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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-04-21T18:47:09Z</updated>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_diffusion_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_en_Europe_continentale&amp;diff=16434</id>
		<title>La diffusion de la révolution industrielle en Europe continentale</title>
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		<updated>2014-10-28T10:29:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jan : la position géographique de la Suisse&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=En Europe continentale=&lt;br /&gt;
==Les pays précocement industrialisés (Belgique, France et Suisse : 1770 - 1810==&lt;br /&gt;
L’industrialisation de ces pays s’est faite sur le modèle anglais avec tout de même trois facteurs qui en diffèrent :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le rôle des technicien et entrepreneurs anglais==&lt;br /&gt;
[[Image:William Cockerill.jpg|thumb|Portrait de William Cockerill.]]&lt;br /&gt;
Certains entrepreneurs anglais vont quitter l’Angleterre pour s’installer dans le nord de la France, en Belgique mais aussi en Suisse proposant leurs services comme William Cockerill. C'est aussi pourquoi les machines étaient appelées les &amp;quot;mécanismes a l’anglaise&amp;quot;. Les anglais ont entre autre amenés la spinning Jenny.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets entrainant==&lt;br /&gt;
Clairement, tout part du textile. Mais pour créer les machines nécessaires à l’industrie du textile, il faut du fer, et cela va donner naissance à la sidérurgie, notamment en Belgique et en France. Un exemple est le fils de William Cockerill qui crée les premières mines belge. Une fois avoir extrait le fer, on doit créer la taule avec des laminoirs. Au final, les entreprises Cockerill vont également créer des ateliers de mécanique et créer les premières locomotives en Belgique. On voit donc émerger des complexes industriels gigantesques, où tout le processus de production est dirigé par une seule entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’intervention de l’État==&lt;br /&gt;
En Angleterre, l’État n’intervient absolument pas pour trouver du travail aux victimes de la proto-industrialisation. En France et en Belgique, l’État a favorisé la venue de techniciens anglais. Le roi des Pays-Bas et donc de Belgique a prêté son propre argent pour que Cockerill ne fasse pas faillite quand son entreprise s’est retrouvée en crise. En 1830, la Belgique devient indépendante des Pays-Bas. Le nouveau gouvernement belge aide l’industrie en construisant des chemins de fer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les pays de la deuxième vague allant de 1840 à 1860 sont l'Allemagne, l'Autriche et la Bohème à savoir l'ouest de la république Tchèque.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a quatre facteurs qui doivent être pris en compte dans le développement industriel de ces pays :&lt;br /&gt;
#le '''rôle des techniciens anglais, mais aussi français, belges et suisse''' : comme lors de la première vague, les techniciens anglais, mais aussi désormais français, belges et suisses partagent leur savoir pour développer l’industrie de ces pays.&lt;br /&gt;
#le '''choix de l’industrie lourde''' : à la place du textile, on développe l’industrie lourde, dans le but de développer une industrie d’armement. En Angleterre, enBelgique, en France et en Suisse, on développe l’industrie légère comme le textile. Dans l’industrie lourde on développe la sidérurgie (le fer, l’acier)et elle ne fabrique pas des biens de consommation, mais c’est clairement pour développer l’armement.&lt;br /&gt;
#l’'''intervention de capitaux étrangers''' : pour ouvrir une usine de textile, le coût n’est pas très élevé. Mais quand on construit des hauts fourneaux, c’est beaucoup plus cher et on a besoin de capitaux. Justement, les bénéficiaires de l’industrie anglaise et de la première vague investissent dans l’industrie allemande.&lt;br /&gt;
#un '''système bancaire plus élaboré''' : en Angleterre, au début de la révolution industrielle, on n’a pas besoin des banques pour financer la création d’une usine. Mais pour l’industrie lourde, les investissements sont énormes et viennent de l’étranger ce qui développe les banques, car il est impossible de monter une tel entreprise avec son propre argent sans avoir recourt à l’aide des banques. Le développement de l’industrie allemande a dépendu en particulier des investissements des anglais.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1914, l’Allemagne est le troisième pays le plus industrialisé d’Europe alors que l’Autriche n’est qu’au dix neuvième rang. Cela est dû notamment au fait que l’Allemagne a une ouverture sur la mer ainsi que de grands ports pour faire circuler les marchandises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pays tard-venus (Espagne, Italie, Russie et Suède : 1860 - 1890)==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''les pays de la périphérie'''&lt;br /&gt;
Ces pays ont profités des bénéfices de la révolution industrielle mais plus tardivement car ils ne se situent pas géographiquement au centre de l’impulsion industrielle que donne l’Angleterre en 1760.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Le cas russe'''&lt;br /&gt;
Dans le cas russe, l’impulsion pour industrialiser le pays est venu du pouvoir central qui avait une volonté de moderniser la Russie. À nouveau, il y a eu une très forte participation des techniciens et des investissements étrangers. Les jeunes russes viennent étudier en Europe industrialisée et l’État russe fait tout pour encourager les industriels à investir en Russie. Les capitaux sont surtout français et belges. À la veille de la Première guerre mondiale, 90% des mines de charbon russes appartiennent à des capitaux étrangers ainsi que 50% de la sidérurgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pays qui ne se sont pas industrialisés au XIXème siècle==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les pays complémentaires de la Grande-Bretagne : Pays-Bas, Portugal, Danemark.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les anciennes colonies de l’Empire ottoman : Albanie, Bulgarie, Grèce, Roumanie et Ex-Yougoslavie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les futurs pays mais qui font encore parti d’un empire (on parle de colonies intérieures : Pologne et Finlande (Russie), Hongrie (empire Austro-Hongrois), Irlande (Grande-Bretagne) et Norvège (Suède).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais tous ces pays ne représentent que 10% de la population européenne. Donc, 90% de la population a basculée vers une civilisation industrielle et de plus en plus urbanisée. L’industrialisation a été rapide et a touchée la quasi-totalité des européens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Alexander Gerschenkron== &lt;br /&gt;
{{Infobox Biographie&lt;br /&gt;
| nom               =Alexander Gerschenkron &lt;br /&gt;
| image             = &lt;br /&gt;
| nom de naissance       =&lt;br /&gt;
| surnom            =&lt;br /&gt;
| date de naissance   =1904&lt;br /&gt;
| lieu de naissance   =Odessa, {{drapeau|URSS}}&lt;br /&gt;
| date de décès       =29 octobre 1976&lt;br /&gt;
| âge au décès        =&lt;br /&gt;
| lieu de décès       =Cambridge, {{drapeau|États-Unis d'Amérique}}&lt;br /&gt;
| nationalité       =&lt;br /&gt;
| profession            =sociologue, soviétologue&lt;br /&gt;
| occupation        =&lt;br /&gt;
| formation         =&lt;br /&gt;
| hommage           =&lt;br /&gt;
| activités autres   =&lt;br /&gt;
| notes             =&lt;br /&gt;
| famille           =&lt;br /&gt;
