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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_co%C3%BBts_sociaux_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27497</id>
		<title>Les coûts sociaux de la révolution industrielle</title>
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		<updated>2015-10-08T10:08:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les épidémies de choléra */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Évolution de la population urbaine de l'europe 1000 - 1980.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nouveaux espaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bassins et villes industrielles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bassins et villes industrielles révolutoin industrielle.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1800, selon la loi des 15%, la population urbaine ne pouvait excéder les 15%&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela commence à changer à partir de 1850. Néanmoins, à la fin du XIXème siècle, les paysans constituent toujours la très grande majorité de la population. Il faut attendre les 1950 pour voir le taux d'urbanisation dépasser les 50% en Europe. Aujourd'hui, le taux d'urbanisation est supérieur à 70%. Le premier bassin est  l’Angleterre, puis vient la Ruhr allemande et le Nord de la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut faire une distinction entre les pays noirs et les villes textiles :&lt;br /&gt;
#les '''pays noirs''' : ce terme est utilisé à cause de la fumée qui se déverse à la campagne. Ce sont les pays du charbon et de métal. Des villages qui tout à coup deviennent des villes industrielles à toute vitesse à cause du charbon puis de la sidérurgie qui suit. Jusque-là, le monde ne bougeait pas. Et tout à coup ces blocages s'effacent, c'est l’industrialisation qui brise ce modèle. La normalité de nos sociétés est aujourd'hui la croissance, on se considère en crise si on n’évolue pas. C'est une fait nouveau et les gens sont pris par la peur d’un désastre. Le charbon est une nouvelle industrie, contrairement au textile et à la sidérurgie, sans compter qu’il demande énormément d’ouvriers. C’est le charbonnage qui fait que les pays noirs se développent beaucoup plus. Pays du fer et du charbon, on y trouve usines sidérurgiques et mines. Quand Cockerill arrive à Seraing, la population est de 2.000 habitants, un siècle plus tard, elle est de 44.000 habitants. La différence quantitative fait lors du recrutement des mineurs : il fallait, jusqu’en 1920, travailler au piolet, et donc embaucher des « immigrés » de la campagne. Le phénomène est le même que pour l’industrie textile. Les usines doivent s’installer sur un seul étage (industrialisation de plain-pied) vu que les matériaux sont lourds ; une telle industrie ne peut se construire en ville, et l’industrialisation se fait donc à la campagne, là où il y a de la place et du charbon. Ceci crée les bassins industriels. &lt;br /&gt;
#les '''villes textiles''' : les usines pouvaient y aller en hauteur grâce à l’extrême division des travaux (tissage, filage, teinture…). Ces usines s’intègrent donc dans l’espace urbain. De telles zones apparaissent au Nord de la France, en Belgique… de telles bassins se caractérisent par une densité de population effroyable : tous les artisans proto-industriels partant en faillite à cause de l’industrie textile venant travailler dans ces fabriques urbaines, l’urbanisation s’y fait de manière quasi-anarchique. On construit dans chaque espace disponible. Le nombre de travailleurs dans le textile n’a pas changé, mais la production a explosé vu que la proto-industrie est remplacée par des entreprises modernes (il y a donc eu gains de productivité). Dans la ville industrielle, il n’y a ni hôtel de ville, ni place publique ; l’espace publique est l’usine. Ce sont de petits bourgs qui se développent tout à coup rapidement. Les usines s’installent en ville où se trouvent déjà les commerçants enrichis au XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Quand on a passé le lieu appelé la Petite-Flémalle, la chose devient inexprimable et vraiment magnifique. Toute la vallée semble trouée de  cratères en éruption. Quelques-uns dégorgent derrière les taillis des tourbillons de vapeur écarlate étoilée d’étincelles; d’autres dessinent lugubrement sur un fond rouge la noire silhouette des villages; ailleurs les flammes apparaissent à travers les crevasses d’un groupe d’édifices. On croirait qu’une armée ennemie vient de traverser le pays, et que vingt bourgs mis à sac vous offrent à la fois dans cette nuit ténébreuse tous les aspects et toutes les phases de l’incendie, ceux-là embrasés, ceux-ci fumants, les autres flamboyants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce spectacle de guerre est donné par la paix; cette copie effroyable de la dévastation est faite par l’industrie. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M. Cockerill.|Victor Hugo (1834), Voyage le long du Rhin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deux types de développement démographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Vue de Verviers. Joseph Fussell (1818-1912).jpg|thumb|right|upright=1.1|''Vue de Verviers'' (Milieu du XIXème s.)&amp;lt;br/&amp;gt;Aquarelle de J. Fussell.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement démographique saint Etienne vs Roubaix.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les villes textiles, les artisans ruraux éparpillés viennent se concentrer en ville. Ils quittent les campagnes pour venir s’installer près des usines étant donné que cela prend beaucoup de temps de se déplacer de la campagne à l'usine. Ce qui est intéréssant est que le nombre de travailleurs du textile est resté le même pour une explosion des gains de productivité. En ville, il y a une concentration des forces dispersée. Vervier est par exemple un ville textile où on dénombre 35000 habitants au début XIXème siècle et 100000 habitants à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les régions sidérurgiques, les ouvriers se concentrent dans les bassins industriels dans les pays noirs, il n’y a pas non plus d'explosion d’ouvriers. La machine à vapeur permet d’aérer les galeries des mines mais il faut des travailleurs. Le pays noirs connaissent une explosion démographique étant du à l'industrie charbonnière. Par exemple, à Lièges,  la population augmente de 50000 habitants à 400000 habitants.&lt;br /&gt;
De la ville, les agglomérations ont la densité et l’accumulation des populations. Du village, ces bourgades qui ont énormément crû ont conservé l’organisation rudimentaire, le peu de police, les administrations presque inexistantes, les services publics déficients en ce qui concerne l’hygiène publique, l’instruction primaire et professionnelle archaïque… les grandes villes, elles, se dotent de l’eau courante, de l’électricité, de l’université, des administrations ; bref, de tous les attributs d’une ville moderne. La ville de Seraing (industrielle) s’endette jusqu’au cou pour construire des écoles primaires qui ne suffisent pas vu que la croissance démographique y est énorme. Le dernier prêt permettant la construction d’écoles au XIXème siècle n’a été remboursé qu’en 1961. Ceci se fait parce que la masse fiscale de telles villes est faible vu que les salaires des ouvriers est faible&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conditions de logement et hygiène ==&lt;br /&gt;
Les espaces sont sous-équipés. Les villes textiles subissent le premier choc parce que ce sont des espaces déjà denses, et il faut accueillir une population nouvelle. On rajoute des étages, on construit des logements au-dessus des ruelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’immense majorité des cas, le développement des pays noirs et tout aussi anarchique. Les ouvriers vivent comme des animaux dans des espèces de bidonvilles. Ces espaces sont à l’origine d’un cercle vicieux car ces taudis ne sont pas fait pour durer et on ne peut pas amener l’eau car c’est très étendu donc ça coute cher. D'autre part, ces taudis sans fondations en danger menacent d'effondrement. Il est impossible d'améliorer l’hygiène de ces villes. La seule solution et de bâtir à nouveau. On passe du stade de village à celui de commune avec énormément d’habitants,mais sans être des villes. Les infrastructures ne suivent pas. Au milieu du XIXème siècle, Pasteur fait ses découvertes concernant l’hygiène et les microbes. Certaines villes font appel à lui pour faire construire des canalisations, mais des affaissements de terrain dus aux mines abandonnées y détruisent tout. On peut donc remarquer qu’il est extrêmement difficile de construire des installations d’hygiène et d’eau lorsque les constructions sont déjà faites de manière anarchique. De plus, les taudis ne vont pas en hauteur, mais en largeur, et s’étalent, il faut donc des kilomètres de canalisation là où dans une ville bien agencée, une petite portion de canalisations suffirait pour des centaines d’habitants. De plus, les fumées rejetées par les cheminées des fourneaux font que le pays est littéralement noir de pollution.&lt;br /&gt;
On a vu que les conditions sociales ont été pénibles dans les pays tard-venus ; l’Allemagne représente une exception. Les Allemands ont appris des erreurs commises en Belgique et en France pour construire des logements un tant soit peu salubres, dans des rues clairement tracés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|On construisit des habitations telles quelles, insalubres le plus souvent, en dehors d’un plan général arrêté. Maisons basses, en contrebas du sol, sans air ni lumière ; une pièce au rez-de-chaussée, pas de pavé, pas de cave ; un grenier comme étage ; aération par un trou, muni d’un carreau de vitre fixé dans la toiture ; stagnation des eaux ménagères ; absence ou insuffisance des latrines ; encombrement et promiscuité.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|C’est « sur ces lieux insalubres, sur ces repaires infects, que les maladies épidémiques s’abattent comme l’oiseau de proie plonge sur sa victime. Le choléra nous l’a démontré, la grippe nous en rappelé le souvenir, et peut-être, le typhus nous donnera-t-il un de ces jours un troisième exemple.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une alimentation déficiente et des salaires bas ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Une alimentation déficiente et des salaires bas.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les marchés mettent très longtemps à s’organiser et il y a très peu de commerçants et d’épiciers dans les villes industriels.  Ces commerçant pratiquent des prix exagérés profitant de leur situation engendrant un endettement des ouvriers. Les entreprises ont essayé de réagir via le truck-system : le salaire est payé en partie en denrées alimentaires ou en biens de consommations domestiques que l’entreprise achète en gros. le truck-system donne un pouvoir de l’entreprise sur la survie immédiate. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ouvrier est considéré comme immature. Durant tout le XIXème siècle, va être entamé une réfléxion sur le salaire minimum de l’ouvrier afin qu’il puisse vivre sans le liquider dans la débauche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emerge la loi d’Engel : {{citation|Plus un individu, une famille, un peuple sont pauvres, plus grand est le pourcentage de leur revenu qu'ils doivent consacrer à leur entretien physique dont la nourriture représente la part la plus importante}}. Cette loi permet de mesurer le degré de pauvreté d’un peuple, d’une famille ou d’un individu pour voir quel pourcentage de son revenu il consacre à se nourrir. Le faible revenu fait que la majorité de la population ne peut pas payer d’impôts. Cela met en exergue la dureté de la condition ouvrière. Le salaire réel commencera à augmenter quand la révolution industrielle va être bien installée dans la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, la loi d'Engel est une loi empirique avancée en 1857 par le statisticien allemand Ernst Engel&amp;lt;ref&amp;gt;Ernst Engel, Die Lebenskosten belgischer Arbeiterfamilien frueher und jetzt. Ermittelt aus Familienhaushaltsrechnungen und vergleichend zusammengestellt, Bulletin of the International Institute of Statistics, 9, 1895, pp.57 et suiv.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'après cette loi, la part du revenu allouée aux dépenses alimentaires (ou coefficient d'Engel) est d'autant plus faible que le revenu est élevé. Même si la proportion d'une catégorie de biens est réputée décroissante dans un budget de consommation donné, cela n'empêche pas que si le revenu augmente, la dépense allouée à l'alimentation, exprimée en valeur absolue, augmente&amp;lt;ref&amp;gt;Loi d'Engel. (2013, novembre 21). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 20:36, octobre 8, 2014 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_d%27Engel&amp;amp;oldid=98523654.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le jugement ultime : la mortalité des populations industrielles =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le paradoxe de la croissance ==&lt;br /&gt;
Il y a croissance, certes, mais elle se fait au prix d’urbanisation sauvage ; les conditions de vie sont déplorables : hygiène, maladies et tout le bataclan qui vient avec. Dans les villes anglaises vers 1820-1830, au Creusot vers 1840, en Belgique orientale vers 1850-1860, en 1900 à Bilbao, l’espérance de vie tombe à 30 ans. Une génération dans chaque pays a donc payé l’entrée dans la modernité. En parallèle, la mortalité régresse dans les campagnes voisines.&lt;br /&gt;
Les conditions de travail sont dénoncées par les premiers « syndicats ».&lt;br /&gt;
Pourtant, les adultes mourraient moins que les jeunes. L’explication vient du fait que la majorité des ouvriers sont des immigrés venus des campagnes, ce sont donc les plus forts et les plus audacieux uniquement qui y vont, le reste ne voulant pas quitter leur verte campagne. Ceci explique la relative faible mortalité des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’environnement plus que le travail ==&lt;br /&gt;
L’environnement a un rôle meurtrier plus important que le travail. Les conditions de travail étaient épouvantables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi le Chapelier stipule promulguée en France le 14 juin 1791 est une loi proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Loi Le Chapelier.&amp;quot; Wikipédia, l'encyclopédie libre. 15 sept 2014, 08:00 UTC. 3 oct 2014, 17:39 &amp;lt;http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_Le_Chapelier&amp;amp;oldid=107461787&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette loi est utilisée pour interdire les syndicats. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émigrants sont les plus robustes, les plus ouverts à la prise de risque et ils ont donc une espérance de vie un peu plus haute faisant que les adultes sont un peu épargnés. Néanmoins, la vieillesse vient plus tôt. On s’use littéralement au travail. Les enfants sont les premières victimes à cause des eaux  souillées causant de la déshydratation et des diarrhées. Les conditions de conservation des aliments contribuaient aussi à la mortalité infantile. Par exemple, le lait était amenait depuis la campagne posant des problèmes de conservation et de transport participant à l'élévation du taux de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies de choléra ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Peur bleu choléra cheminement.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le choléra, qui vient d’Inde, commence à se répandre en pandémies (épidémies à l’échelle mondiale). Ceci commence avec la colonisation britannique en Inde, puis se répand. Progressivement En 1840-55, la première pandémie mondiale se propage de l’Inde vers la Chine, la Russie, retourne en Inde, suit le chemin de la Mecque, arrive en Europe, parvient à traverser l’Atlantique et touche les Etats-Unis, l’Amérique centrale et l’Amérique latine. Le cheminement est intéressant, elle développe en Europe l’idée de la « barbarie asiatique » menaçant la civilisation (la seule, l’unique civilisation, qui est l’Européenne). Après avoir enfin connu la croissance, l’Europe a peur de « s’écraser ». La modernité « fragilise » puisqu’elle permet aux faibles de survivre aux petites épreuves, puis d’attraper une maladie infectieuse et de contaminer tout le monde. On a peur d’une chute brutale. La médiatisation des épidémies (« Le cholera arrive ! » ; « Premiers morts à Berlin ! ») rajoute à la peur populaire.&lt;br /&gt;
Il y a de plus une inégalité sociale terrible. On meurt 8 fois plus du choléra quand on est pauvres que quand on est riches, et les épidémies creusent les inégalités sociales. Le virus du choléra est tué par les acides gastriques, si on est bien nourris (viande…) on est donc immunisés Par contre, le pain et les patates…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Choéra taux de mortalité par profession en haute marne.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
De grandes épidémies touchent la France après les révolutions de 1830 et 1848. Les pauvres sont en colère, accusant les bourgeois de vouloir empoisonner la fureur populaire. L’armée du tsar est obligée de réprimer des manifestations à Moscou après des épidémies. Les médecins jouent le rôle d’intermédiaires, et sont écoutés par la population en raison de leur dévouement. Ils sont formés dans des facultés, ont une éducation scientifique. Leur bonté est cependant mise à rude épreuve durant les épidémies. Pasteur n’arrivant qu’en 1885, ils ne savent pas ce qu’est un virus, d’où des techniques de guérison qui peuvent nous sembler pas très orthodoxes, mais qui n’étaient en fait pas très ridicules à l’époque. En effet, les médecins observaient de près les étapes de la maladie, et tentaient,. dans le cas du choléra, de réchauffer le malade dans la phase « froide » et de le fortifier avant qu’arrive la dernière phase, celle qui allait déterminer la survie ou la mort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:choléra pandémie 1840 - 1855.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, le préfet Haussmann a mené la politique d’assainissement de Paris, en repoussant les petites gens jusque dans les banlieues, en construisant des infrastructures et de grands boulevards. D’où la crainte des bourgeois de la population qui « descend » sur Paris, qui marche sur Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La « question sociale » =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La distinction ne se fait plus sur le sang mais sur le statut social engendrant une élite bourgeoise. Est internalisé une hiérarchie sociale et morale. L’élite est constituée d'individus qui ayant réussi à gérer leurs affaires et qui ont donc le crédit afin de gérer le pays. Ce sont d'ailleurs pendant un moment les seuls à pouvoir voter. Les ouvriers sont vus comme des enfants cédant à l’alcoolisme. Une idée reçu par les ouvriers est qu'il ne faut pas se mettre en colère car cela pourrait amener le choléra, c'est pourquoi il n'y a pas de manifestation. Tans ce contexte, les bourgeois deviennent paranoïaque des banlieues ouvrières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Si vous osez pénétrer dans les quartiers maudits où [la population ouvrière] habite, vous verrez à chaque pas des hommes et des femmes flétris par le vice et par la misère, des enfants à demi-nus qui pourrissent dans la saleté et étouffent dans des réduits sans jour et sans air. Là, au foyer de la civilisation, vous rencontrerez des milliers d’hommes retombés, à force d’abrutissement, dans la vie sauvage ; là, enfin, vous apercevrez la misère sous un aspect si horrible qu’elle vous inspirera plus de dégoût que de pitié, et que vous serez tenté de la regarder comme le juste châtiment d’un crime [...]. Isolés de la nation, mis en-dehors de la communauté sociale et politique, seuls avec leurs besoins et leurs misères, ils s’agitent pour sortir de cette effrayante solitude, et, comme les barbares auxquels on les a comparés, ils méditent peut-être une invasion.|Buret, cité par Chevalier, 594-595.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
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		<title>Les coûts sociaux de la révolution industrielle</title>
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		<updated>2015-10-08T10:01:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Le paradoxe de la croissance */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Évolution de la population urbaine de l'europe 1000 - 1980.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nouveaux espaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bassins et villes industrielles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bassins et villes industrielles révolutoin industrielle.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1800, selon la loi des 15%, la population urbaine ne pouvait excéder les 15%&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela commence à changer à partir de 1850. Néanmoins, à la fin du XIXème siècle, les paysans constituent toujours la très grande majorité de la population. Il faut attendre les 1950 pour voir le taux d'urbanisation dépasser les 50% en Europe. Aujourd'hui, le taux d'urbanisation est supérieur à 70%. Le premier bassin est  l’Angleterre, puis vient la Ruhr allemande et le Nord de la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut faire une distinction entre les pays noirs et les villes textiles :&lt;br /&gt;
#les '''pays noirs''' : ce terme est utilisé à cause de la fumée qui se déverse à la campagne. Ce sont les pays du charbon et de métal. Des villages qui tout à coup deviennent des villes industrielles à toute vitesse à cause du charbon puis de la sidérurgie qui suit. Jusque-là, le monde ne bougeait pas. Et tout à coup ces blocages s'effacent, c'est l’industrialisation qui brise ce modèle. La normalité de nos sociétés est aujourd'hui la croissance, on se considère en crise si on n’évolue pas. C'est une fait nouveau et les gens sont pris par la peur d’un désastre. Le charbon est une nouvelle industrie, contrairement au textile et à la sidérurgie, sans compter qu’il demande énormément d’ouvriers. C’est le charbonnage qui fait que les pays noirs se développent beaucoup plus. Pays du fer et du charbon, on y trouve usines sidérurgiques et mines. Quand Cockerill arrive à Seraing, la population est de 2.000 habitants, un siècle plus tard, elle est de 44.000 habitants. La différence quantitative fait lors du recrutement des mineurs : il fallait, jusqu’en 1920, travailler au piolet, et donc embaucher des « immigrés » de la campagne. Le phénomène est le même que pour l’industrie textile. Les usines doivent s’installer sur un seul étage (industrialisation de plain-pied) vu que les matériaux sont lourds ; une telle industrie ne peut se construire en ville, et l’industrialisation se fait donc à la campagne, là où il y a de la place et du charbon. Ceci crée les bassins industriels. &lt;br /&gt;
#les '''villes textiles''' : les usines pouvaient y aller en hauteur grâce à l’extrême division des travaux (tissage, filage, teinture…). Ces usines s’intègrent donc dans l’espace urbain. De telles zones apparaissent au Nord de la France, en Belgique… de telles bassins se caractérisent par une densité de population effroyable : tous les artisans proto-industriels partant en faillite à cause de l’industrie textile venant travailler dans ces fabriques urbaines, l’urbanisation s’y fait de manière quasi-anarchique. On construit dans chaque espace disponible. Le nombre de travailleurs dans le textile n’a pas changé, mais la production a explosé vu que la proto-industrie est remplacée par des entreprises modernes (il y a donc eu gains de productivité). Dans la ville industrielle, il n’y a ni hôtel de ville, ni place publique ; l’espace publique est l’usine. Ce sont de petits bourgs qui se développent tout à coup rapidement. Les usines s’installent en ville où se trouvent déjà les commerçants enrichis au XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Quand on a passé le lieu appelé la Petite-Flémalle, la chose devient inexprimable et vraiment magnifique. Toute la vallée semble trouée de  cratères en éruption. Quelques-uns dégorgent derrière les taillis des tourbillons de vapeur écarlate étoilée d’étincelles; d’autres dessinent lugubrement sur un fond rouge la noire silhouette des villages; ailleurs les flammes apparaissent à travers les crevasses d’un groupe d’édifices. On croirait qu’une armée ennemie vient de traverser le pays, et que vingt bourgs mis à sac vous offrent à la fois dans cette nuit ténébreuse tous les aspects et toutes les phases de l’incendie, ceux-là embrasés, ceux-ci fumants, les autres flamboyants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce spectacle de guerre est donné par la paix; cette copie effroyable de la dévastation est faite par l’industrie. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M. Cockerill.|Victor Hugo (1834), Voyage le long du Rhin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deux types de développement démographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Vue de Verviers. Joseph Fussell (1818-1912).jpg|thumb|right|upright=1.1|''Vue de Verviers'' (Milieu du XIXème s.)&amp;lt;br/&amp;gt;Aquarelle de J. Fussell.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement démographique saint Etienne vs Roubaix.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les villes textiles, les artisans ruraux éparpillés viennent se concentrer en ville. Ils quittent les campagnes pour venir s’installer près des usines étant donné que cela prend beaucoup de temps de se déplacer de la campagne à l'usine. Ce qui est intéréssant est que le nombre de travailleurs du textile est resté le même pour une explosion des gains de productivité. En ville, il y a une concentration des forces dispersée. Vervier est par exemple un ville textile où on dénombre 35000 habitants au début XIXème siècle et 100000 habitants à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les régions sidérurgiques, les ouvriers se concentrent dans les bassins industriels dans les pays noirs, il n’y a pas non plus d'explosion d’ouvriers. La machine à vapeur permet d’aérer les galeries des mines mais il faut des travailleurs. Le pays noirs connaissent une explosion démographique étant du à l'industrie charbonnière. Par exemple, à Lièges,  la population augmente de 50000 habitants à 400000 habitants.&lt;br /&gt;
De la ville, les agglomérations ont la densité et l’accumulation des populations. Du village, ces bourgades qui ont énormément crû ont conservé l’organisation rudimentaire, le peu de police, les administrations presque inexistantes, les services publics déficients en ce qui concerne l’hygiène publique, l’instruction primaire et professionnelle archaïque… les grandes villes, elles, se dotent de l’eau courante, de l’électricité, de l’université, des administrations ; bref, de tous les attributs d’une ville moderne. La ville de Seraing (industrielle) s’endette jusqu’au cou pour construire des écoles primaires qui ne suffisent pas vu que la croissance démographique y est énorme. Le dernier prêt permettant la construction d’écoles au XIXème siècle n’a été remboursé qu’en 1961. Ceci se fait parce que la masse fiscale de telles villes est faible vu que les salaires des ouvriers est faible&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conditions de logement et hygiène ==&lt;br /&gt;
Les espaces sont sous-équipés. Les villes textiles subissent le premier choc parce que ce sont des espaces déjà denses, et il faut accueillir une population nouvelle. On rajoute des étages, on construit des logements au-dessus des ruelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’immense majorité des cas, le développement des pays noirs et tout aussi anarchique. Les ouvriers vivent comme des animaux dans des espèces de bidonvilles. Ces espaces sont à l’origine d’un cercle vicieux car ces taudis ne sont pas fait pour durer et on ne peut pas amener l’eau car c’est très étendu donc ça coute cher. D'autre part, ces taudis sans fondations en danger menacent d'effondrement. Il est impossible d'améliorer l’hygiène de ces villes. La seule solution et de bâtir à nouveau. On passe du stade de village à celui de commune avec énormément d’habitants,mais sans être des villes. Les infrastructures ne suivent pas. Au milieu du XIXème siècle, Pasteur fait ses découvertes concernant l’hygiène et les microbes. Certaines villes font appel à lui pour faire construire des canalisations, mais des affaissements de terrain dus aux mines abandonnées y détruisent tout. On peut donc remarquer qu’il est extrêmement difficile de construire des installations d’hygiène et d’eau lorsque les constructions sont déjà faites de manière anarchique. De plus, les taudis ne vont pas en hauteur, mais en largeur, et s’étalent, il faut donc des kilomètres de canalisation là où dans une ville bien agencée, une petite portion de canalisations suffirait pour des centaines d’habitants. De plus, les fumées rejetées par les cheminées des fourneaux font que le pays est littéralement noir de pollution.&lt;br /&gt;
On a vu que les conditions sociales ont été pénibles dans les pays tard-venus ; l’Allemagne représente une exception. Les Allemands ont appris des erreurs commises en Belgique et en France pour construire des logements un tant soit peu salubres, dans des rues clairement tracés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|On construisit des habitations telles quelles, insalubres le plus souvent, en dehors d’un plan général arrêté. Maisons basses, en contrebas du sol, sans air ni lumière ; une pièce au rez-de-chaussée, pas de pavé, pas de cave ; un grenier comme étage ; aération par un trou, muni d’un carreau de vitre fixé dans la toiture ; stagnation des eaux ménagères ; absence ou insuffisance des latrines ; encombrement et promiscuité.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|C’est « sur ces lieux insalubres, sur ces repaires infects, que les maladies épidémiques s’abattent comme l’oiseau de proie plonge sur sa victime. Le choléra nous l’a démontré, la grippe nous en rappelé le souvenir, et peut-être, le typhus nous donnera-t-il un de ces jours un troisième exemple.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une alimentation déficiente et des salaires bas ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Une alimentation déficiente et des salaires bas.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les marchés mettent très longtemps à s’organiser et il y a très peu de commerçants et d’épiciers dans les villes industriels.  Ces commerçant pratiquent des prix exagérés profitant de leur situation engendrant un endettement des ouvriers. Les entreprises ont essayé de réagir via le truck-system : le salaire est payé en partie en denrées alimentaires ou en biens de consommations domestiques que l’entreprise achète en gros. le truck-system donne un pouvoir de l’entreprise sur la survie immédiate. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ouvrier est considéré comme immature. Durant tout le XIXème siècle, va être entamé une réfléxion sur le salaire minimum de l’ouvrier afin qu’il puisse vivre sans le liquider dans la débauche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emerge la loi d’Engel : {{citation|Plus un individu, une famille, un peuple sont pauvres, plus grand est le pourcentage de leur revenu qu'ils doivent consacrer à leur entretien physique dont la nourriture représente la part la plus importante}}. Cette loi permet de mesurer le degré de pauvreté d’un peuple, d’une famille ou d’un individu pour voir quel pourcentage de son revenu il consacre à se nourrir. Le faible revenu fait que la majorité de la population ne peut pas payer d’impôts. Cela met en exergue la dureté de la condition ouvrière. Le salaire réel commencera à augmenter quand la révolution industrielle va être bien installée dans la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, la loi d'Engel est une loi empirique avancée en 1857 par le statisticien allemand Ernst Engel&amp;lt;ref&amp;gt;Ernst Engel, Die Lebenskosten belgischer Arbeiterfamilien frueher und jetzt. Ermittelt aus Familienhaushaltsrechnungen und vergleichend zusammengestellt, Bulletin of the International Institute of Statistics, 9, 1895, pp.57 et suiv.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'après cette loi, la part du revenu allouée aux dépenses alimentaires (ou coefficient d'Engel) est d'autant plus faible que le revenu est élevé. Même si la proportion d'une catégorie de biens est réputée décroissante dans un budget de consommation donné, cela n'empêche pas que si le revenu augmente, la dépense allouée à l'alimentation, exprimée en valeur absolue, augmente&amp;lt;ref&amp;gt;Loi d'Engel. (2013, novembre 21). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 20:36, octobre 8, 2014 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_d%27Engel&amp;amp;oldid=98523654.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le jugement ultime : la mortalité des populations industrielles =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le paradoxe de la croissance ==&lt;br /&gt;
Il y a croissance, certes, mais elle se fait au prix d’urbanisation sauvage ; les conditions de vie sont déplorables : hygiène, maladies et tout le bataclan qui vient avec. Dans les villes anglaises vers 1820-1830, au Creusot vers 1840, en Belgique orientale vers 1850-1860, en 1900 à Bilbao, l’espérance de vie tombe à 30 ans. Une génération dans chaque pays a donc payé l’entrée dans la modernité. En parallèle, la mortalité régresse dans les campagnes voisines.&lt;br /&gt;
Les conditions de travail sont dénoncées par les premiers « syndicats ».&lt;br /&gt;
Pourtant, les adultes mourraient moins que les jeunes. L’explication vient du fait que la majorité des ouvriers sont des immigrés venus des campagnes, ce sont donc les plus forts et les plus audacieux uniquement qui y vont, le reste ne voulant pas quitter leur verte campagne. Ceci explique la relative faible mortalité des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’environnement plus que le travail ==&lt;br /&gt;
L’environnement a un rôle meurtrier plus important que le travail. Les conditions de travail étaient épouvantables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi le Chapelier stipule promulguée en France le 14 juin 1791 est une loi proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Loi Le Chapelier.&amp;quot; Wikipédia, l'encyclopédie libre. 15 sept 2014, 08:00 UTC. 3 oct 2014, 17:39 &amp;lt;http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_Le_Chapelier&amp;amp;oldid=107461787&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette loi est utilisée pour interdire les syndicats. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émigrants sont les plus robustes, les plus ouverts à la prise de risque et ils ont donc une espérance de vie un peu plus haute faisant que les adultes sont un peu épargnés. Néanmoins, la vieillesse vient plus tôt. On s’use littéralement au travail. Les enfants sont les premières victimes à cause des eaux  souillées causant de la déshydratation et des diarrhées. Les conditions de conservation des aliments contribuaient aussi à la mortalité infantile. Par exemple, le lait était amenait depuis la campagne posant des problèmes de conservation et de transport participant à l'élévation du taux de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies de choléra ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Peur bleu choléra cheminement.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:choléra pandémie 1840 - 1855.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le retour de la mortalité, surtout infantile, dans les villes, à cause du mauvais environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pensait s’être sorti des épidémies, mais ça revient au 19ème. Il y avait déjà eu le vaccin contre la variole, entre autre, et donc on a l’impression de prendre les choses en main, de jouer à Dieu. On a peur que cela retombe,d’ailleurs, ça retombe avec le choléra. Celui-ci devient une pandémie, c'est à dire à l’échelle mondiale. D’ailleurs son bassin c’est la vallée du Gange. On essaie d’externaliser la faute, ce n’est pas l’hygiène des bassins le problème,c’est la sauvagerie asiatique qui arrive. En plus, c’est la première épidémie médiatique. On le voit se rapprocher, on a le temps d’avoir peur avant qu’il soit vraiment là. Peur collectives nouvelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Choéra taux de mortalité par profession en haute marne.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde s’aperçoit que c’est une maladie sociale, qui tue les pauvres en grande, grande majorité. Le virus du choléra est sensible aux acides d’estomac que créent les graisses qu’on mange. Donc ceux qui ne mangent que des pommes de terre ne peuvent pas résister, comme ils sont mal nourris. Sauf qu'on est au XXème siècle, la révolution est passée par là, et des émeutes se créent. Les petites gens accusent les élites de vouloir les empoisonner, pour tuer les révolutionnaires.La thèse de l’empoisonnement est soutenue par le fait que la peau des mourants prend une teinte bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le médecin est un membre de l’élite social, mais il est le seul à être plus ou moins reconnus et respecté par les petites gens. Car le médecin est bon, il est dévoué, et c’est un savant dans un siècle qui promeut la science. Et cette image résiste malgré leur inefficacité contre le choléra.Car personne ne sait ce qu’est un virus. Une majorité pense même que le choléra n’est pas contagieux. Le médecin développe une médecine d’observation, ce qui devient le cœur de la médecine du XIXème siècle, ainsi que l’étude de leur condition de vie, et de leur nourriture. Les non-contagionnistes eux pensait qu’il ne fallait pas arrêter le commerce, puisque que ce n’était pas contagieux,mais qu’il fallait assainir les villes. Il y a une ségrégation sociale pour essayer de lutter contre le choléra, avec les élites au centre-ville et les petites gens aux périphéries. Mais c’est aussi une ségrégation des classes sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La « question sociale » =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La distinction ne se fait plus sur le sang mais sur le statut social engendrant une élite bourgeoise. Est internalisé une hiérarchie sociale et morale. L’élite est constituée d'individus qui ayant réussi à gérer leurs affaires et qui ont donc le crédit afin de gérer le pays. Ce sont d'ailleurs pendant un moment les seuls à pouvoir voter. Les ouvriers sont vus comme des enfants cédant à l’alcoolisme. Une idée reçu par les ouvriers est qu'il ne faut pas se mettre en colère car cela pourrait amener le choléra, c'est pourquoi il n'y a pas de manifestation. Tans ce contexte, les bourgeois deviennent paranoïaque des banlieues ouvrières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Si vous osez pénétrer dans les quartiers maudits où [la population ouvrière] habite, vous verrez à chaque pas des hommes et des femmes flétris par le vice et par la misère, des enfants à demi-nus qui pourrissent dans la saleté et étouffent dans des réduits sans jour et sans air. Là, au foyer de la civilisation, vous rencontrerez des milliers d’hommes retombés, à force d’abrutissement, dans la vie sauvage ; là, enfin, vous apercevrez la misère sous un aspect si horrible qu’elle vous inspirera plus de dégoût que de pitié, et que vous serez tenté de la regarder comme le juste châtiment d’un crime [...]. Isolés de la nation, mis en-dehors de la communauté sociale et politique, seuls avec leurs besoins et leurs misères, ils s’agitent pour sortir de cette effrayante solitude, et, comme les barbares auxquels on les a comparés, ils méditent peut-être une invasion.|Buret, cité par Chevalier, 594-595.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_co%C3%BBts_sociaux_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27495</id>
		<title>Les coûts sociaux de la révolution industrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_co%C3%BBts_sociaux_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27495"/>
		<updated>2015-10-08T10:00:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Conditions de logement et hygiène */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Évolution de la population urbaine de l'europe 1000 - 1980.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nouveaux espaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bassins et villes industrielles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bassins et villes industrielles révolutoin industrielle.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1800, selon la loi des 15%, la population urbaine ne pouvait excéder les 15%&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela commence à changer à partir de 1850. Néanmoins, à la fin du XIXème siècle, les paysans constituent toujours la très grande majorité de la population. Il faut attendre les 1950 pour voir le taux d'urbanisation dépasser les 50% en Europe. Aujourd'hui, le taux d'urbanisation est supérieur à 70%. Le premier bassin est  l’Angleterre, puis vient la Ruhr allemande et le Nord de la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut faire une distinction entre les pays noirs et les villes textiles :&lt;br /&gt;
#les '''pays noirs''' : ce terme est utilisé à cause de la fumée qui se déverse à la campagne. Ce sont les pays du charbon et de métal. Des villages qui tout à coup deviennent des villes industrielles à toute vitesse à cause du charbon puis de la sidérurgie qui suit. Jusque-là, le monde ne bougeait pas. Et tout à coup ces blocages s'effacent, c'est l’industrialisation qui brise ce modèle. La normalité de nos sociétés est aujourd'hui la croissance, on se considère en crise si on n’évolue pas. C'est une fait nouveau et les gens sont pris par la peur d’un désastre. Le charbon est une nouvelle industrie, contrairement au textile et à la sidérurgie, sans compter qu’il demande énormément d’ouvriers. C’est le charbonnage qui fait que les pays noirs se développent beaucoup plus. Pays du fer et du charbon, on y trouve usines sidérurgiques et mines. Quand Cockerill arrive à Seraing, la population est de 2.000 habitants, un siècle plus tard, elle est de 44.000 habitants. La différence quantitative fait lors du recrutement des mineurs : il fallait, jusqu’en 1920, travailler au piolet, et donc embaucher des « immigrés » de la campagne. Le phénomène est le même que pour l’industrie textile. Les usines doivent s’installer sur un seul étage (industrialisation de plain-pied) vu que les matériaux sont lourds ; une telle industrie ne peut se construire en ville, et l’industrialisation se fait donc à la campagne, là où il y a de la place et du charbon. Ceci crée les bassins industriels. &lt;br /&gt;
#les '''villes textiles''' : les usines pouvaient y aller en hauteur grâce à l’extrême division des travaux (tissage, filage, teinture…). Ces usines s’intègrent donc dans l’espace urbain. De telles zones apparaissent au Nord de la France, en Belgique… de telles bassins se caractérisent par une densité de population effroyable : tous les artisans proto-industriels partant en faillite à cause de l’industrie textile venant travailler dans ces fabriques urbaines, l’urbanisation s’y fait de manière quasi-anarchique. On construit dans chaque espace disponible. Le nombre de travailleurs dans le textile n’a pas changé, mais la production a explosé vu que la proto-industrie est remplacée par des entreprises modernes (il y a donc eu gains de productivité). Dans la ville industrielle, il n’y a ni hôtel de ville, ni place publique ; l’espace publique est l’usine. Ce sont de petits bourgs qui se développent tout à coup rapidement. Les usines s’installent en ville où se trouvent déjà les commerçants enrichis au XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Quand on a passé le lieu appelé la Petite-Flémalle, la chose devient inexprimable et vraiment magnifique. Toute la vallée semble trouée de  cratères en éruption. Quelques-uns dégorgent derrière les taillis des tourbillons de vapeur écarlate étoilée d’étincelles; d’autres dessinent lugubrement sur un fond rouge la noire silhouette des villages; ailleurs les flammes apparaissent à travers les crevasses d’un groupe d’édifices. On croirait qu’une armée ennemie vient de traverser le pays, et que vingt bourgs mis à sac vous offrent à la fois dans cette nuit ténébreuse tous les aspects et toutes les phases de l’incendie, ceux-là embrasés, ceux-ci fumants, les autres flamboyants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce spectacle de guerre est donné par la paix; cette copie effroyable de la dévastation est faite par l’industrie. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M. Cockerill.|Victor Hugo (1834), Voyage le long du Rhin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deux types de développement démographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Vue de Verviers. Joseph Fussell (1818-1912).jpg|thumb|right|upright=1.1|''Vue de Verviers'' (Milieu du XIXème s.)&amp;lt;br/&amp;gt;Aquarelle de J. Fussell.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement démographique saint Etienne vs Roubaix.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les villes textiles, les artisans ruraux éparpillés viennent se concentrer en ville. Ils quittent les campagnes pour venir s’installer près des usines étant donné que cela prend beaucoup de temps de se déplacer de la campagne à l'usine. Ce qui est intéréssant est que le nombre de travailleurs du textile est resté le même pour une explosion des gains de productivité. En ville, il y a une concentration des forces dispersée. Vervier est par exemple un ville textile où on dénombre 35000 habitants au début XIXème siècle et 100000 habitants à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les régions sidérurgiques, les ouvriers se concentrent dans les bassins industriels dans les pays noirs, il n’y a pas non plus d'explosion d’ouvriers. La machine à vapeur permet d’aérer les galeries des mines mais il faut des travailleurs. Le pays noirs connaissent une explosion démographique étant du à l'industrie charbonnière. Par exemple, à Lièges,  la population augmente de 50000 habitants à 400000 habitants.&lt;br /&gt;
De la ville, les agglomérations ont la densité et l’accumulation des populations. Du village, ces bourgades qui ont énormément crû ont conservé l’organisation rudimentaire, le peu de police, les administrations presque inexistantes, les services publics déficients en ce qui concerne l’hygiène publique, l’instruction primaire et professionnelle archaïque… les grandes villes, elles, se dotent de l’eau courante, de l’électricité, de l’université, des administrations ; bref, de tous les attributs d’une ville moderne. La ville de Seraing (industrielle) s’endette jusqu’au cou pour construire des écoles primaires qui ne suffisent pas vu que la croissance démographique y est énorme. Le dernier prêt permettant la construction d’écoles au XIXème siècle n’a été remboursé qu’en 1961. Ceci se fait parce que la masse fiscale de telles villes est faible vu que les salaires des ouvriers est faible&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conditions de logement et hygiène ==&lt;br /&gt;
Les espaces sont sous-équipés. Les villes textiles subissent le premier choc parce que ce sont des espaces déjà denses, et il faut accueillir une population nouvelle. On rajoute des étages, on construit des logements au-dessus des ruelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’immense majorité des cas, le développement des pays noirs et tout aussi anarchique. Les ouvriers vivent comme des animaux dans des espèces de bidonvilles. Ces espaces sont à l’origine d’un cercle vicieux car ces taudis ne sont pas fait pour durer et on ne peut pas amener l’eau car c’est très étendu donc ça coute cher. D'autre part, ces taudis sans fondations en danger menacent d'effondrement. Il est impossible d'améliorer l’hygiène de ces villes. La seule solution et de bâtir à nouveau. On passe du stade de village à celui de commune avec énormément d’habitants,mais sans être des villes. Les infrastructures ne suivent pas. Au milieu du XIXème siècle, Pasteur fait ses découvertes concernant l’hygiène et les microbes. Certaines villes font appel à lui pour faire construire des canalisations, mais des affaissements de terrain dus aux mines abandonnées y détruisent tout. On peut donc remarquer qu’il est extrêmement difficile de construire des installations d’hygiène et d’eau lorsque les constructions sont déjà faites de manière anarchique. De plus, les taudis ne vont pas en hauteur, mais en largeur, et s’étalent, il faut donc des kilomètres de canalisation là où dans une ville bien agencée, une petite portion de canalisations suffirait pour des centaines d’habitants. De plus, les fumées rejetées par les cheminées des fourneaux font que le pays est littéralement noir de pollution.&lt;br /&gt;
On a vu que les conditions sociales ont été pénibles dans les pays tard-venus ; l’Allemagne représente une exception. Les Allemands ont appris des erreurs commises en Belgique et en France pour construire des logements un tant soit peu salubres, dans des rues clairement tracés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|On construisit des habitations telles quelles, insalubres le plus souvent, en dehors d’un plan général arrêté. Maisons basses, en contrebas du sol, sans air ni lumière ; une pièce au rez-de-chaussée, pas de pavé, pas de cave ; un grenier comme étage ; aération par un trou, muni d’un carreau de vitre fixé dans la toiture ; stagnation des eaux ménagères ; absence ou insuffisance des latrines ; encombrement et promiscuité.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|C’est « sur ces lieux insalubres, sur ces repaires infects, que les maladies épidémiques s’abattent comme l’oiseau de proie plonge sur sa victime. Le choléra nous l’a démontré, la grippe nous en rappelé le souvenir, et peut-être, le typhus nous donnera-t-il un de ces jours un troisième exemple.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une alimentation déficiente et des salaires bas ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Une alimentation déficiente et des salaires bas.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les marchés mettent très longtemps à s’organiser et il y a très peu de commerçants et d’épiciers dans les villes industriels.  Ces commerçant pratiquent des prix exagérés profitant de leur situation engendrant un endettement des ouvriers. Les entreprises ont essayé de réagir via le truck-system : le salaire est payé en partie en denrées alimentaires ou en biens de consommations domestiques que l’entreprise achète en gros. le truck-system donne un pouvoir de l’entreprise sur la survie immédiate. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ouvrier est considéré comme immature. Durant tout le XIXème siècle, va être entamé une réfléxion sur le salaire minimum de l’ouvrier afin qu’il puisse vivre sans le liquider dans la débauche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emerge la loi d’Engel : {{citation|Plus un individu, une famille, un peuple sont pauvres, plus grand est le pourcentage de leur revenu qu'ils doivent consacrer à leur entretien physique dont la nourriture représente la part la plus importante}}. Cette loi permet de mesurer le degré de pauvreté d’un peuple, d’une famille ou d’un individu pour voir quel pourcentage de son revenu il consacre à se nourrir. Le faible revenu fait que la majorité de la population ne peut pas payer d’impôts. Cela met en exergue la dureté de la condition ouvrière. Le salaire réel commencera à augmenter quand la révolution industrielle va être bien installée dans la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, la loi d'Engel est une loi empirique avancée en 1857 par le statisticien allemand Ernst Engel&amp;lt;ref&amp;gt;Ernst Engel, Die Lebenskosten belgischer Arbeiterfamilien frueher und jetzt. Ermittelt aus Familienhaushaltsrechnungen und vergleichend zusammengestellt, Bulletin of the International Institute of Statistics, 9, 1895, pp.57 et suiv.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'après cette loi, la part du revenu allouée aux dépenses alimentaires (ou coefficient d'Engel) est d'autant plus faible que le revenu est élevé. Même si la proportion d'une catégorie de biens est réputée décroissante dans un budget de consommation donné, cela n'empêche pas que si le revenu augmente, la dépense allouée à l'alimentation, exprimée en valeur absolue, augmente&amp;lt;ref&amp;gt;Loi d'Engel. (2013, novembre 21). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 20:36, octobre 8, 2014 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_d%27Engel&amp;amp;oldid=98523654.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le jugement ultime : la mortalité des populations industrielles =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le paradoxe de la croissance ==&lt;br /&gt;
L’espérance de vie s’effondre dans les bassins industriels et tombe à 30 ans. C’est un massacre. Au contraire, elle grimpe dans les campagnes. Les campagnes perdent la proto-industrie et se ruralisent faisant que les bouches à nourrir en trop migrent vers les villes industrielles où se trouve le travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’environnement plus que le travail ==&lt;br /&gt;
L’environnement a un rôle meurtrier plus important que le travail. Les conditions de travail étaient épouvantables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi le Chapelier stipule promulguée en France le 14 juin 1791 est une loi proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Loi Le Chapelier.&amp;quot; Wikipédia, l'encyclopédie libre. 15 sept 2014, 08:00 UTC. 3 oct 2014, 17:39 &amp;lt;http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_Le_Chapelier&amp;amp;oldid=107461787&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette loi est utilisée pour interdire les syndicats. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émigrants sont les plus robustes, les plus ouverts à la prise de risque et ils ont donc une espérance de vie un peu plus haute faisant que les adultes sont un peu épargnés. Néanmoins, la vieillesse vient plus tôt. On s’use littéralement au travail. Les enfants sont les premières victimes à cause des eaux  souillées causant de la déshydratation et des diarrhées. Les conditions de conservation des aliments contribuaient aussi à la mortalité infantile. Par exemple, le lait était amenait depuis la campagne posant des problèmes de conservation et de transport participant à l'élévation du taux de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies de choléra ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Peur bleu choléra cheminement.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:choléra pandémie 1840 - 1855.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le retour de la mortalité, surtout infantile, dans les villes, à cause du mauvais environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pensait s’être sorti des épidémies, mais ça revient au 19ème. Il y avait déjà eu le vaccin contre la variole, entre autre, et donc on a l’impression de prendre les choses en main, de jouer à Dieu. On a peur que cela retombe,d’ailleurs, ça retombe avec le choléra. Celui-ci devient une pandémie, c'est à dire à l’échelle mondiale. D’ailleurs son bassin c’est la vallée du Gange. On essaie d’externaliser la faute, ce n’est pas l’hygiène des bassins le problème,c’est la sauvagerie asiatique qui arrive. En plus, c’est la première épidémie médiatique. On le voit se rapprocher, on a le temps d’avoir peur avant qu’il soit vraiment là. Peur collectives nouvelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Choéra taux de mortalité par profession en haute marne.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde s’aperçoit que c’est une maladie sociale, qui tue les pauvres en grande, grande majorité. Le virus du choléra est sensible aux acides d’estomac que créent les graisses qu’on mange. Donc ceux qui ne mangent que des pommes de terre ne peuvent pas résister, comme ils sont mal nourris. Sauf qu'on est au XXème siècle, la révolution est passée par là, et des émeutes se créent. Les petites gens accusent les élites de vouloir les empoisonner, pour tuer les révolutionnaires.La thèse de l’empoisonnement est soutenue par le fait que la peau des mourants prend une teinte bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le médecin est un membre de l’élite social, mais il est le seul à être plus ou moins reconnus et respecté par les petites gens. Car le médecin est bon, il est dévoué, et c’est un savant dans un siècle qui promeut la science. Et cette image résiste malgré leur inefficacité contre le choléra.Car personne ne sait ce qu’est un virus. Une majorité pense même que le choléra n’est pas contagieux. Le médecin développe une médecine d’observation, ce qui devient le cœur de la médecine du XIXème siècle, ainsi que l’étude de leur condition de vie, et de leur nourriture. Les non-contagionnistes eux pensait qu’il ne fallait pas arrêter le commerce, puisque que ce n’était pas contagieux,mais qu’il fallait assainir les villes. Il y a une ségrégation sociale pour essayer de lutter contre le choléra, avec les élites au centre-ville et les petites gens aux périphéries. Mais c’est aussi une ségrégation des classes sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La « question sociale » =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La distinction ne se fait plus sur le sang mais sur le statut social engendrant une élite bourgeoise. Est internalisé une hiérarchie sociale et morale. L’élite est constituée d'individus qui ayant réussi à gérer leurs affaires et qui ont donc le crédit afin de gérer le pays. Ce sont d'ailleurs pendant un moment les seuls à pouvoir voter. Les ouvriers sont vus comme des enfants cédant à l’alcoolisme. Une idée reçu par les ouvriers est qu'il ne faut pas se mettre en colère car cela pourrait amener le choléra, c'est pourquoi il n'y a pas de manifestation. Tans ce contexte, les bourgeois deviennent paranoïaque des banlieues ouvrières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Si vous osez pénétrer dans les quartiers maudits où [la population ouvrière] habite, vous verrez à chaque pas des hommes et des femmes flétris par le vice et par la misère, des enfants à demi-nus qui pourrissent dans la saleté et étouffent dans des réduits sans jour et sans air. Là, au foyer de la civilisation, vous rencontrerez des milliers d’hommes retombés, à force d’abrutissement, dans la vie sauvage ; là, enfin, vous apercevrez la misère sous un aspect si horrible qu’elle vous inspirera plus de dégoût que de pitié, et que vous serez tenté de la regarder comme le juste châtiment d’un crime [...]. Isolés de la nation, mis en-dehors de la communauté sociale et politique, seuls avec leurs besoins et leurs misères, ils s’agitent pour sortir de cette effrayante solitude, et, comme les barbares auxquels on les a comparés, ils méditent peut-être une invasion.|Buret, cité par Chevalier, 594-595.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_co%C3%BBts_sociaux_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27494</id>
		<title>Les coûts sociaux de la révolution industrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_co%C3%BBts_sociaux_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27494"/>
		<updated>2015-10-08T09:59:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Bassins et villes industrielles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Évolution de la population urbaine de l'europe 1000 - 1980.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nouveaux espaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bassins et villes industrielles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bassins et villes industrielles révolutoin industrielle.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1800, selon la loi des 15%, la population urbaine ne pouvait excéder les 15%&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela commence à changer à partir de 1850. Néanmoins, à la fin du XIXème siècle, les paysans constituent toujours la très grande majorité de la population. Il faut attendre les 1950 pour voir le taux d'urbanisation dépasser les 50% en Europe. Aujourd'hui, le taux d'urbanisation est supérieur à 70%. Le premier bassin est  l’Angleterre, puis vient la Ruhr allemande et le Nord de la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut faire une distinction entre les pays noirs et les villes textiles :&lt;br /&gt;
#les '''pays noirs''' : ce terme est utilisé à cause de la fumée qui se déverse à la campagne. Ce sont les pays du charbon et de métal. Des villages qui tout à coup deviennent des villes industrielles à toute vitesse à cause du charbon puis de la sidérurgie qui suit. Jusque-là, le monde ne bougeait pas. Et tout à coup ces blocages s'effacent, c'est l’industrialisation qui brise ce modèle. La normalité de nos sociétés est aujourd'hui la croissance, on se considère en crise si on n’évolue pas. C'est une fait nouveau et les gens sont pris par la peur d’un désastre. Le charbon est une nouvelle industrie, contrairement au textile et à la sidérurgie, sans compter qu’il demande énormément d’ouvriers. C’est le charbonnage qui fait que les pays noirs se développent beaucoup plus. Pays du fer et du charbon, on y trouve usines sidérurgiques et mines. Quand Cockerill arrive à Seraing, la population est de 2.000 habitants, un siècle plus tard, elle est de 44.000 habitants. La différence quantitative fait lors du recrutement des mineurs : il fallait, jusqu’en 1920, travailler au piolet, et donc embaucher des « immigrés » de la campagne. Le phénomène est le même que pour l’industrie textile. Les usines doivent s’installer sur un seul étage (industrialisation de plain-pied) vu que les matériaux sont lourds ; une telle industrie ne peut se construire en ville, et l’industrialisation se fait donc à la campagne, là où il y a de la place et du charbon. Ceci crée les bassins industriels. &lt;br /&gt;
#les '''villes textiles''' : les usines pouvaient y aller en hauteur grâce à l’extrême division des travaux (tissage, filage, teinture…). Ces usines s’intègrent donc dans l’espace urbain. De telles zones apparaissent au Nord de la France, en Belgique… de telles bassins se caractérisent par une densité de population effroyable : tous les artisans proto-industriels partant en faillite à cause de l’industrie textile venant travailler dans ces fabriques urbaines, l’urbanisation s’y fait de manière quasi-anarchique. On construit dans chaque espace disponible. Le nombre de travailleurs dans le textile n’a pas changé, mais la production a explosé vu que la proto-industrie est remplacée par des entreprises modernes (il y a donc eu gains de productivité). Dans la ville industrielle, il n’y a ni hôtel de ville, ni place publique ; l’espace publique est l’usine. Ce sont de petits bourgs qui se développent tout à coup rapidement. Les usines s’installent en ville où se trouvent déjà les commerçants enrichis au XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Quand on a passé le lieu appelé la Petite-Flémalle, la chose devient inexprimable et vraiment magnifique. Toute la vallée semble trouée de  cratères en éruption. Quelques-uns dégorgent derrière les taillis des tourbillons de vapeur écarlate étoilée d’étincelles; d’autres dessinent lugubrement sur un fond rouge la noire silhouette des villages; ailleurs les flammes apparaissent à travers les crevasses d’un groupe d’édifices. On croirait qu’une armée ennemie vient de traverser le pays, et que vingt bourgs mis à sac vous offrent à la fois dans cette nuit ténébreuse tous les aspects et toutes les phases de l’incendie, ceux-là embrasés, ceux-ci fumants, les autres flamboyants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce spectacle de guerre est donné par la paix; cette copie effroyable de la dévastation est faite par l’industrie. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M. Cockerill.|Victor Hugo (1834), Voyage le long du Rhin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deux types de développement démographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Vue de Verviers. Joseph Fussell (1818-1912).jpg|thumb|right|upright=1.1|''Vue de Verviers'' (Milieu du XIXème s.)&amp;lt;br/&amp;gt;Aquarelle de J. Fussell.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement démographique saint Etienne vs Roubaix.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les villes textiles, les artisans ruraux éparpillés viennent se concentrer en ville. Ils quittent les campagnes pour venir s’installer près des usines étant donné que cela prend beaucoup de temps de se déplacer de la campagne à l'usine. Ce qui est intéréssant est que le nombre de travailleurs du textile est resté le même pour une explosion des gains de productivité. En ville, il y a une concentration des forces dispersée. Vervier est par exemple un ville textile où on dénombre 35000 habitants au début XIXème siècle et 100000 habitants à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les régions sidérurgiques, les ouvriers se concentrent dans les bassins industriels dans les pays noirs, il n’y a pas non plus d'explosion d’ouvriers. La machine à vapeur permet d’aérer les galeries des mines mais il faut des travailleurs. Le pays noirs connaissent une explosion démographique étant du à l'industrie charbonnière. Par exemple, à Lièges,  la population augmente de 50000 habitants à 400000 habitants.&lt;br /&gt;
De la ville, les agglomérations ont la densité et l’accumulation des populations. Du village, ces bourgades qui ont énormément crû ont conservé l’organisation rudimentaire, le peu de police, les administrations presque inexistantes, les services publics déficients en ce qui concerne l’hygiène publique, l’instruction primaire et professionnelle archaïque… les grandes villes, elles, se dotent de l’eau courante, de l’électricité, de l’université, des administrations ; bref, de tous les attributs d’une ville moderne. La ville de Seraing (industrielle) s’endette jusqu’au cou pour construire des écoles primaires qui ne suffisent pas vu que la croissance démographique y est énorme. Le dernier prêt permettant la construction d’écoles au XIXème siècle n’a été remboursé qu’en 1961. Ceci se fait parce que la masse fiscale de telles villes est faible vu que les salaires des ouvriers est faible&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conditions de logement et hygiène ==&lt;br /&gt;
Les espaces sont sous-équipés. Les villes textiles subissent le premier choc parce que ce sont des espaces déjà denses, et il faut accueillir une population nouvelle. On rajoute des étages, on construit des logements au-dessus des ruelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’immense majorité des cas, le développement des pays noirs et tout aussi anarchique. Les ouvriers vivent comme des animaux dans des espèces de bidonvilles. Ces espaces sont à l’origine d’un cercle vicieux car ces taudis ne sont pas fait pour durer et on ne peut pas amener l’eau car c’est très étendu donc ça coute cher. D'autre part, ces taudis sans fondations en danger menacent d'effondrement. Il est impossible d'améliorer l’hygiène de ces villes. La seule solution et de bâtir à nouveau. On passe du stade de village à celui de commune avec énormément d’habitants,mais sans être des villes. Les infrastructures ne suivent pas. Par exemple, Seraing passe de 2000 à 400000 habitants. Ce sont ni des villes ni des villages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|On construisit des habitations telles quelles, insalubres le plus souvent, en dehors d’un plan général arrêté. Maisons basses, en contrebas du sol, sans air ni lumière ; une pièce au rez-de-chaussée, pas de pavé, pas de cave ; un grenier comme étage ; aération par un trou, muni d’un carreau de vitre fixé dans la toiture ; stagnation des eaux ménagères ; absence ou insuffisance des latrines ; encombrement et promiscuité.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|C’est « sur ces lieux insalubres, sur ces repaires infects, que les maladies épidémiques s’abattent comme l’oiseau de proie plonge sur sa victime. Le choléra nous l’a démontré, la grippe nous en rappelé le souvenir, et peut-être, le typhus nous donnera-t-il un de ces jours un troisième exemple.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une alimentation déficiente et des salaires bas ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Une alimentation déficiente et des salaires bas.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les marchés mettent très longtemps à s’organiser et il y a très peu de commerçants et d’épiciers dans les villes industriels.  Ces commerçant pratiquent des prix exagérés profitant de leur situation engendrant un endettement des ouvriers. Les entreprises ont essayé de réagir via le truck-system : le salaire est payé en partie en denrées alimentaires ou en biens de consommations domestiques que l’entreprise achète en gros. le truck-system donne un pouvoir de l’entreprise sur la survie immédiate. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ouvrier est considéré comme immature. Durant tout le XIXème siècle, va être entamé une réfléxion sur le salaire minimum de l’ouvrier afin qu’il puisse vivre sans le liquider dans la débauche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emerge la loi d’Engel : {{citation|Plus un individu, une famille, un peuple sont pauvres, plus grand est le pourcentage de leur revenu qu'ils doivent consacrer à leur entretien physique dont la nourriture représente la part la plus importante}}. Cette loi permet de mesurer le degré de pauvreté d’un peuple, d’une famille ou d’un individu pour voir quel pourcentage de son revenu il consacre à se nourrir. Le faible revenu fait que la majorité de la population ne peut pas payer d’impôts. Cela met en exergue la dureté de la condition ouvrière. Le salaire réel commencera à augmenter quand la révolution industrielle va être bien installée dans la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, la loi d'Engel est une loi empirique avancée en 1857 par le statisticien allemand Ernst Engel&amp;lt;ref&amp;gt;Ernst Engel, Die Lebenskosten belgischer Arbeiterfamilien frueher und jetzt. Ermittelt aus Familienhaushaltsrechnungen und vergleichend zusammengestellt, Bulletin of the International Institute of Statistics, 9, 1895, pp.57 et suiv.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'après cette loi, la part du revenu allouée aux dépenses alimentaires (ou coefficient d'Engel) est d'autant plus faible que le revenu est élevé. Même si la proportion d'une catégorie de biens est réputée décroissante dans un budget de consommation donné, cela n'empêche pas que si le revenu augmente, la dépense allouée à l'alimentation, exprimée en valeur absolue, augmente&amp;lt;ref&amp;gt;Loi d'Engel. (2013, novembre 21). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 20:36, octobre 8, 2014 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_d%27Engel&amp;amp;oldid=98523654.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le jugement ultime : la mortalité des populations industrielles =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le paradoxe de la croissance ==&lt;br /&gt;
L’espérance de vie s’effondre dans les bassins industriels et tombe à 30 ans. C’est un massacre. Au contraire, elle grimpe dans les campagnes. Les campagnes perdent la proto-industrie et se ruralisent faisant que les bouches à nourrir en trop migrent vers les villes industrielles où se trouve le travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’environnement plus que le travail ==&lt;br /&gt;
L’environnement a un rôle meurtrier plus important que le travail. Les conditions de travail étaient épouvantables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi le Chapelier stipule promulguée en France le 14 juin 1791 est une loi proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Loi Le Chapelier.&amp;quot; Wikipédia, l'encyclopédie libre. 15 sept 2014, 08:00 UTC. 3 oct 2014, 17:39 &amp;lt;http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_Le_Chapelier&amp;amp;oldid=107461787&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette loi est utilisée pour interdire les syndicats. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émigrants sont les plus robustes, les plus ouverts à la prise de risque et ils ont donc une espérance de vie un peu plus haute faisant que les adultes sont un peu épargnés. Néanmoins, la vieillesse vient plus tôt. On s’use littéralement au travail. Les enfants sont les premières victimes à cause des eaux  souillées causant de la déshydratation et des diarrhées. Les conditions de conservation des aliments contribuaient aussi à la mortalité infantile. Par exemple, le lait était amenait depuis la campagne posant des problèmes de conservation et de transport participant à l'élévation du taux de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies de choléra ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Peur bleu choléra cheminement.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:choléra pandémie 1840 - 1855.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le retour de la mortalité, surtout infantile, dans les villes, à cause du mauvais environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pensait s’être sorti des épidémies, mais ça revient au 19ème. Il y avait déjà eu le vaccin contre la variole, entre autre, et donc on a l’impression de prendre les choses en main, de jouer à Dieu. On a peur que cela retombe,d’ailleurs, ça retombe avec le choléra. Celui-ci devient une pandémie, c'est à dire à l’échelle mondiale. D’ailleurs son bassin c’est la vallée du Gange. On essaie d’externaliser la faute, ce n’est pas l’hygiène des bassins le problème,c’est la sauvagerie asiatique qui arrive. En plus, c’est la première épidémie médiatique. On le voit se rapprocher, on a le temps d’avoir peur avant qu’il soit vraiment là. Peur collectives nouvelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Choéra taux de mortalité par profession en haute marne.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde s’aperçoit que c’est une maladie sociale, qui tue les pauvres en grande, grande majorité. Le virus du choléra est sensible aux acides d’estomac que créent les graisses qu’on mange. Donc ceux qui ne mangent que des pommes de terre ne peuvent pas résister, comme ils sont mal nourris. Sauf qu'on est au XXème siècle, la révolution est passée par là, et des émeutes se créent. Les petites gens accusent les élites de vouloir les empoisonner, pour tuer les révolutionnaires.La thèse de l’empoisonnement est soutenue par le fait que la peau des mourants prend une teinte bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le médecin est un membre de l’élite social, mais il est le seul à être plus ou moins reconnus et respecté par les petites gens. Car le médecin est bon, il est dévoué, et c’est un savant dans un siècle qui promeut la science. Et cette image résiste malgré leur inefficacité contre le choléra.Car personne ne sait ce qu’est un virus. Une majorité pense même que le choléra n’est pas contagieux. Le médecin développe une médecine d’observation, ce qui devient le cœur de la médecine du XIXème siècle, ainsi que l’étude de leur condition de vie, et de leur nourriture. Les non-contagionnistes eux pensait qu’il ne fallait pas arrêter le commerce, puisque que ce n’était pas contagieux,mais qu’il fallait assainir les villes. Il y a une ségrégation sociale pour essayer de lutter contre le choléra, avec les élites au centre-ville et les petites gens aux périphéries. Mais c’est aussi une ségrégation des classes sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La « question sociale » =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La distinction ne se fait plus sur le sang mais sur le statut social engendrant une élite bourgeoise. Est internalisé une hiérarchie sociale et morale. L’élite est constituée d'individus qui ayant réussi à gérer leurs affaires et qui ont donc le crédit afin de gérer le pays. Ce sont d'ailleurs pendant un moment les seuls à pouvoir voter. Les ouvriers sont vus comme des enfants cédant à l’alcoolisme. Une idée reçu par les ouvriers est qu'il ne faut pas se mettre en colère car cela pourrait amener le choléra, c'est pourquoi il n'y a pas de manifestation. Tans ce contexte, les bourgeois deviennent paranoïaque des banlieues ouvrières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Si vous osez pénétrer dans les quartiers maudits où [la population ouvrière] habite, vous verrez à chaque pas des hommes et des femmes flétris par le vice et par la misère, des enfants à demi-nus qui pourrissent dans la saleté et étouffent dans des réduits sans jour et sans air. Là, au foyer de la civilisation, vous rencontrerez des milliers d’hommes retombés, à force d’abrutissement, dans la vie sauvage ; là, enfin, vous apercevrez la misère sous un aspect si horrible qu’elle vous inspirera plus de dégoût que de pitié, et que vous serez tenté de la regarder comme le juste châtiment d’un crime [...]. Isolés de la nation, mis en-dehors de la communauté sociale et politique, seuls avec leurs besoins et leurs misères, ils s’agitent pour sortir de cette effrayante solitude, et, comme les barbares auxquels on les a comparés, ils méditent peut-être une invasion.|Buret, cité par Chevalier, 594-595.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
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		<title>Les coûts sociaux de la révolution industrielle</title>
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		<updated>2015-10-08T09:58:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Deux types de développement démographique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Évolution de la population urbaine de l'europe 1000 - 1980.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nouveaux espaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bassins et villes industrielles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bassins et villes industrielles révolutoin industrielle.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1800, selon la loi des 15%, la population urbaine ne pouvait excéder les 15%&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela commence à changer à partir de 1850. Néanmoins, à la fin du XIXème siècle, les paysans constituent toujours la très grande majorité de la population. Il faut attendre les 1950 pour voir le taux d'urbanisation dépasser les 50% en Europe. Aujourd'hui, le taux d'urbanisation est supérieur à 70%. Le premier bassin est  l’Angleterre, puis vient la Ruhr allemande et le Nord de la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut faire une distinction entre les pays noirs et les villes textiles :&lt;br /&gt;
#les '''pays noirs''' : ce terme est utilisé à cause de la fumée qui se déverse à la campagne. Ce sont les pays du charbon et de métal. Des villages qui tout à coup deviennent des villes industrielles à toute vitesse à cause du charbon puis de la sidérurgie qui suit. Jusque-là, le monde ne bougeait pas. Et tout à coup ces blocages s'effacent, c'est l’industrialisation qui brise ce modèle. La normalité de nos sociétés est aujourd'hui la croissance, on se considère en crise si on n’évolue pas. C'est une fait nouveau et les gens sont pris par la peur d’un désastre. Le charbon est une nouvelle industrie, contrairement au textile et à la sidérurgie, sans compter qu’il demande énormément d’ouvriers. C’est le charbonnage qui fait que les pays noirs se développent beaucoup plus. Pays du fer et du charbon, on y trouve usines sidérurgiques et mines. Quand Cockerill arrive à Seurin, la population est de 2.000 habitants, un siècle plus tard, elle est de 44.000 habitants. La différence quantitative fait lors du recrutement des mineurs : il fallait, jusqu’en 1920, travailler au piolet, et donc embaucher des « immigrés » de la campagne. Le phénomène est le même que pour l’industrie textile. Les usines doivent s’installer sur un seul étage (industrialisation de plain-pied) vu que les matériaux sont lourds ; une telle industrie ne peut se construire en ville, et l’industrialisation se fait donc à la campagne, là où il y a de la place et du charbon. Ceci crée les bassins industriels. &lt;br /&gt;
