée romaine. Les sources principales de la pensé scholastiques sont la pense d’Aristote et grecque et pour les humanistes les sources principales sont romaines comme Cicéron, Tite-Live proposant une nouvelle vision de l’éduction de l’homme. Ainsi ils vont développer à travers leur nouvelle vision de l’éducation une nouvelle vision de la nature humaine. L’importance de l’éducation applique une nouvelle vision de la nature humaine. Contrairement à Saint Augustin qui pense que dieu maitrise notre destin, les humanistes pensent au contraire que notre volonté est automne, nous sommes libre et avons un rapport à notre futur qui quelque part est ouverte. Les humanistes vont défendre que nous sommes confrontés à une pluralité des possibles mais que dieu ne décide pas forcement de tout. Nous avons aussi la maitrise de notre destin. C’est une nouvelle approche de la nature humaine issue de la vision de l’éducation.&lt;br /&gt;
*Défendre la liberté, la liberté politique est le bien suprême, ce n’est pas l’égalité ni forcement la justice mais la liberté politique. Le citoyen libre doit être pour eux la priorité de l’autorité publique. &lt;br /&gt;
*Si la liberté est le bien suprême alors toute la question est de savoir comment construire le meilleur régime politique, de défendre le meilleur idéal politique pour défendre cette garantie de liberté. Les humanistes se plongent dans les recettes du passé et notamment dans l’histoire moderne pour essayer de voir quelle formule politique est la meilleure pour préserver la liberté des citoyens. Ils vont se plonger dans Rome dans sa période républicaine et non pas impérialiste. Rome hante encore la pensée politique contemporaine, Rome a fascinée tout l’occident et notamment les humanistes. Les humanistes sont hantés par la Rome républicaine se plongeant dans des auteurs qui vont défendre et analyser l’histoire de Rome et de la république de Rome. &lt;br /&gt;
*La République, la « Respublica », est le meilleur des régimes politiques possibles, ce n’est pas la monarchie ni tout autre régime existant mais la « Respublica » sur le modèle romain. Machiavel répondra à la question de la république moderne comme la mieux à de défendre la liberté du citoyen. Ce régime permet de préserver la liberté des citoyens. &lt;br /&gt;
*En opposition à la tradition scholastique ils vont fort logiquement défendre l’idée que les mécanismes institutionnels ne résolvent pas tout. la mécanique gouvernementale est importante mais ne permet pas d’expliquer et surtout de garantir la liberté politique des citoyens. Pour qu’une république se mette en place et puisse durer, il faut que les gouvernants soient vertueux. C’est un mot très important. Un État ne peut se maintenir, garantir la liberté de ses citoyens, garantir l’existence et l’application des lois pour tout le monde sur une seule base institutionnelle, il faut également que le titulaire du pouvoir soit des gens vertueux. Il faut dire à Machiavel que les citoyens doivent également être vertueux. on peut le définir comme l’amour de la chose publique et le respect du bien général, toutefois ceci est une régression. L’humanisme s’intéresse à la vertu des gouvernants et du citoyens ainsi qu’à la corruption et la question de savoir ce qui corrompt l’homme, un État ou une respublica, ce qui fait que la république de Florence a disparue « sous les coups d’hommes ambitieux », sur ce qui a permis aux Médicis de renverser la république de Florence, pourquoi ? Les humanistes se posent toutes ces questions. Les réponses vont surtout être données par un homme qui est Machiavel étant à la fois un héritier de la tradition humaniste sur laquelle il s’appui pour penser et repenser le politique mais également il va se détacher très fortement des humanistes et affirmer une philosophie politique un peu différente. Machiavel est un humaniste mais en même temps le premier penseur moderne à proposer une vision différente et particulière de ce que deviendra l’État, pourquoi et comment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:droit]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:théorie politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:Alexis Keller]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>LineB</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_th%C3%A9ories_de_l%E2%80%99anthropologie_politique&amp;diff=18446</id>
		<title>Les théories de l’anthropologie politique</title>
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		<updated>2015-01-05T13:37:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;LineB : /* Le langage comme un élément du pouvoir politique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Da Vinci Vitruve Luc Viatour.jpg|thumb|L’''Homme de Vitruve'' par Léonard de Vinci]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons étudier  un grand courant de la science-politique qui s’est construit à partir de l’anthropologie, c’est-à-dire a partir de l’interprétation de la place et du rôle de l’homme en société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temp,s nous allons nous intéresser aux origines même de la science-sociale dans le champ du politique et en particulier l’apport de l’anthropologie africaniste dans la science-politique. L’anthropologie traditionnelle dans le champ du politique en Afrique qui amène des éléments d’analyse et de réflexion autour de la politique dans chaque société. Dans une deuxième, partie nous allons tirer les acquis théoriques de l’anthropologie africaniste vers l’analyse de nos sociétés d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un double mouvement afin de restituer l’endroit où s’est instauré le débat sur l’anthropologie qui peut être une discipline qui permet de comprendre la science-politique et le rôle dans les sociétés ; à partir de ce point de départ nous allons  renverser vers une anthropologie de la modernité qui est dite actuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons décrire un transfert d’outils, de connaissances et d’analyse des sociétés premières vers nos sociétés modernes. Pour cela, nous allons montrer que ces outils forgés pour ces sociétés premières fonctionnent très bien pour l’analyse de nos sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’analyse de l’anthropologie politique, il subsiste quelque chose du structuralisme, c’est une récupération intellectuelle des concepts du structuralisme. Le structuralisme postule qu’il y a des structures qui perdurent dans les sociétés et qui agissent et interagissent par rapport aux événements et au politique. En parlant de l’anthropologie africaniste et en s’interrogeant sur la validité de ces outils pour comprendre notre société politique, nous présupposons qu’il y a un effet de structure. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aux origines de la pensée anthropologique =&lt;br /&gt;
Il faut comprendre que pour passer à une anthropologie politique, il faut comprendre et reconnaitre l’autre en tant que sujet. L’acceptation de l’autre en tant que construction est un long processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La naissance de l’altérité ==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Altérité}}&lt;br /&gt;
C’est la reconnaissance de l’autre dans sa différence, c’est-à-dire qu’il possède une capacité d’exister qui est acceptée, il y a une dimension de l’acceptabilité. Le concept d’altérité est fondamental dans nos sociétés, elle est cœur de nos démocraties, elle permet de se reconnaitre dans la différence de l’autre ; c’est une valeur essentielle de la laïcité qui privilégie le métissage des cultures comme source d’enrichissement et de paix. En d’autres termes c’est une valeur éthiquement fondamentale qui permet de reconnaître l’autre dans sa différence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce concept est un concept contemporain qui crée le principe d’égalité entre les cultures et l’altérité entre hommes et femmes. Dès lors on va vivre cette différence dans la positivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept d’altérité n’est pas une donnée en soi, il s’est construit sur une longue temporalité. Les individus se sont peut être d’abord défini dans les sociétés premières non pas par la différence mais la ressemblance. Dans nos sociétés occidentales ce concept va être très long à se construire parce qu’il va déconstruire des visions préalables et notamment la vision ethnocentrique qui déforme ou rend incapable le concept d’altérité. L’autre ne va pouvoir exister qu’à travers un individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les voyages savants et l’anthropologie évolutionniste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Voyages savants au XVIIIème siècle ===&lt;br /&gt;