| légende           =Alexander Gerschenkron&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alexander Gerschenkron est un historien des années 1960 qui  met l’accent sur le retard au lieu de glorifier les premiers pays à s’être industrialisés construisant sa théorie par l’arrière. Pour lui, plus un pays était en retard, plus on a investi massivement et donc plus l’industrialisation a été rapide et les technologies seront modernes. L’Angleterre commence avec beaucoup de petites usines qui grandissent. En Allemagne, l’industrialisation débute tout de suite avec des investissements massifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus sont fabriqués des biens de production, des biens industriels (le fer par exemple, en opposition aux biens de consommation comme le textile).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Angleterre, plus le temps passe, plus il y a d’innovations et plus les usines sont vieilles. Donc, les nouveaux pays qui s’industrialisent utilisent directement les nouvelles technologies et ont donc des usines plus performantes que les pays de la première vague.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus le rôle des banques et de l’État sera important. L’État de l’Europe du XIXème siècle intervient rarement en temps qu’investisseur. Toutefois, c’est lui qui crée les écoles de formation, qui lance la construction de chemins de fer, ou l’armement, ce qui dynamise l’économie. Plus on avance dans la révolution, plus l'État a un rôle dans le développement. Les banques aussi jouent un rôle plus important car les investissements sont de plus en plus importants, et les banques prêtent de plus en plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus le pays est en retard, plus les pressions sur les travailleurs sont importantes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les trois éléments fondamentaux de la théorie de Gerschenkron :&lt;br /&gt;
*le développement européen a été la référence pour les pays du tiers monde. Or, Gerschenkron insiste sur le fait qu’il n’y a pas un seul type d’industrialisation. Par exemple, l’industrialisation n’a pas été la même que ce soit dans l’industrie lourde ou celle du textile. Il n’y a pas un seul mode de développement comme on l’a longtemps admis. Avec le temps, l’État s’investi de plus en plus dans l’économie et l’industrie ;&lt;br /&gt;
*le retard peut être avantageux, car ces pays disposent dès le début de leur industrialisation de technologies modernes ;&lt;br /&gt;
*un des reproches que l’on peut faire à la théorie de Gerschenkron est qu’il évoque le retard de développement sans pour autant le définir. De plus, sa théorie ne prend pas en compte le facteur humain et l’influence qu’il a eu sur l’industrialisation : par exemple, l’intérêt soudain des nobles britanniques pour l’agronomie, ce qui a permis le débloquement de la société agraire. Il ne prend pas en compte également le taux d’alphabétisation et d’éducation des population qui a parfois joué un rôle important comme au Danemark ou en Suisse où à la fin du XIXème siècle 90% de la population sait lire et écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les causes de la précocité de la révolution industrielle en Suisse=&lt;br /&gt;
La Suisse fait figure d’exception dans l’histoire de la révolution industrielle. Avant la révolution, elle présentait des désavantages, des handicapes par rapport aux autres pays comme la France et la Belgique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Le paradoxe suisse et les handicaps du pays==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’absence de matières premières''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne produit pas de charbon, or il est a priori indispensable à l’industrialisation étant donné que les machines tournent au charbon et il faut donc l’importer. Mais le charbon est lourd et le transport extrêmement cher. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un territoire peu propice'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est avant tout un pays alpin. La présence de montagnes a pour effet immédiat d’empêcher le développement d’une agriculture performante car il n’y a pas de grandes plaines. De plus la Suisse n’a aucun accès direct à la mer, ce qui rend le transport de marchandise encore plus difficile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un faible marché intérieur'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse de 1800 est peu peuplée, on y trouve à peine deux milions d’habitants.  On a donc un marché intérieur réduit, avec très peu de consommateurs potentiels. Dans les autres pays industrialisés, il y a des dizaines de millions d‘habitants et autant de consommateurs potentiels, ce qui leur donne une base solide contrairement à la Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''La position géographique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse n'a pas d'accès à la mer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les atouts de la Suisse==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''une main d’œuvre abondante''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant très longtemps, on a cru que les Alpes étaient très pauvres. Mais dans les grands bassins industriels, si on meurt c’est avant tout à cause de la mauvaise hygiène, et particulièrement de la mauvaise qualité des eaux. Or en montagne, les eaux sont extrêmement pures, ce qui cause une mortalité moins forte, en particulier chez les enfants. De plus, les vaches permettent un accès rapide au lait, ce qui renforce les nourrissons et les enfants. Enfin, l’élevage n’a pas besoin de beaucoup de main d’œuvre. Les employeurs vont donc être attiré par cette main d’œuvre abondante car les salaires seront bas.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une main d’œuvre qualifiée'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, en 1900, 90% des adultes sont alphabétisés. Cela est dû à l’imbrication des catholiques et des protestants dans la société. La réforme protestante demande que tous les protestants sachent lire la Bible, et par logique la contre réforme catholique insiste à l’alphabétisation pour ne pas perdre ses fidèles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’insuffisance des terres agricoles a poussé à l’activité industrielle''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, encore plus qu’ailleurs, les petits paysans ont complétés leur revenu avec une activité proto-industrielle. On se retrouve donc, au début de la révolution industrielle, avec une masse de paysans qui n’ont plus de revenus mais qui grasse à la proto-industrie savent manier des machines comme les métiers à tisser. Il sont donc moins long à former, et on voie comment la proto-industrie a bien préparé l’industrialisation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''La présence de ressources hydrauliques'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse profite, avec son environnement montagnard, de la présence de torrents, de rivières et autre cours d’eau qui produisent de l’énergie hydraulique. Ainsi, le désavantage de ne pas disposer de charbon est compensé par une autre source d’énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le choix d’une voie spécifique==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’exportation'''&lt;br /&gt;
Avec un marché intérieur trop petit, la Suisse se lance dans l’exportation. Vers 1830, la Suisse exporte chaque année 18$ par habitant, contre 10$ pour le Royaume-Uni, 7$ pour la Belgique et 3$ en moyenne pour toute l’Europe. Pour être bon en exportation, il faut être meilleur que ses concurrents. Il faut donc se focaliser sur des marchés spécifiques pour faire en sorte que les produits &amp;quot;made in Suisse&amp;quot; soient les meilleurs sur le marché.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une haute spécialisation : l’exemple du textile'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne va pas concurrencer l’Angleterre sur le textile de base car cette dernière domine ce marché. La Suisse va proposer des textiles plus raffinés comme la soie, les tissus brodés qui sont des produits de très bonne qualité. Ce segment de marcher est petit mais la Suisse n’a pas besoin de vendre énormément pour se développer étant donné qu’il n’y a que deux millions d’habitants.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte valeur ajoutée : l’exemple de l’horlogerie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour fabriquer une montre, on a essentiellement besoin d’acier. L’importation est certes couteuse mais avec une petite quantité d’acier, il est possible de produire beaucoup de montres. De plus, avec une main d’œuvre de qualité et hautement spécialisée, le prix va fortement augmenter par rapport au véritable coût de fabrication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les étapes du démarrage==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''la filature : 1800 - 1820'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’organisation de la production est différente en Suisse à cause de l’absence de charbon. De plus, pour se différencier des productions textiles de l’Angleterre notamment, on va chercher à ajouter de la valeur au textile en ayant recourt à la teinture, pour rendre l’objet plus attractif et plus rare, donc plus cher.