#les '''villes textiles''' : les usines pouvaient y aller en hauteur grâce à l’extrême division des travaux (tissage, filage, teinture…). Ces usines s’intègrent donc dans l’espace urbain. De telles zones apparaissent au Nord de la France, en Belgique… de telles bassins se caractérisent par une densité de population effroyable : tous les artisans proto-industriels partant en faillite à cause de l’industrie textile venant travailler dans ces fabriques urbaines, l’urbanisation s’y fait de manière quasi-anarchique. On construit dans chaque espace disponible. Le nombre de travailleurs dans le textile n’a pas changé, mais la production a explosé vu que la proto-industrie est remplacée par des entreprises modernes (il y a donc eu gains de productivité). Dans la ville industrielle, il n’y a ni hôtel de ville, ni place publique ; l’espace publique est l’usine. Ce sont de petits bourgs qui se développent tout à coup rapidement. Les usines s’installent en ville où se trouvent déjà les commerçants enrichis au XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Quand on a passé le lieu appelé la Petite-Flémalle, la chose devient inexprimable et vraiment magnifique. Toute la vallée semble trouée de  cratères en éruption. Quelques-uns dégorgent derrière les taillis des tourbillons de vapeur écarlate étoilée d’étincelles; d’autres dessinent lugubrement sur un fond rouge la noire silhouette des villages; ailleurs les flammes apparaissent à travers les crevasses d’un groupe d’édifices. On croirait qu’une armée ennemie vient de traverser le pays, et que vingt bourgs mis à sac vous offrent à la fois dans cette nuit ténébreuse tous les aspects et toutes les phases de l’incendie, ceux-là embrasés, ceux-ci fumants, les autres flamboyants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce spectacle de guerre est donné par la paix; cette copie effroyable de la dévastation est faite par l’industrie. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M. Cockerill.|Victor Hugo (1834), Voyage le long du Rhin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deux types de développement démographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Vue de Verviers. Joseph Fussell (1818-1912).jpg|thumb|right|upright=1.1|''Vue de Verviers'' (Milieu du XIXème s.)&amp;lt;br/&amp;gt;Aquarelle de J. Fussell.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement démographique saint Etienne vs Roubaix.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les villes textiles, les artisans ruraux éparpillés viennent se concentrer en ville. Ils quittent les campagnes pour venir s’installer près des usines étant donné que cela prend beaucoup de temps de se déplacer de la campagne à l'usine. Ce qui est intéréssant est que le nombre de travailleurs du textile est resté le même pour une explosion des gains de productivité. En ville, il y a une concentration des forces dispersée. Vervier est par exemple un ville textile où on dénombre 35000 habitants au début XIXème siècle et 100000 habitants à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les régions sidérurgiques, les ouvriers se concentrent dans les bassins industriels dans les pays noirs, il n’y a pas non plus d'explosion d’ouvriers. La machine à vapeur permet d’aérer les galeries des mines mais il faut des travailleurs. Le pays noirs connaissent une explosion démographique étant du à l'industrie charbonnière. Par exemple, à Lièges,  la population augmente de 50000 habitants à 400000 habitants.&lt;br /&gt;
De la ville, les agglomérations ont la densité et l’accumulation des populations. Du village, ces bourgades qui ont énormément crû ont conservé l’organisation rudimentaire, le peu de police, les administrations presque inexistantes, les services publics déficients en ce qui concerne l’hygiène publique, l’instruction primaire et professionnelle archaïque… les grandes villes, elles, se dotent de l’eau courante, de l’électricité, de l’université, des administrations ; bref, de tous les attributs d’une ville moderne. La ville de Seraing (industrielle) s’endette jusqu’au cou pour construire des écoles primaires qui ne suffisent pas vu que la croissance démographique y est énorme. Le dernier prêt permettant la construction d’écoles au XIXème siècle n’a été remboursé qu’en 1961. Ceci se fait parce que la masse fiscale de telles villes est faible vu que les salaires des ouvriers est faible&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conditions de logement et hygiène ==&lt;br /&gt;
Les espaces sont sous-équipés. Les villes textiles subissent le premier choc parce que ce sont des espaces déjà denses, et il faut accueillir une population nouvelle. On rajoute des étages, on construit des logements au-dessus des ruelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’immense majorité des cas, le développement des pays noirs et tout aussi anarchique. Les ouvriers vivent comme des animaux dans des espèces de bidonvilles. Ces espaces sont à l’origine d’un cercle vicieux car ces taudis ne sont pas fait pour durer et on ne peut pas amener l’eau car c’est très étendu donc ça coute cher. D'autre part, ces taudis sans fondations en danger menacent d'effondrement. Il est impossible d'améliorer l’hygiène de ces villes. La seule solution et de bâtir à nouveau. On passe du stade de village à celui de commune avec énormément d’habitants,mais sans être des villes. Les infrastructures ne suivent pas. Par exemple, Seraing passe de 2000 à 400000 habitants. Ce sont ni des villes ni des villages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|On construisit des habitations telles quelles, insalubres le plus souvent, en dehors d’un plan général arrêté. Maisons basses, en contrebas du sol, sans air ni lumière ; une pièce au rez-de-chaussée, pas de pavé, pas de cave ; un grenier comme étage ; aération par un trou, muni d’un carreau de vitre fixé dans la toiture ; stagnation des eaux ménagères ; absence ou insuffisance des latrines ; encombrement et promiscuité.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|C’est « sur ces lieux insalubres, sur ces repaires infects, que les maladies épidémiques s’abattent comme l’oiseau de proie plonge sur sa victime. Le choléra nous l’a démontré, la grippe nous en rappelé le souvenir, et peut-être, le typhus nous donnera-t-il un de ces jours un troisième exemple.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une alimentation déficiente et des salaires bas ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Une alimentation déficiente et des salaires bas.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les marchés mettent très longtemps à s’organiser et il y a très peu de commerçants et d’épiciers dans les villes industriels.  Ces commerçant pratiquent des prix exagérés profitant de leur situation engendrant un endettement des ouvriers. Les entreprises ont essayé de réagir via le truck-system : le salaire est payé en partie en denrées alimentaires ou en biens de consommations domestiques que l’entreprise achète en gros. le truck-system donne un pouvoir de l’entreprise sur la survie immédiate. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ouvrier est considéré comme immature. Durant tout le XIXème siècle, va être entamé une réfléxion sur le salaire minimum de l’ouvrier afin qu’il puisse vivre sans le liquider dans la débauche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emerge la loi d’Engel : {{citation|Plus un individu, une famille, un peuple sont pauvres, plus grand est le pourcentage de leur revenu qu'ils doivent consacrer à leur entretien physique dont la nourriture représente la part la plus importante}}. Cette loi permet de mesurer le degré de pauvreté d’un peuple, d’une famille ou d’un individu pour voir quel pourcentage de son revenu il consacre à se nourrir. Le faible revenu fait que la majorité de la population ne peut pas payer d’impôts. Cela met en exergue la dureté de la condition ouvrière. Le salaire réel commencera à augmenter quand la révolution industrielle va être bien installée dans la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, la loi d'Engel est une loi empirique avancée en 1857 par le statisticien allemand Ernst Engel&amp;lt;ref&amp;gt;Ernst Engel, Die Lebenskosten belgischer Arbeiterfamilien frueher und jetzt. Ermittelt aus Familienhaushaltsrechnungen und vergleichend zusammengestellt, Bulletin of the International Institute of Statistics, 9, 1895, pp.57 et suiv.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'après cette loi, la part du revenu allouée aux dépenses alimentaires (ou coefficient d'Engel) est d'autant plus faible que le revenu est élevé. Même si la proportion d'une catégorie de biens est réputée décroissante dans un budget de consommation donné, cela n'empêche pas que si le revenu augmente, la dépense allouée à l'alimentation, exprimée en valeur absolue, augmente&amp;lt;ref&amp;gt;Loi d'Engel. (2013, novembre 21). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 20:36, octobre 8, 2014 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_d%27Engel&amp;amp;oldid=98523654.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le jugement ultime : la mortalité des populations industrielles =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le paradoxe de la croissance ==&lt;br /&gt;
L’espérance de vie s’effondre dans les bassins industriels et tombe à 30 ans. C’est un massacre. Au contraire, elle grimpe dans les campagnes. Les campagnes perdent la proto-industrie et se ruralisent faisant que les bouches à nourrir en trop migrent vers les villes industrielles où se trouve le travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’environnement plus que le travail ==&lt;br /&gt;
L’environnement a un rôle meurtrier plus important que le travail. Les conditions de travail étaient épouvantables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi le Chapelier stipule promulguée en France le 14 juin 1791 est une loi proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Loi Le Chapelier.&amp;quot; Wikipédia, l'encyclopédie libre. 15 sept 2014, 08:00 UTC. 3 oct 2014, 17:39 &amp;lt;http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_Le_Chapelier&amp;amp;oldid=107461787&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette loi est utilisée pour interdire les syndicats. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émigrants sont les plus robustes, les plus ouverts à la prise de risque et ils ont donc une espérance de vie un peu plus haute faisant que les adultes sont un peu épargnés. Néanmoins, la vieillesse vient plus tôt. On s’use littéralement au travail. Les enfants sont les premières victimes à cause des eaux  souillées causant de la déshydratation et des diarrhées. Les conditions de conservation des aliments contribuaient aussi à la mortalité infantile. Par exemple, le lait était amenait depuis la campagne posant des problèmes de conservation et de transport participant à l'élévation du taux de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies de choléra ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Peur bleu choléra cheminement.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:choléra pandémie 1840 - 1855.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le retour de la mortalité, surtout infantile, dans les villes, à cause du mauvais environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pensait s’être sorti des épidémies, mais ça revient au 19ème. Il y avait déjà eu le vaccin contre la variole, entre autre, et donc on a l’impression de prendre les choses en main, de jouer à Dieu. On a peur que cela retombe,d’ailleurs, ça retombe avec le choléra. Celui-ci devient une pandémie, c'est à dire à l’échelle mondiale. D’ailleurs son bassin c’est la vallée du Gange. On essaie d’externaliser la faute, ce n’est pas l’hygiène des bassins le problème,c’est la sauvagerie asiatique qui arrive. En plus, c’est la première épidémie médiatique. On le voit se rapprocher, on a le temps d’avoir peur avant qu’il soit vraiment là. Peur collectives nouvelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Choéra taux de mortalité par profession en haute marne.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde s’aperçoit que c’est une maladie sociale, qui tue les pauvres en grande, grande majorité. Le virus du choléra est sensible aux acides d’estomac que créent les graisses qu’on mange. Donc ceux qui ne mangent que des pommes de terre ne peuvent pas résister, comme ils sont mal nourris. Sauf qu'on est au XXème siècle, la révolution est passée par là, et des émeutes se créent. Les petites gens accusent les élites de vouloir les empoisonner, pour tuer les révolutionnaires.La thèse de l’empoisonnement est soutenue par le fait que la peau des mourants prend une teinte bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le médecin est un membre de l’élite social, mais il est le seul à être plus ou moins reconnus et respecté par les petites gens. Car le médecin est bon, il est dévoué, et c’est un savant dans un siècle qui promeut la science. Et cette image résiste malgré leur inefficacité contre le choléra.Car personne ne sait ce qu’est un virus. Une majorité pense même que le choléra n’est pas contagieux. Le médecin développe une médecine d’observation, ce qui devient le cœur de la médecine du XIXème siècle, ainsi que l’étude de leur condition de vie, et de leur nourriture. Les non-contagionnistes eux pensait qu’il ne fallait pas arrêter le commerce, puisque que ce n’était pas contagieux,mais qu’il fallait assainir les villes. Il y a une ségrégation sociale pour essayer de lutter contre le choléra, avec les élites au centre-ville et les petites gens aux périphéries. Mais c’est aussi une ségrégation des classes sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La « question sociale » =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La distinction ne se fait plus sur le sang mais sur le statut social engendrant une élite bourgeoise. Est internalisé une hiérarchie sociale et morale. L’élite est constituée d'individus qui ayant réussi à gérer leurs affaires et qui ont donc le crédit afin de gérer le pays. Ce sont d'ailleurs pendant un moment les seuls à pouvoir voter. Les ouvriers sont vus comme des enfants cédant à l’alcoolisme. Une idée reçu par les ouvriers est qu'il ne faut pas se mettre en colère car cela pourrait amener le choléra, c'est pourquoi il n'y a pas de manifestation. Tans ce contexte, les bourgeois deviennent paranoïaque des banlieues ouvrières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Si vous osez pénétrer dans les quartiers maudits où [la population ouvrière] habite, vous verrez à chaque pas des hommes et des femmes flétris par le vice et par la misère, des enfants à demi-nus qui pourrissent dans la saleté et étouffent dans des réduits sans jour et sans air. Là, au foyer de la civilisation, vous rencontrerez des milliers d’hommes retombés, à force d’abrutissement, dans la vie sauvage ; là, enfin, vous apercevrez la misère sous un aspect si horrible qu’elle vous inspirera plus de dégoût que de pitié, et que vous serez tenté de la regarder comme le juste châtiment d’un crime [...]. Isolés de la nation, mis en-dehors de la communauté sociale et politique, seuls avec leurs besoins et leurs misères, ils s’agitent pour sortir de cette effrayante solitude, et, comme les barbares auxquels on les a comparés, ils méditent peut-être une invasion.|Buret, cité par Chevalier, 594-595.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_co%C3%BBts_sociaux_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27492</id>
		<title>Les coûts sociaux de la révolution industrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_co%C3%BBts_sociaux_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27492"/>
		<updated>2015-10-08T09:57:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Deux types de développement démographique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Évolution de la population urbaine de l'europe 1000 - 1980.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nouveaux espaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bassins et villes industrielles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bassins et villes industrielles révolutoin industrielle.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1800, selon la loi des 15%, la population urbaine ne pouvait excéder les 15%&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela commence à changer à partir de 1850. Néanmoins, à la fin du XIXème siècle, les paysans constituent toujours la très grande majorité de la population. Il faut attendre les 1950 pour voir le taux d'urbanisation dépasser les 50% en Europe. Aujourd'hui, le taux d'urbanisation est supérieur à 70%. Le premier bassin est  l’Angleterre, puis vient la Ruhr allemande et le Nord de la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut faire une distinction entre les pays noirs et les villes textiles :&lt;br /&gt;
#les '''pays noirs''' : ce terme est utilisé à cause de la fumée qui se déverse à la campagne. Ce sont les pays du charbon et de métal. Des villages qui tout à coup deviennent des villes industrielles à toute vitesse à cause du charbon puis de la sidérurgie qui suit. Jusque-là, le monde ne bougeait pas. Et tout à coup ces blocages s'effacent, c'est l’industrialisation qui brise ce modèle. La normalité de nos sociétés est aujourd'hui la croissance, on se considère en crise si on n’évolue pas. C'est une fait nouveau et les gens sont pris par la peur d’un désastre. Le charbon est une nouvelle industrie, contrairement au textile et à la sidérurgie, sans compter qu’il demande énormément d’ouvriers. C’est le charbonnage qui fait que les pays noirs se développent beaucoup plus. Pays du fer et du charbon, on y trouve usines sidérurgiques et mines. Quand Cockerill arrive à Seurin, la population est de 2.000 habitants, un siècle plus tard, elle est de 44.000 habitants. La différence quantitative fait lors du recrutement des mineurs : il fallait, jusqu’en 1920, travailler au piolet, et donc embaucher des « immigrés » de la campagne. Le phénomène est le même que pour l’industrie textile. Les usines doivent s’installer sur un seul étage (industrialisation de plain-pied) vu que les matériaux sont lourds ; une telle industrie ne peut se construire en ville, et l’industrialisation se fait donc à la campagne, là où il y a de la place et du charbon. Ceci crée les bassins industriels. &lt;br /&gt;
#les '''villes textiles''' : les usines pouvaient y aller en hauteur grâce à l’extrême division des travaux (tissage, filage, teinture…). Ces usines s’intègrent donc dans l’espace urbain. De telles zones apparaissent au Nord de la France, en Belgique… de telles bassins se caractérisent par une densité de population effroyable : tous les artisans proto-industriels partant en faillite à cause de l’industrie textile venant travailler dans ces fabriques urbaines, l’urbanisation s’y fait de manière quasi-anarchique. On construit dans chaque espace disponible. Le nombre de travailleurs dans le textile n’a pas changé, mais la production a explosé vu que la proto-industrie est remplacée par des entreprises modernes (il y a donc eu gains de productivité). Dans la ville industrielle, il n’y a ni hôtel de ville, ni place publique ; l’espace publique est l’usine. Ce sont de petits bourgs qui se développent tout à coup rapidement. Les usines s’installent en ville où se trouvent déjà les commerçants enrichis au XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Quand on a passé le lieu appelé la Petite-Flémalle, la chose devient inexprimable et vraiment magnifique. Toute la vallée semble trouée de  cratères en éruption. Quelques-uns dégorgent derrière les taillis des tourbillons de vapeur écarlate étoilée d’étincelles; d’autres dessinent lugubrement sur un fond rouge la noire silhouette des villages; ailleurs les flammes apparaissent à travers les crevasses d’un groupe d’édifices. On croirait qu’une armée ennemie vient de traverser le pays, et que vingt bourgs mis à sac vous offrent à la fois dans cette nuit ténébreuse tous les aspects et toutes les phases de l’incendie, ceux-là embrasés, ceux-ci fumants, les autres flamboyants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce spectacle de guerre est donné par la paix; cette copie effroyable de la dévastation est faite par l’industrie. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M. Cockerill.|Victor Hugo (1834), Voyage le long du Rhin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deux types de développement démographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Vue de Verviers. Joseph Fussell (1818-1912).jpg|thumb|right|upright=1.1|''Vue de Verviers'' (Milieu du XIXème s.)&amp;lt;br/&amp;gt;Aquarelle de J. Fussell.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement démographique saint Etienne vs Roubaix.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les villes textiles, les artisans ruraux éparpillés viennent se concentrer en ville. Ils quittent les campagnes pour venir s’installer près des usines étant donné que cela prend beaucoup de temps de se déplacer de la campagne à l'usine. Ce qui est intéréssant est que le nombre de travailleurs du textile est resté le même pour une explosion des gains de productivité. En ville, il y a une concentration des forces dispersée. Vervier est par exemple un ville textile où on dénombre 35000 habitants au début XIXème siècle et 100000 habitants à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les régions sidérurgiques, les ouvriers se concentrent dans les bassins industriels dans les pays noirs, il n’y a pas non plus d'explosion d’ouvriers. La machine à vapeur permet d’aérer les galeries des mines mais il faut des travailleurs. Le pays noirs connaissent une explosion démographique étant du à l'industrie charbonnière. Par exemple, à Lièges,  la population augmente de 50000 habitants à 400000 habitants.&lt;br /&gt;
De la ville, les agglomérations ont la densité et l’accumulation des populations. Du village, ces bourgades qui ont énormément crû ont conservé l’organisation rudimentaire, le peu de police, les administrations presque inexistantes, les services publics déficients en ce qui concerne l’hygiène publique, l’instruction primaire et professionnelle archaïque… les grandes villes, elles, se dotent de l’eau courante, de l’électricité, de l’université, des administrations ; bref, de tous les attributs d’une ville moderne. La ville de Seurin (industrielle) s’endette jusqu’au cou pour construire des écoles primaires qui ne suffisent pas vu que la croissance démographique y est énorme. Le dernier prêt permettant la construction d’écoles au XIXème siècle n’a été remboursé qu’en 1961. Ceci se fait parce que la masse fiscale de telles villes est faible vu que les salaires des ouvriers est faible&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conditions de logement et hygiène ==&lt;br /&gt;
Les espaces sont sous-équipés. Les villes textiles subissent le premier choc parce que ce sont des espaces déjà denses, et il faut accueillir une population nouvelle. On rajoute des étages, on construit des logements au-dessus des ruelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’immense majorité des cas, le développement des pays noirs et tout aussi anarchique. Les ouvriers vivent comme des animaux dans des espèces de bidonvilles. Ces espaces sont à l’origine d’un cercle vicieux car ces taudis ne sont pas fait pour durer et on ne peut pas amener l’eau car c’est très étendu donc ça coute cher. D'autre part, ces taudis sans fondations en danger menacent d'effondrement. Il est impossible d'améliorer l’hygiène de ces villes. La seule solution et de bâtir à nouveau. On passe du stade de village à celui de commune avec énormément d’habitants,mais sans être des villes. Les infrastructures ne suivent pas. Par exemple, Seraing passe de 2000 à 400000 habitants. Ce sont ni des villes ni des villages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|On construisit des habitations telles quelles, insalubres le plus souvent, en dehors d’un plan général arrêté. Maisons basses, en contrebas du sol, sans air ni lumière ; une pièce au rez-de-chaussée, pas de pavé, pas de cave ; un grenier comme étage ; aération par un trou, muni d’un carreau de vitre fixé dans la toiture ; stagnation des eaux ménagères ; absence ou insuffisance des latrines ; encombrement et promiscuité.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|C’est « sur ces lieux insalubres, sur ces repaires infects, que les maladies épidémiques s’abattent comme l’oiseau de proie plonge sur sa victime. Le choléra nous l’a démontré, la grippe nous en rappelé le souvenir, et peut-être, le typhus nous donnera-t-il un de ces jours un troisième exemple.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une alimentation déficiente et des salaires bas ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Une alimentation déficiente et des salaires bas.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les marchés mettent très longtemps à s’organiser et il y a très peu de commerçants et d’épiciers dans les villes industriels.  Ces commerçant pratiquent des prix exagérés profitant de leur situation engendrant un endettement des ouvriers. Les entreprises ont essayé de réagir via le truck-system : le salaire est payé en partie en denrées alimentaires ou en biens de consommations domestiques que l’entreprise achète en gros. le truck-system donne un pouvoir de l’entreprise sur la survie immédiate. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ouvrier est considéré comme immature. Durant tout le XIXème siècle, va être entamé une réfléxion sur le salaire minimum de l’ouvrier afin qu’il puisse vivre sans le liquider dans la débauche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emerge la loi d’Engel : {{citation|Plus un individu, une famille, un peuple sont pauvres, plus grand est le pourcentage de leur revenu qu'ils doivent consacrer à leur entretien physique dont la nourriture représente la part la plus importante}}. Cette loi permet de mesurer le degré de pauvreté d’un peuple, d’une famille ou d’un individu pour voir quel pourcentage de son revenu il consacre à se nourrir. Le faible revenu fait que la majorité de la population ne peut pas payer d’impôts. Cela met en exergue la dureté de la condition ouvrière. Le salaire réel commencera à augmenter quand la révolution industrielle va être bien installée dans la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, la loi d'Engel est une loi empirique avancée en 1857 par le statisticien allemand Ernst Engel&amp;lt;ref&amp;gt;Ernst Engel, Die Lebenskosten belgischer Arbeiterfamilien frueher und jetzt. Ermittelt aus Familienhaushaltsrechnungen und vergleichend zusammengestellt, Bulletin of the International Institute of Statistics, 9, 1895, pp.57 et suiv.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'après cette loi, la part du revenu allouée aux dépenses alimentaires (ou coefficient d'Engel) est d'autant plus faible que le revenu est élevé. Même si la proportion d'une catégorie de biens est réputée décroissante dans un budget de consommation donné, cela n'empêche pas que si le revenu augmente, la dépense allouée à l'alimentation, exprimée en valeur absolue, augmente&amp;lt;ref&amp;gt;Loi d'Engel. (2013, novembre 21). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 20:36, octobre 8, 2014 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_d%27Engel&amp;amp;oldid=98523654.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le jugement ultime : la mortalité des populations industrielles =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le paradoxe de la croissance ==&lt;br /&gt;
L’espérance de vie s’effondre dans les bassins industriels et tombe à 30 ans. C’est un massacre. Au contraire, elle grimpe dans les campagnes. Les campagnes perdent la proto-industrie et se ruralisent faisant que les bouches à nourrir en trop migrent vers les villes industrielles où se trouve le travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’environnement plus que le travail ==&lt;br /&gt;
L’environnement a un rôle meurtrier plus important que le travail. Les conditions de travail étaient épouvantables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi le Chapelier stipule promulguée en France le 14 juin 1791 est une loi proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Loi Le Chapelier.&amp;quot; Wikipédia, l'encyclopédie libre. 15 sept 2014, 08:00 UTC. 3 oct 2014, 17:39 &amp;lt;http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_Le_Chapelier&amp;amp;oldid=107461787&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette loi est utilisée pour interdire les syndicats. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émigrants sont les plus robustes, les plus ouverts à la prise de risque et ils ont donc une espérance de vie un peu plus haute faisant que les adultes sont un peu épargnés. Néanmoins, la vieillesse vient plus tôt. On s’use littéralement au travail. Les enfants sont les premières victimes à cause des eaux  souillées causant de la déshydratation et des diarrhées. Les conditions de conservation des aliments contribuaient aussi à la mortalité infantile. Par exemple, le lait était amenait depuis la campagne posant des problèmes de conservation et de transport participant à l'élévation du taux de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies de choléra ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Peur bleu choléra cheminement.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:choléra pandémie 1840 - 1855.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le retour de la mortalité, surtout infantile, dans les villes, à cause du mauvais environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pensait s’être sorti des épidémies, mais ça revient au 19ème. Il y avait déjà eu le vaccin contre la variole, entre autre, et donc on a l’impression de prendre les choses en main, de jouer à Dieu. On a peur que cela retombe,d’ailleurs, ça retombe avec le choléra. Celui-ci devient une pandémie, c'est à dire à l’échelle mondiale. D’ailleurs son bassin c’est la vallée du Gange. On essaie d’externaliser la faute, ce n’est pas l’hygiène des bassins le problème,c’est la sauvagerie asiatique qui arrive. En plus, c’est la première épidémie médiatique. On le voit se rapprocher, on a le temps d’avoir peur avant qu’il soit vraiment là. Peur collectives nouvelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Choéra taux de mortalité par profession en haute marne.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde s’aperçoit que c’est une maladie sociale, qui tue les pauvres en grande, grande majorité. Le virus du choléra est sensible aux acides d’estomac que créent les graisses qu’on mange. Donc ceux qui ne mangent que des pommes de terre ne peuvent pas résister, comme ils sont mal nourris. Sauf qu'on est au XXème siècle, la révolution est passée par là, et des émeutes se créent. Les petites gens accusent les élites de vouloir les empoisonner, pour tuer les révolutionnaires.La thèse de l’empoisonnement est soutenue par le fait que la peau des mourants prend une teinte bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le médecin est un membre de l’élite social, mais il est le seul à être plus ou moins reconnus et respecté par les petites gens. Car le médecin est bon, il est dévoué, et c’est un savant dans un siècle qui promeut la science. Et cette image résiste malgré leur inefficacité contre le choléra.Car personne ne sait ce qu’est un virus. Une majorité pense même que le choléra n’est pas contagieux. Le médecin développe une médecine d’observation, ce qui devient le cœur de la médecine du XIXème siècle, ainsi que l’étude de leur condition de vie, et de leur nourriture. Les non-contagionnistes eux pensait qu’il ne fallait pas arrêter le commerce, puisque que ce n’était pas contagieux,mais qu’il fallait assainir les villes. Il y a une ségrégation sociale pour essayer de lutter contre le choléra, avec les élites au centre-ville et les petites gens aux périphéries. Mais c’est aussi une ségrégation des classes sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La « question sociale » =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La distinction ne se fait plus sur le sang mais sur le statut social engendrant une élite bourgeoise. Est internalisé une hiérarchie sociale et morale. L’élite est constituée d'individus qui ayant réussi à gérer leurs affaires et qui ont donc le crédit afin de gérer le pays. Ce sont d'ailleurs pendant un moment les seuls à pouvoir voter. Les ouvriers sont vus comme des enfants cédant à l’alcoolisme. Une idée reçu par les ouvriers est qu'il ne faut pas se mettre en colère car cela pourrait amener le choléra, c'est pourquoi il n'y a pas de manifestation. Tans ce contexte, les bourgeois deviennent paranoïaque des banlieues ouvrières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Si vous osez pénétrer dans les quartiers maudits où [la population ouvrière] habite, vous verrez à chaque pas des hommes et des femmes flétris par le vice et par la misère, des enfants à demi-nus qui pourrissent dans la saleté et étouffent dans des réduits sans jour et sans air. Là, au foyer de la civilisation, vous rencontrerez des milliers d’hommes retombés, à force d’abrutissement, dans la vie sauvage ; là, enfin, vous apercevrez la misère sous un aspect si horrible qu’elle vous inspirera plus de dégoût que de pitié, et que vous serez tenté de la regarder comme le juste châtiment d’un crime [...]. Isolés de la nation, mis en-dehors de la communauté sociale et politique, seuls avec leurs besoins et leurs misères, ils s’agitent pour sortir de cette effrayante solitude, et, comme les barbares auxquels on les a comparés, ils méditent peut-être une invasion.|Buret, cité par Chevalier, 594-595.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_co%C3%BBts_sociaux_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27491</id>
		<title>Les coûts sociaux de la révolution industrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_co%C3%BBts_sociaux_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27491"/>
		<updated>2015-10-08T09:55:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Bassins et villes industrielles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Évolution de la population urbaine de l'europe 1000 - 1980.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nouveaux espaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bassins et villes industrielles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Bassins et villes industrielles révolutoin industrielle.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1800, selon la loi des 15%, la population urbaine ne pouvait excéder les 15%&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela commence à changer à partir de 1850. Néanmoins, à la fin du XIXème siècle, les paysans constituent toujours la très grande majorité de la population. Il faut attendre les 1950 pour voir le taux d'urbanisation dépasser les 50% en Europe. Aujourd'hui, le taux d'urbanisation est supérieur à 70%. Le premier bassin est  l’Angleterre, puis vient la Ruhr allemande et le Nord de la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut faire une distinction entre les pays noirs et les villes textiles :&lt;br /&gt;
#les '''pays noirs''' : ce terme est utilisé à cause de la fumée qui se déverse à la campagne. Ce sont les pays du charbon et de métal. Des villages qui tout à coup deviennent des villes industrielles à toute vitesse à cause du charbon puis de la sidérurgie qui suit. Jusque-là, le monde ne bougeait pas. Et tout à coup ces blocages s'effacent, c'est l’industrialisation qui brise ce modèle. La normalité de nos sociétés est aujourd'hui la croissance, on se considère en crise si on n’évolue pas. C'est une fait nouveau et les gens sont pris par la peur d’un désastre. Le charbon est une nouvelle industrie, contrairement au textile et à la sidérurgie, sans compter qu’il demande énormément d’ouvriers. C’est le charbonnage qui fait que les pays noirs se développent beaucoup plus. Pays du fer et du charbon, on y trouve usines sidérurgiques et mines. Quand Cockerill arrive à Seurin, la population est de 2.000 habitants, un siècle plus tard, elle est de 44.000 habitants. La différence quantitative fait lors du recrutement des mineurs : il fallait, jusqu’en 1920, travailler au piolet, et donc embaucher des « immigrés » de la campagne. Le phénomène est le même que pour l’industrie textile. Les usines doivent s’installer sur un seul étage (industrialisation de plain-pied) vu que les matériaux sont lourds ; une telle industrie ne peut se construire en ville, et l’industrialisation se fait donc à la campagne, là où il y a de la place et du charbon. Ceci crée les bassins industriels. &lt;br /&gt;
#les '''villes textiles''' : les usines pouvaient y aller en hauteur grâce à l’extrême division des travaux (tissage, filage, teinture…). Ces usines s’intègrent donc dans l’espace urbain. De telles zones apparaissent au Nord de la France, en Belgique… de telles bassins se caractérisent par une densité de population effroyable : tous les artisans proto-industriels partant en faillite à cause de l’industrie textile venant travailler dans ces fabriques urbaines, l’urbanisation s’y fait de manière quasi-anarchique. On construit dans chaque espace disponible. Le nombre de travailleurs dans le textile n’a pas changé, mais la production a explosé vu que la proto-industrie est remplacée par des entreprises modernes (il y a donc eu gains de productivité). Dans la ville industrielle, il n’y a ni hôtel de ville, ni place publique ; l’espace publique est l’usine. Ce sont de petits bourgs qui se développent tout à coup rapidement. Les usines s’installent en ville où se trouvent déjà les commerçants enrichis au XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Quand on a passé le lieu appelé la Petite-Flémalle, la chose devient inexprimable et vraiment magnifique. Toute la vallée semble trouée de  cratères en éruption. Quelques-uns dégorgent derrière les taillis des tourbillons de vapeur écarlate étoilée d’étincelles; d’autres dessinent lugubrement sur un fond rouge la noire silhouette des villages; ailleurs les flammes apparaissent à travers les crevasses d’un groupe d’édifices. On croirait qu’une armée ennemie vient de traverser le pays, et que vingt bourgs mis à sac vous offrent à la fois dans cette nuit ténébreuse tous les aspects et toutes les phases de l’incendie, ceux-là embrasés, ceux-ci fumants, les autres flamboyants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce spectacle de guerre est donné par la paix; cette copie effroyable de la dévastation est faite par l’industrie. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M. Cockerill.|Victor Hugo (1834), Voyage le long du Rhin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deux types de développement démographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Vue de Verviers. Joseph Fussell (1818-1912).jpg|thumb|right|upright=1.1|''Vue de Verviers'' (Milieu du XIXème s.)&amp;lt;br/&amp;gt;Aquarelle de J. Fussell.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement démographique saint Etienne vs Roubaix.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les villes textiles, les artisans ruraux éparpillés viennent se concentrer en ville. Ils quittent les campagnes pour venir s’installer près des usines étant donné que cela prend beaucoup de temps de se déplacer de la campagne à l'usine. Ce qui est intéréssant est que le nombre de travailleurs du textile est resté le même pour une explosion des gains de productivité. En ville, il y a une concentration des forces dispersée. Vervier est par exemple un ville textile où on dénombre 35000 habitants au début XIXème siècle et 100000 habitants à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les régions sidérurgiques, les ouvriers se concentrent dans les bassins industriels dans les pays noirs, il n’y a pas non plus d'explosion d’ouvriers. La machine à vapeur permet d’aérer les galeries des mines mais il faut des travailleurs. Le pays noirs connaissent une explosion démographique étant du à l'industrie charbonnière. Par exemple, à Lièges,  la population augmente de 50000 habitants à 400000 habitants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conditions de logement et hygiène ==&lt;br /&gt;
Les espaces sont sous-équipés. Les villes textiles subissent le premier choc parce que ce sont des espaces déjà denses, et il faut accueillir une population nouvelle. On rajoute des étages, on construit des logements au-dessus des ruelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’immense majorité des cas, le développement des pays noirs et tout aussi anarchique. Les ouvriers vivent comme des animaux dans des espèces de bidonvilles. Ces espaces sont à l’origine d’un cercle vicieux car ces taudis ne sont pas fait pour durer et on ne peut pas amener l’eau car c’est très étendu donc ça coute cher. D'autre part, ces taudis sans fondations en danger menacent d'effondrement. Il est impossible d'améliorer l’hygiène de ces villes. La seule solution et de bâtir à nouveau. On passe du stade de village à celui de commune avec énormément d’habitants,mais sans être des villes. Les infrastructures ne suivent pas. Par exemple, Seraing passe de 2000 à 400000 habitants. Ce sont ni des villes ni des villages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|On construisit des habitations telles quelles, insalubres le plus souvent, en dehors d’un plan général arrêté. Maisons basses, en contrebas du sol, sans air ni lumière ; une pièce au rez-de-chaussée, pas de pavé, pas de cave ; un grenier comme étage ; aération par un trou, muni d’un carreau de vitre fixé dans la toiture ; stagnation des eaux ménagères ; absence ou insuffisance des latrines ; encombrement et promiscuité.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|C’est « sur ces lieux insalubres, sur ces repaires infects, que les maladies épidémiques s’abattent comme l’oiseau de proie plonge sur sa victime. Le choléra nous l’a démontré, la grippe nous en rappelé le souvenir, et peut-être, le typhus nous donnera-t-il un de ces jours un troisième exemple.|Dr. Kuborn, 1907, sur Seraing.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une alimentation déficiente et des salaires bas ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Une alimentation déficiente et des salaires bas.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les marchés mettent très longtemps à s’organiser et il y a très peu de commerçants et d’épiciers dans les villes industriels.  Ces commerçant pratiquent des prix exagérés profitant de leur situation engendrant un endettement des ouvriers. Les entreprises ont essayé de réagir via le truck-system : le salaire est payé en partie en denrées alimentaires ou en biens de consommations domestiques que l’entreprise achète en gros. le truck-system donne un pouvoir de l’entreprise sur la survie immédiate. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ouvrier est considéré comme immature. Durant tout le XIXème siècle, va être entamé une réfléxion sur le salaire minimum de l’ouvrier afin qu’il puisse vivre sans le liquider dans la débauche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Emerge la loi d’Engel : {{citation|Plus un individu, une famille, un peuple sont pauvres, plus grand est le pourcentage de leur revenu qu'ils doivent consacrer à leur entretien physique dont la nourriture représente la part la plus importante}}. Cette loi permet de mesurer le degré de pauvreté d’un peuple, d’une famille ou d’un individu pour voir quel pourcentage de son revenu il consacre à se nourrir. Le faible revenu fait que la majorité de la population ne peut pas payer d’impôts. Cela met en exergue la dureté de la condition ouvrière. Le salaire réel commencera à augmenter quand la révolution industrielle va être bien installée dans la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, la loi d'Engel est une loi empirique avancée en 1857 par le statisticien allemand Ernst Engel&amp;lt;ref&amp;gt;Ernst Engel, Die Lebenskosten belgischer Arbeiterfamilien frueher und jetzt. Ermittelt aus Familienhaushaltsrechnungen und vergleichend zusammengestellt, Bulletin of the International Institute of Statistics, 9, 1895, pp.57 et suiv.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'après cette loi, la part du revenu allouée aux dépenses alimentaires (ou coefficient d'Engel) est d'autant plus faible que le revenu est élevé. Même si la proportion d'une catégorie de biens est réputée décroissante dans un budget de consommation donné, cela n'empêche pas que si le revenu augmente, la dépense allouée à l'alimentation, exprimée en valeur absolue, augmente&amp;lt;ref&amp;gt;Loi d'Engel. (2013, novembre 21). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 20:36, octobre 8, 2014 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_d%27Engel&amp;amp;oldid=98523654.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le jugement ultime : la mortalité des populations industrielles =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le paradoxe de la croissance ==&lt;br /&gt;
L’espérance de vie s’effondre dans les bassins industriels et tombe à 30 ans. C’est un massacre. Au contraire, elle grimpe dans les campagnes. Les campagnes perdent la proto-industrie et se ruralisent faisant que les bouches à nourrir en trop migrent vers les villes industrielles où se trouve le travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’environnement plus que le travail ==&lt;br /&gt;
L’environnement a un rôle meurtrier plus important que le travail. Les conditions de travail étaient épouvantables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi le Chapelier stipule promulguée en France le 14 juin 1791 est une loi proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Loi Le Chapelier.&amp;quot; Wikipédia, l'encyclopédie libre. 15 sept 2014, 08:00 UTC. 3 oct 2014, 17:39 &amp;lt;http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Loi_Le_Chapelier&amp;amp;oldid=107461787&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette loi est utilisée pour interdire les syndicats. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émigrants sont les plus robustes, les plus ouverts à la prise de risque et ils ont donc une espérance de vie un peu plus haute faisant que les adultes sont un peu épargnés. Néanmoins, la vieillesse vient plus tôt. On s’use littéralement au travail. Les enfants sont les premières victimes à cause des eaux  souillées causant de la déshydratation et des diarrhées. Les conditions de conservation des aliments contribuaient aussi à la mortalité infantile. Par exemple, le lait était amenait depuis la campagne posant des problèmes de conservation et de transport participant à l'élévation du taux de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies de choléra ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Peur bleu choléra cheminement.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:choléra pandémie 1840 - 1855.png|300px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le retour de la mortalité, surtout infantile, dans les villes, à cause du mauvais environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pensait s’être sorti des épidémies, mais ça revient au 19ème. Il y avait déjà eu le vaccin contre la variole, entre autre, et donc on a l’impression de prendre les choses en main, de jouer à Dieu. On a peur que cela retombe,d’ailleurs, ça retombe avec le choléra. Celui-ci devient une pandémie, c'est à dire à l’échelle mondiale. D’ailleurs son bassin c’est la vallée du Gange. On essaie d’externaliser la faute, ce n’est pas l’hygiène des bassins le problème,c’est la sauvagerie asiatique qui arrive. En plus, c’est la première épidémie médiatique. On le voit se rapprocher, on a le temps d’avoir peur avant qu’il soit vraiment là. Peur collectives nouvelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Choéra taux de mortalité par profession en haute marne.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde s’aperçoit que c’est une maladie sociale, qui tue les pauvres en grande, grande majorité. Le virus du choléra est sensible aux acides d’estomac que créent les graisses qu’on mange. Donc ceux qui ne mangent que des pommes de terre ne peuvent pas résister, comme ils sont mal nourris. Sauf qu'on est au XXème siècle, la révolution est passée par là, et des émeutes se créent. Les petites gens accusent les élites de vouloir les empoisonner, pour tuer les révolutionnaires.La thèse de l’empoisonnement est soutenue par le fait que la peau des mourants prend une teinte bleue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le médecin est un membre de l’élite social, mais il est le seul à être plus ou moins reconnus et respecté par les petites gens. Car le médecin est bon, il est dévoué, et c’est un savant dans un siècle qui promeut la science. Et cette image résiste malgré leur inefficacité contre le choléra.Car personne ne sait ce qu’est un virus. Une majorité pense même que le choléra n’est pas contagieux. Le médecin développe une médecine d’observation, ce qui devient le cœur de la médecine du XIXème siècle, ainsi que l’étude de leur condition de vie, et de leur nourriture. Les non-contagionnistes eux pensait qu’il ne fallait pas arrêter le commerce, puisque que ce n’était pas contagieux,mais qu’il fallait assainir les villes. Il y a une ségrégation sociale pour essayer de lutter contre le choléra, avec les élites au centre-ville et les petites gens aux périphéries. Mais c’est aussi une ségrégation des classes sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La « question sociale » =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La distinction ne se fait plus sur le sang mais sur le statut social engendrant une élite bourgeoise. Est internalisé une hiérarchie sociale et morale. L’élite est constituée d'individus qui ayant réussi à gérer leurs affaires et qui ont donc le crédit afin de gérer le pays. Ce sont d'ailleurs pendant un moment les seuls à pouvoir voter. Les ouvriers sont vus comme des enfants cédant à l’alcoolisme. Une idée reçu par les ouvriers est qu'il ne faut pas se mettre en colère car cela pourrait amener le choléra, c'est pourquoi il n'y a pas de manifestation. Tans ce contexte, les bourgeois deviennent paranoïaque des banlieues ouvrières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Si vous osez pénétrer dans les quartiers maudits où [la population ouvrière] habite, vous verrez à chaque pas des hommes et des femmes flétris par le vice et par la misère, des enfants à demi-nus qui pourrissent dans la saleté et étouffent dans des réduits sans jour et sans air. Là, au foyer de la civilisation, vous rencontrerez des milliers d’hommes retombés, à force d’abrutissement, dans la vie sauvage ; là, enfin, vous apercevrez la misère sous un aspect si horrible qu’elle vous inspirera plus de dégoût que de pitié, et que vous serez tenté de la regarder comme le juste châtiment d’un crime [...]. Isolés de la nation, mis en-dehors de la communauté sociale et politique, seuls avec leurs besoins et leurs misères, ils s’agitent pour sortir de cette effrayante solitude, et, comme les barbares auxquels on les a comparés, ils méditent peut-être une invasion.|Buret, cité par Chevalier, 594-595.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_R%C3%A9volution_Industrielle_au-del%C3%A0_de_l%27Europe_:_les_%C3%89tats-Unis_et_le_Japon&amp;diff=27479</id>
		<title>La Révolution Industrielle au-delà de l'Europe : les États-Unis et le Japon</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_R%C3%A9volution_Industrielle_au-del%C3%A0_de_l%27Europe_:_les_%C3%89tats-Unis_et_le_Japon&amp;diff=27479"/>
		<updated>2015-10-07T09:39:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Le cas des États-Unis */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Le cas des États-Unis = &lt;br /&gt;
{{Article détaillé|La conquête du territoire|La Constitution des États-Unis et la société du début du XIXe siècle|La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Alexander Hamilton portrait by John Trumbull 1806.jpg|right|thumb|100px|Alexander Hamilton.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un marché intérieur de taille ==&lt;br /&gt;
Les Etats-Unis n’allaient pas chercher la richesse en exportant, mais s’appuient plutôt sur leurs consommateurs (ménages ou entreprises). La part de la richesse nationale réalisée à l’interne est très grande. Les Etats-Unis sont avantagés par leur taille démographique. Au XIXème siècle, 29 millions d’Européens vivent hors d’Europe, dont plus de 23 millions aux Etats-Unis. Ceci soutient une politique d’indépendance. En effet, être une colonie impliquait l’interdiction de s’industrialiser, et ne pas avoir l’autonomie financière, ni l’autonomie douanière. Les Etats-Unis étaient des « marchés captifs » : les Anglais envoyaient des bateaux aux Indes, les chargeaient de thé, puis vendaient ce thé aux Américains moyennant le prix du thé + une taxe douanière (alors que les colonies n’étaient pas un Etat indépendant de l’Angleterre, et que les « frontières » entre les deux pays étaient en principe libres ; d’où le Boston tea party). Voulant développer une industrie (afin que les consommateurs américains ne dépendent pas des produits européens), les Etats-Unis développent donc une politique d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[De l’empire à la fédération : le cas américain|Alexander Hamilton]] (1755 - 1804) va rédiger le premier traité de protectionnisme économique en stipulant de ne pas mettre de taxe d’export mais taxe d’import. L’État crée une distorsion de concurrence. Pour que le produit local soit le meilleur marché, le gouvernement va intervenir afin d'aider à se développer sans concurrence anglaise ou européenne. 1865 avec fin de la [[La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877|guerre de Sécession ]] est une date importante car c'est la victoire du protectionnisme contre le Sud libre-échangiste en raison de son commerce de coton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dynamisme et protectionnisme==&lt;br /&gt;
Cette politique d’indépendance va de pair avec une politique protectionniste. L’idée est qu’étant un petit poucet confronté à l’Angleterre et à sa toute-puissance (les produits anglais sont imbattables en termes de prix), les Américains ne peuvent que mettre en place des droits douaniers. La taxe d’importation sur les produits anglais ainsi instaurée était suffisamment élevée pour permettre aux entreprises américaines de survivre à la concurrence. Les Etats-Unis ont donc commencé par être adeptes du protectionnisme (Alexander Hamilton, premier secrétaire d’Etat au trésor, soit premier ministre des finances des Etats-Unis, était un grand théoricien du protectionnisme). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’industrialisation des Etats-Unis s’est surtout faite dans les Etats du Nord, tandis que les Etats du Sud vivaient du coton (et leur main-d’œuvre était les esclaves). Les planteurs du Sud vendaient leur production aux Etats du Nord mais aussi à l’Angleterre, or la Perfide Albion taxait le coton américain pour répondre au protectionnisme de leur ex colonies concernant le textile angalis. Les Etats du Sud étaient ainsi libre-échangistes (le libre-échange leur aurait permis de vendre leur coton) quand ceux du Nord étaient protectionnistes (vu que le protectionnisme leur permettait de ne pas subir la concurrence anglaise). &lt;br /&gt;
La révolution industrielle a été protégée par l’Etat. &lt;br /&gt;
L’industrialisation a été extrêmement rapide et dynamique. De 1820 à 1910, le PNB européen a triplé tandis que celui des Etats-Unis  a été multiplié par 11. Le PNB/hab. y a presque triplé sur la même période. La population des Etats-Unis est multipliée par 4, notamment grâce à la permanence des flux migratoires (vu que les Etats-Unis sont riches désormais, ils attirent les populations). L’industrie américaine n’a jamais manqué de main-d’œuvre, et l’afflux des capitaux se fait de manière simultanée. Les Etats-Unis sont déjà vus comme étant synonymes de développement, de richesse, de prospérité, de dynamisme… ils bénéficient d’un avantage relatif à la taille du pays (richesses et ressources ; le Mississipi était ainsi aussi puissant que moult machines à vapeur).&lt;br /&gt;
En 1913, les Etats-Unis sont déjà la première puissance mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les spécificités du Japon =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Black and white photo of emperor Meiji of Japan.jpg|100px|right|thumb|L'empereur Meiji vers la fin de son règne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Japon est un cas très particulier, et était jusqu’au début du XXIème siècle la deuxième économie mondiale. L’échec de la révolution industrielle dans des pays comme l’Egypte ou ceux d’Amérique latine a fait croire que « la modernité était un truc de blancs». Pourtant, le Japon y a réussi. En effet, nombreux sont les pays d’Asie ou d’Afrique ayant connu un décollage indus, mais le Japon est le seul à ne pas avoir été brisé. &lt;br /&gt;
Le Japon était un pays complètement ferme (politique de fermeture des Tokugawa entre 1640 et 1853, qui ont gagné les guerres civiles au XVIIème siècle, et leur shôgunat a maintenu la paix sous dictature militaire, tout en fermant le Japon aux étrangers). Ce renfermement n’était cependant pas total, car contrairement aux pays colonisés par les Européens, où les microbes inconnus par les indigènes (ex. grippe) provoquent une crise de mortalité au sein du peuple colonisé, il n’y a pas eu de telle crise au Japon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:1854 shimoda 02.jpg|right|thumb|200px|Exercice des troupes américaines à Shimoda devant l'envoyé de l'empereur, le 8 juin 1854, lithographie de 1856.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1853 : une flotte militaire américaine débarque au pays du soleil levant, par la route du Pacifique. Les Etats-Unis voulaient accéder au marché japonais pour y vendre des produits de l’industrie américaine. En usant un peu de la  menace, ils forcent les Japonais à commercer avec eux. Le traité de Kanagawa permet ainsi aux Américains de commercer librement, sans la moindre taxe, avec l’archipel nippon.&lt;br /&gt;
Ceci cause un réveil chez les Japonais, qui prennent conscience du fait qu’ils avaient à s’ouvrir et à se moderniser pour ne pas être colonisés. La révolution Meiji (1868 ?) a consacré ce démarrage de l’économie japonaise. Plusieurs mesures sont alors adoptées :&lt;br /&gt;
*La réforme agraire : la société du Moyen-Age est (comme en Europe), une immense paysannerie. Avant la révolution Meiji, les paysans payaient des taxes proportionnellement à leur récolte. Le gouvernement Meiji remplace cet impôt progressif par des taxes fixes (2.5% de la valeur de la terre). L’Etat connait donc à l’avance le montant de ses récoltes fiscales annuelles, tandis que les paysans sont encouragés à produire plus. &lt;br /&gt;
*Le gouvernement finance des bateaux de migrants vers le Brésil et le Pérou (un descendant d’immigré japonais, Alberto Fujimori, deviendra d’ailleurs président du Pérou dans les années 1990) afin de ne pas se retrouver en surpopulation. &lt;br /&gt;
*L’Etat crée un tissu industriel conséquent (industries modernes inspirées de celles anglaises) et vend assez rapidement ces entreprises aux privés. Il obtient l’adhésion des grands seigneurs, et leur donne un accès privilégié à l’industrie en leur présentant ce travail comme une tâche patriotique.&lt;br /&gt;
*L’Etat importateur : l’Etat envoie de émissaires en Europe acheter des machines, des plans d’usines, des techniques de fabrication d’armes…en faisant le tour des villes, on apprend ensuite aux artisans comment se servir de telles machines, qui sont relativement simples. Très rapidement, le Japon n’est plus dépendant des fabricants occidentaux. &lt;br /&gt;
*L’appropriation. Les japonais s’approprient la technologie occidentale et commencent à y apporter leurs améliorations. Le Japon n’a pas recours aux experts européens, mais envoie ses jeunes se former en Europe. Apparait donc une élite de gens aussi compétents que patriotes. &lt;br /&gt;
*L’enseignement favorise l’appropriation. Dès le XVIIème siècle, l’enseignement était déjà assez développé au Japon. Au milieu du XIXème siècle, seulement 50% de la population japonaise était analphabète bien que l’alphabet soit plus compliqué que l’alphabet latin. Parti sur cette base, le Japon a développé un système éducatif sur le modèle américain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Japon, afin de ne pas dépendre d’un seul pays, a emprunté techniques et savoir-faire d’un peu partout. La marine militaire japonais s’inspire de la Royal Navy anglaise, l’infanterie, de la grande armée de Napoléon, la constitution, de celle de l’Allemagne. Tous ces éléments permettent le succès du Japon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Treaty of Portsmouth.jpg|thumb|right|200px|Russes et japonais lors des négociations du traité de Portsmouth (1905).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1905, à la surprise générale, la flotte japonaise triomphe de la flotte russe dans le golfe de Tsushima tandis que dans le golfe de Port-Arthur, en Chine, le Japon défait les troupes terrestres russes. C’est la première victoire durable d’un peuple non-occidental sur un peuple occidental. Le Japon affirme ainsi son indépendance devient une puissance reconnue. Ce modèle japonais est très ambigu : à peine indépendant, le Japon devient colonisateur. La Corée, Taïwan et une partie de la Chine deviennent des colonies japonaises. En 1910, le Japon se situe entre la 14e et la 18e place au monde, mais sur le plan industriel, il est déjà au niveau de la Russie ou de l’Italie. Dans les années 1930 et après la 2nd guerre mondiale, le Japon continuera son ascension dans la hiérarchie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_R%C3%A9volution_Industrielle_au-del%C3%A0_de_l%27Europe_:_les_%C3%89tats-Unis_et_le_Japon&amp;diff=27478</id>
		<title>La Révolution Industrielle au-delà de l'Europe : les États-Unis et le Japon</title>
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		<updated>2015-10-07T09:37:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les spécificités du Japon */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Le cas des États-Unis = &lt;br /&gt;
{{Article détaillé|La conquête du territoire|La Constitution des États-Unis et la société du début du XIXe siècle|La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Alexander Hamilton portrait by John Trumbull 1806.jpg|right|thumb|100px|Alexander Hamilton.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les États-Unis représentent un marché intérieur de taille. Les colons américains vont d'abord mener une politique d’indépendance car les colonies n’avaient pas le droit de s’industrialiser. En tant qu'États-Unis, le gouvernement américain va mener une politique protectionniste :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[De l’empire à la fédération : le cas américain|Alexander Hamilton]] (1755 - 1804) va rédiger le premier traité de protectionnisme économique en stipulant de ne pas mettre de taxe d’export mais taxe d’import. L’État crée une distorsion de concurrence. Pour que le produit local soit le meilleur marché, le gouvernement va intervenir afin d'aider à se développer sans concurrence anglaise ou européenne. 1865 avec fin de la [[La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877|guerre de Sécession ]] est une date importante car c'est la victoire du protectionnisme contre le Sud libre-échangiste en raison de son commerce de coton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les États-Unis connaissent une industrialisation rapide notamment grâce à l’afflux de capitaux par sa bonne image de marque ainsi que grâce à l’afflux de main-d’œuvre par des flux migratoires considérables autant en terme de main d'oeuvre non qualifiée que de techniciens qualifiés. Le territoire des États-Unis est vaste offrant une grande diversité de ressources notamment des matières premières qui sont disponibles en abondance offrant d'énormes potentialités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le début du XIXème siècle, les États-Unis sont plus industrialisés que la Grande-Bretagne et l’Europe. La population a quadruplé et le PNB par habitants a triplé d’autant plus qu’il n’y a pas de restrictions territoriale par rapport au nombre d’enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les spécificités du Japon =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Black and white photo of emperor Meiji of Japan.jpg|100px|right|thumb|L'empereur Meiji vers la fin de son règne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Japon est un cas très particulier, et était jusqu’au début du XXIème siècle la deuxième économie mondiale. L’échec de la révolution industrielle dans des pays comme l’Egypte ou ceux d’Amérique latine a fait croire que « la modernité était un truc de blancs». Pourtant, le Japon y a réussi. En effet, nombreux sont les pays d’Asie ou d’Afrique ayant connu un décollage indus, mais le Japon est le seul à ne pas avoir été brisé. &lt;br /&gt;
Le Japon était un pays complètement ferme (politique de fermeture des Tokugawa entre 1640 et 1853, qui ont gagné les guerres civiles au XVIIème siècle, et leur shôgunat a maintenu la paix sous dictature militaire, tout en fermant le Japon aux étrangers). Ce renfermement n’était cependant pas total, car contrairement aux pays colonisés par les Européens, où les microbes inconnus par les indigènes (ex. grippe) provoquent une crise de mortalité au sein du peuple colonisé, il n’y a pas eu de telle crise au Japon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:1854 shimoda 02.jpg|right|thumb|200px|Exercice des troupes américaines à Shimoda devant l'envoyé de l'empereur, le 8 juin 1854, lithographie de 1856.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1853 : une flotte militaire américaine débarque au pays du soleil levant, par la route du Pacifique. Les Etats-Unis voulaient accéder au marché japonais pour y vendre des produits de l’industrie américaine. En usant un peu de la  menace, ils forcent les Japonais à commercer avec eux. Le traité de Kanagawa permet ainsi aux Américains de commercer librement, sans la moindre taxe, avec l’archipel nippon.&lt;br /&gt;
Ceci cause un réveil chez les Japonais, qui prennent conscience du fait qu’ils avaient à s’ouvrir et à se moderniser pour ne pas être colonisés. La révolution Meiji (1868 ?) a consacré ce démarrage de l’économie japonaise. Plusieurs mesures sont alors adoptées :&lt;br /&gt;
*La réforme agraire : la société du Moyen-Age est (comme en Europe), une immense paysannerie. Avant la révolution Meiji, les paysans payaient des taxes proportionnellement à leur récolte. Le gouvernement Meiji remplace cet impôt progressif par des taxes fixes (2.5% de la valeur de la terre). L’Etat connait donc à l’avance le montant de ses récoltes fiscales annuelles, tandis que les paysans sont encouragés à produire plus. &lt;br /&gt;
*Le gouvernement finance des bateaux de migrants vers le Brésil et le Pérou (un descendant d’immigré japonais, Alberto Fujimori, deviendra d’ailleurs président du Pérou dans les années 1990) afin de ne pas se retrouver en surpopulation. &lt;br /&gt;
*L’Etat crée un tissu industriel conséquent (industries modernes inspirées de celles anglaises) et vend assez rapidement ces entreprises aux privés. Il obtient l’adhésion des grands seigneurs, et leur donne un accès privilégié à l’industrie en leur présentant ce travail comme une tâche patriotique.&lt;br /&gt;
*L’Etat importateur : l’Etat envoie de émissaires en Europe acheter des machines, des plans d’usines, des techniques de fabrication d’armes…en faisant le tour des villes, on apprend ensuite aux artisans comment se servir de telles machines, qui sont relativement simples. Très rapidement, le Japon n’est plus dépendant des fabricants occidentaux. &lt;br /&gt;
*L’appropriation. Les japonais s’approprient la technologie occidentale et commencent à y apporter leurs améliorations. Le Japon n’a pas recours aux experts européens, mais envoie ses jeunes se former en Europe. Apparait donc une élite de gens aussi compétents que patriotes. &lt;br /&gt;
*L’enseignement favorise l’appropriation. Dès le XVIIème siècle, l’enseignement était déjà assez développé au Japon. Au milieu du XIXème siècle, seulement 50% de la population japonaise était analphabète bien que l’alphabet soit plus compliqué que l’alphabet latin. Parti sur cette base, le Japon a développé un système éducatif sur le modèle américain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Japon, afin de ne pas dépendre d’un seul pays, a emprunté techniques et savoir-faire d’un peu partout. La marine militaire japonais s’inspire de la Royal Navy anglaise, l’infanterie, de la grande armée de Napoléon, la constitution, de celle de l’Allemagne. Tous ces éléments permettent le succès du Japon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Treaty of Portsmouth.jpg|thumb|right|200px|Russes et japonais lors des négociations du traité de Portsmouth (1905).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1905, à la surprise générale, la flotte japonaise triomphe de la flotte russe dans le golfe de Tsushima tandis que dans le golfe de Port-Arthur, en Chine, le Japon défait les troupes terrestres russes. C’est la première victoire durable d’un peuple non-occidental sur un peuple occidental. Le Japon affirme ainsi son indépendance devient une puissance reconnue. Ce modèle japonais est très ambigu : à peine indépendant, le Japon devient colonisateur. La Corée, Taïwan et une partie de la Chine deviennent des colonies japonaises. En 1910, le Japon se situe entre la 14e et la 18e place au monde, mais sur le plan industriel, il est déjà au niveau de la Russie ou de l’Italie. Dans les années 1930 et après la 2nd guerre mondiale, le Japon continuera son ascension dans la hiérarchie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
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		<title>La Révolution Industrielle au-delà de l'Europe : les États-Unis et le Japon</title>
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		<updated>2015-10-07T09:36:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les spécificités du Japon */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Le cas des États-Unis = &lt;br /&gt;
{{Article détaillé|La conquête du territoire|La Constitution des États-Unis et la société du début du XIXe siècle|La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Alexander Hamilton portrait by John Trumbull 1806.jpg|right|thumb|100px|Alexander Hamilton.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les États-Unis représentent un marché intérieur de taille. Les colons américains vont d'abord mener une politique d’indépendance car les colonies n’avaient pas le droit de s’industrialiser. En tant qu'États-Unis, le gouvernement américain va mener une politique protectionniste :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[De l’empire à la fédération : le cas américain|Alexander Hamilton]] (1755 - 1804) va rédiger le premier traité de protectionnisme économique en stipulant de ne pas mettre de taxe d’export mais taxe d’import. L’État crée une distorsion de concurrence. Pour que le produit local soit le meilleur marché, le gouvernement va intervenir afin d'aider à se développer sans concurrence anglaise ou européenne. 1865 avec fin de la [[La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877|guerre de Sécession ]] est une date importante car c'est la victoire du protectionnisme contre le Sud libre-échangiste en raison de son commerce de coton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les États-Unis connaissent une industrialisation rapide notamment grâce à l’afflux de capitaux par sa bonne image de marque ainsi que grâce à l’afflux de main-d’œuvre par des flux migratoires considérables autant en terme de main d'oeuvre non qualifiée que de techniciens qualifiés. Le territoire des États-Unis est vaste offrant une grande diversité de ressources notamment des matières premières qui sont disponibles en abondance offrant d'énormes potentialités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le début du XIXème siècle, les États-Unis sont plus industrialisés que la Grande-Bretagne et l’Europe. La population a quadruplé et le PNB par habitants a triplé d’autant plus qu’il n’y a pas de restrictions territoriale par rapport au nombre d’enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les spécificités du Japon =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Black and white photo of emperor Meiji of Japan.jpg|100px|right|thumb|L'empereur Meiji vers la fin de son règne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Japon est un cas très particulier, et était jusqu’au début du XXIème siècle la deuxième économie mondiale. L’échec de la révolution industrielle dans des pays comme l’Egypte ou ceux d’Amérique latine a fait croire que « la modernité était un truc de blancs». Pourtant, le Japon y a réussi. En effet, nombreux sont les pays d’Asie ou d’Afrique ayant connu un décollage indus, mais le Japon est le seul à ne pas avoir été brisé. &lt;br /&gt;
Le Japon était un pays complètement ferme (politique de fermeture des Tokugawa entre 1640 et 1853, qui ont gagné les guerres civiles au XVIIème siècle, et leur shôgunat a maintenu la paix sous dictature militaire, tout en fermant le Japon aux étrangers). Ce renfermement n’était cependant pas total, car contrairement aux pays colonisés par les Européens, où les microbes inconnus par les indigènes (ex. grippe) provoquent une crise de mortalité au sein du peuple colonisé, il n’y a pas eu de telle crise au Japon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:1854 shimoda 02.jpg|right|thumb|200px|Exercice des troupes américaines à Shimoda devant l'envoyé de l'empereur, le 8 juin 1854, lithographie de 1856.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1853 : une flotte militaire américaine débarque au pays du soleil levant, par la route du Pacifique. Les Etats-Unis voulaient accéder au marché japonais pour y vendre des produits de l’industrie américaine. En usant un peu de la  menace, ils forcent les Japonais à commercer avec eux. Le traité de Kanagawa permet ainsi aux Américains de commercer librement, sans la moindre taxe, avec l’archipel nippon.&lt;br /&gt;
Ceci cause un réveil chez les Japonais, qui prennent conscience du fait qu’ils avaient à s’ouvrir et à se moderniser pour ne pas être colonisés. La révolution Meiji (1868 ?) a consacré ce démarrage de l’économie japonaise. Plusieurs mesures sont alors adoptées :&lt;br /&gt;
-	La réforme agraire : la société du Moyen-Age est (comme en Europe), une immense paysannerie. Avant la révolution Meiji, les paysans payaient des taxes proportionnellement à leur récolte. Le gouvernement Meiji remplace cet impôt progressif par des taxes fixes (2.5% de la valeur de la terre). L’Etat connait donc à l’avance le montant de ses récoltes fiscales annuelles, tandis que les paysans sont encouragés à produire plus. &lt;br /&gt;
-	Le gouvernement finance des bateaux de migrants vers le Brésil et le Pérou (un descendant d’immigré japonais, Alberto Fujimori, deviendra d’ailleurs président du Pérou dans les années 1990) afin de ne pas se retrouver en surpopulation. &lt;br /&gt;
-	L’Etat crée un tissu industriel conséquent (industries modernes inspirées de celles anglaises) et vend assez rapidement ces entreprises aux privés. Il obtient l’adhésion des grands seigneurs, et leur donne un accès privilégié à l’industrie en leur présentant ce travail comme une tâche patriotique.&lt;br /&gt;
-	L’Etat importateur : l’Etat envoie de émissaires en Europe acheter des machines, des plans d’usines, des techniques de fabrication d’armes…en faisant le tour des villes, on apprend ensuite aux artisans comment se servir de telles machines, qui sont relativement simples. Très rapidement, le Japon n’est plus dépendant des fabricants occidentaux. &lt;br /&gt;
-	L’appropriation. Les japonais s’approprient la technologie occidentale et commencent à y apporter leurs améliorations. Le Japon n’a pas recours aux experts européens, mais envoie ses jeunes se former en Europe. Apparait donc une élite de gens aussi compétents que patriotes. &lt;br /&gt;
-	L’enseignement favorise l’appropriation. Dès le XVIIème siècle, l’enseignement était déjà assez développé au Japon. Au milieu du XIXème siècle, seulement 50% de la population japonaise était analphabète bien que l’alphabet soit plus compliqué que l’alphabet latin. Parti sur cette base, le Japon a développé un système éducatif sur le modèle américain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Japon, afin de ne pas dépendre d’un seul pays, a emprunté techniques et savoir-faire d’un peu partout. La marine militaire japonais s’inspire de la Royal Navy anglaise, l’infanterie, de la grande armée de Napoléon, la constitution, de celle de l’Allemagne. Tous ces éléments permettent le succès du Japon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Treaty of Portsmouth.jpg|thumb|right|200px|Russes et japonais lors des négociations du traité de Portsmouth (1905).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1905, à la surprise générale, la flotte japonaise triomphe de la flotte russe dans le golfe de Tsushima tandis que dans le golfe de Port-Arthur, en Chine, le Japon défait les troupes terrestres russes. C’est la première victoire durable d’un peuple non-occidental sur un peuple occidental. Le Japon affirme ainsi son indépendance devient une puissance reconnue. Ce modèle japonais est très ambigu : à peine indépendant, le Japon devient colonisateur. La Corée, Taïwan et une partie de la Chine deviennent des colonies japonaises. En 1910, le Japon se situe entre la 14e et la 18e place au monde, mais sur le plan industriel, il est déjà au niveau de la Russie ou de l’Italie. Dans les années 1930 et après la 2nd guerre mondiale, le Japon continuera son ascension dans la hiérarchie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27416</id>
		<title>L’Europe au centre du monde : de la fin du XIXème siècle à 1918</title>
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		<updated>2015-10-03T14:11:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les empires coloniaux */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Il y a un fil conducteur qui se dégage. L’Europe domine les relations internationales jusqu’en 1918 puis elle déclina. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1918 et en 1989, c’est l’ère des superpuissances. À partir de 1989, à la fin de la Guerre froide, le monde devient multipolaire où les grands équilibres sont remis en cause avec des problèmes bien plus complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’autre fil conducteur et de voir comment se connecte les conflits européens les uns avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Système européen et ordre européen =&lt;br /&gt;
Une partie des États-nations tel la Grande-Bretagne ont pris une avance sur le reste du monde suite à la révolution industrielle qui leur donne une avance technique, politique, diplomatique et militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution industrielle en Europe va de pair avec le déclin des grands empires Asiatiques. Dès lors, les rapports de force vont changer Il faut s’interroger sur pourquoi et comment ce système européen qui domine le monde au début du {{XXe}} siècle aboutit à la fin de l’Europe en 1918.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système européen est fondé sur la domination des grandes puissances qui a été réglé en 1815 au congrès de Vienne. Il réorganise l’Europe au lendemain des guerres napoléoniennes. On assiste au XIXème siècle à une coexistence d’États-Nations anciens comme la France et la Grande-Bretagne et des plus récents comme l’Italie ou encore l’Allemagne mais aussi des empires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un système des États ==&lt;br /&gt;