Les voyages savants sont une forme d’altérité dans le sens ou la découverte du Nouveau Monde et des indiens a permis de se confronter à un autre. Cependant, cette  découverte de l’altérité se confluera par le massacre des indiens d’Amérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’anthropologie évolutionniste ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout débute avec les voyages savants c’est-à-dire la découverte de l’autre qui est la découverte du Nouveau Monde. On va explorer des terres inconnues sur la base qu’elles ont de la richesse mais la surprise va être d’y trouver de autochtones, des indigènes, des indiens. La première question est de se demander si cet homme appartient à l’humanité et s’il y a une âme. Au fond son état social pourrait refléter une punition divine. La grande question est de savoir si cet individu peut avoir un statut humain ou non. La réponse va être de le caractériser comme n’étant pas doté de la capacité d’humanité. Ces questions vont structurer le regard de l‘autre fondé sur l’impossibilité du concept d’altérité.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette différence est à mettre du côté de l’animalité ce qui met les occidentaux dans une position de domination et de colonisation. La controverse de Valladolid entre Las Casas et Sepulveda va se poser autour de la présence d’une âme chez l’indigène. Las Casa soutient que le sauvage est bon parce qu’il est resté à l’état de nature et qu’il reste dans la pensée originelle donc il est pur. Sepulveda soutient que le sauvage est fondamentalement mauvais au contraire nous avons à faire a un bon civilisé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apparait une vision dualiste qui va être à l’essence de toute la philosophie classique sur l’état de nature qui est une question fondamental à savoir si l’état de nature nous ramène du côté de la sagesse ou de la barbarie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les philosophes du politique  comme Rousseau et [[La naissance du concept moderne de l’État|Hobbes]] qui vont revenir à l’essence même de la définition moderne du politique vont s’opposer avec deux positions toujours antagonistes. Cette vision antithétique quel que soit la formule oppose l’un a l’autre, C’est important pour comprendre le phénomène de blocage et la montée en puissance de la théorie de l’animalité primitive, ce ne sont pas des êtres qui pensent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la philosophe classique, ce qui distingue l’animal de l’homme est, selon la définition d'Aristote et de Platon, que l’homme est un animal qui pense. L’être comme un animal pensant fait que si on postule que le sauvage est dans l’animalité cela signifie qu’il ne pense pas. S’il est incapable de penser on va penser à sa place sur son devenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le XVIII siècle : l’invention du concept d’homme ==&lt;br /&gt;
[[File:Columbus Taking Possession.jpg|thumb|L'arrivée de Christophe Colomb en Amérique avec deux bannières blanches blasonnées d'une croix verte et une bannière jaune frappée des initiales F et Y des souverains Ferdinand II d'Aragon et Ysabelle de Castille.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction qui s’élabore se forme autour de son animalité et de sa condition première et l’ignorance des conquérants quant à leurs coutumes, religions, langage, sur le fait qu’ils ne possèdent pas l’écriture tout en oubliant que la tradition orale est une forme d’écriture. On est toujours dans cette vision antithétique qui renvoie aux analyses de tous les grands voyages. Christophe Colomb rapportait {{citation|Parce que je vois et connais que ces gens ne sont d'aucune secte, ni idolâtres, mais très doux et ignorants de ce qu'est le mal, qu'ils ne savent se tuer les uns les autres, ni s'emprisonner, qu'ils sont  sans armes et si craintifs que l'un des nôtres suffit à en faire fuir cent, même en jouant avec eux […] je ne crois pas qu’il y ait au monde de meilleur homme qu’il n’y ait pas plus de meilleure terre}}&amp;lt;ref&amp;gt;COLOMB, C. La découverte de l’Amérique, Vol. I Le journal de bord 1492-1493 ; Vol. II Relations de voyage 1493-1504, Paris, La Découverte, 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On comprend comment s’est bloquée déjà conceptuellement toute place de capacité à penser l‘autre dans sa différence. Il faut notamment rappeler que le XVIIIème invente le concept d’homme. Cela à être un siècle majeur  pour ce que l’on appelle l’invention du « moi » c’est-à-dire l’invention de la conscience d’être et d’exister de l’individu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette conscientisation remet en cause l’action divine sur l’humain,le sujet commence à exister en tant qu’être, l’individu existe par sa capacité à penser et s conscience, dès lors l’individu est un être qui pense. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du XVIIIème siècle cette construction de l’homme va libérer l’intelligence des individus en commençant à regarder un peu différemment l’autre. Il n’est peut-être plus question qu’il soit un sauvage, mais c’est quelqu’un qui est dans une situation historique particulière mais évidemment avec des connotations très négatives selon laquelle il n’a pas été capable de se développer. Ces questions font preuve d’un savoir de réflexion, l’homme existe aussi autant par un savoir de réflexion, que par un apprentissage et une connaissance cognitive des choses, on accumule de l’expérience que l’on transmet. On s’éloigne de l’imagerie du sauvage, il est un être différent, il y a une externalisation de la notion de « sauvage ». Dès lors on va commencer à s’interroger sur la question de la différence,c’est un jugement de valeur qui n’est pas de l’ordre morale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le grand projet de la société au XVIIIème siècle est de construire une connaissance positive de l’homme, on va étudier l’homme entant qu’homme et peut être en tant qu’être pensant  comme un élément de l’histoire de l’humanité que l’on va pouvoir analyser à travers les voyages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’anthropologie évolutionniste du XIXème ==&lt;br /&gt;
On va passer à une nouvelle phase de désir de comprendre l’autre un peu plus positive qui va se faire à travers des voyages et des missions d’études qui va aboutir à une première anthropologie moderne autour des sociétés primitives qui sont dotées de structures de sociétés. Cependant on conserve des éléments très réactionnaires qui nous renvoient à une science positiviste qui considère que l’on est dans des sociétés qui évoluent et qui doivent faire preuve d’imagination pour être en compétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vision du XIXème siècle on sort de la vision caricatural mais on conserve des choses qui vont couter  très cher à l’humanité qui sont bien évidemment des principes racistes et raciaux. Par exemple on ne peut comprendre les camps d’extermination nazi si on ne comprend pas que l’on est très marqué par une idéologie de la race blanche au détriment des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce qu’on appelle une anthropologie évolutionniste. On reste encore altéré par une définition de l’évolution historique des sociétés dans laquelle les blancs sont les « meilleurs ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est important est de voir qu’il y a une première prise en compte de l’[[Altérité|altérité]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1885 a lieu la Conférence de Berlin qui est le découpage de l’Afrique entre grandes puissances. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mouvement de colonisation va engager les États à développer des sociétés savantes et des missions archéologiques permanent le développement d’un travail scientifique et intellectuel qui commence à s’élaborer sur les sociétés différentes. Même si au départ c’est une vision très colonialiste cela fini par montrer la complexité des dispositifs sociaux et politiques qui permet un travail d’approfondissement d’étudier des individus dans leur milieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même si on est encore sur des visions de rythmes inégaux dans le développement on est quand même dans une acception de l’autre dans son [[Altérité|altérité]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les apports de l’anthropologie amérindienne et africaniste =&lt;br /&gt;
== L’anthropologie africaniste et la découverte des systèmes d’organisation politique ==&lt;br /&gt;
{{Infobox_Philosophe &lt;br /&gt;
| région                  =  &lt;br /&gt;
| époque                  = &lt;br /&gt;
| image              = Evans Pritchard (1902–1973).jpeg&lt;br /&gt;
| légende           =  E. E. Evans-Pritchard&lt;br /&gt;
| nom                     = Sir Edward Evan &amp;quot;E. E.&amp;quot; Evans-Pritchard&lt;br /&gt;
| naissance               = {{date|21|septembre|1902}}&lt;br /&gt;
| lieu de naissance       = Crowborough, East Sussex, Angleterre&lt;br /&gt;
| décès                    = {{date de décès|11|9|1973|21|9|1902}}&lt;br /&gt;
| lieu de décès           = Oxford, Angleterre&lt;br /&gt;
| tradition philosophique = &lt;br /&gt;
| principaux intérêts     = anthropologie&lt;br /&gt;
| influencé par           = Bronisław Malinowski,Charles Gabriel Seligman, Émile Durkheim, R. R. Marett&lt;br /&gt;
| a influencé             = &lt;br /&gt;
| idées remarquables      = &lt;br /&gt;
| œuvres principales      = &lt;br /&gt;
| adjectifs dérivés       = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Infobox_Philosophe &lt;br /&gt;
| région                  =  &lt;br /&gt;
| époque                  = &lt;br /&gt;
| image              = &lt;br /&gt;
| légende           =  &lt;br /&gt;
| nom                     = Meyer Fortes&lt;br /&gt;
| naissance               = {{date|25|avril|1906}}&lt;br /&gt;
| lieu de naissance       = Britstown, Cape Colony &lt;br /&gt;
| décès                    = {{date de décès|27|1|1983|25|4|1906}}&lt;br /&gt;
| lieu de décès           = Cambridge&lt;br /&gt;
| tradition philosophique = &lt;br /&gt;
| principaux intérêts     = anthropologie&lt;br /&gt;
| influencé par           = Bronisław Malinowski&lt;br /&gt;
| a influencé             = &lt;br /&gt;
| idées remarquables      = &lt;br /&gt;
| œuvres principales      = &lt;br /&gt;