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extension vers la métallurgie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec un développement du chemin de fer au milieu du XIXème siècle, il devient possible d’amener vers la Suisse l’excédant de production de la sidérurgie belge ou française. Dès lors, la métallurgie peut commencer à se développer en Suisse. On commence à créer des machines-outils,qui remplacent le travail de l’artisan. La production est de plus en plus précise et pointue. La Suisse se dirige également petit à petit vers la l’industrie de la chimie, avec la combinaison des machines-outils et du savoir acquis avec la teinture de textile. Enfin, le développement de la chimie permet la naissance de l’industrie de l’alimentaire et pharmaceutique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse a une chaîne d’industrialisation plus longue qui dure une centaine d’années (1800 à 1900) contre 50 à 60 ans pour la France et la Belgique. Bien que la Suisse soit un &amp;quot;nain&amp;quot; dans la quantité exportée soit dix fois moins que l’Angleterre, elle exporte 60 dollars par habitant par an en moyenne contre dix huit en moyenne en Europe en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les caractéristiques majeures de la Suisse à la veille de la première guerre mondiale==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un niveau de vie élevé''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le PIB suisse est de 895$ par habitant contre 550$ par an en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte proportion d’étranger'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A Genève en 1910, 42% de la population est étrangère, ce chiffre était de 38% en 2005. Ces immigrés sont principalement allemands et italiens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extraversion'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est portée vers l’extérieur avec à cause de sa nécessité d’exporter. Mais les capitaux suisses sont également investis à l’extérieur du pays. La Suisse a été un des pays pionniers pour la création d’entreprises multinationales. L’administration est en Suisse, mais des usines sont rependues un peu partout en Europe. Nestlé, l’industrie pharmaceutique de Bale, Sulzer sont déjà toutes des multinationales en 1910.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une faible urbanisation''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1910, 57% de la population européenne habite en ville. En Suisse il n’y a à peine que 37% d’urbanisation. De plus, laSuisse n’a pas de grandes villes avec plus de 200 000 habitants en 1910. Cela s’explique par la présence de montagnes dans une majeure partie de la Suisse ce qui limite les possibilités de développer de grands centres urbains. De plus,l’industrialisation a été légère et éparpillée, contrairement au nord de laFrance où on a de grands bassins industriels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La problématique du développement des petits pays européens=&lt;br /&gt;
[[Image:David ricardo.jpg|thumb|Portrait de David Ricardo.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des petits pays dans lesquels la révolution industrielle n’est pas diffusée. Le Portugal et le Danemark sont des pays complémentaires à l’Angleterre qui ont leurs caractéristiques et leur voie de développement propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer, il faut s'intéresser à la théorie des avantages comparatif conceptualisée par David Riccardo : dans un marché parfait il y a intérêt à produire ce dans quoi on est le meilleur, c’est-à-dire le moins cher ou ce le produit avec les meilleures caractéristiques. Il faut concentrer ces forces sur cette avantage, vendre ces produits, gagner de l’argent et acheter des produits à des pays qui ont un meilleur avantage comparatif. En d’autres termes, dans cette logique chacun se spécialise là où il a un avantage comparatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une économie aurait un fonctionnement optimal si chacun se spécialise là où il est le meilleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;border:1px solid #000000;padding:1em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Dans un monde simplifié, composé de deux pays produisant deux biens, si le pays A doit renoncer à 3 unités du bien x pour produire une unité supplémentaire du bien y, tandis que le pays B doit renoncer à seulement 2 unités du bien x pour produire une unité de y, alors chaque pays s’enrichira si A se consacre à la production de x tandis que B se spécialise dans celle de y. En effet, le pays A pourra échanger une unité de x contre entre 1/3 et 1/2 d’unité de y (contre seulement 1/3 en autarcie), tandis que le pays B échangera une unité de y contre entre 2 et 3 unités de x (contre seulement 2 en autarcie).''&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le Portugal : le prototype de la complémentarité menant à la pauvreté==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ricardo, dans son système économique, établie que dans un marché parfait, on a intérêt a produire ce dans quoi on est le meilleur soit où on peut produire le moins cher, ou où on peut produire la meilleure qualité en relation aux concurrents. Si on a cette aptitude, il faut se focaliser à 100% dessus, éliminer la concurrence et avec l’argent, acheter dans des secteurs où les autres sont les meilleurs pour se nourrir de cela et donc avoir accès à des produits de bonnes qualité. Chacun se spécialise dans la production où il a un avantage en comparaison aux autres. Si tout le monde applique cette règles des avantages comparatifs, alors le monde serait parfait. Il prend pour exemple le traité de Methuen en 1703.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un traité de libre-échange entre le Portugal et l’Angleterre. Les anglais sont libres de vendre de la laine anglaise au Portugal, sans que les agents douaniers leur fassent payer la moindre taxe. En échange, les portugais peuvent vendre en Angleterre leur vin également sans la moindre taxe. Les anglais vendaient la laine, ce dans quoi ils étaient les meilleurs. Au Portugal, on ne peu pas faire de la laine, mais ils font du vin mieux que n’importe qui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans cet échange, on a d’un coté un produit manufacturé, issu de l’industrie britannique et de l’autre, on a un produit issu de l’agriculture. Ceci a pour conséquence que le Portugal est resté dans une économie agricole. Quand des petits entrepreneurs portugais on voulu concurrencer avec le textile anglais, ils n’ont pas pu rivaliser à cause de l’arrivé massive des produits britannique, qui en plus n’étaient pas taxés.C’est là une des racines de la non industrialisation du Portugal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1822, le Portugal perd le Brésil. Jusqu’alors, le Brésil était contraint d’acheter portugais, mais une fois libre, ils ont commencé a acheter des produits qui n’était pas issus de la métropole, car ils on trouvé des produits équivalents et moins chers. Dès lors,le Portugal dépend totalement du marché anglais, car ils ne se sont pas industrialisé. En 1850, 80% des exportations portugaises sont vers l’Angleterre. On a une production mono-sectorielle (le vin) et dépendante des anglais. De plus à la fin du XIXème siècle, les anglais demandent de moins en moins de porto, ils se mettent a préférer le vin français. Le Portugal sombre, et les habitants gagnent à peine 400$ par an en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le Danemark : le prototype d’une complémentarité menant à la richesse==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Angleterre commence à s’industrialiser en important des céréales de l’étranger grâce a sa flotte. Et le Danemark est l’un des grenier à blé de l’Angleterre, et comme avec le Portugal, les deux pays signent un traité de libre-échange. Au début du XIXème siècle, tout va bien au Danemark,mais en 1873, les blés américains arrivent en Europe ce qui cause une énorme crise agricole. Le Danemark qui s’est spécialisé dans l’agriculture, et qui n’est pas industrialisé et n’a qu’un client dominant qui est l’Angleterre. Mais au lieu de sombrer comme le Portugal, le Danemark a pus se reconvertir. Il est resté dans l’agriculture, mais a développé l’élevage et sa production de produits laitiers, ainsi que le lard, les œufs, que consomment les anglais (le petit déjeuné anglais est d’ailleurs en réalité le un petit déjeuné typiquement danois). Le Danemark a donc gardé sa dépendance vis a vis de l’Angleterre, mais une c’est une dépendance positive.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela fut possible grâce à :&lt;br /&gt;