Les États sont le cadre de référence depuis le milieu du XVIIème siècle puisque les RI naissent en 1648 (traite de Westphalie, fin de la guerre de 30 ans), fin du rêve médiéval d’un empire universel, rêve qui a traversé tout le Moyen-âge comme volonté de recréer un Empire Romain. Naissance du système des Etats, fin de la puissance du Saint Empire Romain Germanique, qui éclate et donne naissance a un système des Etats qui perdure jusqu’à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grands principes des relations internationales : &lt;br /&gt;
*	l’équilibre des puissances (aucune puissance ne domine les autres), &lt;br /&gt;
*	la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre Etat (chacun est maitre chez lui),&lt;br /&gt;
*	 le « Cujus regio, ejus religio » (la religion du prince doit être celle du peuple, fin des ambitions temporelles et donc du rôle politique de l’Eglise, qui était une puissance majeure au Moyen-âge, et ne garde que sa puissance spirituelle, affirmation de l’Etat-nation). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde post-traité de Westphalie est anarchique, à savoir qu'il ne soit doté d’autorité supérieure à celle des États, jusqu’en 1919). Tout Etat qui devient trop puissant voit les autres se coaliser contre lui. Chaque État veut étendre sa puissance, donc son territoire, sa puissance politique, militaire, économique, et son influence  culturelle (à partir de la fin du XIXème siècle). Ce système est strictement européen, et disparait avec la guerre de 14-18 (sauf que les Etats restent puissants) ; on assiste même aujourd’hui à un élargissement du rôle des États sur les plans intérieurs et extérieurs (interventions désormais sur les plans culturels, de la santé, de l’éducation…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== États-nations et États-empires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  les États Nations anciens ===&lt;br /&gt;
*'''Royaume-Uni''' , partisan et garantie du statu quo européen, première puissance du monde (financière, technique, militaire, diplomatique, coloniale).&lt;br /&gt;
*'''Autriche''' : c’est un Empire continental qui va jouer un rôle fondamental dans la défaite de Napoléon ; Metternich est l’ordonnateur du congrès de Vienne. C’est lui qui a tracé la carte de l’Europe de l’après 1815.&lt;br /&gt;
*'''Prusse''' : elle a été la troisième grande actrice de la coalition contre Napoléon. Entre 1815 et 1879 elle a essayé de réunir sous sa domination les régions de langue allemande issues de la décomposition du Saint-Empire Romain Germanique&lt;br /&gt;
*'''France''' : a dominée l’Europe sous Napoléon, vaincu par la coalition des partenaires précèdent. Entre 1815 et 1870 abandonne toute ambition hégémonique en Europe. Elle se rattrape par la conquête de son empire colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== les États-nation d'affirmation récente ===&lt;br /&gt;
*'''L’Allemagne''' : affirmation du nationalisme et réalisation de l’unité allemande sous l’égide de la Prusse (janvier1871), unité réalisée par la guerre (contre l’Autriche surtout, en 1866, et contre la France 1870). L’Autriche voulait créer elle-même l’Allemagne en intégrant tous les peuples de langue allemande au sein de son empire, et est opposée à l’idée prussienne d’Empire allemand indépendant de l’Autriche. &lt;br /&gt;
L’Allemagne est un Etat-nation incomplet, puisqu’elle ne comprend pas l’Autriche, ou vivent des populations de langue allemande.&lt;br /&gt;
*'''L'Italie''': morcelée jusqu’en 1861 (carte). L’unité nationale se fait par la guerre contre l’Empire austro-hongrois, au sein duquel se trouvent des populations de langue italienne. L’unité italienne est incomplète, le Trentin et l’Istrie (les Terres Irrédentes) sont des régions qui sont parties intégrantes de l’empire Austro-Hongrois. L’Italie estime qu’elle est incomplète et va tenter de récupère le Trentin et l’Istrie durant la première guerre mondiale. La France soutient l’Italie et se voit céder par cette dernière la Savoie.  Au sein de ces échanges, les volontés populaires jouent assez peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== les États-empires ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a en Europe des empires multinationaux comme la Russie, l'Autriche-Hongrie ou bien encore  l'Empire ottoman..&lt;br /&gt;
La montée du nationalisme va être l’un des facteurs fondamentaux qui va miner l’ordre européen. En 1815, on a rétabli le système dynastique et monarchique afin de:&lt;br /&gt;
*contrer les ambitions hégémoniques françaises ;&lt;br /&gt;
*endiguer le danger révolutionnaire.&lt;br /&gt;
L’ordre de Vienne se construit contre les nationalismes. En 1815, les instigateurs du Congrès de Vienne, à savoir la Russie, la Prusse et l'Autriche sont à la tête d’États monarchiques et multinationaux. Afin d’éviter des revendications d’indépendance, on oblige par la force certaines populations à se soumettre et à cohabiter, on étouffe les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du XIXème siècle, on va avoir une augmentation des revendications nationales qui vont entrainer une série de contestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le principal est l’austro-hongrois, qui est de plus en plus fragilise au cours du XIXème siècle ; il est l’un des pivots de l’ordre de Vienne de 1815 (et avec sa désagrégation vient l’effondrement de ledit ordre en 1914-18). Il est rival avec l’Allemagne (et donc la Prusse) pour un regroupement des populations allemandes. La défaite de 1866 contre la Prusse sonne le glas de ce rêve, la monarchie autrichienne est fragilise, les populations internes demandent progressivement leur autonomie, ce qui culmine avec l’éclatement de l’empire en 1919. Avant 1866 : empire autrichien. Apres : empire austro-hongrois (les Hongrois obtiennent le compromis austro-hongrois de 1867, et le partage du pouvoir : dualité et opposition entre Autrichiens et Hongrois). Montée des nationalismes, en particulier des Slaves dans les Balkans, grâce au recul de l’empire ottoman. &lt;br /&gt;
*L’Empire russe, empire immense, qui continue à s’étendre ; il est compose d’une multitude de nationalités. Cet empire est fragile, il éclate en 1918. Son territoire immense est difficile à contrôler. Les différentes populations ne veulent pas toujours se rattacher au pouvoir tsariste. &lt;br /&gt;
*L’Empire ottoman, « vieil homme malade de l’Europe », est progressivement démembré au XIXème siècle. Sa puissance militaire est en déclin. Il est en butte aux ambitions territoriales des grandes puissances européennes (Russie, Angleterre, Autriche…). Certaines puissances sont contre la désagrégation de l’Empire ottoman (jusqu’au percement du canal de Suez le Royaume-Uni ne veut pas trop affaiblir l’Empire ottoman, puisqu’il maintient l’ordre dans la région de la route des Indes et de l’Asie. Après le percement du canal, elle participera au démembrement de l’Empire). La Russie est pour cette désagrégation (vu qu’elle pousse vers les mers chaudes par les détroits du Bosphore et des Dardanelles). Il y a moult rivalités politiques et économiques pour s’approprier les richesses et territoires de&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’équilibre européen ==&lt;br /&gt;
[[Image:Congress of Vienna.PNG|right|thumb|200px|Le congrès de Vienne par Jean Godefroy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’idée d’avoir une série de grandes puissances qui fait en sorte qu’aucune ne prend l’avantage sur toutes les autres. Chacune des puissances ne doit pas dépasser les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion rompue par Napoléon est de nouveau actée au congrès de Vienne en 1815 : on pose comme principe qu’il faut maintenir cet équilibre en évitant le retour de l’hégémonie française. La Grande-Bretagne est la garante de cet équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du {{XIXe}} siècle, à chaque fois qu’il y a un État qui essaie de prendre de l’avance, on organise un congrès :&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Paris (1856)''' : règle les problèmes posés par la guerre de Crimée (1853 – 1856). La Russie est vaincue par une coalition entre la France, la Grande-Bretagne et l’Empire Ottoman ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Berlin (1878)''' : la Russie a déclenché une offensive dans les Balkan qui est repoussée ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès d’Algesiras''' : doit régler un contentieux colonial entre la France et Allemagne à propos du Maroc. La Grande-Bretagne et les États-Unis sont médiateur et laisse le Maroc à la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet équilibre fonctionne globalement jusqu’à la fin du {{XIXe}} siècle et se dérègle à partir début du {{XXe}} siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les nouvelles puissances hors d’Europe ==&lt;br /&gt;
À partir de la fin du XIXème siècle de nouvelles puissances émerges hors de l’Europe :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les '''États-Unis''' :&lt;br /&gt;
**C’est à l’origine un pays neutre qui est limité par ses 13 colonies à la façade atlantique. Il va se développer en l’espace de 50 ans sur 9,5 millions de km2, un territoire dont les ressources naturelles sont riches et qui se peuple extrêmement vite. Ce pays va se constituer sur l’immigration passant de 50 à 100 millions au début du XXe. Dès 1900, c’est la première puissance industrielle du monde, elle dépasse pratiquement celle de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunie.&lt;br /&gt;
**À partir de 1890, les États-Unis se lance à son tour dans la conquête coloniale. En 1898, il conquiert les Philippines, Cuba et Porto Rico (protectorat)&lt;br /&gt;
**À partir du début du XXème siècle les États-Unis sous la présidence de Théodore Roosevelt veut jouer un rôle dans les affaires internationales afin de devenir une puissance mondiale : c’est l’émergence d’une nouvelle puissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''Japon''' :&lt;br /&gt;
**À partir de 1868 (ère Meiji), le Japon s’est lancé dans une ère de modernisation effrénée. La Chine est l’objet de convoitises des puissances européennes. Le japon souhaite échapper à une colonisation en se modernisant pour devenir aussi puissance que les puissances occidentales. Est lancé un programme de modernisation de l’économie, de l’administration et militaire qui va en faire une puissance régionale importante.&lt;br /&gt;
**À partir de 1885 il établit un quasi protectorat sur la Corée et s’impose en Chine.&lt;br /&gt;
**En 1894 la Chine et Japon se déclarent la guerre pour le contrôle de la Corée qui se solda par une victoire nippone.&lt;br /&gt;
**La guerre russo-japonaise de 1905 est une victoire japonaise qui participa à la montée en puissance du Japon et qui s’octroie de nouveaux territoires au dépend de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Europe domine, cependant d’autres puissances émergent ce qui commence à faire évoluer l’équilibre Européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’expansion coloniale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19e siècle est marqué par la constiution d'importants empires coloniaux, notamment européens.  Les puissances coloniales contrôlent '''35%''' de la surface du globe '''en 1800''', '''85% en 1914'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un phénomène tout à fait majeur du XIXe siècle. Presque toutes les puissances européennes vont se lancer dans la conquête mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’impérialisme n’est pas seulement une conséquence du nationalisme, cela sert aussi à renforcer le prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Exemple : Allemagne'''&lt;br /&gt;
Elle n’a pas besoin économiquement de colonie ce qui remet en cause la thèse léniniste de l’impérialisme économique. C’est un État récent qui doit affirmer son autorité notamment en se projetant à l’international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expansion coloniale permet de construire les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Les empires coloniaux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Etats-nations sont aussi des Etats-empire avec le processus de colonisation. Dans l'ensemble des empires, on a une situation d'assujettissement avec une domination politique et économique. Les empire coloniaux sont avant tout des territoires à exploiter qui se fait au profit quasi-exclusif de la métropole, comme par exemple le Congo, qui est riche en matière premières de toutes sortes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7 puissances européennes (inégales) se partagent le monde:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Colonisation 1914.png|thumb|center|500px|Le monde colonisé en 1914]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Britannique : recouvrant environs 25% des terres émergées, c’est un empire sur lequel « le soleil ne se couche jamais », le plus vaste du monde s'étendant presque sur chaque partie du globe.&lt;br /&gt;
Il comprend des colonies et protectorats, où il n'y a pas de peuplement anglais aussi important que dans les dominions, qui sont des colonies de peuplement sur des terres peu peuplées où émigrent les anglais et les irlandais.  Au milieu du XIXe siècle ils évoluent vers des systèmes de « self-government » faisant toujours partie du royaume. En ce qui concerne la politique interne, les dominions jouissent d’une autonomie de gouvernement ; cependant en ce qui concerne leur politique externe, ils sont soumis à la couronne.&lt;br /&gt;
Ses colonies et protectorats comprennent donc l'Inde, le Nigéria, l’Égypte, le Soudan et la Rhodésie. &lt;br /&gt;
Le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud sont les dominions de l'Empire anglais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La possession des petites îles est très importante pour les empire coloniaux car la puissance d'un Etat se mesure sur la puissance de sa flotte. Les îles jouent donc le rôle de relais pour les ravitaillement en nourriture et en carburant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Français : L'empire français est le deuxième empire le plus important en superficie. Moins étandu que l'empire anglais, il est lui essentiellement concentré sur l'Afrique et l'Asie. &lt;br /&gt;
L'Algérie est la seule colonie à statut de département français où se concentre un nombre de français important (colonie de peuplement). Intégrée au territoire français, l'Algérie vivra une extrême difficulté lors de la décolonisation. &lt;br /&gt;
Ses colonies et protectorats comprennent le Sénégal, la Mauritanie, la Tunisie, le Maroc ainsi que l'Indochine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Néerlandais : comprends l’Indonésie et la Guyane néerlandaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Belge : comprend essentiellement le Congo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Portugais : détient des colonies dans la partie sud de l’Afrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Italien : comprend l’Érythrée, la Somalie et la Lybie conquise en 1911 sur l’Empire Ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La Russie: un empire continental: La Russie se lance également dans ce processus de colonisation de marge dans le Caucase et l'Asie centrale. La situation récente de la Tchétchénie, qui appartenait à l'empire russe, montre les rejeux de cette conquête russe. Propriétaire de l'Alaska, les russes vendent ce territoire aux Etat-Unis en 1867.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut y ajouter deux empires hors d’Europe, le Japon et les États-Unis :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Japon : Le Japon qui voulait se moderniser pour éviter la colonisation de ses propres terres, va monter en puissance et affirmer ses ambitions coloniales à la fin du 19e siècle. A l'issu de la guerre russo-japonaise, le Japon acquiert de nouveaux territoires et établit un protectorat sur la Corée à partir de 1895 finassant par l’annexer en 1910. Le colonialisme japonais va s’affirmer dans l’entre-deux-guerres puis connaitre son apogée durant la seconde guerre mondiale avec la conquête d’un certain nombre d’iles qui va former la « sphère de coprospérité japonaise »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*États-Unis : Né d'une révolution anticolonialiste, un fort débat va naître à la fin du 19e siècle menant à la conquête d'un petit empire. La guerre contre l'Espagne en 1898 va se traduire par la défaite espagnol qui délaissera le reste de ses colonies aux Etats-Unis. Porto-Rico, Cuba, les Philippines et quelques îles feront parti du nouvel empire des Etats-Unis. Fin 1860, les Etats-Unis détiendront également Hawaii ainsi que l'Alaska. &lt;br /&gt;
Leur empire va finalement se concentrer sur une puissance économique et non coloniale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la crise de 1929, une partie des forces coloniales vont voir dans leur empire un moyen de la surmonter. Les empires se replient sur leur économie en créant des « marchés préférentiels » pour échapper au marasme économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La justification officielle revient au discours renvoyant à leur « mission civilisatrice ». Cependant il cache très mal une entreprise de domination politique, économique et culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rivalités entre puissances coloniales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La course aux colonies'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conquête de nouvelles terres va créer une rivalité entre les différents colonisateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Conférence de Berlin (1884-1885): organisée par le chancelier Bismarck, elle avait pour but de partager des zones d'influence entre les puissances économiques et grands empires européens, tel que l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne ainsi que la Belgique. L'intérêt de Bismarck était d'éviter la revanche de la France et va dans un premier temps favoriser la colonisation française pour l'éloigner de l'Allemagne. L’idée est de leur faciliter les choses en les incitants à coloniser l’Afrique du nord mais il décide de faciliter la colonisation de l’Égypte par la Grande-Bretagne. En même temps l’Allemagne s’attribue le Togo et le Cameroun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, Bismarck ne fit que mondialiser le problème: les rapports conflictuels entre certains pays d'Europe ne se limitèrent pas aux frontières européennes et s'exportèrent à l'étranger, créant ainsi dans trois régions du monde un terrain d'affrontement colonial; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Kongokonferenz.jpg|thumb|right|300px|Représentation de la conférence de Berlin (en 1884) où sont réunis les représentants des puissances européennes.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L''''Afrique'''&lt;br /&gt;
Au début du 18e siècle, l'Afrique est pratiquement indépendante. A la fin du 19e, début 20e siècle, elle sera presque entièrement colonisée. Fondamentalement considérée comme un partage des parts  les rivalités persistent en Afrique:&lt;br /&gt;
*Il y a un partage des zones d’influence qui se fait n’empêchant pas les puissances européennes d’être en rivalité. &lt;br /&gt;
*L’objectif de la Grande-Bretagne est de se créer un empire colonial qui va du Caire au Cap. Dans le même temps les français souhaitent se créer un empire qui va de Dakar à Djibouti. Au croisement se trouve le sud Soudan et Fachoda qui est l’emblème de la rivalité coloniale en 1898 qui se résout au bénéfice des anglais.&lt;br /&gt;
*La France qui obtient la possibilité de poursuivre sa colonisation jusqu'à la Tunisie, entre en conflit avec l'Italie qui avait l'espoir de faire de même (Tunisie 1881) *L'Allemagne qui avait favorisé fin 18e l'extension de la France en Afrique du nord change de position. Après 1890 la politique allemande change,  et n'est plus juste une politique européenne. Guillaume II se lance dans une politique mondiale et  va se heurter aux ambitions anglaises et françaises. Il finira par s'opposer au protectorat français sur le Maroc (crise marocaine, 1905) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l''''Empire Ottoman''', plus on avance dans le XIXème siècle siècle plus l’empire ottoman s’affaiblie. En effet, l'Empire Ottoman vivra  La rivalité fondamentale est entre la Russie et la Grande-Bretagne. En 1980 l’Empire Ottoman est quasiment sous la tutelle des grandes puissances. La désagrégation continue au début du XXème siècle siècle avec la conquête de la Lybie par l’Italie en 1910 au dépend de l’Empire Ottoman. De plus à partir de 1905 – 1908 on découvre du pétrole qui aiguise les appétits. La marine britannique était la première flotte du monde et à partir des 1910 décide de passer sous propulsion à base de pétrole. Depuis le pétrole est un enjeu permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''Extrême Orient''', c’est l’affrontement russo-anglais autour de la peur anglaise de voir la conquête de l’Inde par les Russes qui est un lieu fondamental pour le commerce anglais. Cette rivalité fait le malheur de l’Afghanistan qui est l’enjeu de la Russie et de la Grande-Bretagne afin d’en faire un « État-tampon » en 1879. Une rivalité nait également entre toutes les grandes puissances en Chine qui suscite les convoitises. À partir de 1840 – 1850, les grandes puissances poussent la Chine à s’ouvrir ce qui donnera naissance à des concessions internationales. Cela engendre des tensions assez importantes qui voient l’installation des européens et des japonais en Chine en même temps que l’affaiblissement de la dynastie en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès la fin du XIXème siècle, par le biais de la mondialisation, il y a une mondialisation des affrontements. Les grandes puissances exportent leurs affrontements dans le monde sauf l’Amérique du sud qui est considérée par les États-Unis comme une « zone réservée ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée de Bismarck était de détourner l’idée de revanche française vers la conquête coloniale, au contraire cela n’a fait qu’accentuer les rivalités et mondialiser les affrontements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La mise en place des systèmes d’alliances =&lt;br /&gt;
La mise en place des systèmes d’alliance est l’un des facteurs de désagrégation des conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1880 vont se constituer deux blocs ; d’un côté la « triple alliance » formée de l’Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Italie, de l’autre la « triple entente » formée de la France, la Grande-Bretagne et de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple alliance ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Alliance.png|thumb|right|Triple Alliance|La Triple Alliance entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de « duplice » pour designer l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Elle commence en 1879 par un traité. Ces deux nations étaient rivales pour réaliser l’unité des pays de langue allemande. Elles finissent par reconnaître la communauté de leurs intérêts. En 1881 est suivit un traité germano-austro-russe qui ne fonctionnera pas car leurs intérêts sont divergeant en Europe. La Russie se veut protectrice des slaves situé dans le territoire austro-hongrois. Ce traité va être remplacé par un traité germano-austro-italien qui sera conclu en 1882 puis finalisé en 1992 quand la Russie s’est retirée de l’alliance. L’Italie se rapproche de l’Allemagne car elle avait des vues sur l’Afrique du Nord et la Tunisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est constituée dès le début des années 1890. Mais en 1902 l’Italie signe un accord secret avec la France et la Grande-Bretagne ce qui en fait un partenaire peu fiable ; quand la première guerre mondiale va éclater elle se déclarera dans un premier temps neutre. Ce bloc est de type continental c’est pourquoi on parle des « puissances centrales »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple entente ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Entente.jpg|thumb|200px|alt=Triple Entente.jpg]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de traité entre les partenaires. Cela commence par un accord entre la France et la Russie en 1891 qui vient de se dégager de son alliance avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. En 1892, un traité franco-russe renforce les liens économiques. En 1904 la France et la Grande-Bretagne signent « l’Entente Cordiale » devant la montée de la « double alliance ». En 1907, la Grande-Bretagne et la Russie résolvent leur diffèrent en Extrême-Orient notamment vis-à-vis du Tibet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1902, c’est ajouté un accord militaire d’entraide entre la Grande-Bretagne et le Japon qui en fera un acteur auprès de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au système d’équilibre européen se substitue un système de deux blocs qui se font face dont l’aspect mécanique est fondé sur des accords de soutien militaire en cas d’entrée en guerre d’un des pays indépendant les uns des autres. Il y a une automaticité des alliances qui va faire engager la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La Première guerre mondiale : le suicide de l’Europe =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est à la fois le paroxysme et la concrétisation des affrontements. C’est un suicide sur le plan humain et sur le plan géopolitique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La montée des tensions ==&lt;br /&gt;
La crise de l’été 1914 n’est que la dernière d’un ensemble de crises à chaque fois plus fortes. Il y a eu d’abord la crise du Maroc donnant lieu à la conférence d’Algesiras, puis l’invasion de la Lybie par l’Italie en 1911 qui ébranle l’équilibre européen car tout ce qui touche à l’Empire Ottoman déclenche des tensions; ensuite les guerres balkaniques en 1912 – 1913 qui font office de prélude à la première guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du XXème siècle il y a une série de crises qui engendrent des tensions entre les puissances européennes. Les blocs sont en opposition et se lancent dans une « course à l’armement », d’autre part les alliances s’étendent à de nombreux autres pays en achevant les blocs et en cristallisant les oppositions. La Bulgarie, à la suite des guerres balkaniques qu’elle a provoquée et perdue, qui était autrefois allié de la Serbie, va s’allier à la « tripe alliance » pendant que la Grèce se range du côté de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la crise localisée à la guerre européenne ==&lt;br /&gt;
Ce qui provoque l’éclatement de la première guerre mondiale est l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914, qui est l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche François-Ferdinand par un extrémiste bosniaque. L’Autriche va l’utiliser comme prétexte pour accuser la Serbie afin de réduire le nationalisme serbe et pour éviter que les autres populations slaves du Sud se détachent de l’Empire Austro-Hongrois. Depuis 1870 – 1880 la Serbie était « l’épine dans le pied » de l’Empire Austro-Hongrois qui sépare les populations slaves du sud. Ainsi il est possible de se débarrasser d’un voisin gênant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Frontouest1914gf.gif|right|thumb|350px|Le front Ouest entre 1915 et 1916 - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/FrontOuest1915-16.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chronologie des évènements : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*assassinat de François-Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo&lt;br /&gt;
*l’Autriche réclame la mise en place d’une commission d’enquête sur le territoire serbe qui sera refusé et mènera à la déclaration de la guerre à la Serbie à la fin de juillet 1914 .&lt;br /&gt;
*fin juillet – mi-aout tous les pays par les systèmes d’alliance se déclarent la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*fin aout – début septembre il y a une offensive éclaire de l’Allemagne passant par la Belgique qui est stoppée en septembre 1914  aux abords de Paris donne lieu à la « bataille de la marne » et qui permet de repousser les armées allemandes.&lt;br /&gt;
*septembre – décembre 1914  c’est la « course à la mer ».&lt;br /&gt;
*décembre 1914 , le front va de la manche jusqu’à la frontière allemande.&lt;br /&gt;
*à partir de décembre 1914  – octobre 1918  les deux armées une guerre de position s’installe.&lt;br /&gt;
*1915  – 1918  la guerre des tranchées sera une véritable boucherie.&lt;br /&gt;
*1916  : Bataille de Verdun et Offensive de la Somme.&lt;br /&gt;
*printemps 1917  : Offensive du « Chemin des Dames ».&lt;br /&gt;
*été 1917  : le rapport de force change après l’entrée en guerre des États-Unis.&lt;br /&gt;
*1918 : le conflit évolue en faveur de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*novembre 1918  est signé l’armistice.&lt;br /&gt;
*Un deuxième front se met en place, la Russie entre en guerre en septembre 1914 . Elle a subi des revers important face à l’armée austro-hongroise à Tannenberg et au Lac Mazure dû à un manque de préparation. Fin 1917, la Russie quitte la guerre est signe une paix séparée avec l’Allemagne.&lt;br /&gt;
*Dans les Balkans des fronts sont lancés du côté de la Roumanie et de la Serbie alliés de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*L’ambition séculaire de la Russie est de pousser vers la Méditerranée qui ouvre un front en orient du côté de l’Empire ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:fronts1418.jpg|center|thumb|350px|Fronts de la première guerre mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mondialisation du conflit ==&lt;br /&gt;
On voit comment une crise européenne devient une crise mondiale à travers le jeu des empires et des colonies. Le conflit se mondialise très rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Le-Monde-et-le-1er-conflit-mondial-1914-18GF.gif|center|thumb|400px|Le monde et le premier conflit mondial - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/Monde1914-18.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est un conflit qui se déroule sur tous les fronts, elle est à la fois militaire sur le plan de bataille mais aussi économique concernant les approvisionnent afin d’étouffer l’adversaire ainsi qu’une guerre idéologique sur la notion de civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Dans les colonies ''': Il y a également des opérations militaires dans les colonies entre les empires au sein des colonies qui mèneront à la conquête des colonies allemandes par les anglais et les français&lt;br /&gt;
*'''Les États-Unis ''': ils entrent en guerre en 1917. Dans un premier temps ils affirment leur neutralité parce qu’ils ne veulent pas intervenir dans les affaires européenne, mais c’est aussi un pays d’immigration qui représente un microcosme européen qui pourrait mener à une guerre civile. C’est aussi un moment ou les États-Unis essaient de fortifier leur unité nationale. Les liens entre les émigrés et leur pays d’origine ne sont pas rompu d’autant plus que l’opinion publique est extrêmement partagée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Zimmermann-telegramm-offen.jpg|thumb|right|alt=Zimmermann-telegramm-offen.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des évènements vont pousser les États-Unis à entrer en guerre :&lt;br /&gt;
*le torpillage du Lusitania en 1915  par les allemands dans lequel se trouvent des passagers américains.&lt;br /&gt;
*En 1917  les allemands déclenchent la « guerre sous-marine à outrance ». Un des objectifs des puissances de l’Entente est d’étouffer économiquement les puissances centrales grâce à un blocus maritime. La stratégie allemande est de couler des navires commerciaux et militaires, cependant avec la guerre à outrance ils vont s’attaquer aussi aux navires civils.&lt;br /&gt;
*L’évènement du télégramme Zimmerman propose au Mexique une alliance contre les États-Unis pouvant leur permettre de reprendre le Texas perdu en 1845.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Le Japon''' : à partir de la fin 1914  le Japon entre en guerre.&lt;br /&gt;
*'''Empire Ottoman''' : c’est une zone stratégique alliée à l’Allemagne et par ailleurs la Russie, la Grande-Bretagne et la France ont des objectifs clairs pour l’après-guerre dans cette région du monde.&lt;br /&gt;
*'''Amérique du Sud''' : un certain nombre de pays comme le Brésil vont entrer dans la guerre de façon anecdotique pour s’affirmer sur la scène internationale mais aussi pour tenter de s’émanciper du joug américain qui devient de plus en plus pressant à partir des années 1910 . Cela va leur permettre de participer à la Conférence de la Paix en 1918 et de faire partie de la Société des Nations.&lt;br /&gt;
*'''Participation économique et humaine des Empires''' : ils mobilisent leur population dans la métropole ainsi que des soldats venant des empires comme la France en provenance d’Afrique du équatoriale et d’Algérie ou la Grande-Bretagne qui faisait venir des soldats depuis l’Empire des Indes. De même le Canada et l’Australie envoient des soldats fournissant en même temps un appui logistique et économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’inclusion de ces différentes dimensions, c'est un conflit qui est mondial. Si le principal théâtre d’opération est en Europe, son implication est mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusion =&lt;br /&gt;
C'est un conflit qui prend sa source en Europe qui est le paroxysme des affrontements intra-européens qui s’est mondialisé rapidement. La Première guerre mondiale est la conséquence de l’opposition des grandes puissances européennes en Europe et en dehors. Il est possible de la qualifier comme guerre interimpériale. C’est la concrétisation de tous les enjeux géopolitiques mais aussi l’évènement qui mènera au déclin de l’Europe et de sa domination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Foreign Affairs,. (2015). Europe without the League. Retrieved 19 September 2015, from https://www.foreignaffairs.com/articles/western-europe/1939-10-01/europe-without-league&lt;br /&gt;
*Quand l'Europe dominait le monde et ses richesses. Abo.monde-diplomatique.fr,. (2015). Retrieved 19 September 2015, from http://abo.monde-diplomatique.fr/media/pdf/atlas_histoire/10-11.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Ludovic Tournès]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27415</id>
		<title>L’Europe au centre du monde : de la fin du XIXème siècle à 1918</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27415"/>
		<updated>2015-10-03T14:10:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les empires coloniaux */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Il y a un fil conducteur qui se dégage. L’Europe domine les relations internationales jusqu’en 1918 puis elle déclina. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1918 et en 1989, c’est l’ère des superpuissances. À partir de 1989, à la fin de la Guerre froide, le monde devient multipolaire où les grands équilibres sont remis en cause avec des problèmes bien plus complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’autre fil conducteur et de voir comment se connecte les conflits européens les uns avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Système européen et ordre européen =&lt;br /&gt;
Une partie des États-nations tel la Grande-Bretagne ont pris une avance sur le reste du monde suite à la révolution industrielle qui leur donne une avance technique, politique, diplomatique et militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution industrielle en Europe va de pair avec le déclin des grands empires Asiatiques. Dès lors, les rapports de force vont changer Il faut s’interroger sur pourquoi et comment ce système européen qui domine le monde au début du {{XXe}} siècle aboutit à la fin de l’Europe en 1918.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système européen est fondé sur la domination des grandes puissances qui a été réglé en 1815 au congrès de Vienne. Il réorganise l’Europe au lendemain des guerres napoléoniennes. On assiste au XIXème siècle à une coexistence d’États-Nations anciens comme la France et la Grande-Bretagne et des plus récents comme l’Italie ou encore l’Allemagne mais aussi des empires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un système des États ==&lt;br /&gt;
Les États sont le cadre de référence depuis le milieu du XVIIème siècle puisque les RI naissent en 1648 (traite de Westphalie, fin de la guerre de 30 ans), fin du rêve médiéval d’un empire universel, rêve qui a traversé tout le Moyen-âge comme volonté de recréer un Empire Romain. Naissance du système des Etats, fin de la puissance du Saint Empire Romain Germanique, qui éclate et donne naissance a un système des Etats qui perdure jusqu’à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grands principes des relations internationales : &lt;br /&gt;
*	l’équilibre des puissances (aucune puissance ne domine les autres), &lt;br /&gt;
*	la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre Etat (chacun est maitre chez lui),&lt;br /&gt;
*	 le « Cujus regio, ejus religio » (la religion du prince doit être celle du peuple, fin des ambitions temporelles et donc du rôle politique de l’Eglise, qui était une puissance majeure au Moyen-âge, et ne garde que sa puissance spirituelle, affirmation de l’Etat-nation). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde post-traité de Westphalie est anarchique, à savoir qu'il ne soit doté d’autorité supérieure à celle des États, jusqu’en 1919). Tout Etat qui devient trop puissant voit les autres se coaliser contre lui. Chaque État veut étendre sa puissance, donc son territoire, sa puissance politique, militaire, économique, et son influence  culturelle (à partir de la fin du XIXème siècle). Ce système est strictement européen, et disparait avec la guerre de 14-18 (sauf que les Etats restent puissants) ; on assiste même aujourd’hui à un élargissement du rôle des États sur les plans intérieurs et extérieurs (interventions désormais sur les plans culturels, de la santé, de l’éducation…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== États-nations et États-empires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  les États Nations anciens ===&lt;br /&gt;
*'''Royaume-Uni''' , partisan et garantie du statu quo européen, première puissance du monde (financière, technique, militaire, diplomatique, coloniale).&lt;br /&gt;
*'''Autriche''' : c’est un Empire continental qui va jouer un rôle fondamental dans la défaite de Napoléon ; Metternich est l’ordonnateur du congrès de Vienne. C’est lui qui a tracé la carte de l’Europe de l’après 1815.&lt;br /&gt;
*'''Prusse''' : elle a été la troisième grande actrice de la coalition contre Napoléon. Entre 1815 et 1879 elle a essayé de réunir sous sa domination les régions de langue allemande issues de la décomposition du Saint-Empire Romain Germanique&lt;br /&gt;
*'''France''' : a dominée l’Europe sous Napoléon, vaincu par la coalition des partenaires précèdent. Entre 1815 et 1870 abandonne toute ambition hégémonique en Europe. Elle se rattrape par la conquête de son empire colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== les États-nation d'affirmation récente ===&lt;br /&gt;
*'''L’Allemagne''' : affirmation du nationalisme et réalisation de l’unité allemande sous l’égide de la Prusse (janvier1871), unité réalisée par la guerre (contre l’Autriche surtout, en 1866, et contre la France 1870). L’Autriche voulait créer elle-même l’Allemagne en intégrant tous les peuples de langue allemande au sein de son empire, et est opposée à l’idée prussienne d’Empire allemand indépendant de l’Autriche. &lt;br /&gt;
L’Allemagne est un Etat-nation incomplet, puisqu’elle ne comprend pas l’Autriche, ou vivent des populations de langue allemande.&lt;br /&gt;
*'''L'Italie''': morcelée jusqu’en 1861 (carte). L’unité nationale se fait par la guerre contre l’Empire austro-hongrois, au sein duquel se trouvent des populations de langue italienne. L’unité italienne est incomplète, le Trentin et l’Istrie (les Terres Irrédentes) sont des régions qui sont parties intégrantes de l’empire Austro-Hongrois. L’Italie estime qu’elle est incomplète et va tenter de récupère le Trentin et l’Istrie durant la première guerre mondiale. La France soutient l’Italie et se voit céder par cette dernière la Savoie.  Au sein de ces échanges, les volontés populaires jouent assez peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== les États-empires ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a en Europe des empires multinationaux comme la Russie, l'Autriche-Hongrie ou bien encore  l'Empire ottoman..&lt;br /&gt;
La montée du nationalisme va être l’un des facteurs fondamentaux qui va miner l’ordre européen. En 1815, on a rétabli le système dynastique et monarchique afin de:&lt;br /&gt;
*contrer les ambitions hégémoniques françaises ;&lt;br /&gt;
*endiguer le danger révolutionnaire.&lt;br /&gt;
L’ordre de Vienne se construit contre les nationalismes. En 1815, les instigateurs du Congrès de Vienne, à savoir la Russie, la Prusse et l'Autriche sont à la tête d’États monarchiques et multinationaux. Afin d’éviter des revendications d’indépendance, on oblige par la force certaines populations à se soumettre et à cohabiter, on étouffe les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du XIXème siècle, on va avoir une augmentation des revendications nationales qui vont entrainer une série de contestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le principal est l’austro-hongrois, qui est de plus en plus fragilise au cours du XIXème siècle ; il est l’un des pivots de l’ordre de Vienne de 1815 (et avec sa désagrégation vient l’effondrement de ledit ordre en 1914-18). Il est rival avec l’Allemagne (et donc la Prusse) pour un regroupement des populations allemandes. La défaite de 1866 contre la Prusse sonne le glas de ce rêve, la monarchie autrichienne est fragilise, les populations internes demandent progressivement leur autonomie, ce qui culmine avec l’éclatement de l’empire en 1919. Avant 1866 : empire autrichien. Apres : empire austro-hongrois (les Hongrois obtiennent le compromis austro-hongrois de 1867, et le partage du pouvoir : dualité et opposition entre Autrichiens et Hongrois). Montée des nationalismes, en particulier des Slaves dans les Balkans, grâce au recul de l’empire ottoman. &lt;br /&gt;
*L’Empire russe, empire immense, qui continue à s’étendre ; il est compose d’une multitude de nationalités. Cet empire est fragile, il éclate en 1918. Son territoire immense est difficile à contrôler. Les différentes populations ne veulent pas toujours se rattacher au pouvoir tsariste. &lt;br /&gt;
*L’Empire ottoman, « vieil homme malade de l’Europe », est progressivement démembré au XIXème siècle. Sa puissance militaire est en déclin. Il est en butte aux ambitions territoriales des grandes puissances européennes (Russie, Angleterre, Autriche…). Certaines puissances sont contre la désagrégation de l’Empire ottoman (jusqu’au percement du canal de Suez le Royaume-Uni ne veut pas trop affaiblir l’Empire ottoman, puisqu’il maintient l’ordre dans la région de la route des Indes et de l’Asie. Après le percement du canal, elle participera au démembrement de l’Empire). La Russie est pour cette désagrégation (vu qu’elle pousse vers les mers chaudes par les détroits du Bosphore et des Dardanelles). Il y a moult rivalités politiques et économiques pour s’approprier les richesses et territoires de&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’équilibre européen ==&lt;br /&gt;
[[Image:Congress of Vienna.PNG|right|thumb|200px|Le congrès de Vienne par Jean Godefroy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’idée d’avoir une série de grandes puissances qui fait en sorte qu’aucune ne prend l’avantage sur toutes les autres. Chacune des puissances ne doit pas dépasser les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion rompue par Napoléon est de nouveau actée au congrès de Vienne en 1815 : on pose comme principe qu’il faut maintenir cet équilibre en évitant le retour de l’hégémonie française. La Grande-Bretagne est la garante de cet équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du {{XIXe}} siècle, à chaque fois qu’il y a un État qui essaie de prendre de l’avance, on organise un congrès :&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Paris (1856)''' : règle les problèmes posés par la guerre de Crimée (1853 – 1856). La Russie est vaincue par une coalition entre la France, la Grande-Bretagne et l’Empire Ottoman ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Berlin (1878)''' : la Russie a déclenché une offensive dans les Balkan qui est repoussée ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès d’Algesiras''' : doit régler un contentieux colonial entre la France et Allemagne à propos du Maroc. La Grande-Bretagne et les États-Unis sont médiateur et laisse le Maroc à la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet équilibre fonctionne globalement jusqu’à la fin du {{XIXe}} siècle et se dérègle à partir début du {{XXe}} siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les nouvelles puissances hors d’Europe ==&lt;br /&gt;
À partir de la fin du XIXème siècle de nouvelles puissances émerges hors de l’Europe :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les '''États-Unis''' :&lt;br /&gt;
**C’est à l’origine un pays neutre qui est limité par ses 13 colonies à la façade atlantique. Il va se développer en l’espace de 50 ans sur 9,5 millions de km2, un territoire dont les ressources naturelles sont riches et qui se peuple extrêmement vite. Ce pays va se constituer sur l’immigration passant de 50 à 100 millions au début du XXe. Dès 1900, c’est la première puissance industrielle du monde, elle dépasse pratiquement celle de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunie.&lt;br /&gt;
**À partir de 1890, les États-Unis se lance à son tour dans la conquête coloniale. En 1898, il conquiert les Philippines, Cuba et Porto Rico (protectorat)&lt;br /&gt;
**À partir du début du XXème siècle les États-Unis sous la présidence de Théodore Roosevelt veut jouer un rôle dans les affaires internationales afin de devenir une puissance mondiale : c’est l’émergence d’une nouvelle puissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''Japon''' :&lt;br /&gt;
**À partir de 1868 (ère Meiji), le Japon s’est lancé dans une ère de modernisation effrénée. La Chine est l’objet de convoitises des puissances européennes. Le japon souhaite échapper à une colonisation en se modernisant pour devenir aussi puissance que les puissances occidentales. Est lancé un programme de modernisation de l’économie, de l’administration et militaire qui va en faire une puissance régionale importante.&lt;br /&gt;
**À partir de 1885 il établit un quasi protectorat sur la Corée et s’impose en Chine.&lt;br /&gt;
**En 1894 la Chine et Japon se déclarent la guerre pour le contrôle de la Corée qui se solda par une victoire nippone.&lt;br /&gt;
**La guerre russo-japonaise de 1905 est une victoire japonaise qui participa à la montée en puissance du Japon et qui s’octroie de nouveaux territoires au dépend de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Europe domine, cependant d’autres puissances émergent ce qui commence à faire évoluer l’équilibre Européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’expansion coloniale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19e siècle est marqué par la constiution d'importants empires coloniaux, notamment européens.  Les puissances coloniales contrôlent '''35%''' de la surface du globe '''en 1800''', '''85% en 1914'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un phénomène tout à fait majeur du XIXe siècle. Presque toutes les puissances européennes vont se lancer dans la conquête mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’impérialisme n’est pas seulement une conséquence du nationalisme, cela sert aussi à renforcer le prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Exemple : Allemagne'''&lt;br /&gt;
Elle n’a pas besoin économiquement de colonie ce qui remet en cause la thèse léniniste de l’impérialisme économique. C’est un État récent qui doit affirmer son autorité notamment en se projetant à l’international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expansion coloniale permet de construire les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Les empires coloniaux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Etats-nations sont aussi des Etats-empire avec le processus de colonisation. Dans l'ensemble des empires, on a une situation d'assujettissement avec une domination politique et économique. Les empire coloniaux sont avant tout des territoires à exploiter qui se fait au profit quasi-exclusif de la métropole, comme par exemple le Congo, qui est riche en matière premières de toutes sortes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7 puissances européennes (inégales) se partagent le monde:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Colonisation 1914.png|thumb|center|500px|Le monde colonisé en 1914]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Britannique : recouvrant environs 25% des terres émergées, c’est un empire sur lequel « le soleil ne se couche jamais », le plus vaste du monde s'étendant presque sur chaque partie du globe.&lt;br /&gt;
Il comprend des colonies et protectorats, où il n'y a pas de peuplement anglais aussi important que dans les dominions, qui sont des colonies de peuplement sur des terres peu peuplées où émigrent les anglais et les irlandais.  Au milieu du XIXe siècle ils évoluent vers des systèmes de « self-government » faisant toujours partie du royaume. En ce qui concerne la politique interne, les dominions jouissent d’une autonomie de gouvernement ; cependant en ce qui concerne leur politique externe, ils sont soumis à la couronne.&lt;br /&gt;
Ses colonies et protectorats comprennent donc l'Inde, le Nigéria, l’Égypte, le Soudan et la Rhodésie. &lt;br /&gt;
Le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud sont les dominions de l'Empire anglais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
**La possession des petites îles est très importante pour les empire coloniaux car la puissance d'un Etat se mesure sur la puissance de sa flotte. Les îles jouent donc le rôle de relais pour les ravitaillement en nourriture et en carburant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Français : L'empire français est le deuxième empire le plus important en superficie. Moins étandu que l'empire anglais, il est lui essentiellement concentré sur l'Afrique et l'Asie. &lt;br /&gt;
L'Algérie est la seule colonie à statut de département français où se concentre un nombre de français important (colonie de peuplement). Intégrée au territoire français, l'Algérie vivra une extrême difficulté lors de la décolonisation. &lt;br /&gt;
Ses colonies et protectorats comprennent le Sénégal, la Mauritanie, la Tunisie, le Maroc ainsi que l'Indochine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Néerlandais : comprends l’Indonésie et la Guyane néerlandaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Belge : comprend essentiellement le Congo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Portugais : détient des colonies dans la partie sud de l’Afrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Italien : comprend l’Érythrée, la Somalie et la Lybie conquise en 1911 sur l’Empire Ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La Russie: un empire continental: La Russie se lance également dans ce processus de colonisation de marge dans le Caucase et l'Asie centrale. La situation récente de la Tchétchénie, qui appartenait à l'empire russe, montre les rejeux de cette conquête russe. Propriétaire de l'Alaska, les russes vendent ce territoire aux Etat-Unis en 1867.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut y ajouter deux empires hors d’Europe, le Japon et les États-Unis :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Japon : Le Japon qui voulait se moderniser pour éviter la colonisation de ses propres terres, va monter en puissance et affirmer ses ambitions coloniales à la fin du 19e siècle. A l'issu de la guerre russo-japonaise, le Japon acquiert de nouveaux territoires et établit un protectorat sur la Corée à partir de 1895 finassant par l’annexer en 1910. Le colonialisme japonais va s’affirmer dans l’entre-deux-guerres puis connaitre son apogée durant la seconde guerre mondiale avec la conquête d’un certain nombre d’iles qui va former la « sphère de coprospérité japonaise »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*États-Unis : Né d'une révolution anticolonialiste, un fort débat va naître à la fin du 19e siècle menant à la conquête d'un petit empire. La guerre contre l'Espagne en 1898 va se traduire par la défaite espagnol qui délaissera le reste de ses colonies aux Etats-Unis. Porto-Rico, Cuba, les Philippines et quelques îles feront parti du nouvel empire des Etats-Unis. Fin 1860, les Etats-Unis détiendront également Hawaii ainsi que l'Alaska. &lt;br /&gt;
Leur empire va finalement se concentrer sur une puissance économique et non coloniale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la crise de 1929, une partie des forces coloniales vont voir dans leur empire un moyen de la surmonter. Les empires se replient sur leur économie en créant des « marchés préférentiels » pour échapper au marasme économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La justification officielle revient au discours renvoyant à leur « mission civilisatrice ». Cependant il cache très mal une entreprise de domination politique, économique et culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rivalités entre puissances coloniales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La course aux colonies'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conquête de nouvelles terres va créer une rivalité entre les différents colonisateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Conférence de Berlin (1884-1885): organisée par le chancelier Bismarck, elle avait pour but de partager des zones d'influence entre les puissances économiques et grands empires européens, tel que l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne ainsi que la Belgique. L'intérêt de Bismarck était d'éviter la revanche de la France et va dans un premier temps favoriser la colonisation française pour l'éloigner de l'Allemagne. L’idée est de leur faciliter les choses en les incitants à coloniser l’Afrique du nord mais il décide de faciliter la colonisation de l’Égypte par la Grande-Bretagne. En même temps l’Allemagne s’attribue le Togo et le Cameroun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, Bismarck ne fit que mondialiser le problème: les rapports conflictuels entre certains pays d'Europe ne se limitèrent pas aux frontières européennes et s'exportèrent à l'étranger, créant ainsi dans trois régions du monde un terrain d'affrontement colonial; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Kongokonferenz.jpg|thumb|right|300px|Représentation de la conférence de Berlin (en 1884) où sont réunis les représentants des puissances européennes.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L''''Afrique'''&lt;br /&gt;
Au début du 18e siècle, l'Afrique est pratiquement indépendante. A la fin du 19e, début 20e siècle, elle sera presque entièrement colonisée. Fondamentalement considérée comme un partage des parts  les rivalités persistent en Afrique:&lt;br /&gt;
*Il y a un partage des zones d’influence qui se fait n’empêchant pas les puissances européennes d’être en rivalité. &lt;br /&gt;
*L’objectif de la Grande-Bretagne est de se créer un empire colonial qui va du Caire au Cap. Dans le même temps les français souhaitent se créer un empire qui va de Dakar à Djibouti. Au croisement se trouve le sud Soudan et Fachoda qui est l’emblème de la rivalité coloniale en 1898 qui se résout au bénéfice des anglais.&lt;br /&gt;
*La France qui obtient la possibilité de poursuivre sa colonisation jusqu'à la Tunisie, entre en conflit avec l'Italie qui avait l'espoir de faire de même (Tunisie 1881) *L'Allemagne qui avait favorisé fin 18e l'extension de la France en Afrique du nord change de position. Après 1890 la politique allemande change,  et n'est plus juste une politique européenne. Guillaume II se lance dans une politique mondiale et  va se heurter aux ambitions anglaises et françaises. Il finira par s'opposer au protectorat français sur le Maroc (crise marocaine, 1905) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l''''Empire Ottoman''', plus on avance dans le XIXème siècle siècle plus l’empire ottoman s’affaiblie. En effet, l'Empire Ottoman vivra  La rivalité fondamentale est entre la Russie et la Grande-Bretagne. En 1980 l’Empire Ottoman est quasiment sous la tutelle des grandes puissances. La désagrégation continue au début du XXème siècle siècle avec la conquête de la Lybie par l’Italie en 1910 au dépend de l’Empire Ottoman. De plus à partir de 1905 – 1908 on découvre du pétrole qui aiguise les appétits. La marine britannique était la première flotte du monde et à partir des 1910 décide de passer sous propulsion à base de pétrole. Depuis le pétrole est un enjeu permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''Extrême Orient''', c’est l’affrontement russo-anglais autour de la peur anglaise de voir la conquête de l’Inde par les Russes qui est un lieu fondamental pour le commerce anglais. Cette rivalité fait le malheur de l’Afghanistan qui est l’enjeu de la Russie et de la Grande-Bretagne afin d’en faire un « État-tampon » en 1879. Une rivalité nait également entre toutes les grandes puissances en Chine qui suscite les convoitises. À partir de 1840 – 1850, les grandes puissances poussent la Chine à s’ouvrir ce qui donnera naissance à des concessions internationales. Cela engendre des tensions assez importantes qui voient l’installation des européens et des japonais en Chine en même temps que l’affaiblissement de la dynastie en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès la fin du XIXème siècle, par le biais de la mondialisation, il y a une mondialisation des affrontements. Les grandes puissances exportent leurs affrontements dans le monde sauf l’Amérique du sud qui est considérée par les États-Unis comme une « zone réservée ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée de Bismarck était de détourner l’idée de revanche française vers la conquête coloniale, au contraire cela n’a fait qu’accentuer les rivalités et mondialiser les affrontements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La mise en place des systèmes d’alliances =&lt;br /&gt;
La mise en place des systèmes d’alliance est l’un des facteurs de désagrégation des conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1880 vont se constituer deux blocs ; d’un côté la « triple alliance » formée de l’Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Italie, de l’autre la « triple entente » formée de la France, la Grande-Bretagne et de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple alliance ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Alliance.png|thumb|right|Triple Alliance|La Triple Alliance entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de « duplice » pour designer l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Elle commence en 1879 par un traité. Ces deux nations étaient rivales pour réaliser l’unité des pays de langue allemande. Elles finissent par reconnaître la communauté de leurs intérêts. En 1881 est suivit un traité germano-austro-russe qui ne fonctionnera pas car leurs intérêts sont divergeant en Europe. La Russie se veut protectrice des slaves situé dans le territoire austro-hongrois. Ce traité va être remplacé par un traité germano-austro-italien qui sera conclu en 1882 puis finalisé en 1992 quand la Russie s’est retirée de l’alliance. L’Italie se rapproche de l’Allemagne car elle avait des vues sur l’Afrique du Nord et la Tunisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est constituée dès le début des années 1890. Mais en 1902 l’Italie signe un accord secret avec la France et la Grande-Bretagne ce qui en fait un partenaire peu fiable ; quand la première guerre mondiale va éclater elle se déclarera dans un premier temps neutre. Ce bloc est de type continental c’est pourquoi on parle des « puissances centrales »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple entente ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Entente.jpg|thumb|200px|alt=Triple Entente.jpg]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de traité entre les partenaires. Cela commence par un accord entre la France et la Russie en 1891 qui vient de se dégager de son alliance avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. En 1892, un traité franco-russe renforce les liens économiques. En 1904 la France et la Grande-Bretagne signent « l’Entente Cordiale » devant la montée de la « double alliance ». En 1907, la Grande-Bretagne et la Russie résolvent leur diffèrent en Extrême-Orient notamment vis-à-vis du Tibet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1902, c’est ajouté un accord militaire d’entraide entre la Grande-Bretagne et le Japon qui en fera un acteur auprès de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au système d’équilibre européen se substitue un système de deux blocs qui se font face dont l’aspect mécanique est fondé sur des accords de soutien militaire en cas d’entrée en guerre d’un des pays indépendant les uns des autres. Il y a une automaticité des alliances qui va faire engager la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La Première guerre mondiale : le suicide de l’Europe =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est à la fois le paroxysme et la concrétisation des affrontements. C’est un suicide sur le plan humain et sur le plan géopolitique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La montée des tensions ==&lt;br /&gt;
La crise de l’été 1914 n’est que la dernière d’un ensemble de crises à chaque fois plus fortes. Il y a eu d’abord la crise du Maroc donnant lieu à la conférence d’Algesiras, puis l’invasion de la Lybie par l’Italie en 1911 qui ébranle l’équilibre européen car tout ce qui touche à l’Empire Ottoman déclenche des tensions; ensuite les guerres balkaniques en 1912 – 1913 qui font office de prélude à la première guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du XXème siècle il y a une série de crises qui engendrent des tensions entre les puissances européennes. Les blocs sont en opposition et se lancent dans une « course à l’armement », d’autre part les alliances s’étendent à de nombreux autres pays en achevant les blocs et en cristallisant les oppositions. La Bulgarie, à la suite des guerres balkaniques qu’elle a provoquée et perdue, qui était autrefois allié de la Serbie, va s’allier à la « tripe alliance » pendant que la Grèce se range du côté de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la crise localisée à la guerre européenne ==&lt;br /&gt;
Ce qui provoque l’éclatement de la première guerre mondiale est l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914, qui est l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche François-Ferdinand par un extrémiste bosniaque. L’Autriche va l’utiliser comme prétexte pour accuser la Serbie afin de réduire le nationalisme serbe et pour éviter que les autres populations slaves du Sud se détachent de l’Empire Austro-Hongrois. Depuis 1870 – 1880 la Serbie était « l’épine dans le pied » de l’Empire Austro-Hongrois qui sépare les populations slaves du sud. Ainsi il est possible de se débarrasser d’un voisin gênant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Frontouest1914gf.gif|right|thumb|350px|Le front Ouest entre 1915 et 1916 - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/FrontOuest1915-16.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chronologie des évènements : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*assassinat de François-Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo&lt;br /&gt;
*l’Autriche réclame la mise en place d’une commission d’enquête sur le territoire serbe qui sera refusé et mènera à la déclaration de la guerre à la Serbie à la fin de juillet 1914 .&lt;br /&gt;
*fin juillet – mi-aout tous les pays par les systèmes d’alliance se déclarent la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*fin aout – début septembre il y a une offensive éclaire de l’Allemagne passant par la Belgique qui est stoppée en septembre 1914  aux abords de Paris donne lieu à la « bataille de la marne » et qui permet de repousser les armées allemandes.&lt;br /&gt;
*septembre – décembre 1914  c’est la « course à la mer ».&lt;br /&gt;
*décembre 1914 , le front va de la manche jusqu’à la frontière allemande.&lt;br /&gt;
*à partir de décembre 1914  – octobre 1918  les deux armées une guerre de position s’installe.&lt;br /&gt;
*1915  – 1918  la guerre des tranchées sera une véritable boucherie.&lt;br /&gt;
*1916  : Bataille de Verdun et Offensive de la Somme.&lt;br /&gt;
*printemps 1917  : Offensive du « Chemin des Dames ».&lt;br /&gt;
*été 1917  : le rapport de force change après l’entrée en guerre des États-Unis.&lt;br /&gt;
*1918 : le conflit évolue en faveur de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*novembre 1918  est signé l’armistice.&lt;br /&gt;
*Un deuxième front se met en place, la Russie entre en guerre en septembre 1914 . Elle a subi des revers important face à l’armée austro-hongroise à Tannenberg et au Lac Mazure dû à un manque de préparation. Fin 1917, la Russie quitte la guerre est signe une paix séparée avec l’Allemagne.&lt;br /&gt;
*Dans les Balkans des fronts sont lancés du côté de la Roumanie et de la Serbie alliés de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*L’ambition séculaire de la Russie est de pousser vers la Méditerranée qui ouvre un front en orient du côté de l’Empire ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:fronts1418.jpg|center|thumb|350px|Fronts de la première guerre mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mondialisation du conflit ==&lt;br /&gt;
On voit comment une crise européenne devient une crise mondiale à travers le jeu des empires et des colonies. Le conflit se mondialise très rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Le-Monde-et-le-1er-conflit-mondial-1914-18GF.gif|center|thumb|400px|Le monde et le premier conflit mondial - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/Monde1914-18.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est un conflit qui se déroule sur tous les fronts, elle est à la fois militaire sur le plan de bataille mais aussi économique concernant les approvisionnent afin d’étouffer l’adversaire ainsi qu’une guerre idéologique sur la notion de civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Dans les colonies ''': Il y a également des opérations militaires dans les colonies entre les empires au sein des colonies qui mèneront à la conquête des colonies allemandes par les anglais et les français&lt;br /&gt;
*'''Les États-Unis ''': ils entrent en guerre en 1917. Dans un premier temps ils affirment leur neutralité parce qu’ils ne veulent pas intervenir dans les affaires européenne, mais c’est aussi un pays d’immigration qui représente un microcosme européen qui pourrait mener à une guerre civile. C’est aussi un moment ou les États-Unis essaient de fortifier leur unité nationale. Les liens entre les émigrés et leur pays d’origine ne sont pas rompu d’autant plus que l’opinion publique est extrêmement partagée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Zimmermann-telegramm-offen.jpg|thumb|right|alt=Zimmermann-telegramm-offen.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des évènements vont pousser les États-Unis à entrer en guerre :&lt;br /&gt;
*le torpillage du Lusitania en 1915  par les allemands dans lequel se trouvent des passagers américains.&lt;br /&gt;
*En 1917  les allemands déclenchent la « guerre sous-marine à outrance ». Un des objectifs des puissances de l’Entente est d’étouffer économiquement les puissances centrales grâce à un blocus maritime. La stratégie allemande est de couler des navires commerciaux et militaires, cependant avec la guerre à outrance ils vont s’attaquer aussi aux navires civils.&lt;br /&gt;
*L’évènement du télégramme Zimmerman propose au Mexique une alliance contre les États-Unis pouvant leur permettre de reprendre le Texas perdu en 1845.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Le Japon''' : à partir de la fin 1914  le Japon entre en guerre.&lt;br /&gt;
*'''Empire Ottoman''' : c’est une zone stratégique alliée à l’Allemagne et par ailleurs la Russie, la Grande-Bretagne et la France ont des objectifs clairs pour l’après-guerre dans cette région du monde.&lt;br /&gt;
*'''Amérique du Sud''' : un certain nombre de pays comme le Brésil vont entrer dans la guerre de façon anecdotique pour s’affirmer sur la scène internationale mais aussi pour tenter de s’émanciper du joug américain qui devient de plus en plus pressant à partir des années 1910 . Cela va leur permettre de participer à la Conférence de la Paix en 1918 et de faire partie de la Société des Nations.&lt;br /&gt;
*'''Participation économique et humaine des Empires''' : ils mobilisent leur population dans la métropole ainsi que des soldats venant des empires comme la France en provenance d’Afrique du équatoriale et d’Algérie ou la Grande-Bretagne qui faisait venir des soldats depuis l’Empire des Indes. De même le Canada et l’Australie envoient des soldats fournissant en même temps un appui logistique et économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’inclusion de ces différentes dimensions, c'est un conflit qui est mondial. Si le principal théâtre d’opération est en Europe, son implication est mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusion =&lt;br /&gt;
C'est un conflit qui prend sa source en Europe qui est le paroxysme des affrontements intra-européens qui s’est mondialisé rapidement. La Première guerre mondiale est la conséquence de l’opposition des grandes puissances européennes en Europe et en dehors. Il est possible de la qualifier comme guerre interimpériale. C’est la concrétisation de tous les enjeux géopolitiques mais aussi l’évènement qui mènera au déclin de l’Europe et de sa domination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Foreign Affairs,. (2015). Europe without the League. Retrieved 19 September 2015, from https://www.foreignaffairs.com/articles/western-europe/1939-10-01/europe-without-league&lt;br /&gt;
*Quand l'Europe dominait le monde et ses richesses. Abo.monde-diplomatique.fr,. (2015). Retrieved 19 September 2015, from http://abo.monde-diplomatique.fr/media/pdf/atlas_histoire/10-11.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Ludovic Tournès]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_diffusion_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_en_Europe_continentale&amp;diff=27381</id>
		<title>La diffusion de la révolution industrielle en Europe continentale</title>
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		<updated>2015-10-01T13:56:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les pays précocement industrialisés (Belgique, France et Suisse : 1770 - 1810) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= En Europe continentale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays précocement industrialisés (Belgique, France et Suisse : 1770 - 1810) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:William Cockerill.jpg|thumb|Portrait de William Cockerill.]]&lt;br /&gt;
L’Angleterre est le seul pays industrialisé au début, dans un monde encore agraire. La voie anglaise est une voie polarisée ; cette voie se base sur le développement de trois secteurs : le textile (coton), la sidérurgie et l’industrie mécanique. Ceci s’est accompagné d’une concentration géographique du changement (ex. Lancashire pour le textile, industrie métallurgique à Birmingham). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Viennent ensuite la Belgique, la France et la Suisse (ainsi que les Etats-Unis, que nous traiterons séparément). Ces pays suivent de très près l’Angleterre. La Belgique, la Suisse et la France décollent à peu près 10 ans après l’Angleterre (1770-1810), et à la fin des guerres napoléoniennes, la Belgique est déjà capable de concurrencer l’Angleterre. Le chemin suivi par ces trois pays est de très près celui du modèle anglais, et les entrepreneurs et techniciens anglais y jouent un rôle crucial. La logique mercantiliste qui se développe au cours du XVIIIème siècle oblige à adopter les méthodes anglaises afin de ne pas dépendre de l’étranger et afin de fournir du travail à la population. L’Angleterre attise la convoitise. Le savoir-faire est empirique, et il faut donc acquérir la technique par le biais de l’observation. La France et la Belgique accueillent donc des entrepreneurs anglais sur leur sol. On pense à Cockerill en Belgique ou aux frères Wilkinson : clairement, tout part du textile. Mais pour créer les machines nécessaires à l’industrie du textile, il faut du fer, et cela va donner naissance à la sidérurgie. Un exemple est le fils de William Cockerill qui crée les premières mines belge. Une fois avoir extrait le fer, on doit créer la taule avec des laminoirs. Au final, les entreprises Cockerill vont également créer des ateliers de mécanique et créer les premières locomotives en Belgique. On voit donc émerger des complexes industriels gigantesques, où tout le processus de production est dirigé par une seule entreprise.&lt;br /&gt;
Dans les années 1815, des ouvriers britanniques viennent développer la sidérurgie. L’espionnage sert aussi, on envoie des missions en Angleterre et on soudoie les ouvriers et les techniciens (une expédition d’espionnage française permet de soudoyer un ouvrier travaillant dans une fabrique de boutons à Birmingham). On copie l’organisation du travail et la division des tâches ainsi que les techniques de production. La méfiance se développe. La diffusion se poursuit donc à l’ombre des réseaux de sociabilité qui transcendent les frontières. L’Angleterre garde jalousement le secret de son développement (interdiction d’exporter des machines, artisans interdits de voyager), mais dès 1824, le parlement britannique commence à s’interroger sur la pertinence de ce protectionnisme pour une question de pragmatisme : les Anglais se rendent compte qu’ils peuvent gagner de l’argent en exportant des machines. Les usines étaient au départ un moyen de garder les secrets mais les Anglais finissent par relâcher la contrainte (à partir de 1842 à peu près). La mécanisation se développe et les savoirs se transmettent encore à de nouveau pays à partir du milieu du XIXème siècle. L’enchaînement du développement entre les secteurs se fait de manière plus linéaire en Belgique et en France qu’en Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Angleterre, il n’y a pas d’intervention massive de l’Etat dans l’industrialisation, tout le rôle est assumé par les entrepreneurs, tandis qu’en Belgique et en France, l’Etat ou certains groupements proches de l’Etat n’hésitent pas à appuyer des groupes d’espions et à encourager les entrepreneurs. L’Etat belge joue par exemple un rôle très actif dans la création de la Société Générale, tandis qu’en France l’Etat est à l’origine de la création de la première usine sidérurgique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution industrielle est plus fulgurante en Belgique qu’en France, bien que la France soit le pays le plus peuplé d’Europe occidentale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pays de la deuxième vague==&lt;br /&gt;
L’Empire allemand (qui connaît une industrialisation fulgurante) et certaines parties de l’Empire austro-hongrois (Autriche et Bohème, soit Tchéquie). On peut y dater le démarrage de la révolution industrielle aux alentours de 1840-1860. Le retard est donc considérable par rapport à l’Angleterre. La transition s’y fait cependant très rapidement. L’Allemagne se spécialise dans la production de biens de production (machines). &lt;br /&gt;
Quatre facteurs influencent la révolution industrielle allemande : &lt;br /&gt;
-	La présence de techniciens et d’entrepreneurs anglais ou français voire belges, &lt;br /&gt;
-	Le rôle important de l’industrie lourde,&lt;br /&gt;
-	L’intervention du capital étranger, &lt;br /&gt;
-	Le système bancaire plus élaboré et engagé. &lt;br /&gt;
Les Français jouent un rôle particulièrement actif dans la diffusion de la révolution industrielle au reste de l’Europe. Le transfert des savoirs se fait de manière plus facile et plus active. Le financement des investissements provient de capitaux étrangers : les Français, les Belges, les Suisses et les Anglais ayant accumule du capital étranger, ils peuvent lancer la révolution industrielle d’outre-Rhin. Les banques jouent un rôle important dans le financement de l’industrie allemande. Des places boursières sont déjà développées à Paris ou à Londres, ainsi que les banques…grâce à la capacité de collecte de l’épargne qui a suivi la révolution industrielle dans ces pays. &lt;br /&gt;
Vu que la révolution industrielle y apparaît plus tardivement, l’Allemagne bénéficie des innovations et inventions qui ont émergea en Angleterre, en France… L’industrie lourde (métallurgie, sidérurgie, industrie chimique, armement) est centrale dans la révolution industrielle en Allemagne (le textile est par exemple considéré comme étant une industrie légère). L’investissement est donc plus coûteux et se fait sur le long terme (vu que le capital fixe est plus important) et le chemin de fer joue un rôle central en Allemagne ; entre 1850 et 1870, l’Allemagne construit des milliers kilomètres de voie ferrée par an. La richesse des sous-sols aide l’Allemagne, notamment la présence du charbon dans la Ruhr (la production de charbon allemande égale celle de la France en 1840 avant de la devancer et de devenir 13 fois plus élevée en 1913. A la veille de la guerre mondiale, l’Allemagne produit 60% du charbon mondial).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le niveau d’éducation y est particulièrement élevé (seulement 20% de la pop adulte est illettrée, pour 44% en Angleterre et 46% en France), et le gouvernement met rapidement en place un système de formation technique et un enseignement généralisé.&lt;br /&gt;
Très tôt, Bismarck crée les assurances sociales et permet aux ouvriers de faire face aux maladies et aux aléas de l’existence. Vers 1890, l’emploi public en Allemagne est plus important qu’en Angleterre. La part des dépenses publiques dans le PIB  est deux fois supérieure qu’outre-manche.&lt;br /&gt;
L’Allemagne s’industrialise de manière très rapide. A la veille de la première guerre mondiale, l’Allemagne s’est hissée au premier rang des pays industrialisés d’Europe, tandis que l’Autriche-Hongrie, deuxième pays de la 2nd vague, n’est qu’à la 10ème place. L’Allemagne retourne dès 1869 à une forme de protectionnisme afin de protéger sa production (école de Friedrich Liest). Il y a une alliance plutôt favorable entre les grands propriétaires fonciers et les industriels, aucune des deux catégories n’ayant foi en le libre échange (le blé des Etats-Unis concurrence déjà les produits allemands).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays tard-venus (Espagne, Italie, Russie et Suède : 1860 - 1890 ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Espagne, l’Italie, la Suède et l’Empire russe. Ce sont des « pays de la périphérie ». La révolution industrielle n’y arrive qu’en 1860-1890. Ces pays sont partiellement industrialises (certaines régions uniquement, ex. Catalogne en Espagne).&lt;br /&gt;