| adjectifs dérivés       = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Evans-Pritchard et Meyer Fortes publient ''African Political Systems'' en 1940. Ce sont des sociologues qui travaillent sur le Soudan et disposent de chairs d’anthropologie sociale. Ce livre est un manifeste et un ensemble d’études de cas de cas réunissant huit études  anthropologiques sur les tributs africaines pour tenter de situer la place du politique dans les tribus africaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un travail très novateur car ils tentent de situer la place du politique dans la société africaine et montrent que dans les sociétés africaines traditionnelles il y a du politique.  Evans-Pritchard et Meyer Fortes vont tenter d’analyse ces formes de politiques. Dès lors on pose que même une société traditionnelle est construite sur des systèmes politiques qui conduisent à l’assurance et au fonctionnement ainsi qu’au développement de la société, c’est l’hypothèse qu’il ne peut pas y avoir de société  sans politique par ce que c’est un élément  régulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils vont travailler sur les systèmes politiques en opposant le fait que l’on contextualise le concept de primitif d’autre part il faut rendre compte de la place du politique dans les sociétés traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Derrière les particularismes propres à chaque société il y a, à travers le champ du politique,des universalités. Ces universalités sont dans le poids de structures parce que les structures sont un mode de construction du champ social et d’établissement de l’ordre social.En s’intéressant aux tribus africaines premières,on s’interroge aux formes même du politique. Ainsi ils s’interrogent sur les fratries, les familles, l’organisation des tribus mais aussi les organisations politiques considérer sur la propriété. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sociétés traditionnelles ne sont pas dépourvues de structures, de rites et de règles. En ce sens elles ne se distinguent pas des sociétés occidentales. Si elles ont les mêmes structures ont ne peut pas les accuser d’être arriérées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du coup ils font essayer de démontrer que tout système politique doit posséder pour fonctionner, en d’autres termes tout système politique doit contenir certains éléments essentiels au développent de la société qu’il préside.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique c’est avoir des fonctions de décision, d’agir, de renforcer, de créer de la valeur, etc... Il y a l’hypothèse que dans tout type de société il y aurait les mêmes structures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les « rudiments » des structures politiques occidentales ==&lt;br /&gt;
Evans-Pritchard et Meyer Fortes mettent en avant quatre structures mais il convient d’abord de rappeler que selon Lévi-Strauss les structures de la parenté relève la société car la société se structure par la logique de la parenté, d’autre part le pouvoir est la symbolique du pouvoir, la symbolique est un élément ordonnateur du pouvoir. Dans un système politique de pouvoir et du réel, c’est une décision, mais il va devoir également exister en tant que système symbolique.Cependant on ne peut pas toujours séparer la pouvoir de la symbolique car la symbolique est constitutive du pouvoir. De plus la langue c’est-à-dire la parole qui est aussi de l’ordre du pouvoir politique n’est pas un simple échange c’est communiquer l’ordre, les rationalités, les interdits, les façons de se déplacer, de discuter,de débattre de contester. S’ajoute les rituels d’inversion sociale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quelles sont les structures élémentaires qui fondent « les rudiments » des structures plus sophistiquées des sociétés occidentales ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La parenté dans la politique ===&lt;br /&gt;
La première explication va être de dire que dans les sociétés africaines on voit que la parenté joue un rôle  important. C’est-à-dire qu’on appartient à une famille qui est un ordre et une structure, elle engage des possibilités de naissance et d’insertion dans une dynastie. Le passé est une aide la construction.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’autre part, dans toute les sociétés traditionnelles la parenté définie le statut social dans la communauté. Il n’y a pas de pouvoir politique sans réflexion sur la parenté, et au fond l’autorité politique est fonction du système de filiation et de résidence. Le pouvoir peut être héréditaire mais à travers la construction de la famille se construit des relations sociales et des rapports de force qui définissent les relations sociales et le politique.C’est un patrimoine actif, c’est une sorte de capital qui aide chacun à se construire et à se définir dans l’espace social. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir de là on s‘aperçoit que ces systèmes de clan vont jouer le pouvoir soit pour le conserver soit pour l’acquérir dans une logique clanique c’est-à-dire dans un ensemble de cohésion de l’ensemble de la famille.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour conserver le pouvoir il faut former des alliances qui renvoient à des stratégies familiales qui peut être le mariage. Evans-Pritchard et Meyer Fortes vont dire qu’au-delà de la question de parenté c’est le réseau de parenté qui est en jeu, c’est le fait que se dégage de ces structures de politiques un système organisé sur la parenté et la famille au sens très large.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour faire une comparaison à la société moderne on peut penser à la famille Kennedy qui est un clan on est dans l’hypothèse très provocatrice que même si on change de système au fond on reste malgré tout dans un système qui fonctionne aussi par le clanique qui est le premier niveau de cohésion.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La provocation de l’anthropologie politique est de dire que même dans la démocratie cela fonctionne en et l’exemple de Nicolas Sarkozy et la tentative de son fils de 23 ans de prendre la tête de l’EPAD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:youtube|Nd4cH5IwJvU|400|center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pouvoir comme symbolique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pouvoir ne peut se dessaisir du symbolique, il doit avoir du symbolique, si il n’y  pas de symbolique il y a un problème d’identité et de reconnaissance.  Le foisonnement symbolique provoque le pouvoir et le canalise, c’est une forme de reconnaissance ; dans toute l’histoire des sociétés, la souveraineté s’affiche par rapport à une question du symbolique. Le devenir du dirigeant passe aussi par des rituels qui  sont un évènement complètement contrôlé qui sert le pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:MossiCavalry.jpg|thumb|left|Cavaliers mossi (gravure de [[1890]])]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVème siècle et  XVIème siècle, dans le royaume Mossi en Haute-Volta, quand le roi meurt dans le système de transmission du pouvoir il ne faut pas un temps mort. Dans ce cas le premier signe symbolique est celui de la mort même du roi ou l’on crève un tambour et on éteint de le feu royal, on montre qu’il y a une disparition qui est un objet d’émotion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On place tout de suite les rituels funéraires sous la responsabilité de la fille ainée ou du fils ainé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’ouvre ensuite la phase du napoco c’est le fait qu’on va transférer les vêtements du roi à la fille ainée. C’est un système patrilinéaire ou la succession est assurée par un male mais en termes de symbolique on a besoin d’une femme qui va assurer la transition. La fille prend les abribus de son père et devient la reine des disparus que l’on va promener afin de montre qu’il n’y a pas de vacance du pouvoir ce qui est le rite symbolique. Quand cette phase est terminée on choisit le souverain qui remonte sur le cheval de l’ancien roi et va parcourir les terres.  C’est un phénomène de réappropriation du pouvoir, la fille n’a qu’une foncions transitionnelle, on l’a promène sur le cheval du roi est un moment donnée dans un village on la fait descendre et on tu le cheval de roi. C’est un acte symbolique qui fait que l’on doit passer par le meurtre du cheval pour ritualiser que le nouveau roi va monter en scène lui aussi dans un espace de transition. Vient une cérémonie d’intronisation nommé la qurita.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela montre qu’il ne peut pas y avoir de vacance, les rituels ont une fonction sociale très précise qui est d’assurer la transition qui est nécessaire mais qui est fondamental pour assurer la sécurité et la paix du royaume. Les cérémoniels sont là pour rationaliser le champ du politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le langage comme un élément du pouvoir politique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de pouvoir sans communication et du coup celui qui détient la parole et la communication  détient le pouvoir. D’autre part celui qui peut parler peut manipuler les forces en créant l’ordre, la violence ou au contraire la sécurité. Il y a une continuité entre la question du pouvoir et la parole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela ils prennent la figure de cas du Legba dieu de la communication.C’est une figure mythique qui est un dieu de la communication car il maitrise toute les langues, il est capable d’interpréter ce que disent toutes les autres divinités, il a été envoyé par dieu pour communiquer auprès des hommes. Un culte de ce développe autour de la figure du Legba à la fois dans les lieux de cultes et qui est rentré dans les foyers. Par son omniprésence il est censé posséder les moyens de contrôler toute la société, d’aider les gens et de sanctionner éventuellement.Il est interprété comme portant la parole du roi, il peut se mettre en colère,il peu sanctionner, chaque individu doit vivre sa vie ne présence de ce dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet aux auteurs de dire que le dieu possède la langue, par sa parole il est pouvoir. Dès lors le langage est un savoir qui est structurant. On retrouve la langue comme chez Lévi-Strauss comme capacité à définir les règles de la vie sociale et de pouvoir exprimer une vérité qui me peut être contestée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le langage n’est pas seulement un moyen de pouvoir, c’est la substance du pouvoir, c‘est un mode du pouvoir qui exprime des rationalités mais c’est bien plus, c’est la substance même du pouvoir c’est-à-dire que si le pouvoir perd le langage elle n’a plus la capacité d’exister. Dans les théories modernes, le poids du langage et des mots et particulièrement important pour décrire des réalités sociales parce qu’ils permettent la mise en scène du pouvoir c’est-à-dire que c’est le langage qui va pouvoir construire la relation au pouvoir et de la mettre en scène ce pouvoir.Dès lors dans les théories de l’anthropologie politique moderne apparait plusieurs idées : &lt;br /&gt;