*une main d’œuvre paysanne éduquée : On a pu expliquer aux paysans danois les problèmes lié au blé arrivé d’Amérique, et a qui on a pu apprendre rapidement les règles de l’élevage.&lt;br /&gt;
*un gouvernement danois qui mène une politique économique et sociale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le roi du Danemark et les noble possédaient toutes les terres agricoles. Le gouvernement a racheté les terres et les adonné aux paysans. Il a pu les racheter parce que avec l’arrivée des céréales américaines, le prix des terre avait chuté car elle rapportaient moins qu’avant. Donc si le paysan produit plus, il en profite directement, et ne donne pas ses bénéfices aux nobles. L’État a organisé les paysans en coopératives. On a des fermes familiales, mais également des coopératives de paysans. Un paysans tout seul ne peut pas acheter une machine a traire ou une machine a pasteuriser, mais ensemble, dans une coopérative, on peu se le permettre, ce qui améliore les productions. Durant les années de dépression entre 1873 et 1890, l’État met en place l’assurance chômage en 1886 pour permettre aux paysans de pouvoir passer la reconversion entre agriculture de céréales et élevage. On met en place également une assurance vieillesse. Le gouvernement sait que les vieux paysans ne pourront pas se reconvertir car trop ils sont trop âgés, donc on leur accorde tout de même de l’argent, pour ne pas les laisser démunie.  En 1913, le danois gagne 885$ par an, contre 550$ en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jan</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Marxisme_et_Structuralisme&amp;diff=16158</id>
		<title>Marxisme et Structuralisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Marxisme_et_Structuralisme&amp;diff=16158"/>
		<updated>2014-10-08T09:40:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jan : /* Le structuralisme marxiste dans le champ du politique : Nicos Poulantzas (1936-1979) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Ces deux concepts sont différents mais ont une certaine forme de lien entre eux. Nous allons exposer les théories de Marx centrées sur la lutte des classes et l’économie capitaliste. Ainsi en l’analysant on peut comprendre les enjeux politiques liés à la transformation globale de la planète. Puis nous verrons le structuralisme en essayant de montrer les liens qui peut y avoir entre le marxisme et le structuralisme qu’on appelle aussi le structuralo-marxisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous partons d’une analyse du marxisme autour de son fondateur qui est Marx, ensuite nous passons à l’analyse du structuralisme avec Claude Lévi-Strauss, puis finalement nous allons nous intéresser l’influence de la pensée marxiste sur le politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Marxisme=&lt;br /&gt;
==Karl Marx (1818-1883)==&lt;br /&gt;
{{Infobox_Philosophe &lt;br /&gt;
| région                  = [[Philosophie occidentale|Philosophe occidental]] &lt;br /&gt;
| époque                  = [[Époque contemporaine]] &lt;br /&gt;
| image              = Karl_Marx_001.jpg &lt;br /&gt;
| légende           = Karl Marx en 1875 &lt;br /&gt;
| nom                     = Karl Marx &lt;br /&gt;
| naissance               = {{date|5|mai|1818}}&lt;br /&gt;
| lieu de naissance       = à [[Trèves (Allemagne)|Trèves]]&amp;lt;br /&amp;gt;{{Confédération germanique}} &lt;br /&gt;
| décès                    = {{date de décès|14|3|1883|5|5|1818}}&lt;br /&gt;
| lieu de décès           = à [[Londres]]&amp;lt;br /&amp;gt;{{Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande}}&lt;br /&gt;
| tradition philosophique = [[Jeunes hégéliens]], [[socialisme]], [[communisme]], inspirateur du [[marxisme]]| principaux intérêts     = [[Politique]], [[économie]], [[histoire]] &lt;br /&gt;
| influencé par           = &lt;br /&gt;
| a influencé             = &lt;br /&gt;
| idées remarquables      = [[Lutte des classes]], [[aliénation]], [[exploitation sociale|exploitation]] des travailleurs, [[matérialisme historique|conception matérialiste de l'Histoire]] &lt;br /&gt;
| œuvres principales      = ''[[Manifeste du Parti communiste]]''&amp;lt;br /&amp;gt;''[[Le Capital]]''&amp;lt;br /&amp;gt;''[[L'Idéologie allemande]]''&amp;lt;br /&amp;gt;''[[Manuscrits de 1844]]''&lt;br /&gt;
| adjectifs dérivés       = [[Marxisme|Marxiste]] ; [[Marxien]]&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marx est une personnalité clé du {{XIXe}} siècle. Il va le traverser, se confrontant à la mutation exceptionnelle de ce siècle marqué par la révolution industrielle qui dépasse tous les cadres sociaux, politiques et culturels de l’ancien régime. On est projeté dans un bouleversement dont Marx va vouloir faire l’écho. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Issu d’une famille d’avocats israélites convertie au protestantisme, il grandit dans un cadre aisé et favorable qui n’était pas révolutionnaire mais propice à l’épanouissement intellectuel. Il va conjuguer trois matières : le droit qui lui permet de comprendre que c’est une science de la structuration des sociétés par sa dimension normative qui imprime la société par son mode de fonctionnement et de régulation ; l’histoire qui qui offre un champ de longue durée pour interpréter les évènements et les phénomènes. Rapidement il va être marqué par les lectures des premiers socialistes. Ensuite il va compléter sa formation par des études en philosophe dans de grandes universités de l’époque que sont celles de Bohn et de Berlin. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1841 il soutient une thèse de doctorat sur Épicure&amp;lt;ref&amp;gt;Differenz der demokritischen und epikureischen Naturphilosophie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Entre 1841 et 1845 il commence à s’imprégner des premières doctrines révolutionnaires qui apparaissent et fondées déjà sur un socialisme révolutionnaire qui prend en considération un monde très dure pour le travail conjugué à une montée en puissance du capitalisme qu’on appelle le « premier capitalisme ». C’est un capitalisme d’exploitation sans considération sociale de la main-d’œuvre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il vit dans un milieu qui va rapidement le sensibiliser à la contestation politique, Ainsi dès 1840 il devient prérévolutionnaire se faisait refouler de Prusse et de France. En Allemagne il deviendra rédacteur de laGazette Rhénane qui lui vaudra des ennuis.Journal d’opposition à tendance démocratique et révolutionnaire, en tant que rédacteur en chef il participa à l’effervescence révolutionnaire allemande.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’histoire de Marx est la constitution de l’internationale révolutionnaire. L’émergence de la société capitaliste voit l’émergence d’une diaspora d’intellectuelles et de penseurs disséminés dans les grandes capitales qui s’organisent, permettant le développement de la pensée révolutionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À Paris il rencontre Engels qui milite et réfléchi sur un certain nombre de réformes à introduire. Ainsi Marx va développer une théorie du socialisme prolétarien révolutionnaire qui légitime la violence ; la violence est un élément du combat ; la question de la violence-sociale se légitime. La seule possibilité de transformer la société est de proposer la révolution. Traduit en justice il part en Belgique d’où il sera aussi chassé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir du Manifeste du Parti Communiste il va s’interroger à partir de 1867 sur une des composantes majeures du capitalisme comme l’avait compris Weber à travers son ouvrage sur l’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme que  pour comprendre le capitalisme il faut intégrer la question du capital. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pendant de nombreuses années Marx va rédiger Le Capital jusqu’à sa publication en 1867. Il tourne autour d’un vocabulaire spécifique nouveau qui est le concept d’économie politique. L’économie n’est pas extérieure à la politique, elle conforme et décrit un système politique. En d’autres termes, l’économie n’est pas en dehors de la société mais c’est le postulat élémentaire que l’économie soit partie intégrante de la société. L’économie-politique fait un lien entre les enjeux économiques et les systèmes qui permettent de la réguler.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Marx se réjouit de la révolution de 1848 en France et des conflits sociaux qui naissent qui sont autant de signes  de la transformation de la société par la révolution.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir des années 1864 il ferra parti de l’international socialiste des travailleurs dont il sera un membre éminent. Ce mouvement va  organiser les mouvements socialistes prérévolutionnaires. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Après Le Capital il va s’interroger sur la commune, enfin il va s’interroger sur les relations entre les classes sociales et le capital ainsi qu’à l’enjeu d’une lutte collective au niveau des peuples européens&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Classes et luttes de classes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pyramid of Capitalist System.png|thumb|alt=« Pyramid of Capitalist System »|« ''{{Lang|en|texte=Pyramid of Capitalist System}}'' », début du {{s-|XX|e}}.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marx est  à la fois un  théoricien politique mais aussi un  économiste dans une certaine mesure, certains préfèreront le qualifier de philosophe-politique. Il touche à de nombreux domaines en posant la question centrale du capitale.Il faut d’abord partir sur un apriori du Manifeste, disant que « l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes des classes ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui définit une classe au sens marxiste est une prise de  conscience collective d’appartenir à un groupe. Le concept de classe est fondamental de la philosophie marxiste. C’est le fait que les individus dans une société finissent par 77se regrouper selon une conscience d’appartenir à un groupe qui  définit un comportement collectif.Ce groupe a des intérêts propres qui sont oppositions avec d’autres groupes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes limité dans notre action par le fait que d’autres classes ont des objectifs antagonistes et des intérêts divergents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors a société est fondée sur du conflit qui se passe par la lutte des classes, ce n’est pas de l’harmonie mais du conflitC’est la lutte des classes, avec ses effets historiques et ses tendances, qui détermine l’existence des classes, et non pas l’inverse. A un moment donné les gens vont devoir se battre  dans un système social et politique forgeant la conscience de classe et créant une identité commune.La société moderne énonce une liberté qui ne transcende pas la  société de classe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond  émerge au {{XIXe}}  siècle de nouvelles formes  d’oppressions, c’est-à-dire de nouvelles formes  de dominations qui est la domination de la bourgeoisie. La société bourgeoise moderne n’a pas abolie les antagonismes de classe comme la révolution l’a proclamée, elle ne fait qu’en créer de nouveaux. Elle ne fait que substituer de nouvelles classes.« La société bourgeoise moderne (...) n’a pas abolie les antagonismes de classes. Elle n’a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression, de nouvelles formes de luttes à celles d’autrefois. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Capital et travail salarié==&lt;br /&gt;
===Le mouvement de capital===&lt;br /&gt;
A partir de là il avait analysé ce qu’était la société bourgeoise. Il va s’interroger sur la  bourgeoisie qui  constitue un ordre  économique particulier dont l’enjeu fondamental est la perpétuation de la production de la valeur. En d’autres termes, la bourgeoise n’a que pour destin d’accumuler du capital et de perpétuer de la production de cette valeur économique.La bourgeoise qui ne veut que reproduire du capital n’a pas de pensée spécifique vis-à-vis de la classe  ouvrière, sinon que la classe ouvrière la serve dans la production du capital.Selon la définition marxiste du capital, le capital est la production d’un bien ou d’une valeur qui pèse un coût de production (système capitaliste). Il induit une production de la valeur qui est marchande est qui permet de s’enrichir. Le capital, dans la pratique de l’économie bourgeoise, est la mise en valeur d’une quantité de valeur donnée. Ainsi est mis en exergue une différenciation entre possédant et masse de travail. Le détenteur du capital à une seule fonction qui est celle de fabriquer encore plus de valeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’origine de la plus-value===&lt;br /&gt;
La valeur produite doit fabriquer de la plus-value. Il faut constamment produire de la plus-value qui est un processus infini de réinvestissement.La valeur du capital est toute les formes de plus-value possible, entre autre de l’argent, des moyens de productions se transcrivant en une valeur  monétaire. Elle fabrique de l’argent et produit toujours plus de valeur. Le principe est que cette valeur ne se redistribue pas. Le capital a pour objet d’accroitre la quantité monétaire. La plus-value se dissout dans les différentes formes d’accroissement du capital. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===travail et surtravail===&lt;br /&gt;
Marx identifie deux capitaux fondamentaux :&lt;br /&gt;
*'''capital constant''' : qui s’investit en moyens de production, c’est le rachat de nouveaux moyens de production pour  engranger encore plus de capital en  machines, en  matières premières,  ou encore en  équipement. Tout capitaliste qui ne réinvestie pas est condamné&lt;br /&gt;
*'''capital variable''' : qui s’investit en salaires, c’est le  prix de la force de travail que le capital achète pour un temps déterminéDès lors Marx explique le capitalisme dans cette logique en mettant en exergue deux limites :&lt;br /&gt;
*'''La plus-value « absolue »''' : est obtenue par l’allongement de la durée du travail, de telle façon que le travailleur ne puisse reproduire sa force de travail qu’en travaillant plus longtemps. Ainsi le capitalisme est aussi une pensée sur la limite de la capacité à travailler&lt;br /&gt;
*'''La  plus-value « relative »''' : est obtenue par la réduction du travail, en faisant baisser la valeur de la force de travail. Il faut repousser une limite inferieur pour augmenter la productivité. Un bon exemple est organisation scientifique du travail&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’accumulation===&lt;br /&gt;
L’accumulation du capital produit un double résultat :&lt;br /&gt;
*la  concentration du capital sous ses différentes formes. Pour produire toujours plus ; montrant une incohérence entre le capitalisme et le monopole car le capitalisme détruit la concurrence&lt;br /&gt;
*la création d’une surpopulation de travailleurs, qui est la « loi de population » de la société capitaliste : la concentration du capital engage la concentration du prolétariat  Selon Marx il n’y a donc pas d’autre moyen que d’abolir ce rapport en transformant la lutte économique de classe, en une lutte politique de classe, une lutte organisée pour la transformation des rapports sociaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les contradictions du capitalisme===&lt;br /&gt;
Son objet est la transformation des rapports sociaux. Le capitalisme ne peut s’amender puisqu’il a par essence  la concentration du capital et de la main d’œuvre, alors il faut le détruire par la révolution. Il y a une contradiction au fond entre capital est travail. Toutes les sociétés capitalistes aggravent l’antagonisme des classes. Comme elle concentre d’un côté et massifie de l’autre se contraste ne peut que s’aggraver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Luttes de classes et communisme==&lt;br /&gt;