La Russie est un cas intéressant. L’Etat joue un rôle extrêmement important, puisque la décision d’industrialiser le pays est venue du Tsar Alexandre II. La population russe est figée, il n’y a pas de dynamique entrepreneuriale, comme celle qui a fait la force de l’Angleterre, et cela bien que les élites russes avaient des contacts avec les pays d’Europe de l’Ouest. Le Tsar fait la constatation d’un retard très fort et prend la décision géostratégique de mettre la Russie sur la voie de l’industrialisation. L’enjeu est de maintenir la souveraineté nationale et d’impulser un secteur permettant de renforcer l’armée. L’approvisionnement commence auprès des partenaires, mais ceci devient problématique. L’abolition du servage afin que la main-d’œuvre ainsi libérée puisse se mouvoir vers le secteur industriel (à peu près 25 millions de personnes) devient prioritaire. La Russie est confrontée à la concurrence étrangère à cause de son industrialisation tardive. L’Etat actionne donc plusieurs politiques, telles que le financement de l’industrie (les capitaux étrangers demeurent très importants malgré tout) et assure par ses commandes des débouches aux produits nationaux. L’Etat ouvre la Russie aux capitaux étrangers pour le financement des chemins de fer. Les Français aident les Russes à se constituer un capital industriel conséquent. On considère en 1913 que 90% des mines appartiennent à des étrangers, 50% dans le textile, et 30-40% dans la métallurgie. 1/3 des capitaux étrangers en Russie sont français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays qui ne se sont pas industrialisés au XIXème siècle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les pays complémentaires de la Grande-Bretagne : Pays-Bas, Portugal, Danemark.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les anciennes colonies de l’Empire ottoman : Albanie, Bulgarie, Grèce, Roumanie et Ex-Yougoslavie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les futurs pays mais qui font encore parti d’un empire (on parle de colonies intérieures : Pologne et Finlande (Russie), Hongrie (empire Austro-Hongrois), Irlande (Grande-Bretagne) et Norvège (Suède).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais tous ces pays ne représentent que 10% de la population européenne. Donc, 90% de la population a basculée vers une civilisation industrielle et de plus en plus urbanisée. L’industrialisation a été rapide et a touchée la quasi-totalité des européens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Alexander Gerschenkron == &lt;br /&gt;
Alexander Gerschenkron est un historien des années 1960 qui  met l’accent sur le retard au lieu de glorifier les premiers pays à s’être industrialisés construisant sa théorie par l’arrière. Pour lui, plus un pays était en retard, plus on a investi massivement et donc plus l’industrialisation a été rapide et les technologies seront modernes. L’Angleterre commence avec beaucoup de petites usines qui grandissent. En Allemagne, l’industrialisation débute tout de suite avec des investissements massifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus sont fabriqués des biens de production, des biens industriels (le fer par exemple, en opposition aux biens de consommation comme le textile).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Angleterre, plus le temps passe, plus il y a d’innovations et plus les usines sont vieilles. Donc, les nouveaux pays qui s’industrialisent utilisent directement les nouvelles technologies et ont donc des usines plus performantes que les pays de la première vague.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus le rôle des banques et de l’État sera important. L’État de l’Europe du XIXème siècle intervient rarement en temps qu’investisseur. Toutefois, c’est lui qui crée les écoles de formation, qui lance la construction de chemins de fer, ou l’armement, ce qui dynamise l’économie. Plus on avance dans la révolution, plus l'État a un rôle dans le développement. Les banques aussi jouent un rôle plus important car les investissements sont de plus en plus importants, et les banques prêtent de plus en plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus le pays est en retard, plus les pressions sur les travailleurs sont importantes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les trois éléments fondamentaux de la théorie de Gerschenkron :&lt;br /&gt;
*le développement européen a été la référence pour les pays du tiers monde. Or, Gerschenkron insiste sur le fait qu’il n’y a pas un seul type d’industrialisation. Par exemple, l’industrialisation n’a pas été la même que ce soit dans l’industrie lourde ou celle du textile. Il n’y a pas un seul mode de développement comme on l’a longtemps admis. Avec le temps, l’État s’investi de plus en plus dans l’économie et l’industrie ;&lt;br /&gt;
*le retard peut être avantageux, car ces pays disposent dès le début de leur industrialisation de technologies modernes ;&lt;br /&gt;
*un des reproches que l’on peut faire à la théorie de Gerschenkron est qu’il évoque le retard de développement sans pour autant le définir. De plus, sa théorie ne prend pas en compte le facteur humain et l’influence qu’il a eu sur l’industrialisation : par exemple, l’intérêt soudain des nobles britanniques pour l’agronomie, ce qui a permis le débloquement de la société agraire. Il ne prend pas en compte également le taux d’alphabétisation et d’éducation des population qui a parfois joué un rôle important comme au Danemark ou en Suisse où à la fin du XIXème siècle 90% de la population sait lire et écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les causes de la précocité de la révolution industrielle en Suisse =&lt;br /&gt;
La Suisse fait figure d’exception dans l’histoire de la révolution industrielle. Avant la révolution, elle présentait des désavantages, des handicapes par rapport aux autres pays comme la France et la Belgique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le paradoxe suisse et les handicaps du pays ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’absence de matières premières''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne produit pas de charbon, or il est a priori indispensable à l’industrialisation étant donné que les machines tournent au charbon et il faut donc l’importer. Mais le charbon est lourd et le transport extrêmement cher. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un territoire peu propice'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est avant tout un pays alpin. La présence de montagnes a pour effet immédiat d’empêcher le développement d’une agriculture performante car il n’y a pas de grandes plaines. De plus la Suisse n’a aucun accès direct à la mer, ce qui rend le transport de marchandise encore plus difficile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un faible marché intérieur'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse de 1800 est peu peuplée, on y trouve à peine deux milions d’habitants.  On a donc un marché intérieur réduit, avec très peu de consommateurs potentiels. Dans les autres pays industrialisés, il y a des dizaines de millions d‘habitants et autant de consommateurs potentiels, ce qui leur donne une base solide contrairement à la Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''La position géographique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse n'a pas d'accès à la mer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les atouts de la Suisse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''une main d’œuvre abondante''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant très longtemps, on a cru que les Alpes étaient très pauvres. Mais dans les grands bassins industriels, si on meurt c’est avant tout à cause de la mauvaise hygiène, et particulièrement de la mauvaise qualité des eaux. Or en montagne, les eaux sont extrêmement pures, ce qui cause une mortalité moins forte, en particulier chez les enfants. De plus, les vaches permettent un accès rapide au lait, ce qui renforce les nourrissons et les enfants. Enfin, l’élevage n’a pas besoin de beaucoup de main d’œuvre. Les employeurs vont donc être attiré par cette main d’œuvre abondante car les salaires seront bas.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une main d’œuvre qualifiée'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, en 1900, 90% des adultes sont alphabétisés. Cela est dû à l’imbrication des catholiques et des protestants dans la société. La réforme protestante demande que tous les protestants sachent lire la Bible, et par logique la contre réforme catholique insiste à l’alphabétisation pour ne pas perdre ses fidèles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’insuffisance des terres agricoles a poussé à l’activité industrielle''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, encore plus qu’ailleurs, les petits paysans ont complétés leur revenu avec une activité proto-industrielle. On se retrouve donc, au début de la révolution industrielle, avec une masse de paysans qui n’ont plus de revenus mais qui grasse à la proto-industrie savent manier des machines comme les métiers à tisser. Il sont donc moins long à former, et on voie comment la proto-industrie a bien préparé l’industrialisation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''La présence de ressources hydrauliques'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse profite, avec son environnement montagnard, de la présence de torrents, de rivières et autre cours d’eau qui produisent de l’énergie hydraulique. Ainsi, le désavantage de ne pas disposer de charbon est compensé par une autre source d’énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le choix d’une voie spécifique ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’exportation'''&lt;br /&gt;
Avec un marché intérieur trop petit, la Suisse se lance dans l’exportation. Vers 1830, la Suisse exporte chaque année 18$ par habitant, contre 10$ pour le Royaume-Uni, 7$ pour la Belgique et 3$ en moyenne pour toute l’Europe. Pour être bon en exportation, il faut être meilleur que ses concurrents. Il faut donc se focaliser sur des marchés spécifiques pour faire en sorte que les produits &amp;quot;made in Suisse&amp;quot; soient les meilleurs sur le marché.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une haute spécialisation : l’exemple du textile'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne va pas concurrencer l’Angleterre sur le textile de base car cette dernière domine ce marché. La Suisse va proposer des textiles plus raffinés comme la soie, les tissus brodés qui sont des produits de très bonne qualité. Ce segment de marcher est petit mais la Suisse n’a pas besoin de vendre énormément pour se développer étant donné qu’il n’y a que deux millions d’habitants.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte valeur ajoutée : l’exemple de l’horlogerie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour fabriquer une montre, on a essentiellement besoin d’acier. L’importation est certes couteuse mais avec une petite quantité d’acier, il est possible de produire beaucoup de montres. De plus, avec une main d’œuvre de qualité et hautement spécialisée, le prix va fortement augmenter par rapport au véritable coût de fabrication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les étapes du démarrage ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''la filature : 1800 - 1820'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’organisation de la production est différente en Suisse à cause de l’absence de charbon. De plus, pour se différencier des productions textiles de l’Angleterre notamment, on va chercher à ajouter de la valeur au textile en ayant recourt à la teinture, pour rendre l’objet plus attractif et plus rare, donc plus cher.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extension vers la métallurgie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec un développement du chemin de fer au milieu du XIXème siècle, il devient possible d’amener vers la Suisse l’excédant de production de la sidérurgie belge ou française. Dès lors, la métallurgie peut commencer à se développer en Suisse. On commence à créer des machines-outils,qui remplacent le travail de l’artisan. La production est de plus en plus précise et pointue. La Suisse se dirige également petit à petit vers la l’industrie de la chimie, avec la combinaison des machines-outils et du savoir acquis avec la teinture de textile. Enfin, le développement de la chimie permet la naissance de l’industrie de l’alimentaire et pharmaceutique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse a une chaîne d’industrialisation plus longue qui dure une centaine d’années (1800 à 1900) contre 50 à 60 ans pour la France et la Belgique. Bien que la Suisse soit un &amp;quot;nain&amp;quot; dans la quantité exportée soit dix fois moins que l’Angleterre, elle exporte 60 dollars par habitant par an en moyenne contre dix huit en moyenne en Europe en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les caractéristiques majeures de la Suisse à la veille de la première guerre mondiale ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un niveau de vie élevé''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le PIB suisse est de 895$ par habitant contre 550$ par an en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte proportion d’étranger'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A Genève en 1910, 42% de la population est étrangère, ce chiffre était de 38% en 2005. Ces immigrés sont principalement allemands et italiens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extraversion'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est portée vers l’extérieur avec à cause de sa nécessité d’exporter. Mais les capitaux suisses sont également investis à l’extérieur du pays. La Suisse a été un des pays pionniers pour la création d’entreprises multinationales. L’administration est en Suisse, mais des usines sont rependues un peu partout en Europe. Nestlé, l’industrie pharmaceutique de Bale, Sulzer sont déjà toutes des multinationales en 1910.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une faible urbanisation''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1910, 57% de la population européenne habite en ville. En Suisse il n’y a à peine que 37% d’urbanisation. De plus, laSuisse n’a pas de grandes villes avec plus de 200 000 habitants en 1910. Cela s’explique par la présence de montagnes dans une majeure partie de la Suisse ce qui limite les possibilités de développer de grands centres urbains. De plus,l’industrialisation a été légère et éparpillée, contrairement au nord de laFrance où on a de grands bassins industriels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La problématique du développement des petits pays européens =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:David ricardo.jpg|thumb|Portrait de David Ricardo.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des petits pays dans lesquels la révolution industrielle n’est pas diffusée. Le Portugal et le Danemark sont des pays complémentaires à l’Angleterre qui ont leurs caractéristiques et leur voie de développement propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer, il faut s'intéresser à la théorie des avantages comparatif conceptualisée par David Riccardo : dans un marché parfait il y a intérêt à produire ce dans quoi on est le meilleur, c’est-à-dire le moins cher ou ce le produit avec les meilleures caractéristiques. Il faut concentrer ces forces sur cette avantage, vendre ces produits, gagner de l’argent et acheter des produits à des pays qui ont un meilleur avantage comparatif. En d’autres termes, dans cette logique chacun se spécialise là où il a un avantage comparatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une économie aurait un fonctionnement optimal si chacun se spécialise là où il est le meilleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;border:1px solid #000000;padding:1em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Dans un monde simplifié, composé de deux pays produisant deux biens, si le pays A doit renoncer à 3 unités du bien x pour produire une unité supplémentaire du bien y, tandis que le pays B doit renoncer à seulement 2 unités du bien x pour produire une unité de y, alors chaque pays s’enrichira si A se consacre à la production de x tandis que B se spécialise dans celle de y. En effet, le pays A pourra échanger une unité de x contre entre 1/3 et 1/2 d’unité de y (contre seulement 1/3 en autarcie), tandis que le pays B échangera une unité de y contre entre 2 et 3 unités de x (contre seulement 2 en autarcie).''&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le Portugal : le prototype de la complémentarité menant à la pauvreté ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ricardo, dans son système économique, établie que dans un marché parfait, on a intérêt a produire ce dans quoi on est le meilleur soit où on peut produire le moins cher, ou où on peut produire la meilleure qualité en relation aux concurrents. Si on a cette aptitude, il faut se focaliser à 100% dessus, éliminer la concurrence et avec l’argent, acheter dans des secteurs où les autres sont les meilleurs pour se nourrir de cela et donc avoir accès à des produits de bonnes qualité. Chacun se spécialise dans la production où il a un avantage en comparaison aux autres. Si tout le monde applique cette règles des avantages comparatifs, alors le monde serait parfait. Il prend pour exemple le traité de Methuen en 1703.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un traité de libre-échange entre le Portugal et l’Angleterre. Les anglais sont libres de vendre de la laine anglaise au Portugal, sans que les agents douaniers leur fassent payer la moindre taxe. En échange, les portugais peuvent vendre en Angleterre leur vin également sans la moindre taxe. Les anglais vendaient la laine, ce dans quoi ils étaient les meilleurs. Au Portugal, on ne peu pas faire de la laine, mais ils font du vin mieux que n’importe qui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans cet échange, on a d’un coté un produit manufacturé, issu de l’industrie britannique et de l’autre, on a un produit issu de l’agriculture. Ceci a pour conséquence que le Portugal est resté dans une économie agricole. Quand des petits entrepreneurs portugais on voulu concurrencer avec le textile anglais, ils n’ont pas pu rivaliser à cause de l’arrivé massive des produits britannique, qui en plus n’étaient pas taxés.C’est là une des racines de la non industrialisation du Portugal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1822, le Portugal perd le Brésil. Jusqu’alors, le Brésil était contraint d’acheter portugais, mais une fois libre, ils ont commencé a acheter des produits qui n’était pas issus de la métropole, car ils on trouvé des produits équivalents et moins chers. Dès lors,le Portugal dépend totalement du marché anglais, car ils ne se sont pas industrialisé. En 1850, 80% des exportations portugaises sont vers l’Angleterre. On a une production mono-sectorielle (le vin) et dépendante des anglais. De plus à la fin du XIXème siècle, les anglais demandent de moins en moins de porto, ils se mettent a préférer le vin français. Le Portugal sombre, et les habitants gagnent à peine 400$ par an en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Danemark : le prototype d’une complémentarité menant à la richesse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Angleterre commence à s’industrialiser en important des céréales de l’étranger grâce a sa flotte. Et le Danemark est l’un des grenier à blé de l’Angleterre, et comme avec le Portugal, les deux pays signent un traité de libre-échange. Au début du XIXème siècle, tout va bien au Danemark,mais en 1873, les blés américains arrivent en Europe ce qui cause une énorme crise agricole. Le Danemark qui s’est spécialisé dans l’agriculture, et qui n’est pas industrialisé et n’a qu’un client dominant qui est l’Angleterre. Mais au lieu de sombrer comme le Portugal, le Danemark a pus se reconvertir. Il est resté dans l’agriculture, mais a développé l’élevage et sa production de produits laitiers, ainsi que le lard, les œufs, que consomment les anglais (le petit déjeuné anglais est d’ailleurs en réalité le un petit déjeuné typiquement danois). Le Danemark a donc gardé sa dépendance vis a vis de l’Angleterre, mais une c’est une dépendance positive.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela fut possible grâce à :&lt;br /&gt;
*une main d’œuvre paysanne éduquée : On a pu expliquer aux paysans danois les problèmes lié au blé arrivé d’Amérique, et a qui on a pu apprendre rapidement les règles de l’élevage.&lt;br /&gt;
*un gouvernement danois qui mène une politique économique et sociale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le roi du Danemark et les noble possédaient toutes les terres agricoles. Le gouvernement a racheté les terres et les adonné aux paysans. Il a pu les racheter parce que avec l’arrivée des céréales américaines, le prix des terre avait chuté car elle rapportaient moins qu’avant. Donc si le paysan produit plus, il en profite directement, et ne donne pas ses bénéfices aux nobles. L’État a organisé les paysans en coopératives. On a des fermes familiales, mais également des coopératives de paysans. Un paysans tout seul ne peut pas acheter une machine a traire ou une machine a pasteuriser, mais ensemble, dans une coopérative, on peu se le permettre, ce qui améliore les productions. Durant les années de dépression entre 1873 et 1890, l’État met en place l’assurance chômage en 1886 pour permettre aux paysans de pouvoir passer la reconversion entre agriculture de céréales et élevage. On met en place également une assurance vieillesse. Le gouvernement sait que les vieux paysans ne pourront pas se reconvertir car trop ils sont trop âgés, donc on leur accorde tout de même de l’argent, pour ne pas les laisser démunie.  En 1913, le danois gagne 885$ par an, contre 550$ en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_diffusion_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_en_Europe_continentale&amp;diff=27380</id>
		<title>La diffusion de la révolution industrielle en Europe continentale</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_diffusion_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_en_Europe_continentale&amp;diff=27380"/>
		<updated>2015-10-01T13:56:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* En Europe continentale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= En Europe continentale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays précocement industrialisés (Belgique, France et Suisse : 1770 - 1810) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:William Cockerill.jpg|thumb|Portrait de William Cockerill.]]&lt;br /&gt;
L’Angleterre est le seul pays industrialisé au début, dans un monde encore agraire. La voie anglaise est une voie polarisée ; cette voie se base sur le développement de trois secteurs : le textile (coton), la sidérurgie et l’industrie mécanique. Ceci s’est accompagné d’une concentration géographique du changement (ex. Lancashire pour le textile, industrie métallurgique à Birmingham). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Viennent ensuite la Belgique, la France et la Suisse (ainsi que les Etats-Unis, que nous traiterons séparément). Ces pays suivent de très près l’Angleterre. La Belgique, la Suisse et la France décollent à peu près 10 ans après l’Angleterre (1770-1810), et à la fin des guerres napoléoniennes, la Belgique est déjà capable de concurrencer l’Angleterre. Le chemin suivi par ces trois pays est de très près celui du modèle anglais, et les entrepreneurs et techniciens anglais y jouent un rôle crucial. La logique mercantiliste qui se développe au cours du XVIIIème siècle oblige à adopter les méthodes anglaises afin de ne pas dépendre de l’étranger et afin de fournir du travail à la population. L’Angleterre attise la convoitise. Le savoir-faire est empirique, et il faut donc acquérir la technique par le biais de l’observation. La France et la Belgique accueillent donc des entrepreneurs anglais sur leur sol. On pense à Cockerill en Belgique ou aux frères Wilkinson : clairement, tout part du textile. Mais pour créer les machines nécessaires à l’industrie du textile, il faut du fer, et cela va donner naissance à la sidérurgie. Un exemple est le fils de William Cockerill qui crée les premières mines belge. Une fois avoir extrait le fer, on doit créer la taule avec des laminoirs. Au final, les entreprises Cockerill vont également créer des ateliers de mécanique et créer les premières locomotives en Belgique. On voit donc émerger des complexes industriels gigantesques, où tout le processus de production est dirigé par une seule entreprise.&lt;br /&gt;
 Dans les années 1815, des ouvriers britanniques viennent développer la sidérurgie. L’espionnage sert aussi, on envoie des missions en Angleterre et on soudoie les ouvriers et les techniciens (une expédition d’espionnage française permet de soudoyer un ouvrier travaillant dans une fabrique de boutons à Birmingham). On copie l’organisation du travail et la division des tâches ainsi que les techniques de production. La méfiance se développe. La diffusion se poursuit donc à l’ombre des réseaux de sociabilité qui transcendent les frontières. L’Angleterre garde jalousement le secret de son développement (interdiction d’exporter des machines, artisans interdits de voyager), mais dès 1824, le parlement britannique commence à s’interroger sur la pertinence de ce protectionnisme pour une question de pragmatisme : les Anglais se rendent compte qu’ils peuvent gagner de l’argent en exportant des machines. Les usines étaient au départ un moyen de garder les secrets mais les Anglais finissent par relâcher la contrainte (à partir de 1842 à peu près). La mécanisation se développe et les savoirs se transmettent encore à de nouveau pays à partir du milieu du XIXème siècle. L’enchaînement du développement entre les secteurs se fait de manière plus linéaire en Belgique et en France qu’en Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Angleterre, il n’y a pas d’intervention massive de l’Etat dans l’industrialisation, tout le rôle est assumé par les entrepreneurs, tandis qu’en Belgique et en France, l’Etat ou certains groupements proches de l’Etat n’hésitent pas à appuyer des groupes d’espions et à encourager les entrepreneurs. L’Etat belge joue par exemple un rôle très actif dans la création de la Société Générale, tandis qu’en France l’Etat est à l’origine de la création de la première usine sidérurgique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution industrielle est plus fulgurante en Belgique qu’en France, bien que la France soit le pays le plus peuplé d’Europe occidentale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pays de la deuxième vague==&lt;br /&gt;
L’Empire allemand (qui connaît une industrialisation fulgurante) et certaines parties de l’Empire austro-hongrois (Autriche et Bohème, soit Tchéquie). On peut y dater le démarrage de la révolution industrielle aux alentours de 1840-1860. Le retard est donc considérable par rapport à l’Angleterre. La transition s’y fait cependant très rapidement. L’Allemagne se spécialise dans la production de biens de production (machines). &lt;br /&gt;
Quatre facteurs influencent la révolution industrielle allemande : &lt;br /&gt;
-	La présence de techniciens et d’entrepreneurs anglais ou français voire belges, &lt;br /&gt;
-	Le rôle important de l’industrie lourde,&lt;br /&gt;
-	L’intervention du capital étranger, &lt;br /&gt;
-	Le système bancaire plus élaboré et engagé. &lt;br /&gt;
Les Français jouent un rôle particulièrement actif dans la diffusion de la révolution industrielle au reste de l’Europe. Le transfert des savoirs se fait de manière plus facile et plus active. Le financement des investissements provient de capitaux étrangers : les Français, les Belges, les Suisses et les Anglais ayant accumule du capital étranger, ils peuvent lancer la révolution industrielle d’outre-Rhin. Les banques jouent un rôle important dans le financement de l’industrie allemande. Des places boursières sont déjà développées à Paris ou à Londres, ainsi que les banques…grâce à la capacité de collecte de l’épargne qui a suivi la révolution industrielle dans ces pays. &lt;br /&gt;
Vu que la révolution industrielle y apparaît plus tardivement, l’Allemagne bénéficie des innovations et inventions qui ont émergea en Angleterre, en France… L’industrie lourde (métallurgie, sidérurgie, industrie chimique, armement) est centrale dans la révolution industrielle en Allemagne (le textile est par exemple considéré comme étant une industrie légère). L’investissement est donc plus coûteux et se fait sur le long terme (vu que le capital fixe est plus important) et le chemin de fer joue un rôle central en Allemagne ; entre 1850 et 1870, l’Allemagne construit des milliers kilomètres de voie ferrée par an. La richesse des sous-sols aide l’Allemagne, notamment la présence du charbon dans la Ruhr (la production de charbon allemande égale celle de la France en 1840 avant de la devancer et de devenir 13 fois plus élevée en 1913. A la veille de la guerre mondiale, l’Allemagne produit 60% du charbon mondial).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le niveau d’éducation y est particulièrement élevé (seulement 20% de la pop adulte est illettrée, pour 44% en Angleterre et 46% en France), et le gouvernement met rapidement en place un système de formation technique et un enseignement généralisé.&lt;br /&gt;
Très tôt, Bismarck crée les assurances sociales et permet aux ouvriers de faire face aux maladies et aux aléas de l’existence. Vers 1890, l’emploi public en Allemagne est plus important qu’en Angleterre. La part des dépenses publiques dans le PIB  est deux fois supérieure qu’outre-manche.&lt;br /&gt;
L’Allemagne s’industrialise de manière très rapide. A la veille de la première guerre mondiale, l’Allemagne s’est hissée au premier rang des pays industrialisés d’Europe, tandis que l’Autriche-Hongrie, deuxième pays de la 2nd vague, n’est qu’à la 10ème place. L’Allemagne retourne dès 1869 à une forme de protectionnisme afin de protéger sa production (école de Friedrich Liest). Il y a une alliance plutôt favorable entre les grands propriétaires fonciers et les industriels, aucune des deux catégories n’ayant foi en le libre échange (le blé des Etats-Unis concurrence déjà les produits allemands).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays tard-venus (Espagne, Italie, Russie et Suède : 1860 - 1890 ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Espagne, l’Italie, la Suède et l’Empire russe. Ce sont des « pays de la périphérie ». La révolution industrielle n’y arrive qu’en 1860-1890. Ces pays sont partiellement industrialises (certaines régions uniquement, ex. Catalogne en Espagne).&lt;br /&gt;
La Russie est un cas intéressant. L’Etat joue un rôle extrêmement important, puisque la décision d’industrialiser le pays est venue du Tsar Alexandre II. La population russe est figée, il n’y a pas de dynamique entrepreneuriale, comme celle qui a fait la force de l’Angleterre, et cela bien que les élites russes avaient des contacts avec les pays d’Europe de l’Ouest. Le Tsar fait la constatation d’un retard très fort et prend la décision géostratégique de mettre la Russie sur la voie de l’industrialisation. L’enjeu est de maintenir la souveraineté nationale et d’impulser un secteur permettant de renforcer l’armée. L’approvisionnement commence auprès des partenaires, mais ceci devient problématique. L’abolition du servage afin que la main-d’œuvre ainsi libérée puisse se mouvoir vers le secteur industriel (à peu près 25 millions de personnes) devient prioritaire. La Russie est confrontée à la concurrence étrangère à cause de son industrialisation tardive. L’Etat actionne donc plusieurs politiques, telles que le financement de l’industrie (les capitaux étrangers demeurent très importants malgré tout) et assure par ses commandes des débouches aux produits nationaux. L’Etat ouvre la Russie aux capitaux étrangers pour le financement des chemins de fer. Les Français aident les Russes à se constituer un capital industriel conséquent. On considère en 1913 que 90% des mines appartiennent à des étrangers, 50% dans le textile, et 30-40% dans la métallurgie. 1/3 des capitaux étrangers en Russie sont français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays qui ne se sont pas industrialisés au XIXème siècle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les pays complémentaires de la Grande-Bretagne : Pays-Bas, Portugal, Danemark.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les anciennes colonies de l’Empire ottoman : Albanie, Bulgarie, Grèce, Roumanie et Ex-Yougoslavie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les futurs pays mais qui font encore parti d’un empire (on parle de colonies intérieures : Pologne et Finlande (Russie), Hongrie (empire Austro-Hongrois), Irlande (Grande-Bretagne) et Norvège (Suède).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais tous ces pays ne représentent que 10% de la population européenne. Donc, 90% de la population a basculée vers une civilisation industrielle et de plus en plus urbanisée. L’industrialisation a été rapide et a touchée la quasi-totalité des européens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Alexander Gerschenkron == &lt;br /&gt;
Alexander Gerschenkron est un historien des années 1960 qui  met l’accent sur le retard au lieu de glorifier les premiers pays à s’être industrialisés construisant sa théorie par l’arrière. Pour lui, plus un pays était en retard, plus on a investi massivement et donc plus l’industrialisation a été rapide et les technologies seront modernes. L’Angleterre commence avec beaucoup de petites usines qui grandissent. En Allemagne, l’industrialisation débute tout de suite avec des investissements massifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus sont fabriqués des biens de production, des biens industriels (le fer par exemple, en opposition aux biens de consommation comme le textile).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Angleterre, plus le temps passe, plus il y a d’innovations et plus les usines sont vieilles. Donc, les nouveaux pays qui s’industrialisent utilisent directement les nouvelles technologies et ont donc des usines plus performantes que les pays de la première vague.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus le rôle des banques et de l’État sera important. L’État de l’Europe du XIXème siècle intervient rarement en temps qu’investisseur. Toutefois, c’est lui qui crée les écoles de formation, qui lance la construction de chemins de fer, ou l’armement, ce qui dynamise l’économie. Plus on avance dans la révolution, plus l'État a un rôle dans le développement. Les banques aussi jouent un rôle plus important car les investissements sont de plus en plus importants, et les banques prêtent de plus en plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus le pays est en retard, plus les pressions sur les travailleurs sont importantes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les trois éléments fondamentaux de la théorie de Gerschenkron :&lt;br /&gt;
*le développement européen a été la référence pour les pays du tiers monde. Or, Gerschenkron insiste sur le fait qu’il n’y a pas un seul type d’industrialisation. Par exemple, l’industrialisation n’a pas été la même que ce soit dans l’industrie lourde ou celle du textile. Il n’y a pas un seul mode de développement comme on l’a longtemps admis. Avec le temps, l’État s’investi de plus en plus dans l’économie et l’industrie ;&lt;br /&gt;
*le retard peut être avantageux, car ces pays disposent dès le début de leur industrialisation de technologies modernes ;&lt;br /&gt;
*un des reproches que l’on peut faire à la théorie de Gerschenkron est qu’il évoque le retard de développement sans pour autant le définir. De plus, sa théorie ne prend pas en compte le facteur humain et l’influence qu’il a eu sur l’industrialisation : par exemple, l’intérêt soudain des nobles britanniques pour l’agronomie, ce qui a permis le débloquement de la société agraire. Il ne prend pas en compte également le taux d’alphabétisation et d’éducation des population qui a parfois joué un rôle important comme au Danemark ou en Suisse où à la fin du XIXème siècle 90% de la population sait lire et écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les causes de la précocité de la révolution industrielle en Suisse =&lt;br /&gt;
La Suisse fait figure d’exception dans l’histoire de la révolution industrielle. Avant la révolution, elle présentait des désavantages, des handicapes par rapport aux autres pays comme la France et la Belgique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le paradoxe suisse et les handicaps du pays ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’absence de matières premières''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne produit pas de charbon, or il est a priori indispensable à l’industrialisation étant donné que les machines tournent au charbon et il faut donc l’importer. Mais le charbon est lourd et le transport extrêmement cher. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un territoire peu propice'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est avant tout un pays alpin. La présence de montagnes a pour effet immédiat d’empêcher le développement d’une agriculture performante car il n’y a pas de grandes plaines. De plus la Suisse n’a aucun accès direct à la mer, ce qui rend le transport de marchandise encore plus difficile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un faible marché intérieur'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse de 1800 est peu peuplée, on y trouve à peine deux milions d’habitants.  On a donc un marché intérieur réduit, avec très peu de consommateurs potentiels. Dans les autres pays industrialisés, il y a des dizaines de millions d‘habitants et autant de consommateurs potentiels, ce qui leur donne une base solide contrairement à la Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''La position géographique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse n'a pas d'accès à la mer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les atouts de la Suisse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''une main d’œuvre abondante''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant très longtemps, on a cru que les Alpes étaient très pauvres. Mais dans les grands bassins industriels, si on meurt c’est avant tout à cause de la mauvaise hygiène, et particulièrement de la mauvaise qualité des eaux. Or en montagne, les eaux sont extrêmement pures, ce qui cause une mortalité moins forte, en particulier chez les enfants. De plus, les vaches permettent un accès rapide au lait, ce qui renforce les nourrissons et les enfants. Enfin, l’élevage n’a pas besoin de beaucoup de main d’œuvre. Les employeurs vont donc être attiré par cette main d’œuvre abondante car les salaires seront bas.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une main d’œuvre qualifiée'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, en 1900, 90% des adultes sont alphabétisés. Cela est dû à l’imbrication des catholiques et des protestants dans la société. La réforme protestante demande que tous les protestants sachent lire la Bible, et par logique la contre réforme catholique insiste à l’alphabétisation pour ne pas perdre ses fidèles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’insuffisance des terres agricoles a poussé à l’activité industrielle''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, encore plus qu’ailleurs, les petits paysans ont complétés leur revenu avec une activité proto-industrielle. On se retrouve donc, au début de la révolution industrielle, avec une masse de paysans qui n’ont plus de revenus mais qui grasse à la proto-industrie savent manier des machines comme les métiers à tisser. Il sont donc moins long à former, et on voie comment la proto-industrie a bien préparé l’industrialisation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''La présence de ressources hydrauliques'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse profite, avec son environnement montagnard, de la présence de torrents, de rivières et autre cours d’eau qui produisent de l’énergie hydraulique. Ainsi, le désavantage de ne pas disposer de charbon est compensé par une autre source d’énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le choix d’une voie spécifique ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’exportation'''&lt;br /&gt;
Avec un marché intérieur trop petit, la Suisse se lance dans l’exportation. Vers 1830, la Suisse exporte chaque année 18$ par habitant, contre 10$ pour le Royaume-Uni, 7$ pour la Belgique et 3$ en moyenne pour toute l’Europe. Pour être bon en exportation, il faut être meilleur que ses concurrents. Il faut donc se focaliser sur des marchés spécifiques pour faire en sorte que les produits &amp;quot;made in Suisse&amp;quot; soient les meilleurs sur le marché.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une haute spécialisation : l’exemple du textile'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne va pas concurrencer l’Angleterre sur le textile de base car cette dernière domine ce marché. La Suisse va proposer des textiles plus raffinés comme la soie, les tissus brodés qui sont des produits de très bonne qualité. Ce segment de marcher est petit mais la Suisse n’a pas besoin de vendre énormément pour se développer étant donné qu’il n’y a que deux millions d’habitants.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte valeur ajoutée : l’exemple de l’horlogerie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour fabriquer une montre, on a essentiellement besoin d’acier. L’importation est certes couteuse mais avec une petite quantité d’acier, il est possible de produire beaucoup de montres. De plus, avec une main d’œuvre de qualité et hautement spécialisée, le prix va fortement augmenter par rapport au véritable coût de fabrication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les étapes du démarrage ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''la filature : 1800 - 1820'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’organisation de la production est différente en Suisse à cause de l’absence de charbon. De plus, pour se différencier des productions textiles de l’Angleterre notamment, on va chercher à ajouter de la valeur au textile en ayant recourt à la teinture, pour rendre l’objet plus attractif et plus rare, donc plus cher.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extension vers la métallurgie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec un développement du chemin de fer au milieu du XIXème siècle, il devient possible d’amener vers la Suisse l’excédant de production de la sidérurgie belge ou française. Dès lors, la métallurgie peut commencer à se développer en Suisse. On commence à créer des machines-outils,qui remplacent le travail de l’artisan. La production est de plus en plus précise et pointue. La Suisse se dirige également petit à petit vers la l’industrie de la chimie, avec la combinaison des machines-outils et du savoir acquis avec la teinture de textile. Enfin, le développement de la chimie permet la naissance de l’industrie de l’alimentaire et pharmaceutique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse a une chaîne d’industrialisation plus longue qui dure une centaine d’années (1800 à 1900) contre 50 à 60 ans pour la France et la Belgique. Bien que la Suisse soit un &amp;quot;nain&amp;quot; dans la quantité exportée soit dix fois moins que l’Angleterre, elle exporte 60 dollars par habitant par an en moyenne contre dix huit en moyenne en Europe en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les caractéristiques majeures de la Suisse à la veille de la première guerre mondiale ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un niveau de vie élevé''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le PIB suisse est de 895$ par habitant contre 550$ par an en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte proportion d’étranger'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A Genève en 1910, 42% de la population est étrangère, ce chiffre était de 38% en 2005. Ces immigrés sont principalement allemands et italiens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extraversion'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est portée vers l’extérieur avec à cause de sa nécessité d’exporter. Mais les capitaux suisses sont également investis à l’extérieur du pays. La Suisse a été un des pays pionniers pour la création d’entreprises multinationales. L’administration est en Suisse, mais des usines sont rependues un peu partout en Europe. Nestlé, l’industrie pharmaceutique de Bale, Sulzer sont déjà toutes des multinationales en 1910.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une faible urbanisation''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1910, 57% de la population européenne habite en ville. En Suisse il n’y a à peine que 37% d’urbanisation. De plus, laSuisse n’a pas de grandes villes avec plus de 200 000 habitants en 1910. Cela s’explique par la présence de montagnes dans une majeure partie de la Suisse ce qui limite les possibilités de développer de grands centres urbains. De plus,l’industrialisation a été légère et éparpillée, contrairement au nord de laFrance où on a de grands bassins industriels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La problématique du développement des petits pays européens =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:David ricardo.jpg|thumb|Portrait de David Ricardo.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des petits pays dans lesquels la révolution industrielle n’est pas diffusée. Le Portugal et le Danemark sont des pays complémentaires à l’Angleterre qui ont leurs caractéristiques et leur voie de développement propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer, il faut s'intéresser à la théorie des avantages comparatif conceptualisée par David Riccardo : dans un marché parfait il y a intérêt à produire ce dans quoi on est le meilleur, c’est-à-dire le moins cher ou ce le produit avec les meilleures caractéristiques. Il faut concentrer ces forces sur cette avantage, vendre ces produits, gagner de l’argent et acheter des produits à des pays qui ont un meilleur avantage comparatif. En d’autres termes, dans cette logique chacun se spécialise là où il a un avantage comparatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une économie aurait un fonctionnement optimal si chacun se spécialise là où il est le meilleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;border:1px solid #000000;padding:1em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Dans un monde simplifié, composé de deux pays produisant deux biens, si le pays A doit renoncer à 3 unités du bien x pour produire une unité supplémentaire du bien y, tandis que le pays B doit renoncer à seulement 2 unités du bien x pour produire une unité de y, alors chaque pays s’enrichira si A se consacre à la production de x tandis que B se spécialise dans celle de y. En effet, le pays A pourra échanger une unité de x contre entre 1/3 et 1/2 d’unité de y (contre seulement 1/3 en autarcie), tandis que le pays B échangera une unité de y contre entre 2 et 3 unités de x (contre seulement 2 en autarcie).''&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le Portugal : le prototype de la complémentarité menant à la pauvreté ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ricardo, dans son système économique, établie que dans un marché parfait, on a intérêt a produire ce dans quoi on est le meilleur soit où on peut produire le moins cher, ou où on peut produire la meilleure qualité en relation aux concurrents. Si on a cette aptitude, il faut se focaliser à 100% dessus, éliminer la concurrence et avec l’argent, acheter dans des secteurs où les autres sont les meilleurs pour se nourrir de cela et donc avoir accès à des produits de bonnes qualité. Chacun se spécialise dans la production où il a un avantage en comparaison aux autres. Si tout le monde applique cette règles des avantages comparatifs, alors le monde serait parfait. Il prend pour exemple le traité de Methuen en 1703.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un traité de libre-échange entre le Portugal et l’Angleterre. Les anglais sont libres de vendre de la laine anglaise au Portugal, sans que les agents douaniers leur fassent payer la moindre taxe. En échange, les portugais peuvent vendre en Angleterre leur vin également sans la moindre taxe. Les anglais vendaient la laine, ce dans quoi ils étaient les meilleurs. Au Portugal, on ne peu pas faire de la laine, mais ils font du vin mieux que n’importe qui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans cet échange, on a d’un coté un produit manufacturé, issu de l’industrie britannique et de l’autre, on a un produit issu de l’agriculture. Ceci a pour conséquence que le Portugal est resté dans une économie agricole. Quand des petits entrepreneurs portugais on voulu concurrencer avec le textile anglais, ils n’ont pas pu rivaliser à cause de l’arrivé massive des produits britannique, qui en plus n’étaient pas taxés.C’est là une des racines de la non industrialisation du Portugal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1822, le Portugal perd le Brésil. Jusqu’alors, le Brésil était contraint d’acheter portugais, mais une fois libre, ils ont commencé a acheter des produits qui n’était pas issus de la métropole, car ils on trouvé des produits équivalents et moins chers. Dès lors,le Portugal dépend totalement du marché anglais, car ils ne se sont pas industrialisé. En 1850, 80% des exportations portugaises sont vers l’Angleterre. On a une production mono-sectorielle (le vin) et dépendante des anglais. De plus à la fin du XIXème siècle, les anglais demandent de moins en moins de porto, ils se mettent a préférer le vin français. Le Portugal sombre, et les habitants gagnent à peine 400$ par an en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Danemark : le prototype d’une complémentarité menant à la richesse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Angleterre commence à s’industrialiser en important des céréales de l’étranger grâce a sa flotte. Et le Danemark est l’un des grenier à blé de l’Angleterre, et comme avec le Portugal, les deux pays signent un traité de libre-échange. Au début du XIXème siècle, tout va bien au Danemark,mais en 1873, les blés américains arrivent en Europe ce qui cause une énorme crise agricole. Le Danemark qui s’est spécialisé dans l’agriculture, et qui n’est pas industrialisé et n’a qu’un client dominant qui est l’Angleterre. Mais au lieu de sombrer comme le Portugal, le Danemark a pus se reconvertir. Il est resté dans l’agriculture, mais a développé l’élevage et sa production de produits laitiers, ainsi que le lard, les œufs, que consomment les anglais (le petit déjeuné anglais est d’ailleurs en réalité le un petit déjeuné typiquement danois). Le Danemark a donc gardé sa dépendance vis a vis de l’Angleterre, mais une c’est une dépendance positive.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela fut possible grâce à :&lt;br /&gt;
*une main d’œuvre paysanne éduquée : On a pu expliquer aux paysans danois les problèmes lié au blé arrivé d’Amérique, et a qui on a pu apprendre rapidement les règles de l’élevage.&lt;br /&gt;
*un gouvernement danois qui mène une politique économique et sociale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le roi du Danemark et les noble possédaient toutes les terres agricoles. Le gouvernement a racheté les terres et les adonné aux paysans. Il a pu les racheter parce que avec l’arrivée des céréales américaines, le prix des terre avait chuté car elle rapportaient moins qu’avant. Donc si le paysan produit plus, il en profite directement, et ne donne pas ses bénéfices aux nobles. L’État a organisé les paysans en coopératives. On a des fermes familiales, mais également des coopératives de paysans. Un paysans tout seul ne peut pas acheter une machine a traire ou une machine a pasteuriser, mais ensemble, dans une coopérative, on peu se le permettre, ce qui améliore les productions. Durant les années de dépression entre 1873 et 1890, l’État met en place l’assurance chômage en 1886 pour permettre aux paysans de pouvoir passer la reconversion entre agriculture de céréales et élevage. On met en place également une assurance vieillesse. Le gouvernement sait que les vieux paysans ne pourront pas se reconvertir car trop ils sont trop âgés, donc on leur accorde tout de même de l’argent, pour ne pas les laisser démunie.  En 1913, le danois gagne 885$ par an, contre 550$ en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=M%C3%A9canismes_structurels_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27379</id>
		<title>Mécanismes structurels de la révolution industrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=M%C3%A9canismes_structurels_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27379"/>
		<updated>2015-10-01T13:50:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* La simplicité de la technique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Carnegie steel ohio panorama.jpg|center|1000px|vignette|''Industrialisation massive :'' panorama sur les usines sidérurgiques Andrew Carnegie à Youngstown dans l'Ohio, 1910.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le coût des investissements =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amorce de la 1ère révolution industrielle a mobilisé peu de capital car le niveau technique était très bas, et limitait la nécessité de capital fixe. Peu de machines, peu d’ouvriers, un local : voilà ce dont on avait besoin à la fin du XVIIIème siècle pour monter une activité industrielle.&lt;br /&gt;
Le capital nécessaire pour mettre un actif au travail dans la manufacture en Angleterre à la fin du XVIIIème siècle représentait 4 à 5 mois de salaire masculin, l’autofinancement est donc possible. Dans les pays du tiers-monde, en 1950, 300 à 350 mois de salaire masculin (x80 a peu près) étaient nécessaires, et ces chiffres sont toujours très élevés de nos jours. Ce faible coût s’explique par la technologie peu avancée : les machines, composées de bois et de métal pour l’essentiel, ne nécessitent pas de compétences particulières, et la main-d’œuvre requise pour construire ces machines est peu qualifiée, donc peu chère. Ce cout faible de l’investissement consacre une classe nouvelle d’entrepreneurs issus de classes artisanales. Ils impulsent ces innovations. &lt;br /&gt;
On emploie n’importe quel hangar pour stocker les machines. Le capital circulant – matières premières - est légèrement plus important mais est financé par des emprunts bancaires. &lt;br /&gt;
Les profits sont investis, entre autres, dans d’autres pays et servent à la diffusion de la révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les profits =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le niveau de profits réalisés est particulièrement élevé : 20-30% de taux de profit (dépendamment des secteurs évidemment) ; ceci permet l’accumulation du capital et son réinvestissement. Dans les années, 1950, ce taux tombe à 10%, puis à 5% dans les années 1970. Ces taux de profits élevés expliquent le développement des entreprises : si le capital initial est peu élevé, et peut être regroupe par des particuliers, l’accumulation financière sert par la suite a de nouveaux investissements plus importants au sein d’expériences industrielles nouvelles. Le processus d’industrialisation est donc accéléré, ainsi que le développement économique, par l’investissement et l’innovation rendus possibles. Le sens moral du pouvoir d’employer l’argent dans des activités productives marque les esprits en Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La taille des entreprises =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== L’absence d’une taille optimale ou minimale ==&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, les entreprises doivent avoir une certaine taille pour résister aux crises, alors que durant la révolution industrielle, avec le coût d’entrée modeste, on voit une multitude de très petites entreprises en terme de capital, mais qui peuvent se permettre d’employer beaucoup de personnes car il y a toujours de la demande et la main d’œuvre est très peu chère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Alfred Krupp.jpg|thumb|180px|right|Alfred Krupp.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exemple Krupp ==&lt;br /&gt;
Krupp, le géant de l’industrie allemande, va commencer avec 142 employés, ce qui est peu pour l’époque. L’entreprise va petit à petit s’étendre jusqu'à atteindre dans les années 1960 les 100000 employés. Au début de la révolution, la taille ne compte pas mais avec les crises, seules les plus grands résistent et rachètent les plus petits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les coûts de transport =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Des coûts élevés : un atout au début de l’industrialisation ==&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1840 et les bateaux à vapeur, le coup des transports est très élevé. Au début, étant donné que les usines avaient un faible rayon d’influence dû à la quantité limité de transports fiable, on voit apparaître beaucoup de petites usines. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les couts de transport sont élevés et jouent comme une barrière douanière, un atout pour l’industrialisation. Ils permettent, au niveau local, un isolement des marchés. La révolution industrielle est d’ailleurs un phénomène local et régional au début (en Angleterre la région du Lancashire, soit de Manchester, en France le Nord et l’Alsace, en Espagne la Catalogne, aux Etats-Unis la Nouvelle-Angleterre, soit la région de Boston). Si on arrive à être concurrentiels dans un rayon de 50km, les coûts de transports font que la concurrence n’est pas élevée, et ne vient pas d’ailleurs. Les couts de transport élevés jouent un rôle encore plus important dans le développement international puisque l’Europe est au début protégée de la concurrence anglaise, vu que les Anglais étaient bien en avancé. Cela joue le rôle de « barrières douanières ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces coûts des transports diminuent avec le développement des infrastructures et du chemin de fer au cours du XIXème siècle, notamment après 1850.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les conditions sociales en matière d’emploi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Lh1 03.jpg|vignette|right|200px|Carreau de mine de La Houve à Creutzwald (Lorraine).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une fluidité sociale assez importante. Les paysans qui sont tombés en faillite viennent demander du travail à l’industrie. On ne parle pas de la fluidité positive, comme le petit marchand qui deviens très riche, mais plutôt négative avec des milliers d’hommes qui cherchent un emplois à bas salaire. De plus, il n’y a aucune loi sociale pour les protéger.&lt;br /&gt;
Les bas salaires et le travail des femmes et des enfants permettent le développement industriel. Le salaire représentait le minimum nécessaire pour la survie. L’absence de frein et de protection sociale a permis d’importantes baisses de salaires ; la main-d’œuvre est fluide, des fils de paysans se dirigent ainsi vers les usines. Une autre conséquence des faibles salaries est la non obligation de partager les profits, ce qui permet l’accumulation des capitaux et les profits élevés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’industrialisation se fait par la participation active du travail des femmes et des enfants. Evidemment, les femmes travaillaient dans l’agriculture, mais leur travail dans l’industrie est permis par le type particulier de mécanisation : celle-ci requiert plus d’habileté que de force, ce qui favorise le travail des femmes et des enfants ; la présence des femmes et de leurs filles est particulièrement marquée dans le secteur du textile. Ceci est d’autant plus avantageux puisqu’elles touchent des salaires encore plus bas que ceux des hommes. Dans un premier temps, aucune règlementation n’existe concernant le travail des enfants. De manière générale, avant que n’intervienne les lois du travail en 1840, les enfants travaillent et touchent un salaire dix fois inférieur à celui des adultes. Les avantages sont donc du côté de l’employer, puisque la part de population active est plus importante, l’offre de travail étant plus importante, les salaires diminuent. A l’époque, le salaire des femmes ne représente que le tiers du salaire des hommes. Cette période est une des pages noires de l’histoire de l’occident et de la révolution industrielle. On a deux types de patrons : ceux qui embauchent uniquement des femmes et des enfants pour payer des salaires encore plus bas, alors que dans les entreprises plus petite qui sont plus dans une mentalité paternaliste, on n’embauche que des hommes car on a l’idée que l’homme doit être celui qui amène l’argent au foyer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La simplicité de la technique =&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
L’acquisition des nouvelles compétences n’est pas difficile pour les ouvriers, et ce jusqu’à l’introduction de la machine à vapeur. Les paysans proto-industriels peuvent se recycler de manière rapide, et les industriels n’ont pas besoin de former la main-d’œuvre. Il existe une possibilité d’imitation des autres industries par copiage des machines. Tout cela fait le lien avec l’éducation (44% d’illettrés en Angleterre en 1830, soit 60-70% des ouvriers, alors que l’Angleterre est rentrée dans l’industrialisation depuis 70 ans, et l’éducation primaire devient obligatoire en 1880). Qui dit illettré dit forcément plus servile et moins désobéissant, l’éducation de masse est donc opposée par les lobbies d’entrepreneurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conjonction de ces éléments fait que la révolution industrielle se diffuse en Europe. Apres des millénaires d’immobilisme, on passe donc de sociétés agraires et rurales à des sociétés urbaines et industrielles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=M%C3%A9canismes_structurels_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27378</id>
		<title>Mécanismes structurels de la révolution industrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=M%C3%A9canismes_structurels_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27378"/>
		<updated>2015-10-01T13:50:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les conditions sociales en matière d’emploi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Carnegie steel ohio panorama.jpg|center|1000px|vignette|''Industrialisation massive :'' panorama sur les usines sidérurgiques Andrew Carnegie à Youngstown dans l'Ohio, 1910.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le coût des investissements =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amorce de la 1ère révolution industrielle a mobilisé peu de capital car le niveau technique était très bas, et limitait la nécessité de capital fixe. Peu de machines, peu d’ouvriers, un local : voilà ce dont on avait besoin à la fin du XVIIIème siècle pour monter une activité industrielle.&lt;br /&gt;
Le capital nécessaire pour mettre un actif au travail dans la manufacture en Angleterre à la fin du XVIIIème siècle représentait 4 à 5 mois de salaire masculin, l’autofinancement est donc possible. Dans les pays du tiers-monde, en 1950, 300 à 350 mois de salaire masculin (x80 a peu près) étaient nécessaires, et ces chiffres sont toujours très élevés de nos jours. Ce faible coût s’explique par la technologie peu avancée : les machines, composées de bois et de métal pour l’essentiel, ne nécessitent pas de compétences particulières, et la main-d’œuvre requise pour construire ces machines est peu qualifiée, donc peu chère. Ce cout faible de l’investissement consacre une classe nouvelle d’entrepreneurs issus de classes artisanales. Ils impulsent ces innovations. &lt;br /&gt;
On emploie n’importe quel hangar pour stocker les machines. Le capital circulant – matières premières - est légèrement plus important mais est financé par des emprunts bancaires. &lt;br /&gt;
Les profits sont investis, entre autres, dans d’autres pays et servent à la diffusion de la révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les profits =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le niveau de profits réalisés est particulièrement élevé : 20-30% de taux de profit (dépendamment des secteurs évidemment) ; ceci permet l’accumulation du capital et son réinvestissement. Dans les années, 1950, ce taux tombe à 10%, puis à 5% dans les années 1970. Ces taux de profits élevés expliquent le développement des entreprises : si le capital initial est peu élevé, et peut être regroupe par des particuliers, l’accumulation financière sert par la suite a de nouveaux investissements plus importants au sein d’expériences industrielles nouvelles. Le processus d’industrialisation est donc accéléré, ainsi que le développement économique, par l’investissement et l’innovation rendus possibles. Le sens moral du pouvoir d’employer l’argent dans des activités productives marque les esprits en Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La taille des entreprises =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== L’absence d’une taille optimale ou minimale ==&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, les entreprises doivent avoir une certaine taille pour résister aux crises, alors que durant la révolution industrielle, avec le coût d’entrée modeste, on voit une multitude de très petites entreprises en terme de capital, mais qui peuvent se permettre d’employer beaucoup de personnes car il y a toujours de la demande et la main d’œuvre est très peu chère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Alfred Krupp.jpg|thumb|180px|right|Alfred Krupp.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exemple Krupp ==&lt;br /&gt;
Krupp, le géant de l’industrie allemande, va commencer avec 142 employés, ce qui est peu pour l’époque. L’entreprise va petit à petit s’étendre jusqu'à atteindre dans les années 1960 les 100000 employés. Au début de la révolution, la taille ne compte pas mais avec les crises, seules les plus grands résistent et rachètent les plus petits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les coûts de transport =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Des coûts élevés : un atout au début de l’industrialisation ==&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1840 et les bateaux à vapeur, le coup des transports est très élevé. Au début, étant donné que les usines avaient un faible rayon d’influence dû à la quantité limité de transports fiable, on voit apparaître beaucoup de petites usines. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les couts de transport sont élevés et jouent comme une barrière douanière, un atout pour l’industrialisation. Ils permettent, au niveau local, un isolement des marchés. La révolution industrielle est d’ailleurs un phénomène local et régional au début (en Angleterre la région du Lancashire, soit de Manchester, en France le Nord et l’Alsace, en Espagne la Catalogne, aux Etats-Unis la Nouvelle-Angleterre, soit la région de Boston). Si on arrive à être concurrentiels dans un rayon de 50km, les coûts de transports font que la concurrence n’est pas élevée, et ne vient pas d’ailleurs. Les couts de transport élevés jouent un rôle encore plus important dans le développement international puisque l’Europe est au début protégée de la concurrence anglaise, vu que les Anglais étaient bien en avancé. Cela joue le rôle de « barrières douanières ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces coûts des transports diminuent avec le développement des infrastructures et du chemin de fer au cours du XIXème siècle, notamment après 1850.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les conditions sociales en matière d’emploi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Lh1 03.jpg|vignette|right|200px|Carreau de mine de La Houve à Creutzwald (Lorraine).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une fluidité sociale assez importante. Les paysans qui sont tombés en faillite viennent demander du travail à l’industrie. On ne parle pas de la fluidité positive, comme le petit marchand qui deviens très riche, mais plutôt négative avec des milliers d’hommes qui cherchent un emplois à bas salaire. De plus, il n’y a aucune loi sociale pour les protéger.&lt;br /&gt;
Les bas salaires et le travail des femmes et des enfants permettent le développement industriel. Le salaire représentait le minimum nécessaire pour la survie. L’absence de frein et de protection sociale a permis d’importantes baisses de salaires ; la main-d’œuvre est fluide, des fils de paysans se dirigent ainsi vers les usines. Une autre conséquence des faibles salaries est la non obligation de partager les profits, ce qui permet l’accumulation des capitaux et les profits élevés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’industrialisation se fait par la participation active du travail des femmes et des enfants. Evidemment, les femmes travaillaient dans l’agriculture, mais leur travail dans l’industrie est permis par le type particulier de mécanisation : celle-ci requiert plus d’habileté que de force, ce qui favorise le travail des femmes et des enfants ; la présence des femmes et de leurs filles est particulièrement marquée dans le secteur du textile. Ceci est d’autant plus avantageux puisqu’elles touchent des salaires encore plus bas que ceux des hommes. Dans un premier temps, aucune règlementation n’existe concernant le travail des enfants. De manière générale, avant que n’intervienne les lois du travail en 1840, les enfants travaillent et touchent un salaire dix fois inférieur à celui des adultes. Les avantages sont donc du côté de l’employer, puisque la part de population active est plus importante, l’offre de travail étant plus importante, les salaires diminuent. A l’époque, le salaire des femmes ne représente que le tiers du salaire des hommes. Cette période est une des pages noires de l’histoire de l’occident et de la révolution industrielle. On a deux types de patrons : ceux qui embauchent uniquement des femmes et des enfants pour payer des salaires encore plus bas, alors que dans les entreprises plus petite qui sont plus dans une mentalité paternaliste, on n’embauche que des hommes car on a l’idée que l’homme doit être celui qui amène l’argent au foyer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La simplicité de la technique =&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
== La proximité des technologies anciennes et nouvelles ==&lt;br /&gt;
Jusqu'à l’invention des appareils électriques et des moteurs à explosion vers 1890, on pouvait avoir recours à de simples artisans pour fabriquer les machines. Ainsi le transfert d’innovations est relativement facile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un développement industriel sans développement préalable de l’éducation ==&lt;br /&gt;
Ce fait contredit les études de Landes où la révolution industrielle a pu se produire grâce a la simplicité de l’alphabet européen car en 1830, il y avait 44% d’illettrés en Angleterre. En réalité, l’Angleterre tenait tellement au travail des enfants qu’elle a été l’un des dernier pays à introduire l’école primaire obligatoire en 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=M%C3%A9canismes_structurels_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27377</id>
		<title>Mécanismes structurels de la révolution industrielle</title>
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		<updated>2015-10-01T13:48:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les coûts de transport */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Carnegie steel ohio panorama.jpg|center|1000px|vignette|''Industrialisation massive :'' panorama sur les usines sidérurgiques Andrew Carnegie à Youngstown dans l'Ohio, 1910.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le coût des investissements =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amorce de la 1ère révolution industrielle a mobilisé peu de capital car le niveau technique était très bas, et limitait la nécessité de capital fixe. Peu de machines, peu d’ouvriers, un local : voilà ce dont on avait besoin à la fin du XVIIIème siècle pour monter une activité industrielle.&lt;br /&gt;
Le capital nécessaire pour mettre un actif au travail dans la manufacture en Angleterre à la fin du XVIIIème siècle représentait 4 à 5 mois de salaire masculin, l’autofinancement est donc possible. Dans les pays du tiers-monde, en 1950, 300 à 350 mois de salaire masculin (x80 a peu près) étaient nécessaires, et ces chiffres sont toujours très élevés de nos jours. Ce faible coût s’explique par la technologie peu avancée : les machines, composées de bois et de métal pour l’essentiel, ne nécessitent pas de compétences particulières, et la main-d’œuvre requise pour construire ces machines est peu qualifiée, donc peu chère. Ce cout faible de l’investissement consacre une classe nouvelle d’entrepreneurs issus de classes artisanales. Ils impulsent ces innovations. &lt;br /&gt;
On emploie n’importe quel hangar pour stocker les machines. Le capital circulant – matières premières - est légèrement plus important mais est financé par des emprunts bancaires. &lt;br /&gt;
Les profits sont investis, entre autres, dans d’autres pays et servent à la diffusion de la révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les profits =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le niveau de profits réalisés est particulièrement élevé : 20-30% de taux de profit (dépendamment des secteurs évidemment) ; ceci permet l’accumulation du capital et son réinvestissement. Dans les années, 1950, ce taux tombe à 10%, puis à 5% dans les années 1970. Ces taux de profits élevés expliquent le développement des entreprises : si le capital initial est peu élevé, et peut être regroupe par des particuliers, l’accumulation financière sert par la suite a de nouveaux investissements plus importants au sein d’expériences industrielles nouvelles. Le processus d’industrialisation est donc accéléré, ainsi que le développement économique, par l’investissement et l’innovation rendus possibles. Le sens moral du pouvoir d’employer l’argent dans des activités productives marque les esprits en Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La taille des entreprises =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== L’absence d’une taille optimale ou minimale ==&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, les entreprises doivent avoir une certaine taille pour résister aux crises, alors que durant la révolution industrielle, avec le coût d’entrée modeste, on voit une multitude de très petites entreprises en terme de capital, mais qui peuvent se permettre d’employer beaucoup de personnes car il y a toujours de la demande et la main d’œuvre est très peu chère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Alfred Krupp.jpg|thumb|180px|right|Alfred Krupp.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exemple Krupp ==&lt;br /&gt;
Krupp, le géant de l’industrie allemande, va commencer avec 142 employés, ce qui est peu pour l’époque. L’entreprise va petit à petit s’étendre jusqu'à atteindre dans les années 1960 les 100000 employés. Au début de la révolution, la taille ne compte pas mais avec les crises, seules les plus grands résistent et rachètent les plus petits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les coûts de transport =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Des coûts élevés : un atout au début de l’industrialisation ==&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1840 et les bateaux à vapeur, le coup des transports est très élevé. Au début, étant donné que les usines avaient un faible rayon d’influence dû à la quantité limité de transports fiable, on voit apparaître beaucoup de petites usines. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les couts de transport sont élevés et jouent comme une barrière douanière, un atout pour l’industrialisation. Ils permettent, au niveau local, un isolement des marchés. La révolution industrielle est d’ailleurs un phénomène local et régional au début (en Angleterre la région du Lancashire, soit de Manchester, en France le Nord et l’Alsace, en Espagne la Catalogne, aux Etats-Unis la Nouvelle-Angleterre, soit la région de Boston). Si on arrive à être concurrentiels dans un rayon de 50km, les coûts de transports font que la concurrence n’est pas élevée, et ne vient pas d’ailleurs. Les couts de transport élevés jouent un rôle encore plus important dans le développement international puisque l’Europe est au début protégée de la concurrence anglaise, vu que les Anglais étaient bien en avancé. Cela joue le rôle de « barrières douanières ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces coûts des transports diminuent avec le développement des infrastructures et du chemin de fer au cours du XIXème siècle, notamment après 1850.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les conditions sociales en matière d’emploi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Lh1 03.jpg|vignette|right|200px|Carreau de mine de La Houve à Creutzwald (Lorraine).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bas salaires ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== La fluidité ==&lt;br /&gt;
Il y a une fluidité sociale. Les paysans qui sont tombés en faillite viennent demander du travail à l’industrie. On ne parle pas de la fluidité positive, comme le petit marchand qui deviens très riche,mais plutôt négative avec des milliers d’hommes qui cherchent un emplois à bas salaire. De plus, il n’y a aucune loi sociale pour les protéger.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== La source du profit ==&lt;br /&gt;
Le profit émane du fait que les patrons peuvent employer beaucoup de monde, avoir beaucoup de main d’œuvre pour un salaire très bas, car la demande est énorme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le travail des femmes et des enfants ==&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1840, il n’y a aucune loi sur le travail des enfants. Ce travail exerce une pression vers le bas sur les salaires. Un enfant est payé 10% de ce que touche un adulte, donc cela contribue à la baisse des salaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les femmes sont souvent des adolescentes, en tout cas elles ne sont pas mariées. Les femmes travaillent le plus souvent dans le textile, et elles touchent 30% du salaire d’un ouvrier masculin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a deux types de patrons : ceux qui embauchent uniquement des femmes et des enfants pour payer des salaires encore plus bas, alors que dans les entreprises plus petite qui sont plus dans une mentalité paternaliste, on n’embauche que des hommes car on a l’idée que l’homme doit être celui qui amène l’argent au foyer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La simplicité de la technique =&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
== La proximité des technologies anciennes et nouvelles ==&lt;br /&gt;
Jusqu'à l’invention des appareils électriques et des moteurs à explosion vers 1890, on pouvait avoir recours à de simples artisans pour fabriquer les machines. Ainsi le transfert d’innovations est relativement facile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un développement industriel sans développement préalable de l’éducation ==&lt;br /&gt;
Ce fait contredit les études de Landes où la révolution industrielle a pu se produire grâce a la simplicité de l’alphabet européen car en 1830, il y avait 44% d’illettrés en Angleterre. En réalité, l’Angleterre tenait tellement au travail des enfants qu’elle a été l’un des dernier pays à introduire l’école primaire obligatoire en 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
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		<title>Mécanismes structurels de la révolution industrielle</title>
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		<updated>2015-10-01T13:42:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Carnegie steel ohio panorama.jpg|center|1000px|vignette|''Industrialisation massive :'' panorama sur les usines sidérurgiques Andrew Carnegie à Youngstown dans l'Ohio, 1910.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le coût des investissements =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amorce de la 1ère révolution industrielle a mobilisé peu de capital car le niveau technique était très bas, et limitait la nécessité de capital fixe. Peu de machines, peu d’ouvriers, un local : voilà ce dont on avait besoin à la fin du XVIIIème siècle pour monter une activité industrielle.&lt;br /&gt;