*il ne peut pas y avoir de pouvoir sans langage, &lt;br /&gt;
*il ne peut pas y avoir de pouvoir sans communication,&lt;br /&gt;
*il ne peut pas y avoir de pouvoir sans rituel&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela veut dire que le pouvoir se met en scène, il n’y a pas de pouvoir sans mise en scène parce que c’est la mise en scène des mots et du pouvoir physique par la théâtralisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pouvoir se donne à voir par les mots mais aussi par leur mise en scène et par le mise en scène sociale. Rappelons que Goffman concevait l’espace public comme un théâtre, le pouvoir a une dimension de pouvoir, de mise en scène et de construction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La théâtralisation fait partie de notre démocratie moderne, c’est une réalité sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les rituels d’inversion sociale ===&lt;br /&gt;
Le pouvoir est construit et il doit fonctionner dans un double mouvement qui est un mouvement d’adhésion, le pouvoir doit construire cette logique de fabriquer de la tension afin de faire adhérer les individus à son système ce qui est valables dans les tribus africaines et dans nos réalités sociales et politiques modernes.  En même temps il y a un problème qui apparait dans le pouvoir qui est que toute société ne peut fonctionner avec de la tension « centrifuge » c’est-à-dire une tension de nervosité qui cherche à construire l’harmonie et la légitimité du pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela crée des formes de violence, le pourvoir doit avoir des moments où il autorise le relâchement. C’est le fait que non seulement il y a des pratiques de tensions sociales en même temps il doit y avoir des pratiques de relâchement des tensions sociales qui se retrouvent dans toute les sociétés. Toute sociétés a des rituels qui sont des rituels d’inversion sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est le fait que  le pouvoir accepter qu’on se moque de lui car dans ce temps il crée de la moquerie qui est  une distance qui est un relâchement collectif. Le pouvoir doit d’un côté contraindre et de l’autre offrir un mouvement des tensions sociétales pour permettre de continuer à gérer le social. Le carnaval est un rite d’inversion qui a pour objectif d’inverser les valeurs.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour fabriquer de l’inversion il faut contrôler l’inversion. Le carnaval est un véritable système d’inversion car c’est le seul moment de l’année ou on peut se moquer du pouvoir. Dès lors, le rituel fait partie du dispositif sociétal qui s’inscrit dans un temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d’autres termes, le rituel d’inversion social est un dispositif de régulation qui est accepté dans un dispositif plus global dans un système de société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question est de trouver la limite entre ce qui est du rituel d’inversement et ce qui ne l’est pas.  Alors le rituel d’inversion social est le fait qu’a un moment donnée on va inverser les rôles dans la logique au-delà que ‘l’inversion est totalement maitrisée pour revenir au réel. Le paradoxe est qu’il a pour fonction de favoriser le réel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques principes de l’inversion sociale :&lt;br /&gt;
*le pouvoir doit accepter qu’on se moque de lui, c’est un temps de a moquerie et de la distance, c’est la capacité d’un relâchement d’un étaux par l’ironie et le dérisoire ;&lt;br /&gt;
*le relâchement offre la capacité du renforcement des liens, c’est parce que nous allons relâcher que la société va être plus construite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pour une anthropologie politique de la modernité =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== George Balandier ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Infobox Biographie&lt;br /&gt;
| nom                 = ''Georges Balandier''&lt;br /&gt;
| image               = Georges Balandier 20100329 Salon du livre de Paris 2.jpg&lt;br /&gt;
| légende             = Georges Balandier au [[Salon du livre de Paris]] en mars 2010&lt;br /&gt;
| nom de naissance    = &lt;br /&gt;
| surnom              = &lt;br /&gt;
| date de naissance   = {{Date de naissance|21|décembre|1920|âge=oui}}&lt;br /&gt;
| lieu de naissance   = [[Aillevillers]] (70)&lt;br /&gt;
| date de décès       = &lt;br /&gt;
| âge au décès        = &lt;br /&gt;
| lieu de décès       = &lt;br /&gt;
| nationalité         = {{France}}&lt;br /&gt;
| profession          = [[Ethnologie|Ethnologue]] et [[sociologue]] [[France|français]]&lt;br /&gt;
| formation           = &lt;br /&gt;
| hommage             = &lt;br /&gt;
| activités autres    = &lt;br /&gt;
| famille             = &lt;br /&gt;
| notes               = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le politique sont des fonctions, des systèmes de permanences et des structures. La grande hypothèse de George Balandier qui était un anthropologue et sociologue a travaillé en Afrique noire durant la décolonisation. À partir de 1946 il va être en Afrique et publie ''Changement sociaux au Gabon et au Congo'' et ''Sociologie des Brazzavilles noires'' en 1954. Il va travailler sur les sociétés africanistes et va être confronté lui-même à la décolonisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va s’interroger sur ce qui se joue dans l’évolution des systèmes politiques africains traditionnels avec la modernisation. Il va reprendre les questions de sociétés et de pouvoir en le faisant à partir d’une sociologie de l’indépendance.Il va surtout s’interroger  sur des phénomènes d’indépendance sachant que c’est une question fondamentale de la sociologie moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il distingue trois champs ou les sociétés africaines expriment le mieux leur nature propre et leurs réactions les plus significatives &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#'''Les ensembles et les espaces culturels''' : permet d’identifier les critères selon lesquels s’expriment les parentés et les exclusions culturelles &lt;br /&gt;
#'''Les religions et les innovations religieuses''' : révèlent les transformations de l’univers social et culturel africain, et surtout les nouvelles configurations du politique.&lt;br /&gt;
#''' Les systèmes politiques traditionnels''' : sont menacé par l’ensemble des processus de modernisation &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les mouvements de décolonisation en faveur de l’État-Nation, le modèle de la décolonisation par les pays qui se décolonisent et le modèle occidental. Balandier va noter que le passage à des systèmes politiques locaux applique toujours la continuité d’une modernisation selon le modèle occidental et colonial.Les pays vont se décoloniser mais le modèle qu’ils vont porter est celui de l’État moderne. La modernisation qui s’effectue par les premières puissances de la colonisation fonctionne sur un modèle de la modernisation occidentale. Les processus de désintégration culturels et sociaux qu’avaient engagés les occidentaux pour exploiter les colonies ne s’arrêtent pas à la fin de la décolonisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les notions de dépendance, de domination et de soumission ==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Dominations}}&lt;br /&gt;
=== La dépendance est propre aux situations coloniales ===&lt;br /&gt;
Ce qui est important de comprendre est que pour analyser ces sociétés il faut comprendre la situation de dépendance et de domination, c’est-à-dire que la dépendance est la situation qui est  créé dans les systèmes coloniaux survie dans la décolonisation. C’est pour cela qu’a été développé le concept de néocolonialisme. C’est l’idée que ce n’est pas parce qu’il y a décolonisation qu’il y a changement des rapports au sein même des systèmes de relations entre pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La domination produit de la dépendance (matérielle et spirituelle) ===&lt;br /&gt;
La domination produit de la dépendance qu’elle soit matérielle ou spirituelle. Du point de vue spirituel on est dans des modifications de cultures car la modernité la modifie :&lt;br /&gt;
*Par le processus de déculturation (perte de toutes ses valeurs et ses références par la mise en contact brutal avec une autre culture). En d’autres termes c’est un phénomène de métissage &lt;br /&gt;
*Par un phénomène d’acculturation (construction plus dynamique entre les deux cultures) : L'acculturation est l'ensemble des phénomènes qui résultent d'un contact continu et direct entre des groupes d'individus de cultures différentes et qui entraînent des modifications dans les modèles culturels initiaux de l'un ou des deux groupes&lt;br /&gt;