Il faut essayer de penser la révolution :- c’est la prise de conscience collective de son exploitation: les travailleurs doivent  prendre conscience de leur exploitation en leur expliquant grâce au Manifeste  et en  constituant une doctrine révolutionnaire sur laquelle engager le combat. La classe sociale est une identité collective de groupe parce qu’il y a prise de conscience par les individus, ainsi même s’il y a dépendance il y a la capacité à rebondir par la prise de conscience- L’idée de Marx est que « la classe ouvrière doit briser, démolir la machine d’État toute prête, et ne pas se borner à en prendre possession ». il faut démolir l’institution et le système politique qui permet à la classe dominante de gouverner. L’enjeu n’est pas de changer de personne mais de changer de système&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La thèse du « Manifeste »==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Communist-manifesto.png|vignette|droite|Fac similé de la couverture de l'édition originale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le [http://lireenligne.free.fr/Oeuvres/Manifeste.pdf Manifeste] il décrit les phases de la révolution : « La première étape dans la révolution ouvrière est la constitution du prolétariat en classe dominante, la conquête de la démocratie. Le prolétariat se servira de sa domination politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeoisie, pour centraliser tous les instruments de production entre les mains de l’État ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mesures pour l’État du prolétariat :&lt;br /&gt;
*expropriation de la propriété foncière : expropriation des riches et possédant&lt;br /&gt;
*impôt fortement progressif&lt;br /&gt;
*abolition de l’héritage : condamnation des dynasties capitalistes&lt;br /&gt;
*confiscation des biens de tous les émigrés et rebelles&lt;br /&gt;
*confiscation des biens entre les mains de l’État&lt;br /&gt;
*centralisation du crédit entre les mains de l’État&lt;br /&gt;
*multiplication des manufactures nationales et des instruments de production&lt;br /&gt;
*travail obligatoire pour tous&lt;br /&gt;
*combinaison du travail agricole et du travail industriel&lt;br /&gt;
*éducation publique et gratuite de tous les enfants Apparait une conscience moderne de la nécessité d’un État structuré qui structure le champ du social. Apparait des éléments modernes dans l’analyse de l’amélioration du fonctionnement de la société :&lt;br /&gt;
#l’État : au centre du processus politique&lt;br /&gt;
#l’organisation du prolétariat en classe dominante&lt;br /&gt;
#transformation des rapports de production&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  rêve du marxisme est d’arriver  à une  société sans classes. Quand la bourgeoisie sera éliminé est le capital réapproprié on doit pouvoir arriver à une nouvelle société sans classes et sans ennemies.La  critique serait de dire  que Marx s’est trompé, il acquiert une dimension utopique qui ne prend pas en compte  que les divergences, d’autre part les intérêts ne peuvent pas être nécessairement concordantes, les rapports de forces ne s’évaporent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien évidemment, toute lutte des classes est une lutte politique. Il faut arriver à la construction d’un nouvelle État neutre, d’autre part la révolution doit être acceptée dans sa capacité à détruire la capacité de production mais aussi dans la violence qu’elle génère. Au fond on est dans une interprétation qui prend essence dans la pensée de Machiavel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si il n’y a plus de conflictualité dans la société alors il faut repenser l’essence de la politique. C’est un instrument de régulation qui sans conflit disparait. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi on peut se demander s’il y peut y avoir une administration des choses sans politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand Marx dit que toute société a été marquée par les conflits il met en avant le concept de  structure.  Il postule que toute  société est traversée par une conflictualité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va aussi se poser la question des sociétés primitives ou il dénote des formes de conflits de classes. ; Marx est un historien de civilisations et des longues durées, quel que soit la nature sociale, politique et culturelle des sociétés le problème se pose. Marx postule qu’il y a des structures qui perdure dans les sociétés mais ne sont pas nécessairement visible, elles se donnent dans les sociétés mais ne se donnent pas à lire immédiatement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Structuralisme=&lt;br /&gt;
==Claude Lévi-Strauss (1908-2009)==&lt;br /&gt;
{{Infobox Philosophe &lt;br /&gt;
|nom                 = Claude Lévi-Strauss&lt;br /&gt;
|nationalité         = {{France}}&lt;br /&gt;
|naissance           = {{Date de naissance|28|11|1908}}&lt;br /&gt;
|décès                = {{Date de décès|30|10|2009|28|11|1908|âge=oui}}&lt;br /&gt;
|région              = Anthropologue et ethnologue français&lt;br /&gt;
|époque              = {{s-|XX|e}}&lt;br /&gt;
|image          = Levi-strauss 260.jpg&lt;br /&gt;
|légende        = Claude Lévi-Strauss en [[2005]].&lt;br /&gt;
|tradition philosophique = [[Structuralisme]]&lt;br /&gt;
|principaux intérêts     = [[Ethnographie]], [[linguistique]], [[mythe]]s, [[parenté]], [[totémisme]]&lt;br /&gt;
|influencé par           =  [[Peuple indigène du Brésil|Peuples indigènes du Brésil]], [[Franz Boas]], [[Émile Durkheim]], [[Sigmund Freud]], [[Roman Jakobson]], [[Lucien Lévy-Bruhl]], [[Karl Marx]], [[Marcel Mauss]], [[Jean-Jacques Rousseau]], [[Michel de Montaigne]], [[Alfred Radcliffe-Brown]], [[Ferdinand de Saussure]], [[Nikolaï Troubetzkoï]]&lt;br /&gt;
|a influencé             = [[Louis Althusser]], [[Jean Baudrillard]], [[Pierre Bourdieu]], [[Judith Butler]], [[Pierre Clastres]], [[Gilles Deleuze]], [[Jacques Derrida]], [[Michel Foucault]], [[Maurice Godelier]], [[Jacques Lacan]], [[Jean Piaget]], [[Lucien Sebag]], [[Françoise Héritier]], [[Dan Sperber]], [[Emmanuel Terray]], [[Philippe Descola]], [[Emmanuel Désveaux]], [[Léon de Sousberghe]]|idées remarquables      =  [[Anthropologie structurale]], [[Mythographe|mythographie]], pensée sauvage, [[prohibition de l'inceste]]&lt;br /&gt;
|œuvres principales      = ''[[Les Structures élémentaires de la parenté]]'' ([[1949]]), ''[[Race et Histoire]]'' ([[1952]]), ''[[Tristes Tropiques]]'' ([[1955]]), ''[[Anthropologie structurale]]'' ([[1958]]), ''Le Totémisme aujourd'hui'' ([[1962]]), ''[[La Pensée sauvage]]'' ([[1962]]) &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philosophe, ethnologue et sociologue, né en 1908 est un personnage du XXème siècle, il est l’un des grand fondateurs de l’analyse structuraliste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il a va d’abord étudier la philosophie puis l’ethnologie. Il part ensuite au Brésil et devient en 1935  professeur de sociologie à l’université de Sao Paulo.  Entre 1935 et 1938 il étudie les tribus indiennes de l’Amazonie. Son hypothèse est &amp;quot;plus je vais loin plus je peux analyser ce que je vis&amp;quot;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pendant la guerre il part aux États-Unis et débute sa thèse qu’il présente en 1949. Cette thèse s’intitule les « Les structures élémentaires de la parenté » {{ISBN|9027972931}}. C’est une réflexion sur la construction des systèmes de parentés dans les sociétés amazoniennes :&lt;br /&gt;
*Les logiques de parenté ne sont pas aléatoires, elles sont programmées, c’est une organisation sociale un champs de la structure. Dès lors la parenté n’est pas de l’ordre de la liberté.&lt;br /&gt;