Le capital nécessaire pour mettre un actif au travail dans la manufacture en Angleterre à la fin du XVIIIème siècle représentait 4 à 5 mois de salaire masculin, l’autofinancement est donc possible. Dans les pays du tiers-monde, en 1950, 300 à 350 mois de salaire masculin (x80 a peu près) étaient nécessaires, et ces chiffres sont toujours très élevés de nos jours. Ce faible coût s’explique par la technologie peu avancée : les machines, composées de bois et de métal pour l’essentiel, ne nécessitent pas de compétences particulières, et la main-d’œuvre requise pour construire ces machines est peu qualifiée, donc peu chère. Ce cout faible de l’investissement consacre une classe nouvelle d’entrepreneurs issus de classes artisanales. Ils impulsent ces innovations. &lt;br /&gt;
On emploie n’importe quel hangar pour stocker les machines. Le capital circulant – matières premières - est légèrement plus important mais est financé par des emprunts bancaires. &lt;br /&gt;
Les profits sont investis, entre autres, dans d’autres pays et servent à la diffusion de la révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les profits =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le niveau de profits réalisés est particulièrement élevé : 20-30% de taux de profit (dépendamment des secteurs évidemment) ; ceci permet l’accumulation du capital et son réinvestissement. Dans les années, 1950, ce taux tombe à 10%, puis à 5% dans les années 1970. Ces taux de profits élevés expliquent le développement des entreprises : si le capital initial est peu élevé, et peut être regroupe par des particuliers, l’accumulation financière sert par la suite a de nouveaux investissements plus importants au sein d’expériences industrielles nouvelles. Le processus d’industrialisation est donc accéléré, ainsi que le développement économique, par l’investissement et l’innovation rendus possibles. Le sens moral du pouvoir d’employer l’argent dans des activités productives marque les esprits en Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La taille des entreprises =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== L’absence d’une taille optimale ou minimale ==&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, les entreprises doivent avoir une certaine taille pour résister aux crises, alors que durant la révolution industrielle, avec le coût d’entrée modeste, on voit une multitude de très petites entreprises en terme de capital, mais qui peuvent se permettre d’employer beaucoup de personnes car il y a toujours de la demande et la main d’œuvre est très peu chère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Alfred Krupp.jpg|thumb|180px|right|Alfred Krupp.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exemple Krupp ==&lt;br /&gt;
Krupp, le géant de l’industrie allemande, va commencer avec 142 employés, ce qui est peu pour l’époque. L’entreprise va petit à petit s’étendre jusqu'à atteindre dans les années 1960 les 100000 employés. Au début de la révolution, la taille ne compte pas mais avec les crises, seules les plus grands résistent et rachètent les plus petits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les coûts de transport =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Des coûts élevés : un atout au début de l’industrialisation ==&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1840 et les bateaux à vapeur, le coup des transports est très élevé. Au début, étant donné que les usines avaient un faible rayon d’influence dû à la quantité limité de transports fiable, on voit apparaître beaucoup de petites usines. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Au niveau local, la révolution industrielle, un phénomène d’abord régional ==&lt;br /&gt;
Ainsi, les usines en Alsace et à Tourcoing ne s’entretuent pas car elles ne sont pas assez proches. On a donc des régions, plus que des pays, qui s’industrialisent, avec Liverpool et Manchester en Angleterre, Tourcoing et l’Alsace en France, la Catalogne en Espagne, et la région de Boston aux États-Unis. Pour empêcher les entreprises anglaises de se diffuser sur le territoire français Napoléon a lancé un blocus continental.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Niveau International : la diffusion de la révolution industrielle au-delà de l’Angleterre ==&lt;br /&gt;
On a cherché à empêcher les anglais de se développer en dehors de son territoire. Les régions du Nord de la France et de la Belgique ont donc été protégés de la puissance industrielle anglaise, ce leur a permis de s’industrialiser sans être menacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les conditions sociales en matière d’emploi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Lh1 03.jpg|vignette|right|200px|Carreau de mine de La Houve à Creutzwald (Lorraine).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bas salaires ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== La fluidité ==&lt;br /&gt;
Il y a une fluidité sociale. Les paysans qui sont tombés en faillite viennent demander du travail à l’industrie. On ne parle pas de la fluidité positive, comme le petit marchand qui deviens très riche,mais plutôt négative avec des milliers d’hommes qui cherchent un emplois à bas salaire. De plus, il n’y a aucune loi sociale pour les protéger.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== La source du profit ==&lt;br /&gt;
Le profit émane du fait que les patrons peuvent employer beaucoup de monde, avoir beaucoup de main d’œuvre pour un salaire très bas, car la demande est énorme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le travail des femmes et des enfants ==&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1840, il n’y a aucune loi sur le travail des enfants. Ce travail exerce une pression vers le bas sur les salaires. Un enfant est payé 10% de ce que touche un adulte, donc cela contribue à la baisse des salaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les femmes sont souvent des adolescentes, en tout cas elles ne sont pas mariées. Les femmes travaillent le plus souvent dans le textile, et elles touchent 30% du salaire d’un ouvrier masculin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a deux types de patrons : ceux qui embauchent uniquement des femmes et des enfants pour payer des salaires encore plus bas, alors que dans les entreprises plus petite qui sont plus dans une mentalité paternaliste, on n’embauche que des hommes car on a l’idée que l’homme doit être celui qui amène l’argent au foyer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La simplicité de la technique =&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
== La proximité des technologies anciennes et nouvelles ==&lt;br /&gt;
Jusqu'à l’invention des appareils électriques et des moteurs à explosion vers 1890, on pouvait avoir recours à de simples artisans pour fabriquer les machines. Ainsi le transfert d’innovations est relativement facile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un développement industriel sans développement préalable de l’éducation ==&lt;br /&gt;
Ce fait contredit les études de Landes où la révolution industrielle a pu se produire grâce a la simplicité de l’alphabet européen car en 1830, il y avait 44% d’illettrés en Angleterre. En réalité, l’Angleterre tenait tellement au travail des enfants qu’elle a été l’un des dernier pays à introduire l’école primaire obligatoire en 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=M%C3%A9canismes_structurels_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27375</id>
		<title>Mécanismes structurels de la révolution industrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=M%C3%A9canismes_structurels_de_la_r%C3%A9volution_industrielle&amp;diff=27375"/>
		<updated>2015-10-01T13:41:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Le coût des investissements */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Carnegie steel ohio panorama.jpg|center|1000px|vignette|''Industrialisation massive :'' panorama sur les usines sidérurgiques Andrew Carnegie à Youngstown dans l'Ohio, 1910.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le coût des investissements =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amorce de la 1ère révolution industrielle a mobilisé peu de capital car le niveau technique était très bas, et limitait la nécessité de capital fixe. Peu de machines, peu d’ouvriers, un local : voilà ce dont on avait besoin à la fin du XVIIIème siècle pour monter une activité industrielle.&lt;br /&gt;
Le capital nécessaire pour mettre un actif au travail dans la manufacture en Angleterre à la fin du XVIIIème siècle représentait 4 à 5 mois de salaire masculin, l’autofinancement est donc possible. Dans les pays du tiers-monde, en 1950, 300 à 350 mois de salaire masculin (x80 a peu près) étaient nécessaires, et ces chiffres sont toujours très élevés de nos jours. Ce faible coût s’explique par la technologie peu avancée : les machines, composées de bois et de métal pour l’essentiel, ne nécessitent pas de compétences particulières, et la main-d’œuvre requise pour construire ces machines est peu qualifiée, donc peu chère. Ce cout faible de l’investissement consacre une classe nouvelle d’entrepreneurs issus de classes artisanales. Ils impulsent ces innovations. &lt;br /&gt;
On emploie n’importe quel hangar pour stocker les machines. Le capital circulant – matières premières - est légèrement plus important mais est financé par des emprunts bancaires. &lt;br /&gt;
Les profits sont investis, entre autres, dans d’autres pays et servent à la diffusion de la révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les profits =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== De hauts profits ==&lt;br /&gt;
Durant la première phase de la révolution industrielle, le taux de profit se situe entre 20% et 30% par an, donc, on rembourse son investissement en quatre ans à peine. De plus, on n’a pas besoin de rembourser les banques, car on ne leur a pas emprunté d’argent. Durant les Trente glorieuses, ce taux était de 10% maximum. Grâce aux machines, on produit 50% moins cher que la proto-industrie, et donc on peut vendre un peu moins cher et engendrer de grands profits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’émergence d’une nouvelle classe ==&lt;br /&gt;
Les profits engrangés sont énormes et certains entrepreneurs deviennent vite de grandes fortunes. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== L’autofinancement ==&lt;br /&gt;
Avec cet argent, ces derniers peuvent s’autofinancer car il n’y a pas de banques. Avec les profits, il est possible acquérir de nouveau capitaux comme d’autres entreprises ou bien des machines et donc continuer ce développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La taille des entreprises =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== L’absence d’une taille optimale ou minimale ==&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, les entreprises doivent avoir une certaine taille pour résister aux crises, alors que durant la révolution industrielle, avec le coût d’entrée modeste, on voit une multitude de très petites entreprises en terme de capital, mais qui peuvent se permettre d’employer beaucoup de personnes car il y a toujours de la demande et la main d’œuvre est très peu chère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Alfred Krupp.jpg|thumb|180px|right|Alfred Krupp.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’exemple Krupp ==&lt;br /&gt;
Krupp, le géant de l’industrie allemande, va commencer avec 142 employés, ce qui est peu pour l’époque. L’entreprise va petit à petit s’étendre jusqu'à atteindre dans les années 1960 les 100000 employés. Au début de la révolution, la taille ne compte pas mais avec les crises, seules les plus grands résistent et rachètent les plus petits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les coûts de transport =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Des coûts élevés : un atout au début de l’industrialisation ==&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1840 et les bateaux à vapeur, le coup des transports est très élevé. Au début, étant donné que les usines avaient un faible rayon d’influence dû à la quantité limité de transports fiable, on voit apparaître beaucoup de petites usines. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Au niveau local, la révolution industrielle, un phénomène d’abord régional ==&lt;br /&gt;
Ainsi, les usines en Alsace et à Tourcoing ne s’entretuent pas car elles ne sont pas assez proches. On a donc des régions, plus que des pays, qui s’industrialisent, avec Liverpool et Manchester en Angleterre, Tourcoing et l’Alsace en France, la Catalogne en Espagne, et la région de Boston aux États-Unis. Pour empêcher les entreprises anglaises de se diffuser sur le territoire français Napoléon a lancé un blocus continental.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Niveau International : la diffusion de la révolution industrielle au-delà de l’Angleterre ==&lt;br /&gt;
On a cherché à empêcher les anglais de se développer en dehors de son territoire. Les régions du Nord de la France et de la Belgique ont donc été protégés de la puissance industrielle anglaise, ce leur a permis de s’industrialiser sans être menacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les conditions sociales en matière d’emploi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Lh1 03.jpg|vignette|right|200px|Carreau de mine de La Houve à Creutzwald (Lorraine).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bas salaires ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== La fluidité ==&lt;br /&gt;
Il y a une fluidité sociale. Les paysans qui sont tombés en faillite viennent demander du travail à l’industrie. On ne parle pas de la fluidité positive, comme le petit marchand qui deviens très riche,mais plutôt négative avec des milliers d’hommes qui cherchent un emplois à bas salaire. De plus, il n’y a aucune loi sociale pour les protéger.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== La source du profit ==&lt;br /&gt;
Le profit émane du fait que les patrons peuvent employer beaucoup de monde, avoir beaucoup de main d’œuvre pour un salaire très bas, car la demande est énorme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le travail des femmes et des enfants ==&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1840, il n’y a aucune loi sur le travail des enfants. Ce travail exerce une pression vers le bas sur les salaires. Un enfant est payé 10% de ce que touche un adulte, donc cela contribue à la baisse des salaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les femmes sont souvent des adolescentes, en tout cas elles ne sont pas mariées. Les femmes travaillent le plus souvent dans le textile, et elles touchent 30% du salaire d’un ouvrier masculin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a deux types de patrons : ceux qui embauchent uniquement des femmes et des enfants pour payer des salaires encore plus bas, alors que dans les entreprises plus petite qui sont plus dans une mentalité paternaliste, on n’embauche que des hommes car on a l’idée que l’homme doit être celui qui amène l’argent au foyer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La simplicité de la technique =&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
== La proximité des technologies anciennes et nouvelles ==&lt;br /&gt;
Jusqu'à l’invention des appareils électriques et des moteurs à explosion vers 1890, on pouvait avoir recours à de simples artisans pour fabriquer les machines. Ainsi le transfert d’innovations est relativement facile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un développement industriel sans développement préalable de l’éducation ==&lt;br /&gt;
Ce fait contredit les études de Landes où la révolution industrielle a pu se produire grâce a la simplicité de l’alphabet européen car en 1830, il y avait 44% d’illettrés en Angleterre. En réalité, l’Angleterre tenait tellement au travail des enfants qu’elle a été l’un des dernier pays à introduire l’école primaire obligatoire en 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_diffusion_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_en_Europe_continentale&amp;diff=27374</id>
		<title>La diffusion de la révolution industrielle en Europe continentale</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_diffusion_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_en_Europe_continentale&amp;diff=27374"/>
		<updated>2015-10-01T12:34:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= En Europe continentale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays précocement industrialisés (Belgique, France et Suisse : 1770 - 1810 ==&lt;br /&gt;
L’industrialisation de ces pays s’est faite sur le modèle anglais avec tout de même trois facteurs qui en diffèrent :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le rôle des technicien et entrepreneurs anglais ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:William Cockerill.jpg|thumb|Portrait de William Cockerill.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains entrepreneurs anglais vont quitter l’Angleterre pour s’installer dans le nord de la France, en Belgique mais aussi en Suisse proposant leurs services comme William Cockerill. C'est aussi pourquoi les machines étaient appelées les &amp;quot;mécanismes a l’anglaise&amp;quot;. Les anglais ont entre autre amenés la spinning Jenny.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les effets entrainant ==&lt;br /&gt;
Clairement, tout part du textile. Mais pour créer les machines nécessaires à l’industrie du textile, il faut du fer, et cela va donner naissance à la sidérurgie, notamment en Belgique et en France. Un exemple est le fils de William Cockerill qui crée les premières mines belge. Une fois avoir extrait le fer, on doit créer la taule avec des laminoirs. Au final, les entreprises Cockerill vont également créer des ateliers de mécanique et créer les premières locomotives en Belgique. On voit donc émerger des complexes industriels gigantesques, où tout le processus de production est dirigé par une seule entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’intervention de l’État ==&lt;br /&gt;
En Angleterre, l’État n’intervient absolument pas pour trouver du travail aux victimes de la proto-industrialisation. En France et en Belgique, l’État a favorisé la venue de techniciens anglais. Le roi des Pays-Bas et donc de Belgique a prêté son propre argent pour que Cockerill ne fasse pas faillite quand son entreprise s’est retrouvée en crise. En 1830, la Belgique devient indépendante des Pays-Bas. Le nouveau gouvernement belge aide l’industrie en construisant des chemins de fer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les pays de la deuxième vague allant de 1840 à 1860 sont l'Allemagne, l'Autriche et la Bohème à savoir l'ouest de la république Tchèque.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a quatre facteurs qui doivent être pris en compte dans le développement industriel de ces pays :&lt;br /&gt;
#le '''rôle des techniciens anglais, mais aussi français, belges et suisse''' : comme lors de la première vague, les techniciens anglais, mais aussi désormais français, belges et suisses partagent leur savoir pour développer l’industrie de ces pays.&lt;br /&gt;
#le '''choix de l’industrie lourde''' : à la place du textile, on développe l’industrie lourde, dans le but de développer une industrie d’armement. En Angleterre, enBelgique, en France et en Suisse, on développe l’industrie légère comme le textile. Dans l’industrie lourde on développe la sidérurgie (le fer, l’acier)et elle ne fabrique pas des biens de consommation, mais c’est clairement pour développer l’armement.&lt;br /&gt;
#l’'''intervention de capitaux étrangers''' : pour ouvrir une usine de textile, le coût n’est pas très élevé. Mais quand on construit des hauts fourneaux, c’est beaucoup plus cher et on a besoin de capitaux. Justement, les bénéficiaires de l’industrie anglaise et de la première vague investissent dans l’industrie allemande.&lt;br /&gt;
#un '''système bancaire plus élaboré''' : en Angleterre, au début de la révolution industrielle, on n’a pas besoin des banques pour financer la création d’une usine. Mais pour l’industrie lourde, les investissements sont énormes et viennent de l’étranger ce qui développe les banques, car il est impossible de monter une tel entreprise avec son propre argent sans avoir recourt à l’aide des banques. Le développement de l’industrie allemande a dépendu en particulier des investissements des anglais.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1914, l’Allemagne est le troisième pays le plus industrialisé d’Europe alors que l’Autriche n’est qu’au dix neuvième rang. Cela est dû notamment au fait que l’Allemagne a une ouverture sur la mer ainsi que de grands ports pour faire circuler les marchandises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays tard-venus (Espagne, Italie, Russie et Suède : 1860 - 1890 ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''les pays de la périphérie'''&lt;br /&gt;
Ces pays ont profités des bénéfices de la révolution industrielle mais plus tardivement car ils ne se situent pas géographiquement au centre de l’impulsion industrielle que donne l’Angleterre en 1760.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Le cas russe'''&lt;br /&gt;
Dans le cas russe, l’impulsion pour industrialiser le pays est venu du pouvoir central qui avait une volonté de moderniser la Russie. À nouveau, il y a eu une très forte participation des techniciens et des investissements étrangers. Les jeunes russes viennent étudier en Europe industrialisée et l’État russe fait tout pour encourager les industriels à investir en Russie. Les capitaux sont surtout français et belges. À la veille de la Première guerre mondiale, 90% des mines de charbon russes appartiennent à des capitaux étrangers ainsi que 50% de la sidérurgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays qui ne se sont pas industrialisés au XIXème siècle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les pays complémentaires de la Grande-Bretagne : Pays-Bas, Portugal, Danemark.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les anciennes colonies de l’Empire ottoman : Albanie, Bulgarie, Grèce, Roumanie et Ex-Yougoslavie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les futurs pays mais qui font encore parti d’un empire (on parle de colonies intérieures : Pologne et Finlande (Russie), Hongrie (empire Austro-Hongrois), Irlande (Grande-Bretagne) et Norvège (Suède).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais tous ces pays ne représentent que 10% de la population européenne. Donc, 90% de la population a basculée vers une civilisation industrielle et de plus en plus urbanisée. L’industrialisation a été rapide et a touchée la quasi-totalité des européens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Alexander Gerschenkron == &lt;br /&gt;
Alexander Gerschenkron est un historien des années 1960 qui  met l’accent sur le retard au lieu de glorifier les premiers pays à s’être industrialisés construisant sa théorie par l’arrière. Pour lui, plus un pays était en retard, plus on a investi massivement et donc plus l’industrialisation a été rapide et les technologies seront modernes. L’Angleterre commence avec beaucoup de petites usines qui grandissent. En Allemagne, l’industrialisation débute tout de suite avec des investissements massifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus sont fabriqués des biens de production, des biens industriels (le fer par exemple, en opposition aux biens de consommation comme le textile).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Angleterre, plus le temps passe, plus il y a d’innovations et plus les usines sont vieilles. Donc, les nouveaux pays qui s’industrialisent utilisent directement les nouvelles technologies et ont donc des usines plus performantes que les pays de la première vague.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus le rôle des banques et de l’État sera important. L’État de l’Europe du XIXème siècle intervient rarement en temps qu’investisseur. Toutefois, c’est lui qui crée les écoles de formation, qui lance la construction de chemins de fer, ou l’armement, ce qui dynamise l’économie. Plus on avance dans la révolution, plus l'État a un rôle dans le développement. Les banques aussi jouent un rôle plus important car les investissements sont de plus en plus importants, et les banques prêtent de plus en plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus le pays est en retard, plus les pressions sur les travailleurs sont importantes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les trois éléments fondamentaux de la théorie de Gerschenkron :&lt;br /&gt;
*le développement européen a été la référence pour les pays du tiers monde. Or, Gerschenkron insiste sur le fait qu’il n’y a pas un seul type d’industrialisation. Par exemple, l’industrialisation n’a pas été la même que ce soit dans l’industrie lourde ou celle du textile. Il n’y a pas un seul mode de développement comme on l’a longtemps admis. Avec le temps, l’État s’investi de plus en plus dans l’économie et l’industrie ;&lt;br /&gt;
*le retard peut être avantageux, car ces pays disposent dès le début de leur industrialisation de technologies modernes ;&lt;br /&gt;
*un des reproches que l’on peut faire à la théorie de Gerschenkron est qu’il évoque le retard de développement sans pour autant le définir. De plus, sa théorie ne prend pas en compte le facteur humain et l’influence qu’il a eu sur l’industrialisation : par exemple, l’intérêt soudain des nobles britanniques pour l’agronomie, ce qui a permis le débloquement de la société agraire. Il ne prend pas en compte également le taux d’alphabétisation et d’éducation des population qui a parfois joué un rôle important comme au Danemark ou en Suisse où à la fin du XIXème siècle 90% de la population sait lire et écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les causes de la précocité de la révolution industrielle en Suisse =&lt;br /&gt;
La Suisse fait figure d’exception dans l’histoire de la révolution industrielle. Avant la révolution, elle présentait des désavantages, des handicapes par rapport aux autres pays comme la France et la Belgique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le paradoxe suisse et les handicaps du pays ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’absence de matières premières''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne produit pas de charbon, or il est a priori indispensable à l’industrialisation étant donné que les machines tournent au charbon et il faut donc l’importer. Mais le charbon est lourd et le transport extrêmement cher. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un territoire peu propice'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est avant tout un pays alpin. La présence de montagnes a pour effet immédiat d’empêcher le développement d’une agriculture performante car il n’y a pas de grandes plaines. De plus la Suisse n’a aucun accès direct à la mer, ce qui rend le transport de marchandise encore plus difficile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un faible marché intérieur'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse de 1800 est peu peuplée, on y trouve à peine deux milions d’habitants.  On a donc un marché intérieur réduit, avec très peu de consommateurs potentiels. Dans les autres pays industrialisés, il y a des dizaines de millions d‘habitants et autant de consommateurs potentiels, ce qui leur donne une base solide contrairement à la Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''La position géographique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse n'a pas d'accès à la mer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les atouts de la Suisse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''une main d’œuvre abondante''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant très longtemps, on a cru que les Alpes étaient très pauvres. Mais dans les grands bassins industriels, si on meurt c’est avant tout à cause de la mauvaise hygiène, et particulièrement de la mauvaise qualité des eaux. Or en montagne, les eaux sont extrêmement pures, ce qui cause une mortalité moins forte, en particulier chez les enfants. De plus, les vaches permettent un accès rapide au lait, ce qui renforce les nourrissons et les enfants. Enfin, l’élevage n’a pas besoin de beaucoup de main d’œuvre. Les employeurs vont donc être attiré par cette main d’œuvre abondante car les salaires seront bas.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une main d’œuvre qualifiée'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, en 1900, 90% des adultes sont alphabétisés. Cela est dû à l’imbrication des catholiques et des protestants dans la société. La réforme protestante demande que tous les protestants sachent lire la Bible, et par logique la contre réforme catholique insiste à l’alphabétisation pour ne pas perdre ses fidèles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’insuffisance des terres agricoles a poussé à l’activité industrielle''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, encore plus qu’ailleurs, les petits paysans ont complétés leur revenu avec une activité proto-industrielle. On se retrouve donc, au début de la révolution industrielle, avec une masse de paysans qui n’ont plus de revenus mais qui grasse à la proto-industrie savent manier des machines comme les métiers à tisser. Il sont donc moins long à former, et on voie comment la proto-industrie a bien préparé l’industrialisation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''La présence de ressources hydrauliques'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse profite, avec son environnement montagnard, de la présence de torrents, de rivières et autre cours d’eau qui produisent de l’énergie hydraulique. Ainsi, le désavantage de ne pas disposer de charbon est compensé par une autre source d’énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le choix d’une voie spécifique ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’exportation'''&lt;br /&gt;
Avec un marché intérieur trop petit, la Suisse se lance dans l’exportation. Vers 1830, la Suisse exporte chaque année 18$ par habitant, contre 10$ pour le Royaume-Uni, 7$ pour la Belgique et 3$ en moyenne pour toute l’Europe. Pour être bon en exportation, il faut être meilleur que ses concurrents. Il faut donc se focaliser sur des marchés spécifiques pour faire en sorte que les produits &amp;quot;made in Suisse&amp;quot; soient les meilleurs sur le marché.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une haute spécialisation : l’exemple du textile'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne va pas concurrencer l’Angleterre sur le textile de base car cette dernière domine ce marché. La Suisse va proposer des textiles plus raffinés comme la soie, les tissus brodés qui sont des produits de très bonne qualité. Ce segment de marcher est petit mais la Suisse n’a pas besoin de vendre énormément pour se développer étant donné qu’il n’y a que deux millions d’habitants.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte valeur ajoutée : l’exemple de l’horlogerie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour fabriquer une montre, on a essentiellement besoin d’acier. L’importation est certes couteuse mais avec une petite quantité d’acier, il est possible de produire beaucoup de montres. De plus, avec une main d’œuvre de qualité et hautement spécialisée, le prix va fortement augmenter par rapport au véritable coût de fabrication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les étapes du démarrage ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''la filature : 1800 - 1820'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’organisation de la production est différente en Suisse à cause de l’absence de charbon. De plus, pour se différencier des productions textiles de l’Angleterre notamment, on va chercher à ajouter de la valeur au textile en ayant recourt à la teinture, pour rendre l’objet plus attractif et plus rare, donc plus cher.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extension vers la métallurgie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec un développement du chemin de fer au milieu du XIXème siècle, il devient possible d’amener vers la Suisse l’excédant de production de la sidérurgie belge ou française. Dès lors, la métallurgie peut commencer à se développer en Suisse. On commence à créer des machines-outils,qui remplacent le travail de l’artisan. La production est de plus en plus précise et pointue. La Suisse se dirige également petit à petit vers la l’industrie de la chimie, avec la combinaison des machines-outils et du savoir acquis avec la teinture de textile. Enfin, le développement de la chimie permet la naissance de l’industrie de l’alimentaire et pharmaceutique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse a une chaîne d’industrialisation plus longue qui dure une centaine d’années (1800 à 1900) contre 50 à 60 ans pour la France et la Belgique. Bien que la Suisse soit un &amp;quot;nain&amp;quot; dans la quantité exportée soit dix fois moins que l’Angleterre, elle exporte 60 dollars par habitant par an en moyenne contre dix huit en moyenne en Europe en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les caractéristiques majeures de la Suisse à la veille de la première guerre mondiale ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un niveau de vie élevé''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le PIB suisse est de 895$ par habitant contre 550$ par an en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte proportion d’étranger'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A Genève en 1910, 42% de la population est étrangère, ce chiffre était de 38% en 2005. Ces immigrés sont principalement allemands et italiens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extraversion'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est portée vers l’extérieur avec à cause de sa nécessité d’exporter. Mais les capitaux suisses sont également investis à l’extérieur du pays. La Suisse a été un des pays pionniers pour la création d’entreprises multinationales. L’administration est en Suisse, mais des usines sont rependues un peu partout en Europe. Nestlé, l’industrie pharmaceutique de Bale, Sulzer sont déjà toutes des multinationales en 1910.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une faible urbanisation''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1910, 57% de la population européenne habite en ville. En Suisse il n’y a à peine que 37% d’urbanisation. De plus, laSuisse n’a pas de grandes villes avec plus de 200 000 habitants en 1910. Cela s’explique par la présence de montagnes dans une majeure partie de la Suisse ce qui limite les possibilités de développer de grands centres urbains. De plus,l’industrialisation a été légère et éparpillée, contrairement au nord de laFrance où on a de grands bassins industriels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La problématique du développement des petits pays européens =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:David ricardo.jpg|thumb|Portrait de David Ricardo.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des petits pays dans lesquels la révolution industrielle n’est pas diffusée. Le Portugal et le Danemark sont des pays complémentaires à l’Angleterre qui ont leurs caractéristiques et leur voie de développement propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer, il faut s'intéresser à la théorie des avantages comparatif conceptualisée par David Riccardo : dans un marché parfait il y a intérêt à produire ce dans quoi on est le meilleur, c’est-à-dire le moins cher ou ce le produit avec les meilleures caractéristiques. Il faut concentrer ces forces sur cette avantage, vendre ces produits, gagner de l’argent et acheter des produits à des pays qui ont un meilleur avantage comparatif. En d’autres termes, dans cette logique chacun se spécialise là où il a un avantage comparatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une économie aurait un fonctionnement optimal si chacun se spécialise là où il est le meilleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;border:1px solid #000000;padding:1em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Dans un monde simplifié, composé de deux pays produisant deux biens, si le pays A doit renoncer à 3 unités du bien x pour produire une unité supplémentaire du bien y, tandis que le pays B doit renoncer à seulement 2 unités du bien x pour produire une unité de y, alors chaque pays s’enrichira si A se consacre à la production de x tandis que B se spécialise dans celle de y. En effet, le pays A pourra échanger une unité de x contre entre 1/3 et 1/2 d’unité de y (contre seulement 1/3 en autarcie), tandis que le pays B échangera une unité de y contre entre 2 et 3 unités de x (contre seulement 2 en autarcie).''&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le Portugal : le prototype de la complémentarité menant à la pauvreté ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ricardo, dans son système économique, établie que dans un marché parfait, on a intérêt a produire ce dans quoi on est le meilleur soit où on peut produire le moins cher, ou où on peut produire la meilleure qualité en relation aux concurrents. Si on a cette aptitude, il faut se focaliser à 100% dessus, éliminer la concurrence et avec l’argent, acheter dans des secteurs où les autres sont les meilleurs pour se nourrir de cela et donc avoir accès à des produits de bonnes qualité. Chacun se spécialise dans la production où il a un avantage en comparaison aux autres. Si tout le monde applique cette règles des avantages comparatifs, alors le monde serait parfait. Il prend pour exemple le traité de Methuen en 1703.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un traité de libre-échange entre le Portugal et l’Angleterre. Les anglais sont libres de vendre de la laine anglaise au Portugal, sans que les agents douaniers leur fassent payer la moindre taxe. En échange, les portugais peuvent vendre en Angleterre leur vin également sans la moindre taxe. Les anglais vendaient la laine, ce dans quoi ils étaient les meilleurs. Au Portugal, on ne peu pas faire de la laine, mais ils font du vin mieux que n’importe qui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans cet échange, on a d’un coté un produit manufacturé, issu de l’industrie britannique et de l’autre, on a un produit issu de l’agriculture. Ceci a pour conséquence que le Portugal est resté dans une économie agricole. Quand des petits entrepreneurs portugais on voulu concurrencer avec le textile anglais, ils n’ont pas pu rivaliser à cause de l’arrivé massive des produits britannique, qui en plus n’étaient pas taxés.C’est là une des racines de la non industrialisation du Portugal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1822, le Portugal perd le Brésil. Jusqu’alors, le Brésil était contraint d’acheter portugais, mais une fois libre, ils ont commencé a acheter des produits qui n’était pas issus de la métropole, car ils on trouvé des produits équivalents et moins chers. Dès lors,le Portugal dépend totalement du marché anglais, car ils ne se sont pas industrialisé. En 1850, 80% des exportations portugaises sont vers l’Angleterre. On a une production mono-sectorielle (le vin) et dépendante des anglais. De plus à la fin du XIXème siècle, les anglais demandent de moins en moins de porto, ils se mettent a préférer le vin français. Le Portugal sombre, et les habitants gagnent à peine 400$ par an en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Danemark : le prototype d’une complémentarité menant à la richesse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Angleterre commence à s’industrialiser en important des céréales de l’étranger grâce a sa flotte. Et le Danemark est l’un des grenier à blé de l’Angleterre, et comme avec le Portugal, les deux pays signent un traité de libre-échange. Au début du XIXème siècle, tout va bien au Danemark,mais en 1873, les blés américains arrivent en Europe ce qui cause une énorme crise agricole. Le Danemark qui s’est spécialisé dans l’agriculture, et qui n’est pas industrialisé et n’a qu’un client dominant qui est l’Angleterre. Mais au lieu de sombrer comme le Portugal, le Danemark a pus se reconvertir. Il est resté dans l’agriculture, mais a développé l’élevage et sa production de produits laitiers, ainsi que le lard, les œufs, que consomment les anglais (le petit déjeuné anglais est d’ailleurs en réalité le un petit déjeuné typiquement danois). Le Danemark a donc gardé sa dépendance vis a vis de l’Angleterre, mais une c’est une dépendance positive.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela fut possible grâce à :&lt;br /&gt;
*une main d’œuvre paysanne éduquée : On a pu expliquer aux paysans danois les problèmes lié au blé arrivé d’Amérique, et a qui on a pu apprendre rapidement les règles de l’élevage.&lt;br /&gt;
*un gouvernement danois qui mène une politique économique et sociale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le roi du Danemark et les noble possédaient toutes les terres agricoles. Le gouvernement a racheté les terres et les adonné aux paysans. Il a pu les racheter parce que avec l’arrivée des céréales américaines, le prix des terre avait chuté car elle rapportaient moins qu’avant. Donc si le paysan produit plus, il en profite directement, et ne donne pas ses bénéfices aux nobles. L’État a organisé les paysans en coopératives. On a des fermes familiales, mais également des coopératives de paysans. Un paysans tout seul ne peut pas acheter une machine a traire ou une machine a pasteuriser, mais ensemble, dans une coopérative, on peu se le permettre, ce qui améliore les productions. Durant les années de dépression entre 1873 et 1890, l’État met en place l’assurance chômage en 1886 pour permettre aux paysans de pouvoir passer la reconversion entre agriculture de céréales et élevage. On met en place également une assurance vieillesse. Le gouvernement sait que les vieux paysans ne pourront pas se reconvertir car trop ils sont trop âgés, donc on leur accorde tout de même de l’argent, pour ne pas les laisser démunie.  En 1913, le danois gagne 885$ par an, contre 550$ en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_diffusion_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_en_Europe_continentale&amp;diff=27373</id>
		<title>La diffusion de la révolution industrielle en Europe continentale</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_diffusion_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_en_Europe_continentale&amp;diff=27373"/>
		<updated>2015-10-01T12:33:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= En Europe continentale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays précocement industrialisés (Belgique, France et Suisse : 1770 - 1810 ==&lt;br /&gt;
L’industrialisation de ces pays s’est faite sur le modèle anglais avec tout de même trois facteurs qui en diffèrent :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le rôle des technicien et entrepreneurs anglais ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:William Cockerill.jpg|thumb|Portrait de William Cockerill.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains entrepreneurs anglais vont quitter l’Angleterre pour s’installer dans le nord de la France, en Belgique mais aussi en Suisse proposant leurs services comme William Cockerill. C'est aussi pourquoi les machines étaient appelées les &amp;quot;mécanismes a l’anglaise&amp;quot;. Les anglais ont entre autre amenés la spinning Jenny.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''== Les effets entrainant =='''&lt;br /&gt;
Clairement, tout part du textile. Mais pour créer les machines nécessaires à l’industrie du textile, il faut du fer, et cela va donner naissance à la sidérurgie, notamment en Belgique et en France. Un exemple est le fils de William Cockerill qui crée les premières mines belge. Une fois avoir extrait le fer, on doit créer la taule avec des laminoirs. Au final, les entreprises Cockerill vont également créer des ateliers de mécanique et créer les premières locomotives en Belgique. On voit donc émerger des complexes industriels gigantesques, où tout le processus de production est dirigé par une seule entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’intervention de l’État ==&lt;br /&gt;
En Angleterre, l’État n’intervient absolument pas pour trouver du travail aux victimes de la proto-industrialisation. En France et en Belgique, l’État a favorisé la venue de techniciens anglais. Le roi des Pays-Bas et donc de Belgique a prêté son propre argent pour que Cockerill ne fasse pas faillite quand son entreprise s’est retrouvée en crise. En 1830, la Belgique devient indépendante des Pays-Bas. Le nouveau gouvernement belge aide l’industrie en construisant des chemins de fer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les pays de la deuxième vague allant de 1840 à 1860 sont l'Allemagne, l'Autriche et la Bohème à savoir l'ouest de la république Tchèque.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a quatre facteurs qui doivent être pris en compte dans le développement industriel de ces pays :&lt;br /&gt;
#le '''rôle des techniciens anglais, mais aussi français, belges et suisse''' : comme lors de la première vague, les techniciens anglais, mais aussi désormais français, belges et suisses partagent leur savoir pour développer l’industrie de ces pays.&lt;br /&gt;
#le '''choix de l’industrie lourde''' : à la place du textile, on développe l’industrie lourde, dans le but de développer une industrie d’armement. En Angleterre, enBelgique, en France et en Suisse, on développe l’industrie légère comme le textile. Dans l’industrie lourde on développe la sidérurgie (le fer, l’acier)et elle ne fabrique pas des biens de consommation, mais c’est clairement pour développer l’armement.&lt;br /&gt;
#l’'''intervention de capitaux étrangers''' : pour ouvrir une usine de textile, le coût n’est pas très élevé. Mais quand on construit des hauts fourneaux, c’est beaucoup plus cher et on a besoin de capitaux. Justement, les bénéficiaires de l’industrie anglaise et de la première vague investissent dans l’industrie allemande.&lt;br /&gt;
#un '''système bancaire plus élaboré''' : en Angleterre, au début de la révolution industrielle, on n’a pas besoin des banques pour financer la création d’une usine. Mais pour l’industrie lourde, les investissements sont énormes et viennent de l’étranger ce qui développe les banques, car il est impossible de monter une tel entreprise avec son propre argent sans avoir recourt à l’aide des banques. Le développement de l’industrie allemande a dépendu en particulier des investissements des anglais.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1914, l’Allemagne est le troisième pays le plus industrialisé d’Europe alors que l’Autriche n’est qu’au dix neuvième rang. Cela est dû notamment au fait que l’Allemagne a une ouverture sur la mer ainsi que de grands ports pour faire circuler les marchandises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays tard-venus (Espagne, Italie, Russie et Suède : 1860 - 1890 ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''les pays de la périphérie'''&lt;br /&gt;
Ces pays ont profités des bénéfices de la révolution industrielle mais plus tardivement car ils ne se situent pas géographiquement au centre de l’impulsion industrielle que donne l’Angleterre en 1760.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Le cas russe'''&lt;br /&gt;
Dans le cas russe, l’impulsion pour industrialiser le pays est venu du pouvoir central qui avait une volonté de moderniser la Russie. À nouveau, il y a eu une très forte participation des techniciens et des investissements étrangers. Les jeunes russes viennent étudier en Europe industrialisée et l’État russe fait tout pour encourager les industriels à investir en Russie. Les capitaux sont surtout français et belges. À la veille de la Première guerre mondiale, 90% des mines de charbon russes appartiennent à des capitaux étrangers ainsi que 50% de la sidérurgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays qui ne se sont pas industrialisés au XIXème siècle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les pays complémentaires de la Grande-Bretagne : Pays-Bas, Portugal, Danemark.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les anciennes colonies de l’Empire ottoman : Albanie, Bulgarie, Grèce, Roumanie et Ex-Yougoslavie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les futurs pays mais qui font encore parti d’un empire (on parle de colonies intérieures : Pologne et Finlande (Russie), Hongrie (empire Austro-Hongrois), Irlande (Grande-Bretagne) et Norvège (Suède).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais tous ces pays ne représentent que 10% de la population européenne. Donc, 90% de la population a basculée vers une civilisation industrielle et de plus en plus urbanisée. L’industrialisation a été rapide et a touchée la quasi-totalité des européens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Alexander Gerschenkron == &lt;br /&gt;
Alexander Gerschenkron est un historien des années 1960 qui  met l’accent sur le retard au lieu de glorifier les premiers pays à s’être industrialisés construisant sa théorie par l’arrière. Pour lui, plus un pays était en retard, plus on a investi massivement et donc plus l’industrialisation a été rapide et les technologies seront modernes. L’Angleterre commence avec beaucoup de petites usines qui grandissent. En Allemagne, l’industrialisation débute tout de suite avec des investissements massifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus sont fabriqués des biens de production, des biens industriels (le fer par exemple, en opposition aux biens de consommation comme le textile).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Angleterre, plus le temps passe, plus il y a d’innovations et plus les usines sont vieilles. Donc, les nouveaux pays qui s’industrialisent utilisent directement les nouvelles technologies et ont donc des usines plus performantes que les pays de la première vague.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus le rôle des banques et de l’État sera important. L’État de l’Europe du XIXème siècle intervient rarement en temps qu’investisseur. Toutefois, c’est lui qui crée les écoles de formation, qui lance la construction de chemins de fer, ou l’armement, ce qui dynamise l’économie. Plus on avance dans la révolution, plus l'État a un rôle dans le développement. Les banques aussi jouent un rôle plus important car les investissements sont de plus en plus importants, et les banques prêtent de plus en plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus le pays est en retard, plus les pressions sur les travailleurs sont importantes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les trois éléments fondamentaux de la théorie de Gerschenkron :&lt;br /&gt;
*le développement européen a été la référence pour les pays du tiers monde. Or, Gerschenkron insiste sur le fait qu’il n’y a pas un seul type d’industrialisation. Par exemple, l’industrialisation n’a pas été la même que ce soit dans l’industrie lourde ou celle du textile. Il n’y a pas un seul mode de développement comme on l’a longtemps admis. Avec le temps, l’État s’investi de plus en plus dans l’économie et l’industrie ;&lt;br /&gt;
*le retard peut être avantageux, car ces pays disposent dès le début de leur industrialisation de technologies modernes ;&lt;br /&gt;
*un des reproches que l’on peut faire à la théorie de Gerschenkron est qu’il évoque le retard de développement sans pour autant le définir. De plus, sa théorie ne prend pas en compte le facteur humain et l’influence qu’il a eu sur l’industrialisation : par exemple, l’intérêt soudain des nobles britanniques pour l’agronomie, ce qui a permis le débloquement de la société agraire. Il ne prend pas en compte également le taux d’alphabétisation et d’éducation des population qui a parfois joué un rôle important comme au Danemark ou en Suisse où à la fin du XIXème siècle 90% de la population sait lire et écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les causes de la précocité de la révolution industrielle en Suisse =&lt;br /&gt;
La Suisse fait figure d’exception dans l’histoire de la révolution industrielle. Avant la révolution, elle présentait des désavantages, des handicapes par rapport aux autres pays comme la France et la Belgique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le paradoxe suisse et les handicaps du pays ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’absence de matières premières''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne produit pas de charbon, or il est a priori indispensable à l’industrialisation étant donné que les machines tournent au charbon et il faut donc l’importer. Mais le charbon est lourd et le transport extrêmement cher. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un territoire peu propice'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est avant tout un pays alpin. La présence de montagnes a pour effet immédiat d’empêcher le développement d’une agriculture performante car il n’y a pas de grandes plaines. De plus la Suisse n’a aucun accès direct à la mer, ce qui rend le transport de marchandise encore plus difficile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un faible marché intérieur'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse de 1800 est peu peuplée, on y trouve à peine deux milions d’habitants.  On a donc un marché intérieur réduit, avec très peu de consommateurs potentiels. Dans les autres pays industrialisés, il y a des dizaines de millions d‘habitants et autant de consommateurs potentiels, ce qui leur donne une base solide contrairement à la Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''La position géographique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse n'a pas d'accès à la mer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les atouts de la Suisse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''une main d’œuvre abondante''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant très longtemps, on a cru que les Alpes étaient très pauvres. Mais dans les grands bassins industriels, si on meurt c’est avant tout à cause de la mauvaise hygiène, et particulièrement de la mauvaise qualité des eaux. Or en montagne, les eaux sont extrêmement pures, ce qui cause une mortalité moins forte, en particulier chez les enfants. De plus, les vaches permettent un accès rapide au lait, ce qui renforce les nourrissons et les enfants. Enfin, l’élevage n’a pas besoin de beaucoup de main d’œuvre. Les employeurs vont donc être attiré par cette main d’œuvre abondante car les salaires seront bas.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une main d’œuvre qualifiée'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, en 1900, 90% des adultes sont alphabétisés. Cela est dû à l’imbrication des catholiques et des protestants dans la société. La réforme protestante demande que tous les protestants sachent lire la Bible, et par logique la contre réforme catholique insiste à l’alphabétisation pour ne pas perdre ses fidèles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’insuffisance des terres agricoles a poussé à l’activité industrielle''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, encore plus qu’ailleurs, les petits paysans ont complétés leur revenu avec une activité proto-industrielle. On se retrouve donc, au début de la révolution industrielle, avec une masse de paysans qui n’ont plus de revenus mais qui grasse à la proto-industrie savent manier des machines comme les métiers à tisser. Il sont donc moins long à former, et on voie comment la proto-industrie a bien préparé l’industrialisation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''La présence de ressources hydrauliques'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse profite, avec son environnement montagnard, de la présence de torrents, de rivières et autre cours d’eau qui produisent de l’énergie hydraulique. Ainsi, le désavantage de ne pas disposer de charbon est compensé par une autre source d’énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le choix d’une voie spécifique ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’exportation'''&lt;br /&gt;
Avec un marché intérieur trop petit, la Suisse se lance dans l’exportation. Vers 1830, la Suisse exporte chaque année 18$ par habitant, contre 10$ pour le Royaume-Uni, 7$ pour la Belgique et 3$ en moyenne pour toute l’Europe. Pour être bon en exportation, il faut être meilleur que ses concurrents. Il faut donc se focaliser sur des marchés spécifiques pour faire en sorte que les produits &amp;quot;made in Suisse&amp;quot; soient les meilleurs sur le marché.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une haute spécialisation : l’exemple du textile'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne va pas concurrencer l’Angleterre sur le textile de base car cette dernière domine ce marché. La Suisse va proposer des textiles plus raffinés comme la soie, les tissus brodés qui sont des produits de très bonne qualité. Ce segment de marcher est petit mais la Suisse n’a pas besoin de vendre énormément pour se développer étant donné qu’il n’y a que deux millions d’habitants.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte valeur ajoutée : l’exemple de l’horlogerie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour fabriquer une montre, on a essentiellement besoin d’acier. L’importation est certes couteuse mais avec une petite quantité d’acier, il est possible de produire beaucoup de montres. De plus, avec une main d’œuvre de qualité et hautement spécialisée, le prix va fortement augmenter par rapport au véritable coût de fabrication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les étapes du démarrage ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''la filature : 1800 - 1820'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’organisation de la production est différente en Suisse à cause de l’absence de charbon. De plus, pour se différencier des productions textiles de l’Angleterre notamment, on va chercher à ajouter de la valeur au textile en ayant recourt à la teinture, pour rendre l’objet plus attractif et plus rare, donc plus cher.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extension vers la métallurgie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec un développement du chemin de fer au milieu du XIXème siècle, il devient possible d’amener vers la Suisse l’excédant de production de la sidérurgie belge ou française. Dès lors, la métallurgie peut commencer à se développer en Suisse. On commence à créer des machines-outils,qui remplacent le travail de l’artisan. La production est de plus en plus précise et pointue. La Suisse se dirige également petit à petit vers la l’industrie de la chimie, avec la combinaison des machines-outils et du savoir acquis avec la teinture de textile. Enfin, le développement de la chimie permet la naissance de l’industrie de l’alimentaire et pharmaceutique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse a une chaîne d’industrialisation plus longue qui dure une centaine d’années (1800 à 1900) contre 50 à 60 ans pour la France et la Belgique. Bien que la Suisse soit un &amp;quot;nain&amp;quot; dans la quantité exportée soit dix fois moins que l’Angleterre, elle exporte 60 dollars par habitant par an en moyenne contre dix huit en moyenne en Europe en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les caractéristiques majeures de la Suisse à la veille de la première guerre mondiale ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un niveau de vie élevé''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le PIB suisse est de 895$ par habitant contre 550$ par an en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte proportion d’étranger'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A Genève en 1910, 42% de la population est étrangère, ce chiffre était de 38% en 2005. Ces immigrés sont principalement allemands et italiens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extraversion'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est portée vers l’extérieur avec à cause de sa nécessité d’exporter. Mais les capitaux suisses sont également investis à l’extérieur du pays. La Suisse a été un des pays pionniers pour la création d’entreprises multinationales. L’administration est en Suisse, mais des usines sont rependues un peu partout en Europe. Nestlé, l’industrie pharmaceutique de Bale, Sulzer sont déjà toutes des multinationales en 1910.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une faible urbanisation''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1910, 57% de la population européenne habite en ville. En Suisse il n’y a à peine que 37% d’urbanisation. De plus, laSuisse n’a pas de grandes villes avec plus de 200 000 habitants en 1910. Cela s’explique par la présence de montagnes dans une majeure partie de la Suisse ce qui limite les possibilités de développer de grands centres urbains. De plus,l’industrialisation a été légère et éparpillée, contrairement au nord de laFrance où on a de grands bassins industriels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La problématique du développement des petits pays européens =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:David ricardo.jpg|thumb|Portrait de David Ricardo.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des petits pays dans lesquels la révolution industrielle n’est pas diffusée. Le Portugal et le Danemark sont des pays complémentaires à l’Angleterre qui ont leurs caractéristiques et leur voie de développement propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer, il faut s'intéresser à la théorie des avantages comparatif conceptualisée par David Riccardo : dans un marché parfait il y a intérêt à produire ce dans quoi on est le meilleur, c’est-à-dire le moins cher ou ce le produit avec les meilleures caractéristiques. Il faut concentrer ces forces sur cette avantage, vendre ces produits, gagner de l’argent et acheter des produits à des pays qui ont un meilleur avantage comparatif. En d’autres termes, dans cette logique chacun se spécialise là où il a un avantage comparatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une économie aurait un fonctionnement optimal si chacun se spécialise là où il est le meilleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;border:1px solid #000000;padding:1em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Dans un monde simplifié, composé de deux pays produisant deux biens, si le pays A doit renoncer à 3 unités du bien x pour produire une unité supplémentaire du bien y, tandis que le pays B doit renoncer à seulement 2 unités du bien x pour produire une unité de y, alors chaque pays s’enrichira si A se consacre à la production de x tandis que B se spécialise dans celle de y. En effet, le pays A pourra échanger une unité de x contre entre 1/3 et 1/2 d’unité de y (contre seulement 1/3 en autarcie), tandis que le pays B échangera une unité de y contre entre 2 et 3 unités de x (contre seulement 2 en autarcie).''&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le Portugal : le prototype de la complémentarité menant à la pauvreté ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ricardo, dans son système économique, établie que dans un marché parfait, on a intérêt a produire ce dans quoi on est le meilleur soit où on peut produire le moins cher, ou où on peut produire la meilleure qualité en relation aux concurrents. Si on a cette aptitude, il faut se focaliser à 100% dessus, éliminer la concurrence et avec l’argent, acheter dans des secteurs où les autres sont les meilleurs pour se nourrir de cela et donc avoir accès à des produits de bonnes qualité. Chacun se spécialise dans la production où il a un avantage en comparaison aux autres. Si tout le monde applique cette règles des avantages comparatifs, alors le monde serait parfait. Il prend pour exemple le traité de Methuen en 1703.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un traité de libre-échange entre le Portugal et l’Angleterre. Les anglais sont libres de vendre de la laine anglaise au Portugal, sans que les agents douaniers leur fassent payer la moindre taxe. En échange, les portugais peuvent vendre en Angleterre leur vin également sans la moindre taxe. Les anglais vendaient la laine, ce dans quoi ils étaient les meilleurs. Au Portugal, on ne peu pas faire de la laine, mais ils font du vin mieux que n’importe qui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans cet échange, on a d’un coté un produit manufacturé, issu de l’industrie britannique et de l’autre, on a un produit issu de l’agriculture. Ceci a pour conséquence que le Portugal est resté dans une économie agricole. Quand des petits entrepreneurs portugais on voulu concurrencer avec le textile anglais, ils n’ont pas pu rivaliser à cause de l’arrivé massive des produits britannique, qui en plus n’étaient pas taxés.C’est là une des racines de la non industrialisation du Portugal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1822, le Portugal perd le Brésil. Jusqu’alors, le Brésil était contraint d’acheter portugais, mais une fois libre, ils ont commencé a acheter des produits qui n’était pas issus de la métropole, car ils on trouvé des produits équivalents et moins chers. Dès lors,le Portugal dépend totalement du marché anglais, car ils ne se sont pas industrialisé. En 1850, 80% des exportations portugaises sont vers l’Angleterre. On a une production mono-sectorielle (le vin) et dépendante des anglais. De plus à la fin du XIXème siècle, les anglais demandent de moins en moins de porto, ils se mettent a préférer le vin français. Le Portugal sombre, et les habitants gagnent à peine 400$ par an en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Danemark : le prototype d’une complémentarité menant à la richesse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Angleterre commence à s’industrialiser en important des céréales de l’étranger grâce a sa flotte. Et le Danemark est l’un des grenier à blé de l’Angleterre, et comme avec le Portugal, les deux pays signent un traité de libre-échange. Au début du XIXème siècle, tout va bien au Danemark,mais en 1873, les blés américains arrivent en Europe ce qui cause une énorme crise agricole. Le Danemark qui s’est spécialisé dans l’agriculture, et qui n’est pas industrialisé et n’a qu’un client dominant qui est l’Angleterre. Mais au lieu de sombrer comme le Portugal, le Danemark a pus se reconvertir. Il est resté dans l’agriculture, mais a développé l’élevage et sa production de produits laitiers, ainsi que le lard, les œufs, que consomment les anglais (le petit déjeuné anglais est d’ailleurs en réalité le un petit déjeuné typiquement danois). Le Danemark a donc gardé sa dépendance vis a vis de l’Angleterre, mais une c’est une dépendance positive.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela fut possible grâce à :&lt;br /&gt;
*une main d’œuvre paysanne éduquée : On a pu expliquer aux paysans danois les problèmes lié au blé arrivé d’Amérique, et a qui on a pu apprendre rapidement les règles de l’élevage.&lt;br /&gt;
*un gouvernement danois qui mène une politique économique et sociale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le roi du Danemark et les noble possédaient toutes les terres agricoles. Le gouvernement a racheté les terres et les adonné aux paysans. Il a pu les racheter parce que avec l’arrivée des céréales américaines, le prix des terre avait chuté car elle rapportaient moins qu’avant. Donc si le paysan produit plus, il en profite directement, et ne donne pas ses bénéfices aux nobles. L’État a organisé les paysans en coopératives. On a des fermes familiales, mais également des coopératives de paysans. Un paysans tout seul ne peut pas acheter une machine a traire ou une machine a pasteuriser, mais ensemble, dans une coopérative, on peu se le permettre, ce qui améliore les productions. Durant les années de dépression entre 1873 et 1890, l’État met en place l’assurance chômage en 1886 pour permettre aux paysans de pouvoir passer la reconversion entre agriculture de céréales et élevage. On met en place également une assurance vieillesse. Le gouvernement sait que les vieux paysans ne pourront pas se reconvertir car trop ils sont trop âgés, donc on leur accorde tout de même de l’argent, pour ne pas les laisser démunie.  En 1913, le danois gagne 885$ par an, contre 550$ en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_diffusion_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_en_Europe_continentale&amp;diff=27372</id>
		<title>La diffusion de la révolution industrielle en Europe continentale</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_diffusion_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_en_Europe_continentale&amp;diff=27372"/>
		<updated>2015-10-01T12:32:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= En Europe continentale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays précocement industrialisés (Belgique, France et Suisse : 1770 - 1810 ==&lt;br /&gt;
L’industrialisation de ces pays s’est faite sur le modèle anglais avec tout de même trois facteurs qui en diffèrent :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le rôle des technicien et entrepreneurs anglais ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:William Cockerill.jpg|thumb|Portrait de William Cockerill.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains entrepreneurs anglais vont quitter l’Angleterre pour s’installer dans le nord de la France, en Belgique mais aussi en Suisse proposant leurs services comme William Cockerill. C'est aussi pourquoi les machines étaient appelées les &amp;quot;mécanismes a l’anglaise&amp;quot;. Les anglais ont entre autre amenés la spinning Jenny.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les effets entrainant ==&lt;br /&gt;
Clairement, tout part du textile. Mais pour créer les machines nécessaires à l’industrie du textile, il faut du fer, et cela va donner naissance à la sidérurgie, notamment en Belgique et en France. Un exemple est le fils de William Cockerill qui crée les premières mines belge. Une fois avoir extrait le fer, on doit créer la taule avec des laminoirs. Au final, les entreprises Cockerill vont également créer des ateliers de mécanique et créer les premières locomotives en Belgique. On voit donc émerger des complexes industriels gigantesques, où tout le processus de production est dirigé par une seule entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’intervention de l’État ==&lt;br /&gt;
En Angleterre, l’État n’intervient absolument pas pour trouver du travail aux victimes de la proto-industrialisation. En France et en Belgique, l’État a favorisé la venue de techniciens anglais. Le roi des Pays-Bas et donc de Belgique a prêté son propre argent pour que Cockerill ne fasse pas faillite quand son entreprise s’est retrouvée en crise. En 1830, la Belgique devient indépendante des Pays-Bas. Le nouveau gouvernement belge aide l’industrie en construisant des chemins de fer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les pays de la deuxième vague allant de 1840 à 1860 sont l'Allemagne, l'Autriche et la Bohème à savoir l'ouest de la république Tchèque.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a quatre facteurs qui doivent être pris en compte dans le développement industriel de ces pays :&lt;br /&gt;
#le '''rôle des techniciens anglais, mais aussi français, belges et suisse''' : comme lors de la première vague, les techniciens anglais, mais aussi désormais français, belges et suisses partagent leur savoir pour développer l’industrie de ces pays.&lt;br /&gt;
#le '''choix de l’industrie lourde''' : à la place du textile, on développe l’industrie lourde, dans le but de développer une industrie d’armement. En Angleterre, enBelgique, en France et en Suisse, on développe l’industrie légère comme le textile. Dans l’industrie lourde on développe la sidérurgie (le fer, l’acier)et elle ne fabrique pas des biens de consommation, mais c’est clairement pour développer l’armement.&lt;br /&gt;
#l’'''intervention de capitaux étrangers''' : pour ouvrir une usine de textile, le coût n’est pas très élevé. Mais quand on construit des hauts fourneaux, c’est beaucoup plus cher et on a besoin de capitaux. Justement, les bénéficiaires de l’industrie anglaise et de la première vague investissent dans l’industrie allemande.&lt;br /&gt;
#un '''système bancaire plus élaboré''' : en Angleterre, au début de la révolution industrielle, on n’a pas besoin des banques pour financer la création d’une usine. Mais pour l’industrie lourde, les investissements sont énormes et viennent de l’étranger ce qui développe les banques, car il est impossible de monter une tel entreprise avec son propre argent sans avoir recourt à l’aide des banques. Le développement de l’industrie allemande a dépendu en particulier des investissements des anglais.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1914, l’Allemagne est le troisième pays le plus industrialisé d’Europe alors que l’Autriche n’est qu’au dix neuvième rang. Cela est dû notamment au fait que l’Allemagne a une ouverture sur la mer ainsi que de grands ports pour faire circuler les marchandises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays tard-venus (Espagne, Italie, Russie et Suède : 1860 - 1890 ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''les pays de la périphérie'''&lt;br /&gt;
Ces pays ont profités des bénéfices de la révolution industrielle mais plus tardivement car ils ne se situent pas géographiquement au centre de l’impulsion industrielle que donne l’Angleterre en 1760.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Le cas russe'''&lt;br /&gt;
Dans le cas russe, l’impulsion pour industrialiser le pays est venu du pouvoir central qui avait une volonté de moderniser la Russie. À nouveau, il y a eu une très forte participation des techniciens et des investissements étrangers. Les jeunes russes viennent étudier en Europe industrialisée et l’État russe fait tout pour encourager les industriels à investir en Russie. Les capitaux sont surtout français et belges. À la veille de la Première guerre mondiale, 90% des mines de charbon russes appartiennent à des capitaux étrangers ainsi que 50% de la sidérurgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays qui ne se sont pas industrialisés au XIXème siècle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les pays complémentaires de la Grande-Bretagne : Pays-Bas, Portugal, Danemark.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les anciennes colonies de l’Empire ottoman : Albanie, Bulgarie, Grèce, Roumanie et Ex-Yougoslavie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les futurs pays mais qui font encore parti d’un empire (on parle de colonies intérieures : Pologne et Finlande (Russie), Hongrie (empire Austro-Hongrois), Irlande (Grande-Bretagne) et Norvège (Suède).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais tous ces pays ne représentent que 10% de la population européenne. Donc, 90% de la population a basculée vers une civilisation industrielle et de plus en plus urbanisée. L’industrialisation a été rapide et a touchée la quasi-totalité des européens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Alexander Gerschenkron == &lt;br /&gt;
Alexander Gerschenkron est un historien des années 1960 qui  met l’accent sur le retard au lieu de glorifier les premiers pays à s’être industrialisés construisant sa théorie par l’arrière. Pour lui, plus un pays était en retard, plus on a investi massivement et donc plus l’industrialisation a été rapide et les technologies seront modernes. L’Angleterre commence avec beaucoup de petites usines qui grandissent. En Allemagne, l’industrialisation débute tout de suite avec des investissements massifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus sont fabriqués des biens de production, des biens industriels (le fer par exemple, en opposition aux biens de consommation comme le textile).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Angleterre, plus le temps passe, plus il y a d’innovations et plus les usines sont vieilles. Donc, les nouveaux pays qui s’industrialisent utilisent directement les nouvelles technologies et ont donc des usines plus performantes que les pays de la première vague.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays est en retard, plus le rôle des banques et de l’État sera important. L’État de l’Europe du XIXème siècle intervient rarement en temps qu’investisseur. Toutefois, c’est lui qui crée les écoles de formation, qui lance la construction de chemins de fer, ou l’armement, ce qui dynamise l’économie. Plus on avance dans la révolution, plus l'État a un rôle dans le développement. Les banques aussi jouent un rôle plus important car les investissements sont de plus en plus importants, et les banques prêtent de plus en plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus le pays est en retard, plus les pressions sur les travailleurs sont importantes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les trois éléments fondamentaux de la théorie de Gerschenkron :&lt;br /&gt;
*le développement européen a été la référence pour les pays du tiers monde. Or, Gerschenkron insiste sur le fait qu’il n’y a pas un seul type d’industrialisation. Par exemple, l’industrialisation n’a pas été la même que ce soit dans l’industrie lourde ou celle du textile. Il n’y a pas un seul mode de développement comme on l’a longtemps admis. Avec le temps, l’État s’investi de plus en plus dans l’économie et l’industrie ;&lt;br /&gt;
*le retard peut être avantageux, car ces pays disposent dès le début de leur industrialisation de technologies modernes ;&lt;br /&gt;
*un des reproches que l’on peut faire à la théorie de Gerschenkron est qu’il évoque le retard de développement sans pour autant le définir. De plus, sa théorie ne prend pas en compte le facteur humain et l’influence qu’il a eu sur l’industrialisation : par exemple, l’intérêt soudain des nobles britanniques pour l’agronomie, ce qui a permis le débloquement de la société agraire. Il ne prend pas en compte également le taux d’alphabétisation et d’éducation des population qui a parfois joué un rôle important comme au Danemark ou en Suisse où à la fin du XIXème siècle 90% de la population sait lire et écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les causes de la précocité de la révolution industrielle en Suisse =&lt;br /&gt;
La Suisse fait figure d’exception dans l’histoire de la révolution industrielle. Avant la révolution, elle présentait des désavantages, des handicapes par rapport aux autres pays comme la France et la Belgique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le paradoxe suisse et les handicaps du pays ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’absence de matières premières''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne produit pas de charbon, or il est a priori indispensable à l’industrialisation étant donné que les machines tournent au charbon et il faut donc l’importer. Mais le charbon est lourd et le transport extrêmement cher. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un territoire peu propice'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est avant tout un pays alpin. La présence de montagnes a pour effet immédiat d’empêcher le développement d’une agriculture performante car il n’y a pas de grandes plaines. De plus la Suisse n’a aucun accès direct à la mer, ce qui rend le transport de marchandise encore plus difficile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un faible marché intérieur'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse de 1800 est peu peuplée, on y trouve à peine deux milions d’habitants.  On a donc un marché intérieur réduit, avec très peu de consommateurs potentiels. Dans les autres pays industrialisés, il y a des dizaines de millions d‘habitants et autant de consommateurs potentiels, ce qui leur donne une base solide contrairement à la Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''La position géographique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse n'a pas d'accès à la mer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les atouts de la Suisse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''une main d’œuvre abondante''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant très longtemps, on a cru que les Alpes étaient très pauvres. Mais dans les grands bassins industriels, si on meurt c’est avant tout à cause de la mauvaise hygiène, et particulièrement de la mauvaise qualité des eaux. Or en montagne, les eaux sont extrêmement pures, ce qui cause une mortalité moins forte, en particulier chez les enfants. De plus, les vaches permettent un accès rapide au lait, ce qui renforce les nourrissons et les enfants. Enfin, l’élevage n’a pas besoin de beaucoup de main d’œuvre. Les employeurs vont donc être attiré par cette main d’œuvre abondante car les salaires seront bas.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une main d’œuvre qualifiée'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, en 1900, 90% des adultes sont alphabétisés. Cela est dû à l’imbrication des catholiques et des protestants dans la société. La réforme protestante demande que tous les protestants sachent lire la Bible, et par logique la contre réforme catholique insiste à l’alphabétisation pour ne pas perdre ses fidèles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’insuffisance des terres agricoles a poussé à l’activité industrielle''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Suisse, encore plus qu’ailleurs, les petits paysans ont complétés leur revenu avec une activité proto-industrielle. On se retrouve donc, au début de la révolution industrielle, avec une masse de paysans qui n’ont plus de revenus mais qui grasse à la proto-industrie savent manier des machines comme les métiers à tisser. Il sont donc moins long à former, et on voie comment la proto-industrie a bien préparé l’industrialisation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''La présence de ressources hydrauliques'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse profite, avec son environnement montagnard, de la présence de torrents, de rivières et autre cours d’eau qui produisent de l’énergie hydraulique. Ainsi, le désavantage de ne pas disposer de charbon est compensé par une autre source d’énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le choix d’une voie spécifique ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’exportation'''&lt;br /&gt;