*Contre-acculturation :réaction d’une société acculturée qui se mobilise pour protéger et revendiquer son identité &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Balandier va développer le concept d’aliénation qui est le concept d’émancipation et de dépendance. Ce qui caractérise le champ politique et sociétal de la décolonisation est le phénomène d’aliénation qui un processus complexe dans lequel les individus sont dans un processus de déculturation qui se construit dans une logique d’acculturation c’est-à-dire de mélanger entre des éléments anciens et la culture moderne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond, tout le processus de constitution du champ politique dans les États modernes africains dépend de ce double processus à savoir de la mobilisation de population, de la recherche de création d’une nouvelle identité et de la souffrance dans ce passage de société traditionnelle à société moderne. Cela signifie que le politique moderne du point de vue africaniste dans les années 1950 – 1960, période de mutation, est de dire que ce processus politique est à la conjonction de ces deux réalités c’est à dire que les comportements politiques ou les systèmes politiques vont procéder à la fois de l’acculturation et de la déculturation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Balandier va soutenir que dans ce processus on va retrouver à la fois des éléments de rationalité propre à la politique occidentale et des éléments traditionnels constitutif de cette gouvernementalité primitive. Au fond le politique est intéressent parce qu’elle fait la part entre une vision rationnelle et une vision classique d’anthropologie africaniste avec des rites, des rituels de l’imaginaire  et peut-être même magique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un système composite. Les systèmes politiques africains modernisés porterait l’ensemble de ces contradictions et expliquerait à travers ce contradictions les difficultés même de construire leur territoire ou leur identité nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les domaines de l’anthropologie politique de la modernité ==&lt;br /&gt;
=== La ritualisation du politique ===&lt;br /&gt;
Dans les sociétés primitives, pour préserver l’ordre et la cohésion, il existe des rituels qui ont pour but de :&lt;br /&gt;
*lutter contre l’usure : c’est un rituel qui réactive&lt;br /&gt;
*introniser un nouveau chef&lt;br /&gt;
*expulser la maladie et les catastrophes naturelles&lt;br /&gt;
*réinstaller le pouvoir mystique : dimension irrationnelle conséquence qui fait partie constitutif du pouvoir&lt;br /&gt;
*intégrer la communauté par un lien mémoriel : permet de construire une identité commune&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rite prend son sens dans la répétition et fondent des valeurs communes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les rites politiques ===&lt;br /&gt;
La structure du rituel fonctionne selon les mêmes principes dans les sociétés modernes. Nos rituels modernes on la même fonction et les mêmes usages. Ils répondent à quatre fonctions :&lt;br /&gt;
*l’intégration : intégrer les individus pour fabriquer de la cohérence, du consensus visant à une  adhésion à la communauté ;&lt;br /&gt;
*la légitimation : légitimation de l’organisation structurelle du pouvoir ;&lt;br /&gt;
*la hiérarchisation : rappelle des hiérarchies sociétales d’organisation de la société ;&lt;br /&gt;
*la moralisation : action ou réunion de masse, émotion, séduction, valorisation) ;&lt;br /&gt;
*exaltation : exaltation de l’émotion.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le rituel politique renvoi à des célébrations civiles qui sont de grandes manifestations civiles dans lesquels on doit se reconnaitre. Dans la démocratie moderne, la question fondamentale est la mise en scène du politique. Les manifestations publiques doivent construire une imagerie populaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le discours politique ===&lt;br /&gt;
Le discours fait partie du pourvoir c’est donc un élément du rituel politique. Le discours est un construit, le discours relève du rite politique, c’est une construction sociale qui stock des informations et une restitution dans un ordre et une rationalité qui permet sa présence au monde et de construire sa mise en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit que le discours participe de la construction, c’est une fonction d’intégration, de cohérence, de consensus de mobilisation. Il faut interroger le discours et l’interpréter comme une catégorie, c’est-à-dire d’analyser le discours. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le discours du politique n’est jamais préparé par celui qui le produit. Le travail de rédaction nécessite de penser le discours comme structure. La difficulté qui réside dans l’analyse du discours c’est l’écart qui existe entre la prononciation du discours et la fabrication du discours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>LineB</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=15891</id>
		<title>Structures Agraires et Société Rurale: Analyse de la Paysannerie Européenne Préindustrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=15891"/>
		<updated>2014-09-26T08:56:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;LineB : /* Des sociétés de pauvreté de masse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
*Eviter comparaisons fallacieuses (Ex : Europe du XVe est comme Afrique d'aujourd'hui)&lt;br /&gt;
*Comparaison entre Europe moyen âge et Afrique faux, Pays européens n’ont pas été colonisés  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=La prédominance de l'agriculture : XVème siècle - XVIIème siècle=&lt;br /&gt;
3 secteurs: Agriculture, Industrie, Service (16e: agriculture 80%, 4 sur 5 sont des paysans)&lt;br /&gt;
population active: XVIe 80% de la population dans le secteur primaire. &lt;br /&gt;
*primaire (agriculture) en 1500: 80% &lt;br /&gt;
*secondaire (industrie)&lt;br /&gt;
*tertiaire (services) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Valeur de la production : val monétaire Y agricole &amp;gt; autres Y. La richesse est fondée sur l'agriculture. Sa production domine l’économie de manière écrasante à productrice de richesse (fondé sur l’agriculture) &lt;br /&gt;
--&amp;gt; on voit l'impact/la répercussion aux revenus &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
Revenus: revenus de la noblesse et du clergé proviennent du tiers État. Les élites tirent leur richesse de leurs impôts sur les terres qu’ils prêtent aux paysans. La noblesse ainsi que le clergé ne payaient pas d'impôts. Donc c'était la masse qui payait des impôts. La distribution de la richesse provient de     l'agriculture dans les sociétés d'ancien régime. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1789 causée en partie, par le fait que les nobles ne payaient pas d'impôts. La distribution de la richesse dans les anciens régimes provient de l'agriculture &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Investissements : l'épargne en est la source. C'est avec l'épargne qu'on peut investir dans un domaine économique, et en l'occurrence on investit dans la terre (achète des forêts, espace d'exploitation, même marchands urbains, à condition qu'il soit riche, achètent des terres à la campagne), toute l'économie tourne autour de l'agriculture, le secteur agricole domine toute l'économie ancienne, mais ce secteur n'est pas homogène&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La diversité des systèmes agraires=&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*dichotomie (frontière entre est et ouest) 15/16 moyen âge/ ère moderne&lt;br /&gt;
système domanial = servage à l'Est (population retombe dans le servage)&lt;br /&gt;
*Ouest devienne et demeure libre &lt;br /&gt;
Terres fertiles de l'époque: Balkans, Pologne, Ukraine, Roumanie; sont des pays qui constituent le grenier à blés du continent européen. &lt;br /&gt;
Au sortir du moyen âge se mettent en place des exploitations domaniales dominées par la noblesse (par ex. Lituanie, Lettonie: barons baltes d'origine prussienne, mettent la société en servage (pas de esclavage).  Grands exploitation presque capitaliste, beaucoup d’export des blés vers Allemagne et France. &lt;br /&gt;
Cause: &amp;quot;Deuxième servage&amp;quot; perte de liberté, masse de ces populations des paysans bascule vers =&amp;gt; paupérisation de la paysannerie&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Met en place un système seigneurial = émancipation des paysans à l'Ouest:&lt;br /&gt;
On ignore comment cela s'est produit (il n'existait pas de structure institutionnel urbaine =&amp;gt; Les nobles s'approprient les terres fertiles, gardent la propriété des meilleures terres qui produisent des rendements écrasantes)&lt;br /&gt;
Structure sociale compliquée. Paysans ont réussi à devenir locataire (rien de mieux!). &lt;br /&gt;
Ex: Plateaux: Communautés paysannes de montagne qui souvent possèdent des alpages (ex. en Valais, Pyrénées) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Une agriculture de subsistance=&lt;br /&gt;
Paysans Y produisent LEUR nourriture et de celle de leurs familles&lt;br /&gt;
céréales sur les 3/4 des sols: &amp;quot;tyrannie des blés&amp;quot;, on cultive des céréales, dominent de manière assez écrasante&lt;br /&gt;
Explication: &lt;br /&gt;
*La production des céréales est 10 fois plus productive que l'élevage du bétail  &lt;br /&gt;
*rentabilité, rationnalité, principale source de calories dans les sociétés préindustrielles &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Consommation par jour et individu: dans les sociétés préindustrielles on consommait davantage de céréales (seulement du pain avant la découverte de la patate en Amérique Latine) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consommation par jour:&lt;br /&gt;
*sociétés préindustrielles: 800-1000g de pain&lt;br /&gt;
*aujourd’hui: 150-200g de pain &lt;br /&gt;
à pain plus rentable et rationnel; menus plus diversifiés de nos jours; XIXe: pain et patates.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Agriculture de subsistance:&lt;br /&gt;
*Marges extrêmement faibles, système tendu, du à la faiblesse des rendements céréaliers.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=La faiblesse des rendements céréaliers=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les rendements restent faibles==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*rendement: ratio entre quantité récoltée/quantité semée &lt;br /&gt;