*La constitution organisationnelle d’une société est une structure de parenté. Toute la reproduction des règles conscientes et inconsciente favorise le fonctionnement des sociétés&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est première analyse structuraliste du champ social entre parenté et structure. Derrière chaque cas individuel se cache la structure de l’organisation sociologique  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il acquiert une influence considérable et devient le théoricien du structuralisme, En revenant en France il fait rencontrer des chercheurs de différents domaines, en 1949 il devient directeur de l’école pratique des études en sciences-sociales a une chair des religions comparées. Il est mis en place dans un dispositif ou il va pouvoir travailler sur la construction des structures&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Derrière Lévi-Strauss il y a un courant très complexe d’écriture et de recherche scientifique structuraliste.  C’est une réflexion sur la permanence des structures et de leurs devenir. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Apres sa thèse il va produire une série de livres qui a une influence considérable sur l’analyse des mythes. Le mythe n’est jamais un objet gratuit, c’est un récit structurant qui produit une identité collective et fabrique un devenir commun. Toute société a besoin de mythes ; à partir de ce mythe la société produit sa structure.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1958 il publie Anthropologie structurale, il y déploie tous les éléments d’analyses des différent champs sociaux de l’organisation sociale et sur comment la fabrication des mythes crée de la cohésion et de la cohérence&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le chapitre sur l’histoire et l’ethnologie, il produit une vision critique qui ne se porte pas sur la particularité mais sur la structure comme forme d’une intemporalité. Ce qui l’intéresse et qu’a un moment donne elle contient de structures qui peuvent être comparées. Il produit une critique de l’ethnologie et de l’ethnographie :&lt;br /&gt;
*'''L'ethnologie''' :  observe et analyse des groupes humains considérés dans leur particularité. Il établit des documents qui peuvent servir à l'historien. Pour lui il ne fait qu’étudier la science de la particularité   &lt;br /&gt;
*'''L'ethnographie''' : décrit et analyse les différences qui apparaissent dans la manière dont elles se manifestent dans les diverses sociétés. Il recueille les faits, et les  présente conformément à des exigences qui sont les mêmes que celles de l'historien.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ensuite il pose ce qu’il considère être une science plus fondamentale de l’origine du structuralisme :&lt;br /&gt;
*'''La linguistique''' : peut apporter au sociologue, dans l’étude des problèmes de parenté, une assistance qui permet d’établir des liens qui n’étaient pas immédiatement perceptibles. Par les structure du langage il permet de s’interroger sur des liens qui n’étaient pas immédiatement perceptible.&lt;br /&gt;
*'''La sociologie''' : peut faire connaître au linguiste des coutumes des règles positives et des prohibitions qui font comprendre la persistance de certains traits de culture &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toujours dans son ouvrage Anthropologie structurale, dans son chapitre sur la linguistique et l’anthropologie il énonce le langage comme une architecture structurant le champs social non neutre qui définit des phénomènes structuraux. La langue peut être considérée comme produit de la culture , il énonce un mode de fonctionnement structuré.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’idée est que les méthodes rigoureuses de la linguistique peuvent être appliquées aux méthodes de les sciences-sociales. Etant donné que dans la linguistique on trouve la linguistique structurale qui énonce la conception des mots.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Plus loin il émet une autre critique en abordant la notion d’archaïsme en ethnologie. Toute l’histoire récente depuis un siècle et la colonisation ont fabriqué un discours antithétique fondé sur la civilisation d’un côté et l’absence de culture de l’autre. Tout le discours mise en place depuis les années 1830 est construit autour de la notion de l’aide et non de la domination pour apporter aux peuples des pays non-développés la puissance et la culture des pays développés. Ainsi Lévi-Strauss montre qu’il faut révolutionner les idées car ce que l’on appelle « peuple primitif » n’est absolument pas doté d’un comportement primitif mais au contraire d’un comportement social et politique structuré ; ce ne sont pas  des peuples sans histoire mais des peuples dont l’histoire elle-même nous échappe en partie  notamment parce que dans beaucoup de ces sociétés il n’y a pas de transmission par l’écrit.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi il produit une critique de l’archaïsme parce qu’il faut fabriquer des nouveaux outils qui puissent rendre compte du poids de la structure&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il développe ensuite une passage sur le sorcier et sa magie. Il ne s‘agit plus de penser nos sociétés modernes sur le principe de la rationalité, il s’agit de revenir sur le poids structurel qu’est la magie dans lessociétés. Lévi-Strauss va travailler sur ce que fabrique de la magie dans une société et qu’elle est son efficacité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au fond il y a des comportements qui s’explique par leur fonction sociale dans la société. Pour René Girard le sorcier est doté d’une efficacité de rationalité car il est au service de la société et à partir d’un corpus de croyance permet à la société de fonctionner ; le sorcier n’est pas extérieur à la société mais il en est pleinement acteur, c’est par là même un élément de structure qui fabrique de l’ordre social. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour Lévi-Strauss un mythe est un récit qui fait présupposer d’une interprétation ésotérique du monde, les mythes sont une pensée conceptualisé pour penser le monde ou apparait une interprétation structuraliste. Toute les sociétés traditionnelles fabriquent du mythe et nos sociétés contemporaines vont hériter de ces mythe parlant de façon intemporelle du pouvoir, La valeur d’un mythe est son intemporalité relevant d’un récit structuraliste permanent. Ainsi ils n’ont pas raison de disparaitre et de se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Si on s’intéresse à la dimension du politique aujourd’hui, on se rend compte que le politique a besoin d’une dimension sacrée de la fonction du politique nécessaire à son fonctionnement. Quand le sacré est perdu il n’y a plus de politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec Lévi-Strauss nous sommes dans un domaine où la structure est fondamentale. La structure est de l’ordre du déchiffrement, elle ne se révèle pas. La pensée structuraliste permet d’analyser les modes de société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le structuralisme marxiste dans le champ du politique : Nicos Poulantzas (1936-1979)==&lt;br /&gt;
{{Infobox Biographie&lt;br /&gt;
| nom               = Nicos Poulantzas&lt;br /&gt;
| image             = Poulantzas.jpg&lt;br /&gt;
| nom de naissance       =&lt;br /&gt;
| surnom            =&lt;br /&gt;
| date de naissance   ={{date de naissance|21|septembre|1936}}&lt;br /&gt;
| lieu de naissance   =[[Athènes]], {{Royaume de Grèce}}&lt;br /&gt;
| date de décès       ={{date de décès|3|octobre|1977|21|septembre|1936}}&lt;br /&gt;
| âge au décès        =&lt;br /&gt;
| lieu de décès       =[[Paris]], {{France}}&lt;br /&gt;
| nationalité       = grecque&lt;br /&gt;
| profession            = structuralo-marxiste, philosophe&lt;br /&gt;
| occupation        =&lt;br /&gt;
| formation         = Université de Vincennes à Saint-Denis&lt;br /&gt;
| hommage           =&lt;br /&gt;
| activités autres   =&lt;br /&gt;
| notes             =&lt;br /&gt;
| famille           =  Annie Leclerc (femme)&lt;br /&gt;
| légende           =&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le structuralisme perdure, un certain nombre d’auteurs ont cherchés à faire le lien entre structuralisme et marxisme dont [http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicos_Poulantzas Nico Poulantzas].&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Poulantzas était un penseur marxiste et militant du parti communiste grec, il va fortement s’inspirer de l’analyse de Marx travaillant beaucoup sur les fascismes et les dictatures mais aussi sur les questions du lien entre le pouvoir politique et l’État (pouvoir politique et classes sociales). Il a connu son heure de gloire dans les années 1960 – 1970. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La pensée structuraliste sans Marx n’aurait probablement pas pu émerger car il insiste à penser la société et regarder la société d’une façon autre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La pensée des sciences-sociales en Europe dans les années 1950 – 1960  est fortement marquée par le marxisme car l’enjeu de la réflexion en sciences-sociales n’est pas détachée des problèmes de la société notamment du paradigme de la décolonisation. Dans les années 1950 – 1960, les sciences-sociales sont en interactions avec le marxisme qui permet de comprendre la naissance de ces luttes révolutionnaires. Dans le structuralisme il y a une forte inspiration du marxisme sans le revendiquer au contraire de Poulantzas&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quand il cherche à définir l’État capitaliste, il va s’intéresser à la construction de la domination bourgeoise dans l’État autoritaire. Selon Poulantzas l’État capitaliste est une « condensation matérielle de rapports de forces »entre les classes.&lt;br /&gt;