Avec un marché intérieur trop petit, la Suisse se lance dans l’exportation. Vers 1830, la Suisse exporte chaque année 18$ par habitant, contre 10$ pour le Royaume-Uni, 7$ pour la Belgique et 3$ en moyenne pour toute l’Europe. Pour être bon en exportation, il faut être meilleur que ses concurrents. Il faut donc se focaliser sur des marchés spécifiques pour faire en sorte que les produits &amp;quot;made in Suisse&amp;quot; soient les meilleurs sur le marché.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une haute spécialisation : l’exemple du textile'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse ne va pas concurrencer l’Angleterre sur le textile de base car cette dernière domine ce marché. La Suisse va proposer des textiles plus raffinés comme la soie, les tissus brodés qui sont des produits de très bonne qualité. Ce segment de marcher est petit mais la Suisse n’a pas besoin de vendre énormément pour se développer étant donné qu’il n’y a que deux millions d’habitants.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte valeur ajoutée : l’exemple de l’horlogerie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour fabriquer une montre, on a essentiellement besoin d’acier. L’importation est certes couteuse mais avec une petite quantité d’acier, il est possible de produire beaucoup de montres. De plus, avec une main d’œuvre de qualité et hautement spécialisée, le prix va fortement augmenter par rapport au véritable coût de fabrication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les étapes du démarrage ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''la filature : 1800 - 1820'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’organisation de la production est différente en Suisse à cause de l’absence de charbon. De plus, pour se différencier des productions textiles de l’Angleterre notamment, on va chercher à ajouter de la valeur au textile en ayant recourt à la teinture, pour rendre l’objet plus attractif et plus rare, donc plus cher.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extension vers la métallurgie'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec un développement du chemin de fer au milieu du XIXème siècle, il devient possible d’amener vers la Suisse l’excédant de production de la sidérurgie belge ou française. Dès lors, la métallurgie peut commencer à se développer en Suisse. On commence à créer des machines-outils,qui remplacent le travail de l’artisan. La production est de plus en plus précise et pointue. La Suisse se dirige également petit à petit vers la l’industrie de la chimie, avec la combinaison des machines-outils et du savoir acquis avec la teinture de textile. Enfin, le développement de la chimie permet la naissance de l’industrie de l’alimentaire et pharmaceutique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse a une chaîne d’industrialisation plus longue qui dure une centaine d’années (1800 à 1900) contre 50 à 60 ans pour la France et la Belgique. Bien que la Suisse soit un &amp;quot;nain&amp;quot; dans la quantité exportée soit dix fois moins que l’Angleterre, elle exporte 60 dollars par habitant par an en moyenne contre dix huit en moyenne en Europe en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les caractéristiques majeures de la Suisse à la veille de la première guerre mondiale ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Un niveau de vie élevé''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le PIB suisse est de 895$ par habitant contre 550$ par an en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une forte proportion d’étranger'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A Genève en 1910, 42% de la population est étrangère, ce chiffre était de 38% en 2005. Ces immigrés sont principalement allemands et italiens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’extraversion'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est portée vers l’extérieur avec à cause de sa nécessité d’exporter. Mais les capitaux suisses sont également investis à l’extérieur du pays. La Suisse a été un des pays pionniers pour la création d’entreprises multinationales. L’administration est en Suisse, mais des usines sont rependues un peu partout en Europe. Nestlé, l’industrie pharmaceutique de Bale, Sulzer sont déjà toutes des multinationales en 1910.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une faible urbanisation''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1910, 57% de la population européenne habite en ville. En Suisse il n’y a à peine que 37% d’urbanisation. De plus, laSuisse n’a pas de grandes villes avec plus de 200 000 habitants en 1910. Cela s’explique par la présence de montagnes dans une majeure partie de la Suisse ce qui limite les possibilités de développer de grands centres urbains. De plus,l’industrialisation a été légère et éparpillée, contrairement au nord de laFrance où on a de grands bassins industriels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La problématique du développement des petits pays européens =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:David ricardo.jpg|thumb|Portrait de David Ricardo.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des petits pays dans lesquels la révolution industrielle n’est pas diffusée. Le Portugal et le Danemark sont des pays complémentaires à l’Angleterre qui ont leurs caractéristiques et leur voie de développement propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer, il faut s'intéresser à la théorie des avantages comparatif conceptualisée par David Riccardo : dans un marché parfait il y a intérêt à produire ce dans quoi on est le meilleur, c’est-à-dire le moins cher ou ce le produit avec les meilleures caractéristiques. Il faut concentrer ces forces sur cette avantage, vendre ces produits, gagner de l’argent et acheter des produits à des pays qui ont un meilleur avantage comparatif. En d’autres termes, dans cette logique chacun se spécialise là où il a un avantage comparatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une économie aurait un fonctionnement optimal si chacun se spécialise là où il est le meilleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;border:1px solid #000000;padding:1em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Dans un monde simplifié, composé de deux pays produisant deux biens, si le pays A doit renoncer à 3 unités du bien x pour produire une unité supplémentaire du bien y, tandis que le pays B doit renoncer à seulement 2 unités du bien x pour produire une unité de y, alors chaque pays s’enrichira si A se consacre à la production de x tandis que B se spécialise dans celle de y. En effet, le pays A pourra échanger une unité de x contre entre 1/3 et 1/2 d’unité de y (contre seulement 1/3 en autarcie), tandis que le pays B échangera une unité de y contre entre 2 et 3 unités de x (contre seulement 2 en autarcie).''&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le Portugal : le prototype de la complémentarité menant à la pauvreté ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ricardo, dans son système économique, établie que dans un marché parfait, on a intérêt a produire ce dans quoi on est le meilleur soit où on peut produire le moins cher, ou où on peut produire la meilleure qualité en relation aux concurrents. Si on a cette aptitude, il faut se focaliser à 100% dessus, éliminer la concurrence et avec l’argent, acheter dans des secteurs où les autres sont les meilleurs pour se nourrir de cela et donc avoir accès à des produits de bonnes qualité. Chacun se spécialise dans la production où il a un avantage en comparaison aux autres. Si tout le monde applique cette règles des avantages comparatifs, alors le monde serait parfait. Il prend pour exemple le traité de Methuen en 1703.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un traité de libre-échange entre le Portugal et l’Angleterre. Les anglais sont libres de vendre de la laine anglaise au Portugal, sans que les agents douaniers leur fassent payer la moindre taxe. En échange, les portugais peuvent vendre en Angleterre leur vin également sans la moindre taxe. Les anglais vendaient la laine, ce dans quoi ils étaient les meilleurs. Au Portugal, on ne peu pas faire de la laine, mais ils font du vin mieux que n’importe qui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans cet échange, on a d’un coté un produit manufacturé, issu de l’industrie britannique et de l’autre, on a un produit issu de l’agriculture. Ceci a pour conséquence que le Portugal est resté dans une économie agricole. Quand des petits entrepreneurs portugais on voulu concurrencer avec le textile anglais, ils n’ont pas pu rivaliser à cause de l’arrivé massive des produits britannique, qui en plus n’étaient pas taxés.C’est là une des racines de la non industrialisation du Portugal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1822, le Portugal perd le Brésil. Jusqu’alors, le Brésil était contraint d’acheter portugais, mais une fois libre, ils ont commencé a acheter des produits qui n’était pas issus de la métropole, car ils on trouvé des produits équivalents et moins chers. Dès lors,le Portugal dépend totalement du marché anglais, car ils ne se sont pas industrialisé. En 1850, 80% des exportations portugaises sont vers l’Angleterre. On a une production mono-sectorielle (le vin) et dépendante des anglais. De plus à la fin du XIXème siècle, les anglais demandent de moins en moins de porto, ils se mettent a préférer le vin français. Le Portugal sombre, et les habitants gagnent à peine 400$ par an en 1910.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Danemark : le prototype d’une complémentarité menant à la richesse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Angleterre commence à s’industrialiser en important des céréales de l’étranger grâce a sa flotte. Et le Danemark est l’un des grenier à blé de l’Angleterre, et comme avec le Portugal, les deux pays signent un traité de libre-échange. Au début du XIXème siècle, tout va bien au Danemark,mais en 1873, les blés américains arrivent en Europe ce qui cause une énorme crise agricole. Le Danemark qui s’est spécialisé dans l’agriculture, et qui n’est pas industrialisé et n’a qu’un client dominant qui est l’Angleterre. Mais au lieu de sombrer comme le Portugal, le Danemark a pus se reconvertir. Il est resté dans l’agriculture, mais a développé l’élevage et sa production de produits laitiers, ainsi que le lard, les œufs, que consomment les anglais (le petit déjeuné anglais est d’ailleurs en réalité le un petit déjeuné typiquement danois). Le Danemark a donc gardé sa dépendance vis a vis de l’Angleterre, mais une c’est une dépendance positive.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela fut possible grâce à :&lt;br /&gt;
*une main d’œuvre paysanne éduquée : On a pu expliquer aux paysans danois les problèmes lié au blé arrivé d’Amérique, et a qui on a pu apprendre rapidement les règles de l’élevage.&lt;br /&gt;
*un gouvernement danois qui mène une politique économique et sociale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le roi du Danemark et les noble possédaient toutes les terres agricoles. Le gouvernement a racheté les terres et les adonné aux paysans. Il a pu les racheter parce que avec l’arrivée des céréales américaines, le prix des terre avait chuté car elle rapportaient moins qu’avant. Donc si le paysan produit plus, il en profite directement, et ne donne pas ses bénéfices aux nobles. L’État a organisé les paysans en coopératives. On a des fermes familiales, mais également des coopératives de paysans. Un paysans tout seul ne peut pas acheter une machine a traire ou une machine a pasteuriser, mais ensemble, dans une coopérative, on peu se le permettre, ce qui améliore les productions. Durant les années de dépression entre 1873 et 1890, l’État met en place l’assurance chômage en 1886 pour permettre aux paysans de pouvoir passer la reconversion entre agriculture de céréales et élevage. On met en place également une assurance vieillesse. Le gouvernement sait que les vieux paysans ne pourront pas se reconvertir car trop ils sont trop âgés, donc on leur accorde tout de même de l’argent, pour ne pas les laisser démunie.  En 1913, le danois gagne 885$ par an, contre 550$ en moyenne en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_pens%C3%A9e_sociale_d%27%C3%89mile_Durkheim_et_Pierre_Bourdieu&amp;diff=27358</id>
		<title>La pensée sociale d'Émile Durkheim et Pierre Bourdieu</title>
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		<updated>2015-09-29T16:27:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= La vie d’Émile Durkheim : 1858 - 1917 =&lt;br /&gt;
[[File:Emile_Durkheim.jpg|thumb|Émile Durkheim.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
David Émile Durkheim est l'un des fondateurs de la sociologie moderne. Il est né à un moment charnière du XIXème siècle. Il est issu d’une famille aisée et judaïque. Le contexte dans lequel il émerge est celui de la mise en place de la république française à partir des années 1870 avec une crise importante qui est la commune de Paris : c’est un conflit subversif ou les communards sont massacrés par ce qui reste de la royauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premières questions qu’il se pose sont est de savoir comment se fait-il qu’une partie de la société ait acceptée de s’armer pour massacrer les plus pauvres et qu’est-ce qui fait qu’il n’y ait plus société ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les concepts politiques après Napoléon III sont les concepts de république, de fraternité, solidarité et de liberté. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là qu’il va travailler sur la question de la société en mettant l’accent sur la question sociale et le socialisme. La grande idéologique qui va bousculer les régimes est le socialisme, c’est à dire que les individus vivent en société et le social doit émerger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour qu’une société puisse fonctionner, il doit y avoir des liens, des passages entre les groupes qui permettent de faire société, donc du lien social. L’idée de Durkheim est d’expliquer les faits sociaux de façon scientifique, il se situe dans le débat des sciences-sociales. En tant qu’universitaire, il va s’interroger sur le concept de solidarité sociale : il rebondit sur ce qui fait société. C’est le principe de solidarité. Une société se contrôle et produit un sens collectif par une solidarité entre les individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat est toujours d’actualité car on se pose maintenant la question de savoir ce qu’est la solidarité. La solidarité insinue que l’on a un destin commun. À la fin du XIX siècle apparait toute une série de questionnements sur la société notamment parce que la société bascule avec une passage d’une société rurale à une société urbaine. Durkheim qui s'interroge sur qu'est la société donne propose qu'elle se caractérise par le fait social. Va surgir la question de savoir comment interpréter un événement ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces travaux permettent de comprendre le monde d’aujourd’hui. Parmi ses écrits majeurs ont retrouve :&lt;br /&gt;
*''De la division du travail social'' publié en 1893 : comment l’évolution du travail à t-elle modifié les rapports sociaux. Le travail n’est pas neutre. Le travail moderne est un travail de spécialisation qui change les rapports sociaux. Durkheim explique comment les sociétés modernes sont arrivées à développer la division du travail et comment cette division produit de la segmentarité, c'est-à-dire comment les individus sont segmentés dans des fonctions et des missions très différentes les unes des autres, ce qui va créer, d’une certaine façon de l’inégalité. &lt;br /&gt;
*''Les règles de la méthode sociologiques'' publié en 1895 : ce sont les premières réflexions sur les outils les mieux à même pour analyser la société. C’est un travail de passage de construction de l’objet scientifique mais aussi un passage vers la sociologie. Durkheim pose les fondements scientifiques de la sociologie, c'est-à-dire comment peut-on fabriquer une science, qui soit une science de la société, et ne plus considérer la société seulement d’un point de vue idéologique, mais comme une réalité que l’on peut regarder de façon objective, sans passion. &lt;br /&gt;
*''Le suicide'' publié en 1897 :  cet ouvrage a une importance dans la sociologie car le suicide est considéré comme un fait scientifique, c'est-à-dire un fait observable (en dehors des émotions) que l’on peut expliquer scientifiquement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durkheim n’est pas un penseur, il est immergé dans la société depuis laquelle il analyse les objets de contradictions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’affaire Dreyfus est un moment important car il scinde la société, c’est un conflit politique qui va traverser toute la société. La société va imploser et affecter les relations à l’intérieur même des familles. L'affaire Dreyfus amène Durkheim à repenser à la question de la morale, de l’éthique dans les relations sociales et la fonction du politique (un politique ne peut pas condamner un individu sans preuve de sa culpabilité). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’interroge aussi sur la place de la religion dans la société. En tant que Républicain, la laïcité est un élément structurant de la question sociale. Ce n’est pas seulement à la charité de répondre au problème de la société mais aussi l’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des thèmes où il présuppose que l’on peut reconstruire de la solidarité sociétale. Pour lui le socialisme est que dès lors que les individus ont pris conscience de la nécessité de la solidarité ils agissent en son sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1873, Durkheim devient le premier docteur à la chair de sociologie. Il travaillera sur les questions morales puis sur la crise que provoque la Première guerre mondiale : c’est la rupture de la société. Son fils André décède en 1916 dans les Balkans ce qui le faire le faire s'impliquer sur la question. L'année suivante, en 1917, Durkheim décède à son tour plongé dans une grande tristesse suite au décès de son fils au combat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le fait social ==&lt;br /&gt;
Pour Durkheim, comme relaté dans son ouvrage ''Règles de la méthode sociologique'' publié en 1895, l’enjeu de la sociologie est d’étudier les faits sociaux. Il qualifie les '''faits sociaux''' comme des manières d’agir de faire et de penser dans un espace social Ce n’est pas quelque chose de subjectif, il est objectif car on peut analyser les comportements des individus en tant que telle. Les faits sociaux consistent en toute manière d'agir, de penser, de sentir, fixée ou non, susceptible d'exercer sur l'individu une contrainte extérieure; et, qui est générale dans l'étendue d'une société donnée tout en ayant une existence propre, indépendante de ses diverses manifestations au niveau individuel. Le fait social dans une société est un phénomène suffisamment fréquent et suffisamment étendu pour être qualifié de collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modalités d’agir sont conditionnées '''individuellement''', c'est-à-dire la façon dont on perçoit l’environnement, l’expérience sensible individuelle ; et '''collectivement''' à savoir des déterminants collectifs qui impliquent des « réactions-type ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux caractéristiques qui permettent de reconnaître le fait social :&lt;br /&gt;
*l’extériorité : la société existe en dehors des individus qui la composent. Le fait social est extérieur aux individus ; il ne se situe pas dans la sphère individuelle mais dans la sphère collective :la sphère sociale. C'est-à-dire qu'il n'est pas né avec l'individu et ne mourra pas avec lui ; il transcende l'individu. Pour qu’il y ait rassemblement des individus il faut qu’il y ait société. Au fond ce phénomène a une temporalité plus longue que la vie elle-même, elle est une structure. Si on ne remplit pas son rôle la société peut engager la répression. Ces rites fonctionnent de façon régulée et permanente. La société existe en dehors des individus, ils ne font que passer vivant dans un système sociétal qui existe au-delà d’eux-mêmes.&lt;br /&gt;
*la contrainte : c‘est le fait que la société se caractérise par un ensemble de contraintes de plusieurs ordres, c'est lorsque dans une assemblée, un sentiment s’impose à tous ou lorsqu’une réaction collective se communique à tous. C'est un processus collectifs de socialisation, on accepte des processus dictés par la société elle-même. Le fait social s'impose aux individus, il ne résulte pas d'un choix individuel mais il est le fruit d'une combinaison de différents facteurs sociaux, économiques, historiques, géographiques mais également politiques. Cette combinaison impose des contraintes à l'individu. Ces contraintes répondent différèrent selon le refus de la contrainte que l’on assume,c'est une obligation à des comportements régulés/adaptés ; les normes sont à l’origine du « processus de socialisation ». Les faits sociaux se caractérisent par l’intensité de la contrainte ainsi que leur capacité coercitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment étudier les faits sociaux ? : il faut {{citation|traiter les faits sociaux comme des choses}}&amp;lt;ref&amp;gt;E. Durkheim, Les règles de la méthode sociologique, Paris, Flammarion, 1988, p.95.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour arriver à traiter la société, il faut s’obliger à traiter les faits sociaux comme des choses, c‘est à dire comme un objet. C’est ensemble des réactions que l’on peut étudier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un objet à distance que l’on peut qualifier parce qu’il a des caractéristiques que l’on peut designer et que l’on peut inventorier. La distance permet d’introduire des méthodes d’analyse scientifique pour passer à l’analyse en elle-même. On traite les phénomènes en qualité de donnée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, qu’est-ce qui fait société ? Les faits sociaux sont le résultat de la vie en société, et en particulier de représentations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut opposer deux niveaux à savoir les représentations individuelles et les représentations collectives. Les '''représentations individuelles''' (ou « prénotions ») sont le contraire de la réalité, c’est l’interprétation au niveau subjectif de notre environnement. Il faut aller au-delà des représentations personnelles pour analyser les représentations collectives.On désigne par ce terme les représentations que l’individu se construit par l’interaction avec son environnement. Elles constituent un tout cohérent et personnel et lui servent à organiser son action. Elles sont {{citation|propres à chaque individu, sont variables et emportées dans un flot ininterrompu. […] (Elles)ont pour substrat la conscience de chacun…}}&amp;lt;ref&amp;gt;Moscovici, Des représentations collectives aux représentations sociales, p. 63, in Jodelet D., Les représentations sociales, coll. Sociologie d’aujourd’hui, P.U.F. 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, elles ne permettent pas une évaluation objective des faits sociaux. Les '''représentations collectives''' constituent les faits sociaux. Si la société se représente cela permet de se définir en tant qu’un ensemble. Cela permet de mettre en avant les faits sociaux. Ces représentations sociales intègrent des aspects collectifs et individuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le crime, selon Durkheim, a une fonction dans la société, il est par conséquent normal. Bien qu'il soit non-conforme aux normes sociales, il est présent dans toutes les sociétés, ce qui fait de lui un phénomène normal. De plus, {{citation|le tort qu'il fait à la société est annulé par la peine, si elle fonctionne régulièrement}}. Il est donc possible de juger le bon fonctionnement d'une société selon la répression exercée sur les crimes car rationnel d’un point de vue individuel exprimant une fonction sociétale car l’individu fait partie d’un collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les formes de la solidarité sociale ==&lt;br /&gt;
Ce qui est fondamental est de travailler sur l’organisation de la collective. Qu’est-ce qui se joue dans nos sociétés modernes ? À la fois l’individu réclame une indépendance dans son espace social même en faisant parti d’une société, mais paradoxalement il dépend encore plus de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une société peut fonctionner sur l’anomie. Dans toute société, il y a à des moments donnés, des conjonctures de l’ordre de l’effondrement. C’est une phase catastrophique des sociétés, entrainées par un devenir qu’elles ont elles-mêmes suscitées par le déterminisme du progrès et de la production industrielle. C’est une concept très intéressent car il y a des moments ou nous ne sommes plus dans des mouvements de développement linéaire, il y a des moments obscures ou l’on peut penser le passé sans pouvoir y retourner. Il réinterroge la question de la temporalité liée à la structuration sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durkheim distingue deux types de solidarités sociales à savoir la solidarité mécanique et la solidarité organique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''solidarité mécanique''' est une société ou les individus sont semblables en cela qu’ils partagent tous, d’une même manière et suivant une même intensité, les éléments constituant la conscience commune. En d’autres termes c’est une société traditionnelle ou tous les individus sont semblables et partagent une conscience commune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''solidarité organique''' repose sur la différenciation des tâches et des individus qui les accomplissent ; sur l’existence de sous-groupes spécialisés. À l’intérieur du groupe social on donne libre champ à l’existence de l’individu entendu comme source autonome de pensée et d’action. La société moderne est une société qui va se construire sur la différenciation des tâches. C’est le contraire de la société mécanique. Nous ne sommes pas solidaire sur les mêmes fonctions même sur les tâches différentes qui engagent une question de l’échange. Il peut exister des sous-groupes qui offrent des temporalités différentes et des champs de connaissances différentes. On trouve des groupes sociaux différents qui peuvent donner libres champs à l’individu lui donnant une autonomie qui lui donne un droit d’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La place du fait religieux ==&lt;br /&gt;
Durkheim marque l’importance cruciale des phénomènes religieux dans la sociologie. Il va dire que les faits religieux ont toujours été importants. De plus nous sommes dans un monde qui se sécularise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion sert dans la création de liens sociaux. Non seulement, elle assure que tout le monde ait les mêmes croyances, mais elle assure aussi que tout le monde a la même moralité et que les pensées des individus restent assez uniformes. Dans ce sens-là, la religion assure l'intégration des individus dans un groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même s’il y a perte de la religiosité, il faut faire attention au fait que le religieux peut subsister toutefois. Le fait religieux permet toujours d’expliquer le fait social notamment la sécularisation du monde social car le religieux subsiste au-delà même de la perte de la religion. Le fait religieux ne disparaît pas même si nous sommes dans une société laïque car les comportements restent guidés par des morales d’essence religieuse. La religion est un fait structurant moral. La « criminalité religieuse » est le crime contre les choses collectives (l’autorité publique, les mœurs, les traditions, la religion). Le crime religieux est la première forme de crime dans une société en développement. C'est une atteinte au sacré. On ne s’échappe pas des valeurs morales qui proviennent du religieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La théorie de la socialisation ==&lt;br /&gt;
Durkheim élabore la théorie de la socialisation selon deux processus. L’'''intégration sociale''' est la conscience, la croyance et les pratiques commune (société religieuse), ce sont les interactions avec les autres (société domestique), les buts commun (société politique). Cela fabrique de la cohésion sociale. Pour faire société, il faut définir des valeurs communes liées à un processus d’intégration social. Le processus d’intégration relativise la liberté de l’individu par rapport aux valeurs qu’il a intégré. De plus cela créé de la cohésion sociale. D'autre part, la '''régulation sociale''' est le fait qu'il faut pourvoir la collectivité de règles, cela fait référence au rôle modérateur joué par la société, c’est à dire à l’autorité morale qu’elle exerce sur les individus. Les interactions entre les membres du groupe s’organisent autour d’une hiérarchie sociale et de règles convenues et adoptées. En d’autres termes, c’est l’intégration des normes de société qui permet de gérer ses passions de façon modérées. Ainsi au niveau des structures, des façons de faire et des représentations peut se construire l’action.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durkheim décrit les caractéristiques qui permettent de reconnaître une société modernes à savoir des buts communs, des principes de justice, de la symbolique et de la solidarité entre les individus (solidarité organique). Tous ces éléments permettent la création d’une théorie de la société et du changement social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s’interrogeant sur le suicide, Durkheim défend l'idée selon laquelle le suicide est un fait social à part entière – il exerce sur les individus un pouvoir coercitif et extérieur. À partir de là, il cherche à le caractériser. Il est déterminé par des raisons relevant de l'intime et du psychologique. Il est également éclairé par des causes sociales, des déterminants sociaux. Pour Durkheim, il faut sortir de l’analyse personnelle du suicide et pour cela il faut l’étudier comme un fait social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durkheim distingue plusieurs raisons au suicide. Le '''suicide altruiste''' est le fait que l’individu se considère dans l’impossibilité de remplir ses devoirs, le '''suicide égoïste''' est le refus d’exister par rapport à des normes sociales, le '''suicide anomique''' est l'impossibilité d’arriver à exister dans un système très complexe ou il est doté de responsabilité qu’il ne peut pas assumer. Cela renvoi à la manière dont la société exacerbe les contradiction et le '''suicide fataliste''' intervient dans les cas d'excès de régulation, la vie sociale est extrêmement réglée, les marges de manœuvre individuelles sont réduites. Le contrôle social ainsi que les normes sont trop importantes à supporter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour conclure, d'une part, le suicide est bien un fait social qui se produit par un défaut de socialisation ; d'autre part, la société a du mal à produire de la socialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pierre Bourdieu : pour une théorie politique du monde social =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pierre Bourdieu : 1930 - 2002 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Pierre Bourdieu.jpg|thumb|200px|Pierre Bourdieu.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bourdieu a effectué son service militaire en Algérie en 1958. Il va se passionner pour l’Algérie est pointer quelque chose de fondamentale à savoir l’écart entre le discours et la réalités. Au fond, le champ des sciences-sociales et un domaine où il faut porter une attention toute particulière à la relation entre le discours et la réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour analyser les relations entre la parole et les faits, Bourdieu s’est engagé dans la sociologie. Sa pensée a exercé une influence considérable dans les sciences humaines et sociales. Son œuvre sociologique est dominée par une analyse des mécanismes de reproduction des hiérarchies sociales. En étudiant l’Algérie et la société kabyle traditionnelle il va faire le passage à la sociologie, puis il va étudier les groupes sociaux en élaborant une théorie politique et prendre des positions altermondialiste.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Parmi ses écrits majeurs, il y a ''Le déracinement'' publié en 1964, ouvrage dans lequel il étudie l’effet du déracinement sur la population algérienne et montre les effets déstructurant de ce processus. Est publié en 1979 ''La distinction, critique sociale du jugement'', ''Le sens pratique'' en 1980, ''La misère du monde'' en 1993 et ''La domination masculine'' en 1998. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il va construire une théorie qui s’articule sur la sociologie, la philosophie et la politique. En 1980, il est titulaire de la chaire de sociologie au Collège de France. Dès lors, il critique la mondialisation et se rapproche des mouvements altermondialistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le concept d’habitus ==&lt;br /&gt;
L'habitus est le fait de se socialiser dans un peuple traditionnel, définition qui est  résumée comme un &amp;quot;système de dispositions réglées&amp;quot;. Il permet à un individu de se mouvoir dans le monde social et de l'interpréter d'une manière qui d'une part lui est propre, qui d'autre part est commune aux membres des catégories sociales auxquelles il appartient.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’ensemble des traits et des propriétés résultant de l’appropriation de certains savoirs et expériences. Cela fabrique des comportements, des habitudes, des réflexes. Nous sommes régulés par une historicité qui va contracter les différentes expériences.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’'''habitus primaire''' est constitué des dispositions les plus anciennement acquises et donc les plus durables tandis que l’'''habitus secondaire''' renvoie à l’habitus scolaire, l’habitus familial et l’habitus professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'habitus est une structure interne toujours en voie de restructuration. Elle est dynamique et détient la fonction de ressentir les choses et d’agir. L’individu est déterminé par des modèles de comportement intégrés pendant les différents processus de socialisation et part son expérience ; il agit par référence à des situations qui ont existé : c’est l’habitus. Cependant, on n’a pas toujours conscience de la façon dont on agit. On ne peut nécessairement savoir que tous les actes sont déterminés en nous.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les dispositions de l’habitus sont transposables, systématiques et présentes ; elles fabriquent un système rendant nos pratiques tendancielles qui assoie une cohérence dans nos comportements. Bourdieu le compare à un programme informatique qui assure des fonctions. Par contre la machine humaine peut avoir des ratés, c’est ce qui la différencie des ordinateurs : il peut y a voir des blocages, des contradictions voir des incohérences.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a deux processus de socialisation, l'un '''primaire''' qui est est celui qui à lieu pendant l’enfance (famille, école) et qui renvoient aux dispositions les plus anciennes, et '''secondaire''' qui est est celui qui va de l’adolescence à la fin de la vie (travail, collègues professionnel, etc.). Elle se greffe sur l’habitus primaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’habitus est une structure interne toujours en mouvement et en voie de restructuration. Dans l’habitus il y a des dimensions collectives qui engendrent des conflits de générations relevant d’un conflit d’habitus. Les plus jeunes fonctionnent avec les modèles parentaux mais aussi ont intégrés de la souplesse qui se heurte aux valeurs des anciens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu fait la distinction entre deux types de mouvements d’habitus. D'une part '''déclassé''' qui est le transfert social d’habitus descendant: problème d’adaptation social et d'autre part '''parvenu''' qui est le transfert d’habitus ascendant. Cependant, la reproduction sociale met à mal les conflits d’habitus. Dans les questions d’éducation et de conditionnement de classe il y existe des habitudes de classe (comportements de classe, expérimentions).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu en dégage une analyse sociétale en affirmant qu’il y a des habitus de classe se référençant à des dimensions différentes.Il existerait un habitus de classe en contradiction qui engage une interprétation de la société comme une espace social de la conflictualité. Cela donne lieu est des problèmes de conflictualité dans un espace social multidimensionnel qui est un espace social conflictuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Champ social et conflictualité : entre reproduction et distinction ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Espace social de Bourdieu.svg.png|right|thumb|350px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère le fait social comme quelque chose du type système pris entre synthétisation et rassemblement ou d’affrontement « on représente le monde social sous la forme d’une espace à plusieurs dimensions construit sur la base de principes de différenciation ou de distribution constituées par l’ensemble des propriétés agissantes dans l’univers social considéré. Les agents et les groupes d’agents sont ainsi définis par leurs positions relatives dans cet espace ». En gros, la distribution est réglée par un ensemble de principes, où les agents et les groupes sont définis selon leur position relative. Tout cela bouge selon les conjonctures.  C’est un espace qui se construit à partir de capitaux différents. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les fondements des groupes sociaux reposent sur la « théorie des capitaux » :&lt;br /&gt;
*le '''capital humain''' est l'ensemble des aptitudes, talents,qualifications, expériences accumulées par un individu et qui déterminent en partie sa capacité à travailler ou à produire pour lui-même ou pour les autres ;&lt;br /&gt;
*le '''capital économique''' : constitué par les différents facteurs de production et l’ensemble des biens économiques ;&lt;br /&gt;
*le '''capital culturel''' : correspond à l’ensemble des valeurs, des qualifications intellectuelles, soit produites par le système scolaire, soit transmises par la famille ;&lt;br /&gt;
*le '''capital social''' se définit comme l’ensemble des relations sociales dont dispose un individu ou un groupe ;&lt;br /&gt;
*le '''capital symbolique''' : correspond à l’ensemble des rituels liés à l’honneur et à la reconnaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bilan de la pensée bourdieusienne == &lt;br /&gt;
Sa théorie définit la société comme un lieu de conflictualité dans laquelle l’enjeu fondamental dépend de la gestion des forces. Il décrit une société conflictuelle qui ne signifie pas forcément qu’il y ait de la violence. Les groupes sociaux vont se déterminer en fonction des capitaux tandis que les capitaux peuvent s’adjoindre ou s’opposer &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu développe une analyse post-marxisme dans laquelle la possession du capital économique prédomine les autres capitaux. Les oppositions sociales sont déterminées entre ceux qui possèdent le plus et le moins de capitaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les agents sociaux se distribuent les capitaux selon une double logique à savoir par une hiérarchisation des groupes sociaux selon le volume de capital dont ils disposent et par une distinction selon la structure du capital, c’est-à-dire l’importance respectives des deux espèces de capital dans le cumule total de leur capital &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde social est un champ d’antagonismes et de processus de différenciation, c’est aussi un marché dans lequel on peut jouer. Chacun joue de ses possibilités pour accroitre son capital ou empêcher les autres d’en acquérir. L’enjeu est d’accumuler. Les agents sociaux cherchent toujours à maintenir ou à accroitre le volume de leur capital et donc à maintenir ou à améliorer leur position sociale, d'autre part, les mécanismes de conservation de l’ordre social prédominent en raison de l’importance des stratégies de reproductions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Spécificité des différences de classe : la classe dominante a un capital économique et/ou culturel fourni. Il y a donc des tensions au sein de ce groupe (selon quel capital est le plus fourni). La petite bourgeoisie : trouve son unité dans sa volonté d’ascension sociale mais est traversée par des clivages et contradictions selon la dotation en capital. Enfin, les classes populaires sont caractérisées par leur dépossession financière et culturelle. &lt;br /&gt;
La position des agents sociaux dans un champ est dépendante de leur position de leur position dans l’espace social. On peut donc analyser une classe politique selon sa position sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des stratégie qui sont mises en œuvres par les agents sociaux pour la conservation ou l’appropriation du capital. La reproduction sociale désigne le phénomène sociologique d'immobilisme social intergénérationnel. Ce terme décrit une pratique sociale relative à la famille, consistant à maintenir une position sociale d'une génération à l'autre par la transmission d'un patrimoine, qu'il soit matériel ou immatériel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Parmi les stratégie d’investissement, on distingue :&lt;br /&gt;
*stratégies d’investissement biologique ;&lt;br /&gt;
*stratégies successorales (mariage) ;&lt;br /&gt;
*stratégies éducatives ; &lt;br /&gt;
*stratégies économique ;&lt;br /&gt;
*stratégies symbolique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’efficacité des stratégies de reproduction dépend des instruments de reproduction mis à la disposition des agents qui se modifient avec l’évolution structurelle de la société. La société est une contradiction entre conservateurs et ceux qui veulent la faire évoluer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le pouvoir ==&lt;br /&gt;
Le concept de « dépossession » c'est : {{citation|Le champ de production politique est le lieu, inaccessible au profanes, ou se fabriquent, dans la concurrence entre professionnels qui s’y trouvent engagés, des formes de perception et d’expression politiquement agissantes et légitimes qui sont offertes aux citoyens ordinaires, réduits au statut de consommateur}}. La politique est un champs qui se définit comme un métier politique qui est inaccessible au profane. Au contraire il a pour objet de l’exclure pour garder le pouvoir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les sociétés post-moderne, le politique est une affaire de professionnels donc inaccessible au « profane ». Le clientélisme dans une optique de consommation électorale, tout tout consommateur, le consommateur est conditionné par la consommation faisant que la politique est un marché dont il faut fidéliser les clients. Ainsi, les plus pauvres sont dans les dénis faisant qu'il y a une concentration du capital dans les mains d’une « élite politique ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour faire de la politique il faut détenir un habitus particulier, c'est-à-dire concentrer de capitaux spécifiques ce qui permet la mise en place d'un ensemble de valeurs à partager entre politiciens. La politique est lieu de fabrication d’un savoir transmissible. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On distingue deux caractéristiques, à savoir qu'il y a un divorce sociétal et que la politique devient un « jeu » ce qui fait qu'il y a une solidarité de fait entre les initiés politiques. On distingue également deux capitaux politiques que son le capital personnel de « notoriété » fondé sur le fait d’être connu et reconnu dans sa personne et le capital délégué d’autorité politique : produit d’un transfert limité et provisoire (le mandat politique).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu démontre que selon son hypothèse, la politique moderne est un marché qui subit les lois du marché avec des phénomènes de concentration de capitaux, d’exclusion, de fabrication de techniques et de discours politiques à savoir des langages autonomes que personne ne peut comprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*G. Desaunay. P. Bourdieu et A. Sayad : [http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/tiers_0040-7356_1966_num_7_27_2287 Le déracinement. La crise de l'agriculture traditionnelle en Algérie, Tiers-Monde], 1966, vol. 7, n° 27, pp. 650-651.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:théorie politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:Rémi Baudoui]]&lt;br /&gt;
[[Category:Émile Durkheim]]&lt;br /&gt;
[[Category:Pierre Bourdieu]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_pens%C3%A9e_sociale_d%27%C3%89mile_Durkheim_et_Pierre_Bourdieu&amp;diff=27357</id>
		<title>La pensée sociale d'Émile Durkheim et Pierre Bourdieu</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_pens%C3%A9e_sociale_d%27%C3%89mile_Durkheim_et_Pierre_Bourdieu&amp;diff=27357"/>
		<updated>2015-09-29T16:20:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= La vie d’Émile Durkheim : 1858 - 1917 =&lt;br /&gt;
[[File:Emile_Durkheim.jpg|thumb|Émile Durkheim.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
David Émile Durkheim est l'un des fondateurs de la sociologie moderne. Il est né à un moment charnière du XIXème siècle. Il est issu d’une famille aisée et judaïque. Le contexte dans lequel il émerge est celui de la mise en place de la république française à partir des années 1870 avec une crise importante qui est la commune de Paris : c’est un conflit subversif ou les communards sont massacrés par ce qui reste de la royauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premières questions qu’il se pose sont est de savoir comment se fait-il qu’une partie de la société ait acceptée de s’armer pour massacrer les plus pauvres et qu’est-ce qui fait qu’il n’y ait plus société ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les concepts politiques après Napoléon III sont les concepts de république, de fraternité, solidarité et de liberté. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là qu’il va travailler sur la question de la société en mettant l’accent sur la question sociale et le socialisme. La grande idéologique qui va bousculer les régimes est le socialisme, c’est à dire que les individus vivent en société et le social doit émerger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour qu’une société puisse fonctionner, il doit y avoir des liens, des passages entre les groupes qui permettent de faire société, donc du lien social. L’idée de Durkheim est d’expliquer les faits sociaux de façon scientifique, il se situe dans le débat des sciences-sociales. En tant qu’universitaire, il va s’interroger sur le concept de solidarité sociale : il rebondit sur ce qui fait société. C’est le principe de solidarité. Une société se contrôle et produit un sens collectif par une solidarité entre les individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat est toujours d’actualité car on se pose maintenant la question de savoir ce qu’est la solidarité. La solidarité insinue que l’on a un destin commun. À la fin du XIX siècle apparait toute une série de questionnements sur la société notamment parce que la société bascule avec une passage d’une société rurale à une société urbaine. Durkheim qui s'interroge sur qu'est la société donne propose qu'elle se caractérise par le fait social. Va surgir la question de savoir comment interpréter un événement ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces travaux permettent de comprendre le monde d’aujourd’hui. Parmi ses écrits majeurs ont retrouve :&lt;br /&gt;
*''De la division du travail social'' publié en 1893 : comment l’évolution du travail à t-elle modifié les rapports sociaux. Le travail n’est pas neutre. Le travail moderne est un travail de spécialisation qui change les rapports sociaux. Durkheim explique comment les sociétés modernes sont arrivées à développer la division du travail et comment cette division produit de la segmentarité, c'est-à-dire comment les individus sont segmentés dans des fonctions et des missions très différentes les unes des autres, ce qui va créer, d’une certaine façon de l’inégalité. &lt;br /&gt;
*''Les règles de la méthode sociologiques'' publié en 1895 : ce sont les premières réflexions sur les outils les mieux à même pour analyser la société. C’est un travail de passage de construction de l’objet scientifique mais aussi un passage vers la sociologie. Durkheim pose les fondements scientifiques de la sociologie, c'est-à-dire comment peut-on fabriquer une science, qui soit une science de la société, et ne plus considérer la société seulement d’un point de vue idéologique, mais comme une réalité que l’on peut regarder de façon objective, sans passion. &lt;br /&gt;
*''Le suicide'' publié en 1897 :  cet ouvrage a une importance dans la sociologie car le suicide est considéré comme un fait scientifique, c'est-à-dire un fait observable (en dehors des émotions) que l’on peut expliquer scientifiquement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durkheim n’est pas un penseur, il est immergé dans la société depuis laquelle il analyse les objets de contradictions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’affaire Dreyfus est un moment important car il scinde la société, c’est un conflit politique qui va traverser toute la société. La société va imploser et affecter les relations à l’intérieur même des familles. L'affaire Dreyfus amène Durkheim à repenser à la question de la morale, de l’éthique dans les relations sociales et la fonction du politique (un politique ne peut pas condamner un individu sans preuve de sa culpabilité). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’interroge aussi sur la place de la religion dans la société. En tant que Républicain, la laïcité est un élément structurant de la question sociale. Ce n’est pas seulement à la charité de répondre au problème de la société mais aussi l’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des thèmes où il présuppose que l’on peut reconstruire de la solidarité sociétale. Pour lui le socialisme est que dès lors que les individus ont pris conscience de la nécessité de la solidarité ils agissent en son sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1873, Durkheim devient le premier docteur à la chair de sociologie. Il travaillera sur les questions morales puis sur la crise que provoque la Première guerre mondiale : c’est la rupture de la société. Son fils André décède en 1916 dans les Balkans ce qui le faire le faire s'impliquer sur la question. L'année suivante, en 1917, Durkheim décède à son tour plongé dans une grande tristesse suite au décès de son fils au combat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le fait social ==&lt;br /&gt;
Pour Durkheim, comme relaté dans son ouvrage ''Règles de la méthode sociologique'' publié en 1895, l’enjeu de la sociologie est d’étudier les faits sociaux. Il qualifie les '''faits sociaux''' comme des manières d’agir de faire et de penser dans un espace social Ce n’est pas quelque chose de subjectif, il est objectif car on peut analyser les comportements des individus en tant que telle. Les faits sociaux consistent en toute manière d'agir, de penser, de sentir, fixée ou non, susceptible d'exercer sur l'individu une contrainte extérieure; et, qui est générale dans l'étendue d'une société donnée tout en ayant une existence propre, indépendante de ses diverses manifestations au niveau individuel. Le fait social dans une société est un phénomène suffisamment fréquent et suffisamment étendu pour être qualifié de collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modalités d’agir sont conditionnées '''individuellement''', c'est-à-dire la façon dont on perçoit l’environnement, l’expérience sensible individuelle ; et '''collectivement''' à savoir des déterminants collectifs qui impliquent des « réactions-type ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux caractéristiques qui permettent de reconnaître le fait social :&lt;br /&gt;
*l’extériorité : la société existe en dehors des individus qui la composent. Le fait social est extérieur aux individus ; il ne se situe pas dans la sphère individuelle mais dans la sphère collective :la sphère sociale. C'est-à-dire qu'il n'est pas né avec l'individu et ne mourra pas avec lui ; il transcende l'individu. Pour qu’il y ait rassemblement des individus il faut qu’il y ait société. Au fond ce phénomène a une temporalité plus longue que la vie elle-même, elle est une structure. Si on ne remplit pas son rôle la société peut engager la répression. Ces rites fonctionnent de façon régulée et permanente. La société existe en dehors des individus, ils ne font que passer vivant dans un système sociétal qui existe au-delà d’eux-mêmes.&lt;br /&gt;
*la contrainte : c‘est le fait que la société se caractérise par un ensemble de contraintes de plusieurs ordres, c'est lorsque dans une assemblée, un sentiment s’impose à tous ou lorsqu’une réaction collective se communique à tous. C'est un processus collectifs de socialisation, on accepte des processus dictés par la société elle-même. Le fait social s'impose aux individus, il ne résulte pas d'un choix individuel mais il est le fruit d'une combinaison de différents facteurs sociaux, économiques, historiques, géographiques mais également politiques. Cette combinaison impose des contraintes à l'individu. Ces contraintes répondent différèrent selon le refus de la contrainte que l’on assume,c'est une obligation à des comportements régulés/adaptés ; les normes sont à l’origine du « processus de socialisation ». Les faits sociaux se caractérisent par l’intensité de la contrainte ainsi que leur capacité coercitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment étudier les faits sociaux ? : il faut {{citation|traiter les faits sociaux comme des choses}}&amp;lt;ref&amp;gt;E. Durkheim, Les règles de la méthode sociologique, Paris, Flammarion, 1988, p.95.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour arriver à traiter la société, il faut s’obliger à traiter les faits sociaux comme des choses, c‘est à dire comme un objet. C’est ensemble des réactions que l’on peut étudier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un objet à distance que l’on peut qualifier parce qu’il a des caractéristiques que l’on peut designer et que l’on peut inventorier. La distance permet d’introduire des méthodes d’analyse scientifique pour passer à l’analyse en elle-même. On traite les phénomènes en qualité de donnée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, qu’est-ce qui fait société ? Les faits sociaux sont le résultat de la vie en société, et en particulier de représentations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut opposer deux niveaux à savoir les représentations individuelles et les représentations collectives. Les '''représentations individuelles''' (ou « prénotions ») sont le contraire de la réalité, c’est l’interprétation au niveau subjectif de notre environnement. Il faut aller au-delà des représentations personnelles pour analyser les représentations collectives.On désigne par ce terme les représentations que l’individu se construit par l’interaction avec son environnement. Elles constituent un tout cohérent et personnel et lui servent à organiser son action. Elles sont {{citation|propres à chaque individu, sont variables et emportées dans un flot ininterrompu. […] (Elles)ont pour substrat la conscience de chacun…}}&amp;lt;ref&amp;gt;Moscovici, Des représentations collectives aux représentations sociales, p. 63, in Jodelet D., Les représentations sociales, coll. Sociologie d’aujourd’hui, P.U.F. 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, elles ne permettent pas une évaluation objective des faits sociaux. Les '''représentations collectives''' constituent les faits sociaux. Si la société se représente cela permet de se définir en tant qu’un ensemble. Cela permet de mettre en avant les faits sociaux. Ces représentations sociales intègrent des aspects collectifs et individuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le crime, selon Durkheim, a une fonction dans la société, il est par conséquent normal. Bien qu'il soit non-conforme aux normes sociales, il est présent dans toutes les sociétés, ce qui fait de lui un phénomène normal. De plus, {{citation|le tort qu'il fait à la société est annulé par la peine, si elle fonctionne régulièrement}}. Il est donc possible de juger le bon fonctionnement d'une société selon la répression exercée sur les crimes car rationnel d’un point de vue individuel exprimant une fonction sociétale car l’individu fait partie d’un collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les formes de la solidarité sociale ==&lt;br /&gt;
Ce qui est fondamental est de travailler sur l’organisation de la collective. Qu’est-ce qui se joue dans nos sociétés modernes ? À la fois l’individu réclame une indépendance dans son espace social même en faisant parti d’une société, mais paradoxalement il dépend encore plus de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une société peut fonctionner sur l’anomie. Dans toute société, il y a à des moments donnés, des conjonctures de l’ordre de l’effondrement. C’est une phase catastrophique des sociétés, entrainées par un devenir qu’elles ont elles-mêmes suscitées par le déterminisme du progrès et de la production industrielle. C’est une concept très intéressent car il y a des moments ou nous ne sommes plus dans des mouvements de développement linéaire, il y a des moments obscures ou l’on peut penser le passé sans pouvoir y retourner. Il réinterroge la question de la temporalité liée à la structuration sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durkheim distingue deux types de solidarités sociales à savoir la solidarité mécanique et la solidarité organique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''solidarité mécanique''' est une société ou les individus sont semblables en cela qu’ils partagent tous, d’une même manière et suivant une même intensité, les éléments constituant la conscience commune. En d’autres termes c’est une société traditionnelle ou tous les individus sont semblables et partagent une conscience commune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''solidarité organique''' repose sur la différenciation des tâches et des individus qui les accomplissent ; sur l’existence de sous-groupes spécialisés. À l’intérieur du groupe social on donne libre champ à l’existence de l’individu entendu comme source autonome de pensée et d’action. La société moderne est une société qui va se construire sur la différenciation des tâches. C’est le contraire de la société mécanique. Nous ne sommes pas solidaire sur les mêmes fonctions même sur les tâches différentes qui engagent une question de l’échange. Il peut exister des sous-groupes qui offrent des temporalités différentes et des champs de connaissances différentes. On trouve des groupes sociaux différents qui peuvent donner libres champs à l’individu lui donnant une autonomie qui lui donne un droit d’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La place du fait religieux ==&lt;br /&gt;
Durkheim marque l’importance cruciale des phénomènes religieux dans la sociologie. Il va dire que les faits religieux ont toujours été importants. De plus nous sommes dans un monde qui se sécularise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion sert dans la création de liens sociaux. Non seulement, elle assure que tout le monde ait les mêmes croyances, mais elle assure aussi que tout le monde a la même moralité et que les pensées des individus restent assez uniformes. Dans ce sens-là, la religion assure l'intégration des individus dans un groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même s’il y a perte de la religiosité, il faut faire attention au fait que le religieux peut subsister toutefois. Le fait religieux permet toujours d’expliquer le fait social notamment la sécularisation du monde social car le religieux subsiste au-delà même de la perte de la religion. Le fait religieux ne disparaît pas même si nous sommes dans une société laïque car les comportements restent guidés par des morales d’essence religieuse. La religion est un fait structurant moral. La « criminalité religieuse » est le crime contre les choses collectives (l’autorité publique, les mœurs, les traditions, la religion). Le crime religieux est la première forme de crime dans une société en développement. C'est une atteinte au sacré. On ne s’échappe pas des valeurs morales qui proviennent du religieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La théorie de la socialisation ==&lt;br /&gt;
Durkheim élabore la théorie de la socialisation selon deux processus. L’'''intégration sociale''' est la conscience, la croyance et les pratiques commune (société religieuse), ce sont les interactions avec les autres (société domestique), les buts commun (société politique). Cela fabrique de la cohésion sociale. Pour faire société, il faut définir des valeurs communes liées à un processus d’intégration social. Le processus d’intégration relativise la liberté de l’individu par rapport aux valeurs qu’il a intégré. De plus cela créé de la cohésion sociale. D'autre part, la '''régulation sociale''' est le fait qu'il faut pourvoir la collectivité de règles, cela fait référence au rôle modérateur joué par la société, c’est à dire à l’autorité morale qu’elle exerce sur les individus. Les interactions entre les membres du groupe s’organisent autour d’une hiérarchie sociale et de règles convenues et adoptées. En d’autres termes, c’est l’intégration des normes de société qui permet de gérer ses passions de façon modérées. Ainsi au niveau des structures, des façons de faire et des représentations peut se construire l’action.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durkheim décrit les caractéristiques qui permettent de reconnaître une société modernes à savoir des buts communs, des principes de justice, de la symbolique et de la solidarité entre les individus (solidarité organique). Tous ces éléments permettent la création d’une théorie de la société et du changement social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s’interrogeant sur le suicide, Durkheim défend l'idée selon laquelle le suicide est un fait social à part entière – il exerce sur les individus un pouvoir coercitif et extérieur. À partir de là, il cherche à le caractériser. Il est déterminé par des raisons relevant de l'intime et du psychologique. Il est également éclairé par des causes sociales, des déterminants sociaux. Pour Durkheim, il faut sortir de l’analyse personnelle du suicide et pour cela il faut l’étudier comme un fait social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durkheim distingue plusieurs raisons au suicide. Le '''suicide altruiste''' est le fait que l’individu se considère dans l’impossibilité de remplir ses devoirs, le '''suicide égoïste''' est le refus d’exister par rapport à des normes sociales, le '''suicide anomique''' est l'impossibilité d’arriver à exister dans un système très complexe ou il est doté de responsabilité qu’il ne peut pas assumer. Cela renvoi à la manière dont la société exacerbe les contradiction et le '''suicide fataliste''' intervient dans les cas d'excès de régulation, la vie sociale est extrêmement réglée, les marges de manœuvre individuelles sont réduites. Le contrôle social ainsi que les normes sont trop importantes à supporter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour conclure, d'une part, le suicide est bien un fait social qui se produit par un défaut de socialisation ; d'autre part, la société a du mal à produire de la socialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pierre Bourdieu : pour une théorie politique du monde social =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pierre Bourdieu : 1930 - 2002 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Pierre Bourdieu.jpg|thumb|200px|Pierre Bourdieu.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bourdieu a effectué son service militaire en Algérie en 1958. Il va se passionner pour l’Algérie est pointer quelque chose de fondamentale à savoir l’écart entre le discours et la réalités. Au fond, le champ des sciences-sociales et un domaine où il faut porter une attention toute particulière à la relation entre le discours et la réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour analyser les relations entre la parole et les faits, Bourdieu s’est engagé dans la sociologie. Sa pensée a exercé une influence considérable dans les sciences humaines et sociales. Son œuvre sociologique est dominée par une analyse des mécanismes de reproduction des hiérarchies sociales. En étudiant l’Algérie et la société kabyle traditionnelle il va faire le passage à la sociologie, puis il va étudier les groupes sociaux en élaborant une théorie politique et prendre des positions altermondialiste.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Parmi ses écrits majeurs, il y a ''Le déracinement'' publié en 1964, ouvrage dans lequel il étudie l’effet du déracinement sur la population algérienne et montre les effets déstructurant de ce processus. Est publié en 1979 ''La distinction, critique sociale du jugement'', ''Le sens pratique'' en 1980, ''La misère du monde'' en 1993 et ''La domination masculine'' en 1998. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il va construire une théorie qui s’articule sur la sociologie, la philosophie et la politique. En 1980, il est titulaire de la chaire de sociologie au Collège de France. Dès lors, il critique la mondialisation et se rapproche des mouvements altermondialistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le concept d’habitus ==&lt;br /&gt;
L'habitus est le fait de se socialiser dans un peuple traditionnel, définition qui est  résumée comme un &amp;quot;système de dispositions réglées&amp;quot;. Il permet à un individu de se mouvoir dans le monde social et de l'interpréter d'une manière qui d'une part lui est propre, qui d'autre part est commune aux membres des catégories sociales auxquelles il appartient.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’ensemble des traits et des propriétés résultant de l’appropriation de certains savoirs et expériences. Cela fabrique des comportements, des habitudes, des réflexes. Nous sommes régulés par une historicité qui va contracter les différentes expériences.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’'''habitus primaire''' est constitué des dispositions les plus anciennement acquises et donc les plus durables tandis que l’'''habitus secondaire''' renvoie à l’habitus scolaire, l’habitus familial et l’habitus professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'habitus est une structure interne toujours en voie de restructuration. Elle est dynamique et détient la fonction de ressentir les choses et d’agir. L’individu est déterminé par des modèles de comportement intégrés pendant les différents processus de socialisation et part son expérience ; il agit par référence à des situations qui ont existé : c’est l’habitus. Cependant, on n’a pas toujours conscience de la façon dont on agit. On ne peut nécessairement savoir que tous les actes sont déterminés en nous.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les dispositions de l’habitus sont transposables, systématiques et présentes ; elles fabriquent un système rendant nos pratiques tendancielles qui assoie une cohérence dans nos comportements. Bourdieu le compare à un programme informatique qui assure des fonctions. Par contre la machine humaine peut avoir des ratés, c’est ce qui la différencie des ordinateurs : il peut y a voir des blocages, des contradictions voir des incohérences.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a deux processus de socialisation, l'un '''primaire''' qui est est celui qui à lieu pendant l’enfance (famille, école) et qui renvoient aux dispositions les plus anciennes, et '''secondaire''' qui est est celui qui va de l’adolescence à la fin de la vie (travail, collègues professionnel, etc.). Elle se greffe sur l’habitus primaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’habitus est une structure interne toujours en mouvement et en voie de restructuration. Dans l’habitus il y a des dimensions collectives qui engendrent des conflits de générations relevant d’un conflit d’habitus. Les plus jeunes fonctionnent avec les modèles parentaux mais aussi ont intégrés de la souplesse qui se heurte aux valeurs des anciens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu fait la distinction entre deux types de mouvements d’habitus. D'une part '''déclassé''' qui est le transfert social d’habitus descendant: problème d’adaptation social et d'autre part '''parvenu''' qui est le transfert d’habitus ascendant. Cependant, la reproduction sociale met à mal les conflits d’habitus. Dans les questions d’éducation et de conditionnement de classe il y existe des habitudes de classe (comportements de classe, expérimentions).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu en dégage une analyse sociétale en affirmant qu’il y a des habitus de classe se référençant à des dimensions différentes.Il existerait un habitus de classe en contradiction qui engage une interprétation de la société comme une espace social de la conflictualité. Cela donne lieu est des problèmes de conflictualité dans un espace social multidimensionnel qui est un espace social conflictuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Champ social et conflictualité : entre reproduction et distinction ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Espace social de Bourdieu.svg.png|right|thumb|350px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère le fait social comme quelque chose du type système pris entre synthétisation et rassemblement ou d’affrontement « on représente le monde social sous la forme d’une espace à plusieurs dimensions construit sur la base de principes de différenciation ou de distribution constituées par l’ensemble des propriétés agissantes dans l’univers social considéré. Les agents et les groupes d’agents sont ainsi définis par leurs positions relatives dans cet espace ». En gros, la distribution est réglée par un ensemble de principes, où les agents et les groupes sont définis selon leur position relative. Tout cela bouge selon les conjonctures.  C’est un espace qui se construit à partir de capitaux différents. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les fondements des groupes sociaux reposent sur la « théorie des capitaux » :&lt;br /&gt;
*le '''capital humain''' est l'ensemble des aptitudes, talents,qualifications, expériences accumulées par un individu et qui déterminent en partie sa capacité à travailler ou à produire pour lui-même ou pour les autres ;&lt;br /&gt;
*le '''capital économique''' : constitué par les différents facteurs de production et l’ensemble des biens économiques ;&lt;br /&gt;
*le '''capital culturel''' : correspond à l’ensemble des valeurs, des qualifications intellectuelles, soit produites par le système scolaire, soit transmises par la famille ;&lt;br /&gt;
*le '''capital social''' se définit comme l’ensemble des relations sociales dont dispose un individu ou un groupe ;&lt;br /&gt;
*le '''capital symbolique''' : correspond à l’ensemble des rituels liés à l’honneur et à la reconnaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bilan de la pensée bourdieusienne == &lt;br /&gt;
Sa théorie définit la société comme un lieu de conflictualité dans laquelle l’enjeu fondamental dépend de la gestion des forces. Il décrit une société conflictuelle qui ne signifie pas forcément qu’il y ait de la violence. Les groupes sociaux vont se déterminer en fonction des capitaux tandis que les capitaux peuvent s’adjoindre ou s’opposer &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu développe une analyse post-marxisme dans laquelle la possession du capital économique prédomine les autres capitaux. Les oppositions sociales sont déterminées entre ceux qui possèdent le plus et le moins de capitaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les agents sociaux se distribuent les capitaux selon une double logique à savoir par une hiérarchisation des groupes sociaux selon le volume de capital dont ils disposent et par une distinction selon la structure du capital, c’est-à-dire l’importance respectives des deux espèces de capital dans le cumule total de leur capital &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde social est un champ d’antagonismes et de processus de différenciation, c’est aussi un marché dans lequel on peut jouer. Chacun joue de ses possibilités pour accroitre son capital ou empêcher les autres d’en acquérir. L’enjeu est d’accumuler. Les agents sociaux cherchent toujours à maintenir ou à accroitre le volume de leur capital et donc à maintenir ou à améliorer leur position sociale, d'autre part, les mécanismes de conservation de l’ordre social prédominent en raison de l’importance des stratégies de reproductions. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des stratégie qui sont mises en œuvres par les agents sociaux pour la conservation ou l’appropriation du capital. La reproduction sociale désigne le phénomène sociologique d'immobilisme social intergénérationnel. Ce terme décrit une pratique sociale relative à la famille, consistant à maintenir une position sociale d'une génération à l'autre par la transmission d'un patrimoine, qu'il soit matériel ou immatériel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Parmi les stratégie d’investissement, on distingue :&lt;br /&gt;
*stratégies d’investissement biologique ;&lt;br /&gt;
*stratégies successorales (mariage) ;&lt;br /&gt;
*stratégies éducatives ; &lt;br /&gt;
*stratégies économique ;&lt;br /&gt;
*stratégies symbolique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’efficacité des stratégies de reproduction dépend des instruments de reproduction mis à la disposition des agents qui se modifient avec l’évolution structurelle de la société. La société est une contradiction entre conservateurs et ceux qui veulent la faire évoluer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le pouvoir ==&lt;br /&gt;
Le concept de « dépossession » c'est : {{citation|Le champ de production politique est le lieu, inaccessible au profanes, ou se fabriquent, dans la concurrence entre professionnels qui s’y trouvent engagés, des formes de perception et d’expression politiquement agissantes et légitimes qui sont offertes aux citoyens ordinaires, réduits au statut de consommateur}}. La politique est un champs qui se définit comme un métier politique qui est inaccessible au profane. Au contraire il a pour objet de l’exclure pour garder le pouvoir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les sociétés post-moderne, le politique est une affaire de professionnels donc inaccessible au « profane ». Le clientélisme dans une optique de consommation électorale, tout tout consommateur, le consommateur est conditionné par la consommation faisant que la politique est un marché dont il faut fidéliser les clients. Ainsi, les plus pauvres sont dans les dénis faisant qu'il y a une concentration du capital dans les mains d’une « élite politique ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour faire de la politique il faut détenir un habitus particulier, c'est-à-dire concentrer de capitaux spécifiques ce qui permet la mise en place d'un ensemble de valeurs à partager entre politiciens. La politique est lieu de fabrication d’un savoir transmissible. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On distingue deux caractéristiques, à savoir qu'il y a un divorce sociétal et que la politique devient un « jeu » ce qui fait qu'il y a une solidarité de fait entre les initiés politiques. On distingue également deux capitaux politiques que son le capital personnel de « notoriété » fondé sur le fait d’être connu et reconnu dans sa personne et le capital délégué d’autorité politique : produit d’un transfert limité et provisoire (le mandat politique).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu démontre que selon son hypothèse, la politique moderne est un marché qui subit les lois du marché avec des phénomènes de concentration de capitaux, d’exclusion, de fabrication de techniques et de discours politiques à savoir des langages autonomes que personne ne peut comprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*G. Desaunay. P. Bourdieu et A. Sayad : [http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/tiers_0040-7356_1966_num_7_27_2287 Le déracinement. La crise de l'agriculture traditionnelle en Algérie, Tiers-Monde], 1966, vol. 7, n° 27, pp. 650-651.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:théorie politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:Rémi Baudoui]]&lt;br /&gt;
[[Category:Émile Durkheim]]&lt;br /&gt;
[[Category:Pierre Bourdieu]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27303</id>
		<title>L’Europe au centre du monde : de la fin du XIXème siècle à 1918</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27303"/>
		<updated>2015-09-26T12:38:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Il y a un fil conducteur qui se dégage. L’Europe domine les relations internationales jusqu’en 1918 puis elle déclina. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1918 et en 1989, c’est l’ère des superpuissances. À partir de 1989, à la fin de la Guerre froide, le monde devient multipolaire où les grands équilibres sont remis en cause avec des problèmes bien plus complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’autre fil conducteur et de voir comment se connecte les conflits européens avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Système européen et ordre européen =&lt;br /&gt;