*mauvaises récoltes =&amp;gt; loi du plus fort (les plus faibles vont mourir en vertu de la famine)&lt;br /&gt;
*impossible de nourrir les plus faibles, grains support nécessaires pour prochaine semence. Sinon: cercle vicieux&lt;br /&gt;
5 à 6 de grammes récolté pour 1g en moyenne GE: 4g pour 1g &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Raisons des faiblesses de rendement==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=&amp;gt; faiblesse des investissements&lt;br /&gt;
Absence des ressources pour investir qualitativement, il subsiste trop de risques en cas de change du secteur&lt;br /&gt;
Pas d’argent parce qu’il paie ses impôts&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=&amp;gt; paysan conservateur (&amp;quot;stéréotype&amp;quot;)&lt;br /&gt;
en contexte de pauvreté des préindustrielles : il n'est pas dit que le changement pour un produit plus productif, SOIT productif. Changement d'une pratique agricole dangereuse car doit obéir à un principe de subsistance, de survie. (Dépend de la première récolte !)&lt;br /&gt;
Agriculture de subsistance(impossible de jouer avec les conditions de survie) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=&amp;gt; Difficulté de mettre ensemble le problème et la solution (des vaches dans les champs) : &lt;br /&gt;
déjections= engrais (élevage du bétail n’est pas productive: 10 fois moins que le secteur céréalier&lt;br /&gt;
*On a la solution mais les vaches sont dans les montagnes et non dans les plaines&lt;br /&gt;
*Situation du blocage &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Deux types d'assolement dichotomiques (apparition d'une frontière socio-économique (en agriculture puisqu'elle domine))&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
     &lt;br /&gt;
*Assolement biennal (Sud de l'EU)&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
# céréales d'automne ou d'hiver&lt;br /&gt;
# Jachère (faire une récole, après récupérer la terre, repos)&lt;br /&gt;
Cause : Absence d'engrais.--&amp;gt;1/2 taux d'exploitation)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Assolement triennal (Nord (ouest) de l'EU)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# céréales d'automne ou d'hiver &lt;br /&gt;
# céréales de printemps &lt;br /&gt;
# jachère (donc 2 récoltes, 1 repos de terre, 2/3 taux  d'exploitation)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
--&amp;gt;XIXesiècle centre du développement est entré dans la révolution industrielle avec un certain nombre d'atouts par rapport au Sud et l'Ouest  &lt;br /&gt;
à Blocage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La &amp;quot;loi&amp;quot; des 15% de Paul Bairoch=&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Sociétés d'ancien régime ne pouvaient supporter plus de 15% de citadins (marges faibles, productivité basse), &lt;br /&gt;
*citadins =parasites qui se nourrissent sur le dos des paysans qui produisent déjà peu de marges, donc peinent à se nourrir eux-mêmes&lt;br /&gt;
75-80% de la population     active doit cultiver : &lt;br /&gt;
les paysans en hiver restent au coin du feu, tandis que l'artisan continue à travailler. &lt;br /&gt;
70-75% de la masse     de travail dans     l’agriculture: &lt;br /&gt;
les autres commerçants, artisans continuent de travailler en hiver &lt;br /&gt;
d'où&lt;br /&gt;
25-30% de non     agriculteurs (100-70%) : forgerons, charpentiers, clergé,     notaires, charron, instituteurs... Dont 15% de citadins maximum (5,000hab) : consommateurs     parasites, &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi des 15% doit se comprendre en ces termes : quel poids maximal de citadins non-producteurs de leur propre nourriture, une société fondamentalement agricole peut-elle se permettre de supporter ? L’historien Paul Bairoch apporte une réponse indirecte à travers le calcul suivant :&lt;br /&gt;
#Sous l’ancien régime, 75 à 80 % de la population active (= les travailleurs) est engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#Comme les paysans ne travaillent pas à la morte saison (hiver) alors que les artisans des villes peuvent être actifs toute l’année, il est plus juste de parler de 70 à 75 % de la force de travail engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#Il reste donc 100 – 70 à 75, donc 25à 30 % de la force de travail qui pourrait travailler ailleurs que dans l’agriculture et être nourris par les paysans.&lt;br /&gt;
#Mais il y a à la campagne des personnes qui ne travaillent pas dans l’agriculture (forgerons, menuisiers, curés, etc.) alors qu’il n’y a pratiquement pas d’agriculteurs qui vit en ville. C’est ce qui amène Bairoch à situer à 15 % de la population totale la proportion maximale d’habitants des villes qu’une société traditionnelle pouvait supporter.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une estimation, bien sûr. Le passage de 3 à 4 peut-être jugé comme contestable et fait par l’auteur un peu « au feeling ». Mais les taux d’urbanisation (pourcentage d’habitants d’un pays ou continent vivant en ville) ont effectivement été inférieurs à 15 % jusqu’à la Révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ref : De Jéricho à Mexico - Paul Bairoch&lt;br /&gt;
**Taux d'urbanisation (pourcentage d'habitants qui vit en ville) (entre 10-13%)vérifié dans l'EU d'ancien régime, en Chine (pas plus de 15% non plus)... àVérification de la loi des 15%&lt;br /&gt;
**Blocage : Espace d'innovation vient de la ville&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CONCLUSION: Développement d’innovation bloqué&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Des sociétés de pauvreté de masse=&lt;br /&gt;
Monde agricole avec des agriculteurs sous-employés, mal nourris, en mauvaise santé, forte mortalité infantile, forte mortalité, espérance de vie très bas 25-30ans(40ans vieillard!), les corps étaient usé littéralement de manière précoce par la dureté des conditions d'existence&lt;br /&gt;
*1588, Gazette romaine &amp;quot;A Rome rien de neuf sinon que l'on meurt de faim&amp;quot;, tandis que le Pape donnait un banquet.&lt;br /&gt;
*Société de pauvreté de masse (situation précaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>LineB</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=15890</id>
		<title>Structures Agraires et Société Rurale: Analyse de la Paysannerie Européenne Préindustrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=15890"/>
		<updated>2014-09-26T08:23:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;LineB : /* Raisons des faiblesses de rendement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
*Eviter comparaisons fallacieuses (Ex : Europe du XVe est comme Afrique d'aujourd'hui)&lt;br /&gt;
*Comparaison entre Europe moyen âge et Afrique faux, Pays européens n’ont pas été colonisés  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=La prédominance de l'agriculture : XVème siècle - XVIIème siècle=&lt;br /&gt;
3 secteurs: Agriculture, Industrie, Service (16e: agriculture 80%, 4 sur 5 sont des paysans)&lt;br /&gt;
population active: XVIe 80% de la population dans le secteur primaire. &lt;br /&gt;
*primaire (agriculture) en 1500: 80% &lt;br /&gt;
*secondaire (industrie)&lt;br /&gt;
*tertiaire (services) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Valeur de la production : val monétaire Y agricole &amp;gt; autres Y. La richesse est fondée sur l'agriculture. Sa production domine l’économie de manière écrasante à productrice de richesse (fondé sur l’agriculture) &lt;br /&gt;
--&amp;gt; on voit l'impact/la répercussion aux revenus &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
Revenus: revenus de la noblesse et du clergé proviennent du tiers État. Les élites tirent leur richesse de leurs impôts sur les terres qu’ils prêtent aux paysans. La noblesse ainsi que le clergé ne payaient pas d'impôts. Donc c'était la masse qui payait des impôts. La distribution de la richesse provient de     l'agriculture dans les sociétés d'ancien régime. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1789 causée en partie, par le fait que les nobles ne payaient pas d'impôts. La distribution de la richesse dans les anciens régimes provient de l'agriculture &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Investissements : l'épargne en est la source. C'est avec l'épargne qu'on peut investir dans un domaine économique, et en l'occurrence on investit dans la terre (achète des forêts, espace d'exploitation, même marchands urbains, à condition qu'il soit riche, achètent des terres à la campagne), toute l'économie tourne autour de l'agriculture, le secteur agricole domine toute l'économie ancienne, mais ce secteur n'est pas homogène&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La diversité des systèmes agraires=&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*dichotomie (frontière entre est et ouest) 15/16 moyen âge/ ère moderne&lt;br /&gt;
système domanial = servage à l'Est (population retombe dans le servage)&lt;br /&gt;
*Ouest devienne et demeure libre &lt;br /&gt;
Terres fertiles de l'époque: Balkans, Pologne, Ukraine, Roumanie; sont des pays qui constituent le grenier à blés du continent européen. &lt;br /&gt;
Au sortir du moyen âge se mettent en place des exploitations domaniales dominées par la noblesse (par ex. Lituanie, Lettonie: barons baltes d'origine prussienne, mettent la société en servage (pas de esclavage).  Grands exploitation presque capitaliste, beaucoup d’export des blés vers Allemagne et France. &lt;br /&gt;
Cause: &amp;quot;Deuxième servage&amp;quot; perte de liberté, masse de ces populations des paysans bascule vers =&amp;gt; paupérisation de la paysannerie&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Met en place un système seigneurial = émancipation des paysans à l'Ouest:&lt;br /&gt;