Il décrit un système structuraliste d’organisation du pouvoir qui perdure et est une ligne deforce tactique qui ne vie que par une structuration institutionnelle très forte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il va proposer une analyse structuralo-marxiste sur le concept d’État national social : l’État participe de la constitution des rapports sociaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui caractérise la crise de l’état est une crise permanente qui fait fonctionner le dispositif afin de leur faire fonctionner militairement. Il prolonge l’analyse marxiste car on est dans un schéma mental et culturel dans les années 1950 - 1960 qui n’a pas changé en terme de structure dont la structuration de l’État. Ainsi l’État incarne ce rapport de force structuraliste, l’État n‘est dès lors plus régulateur mais au contraire créateur de divergences.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bien qu’il soit le moteur de l’action sociale, l’État ne fait qu’entériner les rapports sociaux conçus par la classe dominante. Il ne règle pas la violence, il a cherché à réconcilier marxisme et structuralisme &lt;br /&gt;
L’État est un concentré des forces dominantes. Pour Poulantzas la constitution des États autoritaire ne peut être renversée que parla lutte populaire à travers la révolution. La lutte populaire permet de définir une configuration stratégique de remise en cause de ces structures. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette pensée est intéressante car il est lui-même pris dans ses contradictions car il pense pouvoir penser les choses mais le poids de la pensée structuraliste tire du côté de l’impossibilité de l’interrompre. Il légitime la violence comme un acte naturel, il parle même de contre-révolution préventive comme mesure de l’État pour faire échouer toute révolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
==Divers==&lt;br /&gt;
* [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000.htm Texte intégral sur Marxist.org]&lt;br /&gt;
* [http://appli6.hec.fr/amo/Articles/Fiche/Item/le_manifeste_du_parti_communiste_-_de_karl_marx_et_friedrich_engels-37.sls Fiche de lecture ''Manifeste du parti communiste'']&lt;br /&gt;
* [http://lireenligne.free.fr/Oeuvres/Manifeste.pdf Manifeste du Parti communiste] K. Marx et F. Engels&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Œuvres De Claude Lévi-Strauss ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;Liste non exhaustive ; la plupart des titres sont aujourd'hui disponibles en collection poche.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''Gracchus Babeuf et le Communisme'', publié par la maison d'édition du Parti ouvrier belge L'églantine en 1926.&lt;br /&gt;
* ''La Vie familiale et sociale des Indiens Nambikwara'', Paris, Société des américanistes, 1948.&lt;br /&gt;
* ''[[Les Structures élémentaires de la parenté]]'', Paris, [[Presses universitaires de France|PUF]], 1949 ; nouv. éd. revue, La Haye-Paris, Mouton, 1968.&lt;br /&gt;
* « Introduction à l'œuvre de Marcel Mauss », dans Marcel Mauss, ''Sociologie et anthropologie'', Paris, PUF, 1950.&lt;br /&gt;
* ''[[Race et Histoire]]'', Paris, UNESCO, 1952.&lt;br /&gt;
* ''[[Tristes Tropiques]]'', [[Plon]], Paris, 1955.&lt;br /&gt;
* ''[[Anthropologie structurale]]'', Paris, Plon, 1958 ; nombreuses rééd. Pocket, 1997. {{ISBN|2-266-07754-6}}&lt;br /&gt;
* ''Le Totémisme aujourd'hui'', Paris, PUF, 1962.&lt;br /&gt;
* ''[[La Pensée sauvage]]'', Paris, Plon, 1962.&lt;br /&gt;
* ''Mythologiques'', t. I : ''[[Le Cru et le Cuit|Le Cru et le cuit]]'', Paris, Plon, 1964.&lt;br /&gt;
* ''Mythologiques'', t. II : ''Du miel aux cendres'', Paris, Plon, 1967.&lt;br /&gt;
* ''Mythologiques'', t. III : ''L'Origine des manières de table'', Paris, Plon, 1968.&lt;br /&gt;
* ''Mythologiques'', t. IV : ''L'Homme nu'', Paris, Plon, 1971.&lt;br /&gt;
* ''Race et Culture'', Revue int. des sciences sociales (UNESCO), 1971&lt;br /&gt;
* ''[[Anthropologie structurale deux]]'', Paris, Plon, 1973.&lt;br /&gt;
* ''La Voie des masques'', 2 vol., Genève, [[Skira]], 1975 ; nouv. éd. augmentée et rallongée de « Trois Excursions », Plon, 1979.&lt;br /&gt;
* {{en}} ''Myth and Meaning'', Londres, Routledge &amp;amp; Kegan Paul, 1978.&lt;br /&gt;
* ''Le Regard éloigné'', Paris, Plon, 1983.&lt;br /&gt;
* ''Paroles données'', Paris, Plon, 1984.&lt;br /&gt;
* ''[[La Potière jalouse]]'', Paris, Plon, 1985.&lt;br /&gt;
* ''[[Histoire de Lynx]]'', Paris, Pocket, 1991. {{ISBN|2-266-00694-0}}&lt;br /&gt;
* ''Regarder écouter lire'', Paris, Plon, 1993. {{ISBN|2-259-02715-6}}&lt;br /&gt;
* ''Saudades do Brasil'', Paris, Plon, 1994. {{ISBN|2-259-18088-4}}&lt;br /&gt;
* ''Le Père Noël supplicié'' aux éditions des Sables, sur la route de l'Église à Pin-Balma, 1996 (pour cette édition) {{ISBN|2-907530-22-4}}&lt;br /&gt;
* ''Œuvres'', préface par Vincent Debaene ; édition établie par Vincent Debaene, Frédéric Keck, Marie Mauzé, et al., Paris, Gallimard, « [[Bibliothèque de la Pléiade]] », 2008. {{ISBN|978-2-07-0118021}} (Ce volume réunit ''Tristes tropiques'' ; ''Le totémisme aujourd'hui'' ; ''La pensée sauvage'' ; ''La voie des masques'' ; ''La potière jalouse'' ; ''Histoire de lynx'' ; ''Regarder écouter lire'' avec une bibliographie des œuvres de et sur Claude Lévi-Strauss).&lt;br /&gt;
* ''L'Anthropologie face aux problèmes du monde moderne'', Paris, Seuil, 2011. {{ISBN|978-2-02-103524-7}}&lt;br /&gt;
* ''L'autre face de la lune. Écrits sur le Japon'', Paris: Seuil, 2011. {{ISBN|978-2-02-103525-4}}&lt;br /&gt;
* ''Nous sommes tous des cannibales'', Paris: Seuil, 2013&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Oeuvres de Nicos Poulantzas==&lt;br /&gt;
*''Nature des choses et droit, essai sur la dialectique du fait et de la valeur'', Paris, Librairie générale de droit et de jurisprudence, 1965, VI-366 p. Thèse de doctorat en droit [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb331419115/PUBLIC Notice BnF]&lt;br /&gt;
*''Fascisme et dictature, la III° Internationale face au fascisme'', Paris, Maspéro, coll. « Textes à l'appui », 1970, 404 p. [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb354330452/PUBLIC Notice BnF]. Nouvelle édition : ''Fascisme et dictature'', Éditions du Seuil, 1974.&lt;br /&gt;
*''Pouvoir politique et classes sociales de l'état capitaliste'', Paris, Maspéro, coll. « Textes à l'appui », 1968, 399 p. (« Petite collection Maspéro », 1971, 200 et 199 p.)&lt;br /&gt;
*''La Crise des dictatures : Portugal, Grèce, Espagne'', Paris, Maspero, 1975 [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb345717321/PUBLIC Notice BnF]&lt;br /&gt;
*''Les Classes sociales dans le capitalisme aujourd'hui'', Paris, Éditions du Seuil, 1974 [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34578957m/PUBLIC Notice BnF]&lt;br /&gt;
*''L'État, le  pouvoir, le socialisme'', Paris, PUF, 1978, 300 p. (rééd. Paris, Les Prairies Ordinaires, 2013, 387 p.) [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34591543j/PUBLIC Notice BnF]&lt;br /&gt;
*''Repères, hier et aujourd'hui : textes sur l'État'', Paris, Maspero, 1980, 182 p. [ISBN 2-7071-1180-5];Collaborations&lt;br /&gt;
*Nicos Poulantzas (dir.), ''La Crise de l'État'', Paris, P.U.F., 1976, 348 p. [http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb346964847/PUBLIC Notice BnF]. Avec la collab. de Suzanne de Brunhoff, Christine Buci-Glucksmann, [[Manuel Castells]], Dominique Charvet, etc.&lt;br /&gt;
*Raúl Benítez Zenteno (dir.), ''Las clases sociales en América Latina : problemas de conceptualización'', México, Siglo veintiuno ed., 1987 (10° édition), 453 p. [ISBN 968-23-0159-9]. Séminaire de [[Mérida (Mexique)|Mérida]], [[Yucatan]]. Avec la collaboration de [[Florestan Fernandes]], '''Nicos Poulantzas''', [[Alain Touraine]], etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jan</name></author>
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