Une partie des États-nations tel la Grande-Bretagne ont pris une avance sur le reste du monde suite à la révolution industrielle qui leur donne une avance technique, politique, diplomatique et militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution industrielle en Europe va de pair avec le déclin des grands empires Asiatiques. Dès lors, les rapports de force vont changer Il faut s’interroger sur pourquoi et comment ce système européen qui domine le monde au début du {{XXe}} siècle aboutit à la fin de l’Europe en 1918.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système européen est fondé sur la domination des grandes puissances qui a été réglé en 1815 au congrès de Vienne. Il réorganise l’Europe au lendemain des guerres napoléoniennes. On assiste au XIXème siècle à une coexistence d’États-Nations anciens comme la France et la Grande-Bretagne et des plus récents comme l’Italie ou encore l’Allemagne mais aussi des empires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un systeme des Etats==&lt;br /&gt;
Les Etats sont le cadre de référence depuis le milieu du XVIIème siècle puisque les RI naissent en 1648 (traite de Westphalie, fin de la guerre de 30 ans), fin du rêve médiéval d’un empire universel, rêve qui a traversé tout le Moyen-âge comme volonté de recréer un Empire Romain. Naissance du système des Etats, fin de la puissance du Saint Empire Romain Germanique, qui éclate et donne naissance a un système des Etats qui perdure jusqu’à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
Grands principes des RI : &lt;br /&gt;
*	l’équilibre des puissances (aucune puissance ne domine les autres), &lt;br /&gt;
*	la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre Etat (chacun est maitre chez lui),&lt;br /&gt;
*	 le « Cujus regio, ejus religio » (la religion du prince doit être celle du peuple, fin des ambitions temporelles et donc du rôle politique de l’Eglise, qui était une puissance majeure au Moyen-âge, et ne garde que sa puissance spirituelle, affirmation de l’Etat-nation). &lt;br /&gt;
Le monde post-traite de Westphalie est anarchique (a-narchie, soit qui n’est doté d’autorité supérieure à celle des Etats, jusqu’en 1919). Tout Etat qui devient trop puissant voit les autres se coaliser contre lui. Chaque Etat veut étendre sa puissance, donc son territoire, sa puissance politique, militaire, économique, et son influence  culturelle (à partir de la fin du XIXème siècle). Ce système est strictement européen, et disparait avec la guerre de 14-18 (sauf que les Etats restent puissants) ; on assiste même aujourd’hui à un élargissement du rôle des Etats sur les plans intérieurs et extérieurs (interventions désormais sur les plans culturels, de la santé, de l’éducation…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Etats-nations et Etats-empires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. les Etats Nations anciens&lt;br /&gt;
*'''Royaume-Uni''' , partisan et garantiee du statu quo européen, première puissance du monde (financière, technique, militaire, diplomatique, coloniale).&lt;br /&gt;
*'''Autriche''' : c’est un Empire continental qui va jouer un rôle fondamental dans la défaite de Napoléon ; Metternich est l’ordonnateur du congrès de Vienne. C’est lui qui a tracé la carte de l’Europe de l’après 1815.&lt;br /&gt;
*'''Prusse''' : elle a été la troisième grande actrice de la coalition contre Napoléon. Entre 1815 et 1879 elle a essayé de réunir sous sa domination les régions de langue allemande issues de la décomposition du Saint-Empire Romain Germanique&lt;br /&gt;
*'''France''' : a dominée l’Europe sous Napoléon, vaincu par la coalition des partenaires précèdent. Entre 1815 et 1870 abandonne toute ambition hégémonique en Europe. Elle se rattrape par la conquête de son empire colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. les Etats-nation d'affirmation récente&lt;br /&gt;
*'''L’Allemagne''' : affirmation du nationalisme et réalisation de l’unité allemande sous l’égide de la Prusse (janvier1871), unité réalisée par la guerre (contre l’Autriche surtout, en 1866, et contre la France 1870). L’Autriche voulait créer elle-même l’Allemagne en intégrant tous les peuples de langue allemande au sein de son empire, et est opposée à l’idée prussienne d’Empire allemand indépendant de l’Autriche. &lt;br /&gt;
L’Allemagne est un Etat-nation incomplet, puisqu’elle ne comprend pas l’Autriche, ou vivent des populations de langue allemande.&lt;br /&gt;
*'''L'Italie''': morcelée jusqu’en 1861 (carte). L’unité nationale se fait par la guerre contre l’Empire austro-hongrois, au sein duquel se trouvent des populations de langue italienne. L’unité italienne est incomplète, le Trentin et l’Istrie (les Terres Irrédentes) sont des régions qui sont parties intégrantes de l’empire Austro-Hongrois. L’Italie estime qu’elle est incomplète et va tenter de récupère le Trentin et l’Istrie durant la première guerre mondiale. La France soutient l’Italie et se voit céder par cette dernière la Savoie.  Au sein de ces échanges, les volontés populaires jouent assez peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. les Etats-empires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a en Europe des empires multinationaux comme la Russie, l'Autriche-Hongrie ou bien encore  l'Empire ottoman..&lt;br /&gt;
La montée du nationalisme va être l’un des facteurs fondamentaux qui va miner l’ordre européen. En 1815, on a rétabli le système dynastique et monarchique afin de:&lt;br /&gt;
*contrer les ambitions hégémoniques françaises ;&lt;br /&gt;
*endiguer le danger révolutionnaire.&lt;br /&gt;
L’ordre de Vienne se construit contre les nationalismes. En 1815, les instigateurs du Congrès de Vienne, à savoir la Russie, la Prusse et l'Autriche sont à la tête d’États monarchiques et multinationaux. Afin d’éviter des revendications d’indépendance, on oblige par la force certaines populations à se soumettre et à cohabiter, on étouffe les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du XIXème siècle, on va avoir une augmentation des revendications nationales qui vont entrainer une série de contestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le principal est l’austro-hongrois, qui est de plus en plus fragilise au cours du XIXème siècle ; il est l’un des pivots de l’ordre de Vienne de 1815 (et avec sa désagrégation vient l’effondrement de ledit ordre en 1914-18). Il est rival avec l’Allemagne (et donc la Prusse) pour un regroupement des populations allemandes. La défaite de 1866 contre la Prusse sonne le glas de ce rêve, la monarchie autrichienne est fragilise, les populations internes demandent progressivement leur autonomie, ce qui culmine avec l’éclatement de l’empire en 1919. Avant 1866 : empire autrichien. Apres : empire austro-hongrois (les Hongrois obtiennent le compromis austro-hongrois de 1867, et le partage du pouvoir : dualité et opposition entre Autrichiens et Hongrois). Montée des nationalismes, en particulier des Slaves dans les Balkans, grâce au recul de l’empire ottoman. &lt;br /&gt;
*L’Empire russe, empire immense, qui continue à s’étendre ; il est compose d’une multitude de nationalités. Cet empire est fragile, il éclate en 1918. Son territoire immense est difficile à contrôler. Les différentes populations ne veulent pas toujours se rattacher au pouvoir tsariste. &lt;br /&gt;
*L’Empire ottoman, « vieil homme malade de l’Europe », est progressivement démembré au XIXème siècle. Sa puissance militaire est en déclin. Il est en butte aux ambitions territoriales des grandes puissances européennes (Russie, Angleterre, Autriche…). Certaines puissances sont contre la désagrégation de l’Empire ottoman (jusqu’au percement du canal de Suez le Royaume-Uni ne veut pas trop affaiblir l’Empire ottoman, puisqu’il maintient l’ordre dans la région de la route des Indes et de l’Asie. Après le percement du canal, elle participera au démembrement de l’Empire). La Russie est pour cette désagrégation (vu qu’elle pousse vers les mers chaudes par les détroits du Bosphore et des Dardanelles). Il y a moult rivalités politiques et économiques pour s’approprier les richesses et territoires de&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’équilibre européen ==&lt;br /&gt;
[[Image:Congress of Vienna.PNG|right|thumb|200px|Le congrès de Vienne par Jean Godefroy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’idée d’avoir une série de grandes puissances qui fait en sorte qu’aucune ne prend l’avantage sur toutes les autres. Chacune des puissances ne doit pas dépasser les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion rompue par Napoléon est de nouveau actée au congrès de Vienne en 1815 : on pose comme principe qu’il faut maintenir cet équilibre en évitant le retour de l’hégémonie française. La Grande-Bretagne est la garante de cet équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du {{XIXe}} siècle, à chaque fois qu’il y a un État qui essaie de prendre de l’avance, on organise un congrès :&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Paris (1856)''' : règle les problèmes posés par la guerre de Crimée (1853 – 1856). La Russie est vaincue par une coalition entre la France, la Grande-Bretagne et l’Empire Ottoman ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Berlin (1878)''' : la Russie a déclenché une offensive dans les Balkan qui est repoussée ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès d’Algesiras''' : doit régler un contentieux colonial entre la France et Allemagne à propos du Maroc. La Grande-Bretagne et les États-Unis sont médiateur et laisse le Maroc à la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet équilibre fonctionne globalement jusqu’à la fin du {{XIXe}} siècle et se dérègle à partir début du {{XXe}} siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les nouvelles puissances hors d’Europe ==&lt;br /&gt;
À partir de la fin du XIXème siècle de nouvelles puissances émerges hors de l’Europe :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les '''États-Unis''' :&lt;br /&gt;
**C’est à l’origine un pays neutre qui est limité par ses 13 colonies à la façade atlantique. Il va se développer en l’espace de 50 ans sur 9,5 millions de km2, un territoire dont les ressources naturelles sont riches et qui se peuple extrêmement vite. Ce pays va se constituer sur l’immigration passant de 50 à 100 millions au début du XXe. Dès 1900, c’est la première puissance industrielle du monde, elle dépasse pratiquement celle de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunie.&lt;br /&gt;
**À partir de 1890, les États-Unis se lance à son tour dans la conquête coloniale. En 1898, il conquiert les Philippines, Cuba et Porto Rico (protectorat)&lt;br /&gt;
**À partir du début du XXème siècle les États-Unis sous la présidence de Théodore Roosevelt veut jouer un rôle dans les affaires internationales afin de devenir une puissance mondiale : c’est l’émergence d’une nouvelle puissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''Japon''' :&lt;br /&gt;
**À partir de 1868 (ère Meiji), le Japon s’est lancé dans une ère de modernisation effrénée. La Chine est l’objet de convoitises des puissances européennes. Le japon souhaite échapper à une colonisation en se modernisant pour devenir aussi puissance que les puissances occidentales. Est lancé un programme de modernisation de l’économie, de l’administration et militaire qui va en faire une puissance régionale importante.&lt;br /&gt;
**À partir de 1885 il établit un quasi protectorat sur la Corée et s’impose en Chine.&lt;br /&gt;
**En 1894 la Chine et Japon se déclarent la guerre pour le contrôle de la Corée qui se solda par une victoire nippone.&lt;br /&gt;
**La guerre russo-japonaise de 1905 est une victoire japonaise qui participa à la montée en puissance du Japon et qui s’octroie de nouveaux territoires au dépend de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Europe domine, cependant d’autres puissances émergent ce qui commence à faire évoluer l’équilibre Européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’expansion coloniale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un phénomène tout à fait majeur du XIXe siècle. Presque toutes les puissances européennes vont se lancer dans la conquête mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’impérialisme n’est pas seulement une conséquence du nationalisme, cela sert aussi à renforcer le prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Exemple : Allemagne'''&lt;br /&gt;
Elle n’a pas besoin économiquement de colonie ce qui remet en cause la thèse léniniste de l’impérialisme économique. C’est un État récent qui doit affirmer son autorité notamment en se projetant à l’international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expansion coloniale permet de construire les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Les empires coloniaux==&lt;br /&gt;
Tous les États européens vont se lancer dans la conquête coloniale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Colonisation 1914.png|thumb|center|500px|Le monde colonisé en 1914]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de puissances européennes dominent. Une grande partie du monde est sous domination de quelques puissances coloniales:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Britannique : couvre environs 25% des terres émergées, c’est un empire sur lequel « le soleil ne se couche jamais », le plus vaste du monde.&lt;br /&gt;
**Il y a des colonies à « proprement parlé » et de protectorats (Sierra-Léone à partir de 1808, etc.) ainsi qu’une série de territoires en Afrique orientale, dans l’Océan Indien et l’Océan Pacifique, l’Empire des Indes dit aussi « le joyau de l’Empire britannique » conquis par une minorité d’anglais avec l’appui de forces militaires (rose clair).&lt;br /&gt;
**Il y a les dominions que l’on appelle aussi « colonies de peuplements » (Canada, Afrique du sud, Australie, Nouvelle-Zélande) qui se gouvernent eux-mêmes (rose foncé). Au milieu du XIXe siècle elle évolue vers des systèmes de « self-government » faisant toujours partie du royaume. En ce qui concerne la politique interne les dominions jouissent d’une autonomie de gouvernement ; cependant en ce qui concerne leur politique externe, ils sont soumis à la couronne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Français : basé principalement en Afrique du nord et occidental, en Indochine, dans l’Océan Indien et dans les Antilles et les Caraïbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Néerlandais : comprends l’Indonésie et la Guyane néerlandaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Belge : comprend essentiellement le Congo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Portugais : détient des colonies dans la partie sud de l’Afrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Italien : comprend l’Érythrée, la Somalie et la Lybie conquise en 1911 sur l’Empire Ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut y ajouter deux empires hors d’Europe, le Japon et les États-Unis :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Japon : monte en puissance et affirme ses ambitions coloniales à la fin du XIXème siècle ; il établit une domination sur la Corée à partir de 1895 finassant par l’annexer en 1910. Le colonialisme japonais va s’affirmer dans l’entre-deux-guerres puis connaitre son apogée durant la seconde guerre mondiale avec la conquête d’un certain nombre d’iles qui va former la « sphère de coprospérité japonaise »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*États-Unis : à partir de leur unification territoriale se lance dans une politique coloniale plus restreinte que les puissances européennes mais qui se concrétise par la conquête en 1898 de Cuba, de Porto-Rico ainsi que les Philippines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’ensemble des empires, on a une situation d’assujettissement avec une domination politique et économique. Les empires coloniaux sont avant tout des territoires à exploiter qui se fait au profit quasi-exclusif de la métropole comme par exemple le Congo qui est riche en matière premières de toute sorte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la crise de 1929, une partie des forces coloniales vont voir dans leur empire un moyen de la surmonter. Les empires se replient sur leur économie en créant des « marchés préférentiels » pour échapper au marasme économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La justification officielle revient au discours renvoyant à leur « mission civilisatrice ». Cependant il cache très mal une entreprise de domination politique, économique et culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rivalités entre puissances coloniales ==&lt;br /&gt;
Les grandes puissances se disputent les territoires colonisés. On distingue plusieurs zones de tensions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Kongokonferenz.jpg|thumb|right|300px|Représentation de la conférence de Berlin (en 1884) où sont réunis les représentants des puissances européennes.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L''''Afrique''' est une zone de tensions qui amènera à la conférence de Berlin (1884 – 1885) est destinée à se partager le « gâteau colonial ». Sont présente, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne et la Belgique. Au lendemain de la guerre de 1870 un contentieux fort est nait entre la France et l’Allemagne ; Bismarck souhaite détourner les attentions françaises vers les colonies. L’idée est de leur faciliter les choses en les incitants à coloniser l’Afrique du nord mais il décide de faciliter la colonisation de l’Égypte par la Grande-Bretagne. En même temps l’Allemagne s’attribue le Togo et le Cameroun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un partage des zones d’influence qui se fait n’empêchant pas les puissances européennes d’être en rivalité. L’objectif de la Grande-Bretagne est de se créer un empire colonial qui va du Caire au Cap. Dans le même temps les français souhaitent se créer un empire qui va de Dakar à Djibouti. Au croisement se trouve le sud Soudan et Fachoda qui est l’emblème de la rivalité coloniale en 1898 qui se résout au bénéfice des anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l''''Empire Ottoman''', plus on avance dans le XIXème siècle siècle plus l’empire ottoman s’affaiblie. La rivalité fondamentale est entre la Russie et la Grande-Bretagne. En 1980 l’Empire Ottoman est quasiment sous la tutelle des grandes puissances. La désagrégation continue au début du XXème siècle siècle avec la conquête de la Lybie par l’Italie en 1910 au dépend de l’Empire Ottoman. De plus à partir de 1905 – 1908 on découvre du pétrole qui aiguise les appétits. La marine britannique était la première flotte du monde et à partir des 1910 décide de passer sous propulsion à base de pétrole. Depuis le pétrole est un enjeu permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''Extrême Orient''', c’est l’affrontement russo-anglais autour de la peur anglaise de voir la conquête de l’Inde par les Russes qui est un lieu fondamental pour le commerce anglais. Cette rivalité fait le malheur de l’Afghanistan qui est l’enjeu de la Russie et de la Grande-Bretagne afin d’en faire un « État-tampon » en 1879. Une rivalité nait également entre toutes les grandes puissances en Chine qui suscite les convoitises. À partir de 1840 – 1850, les grandes puissances poussent la Chine à s’ouvrir ce qui donnera naissance à des concessions internationales. Cela engendre des tensions assez importantes qui voient l’installation des européens et des japonais en Chine en même temps que l’affaiblissement de la dynastie en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès la fin du XIXème siècle, par le biais de la mondialisation, il y a une mondialisation des affrontements. Les grandes puissances exportent leurs affrontements dans le monde sauf l’Amérique du sud qui est considérée par les États-Unis comme une « zone réservée ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée de Bismarck était de détourner l’idée de revanche française vers la conquête coloniale, au contraire cela n’a fait qu’accentuer les rivalités et mondialiser les affrontements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La mise en place des systèmes d’alliances =&lt;br /&gt;
La mise en place des systèmes d’alliance est l’un des facteurs de désagrégation des conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1880 vont se constituer deux blocs ; d’un côté la « triple alliance » formée de l’Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Italie, de l’autre la « triple entente » formée de la France, la Grande-Bretagne et de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple alliance ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Alliance.png|thumb|right|Triple Alliance|La Triple Alliance entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de « duplice » pour designer l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Elle commence en 1879 par un traité. Ces deux nations étaient rivales pour réaliser l’unité des pays de langue allemande. Elles finissent par reconnaître la communauté de leurs intérêts. En 1881 est suivit un traité germano-austro-russe qui ne fonctionnera pas car leurs intérêts sont divergeant en Europe. La Russie se veut protectrice des slaves situé dans le territoire austro-hongrois. Ce traité va être remplacé par un traité germano-austro-italien qui sera conclu en 1882 puis finalisé en 1992 quand la Russie s’est retirée de l’alliance. L’Italie se rapproche de l’Allemagne car elle avait des vues sur l’Afrique du Nord et la Tunisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est constituée dès le début des années 1890. Mais en 1902 l’Italie signe un accord secret avec la France et la Grande-Bretagne ce qui en fait un partenaire peu fiable ; quand la première guerre mondiale va éclater elle se déclarera dans un premier temps neutre. Ce bloc est de type continental c’est pourquoi on parle des « puissances centrales »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple entente ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Entente.jpg|thumb|200px|alt=Triple Entente.jpg]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de traité entre les partenaires. Cela commence par un accord entre la France et la Russie en 1891 qui vient de se dégager de son alliance avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. En 1892, un traité franco-russe renforce les liens économiques. En 1904 la France et la Grande-Bretagne signent « l’Entente Cordiale » devant la montée de la « double alliance ». En 1907, la Grande-Bretagne et la Russie résolvent leur diffèrent en Extrême-Orient notamment vis-à-vis du Tibet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1902, c’est ajouté un accord militaire d’entraide entre la Grande-Bretagne et le Japon qui en fera un acteur auprès de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au système d’équilibre européen se substitue un système de deux blocs qui se font face dont l’aspect mécanique est fondé sur des accords de soutien militaire en cas d’entrée en guerre d’un des pays indépendant les uns des autres. Il y a une automaticité des alliances qui va faire engager la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La Première guerre mondiale : le suicide de l’Europe =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est à la fois le paroxysme et la concrétisation des affrontements. C’est un suicide sur le plan humain et sur le plan géopolitique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La montée des tensions ==&lt;br /&gt;
La crise de l’été 1914 n’est que la dernière d’un ensemble de crises à chaque fois plus fortes. Il y a eu d’abord la crise du Maroc donnant lieu à la conférence d’Algesiras, puis l’invasion de la Lybie par l’Italie en 1911 qui ébranle l’équilibre européen car tout ce qui touche à l’Empire Ottoman déclenche des tensions; ensuite les guerres balkaniques en 1912 – 1913 qui font office de prélude à la première guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du XXème siècle il y a une série de crises qui engendrent des tensions entre les puissances européennes. Les blocs sont en opposition et se lancent dans une « course à l’armement », d’autre part les alliances s’étendent à de nombreux autres pays en achevant les blocs et en cristallisant les oppositions. La Bulgarie, à la suite des guerres balkaniques qu’elle a provoquée et perdue, qui était autrefois allié de la Serbie, va s’allier à la « tripe alliance » pendant que la Grèce se range du côté de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la crise localisée à la guerre européenne ==&lt;br /&gt;
Ce qui provoque l’éclatement de la première guerre mondiale est l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914, qui est l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche François-Ferdinand par un extrémiste bosniaque. L’Autriche va l’utiliser comme prétexte pour accuser la Serbie afin de réduire le nationalisme serbe et pour éviter que les autres populations slaves du Sud se détachent de l’Empire Austro-Hongrois. Depuis 1870 – 1880 la Serbie était « l’épine dans le pied » de l’Empire Austro-Hongrois qui sépare les populations slaves du sud. Ainsi il est possible de se débarrasser d’un voisin gênant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Frontouest1914gf.gif|right|thumb|350px|Le front Ouest entre 1915 et 1916 - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/FrontOuest1915-16.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chronologie des évènements : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*assassinat de François-Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo&lt;br /&gt;
*l’Autriche réclame la mise en place d’une commission d’enquête sur le territoire serbe qui sera refusé et mènera à la déclaration de la guerre à la Serbie à la fin de juillet 1914 .&lt;br /&gt;
*fin juillet – mi-aout tous les pays par les systèmes d’alliance se déclarent la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*fin aout – début septembre il y a une offensive éclaire de l’Allemagne passant par la Belgique qui est stoppée en septembre 1914  aux abords de Paris donne lieu à la « bataille de la marne » et qui permet de repousser les armées allemandes.&lt;br /&gt;
*septembre – décembre 1914  c’est la « course à la mer ».&lt;br /&gt;
*décembre 1914 , le front va de la manche jusqu’à la frontière allemande.&lt;br /&gt;
*à partir de décembre 1914  – octobre 1918  les deux armées une guerre de position s’installe.&lt;br /&gt;
*1915  – 1918  la guerre des tranchées sera une véritable boucherie.&lt;br /&gt;
*1916  : Bataille de Verdun et Offensive de la Somme.&lt;br /&gt;
*printemps 1917  : Offensive du « Chemin des Dames ».&lt;br /&gt;
*été 1917  : le rapport de force change après l’entrée en guerre des États-Unis.&lt;br /&gt;
*1918 : le conflit évolue en faveur de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*novembre 1918  est signé l’armistice.&lt;br /&gt;
*Un deuxième front se met en place, la Russie entre en guerre en septembre 1914 . Elle a subi des revers important face à l’armée austro-hongroise à Tannenberg et au Lac Mazure dû à un manque de préparation. Fin 1917, la Russie quitte la guerre est signe une paix séparée avec l’Allemagne.&lt;br /&gt;
*Dans les Balkans des fronts sont lancés du côté de la Roumanie et de la Serbie alliés de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*L’ambition séculaire de la Russie est de pousser vers la Méditerranée qui ouvre un front en orient du côté de l’Empire ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:fronts1418.jpg|center|thumb|350px|Fronts de la première guerre mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mondialisation du conflit ==&lt;br /&gt;
On voit comment une crise européenne devient une crise mondiale à travers le jeu des empires et des colonies. Le conflit se mondialise très rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Le-Monde-et-le-1er-conflit-mondial-1914-18GF.gif|center|thumb|400px|Le monde et le premier conflit mondial - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/Monde1914-18.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est un conflit qui se déroule sur tous les fronts, elle est à la fois militaire sur le plan de bataille mais aussi économique concernant les approvisionnent afin d’étouffer l’adversaire ainsi qu’une guerre idéologique sur la notion de civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Dans les colonies ''': Il y a également des opérations militaires dans les colonies entre les empires au sein des colonies qui mèneront à la conquête des colonies allemandes par les anglais et les français&lt;br /&gt;
*'''Les États-Unis ''': ils entrent en guerre en 1917. Dans un premier temps ils affirment leur neutralité parce qu’ils ne veulent pas intervenir dans les affaires européenne, mais c’est aussi un pays d’immigration qui représente un microcosme européen qui pourrait mener à une guerre civile. C’est aussi un moment ou les États-Unis essaient de fortifier leur unité nationale. Les liens entre les émigrés et leur pays d’origine ne sont pas rompu d’autant plus que l’opinion publique est extrêmement partagée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Zimmermann-telegramm-offen.jpg|thumb|right|alt=Zimmermann-telegramm-offen.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des évènements vont pousser les États-Unis à entrer en guerre :&lt;br /&gt;
*le torpillage du Lusitania en 1915  par les allemands dans lequel se trouvent des passagers américains.&lt;br /&gt;
*En 1917  les allemands déclenchent la « guerre sous-marine à outrance ». Un des objectifs des puissances de l’Entente est d’étouffer économiquement les puissances centrales grâce à un blocus maritime. La stratégie allemande est de couler des navires commerciaux et militaires, cependant avec la guerre à outrance ils vont s’attaquer aussi aux navires civils.&lt;br /&gt;
*L’évènement du télégramme Zimmerman propose au Mexique une alliance contre les États-Unis pouvant leur permettre de reprendre le Texas perdu en 1845.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Le Japon''' : à partir de la fin 1914  le Japon entre en guerre.&lt;br /&gt;
*'''Empire Ottoman''' : c’est une zone stratégique alliée à l’Allemagne et par ailleurs la Russie, la Grande-Bretagne et la France ont des objectifs clairs pour l’après-guerre dans cette région du monde.&lt;br /&gt;
*'''Amérique du Sud''' : un certain nombre de pays comme le Brésil vont entrer dans la guerre de façon anecdotique pour s’affirmer sur la scène internationale mais aussi pour tenter de s’émanciper du joug américain qui devient de plus en plus pressant à partir des années 1910 . Cela va leur permettre de participer à la Conférence de la Paix en 1918 et de faire partie de la Société des Nations.&lt;br /&gt;
*'''Participation économique et humaine des Empires''' : ils mobilisent leur population dans la métropole ainsi que des soldats venant des empires comme la France en provenance d’Afrique du équatoriale et d’Algérie ou la Grande-Bretagne qui faisait venir des soldats depuis l’Empire des Indes. De même le Canada et l’Australie envoient des soldats fournissant en même temps un appui logistique et économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’inclusion de ces différentes dimensions, c'est un conflit qui est mondial. Si le principal théâtre d’opération est en Europe, son implication est mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusion =&lt;br /&gt;
C'est un conflit qui prend sa source en Europe qui est le paroxysme des affrontements intra-européens qui s’est mondialisé rapidement. La Première guerre mondiale est la conséquence de l’opposition des grandes puissances européennes en Europe et en dehors. Il est possible de la qualifier comme guerre interimpériale. C’est la concrétisation de tous les enjeux géopolitiques mais aussi l’évènement qui mènera au déclin de l’Europe et de sa domination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Foreign Affairs,. (2015). Europe without the League. Retrieved 19 September 2015, from https://www.foreignaffairs.com/articles/western-europe/1939-10-01/europe-without-league&lt;br /&gt;
*Quand l'Europe dominait le monde et ses richesses. Abo.monde-diplomatique.fr,. (2015). Retrieved 19 September 2015, from http://abo.monde-diplomatique.fr/media/pdf/atlas_histoire/10-11.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Ludovic Tournès]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27302</id>
		<title>L’Europe au centre du monde : de la fin du XIXème siècle à 1918</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27302"/>
		<updated>2015-09-26T12:37:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Etats-nations et Etats-empires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Il y a un fil conducteur qui se dégage. L’Europe domine les relations internationales jusqu’en 1918 puis elle déclina. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1918 et en 1989, c’est l’ère des superpuissances. À partir de 1989, à la fin de la Guerre froide, le monde devient multipolaire où les grands équilibres sont remis en cause avec des problèmes bien plus complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’autre fil conducteur et de voir comment se connecte les conflits européens avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Système européen et ordre européen =&lt;br /&gt;
Une partie des États-nations tel la Grande-Bretagne ont pris une avance sur le reste du monde suite à la révolution industrielle qui leur donne une avance technique, politique, diplomatique et militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution industrielle en Europe va de pair avec le déclin des grands empires Asiatiques. Dès lors, les rapports de force vont changer Il faut s’interroger sur pourquoi et comment ce système européen qui domine le monde au début du {{XXe}} siècle aboutit à la fin de l’Europe en 1918.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système européen est fondé sur la domination des grandes puissances qui a été réglé en 1815 au congrès de Vienne. Il réorganise l’Europe au lendemain des guerres napoléoniennes. On assiste au XIXème siècle à une coexistence d’États-Nations anciens comme la France et la Grande-Bretagne et des plus récents comme l’Italie ou encore l’Allemagne mais aussi des empires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un systeme des Etats==&lt;br /&gt;
Les Etats sont le cadre de référence depuis le milieu du XVIIème siècle puisque les RI naissent en 1648 (traite de Westphalie, fin de la guerre de 30 ans), fin du rêve médiéval d’un empire universel, rêve qui a traversé tout le Moyen-âge comme volonté de recréer un Empire Romain. Naissance du système des Etats, fin de la puissance du Saint Empire Romain Germanique, qui éclate et donne naissance a un système des Etats qui perdure jusqu’à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
Grands principes des RI : &lt;br /&gt;
*	l’équilibre des puissances (aucune puissance ne domine les autres), &lt;br /&gt;
*	la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre Etat (chacun est maitre chez lui),&lt;br /&gt;
*	 le « Cujus regio, ejus religio » (la religion du prince doit être celle du peuple, fin des ambitions temporelles et donc du rôle politique de l’Eglise, qui était une puissance majeure au Moyen-âge, et ne garde que sa puissance spirituelle, affirmation de l’Etat-nation). &lt;br /&gt;
Le monde post-traite de Westphalie est anarchique (a-narchie, soit qui n’est doté d’autorité supérieure à celle des Etats, jusqu’en 1919). Tout Etat qui devient trop puissant voit les autres se coaliser contre lui. Chaque Etat veut étendre sa puissance, donc son territoire, sa puissance politique, militaire, économique, et son influence  culturelle (à partir de la fin du XIXème siècle). Ce système est strictement européen, et disparait avec la guerre de 14-18 (sauf que les Etats restent puissants) ; on assiste même aujourd’hui à un élargissement du rôle des Etats sur les plans intérieurs et extérieurs (interventions désormais sur les plans culturels, de la santé, de l’éducation…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Etats-nations et Etats-empires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. les Etats Nations anciens&lt;br /&gt;
*'''Royaume-Uni''' , partisan et garantiee du statu quo européen, première puissance du monde (financière, technique, militaire, diplomatique, coloniale).&lt;br /&gt;
*'''Autriche''' : c’est un Empire continental qui va jouer un rôle fondamental dans la défaite de Napoléon ; Metternich est l’ordonnateur du congrès de Vienne. C’est lui qui a tracé la carte de l’Europe de l’après 1815.&lt;br /&gt;
*'''Prusse''' : elle a été la troisième grande actrice de la coalition contre Napoléon. Entre 1815 et 1879 elle a essayé de réunir sous sa domination les régions de langue allemande issues de la décomposition du Saint-Empire Romain Germanique&lt;br /&gt;
*'''France''' : a dominée l’Europe sous Napoléon, vaincu par la coalition des partenaires précèdent. Entre 1815 et 1870 abandonne toute ambition hégémonique en Europe. Elle se rattrape par la conquête de son empire colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. les Etats-nation d'affirmation récente&lt;br /&gt;
*'''L’Allemagne''' : affirmation du nationalisme et réalisation de l’unité allemande sous l’égide de la Prusse (janvier1871), unité réalisée par la guerre (contre l’Autriche surtout, en 1866, et contre la France 1870). L’Autriche voulait créer elle-même l’Allemagne en intégrant tous les peuples de langue allemande au sein de son empire, et est opposée à l’idée prussienne d’Empire allemand indépendant de l’Autriche. &lt;br /&gt;
L’Allemagne est un Etat-nation incomplet, puisqu’elle ne comprend pas l’Autriche, ou vivent des populations de langue allemande.&lt;br /&gt;
*'''L'Italie''': morcelée jusqu’en 1861 (carte). L’unité nationale se fait par la guerre contre l’Empire austro-hongrois, au sein duquel se trouvent des populations de langue italienne. L’unité italienne est incomplète, le Trentin et l’Istrie (les Terres Irrédentes) sont des régions qui sont parties intégrantes de l’empire Austro-Hongrois. L’Italie estime qu’elle est incomplète et va tenter de récupère le Trentin et l’Istrie durant la première guerre mondiale. La France soutient l’Italie et se voit céder par cette dernière la Savoie.  Au sein de ces échanges, les volontés populaires jouent assez peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. les Etats-empires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a en Europe des empires multinationaux comme la Russie, l'Autriche-Hongrie ou bien encore  l'Empire ottoman..&lt;br /&gt;
La montée du nationalisme va être l’un des facteurs fondamentaux qui va miner l’ordre européen. En 1815, on a rétabli le système dynastique et monarchique afin de:&lt;br /&gt;
*contrer les ambitions hégémoniques françaises ;&lt;br /&gt;
*endiguer le danger révolutionnaire.&lt;br /&gt;
L’ordre de Vienne se construit contre les nationalismes. En 1815, les instigateurs du Congrès de Vienne, à savoir la Russie, la Prusse et l'Autriche sont à la tête d’États monarchiques et multinationaux. Afin d’éviter des revendications d’indépendance, on oblige par la force certaines populations à se soumettre et à cohabiter, on étouffe les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du XIXème siècle, on va avoir une augmentation des revendications nationales qui vont entrainer une série de contestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le principal est l’austro-hongrois, qui est de plus en plus fragilise au cours du XIXème siècle ; il est l’un des pivots de l’ordre de Vienne de 1815 (et avec sa désagrégation vient l’effondrement de ledit ordre en 1914-18). Il est rival avec l’Allemagne (et donc la Prusse) pour un regroupement des populations allemandes. La défaite de 1866 contre la Prusse sonne le glas de ce rêve, la monarchie autrichienne est fragilise, les populations internes demandent progressivement leur autonomie, ce qui culmine avec l’éclatement de l’empire en 1919. Avant 1866 : empire autrichien. Apres : empire austro-hongrois (les Hongrois obtiennent le compromis austro-hongrois de 1867, et le partage du pouvoir : dualité et opposition entre Autrichiens et Hongrois). Montée des nationalismes, en particulier des Slaves dans les Balkans, grâce au recul de l’empire ottoman. &lt;br /&gt;
*L’Empire russe, empire immense, qui continue à s’étendre ; il est compose d’une multitude de nationalités. Cet empire est fragile, il éclate en 1918. Son territoire immense est difficile à contrôler. Les différentes populations ne veulent pas toujours se rattacher au pouvoir tsariste. &lt;br /&gt;
*L’Empire ottoman, « vieil homme malade de l’Europe », est progressivement démembré au XIXème siècle. Sa puissance militaire est en déclin. Il est en butte aux ambitions territoriales des grandes puissances européennes (Russie, Angleterre, Autriche…). Certaines puissances sont contre la désagrégation de l’Empire ottoman (jusqu’au percement du canal de Suez le Royaume-Uni ne veut pas trop affaiblir l’Empire ottoman, puisqu’il maintient l’ordre dans la région de la route des Indes et de l’Asie. Après le percement du canal, elle participera au démembrement de l’Empire). La Russie est pour cette désagrégation (vu qu’elle pousse vers les mers chaudes par les détroits du Bosphore et des Dardanelles). Il y a moult rivalités politiques et économiques pour s’approprier les richesses et territoires de&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’équilibre européen ==&lt;br /&gt;
[[Image:Congress of Vienna.PNG|right|thumb|200px|Le congrès de Vienne par Jean Godefroy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’idée d’avoir une série de grandes puissances qui fait en sorte qu’aucune ne prend l’avantage sur toutes les autres. Chacune des puissances ne doit pas dépasser les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion rompue par Napoléon est de nouveau actée au congrès de Vienne en 1815 : on pose comme principe qu’il faut maintenir cet équilibre en évitant le retour de l’hégémonie française. La Grande-Bretagne est la garante de cet équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du {{XIXe}} siècle, à chaque fois qu’il y a un État qui essaie de prendre de l’avance, on organise un congrès :&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Paris (1856)''' : règle les problèmes posés par la guerre de Crimée (1853 – 1856). La Russie est vaincue par une coalition entre la France, la Grande-Bretagne et l’Empire Ottoman ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Berlin (1878)''' : la Russie a déclenché une offensive dans les Balkan qui est repoussée ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès d’Algesiras''' : doit régler un contentieux colonial entre la France et Allemagne à propos du Maroc. La Grande-Bretagne et les États-Unis sont médiateur et laisse le Maroc à la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet équilibre fonctionne globalement jusqu’à la fin du {{XIXe}} siècle et se dérègle à partir début du {{XXe}} siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nationalismes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les États-Nations en Europe ==&lt;br /&gt;
C’est un phénomène majeur du XIXème siècle siècle qui est un phénomène mondial. C’est l’idée selon laquelle chaque peuple doit avoir son territoire géographique; cela va devenir un principe sur lequel vont se développer &lt;br /&gt;
[[Fichier:L'armistice du 11 novembre 1918.jpg|center|thumb|500px|L'Europe au lendemain de l'armistice du 11 novembre 1918.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les nouvelles puissances hors d’Europe ==&lt;br /&gt;
À partir de la fin du XIXème siècle de nouvelles puissances émerges hors de l’Europe :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les '''États-Unis''' :&lt;br /&gt;
**C’est à l’origine un pays neutre qui est limité par ses 13 colonies à la façade atlantique. Il va se développer en l’espace de 50 ans sur 9,5 millions de km2, un territoire dont les ressources naturelles sont riches et qui se peuple extrêmement vite. Ce pays va se constituer sur l’immigration passant de 50 à 100 millions au début du XXe. Dès 1900, c’est la première puissance industrielle du monde, elle dépasse pratiquement celle de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunie.&lt;br /&gt;
**À partir de 1890, les États-Unis se lance à son tour dans la conquête coloniale. En 1898, il conquiert les Philippines, Cuba et Porto Rico (protectorat)&lt;br /&gt;
**À partir du début du XXème siècle les États-Unis sous la présidence de Théodore Roosevelt veut jouer un rôle dans les affaires internationales afin de devenir une puissance mondiale : c’est l’émergence d’une nouvelle puissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''Japon''' :&lt;br /&gt;
**À partir de 1868 (ère Meiji), le Japon s’est lancé dans une ère de modernisation effrénée. La Chine est l’objet de convoitises des puissances européennes. Le japon souhaite échapper à une colonisation en se modernisant pour devenir aussi puissance que les puissances occidentales. Est lancé un programme de modernisation de l’économie, de l’administration et militaire qui va en faire une puissance régionale importante.&lt;br /&gt;
**À partir de 1885 il établit un quasi protectorat sur la Corée et s’impose en Chine.&lt;br /&gt;
**En 1894 la Chine et Japon se déclarent la guerre pour le contrôle de la Corée qui se solda par une victoire nippone.&lt;br /&gt;
**La guerre russo-japonaise de 1905 est une victoire japonaise qui participa à la montée en puissance du Japon et qui s’octroie de nouveaux territoires au dépend de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Europe domine, cependant d’autres puissances émergent ce qui commence à faire évoluer l’équilibre Européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’expansion coloniale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un phénomène tout à fait majeur du XIXe siècle. Presque toutes les puissances européennes vont se lancer dans la conquête mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’impérialisme n’est pas seulement une conséquence du nationalisme, cela sert aussi à renforcer le prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Exemple : Allemagne'''&lt;br /&gt;
Elle n’a pas besoin économiquement de colonie ce qui remet en cause la thèse léniniste de l’impérialisme économique. C’est un État récent qui doit affirmer son autorité notamment en se projetant à l’international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expansion coloniale permet de construire les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Les empires coloniaux==&lt;br /&gt;
Tous les États européens vont se lancer dans la conquête coloniale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Colonisation 1914.png|thumb|center|500px|Le monde colonisé en 1914]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de puissances européennes dominent. Une grande partie du monde est sous domination de quelques puissances coloniales:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Britannique : couvre environs 25% des terres émergées, c’est un empire sur lequel « le soleil ne se couche jamais », le plus vaste du monde.&lt;br /&gt;
**Il y a des colonies à « proprement parlé » et de protectorats (Sierra-Léone à partir de 1808, etc.) ainsi qu’une série de territoires en Afrique orientale, dans l’Océan Indien et l’Océan Pacifique, l’Empire des Indes dit aussi « le joyau de l’Empire britannique » conquis par une minorité d’anglais avec l’appui de forces militaires (rose clair).&lt;br /&gt;
**Il y a les dominions que l’on appelle aussi « colonies de peuplements » (Canada, Afrique du sud, Australie, Nouvelle-Zélande) qui se gouvernent eux-mêmes (rose foncé). Au milieu du XIXe siècle elle évolue vers des systèmes de « self-government » faisant toujours partie du royaume. En ce qui concerne la politique interne les dominions jouissent d’une autonomie de gouvernement ; cependant en ce qui concerne leur politique externe, ils sont soumis à la couronne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Français : basé principalement en Afrique du nord et occidental, en Indochine, dans l’Océan Indien et dans les Antilles et les Caraïbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Néerlandais : comprends l’Indonésie et la Guyane néerlandaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Belge : comprend essentiellement le Congo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Portugais : détient des colonies dans la partie sud de l’Afrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Italien : comprend l’Érythrée, la Somalie et la Lybie conquise en 1911 sur l’Empire Ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut y ajouter deux empires hors d’Europe, le Japon et les États-Unis :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Japon : monte en puissance et affirme ses ambitions coloniales à la fin du XIXème siècle ; il établit une domination sur la Corée à partir de 1895 finassant par l’annexer en 1910. Le colonialisme japonais va s’affirmer dans l’entre-deux-guerres puis connaitre son apogée durant la seconde guerre mondiale avec la conquête d’un certain nombre d’iles qui va former la « sphère de coprospérité japonaise »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*États-Unis : à partir de leur unification territoriale se lance dans une politique coloniale plus restreinte que les puissances européennes mais qui se concrétise par la conquête en 1898 de Cuba, de Porto-Rico ainsi que les Philippines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’ensemble des empires, on a une situation d’assujettissement avec une domination politique et économique. Les empires coloniaux sont avant tout des territoires à exploiter qui se fait au profit quasi-exclusif de la métropole comme par exemple le Congo qui est riche en matière premières de toute sorte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la crise de 1929, une partie des forces coloniales vont voir dans leur empire un moyen de la surmonter. Les empires se replient sur leur économie en créant des « marchés préférentiels » pour échapper au marasme économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La justification officielle revient au discours renvoyant à leur « mission civilisatrice ». Cependant il cache très mal une entreprise de domination politique, économique et culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rivalités entre puissances coloniales ==&lt;br /&gt;
Les grandes puissances se disputent les territoires colonisés. On distingue plusieurs zones de tensions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Kongokonferenz.jpg|thumb|right|300px|Représentation de la conférence de Berlin (en 1884) où sont réunis les représentants des puissances européennes.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L''''Afrique''' est une zone de tensions qui amènera à la conférence de Berlin (1884 – 1885) est destinée à se partager le « gâteau colonial ». Sont présente, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne et la Belgique. Au lendemain de la guerre de 1870 un contentieux fort est nait entre la France et l’Allemagne ; Bismarck souhaite détourner les attentions françaises vers les colonies. L’idée est de leur faciliter les choses en les incitants à coloniser l’Afrique du nord mais il décide de faciliter la colonisation de l’Égypte par la Grande-Bretagne. En même temps l’Allemagne s’attribue le Togo et le Cameroun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un partage des zones d’influence qui se fait n’empêchant pas les puissances européennes d’être en rivalité. L’objectif de la Grande-Bretagne est de se créer un empire colonial qui va du Caire au Cap. Dans le même temps les français souhaitent se créer un empire qui va de Dakar à Djibouti. Au croisement se trouve le sud Soudan et Fachoda qui est l’emblème de la rivalité coloniale en 1898 qui se résout au bénéfice des anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l''''Empire Ottoman''', plus on avance dans le XIXème siècle siècle plus l’empire ottoman s’affaiblie. La rivalité fondamentale est entre la Russie et la Grande-Bretagne. En 1980 l’Empire Ottoman est quasiment sous la tutelle des grandes puissances. La désagrégation continue au début du XXème siècle siècle avec la conquête de la Lybie par l’Italie en 1910 au dépend de l’Empire Ottoman. De plus à partir de 1905 – 1908 on découvre du pétrole qui aiguise les appétits. La marine britannique était la première flotte du monde et à partir des 1910 décide de passer sous propulsion à base de pétrole. Depuis le pétrole est un enjeu permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''Extrême Orient''', c’est l’affrontement russo-anglais autour de la peur anglaise de voir la conquête de l’Inde par les Russes qui est un lieu fondamental pour le commerce anglais. Cette rivalité fait le malheur de l’Afghanistan qui est l’enjeu de la Russie et de la Grande-Bretagne afin d’en faire un « État-tampon » en 1879. Une rivalité nait également entre toutes les grandes puissances en Chine qui suscite les convoitises. À partir de 1840 – 1850, les grandes puissances poussent la Chine à s’ouvrir ce qui donnera naissance à des concessions internationales. Cela engendre des tensions assez importantes qui voient l’installation des européens et des japonais en Chine en même temps que l’affaiblissement de la dynastie en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès la fin du XIXème siècle, par le biais de la mondialisation, il y a une mondialisation des affrontements. Les grandes puissances exportent leurs affrontements dans le monde sauf l’Amérique du sud qui est considérée par les États-Unis comme une « zone réservée ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée de Bismarck était de détourner l’idée de revanche française vers la conquête coloniale, au contraire cela n’a fait qu’accentuer les rivalités et mondialiser les affrontements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La mise en place des systèmes d’alliances =&lt;br /&gt;
La mise en place des systèmes d’alliance est l’un des facteurs de désagrégation des conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1880 vont se constituer deux blocs ; d’un côté la « triple alliance » formée de l’Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Italie, de l’autre la « triple entente » formée de la France, la Grande-Bretagne et de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple alliance ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Alliance.png|thumb|right|Triple Alliance|La Triple Alliance entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de « duplice » pour designer l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Elle commence en 1879 par un traité. Ces deux nations étaient rivales pour réaliser l’unité des pays de langue allemande. Elles finissent par reconnaître la communauté de leurs intérêts. En 1881 est suivit un traité germano-austro-russe qui ne fonctionnera pas car leurs intérêts sont divergeant en Europe. La Russie se veut protectrice des slaves situé dans le territoire austro-hongrois. Ce traité va être remplacé par un traité germano-austro-italien qui sera conclu en 1882 puis finalisé en 1992 quand la Russie s’est retirée de l’alliance. L’Italie se rapproche de l’Allemagne car elle avait des vues sur l’Afrique du Nord et la Tunisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est constituée dès le début des années 1890. Mais en 1902 l’Italie signe un accord secret avec la France et la Grande-Bretagne ce qui en fait un partenaire peu fiable ; quand la première guerre mondiale va éclater elle se déclarera dans un premier temps neutre. Ce bloc est de type continental c’est pourquoi on parle des « puissances centrales »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple entente ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Entente.jpg|thumb|200px|alt=Triple Entente.jpg]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de traité entre les partenaires. Cela commence par un accord entre la France et la Russie en 1891 qui vient de se dégager de son alliance avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. En 1892, un traité franco-russe renforce les liens économiques. En 1904 la France et la Grande-Bretagne signent « l’Entente Cordiale » devant la montée de la « double alliance ». En 1907, la Grande-Bretagne et la Russie résolvent leur diffèrent en Extrême-Orient notamment vis-à-vis du Tibet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1902, c’est ajouté un accord militaire d’entraide entre la Grande-Bretagne et le Japon qui en fera un acteur auprès de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au système d’équilibre européen se substitue un système de deux blocs qui se font face dont l’aspect mécanique est fondé sur des accords de soutien militaire en cas d’entrée en guerre d’un des pays indépendant les uns des autres. Il y a une automaticité des alliances qui va faire engager la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La Première guerre mondiale : le suicide de l’Europe =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est à la fois le paroxysme et la concrétisation des affrontements. C’est un suicide sur le plan humain et sur le plan géopolitique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La montée des tensions ==&lt;br /&gt;
La crise de l’été 1914 n’est que la dernière d’un ensemble de crises à chaque fois plus fortes. Il y a eu d’abord la crise du Maroc donnant lieu à la conférence d’Algesiras, puis l’invasion de la Lybie par l’Italie en 1911 qui ébranle l’équilibre européen car tout ce qui touche à l’Empire Ottoman déclenche des tensions; ensuite les guerres balkaniques en 1912 – 1913 qui font office de prélude à la première guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du XXème siècle il y a une série de crises qui engendrent des tensions entre les puissances européennes. Les blocs sont en opposition et se lancent dans une « course à l’armement », d’autre part les alliances s’étendent à de nombreux autres pays en achevant les blocs et en cristallisant les oppositions. La Bulgarie, à la suite des guerres balkaniques qu’elle a provoquée et perdue, qui était autrefois allié de la Serbie, va s’allier à la « tripe alliance » pendant que la Grèce se range du côté de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la crise localisée à la guerre européenne ==&lt;br /&gt;
Ce qui provoque l’éclatement de la première guerre mondiale est l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914, qui est l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche François-Ferdinand par un extrémiste bosniaque. L’Autriche va l’utiliser comme prétexte pour accuser la Serbie afin de réduire le nationalisme serbe et pour éviter que les autres populations slaves du Sud se détachent de l’Empire Austro-Hongrois. Depuis 1870 – 1880 la Serbie était « l’épine dans le pied » de l’Empire Austro-Hongrois qui sépare les populations slaves du sud. Ainsi il est possible de se débarrasser d’un voisin gênant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Frontouest1914gf.gif|right|thumb|350px|Le front Ouest entre 1915 et 1916 - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/FrontOuest1915-16.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chronologie des évènements : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*assassinat de François-Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo&lt;br /&gt;
*l’Autriche réclame la mise en place d’une commission d’enquête sur le territoire serbe qui sera refusé et mènera à la déclaration de la guerre à la Serbie à la fin de juillet 1914 .&lt;br /&gt;
*fin juillet – mi-aout tous les pays par les systèmes d’alliance se déclarent la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*fin aout – début septembre il y a une offensive éclaire de l’Allemagne passant par la Belgique qui est stoppée en septembre 1914  aux abords de Paris donne lieu à la « bataille de la marne » et qui permet de repousser les armées allemandes.&lt;br /&gt;
*septembre – décembre 1914  c’est la « course à la mer ».&lt;br /&gt;
*décembre 1914 , le front va de la manche jusqu’à la frontière allemande.&lt;br /&gt;
*à partir de décembre 1914  – octobre 1918  les deux armées une guerre de position s’installe.&lt;br /&gt;
*1915  – 1918  la guerre des tranchées sera une véritable boucherie.&lt;br /&gt;
*1916  : Bataille de Verdun et Offensive de la Somme.&lt;br /&gt;
*printemps 1917  : Offensive du « Chemin des Dames ».&lt;br /&gt;
*été 1917  : le rapport de force change après l’entrée en guerre des États-Unis.&lt;br /&gt;
*1918 : le conflit évolue en faveur de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*novembre 1918  est signé l’armistice.&lt;br /&gt;
*Un deuxième front se met en place, la Russie entre en guerre en septembre 1914 . Elle a subi des revers important face à l’armée austro-hongroise à Tannenberg et au Lac Mazure dû à un manque de préparation. Fin 1917, la Russie quitte la guerre est signe une paix séparée avec l’Allemagne.&lt;br /&gt;
*Dans les Balkans des fronts sont lancés du côté de la Roumanie et de la Serbie alliés de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*L’ambition séculaire de la Russie est de pousser vers la Méditerranée qui ouvre un front en orient du côté de l’Empire ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:fronts1418.jpg|center|thumb|350px|Fronts de la première guerre mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mondialisation du conflit ==&lt;br /&gt;
On voit comment une crise européenne devient une crise mondiale à travers le jeu des empires et des colonies. Le conflit se mondialise très rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Le-Monde-et-le-1er-conflit-mondial-1914-18GF.gif|center|thumb|400px|Le monde et le premier conflit mondial - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/Monde1914-18.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est un conflit qui se déroule sur tous les fronts, elle est à la fois militaire sur le plan de bataille mais aussi économique concernant les approvisionnent afin d’étouffer l’adversaire ainsi qu’une guerre idéologique sur la notion de civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Dans les colonies ''': Il y a également des opérations militaires dans les colonies entre les empires au sein des colonies qui mèneront à la conquête des colonies allemandes par les anglais et les français&lt;br /&gt;
*'''Les États-Unis ''': ils entrent en guerre en 1917. Dans un premier temps ils affirment leur neutralité parce qu’ils ne veulent pas intervenir dans les affaires européenne, mais c’est aussi un pays d’immigration qui représente un microcosme européen qui pourrait mener à une guerre civile. C’est aussi un moment ou les États-Unis essaient de fortifier leur unité nationale. Les liens entre les émigrés et leur pays d’origine ne sont pas rompu d’autant plus que l’opinion publique est extrêmement partagée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Zimmermann-telegramm-offen.jpg|thumb|right|alt=Zimmermann-telegramm-offen.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des évènements vont pousser les États-Unis à entrer en guerre :&lt;br /&gt;
*le torpillage du Lusitania en 1915  par les allemands dans lequel se trouvent des passagers américains.&lt;br /&gt;
*En 1917  les allemands déclenchent la « guerre sous-marine à outrance ». Un des objectifs des puissances de l’Entente est d’étouffer économiquement les puissances centrales grâce à un blocus maritime. La stratégie allemande est de couler des navires commerciaux et militaires, cependant avec la guerre à outrance ils vont s’attaquer aussi aux navires civils.&lt;br /&gt;
*L’évènement du télégramme Zimmerman propose au Mexique une alliance contre les États-Unis pouvant leur permettre de reprendre le Texas perdu en 1845.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Le Japon''' : à partir de la fin 1914  le Japon entre en guerre.&lt;br /&gt;
*'''Empire Ottoman''' : c’est une zone stratégique alliée à l’Allemagne et par ailleurs la Russie, la Grande-Bretagne et la France ont des objectifs clairs pour l’après-guerre dans cette région du monde.&lt;br /&gt;
*'''Amérique du Sud''' : un certain nombre de pays comme le Brésil vont entrer dans la guerre de façon anecdotique pour s’affirmer sur la scène internationale mais aussi pour tenter de s’émanciper du joug américain qui devient de plus en plus pressant à partir des années 1910 . Cela va leur permettre de participer à la Conférence de la Paix en 1918 et de faire partie de la Société des Nations.&lt;br /&gt;
*'''Participation économique et humaine des Empires''' : ils mobilisent leur population dans la métropole ainsi que des soldats venant des empires comme la France en provenance d’Afrique du équatoriale et d’Algérie ou la Grande-Bretagne qui faisait venir des soldats depuis l’Empire des Indes. De même le Canada et l’Australie envoient des soldats fournissant en même temps un appui logistique et économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’inclusion de ces différentes dimensions, c'est un conflit qui est mondial. Si le principal théâtre d’opération est en Europe, son implication est mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusion =&lt;br /&gt;
C'est un conflit qui prend sa source en Europe qui est le paroxysme des affrontements intra-européens qui s’est mondialisé rapidement. La Première guerre mondiale est la conséquence de l’opposition des grandes puissances européennes en Europe et en dehors. Il est possible de la qualifier comme guerre interimpériale. C’est la concrétisation de tous les enjeux géopolitiques mais aussi l’évènement qui mènera au déclin de l’Europe et de sa domination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Foreign Affairs,. (2015). Europe without the League. Retrieved 19 September 2015, from https://www.foreignaffairs.com/articles/western-europe/1939-10-01/europe-without-league&lt;br /&gt;
*Quand l'Europe dominait le monde et ses richesses. Abo.monde-diplomatique.fr,. (2015). Retrieved 19 September 2015, from http://abo.monde-diplomatique.fr/media/pdf/atlas_histoire/10-11.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Ludovic Tournès]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27301</id>
		<title>L’Europe au centre du monde : de la fin du XIXème siècle à 1918</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27301"/>
		<updated>2015-09-26T12:36:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Système européen et ordre européen */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Il y a un fil conducteur qui se dégage. L’Europe domine les relations internationales jusqu’en 1918 puis elle déclina. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1918 et en 1989, c’est l’ère des superpuissances. À partir de 1989, à la fin de la Guerre froide, le monde devient multipolaire où les grands équilibres sont remis en cause avec des problèmes bien plus complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’autre fil conducteur et de voir comment se connecte les conflits européens avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Système européen et ordre européen =&lt;br /&gt;
Une partie des États-nations tel la Grande-Bretagne ont pris une avance sur le reste du monde suite à la révolution industrielle qui leur donne une avance technique, politique, diplomatique et militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution industrielle en Europe va de pair avec le déclin des grands empires Asiatiques. Dès lors, les rapports de force vont changer Il faut s’interroger sur pourquoi et comment ce système européen qui domine le monde au début du {{XXe}} siècle aboutit à la fin de l’Europe en 1918.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système européen est fondé sur la domination des grandes puissances qui a été réglé en 1815 au congrès de Vienne. Il réorganise l’Europe au lendemain des guerres napoléoniennes. On assiste au XIXème siècle à une coexistence d’États-Nations anciens comme la France et la Grande-Bretagne et des plus récents comme l’Italie ou encore l’Allemagne mais aussi des empires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un systeme des Etats==&lt;br /&gt;
Les Etats sont le cadre de référence depuis le milieu du XVIIème siècle puisque les RI naissent en 1648 (traite de Westphalie, fin de la guerre de 30 ans), fin du rêve médiéval d’un empire universel, rêve qui a traversé tout le Moyen-âge comme volonté de recréer un Empire Romain. Naissance du système des Etats, fin de la puissance du Saint Empire Romain Germanique, qui éclate et donne naissance a un système des Etats qui perdure jusqu’à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
Grands principes des RI : &lt;br /&gt;
*	l’équilibre des puissances (aucune puissance ne domine les autres), &lt;br /&gt;
*	la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre Etat (chacun est maitre chez lui),&lt;br /&gt;
*	 le « Cujus regio, ejus religio » (la religion du prince doit être celle du peuple, fin des ambitions temporelles et donc du rôle politique de l’Eglise, qui était une puissance majeure au Moyen-âge, et ne garde que sa puissance spirituelle, affirmation de l’Etat-nation). &lt;br /&gt;
Le monde post-traite de Westphalie est anarchique (a-narchie, soit qui n’est doté d’autorité supérieure à celle des Etats, jusqu’en 1919). Tout Etat qui devient trop puissant voit les autres se coaliser contre lui. Chaque Etat veut étendre sa puissance, donc son territoire, sa puissance politique, militaire, économique, et son influence  culturelle (à partir de la fin du XIXème siècle). Ce système est strictement européen, et disparait avec la guerre de 14-18 (sauf que les Etats restent puissants) ; on assiste même aujourd’hui à un élargissement du rôle des Etats sur les plans intérieurs et extérieurs (interventions désormais sur les plans culturels, de la santé, de l’éducation…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Etats-nations et Etats-empires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. les Etats Nations anciens&lt;br /&gt;
*'''Royaume-Uni''' , partisan et garantiee du statu quo européen, première puissance du monde (financière, technique, militaire, diplomatique, coloniale).&lt;br /&gt;
*'''Autriche''' : c’est un Empire continental qui va jouer un rôle fondamental dans la défaite de Napoléon ; Metternich est l’ordonnateur du congrès de Vienne. C’est lui qui a tracé la carte de l’Europe de l’après 1815.&lt;br /&gt;
*'''Prusse''' : elle a été la troisième grande actrice de la coalition contre Napoléon. Entre 1815 et 1879 elle a essayé de réunir sous sa domination les régions de langue allemande issues de la décomposition du Saint-Empire Romain Germanique&lt;br /&gt;
*'''France''' : a dominée l’Europe sous Napoléon, vaincu par la coalition des partenaires précèdent. Entre 1815 et 1870 abandonne toute ambition hégémonique en Europe. Elle se rattrape par la conquête de son empire colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. les Etats-nation d'affirmation récente&lt;br /&gt;
*'''L’Allemagne''' : affirmation du nationalisme et réalisation de l’unité allemande sous l’égide de la Prusse (janvier1871), unité réalisée par la guerre (contre l’Autriche surtout, en 1866, et contre la France 1870). L’Autriche voulait créer elle-même l’Allemagne en intégrant tous les peuples de langue allemande au sein de son empire, et est opposée à l’idée prussienne d’Empire allemand indépendant de l’Autriche. &lt;br /&gt;
L’Allemagne est un Etat-nation incomplet, puisqu’elle ne comprend pas l’Autriche, ou vivent des populations de langue allemande.&lt;br /&gt;
*'''L'Italie''': morcelée jusqu’en 1861 (carte). L’unité nationale se fait par la guerre contre l’Empire austro-hongrois, au sein duquel se trouvent des populations de langue italienne. L’unité italienne est incomplète, le Trentin et l’Istrie (les Terres Irrédentes) sont des régions qui sont parties intégrantes de l’empire Austro-Hongrois. L’Italie estime qu’elle est incomplète et va tenter de récupère le Trentin et l’Istrie durant la première guerre mondiale. La France soutient l’Italie et se voit céder par cette dernière la Savoie.  Au sein de ces échanges, les volontés populaires jouent assez peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. les Etats-empires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a en Europe des empires multinationaux comme la Russie, l'Autriche-Hongrie ou bien encore  l'Empire ottoman..&lt;br /&gt;
La montée du nationalisme va être l’un des facteurs fondamentaux qui va miner l’ordre européen. En 1815, on a rétabli le système dynastique et monarchique afin de:&lt;br /&gt;
*contrer les ambitions hégémoniques françaises ;&lt;br /&gt;
*endiguer le danger révolutionnaire.&lt;br /&gt;
L’ordre de Vienne se construit contre les nationalismes. En 1815, les instigateurs du Congrès de Vienne, à savoir la Russie, la Prusse et l'Autriche sont à la tête d’États monarchiques et multinationaux. Afin d’éviter des revendications d’indépendance, on oblige par la force certaines populations à se soumettre et à cohabiter, on étouffe les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du XIXème siècle, on va avoir une augmentation des revendications nationales qui vont entrainer une série de contestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le principal est l’austro-hongrois, qui est de plus en plus fragilise au cours du XIXème siècle ; il est l’un des pivots de l’ordre de Vienne de 1815 (et avec sa désagrégation vient l’effondrement de ledit ordre en 1914-18). Il est rival avec l’Allemagne (et donc la Prusse) pour un regroupement des populations allemandes. La défaite de 1866 contre la Prusse sonne le glas de ce rêve, la monarchie autrichienne est fragilise, les populations internes demandent progressivement leur autonomie, ce qui culmine avec l’éclatement de l’empire en 1919. Avant 1866 : empire autrichien. Apres : empire austro-hongrois (les Hongrois obtiennent le compromis austro-hongrois de 1867, et le partage du pouvoir : dualité et opposition entre Autrichiens et Hongrois). Montée des nationalismes, en particulier des Slaves dans les Balkans, grâce au recul de l’empire ottoman. &lt;br /&gt;
*L’Empire russe, empire immense, qui continue à s’étendre ; il est compose d’une multitude de nationalités. Cet empire est fragile, il éclate en 1918. Son territoire immense est difficile à contrôler. Les différentes populations ne veulent pas toujours se rattacher au pouvoir tsariste. &lt;br /&gt;
*L’Empire ottoman, « vieil homme malade de l’Europe », est progressivement démembré au XIXème siècle. Sa puissance militaire est en déclin. Il est en butte aux ambitions territoriales des grandes puissances européennes (Russie, Angleterre, Autriche…). Certaines puissances sont contre la désagrégation de l’Empire ottoman (jusqu’au percement du canal de Suez le Royaume-Uni ne veut pas trop affaiblir l’Empire ottoman, puisqu’il maintient l’ordre dans la région de la route des Indes et de l’Asie. Après le percement du canal, elle participera au démembrement de l’Empire). La Russie est pour cette désagrégation (vu qu’elle pousse vers les mers chaudes par les détroits du Bosphore et des Dardanelles). Il y a moult rivalités politiques et économiques pour s’approprier les richesses et territoires de &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’équilibre européen ==&lt;br /&gt;
[[Image:Congress of Vienna.PNG|right|thumb|200px|Le congrès de Vienne par Jean Godefroy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’idée d’avoir une série de grandes puissances qui fait en sorte qu’aucune ne prend l’avantage sur toutes les autres. Chacune des puissances ne doit pas dépasser les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion rompue par Napoléon est de nouveau actée au congrès de Vienne en 1815 : on pose comme principe qu’il faut maintenir cet équilibre en évitant le retour de l’hégémonie française. La Grande-Bretagne est la garante de cet équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du {{XIXe}} siècle, à chaque fois qu’il y a un État qui essaie de prendre de l’avance, on organise un congrès :&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Paris (1856)''' : règle les problèmes posés par la guerre de Crimée (1853 – 1856). La Russie est vaincue par une coalition entre la France, la Grande-Bretagne et l’Empire Ottoman ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Berlin (1878)''' : la Russie a déclenché une offensive dans les Balkan qui est repoussée ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès d’Algesiras''' : doit régler un contentieux colonial entre la France et Allemagne à propos du Maroc. La Grande-Bretagne et les États-Unis sont médiateur et laisse le Maroc à la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet équilibre fonctionne globalement jusqu’à la fin du {{XIXe}} siècle et se dérègle à partir début du {{XXe}} siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nationalismes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les États-Nations en Europe ==&lt;br /&gt;
C’est un phénomène majeur du XIXème siècle siècle qui est un phénomène mondial. C’est l’idée selon laquelle chaque peuple doit avoir son territoire géographique; cela va devenir un principe sur lequel vont se développer &lt;br /&gt;
[[Fichier:L'armistice du 11 novembre 1918.jpg|center|thumb|500px|L'Europe au lendemain de l'armistice du 11 novembre 1918.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les nouvelles puissances hors d’Europe ==&lt;br /&gt;
À partir de la fin du XIXème siècle de nouvelles puissances émerges hors de l’Europe :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les '''États-Unis''' :&lt;br /&gt;
**C’est à l’origine un pays neutre qui est limité par ses 13 colonies à la façade atlantique. Il va se développer en l’espace de 50 ans sur 9,5 millions de km2, un territoire dont les ressources naturelles sont riches et qui se peuple extrêmement vite. Ce pays va se constituer sur l’immigration passant de 50 à 100 millions au début du XXe. Dès 1900, c’est la première puissance industrielle du monde, elle dépasse pratiquement celle de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunie.&lt;br /&gt;
**À partir de 1890, les États-Unis se lance à son tour dans la conquête coloniale. En 1898, il conquiert les Philippines, Cuba et Porto Rico (protectorat)&lt;br /&gt;
**À partir du début du XXème siècle les États-Unis sous la présidence de Théodore Roosevelt veut jouer un rôle dans les affaires internationales afin de devenir une puissance mondiale : c’est l’émergence d’une nouvelle puissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''Japon''' :&lt;br /&gt;
**À partir de 1868 (ère Meiji), le Japon s’est lancé dans une ère de modernisation effrénée. La Chine est l’objet de convoitises des puissances européennes. Le japon souhaite échapper à une colonisation en se modernisant pour devenir aussi puissance que les puissances occidentales. Est lancé un programme de modernisation de l’économie, de l’administration et militaire qui va en faire une puissance régionale importante.&lt;br /&gt;
**À partir de 1885 il établit un quasi protectorat sur la Corée et s’impose en Chine.&lt;br /&gt;
**En 1894 la Chine et Japon se déclarent la guerre pour le contrôle de la Corée qui se solda par une victoire nippone.&lt;br /&gt;
**La guerre russo-japonaise de 1905 est une victoire japonaise qui participa à la montée en puissance du Japon et qui s’octroie de nouveaux territoires au dépend de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Europe domine, cependant d’autres puissances émergent ce qui commence à faire évoluer l’équilibre Européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’expansion coloniale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un phénomène tout à fait majeur du XIXe siècle. Presque toutes les puissances européennes vont se lancer dans la conquête mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’impérialisme n’est pas seulement une conséquence du nationalisme, cela sert aussi à renforcer le prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Exemple : Allemagne'''&lt;br /&gt;
Elle n’a pas besoin économiquement de colonie ce qui remet en cause la thèse léniniste de l’impérialisme économique. C’est un État récent qui doit affirmer son autorité notamment en se projetant à l’international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expansion coloniale permet de construire les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Les empires coloniaux==&lt;br /&gt;