On ignore comment cela s'est produit (il n'existait pas de structure institutionnel urbaine =&amp;gt; Les nobles s'approprient les terres fertiles, gardent la propriété des meilleures terres qui produisent des rendements écrasantes)&lt;br /&gt;
Structure sociale compliquée. Paysans ont réussi à devenir locataire (rien de mieux!). &lt;br /&gt;
Ex: Plateaux: Communautés paysannes de montagne qui souvent possèdent des alpages (ex. en Valais, Pyrénées) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Une agriculture de subsistance=&lt;br /&gt;
Paysans Y produisent LEUR nourriture et de celle de leurs familles&lt;br /&gt;
céréales sur les 3/4 des sols: &amp;quot;tyrannie des blés&amp;quot;, on cultive des céréales, dominent de manière assez écrasante&lt;br /&gt;
Explication: &lt;br /&gt;
*La production des céréales est 10 fois plus productive que l'élevage du bétail  &lt;br /&gt;
*rentabilité, rationnalité, principale source de calories dans les sociétés préindustrielles &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Consommation par jour et individu: dans les sociétés préindustrielles on consommait davantage de céréales (seulement du pain avant la découverte de la patate en Amérique Latine) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consommation par jour:&lt;br /&gt;
*sociétés préindustrielles: 800-1000g de pain&lt;br /&gt;
*aujourd’hui: 150-200g de pain &lt;br /&gt;
à pain plus rentable et rationnel; menus plus diversifiés de nos jours; XIXe: pain et patates.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Agriculture de subsistance:&lt;br /&gt;
*Marges extrêmement faibles, système tendu, du à la faiblesse des rendements céréaliers.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=La faiblesse des rendements céréaliers=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les rendements restent faibles==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*rendement: ratio entre quantité récoltée/quantité semée &lt;br /&gt;
*mauvaises récoltes =&amp;gt; loi du plus fort (les plus faibles vont mourir en vertu de la famine)&lt;br /&gt;
*impossible de nourrir les plus faibles, grains support nécessaires pour prochaine semence. Sinon: cercle vicieux&lt;br /&gt;
5 à 6 de grammes récolté pour 1g en moyenne GE: 4g pour 1g &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Raisons des faiblesses de rendement==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=&amp;gt; faiblesse des investissements&lt;br /&gt;
Absence des ressources pour investir qualitativement, il subsiste trop de risques en cas de change du secteur&lt;br /&gt;
Pas d’argent parce qu’il paie ses impôts&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=&amp;gt; paysan conservateur (&amp;quot;stéréotype&amp;quot;)&lt;br /&gt;
en contexte de pauvreté des préindustrielles : il n'est pas dit que le changement pour un produit plus productif, SOIT productif. Changement d'une pratique agricole dangereuse car doit obéir à un principe de subsistance, de survie. (Dépend de la première récolte !)&lt;br /&gt;
Agriculture de subsistance(impossible de jouer avec les conditions de survie) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=&amp;gt; Difficulté de mettre ensemble le problème et la solution (des vaches dans les champs) : &lt;br /&gt;
déjections= engrais (élevage du bétail n’est pas productive: 10 fois moins que le secteur céréalier&lt;br /&gt;
*On a la solution mais les vaches sont dans les montagnes et non dans les plaines&lt;br /&gt;
*Situation du blocage &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Deux types d'assolement dichotomiques (apparition d'une frontière socio-économique (en agriculture puisqu'elle domine))&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
     &lt;br /&gt;
*Assolement biennal (Sud de l'EU)&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
# céréales d'automne ou d'hiver&lt;br /&gt;
# Jachère (faire une récole, après récupérer la terre, repos)&lt;br /&gt;
Cause : Absence d'engrais.--&amp;gt;1/2 taux d'exploitation)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Assolement triennal (Nord (ouest) de l'EU)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# céréales d'automne ou d'hiver &lt;br /&gt;
# céréales de printemps &lt;br /&gt;
# jachère (donc 2 récoltes, 1 repos de terre, 2/3 taux  d'exploitation)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
--&amp;gt;XIXesiècle centre du développement est entré dans la révolution industrielle avec un certain nombre d'atouts par rapport au Sud et l'Ouest  &lt;br /&gt;
à Blocage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La &amp;quot;loi&amp;quot; des 15% de Paul Bairoch=&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Sociétés d'ancien régime ne pouvaient supporter plus de 15% de citadins (marges faibles, productivité basse), &lt;br /&gt;
*citadins =parasites qui se nourrissent sur le dos des paysans qui produisent déjà peu de marges, donc peinent à se nourrir eux-mêmes&lt;br /&gt;
75-80% de la population     active doit cultiver : &lt;br /&gt;
les paysans en hiver restent au coin du feu, tandis que l'artisan continue à travailler. &lt;br /&gt;
70-75% de la masse     de travail dans     l’agriculture: &lt;br /&gt;
les autres commerçants, artisans continuent de travailler en hiver &lt;br /&gt;
d'où&lt;br /&gt;
25-30% de non     agriculteurs (100-70%) : forgerons, charpentiers, clergé,     notaires, charron, instituteurs... Dont 15% de citadins maximum (5,000hab) : consommateurs     parasites, &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi des 15% doit se comprendre en ces termes : quel poids maximal de citadins non-producteurs de leur propre nourriture, une société fondamentalement agricole peut-elle se permettre de supporter ? L’historien Paul Bairoch apporte une réponse indirecte à travers le calcul suivant :&lt;br /&gt;
#Sous l’ancien régime, 75 à 80 % de la population active (= les travailleurs) est engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#Comme les paysans ne travaillent pas à la morte saison (hiver) alors que les artisans des villes peuvent être actifs toute l’année, il est plus juste de parler de 70 à 75 % de la force de travail engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#Il reste donc 100 – 70 à 75, donc 25à 30 % de la force de travail qui pourrait travailler ailleurs que dans l’agriculture et être nourris par les paysans.&lt;br /&gt;
#Mais il y a à la campagne des personnes qui ne travaillent pas dans l’agriculture (forgerons, menuisiers, curés, etc.) alors qu’il n’y a pratiquement pas d’agriculteurs qui vit en ville. C’est ce qui amène Bairoch à situer à 15 % de la population totale la proportion maximale d’habitants des villes qu’une société traditionnelle pouvait supporter.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une estimation, bien sûr. Le passage de 3 à 4 peut-être jugé comme contestable et fait par l’auteur un peu « au feeling ». Mais les taux d’urbanisation (pourcentage d’habitants d’un pays ou continent vivant en ville) ont effectivement été inférieurs à 15 % jusqu’à la Révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ref : De Jéricho à Mexico - Paul Bairoch&lt;br /&gt;
**Taux d'urbanisation (pourcentage d'habitants qui vit en ville) (entre 10-13%)vérifié dans l'EU d'ancien régime, en Chine (pas plus de 15% non plus)... àVérification de la loi des 15%&lt;br /&gt;
**Blocage : Espace d'innovation vient de la ville&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CONCLUSION: Développement d’innovation bloqué&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Des sociétés de pauvreté de masse=&lt;br /&gt;
Monde agricole avec des agriculteurs sous-employés, mal nourris, en mauvaise santé, forte mortalité infantile, forte mortalité, espérance de vie très bas 25-30ans(40ans vieillard!), les corps étaient usé littéralement de manière précoce parla dureté des conditions d'existence&lt;br /&gt;
*1588, Gazette romaine &amp;quot;A Rome rien de neuf sinon que l'on meurt de faim&amp;quot;, tandis que le Pape donnait un banquet.&lt;br /&gt;
*Société de pauvreté de masse (situation précaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>LineB</name></author>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=15889</id>
		<title>Structures Agraires et Société Rurale: Analyse de la Paysannerie Européenne Préindustrielle</title>
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		<updated>2014-09-26T08:22:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;LineB : /* Raisons des faiblesses de rendement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
*Eviter comparaisons fallacieuses (Ex : Europe du XVe est comme Afrique d'aujourd'hui)&lt;br /&gt;
*Comparaison entre Europe moyen âge et Afrique faux, Pays européens n’ont pas été colonisés  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=La prédominance de l'agriculture : XVème siècle - XVIIème siècle=&lt;br /&gt;
3 secteurs: Agriculture, Industrie, Service (16e: agriculture 80%, 4 sur 5 sont des paysans)&lt;br /&gt;
population active: XVIe 80% de la population dans le secteur primaire. &lt;br /&gt;
*primaire (agriculture) en 1500: 80% &lt;br /&gt;
*secondaire (industrie)&lt;br /&gt;
*tertiaire (services) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Valeur de la production : val monétaire Y agricole &amp;gt; autres Y. La richesse est fondée sur l'agriculture. Sa production domine l’économie de manière écrasante à productrice de richesse (fondé sur l’agriculture) &lt;br /&gt;
--&amp;gt; on voit l'impact/la répercussion aux revenus &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
Revenus: revenus de la noblesse et du clergé proviennent du tiers État. Les élites tirent leur richesse de leurs impôts sur les terres qu’ils prêtent aux paysans. La noblesse ainsi que le clergé ne payaient pas d'impôts. Donc c'était la masse qui payait des impôts. La distribution de la richesse provient de     l'agriculture dans les sociétés d'ancien régime. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1789 causée en partie, par le fait que les nobles ne payaient pas d'impôts. La distribution de la richesse dans les anciens régimes provient de l'agriculture &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Investissements : l'épargne en est la source. C'est avec l'épargne qu'on peut investir dans un domaine économique, et en l'occurrence on investit dans la terre (achète des forêts, espace d'exploitation, même marchands urbains, à condition qu'il soit riche, achètent des terres à la campagne), toute l'économie tourne autour de l'agriculture, le secteur agricole domine toute l'économie ancienne, mais ce secteur n'est pas homogène&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La diversité des systèmes agraires=&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*dichotomie (frontière entre est et ouest) 15/16 moyen âge/ ère moderne&lt;br /&gt;
système domanial = servage à l'Est (population retombe dans le servage)&lt;br /&gt;
*Ouest devienne et demeure libre &lt;br /&gt;
Terres fertiles de l'époque: Balkans, Pologne, Ukraine, Roumanie; sont des pays qui constituent le grenier à blés du continent européen. &lt;br /&gt;
Au sortir du moyen âge se mettent en place des exploitations domaniales dominées par la noblesse (par ex. Lituanie, Lettonie: barons baltes d'origine prussienne, mettent la société en servage (pas de esclavage).  Grands exploitation presque capitaliste, beaucoup d’export des blés vers Allemagne et France. &lt;br /&gt;
Cause: &amp;quot;Deuxième servage&amp;quot; perte de liberté, masse de ces populations des paysans bascule vers =&amp;gt; paupérisation de la paysannerie&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Met en place un système seigneurial = émancipation des paysans à l'Ouest:&lt;br /&gt;
On ignore comment cela s'est produit (il n'existait pas de structure institutionnel urbaine =&amp;gt; Les nobles s'approprient les terres fertiles, gardent la propriété des meilleures terres qui produisent des rendements écrasantes)&lt;br /&gt;
Structure sociale compliquée. Paysans ont réussi à devenir locataire (rien de mieux!). &lt;br /&gt;
Ex: Plateaux: Communautés paysannes de montagne qui souvent possèdent des alpages (ex. en Valais, Pyrénées) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Une agriculture de subsistance=&lt;br /&gt;
Paysans Y produisent LEUR nourriture et de celle de leurs familles&lt;br /&gt;
céréales sur les 3/4 des sols: &amp;quot;tyrannie des blés&amp;quot;, on cultive des céréales, dominent de manière assez écrasante&lt;br /&gt;
Explication: &lt;br /&gt;
*La production des céréales est 10 fois plus productive que l'élevage du bétail  &lt;br /&gt;
*rentabilité, rationnalité, principale source de calories dans les sociétés préindustrielles &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Consommation par jour et individu: dans les sociétés préindustrielles on consommait davantage de céréales (seulement du pain avant la découverte de la patate en Amérique Latine) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consommation par jour:&lt;br /&gt;
*sociétés préindustrielles: 800-1000g de pain&lt;br /&gt;
*aujourd’hui: 150-200g de pain &lt;br /&gt;
à pain plus rentable et rationnel; menus plus diversifiés de nos jours; XIXe: pain et patates.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Agriculture de subsistance:&lt;br /&gt;
*Marges extrêmement faibles, système tendu, du à la faiblesse des rendements céréaliers.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=La faiblesse des rendements céréaliers=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les rendements restent faibles==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*rendement: ratio entre quantité récoltée/quantité semée &lt;br /&gt;
*mauvaises récoltes =&amp;gt; loi du plus fort (les plus faibles vont mourir en vertu de la famine)&lt;br /&gt;
*impossible de nourrir les plus faibles, grains support nécessaires pour prochaine semence. Sinon: cercle vicieux&lt;br /&gt;
5 à 6 de grammes récolté pour 1g en moyenne GE: 4g pour 1g &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Raisons des faiblesses de rendement==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=&amp;gt; faiblesse des investissements&lt;br /&gt;
Absence des ressources pour investir qualitativement, il subsiste trop de risques en cas de change du secteur&lt;br /&gt;
Pas d’argent parce qu’il paie ses impôts&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=&amp;gt; paysan conservateur (&amp;quot;stéréotype&amp;quot;)&lt;br /&gt;
en contexte de pauvreté des préindustrielles : il n'est pas dit que le changement pour un produit plus productif, SOIT productif. Changement d'une pratique agricole dangereuse car doit obéir à un principe de subsistance, de survie. (Dépend de la première récolte !)&lt;br /&gt;
Agriculture de subsistance(impossible de jouer avec les conditions de survie) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=&amp;gt; Difficulté de mettre ensemble le problème et la solution (des vaches dans les champs) : &lt;br /&gt;
déjections= engrais (élevage du bétail n’est pas productive: 10 fois moins que le secteur céréalier&lt;br /&gt;
*On a la solution mais les vaches sont dans les montagnes et non dans les plaines&lt;br /&gt;
*Situation du blocage &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Deux types d'assolement dichotomiques (apparition d'une frontière socio-économique (en agriculture puisqu'elle domine))&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
     &lt;br /&gt;
*Assolement biennal (Sud de l'EU)&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
# céréales d'automne ou d'hiver&lt;br /&gt;
# Jachère (faire une récole, après récupérer la terre, repos)&lt;br /&gt;
Cause : Absence d'engrais.--&amp;gt;1/2 taux d'exploitation)&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
 * Assolement triennal (Nord (ouest) de l'EU)&lt;br /&gt;
      &lt;br /&gt;
# céréales d'automne ou d'hiver &lt;br /&gt;
# céréales de printemps &lt;br /&gt;
# jachère (donc 2 récoltes, 1 repos de terre, 2/3 taux  d'exploitation)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
--&amp;gt;XIXesiècle centre du développement est entré dans la révolution industrielle avec un certain nombre d'atouts par rapport au Sud et l'Ouest  &lt;br /&gt;
à Blocage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La &amp;quot;loi&amp;quot; des 15% de Paul Bairoch=&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Sociétés d'ancien régime ne pouvaient supporter plus de 15% de citadins (marges faibles, productivité basse), &lt;br /&gt;
*citadins =parasites qui se nourrissent sur le dos des paysans qui produisent déjà peu de marges, donc peinent à se nourrir eux-mêmes&lt;br /&gt;
75-80% de la population     active doit cultiver : &lt;br /&gt;
les paysans en hiver restent au coin du feu, tandis que l'artisan continue à travailler. &lt;br /&gt;
70-75% de la masse     de travail dans     l’agriculture: &lt;br /&gt;
les autres commerçants, artisans continuent de travailler en hiver &lt;br /&gt;
d'où&lt;br /&gt;
25-30% de non     agriculteurs (100-70%) : forgerons, charpentiers, clergé,     notaires, charron, instituteurs... Dont 15% de citadins maximum (5,000hab) : consommateurs     parasites, &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi des 15% doit se comprendre en ces termes : quel poids maximal de citadins non-producteurs de leur propre nourriture, une société fondamentalement agricole peut-elle se permettre de supporter ? L’historien Paul Bairoch apporte une réponse indirecte à travers le calcul suivant :&lt;br /&gt;
#Sous l’ancien régime, 75 à 80 % de la population active (= les travailleurs) est engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#Comme les paysans ne travaillent pas à la morte saison (hiver) alors que les artisans des villes peuvent être actifs toute l’année, il est plus juste de parler de 70 à 75 % de la force de travail engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#Il reste donc 100 – 70 à 75, donc 25à 30 % de la force de travail qui pourrait travailler ailleurs que dans l’agriculture et être nourris par les paysans.&lt;br /&gt;
#Mais il y a à la campagne des personnes qui ne travaillent pas dans l’agriculture (forgerons, menuisiers, curés, etc.) alors qu’il n’y a pratiquement pas d’agriculteurs qui vit en ville. C’est ce qui amène Bairoch à situer à 15 % de la population totale la proportion maximale d’habitants des villes qu’une société traditionnelle pouvait supporter.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une estimation, bien sûr. Le passage de 3 à 4 peut-être jugé comme contestable et fait par l’auteur un peu « au feeling ». Mais les taux d’urbanisation (pourcentage d’habitants d’un pays ou continent vivant en ville) ont effectivement été inférieurs à 15 % jusqu’à la Révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ref : De Jéricho à Mexico - Paul Bairoch&lt;br /&gt;
**Taux d'urbanisation (pourcentage d'habitants qui vit en ville) (entre 10-13%)vérifié dans l'EU d'ancien régime, en Chine (pas plus de 15% non plus)... àVérification de la loi des 15%&lt;br /&gt;
**Blocage : Espace d'innovation vient de la ville&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CONCLUSION: Développement d’innovation bloqué&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Des sociétés de pauvreté de masse=&lt;br /&gt;
Monde agricole avec des agriculteurs sous-employés, mal nourris, en mauvaise santé, forte mortalité infantile, forte mortalité, espérance de vie très bas 25-30ans(40ans vieillard!), les corps étaient usé littéralement de manière précoce parla dureté des conditions d'existence&lt;br /&gt;
*1588, Gazette romaine &amp;quot;A Rome rien de neuf sinon que l'on meurt de faim&amp;quot;, tandis que le Pape donnait un banquet.&lt;br /&gt;
*Société de pauvreté de masse (situation précaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>LineB</name></author>
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