Tous les États européens vont se lancer dans la conquête coloniale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Colonisation 1914.png|thumb|center|500px|Le monde colonisé en 1914]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de puissances européennes dominent. Une grande partie du monde est sous domination de quelques puissances coloniales:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Britannique : couvre environs 25% des terres émergées, c’est un empire sur lequel « le soleil ne se couche jamais », le plus vaste du monde.&lt;br /&gt;
**Il y a des colonies à « proprement parlé » et de protectorats (Sierra-Léone à partir de 1808, etc.) ainsi qu’une série de territoires en Afrique orientale, dans l’Océan Indien et l’Océan Pacifique, l’Empire des Indes dit aussi « le joyau de l’Empire britannique » conquis par une minorité d’anglais avec l’appui de forces militaires (rose clair).&lt;br /&gt;
**Il y a les dominions que l’on appelle aussi « colonies de peuplements » (Canada, Afrique du sud, Australie, Nouvelle-Zélande) qui se gouvernent eux-mêmes (rose foncé). Au milieu du XIXe siècle elle évolue vers des systèmes de « self-government » faisant toujours partie du royaume. En ce qui concerne la politique interne les dominions jouissent d’une autonomie de gouvernement ; cependant en ce qui concerne leur politique externe, ils sont soumis à la couronne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Français : basé principalement en Afrique du nord et occidental, en Indochine, dans l’Océan Indien et dans les Antilles et les Caraïbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Néerlandais : comprends l’Indonésie et la Guyane néerlandaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Belge : comprend essentiellement le Congo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Portugais : détient des colonies dans la partie sud de l’Afrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Italien : comprend l’Érythrée, la Somalie et la Lybie conquise en 1911 sur l’Empire Ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut y ajouter deux empires hors d’Europe, le Japon et les États-Unis :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Japon : monte en puissance et affirme ses ambitions coloniales à la fin du XIXème siècle ; il établit une domination sur la Corée à partir de 1895 finassant par l’annexer en 1910. Le colonialisme japonais va s’affirmer dans l’entre-deux-guerres puis connaitre son apogée durant la seconde guerre mondiale avec la conquête d’un certain nombre d’iles qui va former la « sphère de coprospérité japonaise »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*États-Unis : à partir de leur unification territoriale se lance dans une politique coloniale plus restreinte que les puissances européennes mais qui se concrétise par la conquête en 1898 de Cuba, de Porto-Rico ainsi que les Philippines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’ensemble des empires, on a une situation d’assujettissement avec une domination politique et économique. Les empires coloniaux sont avant tout des territoires à exploiter qui se fait au profit quasi-exclusif de la métropole comme par exemple le Congo qui est riche en matière premières de toute sorte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la crise de 1929, une partie des forces coloniales vont voir dans leur empire un moyen de la surmonter. Les empires se replient sur leur économie en créant des « marchés préférentiels » pour échapper au marasme économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La justification officielle revient au discours renvoyant à leur « mission civilisatrice ». Cependant il cache très mal une entreprise de domination politique, économique et culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rivalités entre puissances coloniales ==&lt;br /&gt;
Les grandes puissances se disputent les territoires colonisés. On distingue plusieurs zones de tensions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Kongokonferenz.jpg|thumb|right|300px|Représentation de la conférence de Berlin (en 1884) où sont réunis les représentants des puissances européennes.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L''''Afrique''' est une zone de tensions qui amènera à la conférence de Berlin (1884 – 1885) est destinée à se partager le « gâteau colonial ». Sont présente, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne et la Belgique. Au lendemain de la guerre de 1870 un contentieux fort est nait entre la France et l’Allemagne ; Bismarck souhaite détourner les attentions françaises vers les colonies. L’idée est de leur faciliter les choses en les incitants à coloniser l’Afrique du nord mais il décide de faciliter la colonisation de l’Égypte par la Grande-Bretagne. En même temps l’Allemagne s’attribue le Togo et le Cameroun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un partage des zones d’influence qui se fait n’empêchant pas les puissances européennes d’être en rivalité. L’objectif de la Grande-Bretagne est de se créer un empire colonial qui va du Caire au Cap. Dans le même temps les français souhaitent se créer un empire qui va de Dakar à Djibouti. Au croisement se trouve le sud Soudan et Fachoda qui est l’emblème de la rivalité coloniale en 1898 qui se résout au bénéfice des anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l''''Empire Ottoman''', plus on avance dans le XIXème siècle siècle plus l’empire ottoman s’affaiblie. La rivalité fondamentale est entre la Russie et la Grande-Bretagne. En 1980 l’Empire Ottoman est quasiment sous la tutelle des grandes puissances. La désagrégation continue au début du XXème siècle siècle avec la conquête de la Lybie par l’Italie en 1910 au dépend de l’Empire Ottoman. De plus à partir de 1905 – 1908 on découvre du pétrole qui aiguise les appétits. La marine britannique était la première flotte du monde et à partir des 1910 décide de passer sous propulsion à base de pétrole. Depuis le pétrole est un enjeu permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''Extrême Orient''', c’est l’affrontement russo-anglais autour de la peur anglaise de voir la conquête de l’Inde par les Russes qui est un lieu fondamental pour le commerce anglais. Cette rivalité fait le malheur de l’Afghanistan qui est l’enjeu de la Russie et de la Grande-Bretagne afin d’en faire un « État-tampon » en 1879. Une rivalité nait également entre toutes les grandes puissances en Chine qui suscite les convoitises. À partir de 1840 – 1850, les grandes puissances poussent la Chine à s’ouvrir ce qui donnera naissance à des concessions internationales. Cela engendre des tensions assez importantes qui voient l’installation des européens et des japonais en Chine en même temps que l’affaiblissement de la dynastie en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès la fin du XIXème siècle, par le biais de la mondialisation, il y a une mondialisation des affrontements. Les grandes puissances exportent leurs affrontements dans le monde sauf l’Amérique du sud qui est considérée par les États-Unis comme une « zone réservée ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée de Bismarck était de détourner l’idée de revanche française vers la conquête coloniale, au contraire cela n’a fait qu’accentuer les rivalités et mondialiser les affrontements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La mise en place des systèmes d’alliances =&lt;br /&gt;
La mise en place des systèmes d’alliance est l’un des facteurs de désagrégation des conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1880 vont se constituer deux blocs ; d’un côté la « triple alliance » formée de l’Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Italie, de l’autre la « triple entente » formée de la France, la Grande-Bretagne et de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple alliance ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Alliance.png|thumb|right|Triple Alliance|La Triple Alliance entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de « duplice » pour designer l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Elle commence en 1879 par un traité. Ces deux nations étaient rivales pour réaliser l’unité des pays de langue allemande. Elles finissent par reconnaître la communauté de leurs intérêts. En 1881 est suivit un traité germano-austro-russe qui ne fonctionnera pas car leurs intérêts sont divergeant en Europe. La Russie se veut protectrice des slaves situé dans le territoire austro-hongrois. Ce traité va être remplacé par un traité germano-austro-italien qui sera conclu en 1882 puis finalisé en 1992 quand la Russie s’est retirée de l’alliance. L’Italie se rapproche de l’Allemagne car elle avait des vues sur l’Afrique du Nord et la Tunisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est constituée dès le début des années 1890. Mais en 1902 l’Italie signe un accord secret avec la France et la Grande-Bretagne ce qui en fait un partenaire peu fiable ; quand la première guerre mondiale va éclater elle se déclarera dans un premier temps neutre. Ce bloc est de type continental c’est pourquoi on parle des « puissances centrales »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple entente ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Entente.jpg|thumb|200px|alt=Triple Entente.jpg]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de traité entre les partenaires. Cela commence par un accord entre la France et la Russie en 1891 qui vient de se dégager de son alliance avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. En 1892, un traité franco-russe renforce les liens économiques. En 1904 la France et la Grande-Bretagne signent « l’Entente Cordiale » devant la montée de la « double alliance ». En 1907, la Grande-Bretagne et la Russie résolvent leur diffèrent en Extrême-Orient notamment vis-à-vis du Tibet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1902, c’est ajouté un accord militaire d’entraide entre la Grande-Bretagne et le Japon qui en fera un acteur auprès de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au système d’équilibre européen se substitue un système de deux blocs qui se font face dont l’aspect mécanique est fondé sur des accords de soutien militaire en cas d’entrée en guerre d’un des pays indépendant les uns des autres. Il y a une automaticité des alliances qui va faire engager la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La Première guerre mondiale : le suicide de l’Europe =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est à la fois le paroxysme et la concrétisation des affrontements. C’est un suicide sur le plan humain et sur le plan géopolitique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La montée des tensions ==&lt;br /&gt;
La crise de l’été 1914 n’est que la dernière d’un ensemble de crises à chaque fois plus fortes. Il y a eu d’abord la crise du Maroc donnant lieu à la conférence d’Algesiras, puis l’invasion de la Lybie par l’Italie en 1911 qui ébranle l’équilibre européen car tout ce qui touche à l’Empire Ottoman déclenche des tensions; ensuite les guerres balkaniques en 1912 – 1913 qui font office de prélude à la première guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du XXème siècle il y a une série de crises qui engendrent des tensions entre les puissances européennes. Les blocs sont en opposition et se lancent dans une « course à l’armement », d’autre part les alliances s’étendent à de nombreux autres pays en achevant les blocs et en cristallisant les oppositions. La Bulgarie, à la suite des guerres balkaniques qu’elle a provoquée et perdue, qui était autrefois allié de la Serbie, va s’allier à la « tripe alliance » pendant que la Grèce se range du côté de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la crise localisée à la guerre européenne ==&lt;br /&gt;
Ce qui provoque l’éclatement de la première guerre mondiale est l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914, qui est l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche François-Ferdinand par un extrémiste bosniaque. L’Autriche va l’utiliser comme prétexte pour accuser la Serbie afin de réduire le nationalisme serbe et pour éviter que les autres populations slaves du Sud se détachent de l’Empire Austro-Hongrois. Depuis 1870 – 1880 la Serbie était « l’épine dans le pied » de l’Empire Austro-Hongrois qui sépare les populations slaves du sud. Ainsi il est possible de se débarrasser d’un voisin gênant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Frontouest1914gf.gif|right|thumb|350px|Le front Ouest entre 1915 et 1916 - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/FrontOuest1915-16.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chronologie des évènements : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*assassinat de François-Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo&lt;br /&gt;
*l’Autriche réclame la mise en place d’une commission d’enquête sur le territoire serbe qui sera refusé et mènera à la déclaration de la guerre à la Serbie à la fin de juillet 1914 .&lt;br /&gt;
*fin juillet – mi-aout tous les pays par les systèmes d’alliance se déclarent la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*fin aout – début septembre il y a une offensive éclaire de l’Allemagne passant par la Belgique qui est stoppée en septembre 1914  aux abords de Paris donne lieu à la « bataille de la marne » et qui permet de repousser les armées allemandes.&lt;br /&gt;
*septembre – décembre 1914  c’est la « course à la mer ».&lt;br /&gt;
*décembre 1914 , le front va de la manche jusqu’à la frontière allemande.&lt;br /&gt;
*à partir de décembre 1914  – octobre 1918  les deux armées une guerre de position s’installe.&lt;br /&gt;
*1915  – 1918  la guerre des tranchées sera une véritable boucherie.&lt;br /&gt;
*1916  : Bataille de Verdun et Offensive de la Somme.&lt;br /&gt;
*printemps 1917  : Offensive du « Chemin des Dames ».&lt;br /&gt;
*été 1917  : le rapport de force change après l’entrée en guerre des États-Unis.&lt;br /&gt;
*1918 : le conflit évolue en faveur de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*novembre 1918  est signé l’armistice.&lt;br /&gt;
*Un deuxième front se met en place, la Russie entre en guerre en septembre 1914 . Elle a subi des revers important face à l’armée austro-hongroise à Tannenberg et au Lac Mazure dû à un manque de préparation. Fin 1917, la Russie quitte la guerre est signe une paix séparée avec l’Allemagne.&lt;br /&gt;
*Dans les Balkans des fronts sont lancés du côté de la Roumanie et de la Serbie alliés de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*L’ambition séculaire de la Russie est de pousser vers la Méditerranée qui ouvre un front en orient du côté de l’Empire ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:fronts1418.jpg|center|thumb|350px|Fronts de la première guerre mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mondialisation du conflit ==&lt;br /&gt;
On voit comment une crise européenne devient une crise mondiale à travers le jeu des empires et des colonies. Le conflit se mondialise très rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Le-Monde-et-le-1er-conflit-mondial-1914-18GF.gif|center|thumb|400px|Le monde et le premier conflit mondial - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/Monde1914-18.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est un conflit qui se déroule sur tous les fronts, elle est à la fois militaire sur le plan de bataille mais aussi économique concernant les approvisionnent afin d’étouffer l’adversaire ainsi qu’une guerre idéologique sur la notion de civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Dans les colonies ''': Il y a également des opérations militaires dans les colonies entre les empires au sein des colonies qui mèneront à la conquête des colonies allemandes par les anglais et les français&lt;br /&gt;
*'''Les États-Unis ''': ils entrent en guerre en 1917. Dans un premier temps ils affirment leur neutralité parce qu’ils ne veulent pas intervenir dans les affaires européenne, mais c’est aussi un pays d’immigration qui représente un microcosme européen qui pourrait mener à une guerre civile. C’est aussi un moment ou les États-Unis essaient de fortifier leur unité nationale. Les liens entre les émigrés et leur pays d’origine ne sont pas rompu d’autant plus que l’opinion publique est extrêmement partagée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Zimmermann-telegramm-offen.jpg|thumb|right|alt=Zimmermann-telegramm-offen.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des évènements vont pousser les États-Unis à entrer en guerre :&lt;br /&gt;
*le torpillage du Lusitania en 1915  par les allemands dans lequel se trouvent des passagers américains.&lt;br /&gt;
*En 1917  les allemands déclenchent la « guerre sous-marine à outrance ». Un des objectifs des puissances de l’Entente est d’étouffer économiquement les puissances centrales grâce à un blocus maritime. La stratégie allemande est de couler des navires commerciaux et militaires, cependant avec la guerre à outrance ils vont s’attaquer aussi aux navires civils.&lt;br /&gt;
*L’évènement du télégramme Zimmerman propose au Mexique une alliance contre les États-Unis pouvant leur permettre de reprendre le Texas perdu en 1845.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Le Japon''' : à partir de la fin 1914  le Japon entre en guerre.&lt;br /&gt;
*'''Empire Ottoman''' : c’est une zone stratégique alliée à l’Allemagne et par ailleurs la Russie, la Grande-Bretagne et la France ont des objectifs clairs pour l’après-guerre dans cette région du monde.&lt;br /&gt;
*'''Amérique du Sud''' : un certain nombre de pays comme le Brésil vont entrer dans la guerre de façon anecdotique pour s’affirmer sur la scène internationale mais aussi pour tenter de s’émanciper du joug américain qui devient de plus en plus pressant à partir des années 1910 . Cela va leur permettre de participer à la Conférence de la Paix en 1918 et de faire partie de la Société des Nations.&lt;br /&gt;
*'''Participation économique et humaine des Empires''' : ils mobilisent leur population dans la métropole ainsi que des soldats venant des empires comme la France en provenance d’Afrique du équatoriale et d’Algérie ou la Grande-Bretagne qui faisait venir des soldats depuis l’Empire des Indes. De même le Canada et l’Australie envoient des soldats fournissant en même temps un appui logistique et économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’inclusion de ces différentes dimensions, c'est un conflit qui est mondial. Si le principal théâtre d’opération est en Europe, son implication est mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusion =&lt;br /&gt;
C'est un conflit qui prend sa source en Europe qui est le paroxysme des affrontements intra-européens qui s’est mondialisé rapidement. La Première guerre mondiale est la conséquence de l’opposition des grandes puissances européennes en Europe et en dehors. Il est possible de la qualifier comme guerre interimpériale. C’est la concrétisation de tous les enjeux géopolitiques mais aussi l’évènement qui mènera au déclin de l’Europe et de sa domination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Foreign Affairs,. (2015). Europe without the League. Retrieved 19 September 2015, from https://www.foreignaffairs.com/articles/western-europe/1939-10-01/europe-without-league&lt;br /&gt;
*Quand l'Europe dominait le monde et ses richesses. Abo.monde-diplomatique.fr,. (2015). Retrieved 19 September 2015, from http://abo.monde-diplomatique.fr/media/pdf/atlas_histoire/10-11.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Ludovic Tournès]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27300</id>
		<title>L’Europe au centre du monde : de la fin du XIXème siècle à 1918</title>
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		<updated>2015-09-26T12:36:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Système européen et ordre européen */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Il y a un fil conducteur qui se dégage. L’Europe domine les relations internationales jusqu’en 1918 puis elle déclina. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1918 et en 1989, c’est l’ère des superpuissances. À partir de 1989, à la fin de la Guerre froide, le monde devient multipolaire où les grands équilibres sont remis en cause avec des problèmes bien plus complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’autre fil conducteur et de voir comment se connecte les conflits européens avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Système européen et ordre européen =&lt;br /&gt;
Une partie des États-nations tel la Grande-Bretagne ont pris une avance sur le reste du monde suite à la révolution industrielle qui leur donne une avance technique, politique, diplomatique et militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution industrielle en Europe va de pair avec le déclin des grands empires Asiatiques. Dès lors, les rapports de force vont changer Il faut s’interroger sur pourquoi et comment ce système européen qui domine le monde au début du {{XXe}} siècle aboutit à la fin de l’Europe en 1918.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système européen est fondé sur la domination des grandes puissances qui a été réglé en 1815 au congrès de Vienne. Il réorganise l’Europe au lendemain des guerres napoléoniennes. On assiste au XIXème siècle à une coexistence d’États-Nations anciens comme la France et la Grande-Bretagne et des plus récents comme l’Italie ou encore l’Allemagne mais aussi des empires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un systeme des Etats&lt;br /&gt;
Les Etats sont le cadre de référence depuis le milieu du XVIIème siècle puisque les RI naissent en 1648 (traite de Westphalie, fin de la guerre de 30 ans), fin du rêve médiéval d’un empire universel, rêve qui a traversé tout le Moyen-âge comme volonté de recréer un Empire Romain. Naissance du système des Etats, fin de la puissance du Saint Empire Romain Germanique, qui éclate et donne naissance a un système des Etats qui perdure jusqu’à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
Grands principes des RI : &lt;br /&gt;
*	l’équilibre des puissances (aucune puissance ne domine les autres), &lt;br /&gt;
*	la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre Etat (chacun est maitre chez lui),&lt;br /&gt;
*	 le « Cujus regio, ejus religio » (la religion du prince doit être celle du peuple, fin des ambitions temporelles et donc du rôle politique de l’Eglise, qui était une puissance majeure au Moyen-âge, et ne garde que sa puissance spirituelle, affirmation de l’Etat-nation). &lt;br /&gt;
Le monde post-traite de Westphalie est anarchique (a-narchie, soit qui n’est doté d’autorité supérieure à celle des Etats, jusqu’en 1919). Tout Etat qui devient trop puissant voit les autres se coaliser contre lui. Chaque Etat veut étendre sa puissance, donc son territoire, sa puissance politique, militaire, économique, et son influence  culturelle (à partir de la fin du XIXème siècle). Ce système est strictement européen, et disparait avec la guerre de 14-18 (sauf que les Etats restent puissants) ; on assiste même aujourd’hui à un élargissement du rôle des Etats sur les plans intérieurs et extérieurs (interventions désormais sur les plans culturels, de la santé, de l’éducation…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Etats-nations et Etats-empires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. les Etats Nations anciens&lt;br /&gt;
*'''Royaume-Uni''' , partisan et garantiee du statu quo européen, première puissance du monde (financière, technique, militaire, diplomatique, coloniale).&lt;br /&gt;
*'''Autriche''' : c’est un Empire continental qui va jouer un rôle fondamental dans la défaite de Napoléon ; Metternich est l’ordonnateur du congrès de Vienne. C’est lui qui a tracé la carte de l’Europe de l’après 1815.&lt;br /&gt;
*'''Prusse''' : elle a été la troisième grande actrice de la coalition contre Napoléon. Entre 1815 et 1879 elle a essayé de réunir sous sa domination les régions de langue allemande issues de la décomposition du Saint-Empire Romain Germanique&lt;br /&gt;
*'''France''' : a dominée l’Europe sous Napoléon, vaincu par la coalition des partenaires précèdent. Entre 1815 et 1870 abandonne toute ambition hégémonique en Europe. Elle se rattrape par la conquête de son empire colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. les Etats-nation d'affirmation récente&lt;br /&gt;
*'''L’Allemagne''' : affirmation du nationalisme et réalisation de l’unité allemande sous l’égide de la Prusse (janvier1871), unité réalisée par la guerre (contre l’Autriche surtout, en 1866, et contre la France 1870). L’Autriche voulait créer elle-même l’Allemagne en intégrant tous les peuples de langue allemande au sein de son empire, et est opposée à l’idée prussienne d’Empire allemand indépendant de l’Autriche. &lt;br /&gt;
L’Allemagne est un Etat-nation incomplet, puisqu’elle ne comprend pas l’Autriche, ou vivent des populations de langue allemande.&lt;br /&gt;
*'''L'Italie''': morcelée jusqu’en 1861 (carte). L’unité nationale se fait par la guerre contre l’Empire austro-hongrois, au sein duquel se trouvent des populations de langue italienne. L’unité italienne est incomplète, le Trentin et l’Istrie (les Terres Irrédentes) sont des régions qui sont parties intégrantes de l’empire Austro-Hongrois. L’Italie estime qu’elle est incomplète et va tenter de récupère le Trentin et l’Istrie durant la première guerre mondiale. La France soutient l’Italie et se voit céder par cette dernière la Savoie.  Au sein de ces échanges, les volontés populaires jouent assez peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. les Etats-empires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a en Europe des empires multinationaux comme la Russie, l'Autriche-Hongrie ou bien encore  l'Empire ottoman..&lt;br /&gt;
La montée du nationalisme va être l’un des facteurs fondamentaux qui va miner l’ordre européen. En 1815, on a rétabli le système dynastique et monarchique afin de:&lt;br /&gt;
*contrer les ambitions hégémoniques françaises ;&lt;br /&gt;
*endiguer le danger révolutionnaire.&lt;br /&gt;
L’ordre de Vienne se construit contre les nationalismes. En 1815, les instigateurs du Congrès de Vienne, à savoir la Russie, la Prusse et l'Autriche sont à la tête d’États monarchiques et multinationaux. Afin d’éviter des revendications d’indépendance, on oblige par la force certaines populations à se soumettre et à cohabiter, on étouffe les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du XIXème siècle, on va avoir une augmentation des revendications nationales qui vont entrainer une série de contestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le principal est l’austro-hongrois, qui est de plus en plus fragilise au cours du XIXème siècle ; il est l’un des pivots de l’ordre de Vienne de 1815 (et avec sa désagrégation vient l’effondrement de ledit ordre en 1914-18). Il est rival avec l’Allemagne (et donc la Prusse) pour un regroupement des populations allemandes. La défaite de 1866 contre la Prusse sonne le glas de ce rêve, la monarchie autrichienne est fragilise, les populations internes demandent progressivement leur autonomie, ce qui culmine avec l’éclatement de l’empire en 1919. Avant 1866 : empire autrichien. Apres : empire austro-hongrois (les Hongrois obtiennent le compromis austro-hongrois de 1867, et le partage du pouvoir : dualité et opposition entre Autrichiens et Hongrois). Montée des nationalismes, en particulier des Slaves dans les Balkans, grâce au recul de l’empire ottoman. &lt;br /&gt;
*L’Empire russe, empire immense, qui continue à s’étendre ; il est compose d’une multitude de nationalités. Cet empire est fragile, il éclate en 1918. Son territoire immense est difficile à contrôler. Les différentes populations ne veulent pas toujours se rattacher au pouvoir tsariste. &lt;br /&gt;
*L’Empire ottoman, « vieil homme malade de l’Europe », est progressivement démembré au XIXème siècle. Sa puissance militaire est en déclin. Il est en butte aux ambitions territoriales des grandes puissances européennes (Russie, Angleterre, Autriche…). Certaines puissances sont contre la désagrégation de l’Empire ottoman (jusqu’au percement du canal de Suez le Royaume-Uni ne veut pas trop affaiblir l’Empire ottoman, puisqu’il maintient l’ordre dans la région de la route des Indes et de l’Asie. Après le percement du canal, elle participera au démembrement de l’Empire). La Russie est pour cette désagrégation (vu qu’elle pousse vers les mers chaudes par les détroits du Bosphore et des Dardanelles). Il y a moult rivalités politiques et économiques pour s’approprier les richesses et territoires de &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’équilibre européen ==&lt;br /&gt;
[[Image:Congress of Vienna.PNG|right|thumb|200px|Le congrès de Vienne par Jean Godefroy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’idée d’avoir une série de grandes puissances qui fait en sorte qu’aucune ne prend l’avantage sur toutes les autres. Chacune des puissances ne doit pas dépasser les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion rompue par Napoléon est de nouveau actée au congrès de Vienne en 1815 : on pose comme principe qu’il faut maintenir cet équilibre en évitant le retour de l’hégémonie française. La Grande-Bretagne est la garante de cet équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du {{XIXe}} siècle, à chaque fois qu’il y a un État qui essaie de prendre de l’avance, on organise un congrès :&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Paris (1856)''' : règle les problèmes posés par la guerre de Crimée (1853 – 1856). La Russie est vaincue par une coalition entre la France, la Grande-Bretagne et l’Empire Ottoman ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Berlin (1878)''' : la Russie a déclenché une offensive dans les Balkan qui est repoussée ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès d’Algesiras''' : doit régler un contentieux colonial entre la France et Allemagne à propos du Maroc. La Grande-Bretagne et les États-Unis sont médiateur et laisse le Maroc à la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet équilibre fonctionne globalement jusqu’à la fin du {{XIXe}} siècle et se dérègle à partir début du {{XXe}} siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nationalismes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les États-Nations en Europe ==&lt;br /&gt;
C’est un phénomène majeur du XIXème siècle siècle qui est un phénomène mondial. C’est l’idée selon laquelle chaque peuple doit avoir son territoire géographique; cela va devenir un principe sur lequel vont se développer &lt;br /&gt;
[[Fichier:L'armistice du 11 novembre 1918.jpg|center|thumb|500px|L'Europe au lendemain de l'armistice du 11 novembre 1918.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les nouvelles puissances hors d’Europe ==&lt;br /&gt;
À partir de la fin du XIXème siècle de nouvelles puissances émerges hors de l’Europe :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les '''États-Unis''' :&lt;br /&gt;
**C’est à l’origine un pays neutre qui est limité par ses 13 colonies à la façade atlantique. Il va se développer en l’espace de 50 ans sur 9,5 millions de km2, un territoire dont les ressources naturelles sont riches et qui se peuple extrêmement vite. Ce pays va se constituer sur l’immigration passant de 50 à 100 millions au début du XXe. Dès 1900, c’est la première puissance industrielle du monde, elle dépasse pratiquement celle de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunie.&lt;br /&gt;
**À partir de 1890, les États-Unis se lance à son tour dans la conquête coloniale. En 1898, il conquiert les Philippines, Cuba et Porto Rico (protectorat)&lt;br /&gt;
**À partir du début du XXème siècle les États-Unis sous la présidence de Théodore Roosevelt veut jouer un rôle dans les affaires internationales afin de devenir une puissance mondiale : c’est l’émergence d’une nouvelle puissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''Japon''' :&lt;br /&gt;
**À partir de 1868 (ère Meiji), le Japon s’est lancé dans une ère de modernisation effrénée. La Chine est l’objet de convoitises des puissances européennes. Le japon souhaite échapper à une colonisation en se modernisant pour devenir aussi puissance que les puissances occidentales. Est lancé un programme de modernisation de l’économie, de l’administration et militaire qui va en faire une puissance régionale importante.&lt;br /&gt;
**À partir de 1885 il établit un quasi protectorat sur la Corée et s’impose en Chine.&lt;br /&gt;
**En 1894 la Chine et Japon se déclarent la guerre pour le contrôle de la Corée qui se solda par une victoire nippone.&lt;br /&gt;
**La guerre russo-japonaise de 1905 est une victoire japonaise qui participa à la montée en puissance du Japon et qui s’octroie de nouveaux territoires au dépend de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Europe domine, cependant d’autres puissances émergent ce qui commence à faire évoluer l’équilibre Européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’expansion coloniale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un phénomène tout à fait majeur du XIXe siècle. Presque toutes les puissances européennes vont se lancer dans la conquête mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’impérialisme n’est pas seulement une conséquence du nationalisme, cela sert aussi à renforcer le prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Exemple : Allemagne'''&lt;br /&gt;
Elle n’a pas besoin économiquement de colonie ce qui remet en cause la thèse léniniste de l’impérialisme économique. C’est un État récent qui doit affirmer son autorité notamment en se projetant à l’international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expansion coloniale permet de construire les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Les empires coloniaux==&lt;br /&gt;
Tous les États européens vont se lancer dans la conquête coloniale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Colonisation 1914.png|thumb|center|500px|Le monde colonisé en 1914]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de puissances européennes dominent. Une grande partie du monde est sous domination de quelques puissances coloniales:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Britannique : couvre environs 25% des terres émergées, c’est un empire sur lequel « le soleil ne se couche jamais », le plus vaste du monde.&lt;br /&gt;
**Il y a des colonies à « proprement parlé » et de protectorats (Sierra-Léone à partir de 1808, etc.) ainsi qu’une série de territoires en Afrique orientale, dans l’Océan Indien et l’Océan Pacifique, l’Empire des Indes dit aussi « le joyau de l’Empire britannique » conquis par une minorité d’anglais avec l’appui de forces militaires (rose clair).&lt;br /&gt;
**Il y a les dominions que l’on appelle aussi « colonies de peuplements » (Canada, Afrique du sud, Australie, Nouvelle-Zélande) qui se gouvernent eux-mêmes (rose foncé). Au milieu du XIXe siècle elle évolue vers des systèmes de « self-government » faisant toujours partie du royaume. En ce qui concerne la politique interne les dominions jouissent d’une autonomie de gouvernement ; cependant en ce qui concerne leur politique externe, ils sont soumis à la couronne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Français : basé principalement en Afrique du nord et occidental, en Indochine, dans l’Océan Indien et dans les Antilles et les Caraïbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Néerlandais : comprends l’Indonésie et la Guyane néerlandaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Belge : comprend essentiellement le Congo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Portugais : détient des colonies dans la partie sud de l’Afrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Italien : comprend l’Érythrée, la Somalie et la Lybie conquise en 1911 sur l’Empire Ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut y ajouter deux empires hors d’Europe, le Japon et les États-Unis :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Japon : monte en puissance et affirme ses ambitions coloniales à la fin du XIXème siècle ; il établit une domination sur la Corée à partir de 1895 finassant par l’annexer en 1910. Le colonialisme japonais va s’affirmer dans l’entre-deux-guerres puis connaitre son apogée durant la seconde guerre mondiale avec la conquête d’un certain nombre d’iles qui va former la « sphère de coprospérité japonaise »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*États-Unis : à partir de leur unification territoriale se lance dans une politique coloniale plus restreinte que les puissances européennes mais qui se concrétise par la conquête en 1898 de Cuba, de Porto-Rico ainsi que les Philippines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’ensemble des empires, on a une situation d’assujettissement avec une domination politique et économique. Les empires coloniaux sont avant tout des territoires à exploiter qui se fait au profit quasi-exclusif de la métropole comme par exemple le Congo qui est riche en matière premières de toute sorte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la crise de 1929, une partie des forces coloniales vont voir dans leur empire un moyen de la surmonter. Les empires se replient sur leur économie en créant des « marchés préférentiels » pour échapper au marasme économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La justification officielle revient au discours renvoyant à leur « mission civilisatrice ». Cependant il cache très mal une entreprise de domination politique, économique et culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rivalités entre puissances coloniales ==&lt;br /&gt;
Les grandes puissances se disputent les territoires colonisés. On distingue plusieurs zones de tensions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Kongokonferenz.jpg|thumb|right|300px|Représentation de la conférence de Berlin (en 1884) où sont réunis les représentants des puissances européennes.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L''''Afrique''' est une zone de tensions qui amènera à la conférence de Berlin (1884 – 1885) est destinée à se partager le « gâteau colonial ». Sont présente, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne et la Belgique. Au lendemain de la guerre de 1870 un contentieux fort est nait entre la France et l’Allemagne ; Bismarck souhaite détourner les attentions françaises vers les colonies. L’idée est de leur faciliter les choses en les incitants à coloniser l’Afrique du nord mais il décide de faciliter la colonisation de l’Égypte par la Grande-Bretagne. En même temps l’Allemagne s’attribue le Togo et le Cameroun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un partage des zones d’influence qui se fait n’empêchant pas les puissances européennes d’être en rivalité. L’objectif de la Grande-Bretagne est de se créer un empire colonial qui va du Caire au Cap. Dans le même temps les français souhaitent se créer un empire qui va de Dakar à Djibouti. Au croisement se trouve le sud Soudan et Fachoda qui est l’emblème de la rivalité coloniale en 1898 qui se résout au bénéfice des anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l''''Empire Ottoman''', plus on avance dans le XIXème siècle siècle plus l’empire ottoman s’affaiblie. La rivalité fondamentale est entre la Russie et la Grande-Bretagne. En 1980 l’Empire Ottoman est quasiment sous la tutelle des grandes puissances. La désagrégation continue au début du XXème siècle siècle avec la conquête de la Lybie par l’Italie en 1910 au dépend de l’Empire Ottoman. De plus à partir de 1905 – 1908 on découvre du pétrole qui aiguise les appétits. La marine britannique était la première flotte du monde et à partir des 1910 décide de passer sous propulsion à base de pétrole. Depuis le pétrole est un enjeu permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''Extrême Orient''', c’est l’affrontement russo-anglais autour de la peur anglaise de voir la conquête de l’Inde par les Russes qui est un lieu fondamental pour le commerce anglais. Cette rivalité fait le malheur de l’Afghanistan qui est l’enjeu de la Russie et de la Grande-Bretagne afin d’en faire un « État-tampon » en 1879. Une rivalité nait également entre toutes les grandes puissances en Chine qui suscite les convoitises. À partir de 1840 – 1850, les grandes puissances poussent la Chine à s’ouvrir ce qui donnera naissance à des concessions internationales. Cela engendre des tensions assez importantes qui voient l’installation des européens et des japonais en Chine en même temps que l’affaiblissement de la dynastie en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès la fin du XIXème siècle, par le biais de la mondialisation, il y a une mondialisation des affrontements. Les grandes puissances exportent leurs affrontements dans le monde sauf l’Amérique du sud qui est considérée par les États-Unis comme une « zone réservée ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée de Bismarck était de détourner l’idée de revanche française vers la conquête coloniale, au contraire cela n’a fait qu’accentuer les rivalités et mondialiser les affrontements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La mise en place des systèmes d’alliances =&lt;br /&gt;
La mise en place des systèmes d’alliance est l’un des facteurs de désagrégation des conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1880 vont se constituer deux blocs ; d’un côté la « triple alliance » formée de l’Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Italie, de l’autre la « triple entente » formée de la France, la Grande-Bretagne et de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple alliance ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Alliance.png|thumb|right|Triple Alliance|La Triple Alliance entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de « duplice » pour designer l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Elle commence en 1879 par un traité. Ces deux nations étaient rivales pour réaliser l’unité des pays de langue allemande. Elles finissent par reconnaître la communauté de leurs intérêts. En 1881 est suivit un traité germano-austro-russe qui ne fonctionnera pas car leurs intérêts sont divergeant en Europe. La Russie se veut protectrice des slaves situé dans le territoire austro-hongrois. Ce traité va être remplacé par un traité germano-austro-italien qui sera conclu en 1882 puis finalisé en 1992 quand la Russie s’est retirée de l’alliance. L’Italie se rapproche de l’Allemagne car elle avait des vues sur l’Afrique du Nord et la Tunisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est constituée dès le début des années 1890. Mais en 1902 l’Italie signe un accord secret avec la France et la Grande-Bretagne ce qui en fait un partenaire peu fiable ; quand la première guerre mondiale va éclater elle se déclarera dans un premier temps neutre. Ce bloc est de type continental c’est pourquoi on parle des « puissances centrales »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple entente ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Entente.jpg|thumb|200px|alt=Triple Entente.jpg]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de traité entre les partenaires. Cela commence par un accord entre la France et la Russie en 1891 qui vient de se dégager de son alliance avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. En 1892, un traité franco-russe renforce les liens économiques. En 1904 la France et la Grande-Bretagne signent « l’Entente Cordiale » devant la montée de la « double alliance ». En 1907, la Grande-Bretagne et la Russie résolvent leur diffèrent en Extrême-Orient notamment vis-à-vis du Tibet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1902, c’est ajouté un accord militaire d’entraide entre la Grande-Bretagne et le Japon qui en fera un acteur auprès de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au système d’équilibre européen se substitue un système de deux blocs qui se font face dont l’aspect mécanique est fondé sur des accords de soutien militaire en cas d’entrée en guerre d’un des pays indépendant les uns des autres. Il y a une automaticité des alliances qui va faire engager la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La Première guerre mondiale : le suicide de l’Europe =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est à la fois le paroxysme et la concrétisation des affrontements. C’est un suicide sur le plan humain et sur le plan géopolitique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La montée des tensions ==&lt;br /&gt;
La crise de l’été 1914 n’est que la dernière d’un ensemble de crises à chaque fois plus fortes. Il y a eu d’abord la crise du Maroc donnant lieu à la conférence d’Algesiras, puis l’invasion de la Lybie par l’Italie en 1911 qui ébranle l’équilibre européen car tout ce qui touche à l’Empire Ottoman déclenche des tensions; ensuite les guerres balkaniques en 1912 – 1913 qui font office de prélude à la première guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du XXème siècle il y a une série de crises qui engendrent des tensions entre les puissances européennes. Les blocs sont en opposition et se lancent dans une « course à l’armement », d’autre part les alliances s’étendent à de nombreux autres pays en achevant les blocs et en cristallisant les oppositions. La Bulgarie, à la suite des guerres balkaniques qu’elle a provoquée et perdue, qui était autrefois allié de la Serbie, va s’allier à la « tripe alliance » pendant que la Grèce se range du côté de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la crise localisée à la guerre européenne ==&lt;br /&gt;
Ce qui provoque l’éclatement de la première guerre mondiale est l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914, qui est l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche François-Ferdinand par un extrémiste bosniaque. L’Autriche va l’utiliser comme prétexte pour accuser la Serbie afin de réduire le nationalisme serbe et pour éviter que les autres populations slaves du Sud se détachent de l’Empire Austro-Hongrois. Depuis 1870 – 1880 la Serbie était « l’épine dans le pied » de l’Empire Austro-Hongrois qui sépare les populations slaves du sud. Ainsi il est possible de se débarrasser d’un voisin gênant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Frontouest1914gf.gif|right|thumb|350px|Le front Ouest entre 1915 et 1916 - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/FrontOuest1915-16.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chronologie des évènements : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*assassinat de François-Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo&lt;br /&gt;
*l’Autriche réclame la mise en place d’une commission d’enquête sur le territoire serbe qui sera refusé et mènera à la déclaration de la guerre à la Serbie à la fin de juillet 1914 .&lt;br /&gt;
*fin juillet – mi-aout tous les pays par les systèmes d’alliance se déclarent la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*fin aout – début septembre il y a une offensive éclaire de l’Allemagne passant par la Belgique qui est stoppée en septembre 1914  aux abords de Paris donne lieu à la « bataille de la marne » et qui permet de repousser les armées allemandes.&lt;br /&gt;
*septembre – décembre 1914  c’est la « course à la mer ».&lt;br /&gt;
*décembre 1914 , le front va de la manche jusqu’à la frontière allemande.&lt;br /&gt;
*à partir de décembre 1914  – octobre 1918  les deux armées une guerre de position s’installe.&lt;br /&gt;
*1915  – 1918  la guerre des tranchées sera une véritable boucherie.&lt;br /&gt;
*1916  : Bataille de Verdun et Offensive de la Somme.&lt;br /&gt;
*printemps 1917  : Offensive du « Chemin des Dames ».&lt;br /&gt;
*été 1917  : le rapport de force change après l’entrée en guerre des États-Unis.&lt;br /&gt;
*1918 : le conflit évolue en faveur de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*novembre 1918  est signé l’armistice.&lt;br /&gt;
*Un deuxième front se met en place, la Russie entre en guerre en septembre 1914 . Elle a subi des revers important face à l’armée austro-hongroise à Tannenberg et au Lac Mazure dû à un manque de préparation. Fin 1917, la Russie quitte la guerre est signe une paix séparée avec l’Allemagne.&lt;br /&gt;
*Dans les Balkans des fronts sont lancés du côté de la Roumanie et de la Serbie alliés de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*L’ambition séculaire de la Russie est de pousser vers la Méditerranée qui ouvre un front en orient du côté de l’Empire ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:fronts1418.jpg|center|thumb|350px|Fronts de la première guerre mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mondialisation du conflit ==&lt;br /&gt;
On voit comment une crise européenne devient une crise mondiale à travers le jeu des empires et des colonies. Le conflit se mondialise très rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Le-Monde-et-le-1er-conflit-mondial-1914-18GF.gif|center|thumb|400px|Le monde et le premier conflit mondial - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/Monde1914-18.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est un conflit qui se déroule sur tous les fronts, elle est à la fois militaire sur le plan de bataille mais aussi économique concernant les approvisionnent afin d’étouffer l’adversaire ainsi qu’une guerre idéologique sur la notion de civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Dans les colonies ''': Il y a également des opérations militaires dans les colonies entre les empires au sein des colonies qui mèneront à la conquête des colonies allemandes par les anglais et les français&lt;br /&gt;
*'''Les États-Unis ''': ils entrent en guerre en 1917. Dans un premier temps ils affirment leur neutralité parce qu’ils ne veulent pas intervenir dans les affaires européenne, mais c’est aussi un pays d’immigration qui représente un microcosme européen qui pourrait mener à une guerre civile. C’est aussi un moment ou les États-Unis essaient de fortifier leur unité nationale. Les liens entre les émigrés et leur pays d’origine ne sont pas rompu d’autant plus que l’opinion publique est extrêmement partagée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Zimmermann-telegramm-offen.jpg|thumb|right|alt=Zimmermann-telegramm-offen.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des évènements vont pousser les États-Unis à entrer en guerre :&lt;br /&gt;
*le torpillage du Lusitania en 1915  par les allemands dans lequel se trouvent des passagers américains.&lt;br /&gt;
*En 1917  les allemands déclenchent la « guerre sous-marine à outrance ». Un des objectifs des puissances de l’Entente est d’étouffer économiquement les puissances centrales grâce à un blocus maritime. La stratégie allemande est de couler des navires commerciaux et militaires, cependant avec la guerre à outrance ils vont s’attaquer aussi aux navires civils.&lt;br /&gt;
*L’évènement du télégramme Zimmerman propose au Mexique une alliance contre les États-Unis pouvant leur permettre de reprendre le Texas perdu en 1845.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Le Japon''' : à partir de la fin 1914  le Japon entre en guerre.&lt;br /&gt;
*'''Empire Ottoman''' : c’est une zone stratégique alliée à l’Allemagne et par ailleurs la Russie, la Grande-Bretagne et la France ont des objectifs clairs pour l’après-guerre dans cette région du monde.&lt;br /&gt;
*'''Amérique du Sud''' : un certain nombre de pays comme le Brésil vont entrer dans la guerre de façon anecdotique pour s’affirmer sur la scène internationale mais aussi pour tenter de s’émanciper du joug américain qui devient de plus en plus pressant à partir des années 1910 . Cela va leur permettre de participer à la Conférence de la Paix en 1918 et de faire partie de la Société des Nations.&lt;br /&gt;
*'''Participation économique et humaine des Empires''' : ils mobilisent leur population dans la métropole ainsi que des soldats venant des empires comme la France en provenance d’Afrique du équatoriale et d’Algérie ou la Grande-Bretagne qui faisait venir des soldats depuis l’Empire des Indes. De même le Canada et l’Australie envoient des soldats fournissant en même temps un appui logistique et économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’inclusion de ces différentes dimensions, c'est un conflit qui est mondial. Si le principal théâtre d’opération est en Europe, son implication est mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusion =&lt;br /&gt;
C'est un conflit qui prend sa source en Europe qui est le paroxysme des affrontements intra-européens qui s’est mondialisé rapidement. La Première guerre mondiale est la conséquence de l’opposition des grandes puissances européennes en Europe et en dehors. Il est possible de la qualifier comme guerre interimpériale. C’est la concrétisation de tous les enjeux géopolitiques mais aussi l’évènement qui mènera au déclin de l’Europe et de sa domination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Foreign Affairs,. (2015). Europe without the League. Retrieved 19 September 2015, from https://www.foreignaffairs.com/articles/western-europe/1939-10-01/europe-without-league&lt;br /&gt;
*Quand l'Europe dominait le monde et ses richesses. Abo.monde-diplomatique.fr,. (2015). Retrieved 19 September 2015, from http://abo.monde-diplomatique.fr/media/pdf/atlas_histoire/10-11.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Ludovic Tournès]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27299</id>
		<title>L’Europe au centre du monde : de la fin du XIXème siècle à 1918</title>
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		<updated>2015-09-26T12:35:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les nationalismes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Il y a un fil conducteur qui se dégage. L’Europe domine les relations internationales jusqu’en 1918 puis elle déclina. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1918 et en 1989, c’est l’ère des superpuissances. À partir de 1989, à la fin de la Guerre froide, le monde devient multipolaire où les grands équilibres sont remis en cause avec des problèmes bien plus complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’autre fil conducteur et de voir comment se connecte les conflits européens avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Système européen et ordre européen =&lt;br /&gt;
Une partie des États-nations tel la Grande-Bretagne ont pris une avance sur le reste du monde suite à la révolution industrielle qui leur donne une avance technique, politique, diplomatique et militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution industrielle en Europe va de pair avec le déclin des grands empires Asiatiques. Dès lors, les rapports de force vont changer Il faut s’interroger sur pourquoi et comment ce système européen qui domine le monde au début du {{XXe}} siècle aboutit à la fin de l’Europe en 1918.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système européen est fondé sur la domination des grandes puissances qui a été réglé en 1815 au congrès de Vienne. Il réorganise l’Europe au lendemain des guerres napoléoniennes. On assiste au XIXème siècle à une coexistence d’États-Nations anciens comme la France et la Grande-Bretagne et des plus récents comme l’Italie ou encore l’Allemagne mais aussi des empires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un systeme des Etats&lt;br /&gt;
Les Etats sont le cadre de référence depuis le milieu du XVIIème siècle puisque les RI naissent en 1648 (traite de Westphalie, fin de la guerre de 30 ans), fin du rêve médiéval d’un empire universel, rêve qui a traversé tout le Moyen-âge comme volonté de recréer un Empire Romain. Naissance du système des Etats, fin de la puissance du Saint Empire Romain Germanique, qui éclate et donne naissance a un système des Etats qui perdure jusqu’à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
Grands principes des RI : &lt;br /&gt;
-	l’équilibre des puissances (aucune puissance ne domine les autres), &lt;br /&gt;
-	la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre Etat (chacun est maitre chez lui),&lt;br /&gt;
-	 le « Cujus regio, ejus religio » (la religion du prince doit être celle du peuple, fin des ambitions temporelles et donc du rôle politique de l’Eglise, qui était une puissance majeure au Moyen-âge, et ne garde que sa puissance spirituelle, affirmation de l’Etat-nation). &lt;br /&gt;
Le monde post-traite de Westphalie est anarchique (a-narchie, soit qui n’est doté d’autorité supérieure à celle des Etats, jusqu’en 1919). Tout Etat qui devient trop puissant voit les autres se coaliser contre lui. Chaque Etat veut étendre sa puissance, donc son territoire, sa puissance politique, militaire, économique, et son influence  culturelle (à partir de la fin du XIXème siècle). Ce système est strictement européen, et disparait avec la guerre de 14-18 (sauf que les Etats restent puissants) ; on assiste même aujourd’hui à un élargissement du rôle des Etats sur les plans intérieurs et extérieurs (interventions désormais sur les plans culturels, de la santé, de l’éducation…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Etats-nations et Etats-empires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. les Etats Nations anciens&lt;br /&gt;
*'''Royaume-Uni''' , partisan et garantiee du statu quo européen, première puissance du monde (financière, technique, militaire, diplomatique, coloniale).&lt;br /&gt;
*'''Autriche''' : c’est un Empire continental qui va jouer un rôle fondamental dans la défaite de Napoléon ; Metternich est l’ordonnateur du congrès de Vienne. C’est lui qui a tracé la carte de l’Europe de l’après 1815.&lt;br /&gt;
*'''Prusse''' : elle a été la troisième grande actrice de la coalition contre Napoléon. Entre 1815 et 1879 elle a essayé de réunir sous sa domination les régions de langue allemande issues de la décomposition du Saint-Empire Romain Germanique&lt;br /&gt;
*'''France''' : a dominée l’Europe sous Napoléon, vaincu par la coalition des partenaires précèdent. Entre 1815 et 1870 abandonne toute ambition hégémonique en Europe. Elle se rattrape par la conquête de son empire colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. les Etats-nation d'affirmation récente&lt;br /&gt;
*'''L’Allemagne''' : affirmation du nationalisme et réalisation de l’unité allemande sous l’égide de la Prusse (janvier1871), unité réalisée par la guerre (contre l’Autriche surtout, en 1866, et contre la France 1870). L’Autriche voulait créer elle-même l’Allemagne en intégrant tous les peuples de langue allemande au sein de son empire, et est opposée à l’idée prussienne d’Empire allemand indépendant de l’Autriche. &lt;br /&gt;
L’Allemagne est un Etat-nation incomplet, puisqu’elle ne comprend pas l’Autriche, ou vivent des populations de langue allemande.&lt;br /&gt;
*'''L'Italie''': morcelée jusqu’en 1861 (carte). L’unité nationale se fait par la guerre contre l’Empire austro-hongrois, au sein duquel se trouvent des populations de langue italienne. L’unité italienne est incomplète, le Trentin et l’Istrie (les Terres Irrédentes) sont des régions qui sont parties intégrantes de l’empire Austro-Hongrois. L’Italie estime qu’elle est incomplète et va tenter de récupère le Trentin et l’Istrie durant la première guerre mondiale. La France soutient l’Italie et se voit céder par cette dernière la Savoie.  Au sein de ces échanges, les volontés populaires jouent assez peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. les Etats-empires&lt;br /&gt;
Il y a en Europe des empires multinationaux comme la Russie, l'Autriche-Hongrie ou bien encore  l'Empire ottoman..&lt;br /&gt;
La montée du nationalisme va être l’un des facteurs fondamentaux qui va miner l’ordre européen. En 1815, on a rétabli le système dynastique et monarchique afin de:&lt;br /&gt;
*contrer les ambitions hégémoniques françaises ;&lt;br /&gt;
*endiguer le danger révolutionnaire.&lt;br /&gt;
L’ordre de Vienne se construit contre les nationalismes. En 1815, les instigateurs du Congrès de Vienne, à savoir la Russie, la Prusse et l'Autriche sont à la tête d’États monarchiques et multinationaux. Afin d’éviter des revendications d’indépendance, on oblige par la force certaines populations à se soumettre et à cohabiter, on étouffe les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du XIXème siècle, on va avoir une augmentation des revendications nationales qui vont entrainer une série de contestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le principal est l’austro-hongrois, qui est de plus en plus fragilise au cours du XIXème siècle ; il est l’un des pivots de l’ordre de Vienne de 1815 (et avec sa désagrégation vient l’effondrement de ledit ordre en 1914-18). Il est rival avec l’Allemagne (et donc la Prusse) pour un regroupement des populations allemandes. La défaite de 1866 contre la Prusse sonne le glas de ce rêve, la monarchie autrichienne est fragilise, les populations internes demandent progressivement leur autonomie, ce qui culmine avec l’éclatement de l’empire en 1919. Avant 1866 : empire autrichien. Apres : empire austro-hongrois (les Hongrois obtiennent le compromis austro-hongrois de 1867, et le partage du pouvoir : dualité et opposition entre Autrichiens et Hongrois). Montée des nationalismes, en particulier des Slaves dans les Balkans, grâce au recul de l’empire ottoman. &lt;br /&gt;
*L’Empire russe, empire immense, qui continue à s’étendre ; il est compose d’une multitude de nationalités. Cet empire est fragile, il éclate en 1918. Son territoire immense est difficile à contrôler. Les différentes populations ne veulent pas toujours se rattacher au pouvoir tsariste. &lt;br /&gt;
*L’Empire ottoman, « vieil homme malade de l’Europe », est progressivement démembré au XIXème siècle. Sa puissance militaire est en déclin. Il est en butte aux ambitions territoriales des grandes puissances européennes (Russie, Angleterre, Autriche…). Certaines puissances sont contre la désagrégation de l’Empire ottoman (jusqu’au percement du canal de Suez le Royaume-Uni ne veut pas trop affaiblir l’Empire ottoman, puisqu’il maintient l’ordre dans la région de la route des Indes et de l’Asie. Après le percement du canal, elle participera au démembrement de l’Empire). La Russie est pour cette désagrégation (vu qu’elle pousse vers les mers chaudes par les détroits du Bosphore et des Dardanelles). Il y a moult rivalités politiques et économiques pour s’approprier les richesses et territoires de &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’équilibre européen ==&lt;br /&gt;
[[Image:Congress of Vienna.PNG|right|thumb|200px|Le congrès de Vienne par Jean Godefroy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’idée d’avoir une série de grandes puissances qui fait en sorte qu’aucune ne prend l’avantage sur toutes les autres. Chacune des puissances ne doit pas dépasser les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion rompue par Napoléon est de nouveau actée au congrès de Vienne en 1815 : on pose comme principe qu’il faut maintenir cet équilibre en évitant le retour de l’hégémonie française. La Grande-Bretagne est la garante de cet équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du {{XIXe}} siècle, à chaque fois qu’il y a un État qui essaie de prendre de l’avance, on organise un congrès :&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Paris (1856)''' : règle les problèmes posés par la guerre de Crimée (1853 – 1856). La Russie est vaincue par une coalition entre la France, la Grande-Bretagne et l’Empire Ottoman ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Berlin (1878)''' : la Russie a déclenché une offensive dans les Balkan qui est repoussée ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès d’Algesiras''' : doit régler un contentieux colonial entre la France et Allemagne à propos du Maroc. La Grande-Bretagne et les États-Unis sont médiateur et laisse le Maroc à la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet équilibre fonctionne globalement jusqu’à la fin du {{XIXe}} siècle et se dérègle à partir début du {{XXe}} siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nationalismes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les États-Nations en Europe ==&lt;br /&gt;
C’est un phénomène majeur du XIXème siècle siècle qui est un phénomène mondial. C’est l’idée selon laquelle chaque peuple doit avoir son territoire géographique; cela va devenir un principe sur lequel vont se développer &lt;br /&gt;
[[Fichier:L'armistice du 11 novembre 1918.jpg|center|thumb|500px|L'Europe au lendemain de l'armistice du 11 novembre 1918.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les nouvelles puissances hors d’Europe ==&lt;br /&gt;
À partir de la fin du XIXème siècle de nouvelles puissances émerges hors de l’Europe :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les '''États-Unis''' :&lt;br /&gt;
**C’est à l’origine un pays neutre qui est limité par ses 13 colonies à la façade atlantique. Il va se développer en l’espace de 50 ans sur 9,5 millions de km2, un territoire dont les ressources naturelles sont riches et qui se peuple extrêmement vite. Ce pays va se constituer sur l’immigration passant de 50 à 100 millions au début du XXe. Dès 1900, c’est la première puissance industrielle du monde, elle dépasse pratiquement celle de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunie.&lt;br /&gt;
**À partir de 1890, les États-Unis se lance à son tour dans la conquête coloniale. En 1898, il conquiert les Philippines, Cuba et Porto Rico (protectorat)&lt;br /&gt;
**À partir du début du XXème siècle les États-Unis sous la présidence de Théodore Roosevelt veut jouer un rôle dans les affaires internationales afin de devenir une puissance mondiale : c’est l’émergence d’une nouvelle puissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''Japon''' :&lt;br /&gt;
**À partir de 1868 (ère Meiji), le Japon s’est lancé dans une ère de modernisation effrénée. La Chine est l’objet de convoitises des puissances européennes. Le japon souhaite échapper à une colonisation en se modernisant pour devenir aussi puissance que les puissances occidentales. Est lancé un programme de modernisation de l’économie, de l’administration et militaire qui va en faire une puissance régionale importante.&lt;br /&gt;
**À partir de 1885 il établit un quasi protectorat sur la Corée et s’impose en Chine.&lt;br /&gt;
**En 1894 la Chine et Japon se déclarent la guerre pour le contrôle de la Corée qui se solda par une victoire nippone.&lt;br /&gt;
**La guerre russo-japonaise de 1905 est une victoire japonaise qui participa à la montée en puissance du Japon et qui s’octroie de nouveaux territoires au dépend de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Europe domine, cependant d’autres puissances émergent ce qui commence à faire évoluer l’équilibre Européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’expansion coloniale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un phénomène tout à fait majeur du XIXe siècle. Presque toutes les puissances européennes vont se lancer dans la conquête mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’impérialisme n’est pas seulement une conséquence du nationalisme, cela sert aussi à renforcer le prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Exemple : Allemagne'''&lt;br /&gt;
Elle n’a pas besoin économiquement de colonie ce qui remet en cause la thèse léniniste de l’impérialisme économique. C’est un État récent qui doit affirmer son autorité notamment en se projetant à l’international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expansion coloniale permet de construire les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Les empires coloniaux==&lt;br /&gt;
Tous les États européens vont se lancer dans la conquête coloniale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Colonisation 1914.png|thumb|center|500px|Le monde colonisé en 1914]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de puissances européennes dominent. Une grande partie du monde est sous domination de quelques puissances coloniales:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Britannique : couvre environs 25% des terres émergées, c’est un empire sur lequel « le soleil ne se couche jamais », le plus vaste du monde.&lt;br /&gt;
**Il y a des colonies à « proprement parlé » et de protectorats (Sierra-Léone à partir de 1808, etc.) ainsi qu’une série de territoires en Afrique orientale, dans l’Océan Indien et l’Océan Pacifique, l’Empire des Indes dit aussi « le joyau de l’Empire britannique » conquis par une minorité d’anglais avec l’appui de forces militaires (rose clair).&lt;br /&gt;
**Il y a les dominions que l’on appelle aussi « colonies de peuplements » (Canada, Afrique du sud, Australie, Nouvelle-Zélande) qui se gouvernent eux-mêmes (rose foncé). Au milieu du XIXe siècle elle évolue vers des systèmes de « self-government » faisant toujours partie du royaume. En ce qui concerne la politique interne les dominions jouissent d’une autonomie de gouvernement ; cependant en ce qui concerne leur politique externe, ils sont soumis à la couronne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Français : basé principalement en Afrique du nord et occidental, en Indochine, dans l’Océan Indien et dans les Antilles et les Caraïbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Néerlandais : comprends l’Indonésie et la Guyane néerlandaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Belge : comprend essentiellement le Congo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Portugais : détient des colonies dans la partie sud de l’Afrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Italien : comprend l’Érythrée, la Somalie et la Lybie conquise en 1911 sur l’Empire Ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut y ajouter deux empires hors d’Europe, le Japon et les États-Unis :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Japon : monte en puissance et affirme ses ambitions coloniales à la fin du XIXème siècle ; il établit une domination sur la Corée à partir de 1895 finassant par l’annexer en 1910. Le colonialisme japonais va s’affirmer dans l’entre-deux-guerres puis connaitre son apogée durant la seconde guerre mondiale avec la conquête d’un certain nombre d’iles qui va former la « sphère de coprospérité japonaise »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*États-Unis : à partir de leur unification territoriale se lance dans une politique coloniale plus restreinte que les puissances européennes mais qui se concrétise par la conquête en 1898 de Cuba, de Porto-Rico ainsi que les Philippines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’ensemble des empires, on a une situation d’assujettissement avec une domination politique et économique. Les empires coloniaux sont avant tout des territoires à exploiter qui se fait au profit quasi-exclusif de la métropole comme par exemple le Congo qui est riche en matière premières de toute sorte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la crise de 1929, une partie des forces coloniales vont voir dans leur empire un moyen de la surmonter. Les empires se replient sur leur économie en créant des « marchés préférentiels » pour échapper au marasme économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La justification officielle revient au discours renvoyant à leur « mission civilisatrice ». Cependant il cache très mal une entreprise de domination politique, économique et culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rivalités entre puissances coloniales ==&lt;br /&gt;
Les grandes puissances se disputent les territoires colonisés. On distingue plusieurs zones de tensions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Kongokonferenz.jpg|thumb|right|300px|Représentation de la conférence de Berlin (en 1884) où sont réunis les représentants des puissances européennes.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L''''Afrique''' est une zone de tensions qui amènera à la conférence de Berlin (1884 – 1885) est destinée à se partager le « gâteau colonial ». Sont présente, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne et la Belgique. Au lendemain de la guerre de 1870 un contentieux fort est nait entre la France et l’Allemagne ; Bismarck souhaite détourner les attentions françaises vers les colonies. L’idée est de leur faciliter les choses en les incitants à coloniser l’Afrique du nord mais il décide de faciliter la colonisation de l’Égypte par la Grande-Bretagne. En même temps l’Allemagne s’attribue le Togo et le Cameroun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un partage des zones d’influence qui se fait n’empêchant pas les puissances européennes d’être en rivalité. L’objectif de la Grande-Bretagne est de se créer un empire colonial qui va du Caire au Cap. Dans le même temps les français souhaitent se créer un empire qui va de Dakar à Djibouti. Au croisement se trouve le sud Soudan et Fachoda qui est l’emblème de la rivalité coloniale en 1898 qui se résout au bénéfice des anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l''''Empire Ottoman''', plus on avance dans le XIXème siècle siècle plus l’empire ottoman s’affaiblie. La rivalité fondamentale est entre la Russie et la Grande-Bretagne. En 1980 l’Empire Ottoman est quasiment sous la tutelle des grandes puissances. La désagrégation continue au début du XXème siècle siècle avec la conquête de la Lybie par l’Italie en 1910 au dépend de l’Empire Ottoman. De plus à partir de 1905 – 1908 on découvre du pétrole qui aiguise les appétits. La marine britannique était la première flotte du monde et à partir des 1910 décide de passer sous propulsion à base de pétrole. Depuis le pétrole est un enjeu permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''Extrême Orient''', c’est l’affrontement russo-anglais autour de la peur anglaise de voir la conquête de l’Inde par les Russes qui est un lieu fondamental pour le commerce anglais. Cette rivalité fait le malheur de l’Afghanistan qui est l’enjeu de la Russie et de la Grande-Bretagne afin d’en faire un « État-tampon » en 1879. Une rivalité nait également entre toutes les grandes puissances en Chine qui suscite les convoitises. À partir de 1840 – 1850, les grandes puissances poussent la Chine à s’ouvrir ce qui donnera naissance à des concessions internationales. Cela engendre des tensions assez importantes qui voient l’installation des européens et des japonais en Chine en même temps que l’affaiblissement de la dynastie en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès la fin du XIXème siècle, par le biais de la mondialisation, il y a une mondialisation des affrontements. Les grandes puissances exportent leurs affrontements dans le monde sauf l’Amérique du sud qui est considérée par les États-Unis comme une « zone réservée ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée de Bismarck était de détourner l’idée de revanche française vers la conquête coloniale, au contraire cela n’a fait qu’accentuer les rivalités et mondialiser les affrontements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La mise en place des systèmes d’alliances =&lt;br /&gt;
La mise en place des systèmes d’alliance est l’un des facteurs de désagrégation des conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1880 vont se constituer deux blocs ; d’un côté la « triple alliance » formée de l’Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Italie, de l’autre la « triple entente » formée de la France, la Grande-Bretagne et de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple alliance ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Alliance.png|thumb|right|Triple Alliance|La Triple Alliance entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de « duplice » pour designer l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Elle commence en 1879 par un traité. Ces deux nations étaient rivales pour réaliser l’unité des pays de langue allemande. Elles finissent par reconnaître la communauté de leurs intérêts. En 1881 est suivit un traité germano-austro-russe qui ne fonctionnera pas car leurs intérêts sont divergeant en Europe. La Russie se veut protectrice des slaves situé dans le territoire austro-hongrois. Ce traité va être remplacé par un traité germano-austro-italien qui sera conclu en 1882 puis finalisé en 1992 quand la Russie s’est retirée de l’alliance. L’Italie se rapproche de l’Allemagne car elle avait des vues sur l’Afrique du Nord et la Tunisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est constituée dès le début des années 1890. Mais en 1902 l’Italie signe un accord secret avec la France et la Grande-Bretagne ce qui en fait un partenaire peu fiable ; quand la première guerre mondiale va éclater elle se déclarera dans un premier temps neutre. Ce bloc est de type continental c’est pourquoi on parle des « puissances centrales »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple entente ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Entente.jpg|thumb|200px|alt=Triple Entente.jpg]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de traité entre les partenaires. Cela commence par un accord entre la France et la Russie en 1891 qui vient de se dégager de son alliance avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. En 1892, un traité franco-russe renforce les liens économiques. En 1904 la France et la Grande-Bretagne signent « l’Entente Cordiale » devant la montée de la « double alliance ». En 1907, la Grande-Bretagne et la Russie résolvent leur diffèrent en Extrême-Orient notamment vis-à-vis du Tibet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1902, c’est ajouté un accord militaire d’entraide entre la Grande-Bretagne et le Japon qui en fera un acteur auprès de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au système d’équilibre européen se substitue un système de deux blocs qui se font face dont l’aspect mécanique est fondé sur des accords de soutien militaire en cas d’entrée en guerre d’un des pays indépendant les uns des autres. Il y a une automaticité des alliances qui va faire engager la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La Première guerre mondiale : le suicide de l’Europe =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est à la fois le paroxysme et la concrétisation des affrontements. C’est un suicide sur le plan humain et sur le plan géopolitique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La montée des tensions ==&lt;br /&gt;
La crise de l’été 1914 n’est que la dernière d’un ensemble de crises à chaque fois plus fortes. Il y a eu d’abord la crise du Maroc donnant lieu à la conférence d’Algesiras, puis l’invasion de la Lybie par l’Italie en 1911 qui ébranle l’équilibre européen car tout ce qui touche à l’Empire Ottoman déclenche des tensions; ensuite les guerres balkaniques en 1912 – 1913 qui font office de prélude à la première guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du XXème siècle il y a une série de crises qui engendrent des tensions entre les puissances européennes. Les blocs sont en opposition et se lancent dans une « course à l’armement », d’autre part les alliances s’étendent à de nombreux autres pays en achevant les blocs et en cristallisant les oppositions. La Bulgarie, à la suite des guerres balkaniques qu’elle a provoquée et perdue, qui était autrefois allié de la Serbie, va s’allier à la « tripe alliance » pendant que la Grèce se range du côté de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la crise localisée à la guerre européenne ==&lt;br /&gt;
Ce qui provoque l’éclatement de la première guerre mondiale est l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914, qui est l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche François-Ferdinand par un extrémiste bosniaque. L’Autriche va l’utiliser comme prétexte pour accuser la Serbie afin de réduire le nationalisme serbe et pour éviter que les autres populations slaves du Sud se détachent de l’Empire Austro-Hongrois. Depuis 1870 – 1880 la Serbie était « l’épine dans le pied » de l’Empire Austro-Hongrois qui sépare les populations slaves du sud. Ainsi il est possible de se débarrasser d’un voisin gênant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Frontouest1914gf.gif|right|thumb|350px|Le front Ouest entre 1915 et 1916 - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/FrontOuest1915-16.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chronologie des évènements : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*assassinat de François-Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo&lt;br /&gt;
*l’Autriche réclame la mise en place d’une commission d’enquête sur le territoire serbe qui sera refusé et mènera à la déclaration de la guerre à la Serbie à la fin de juillet 1914 .&lt;br /&gt;
*fin juillet – mi-aout tous les pays par les systèmes d’alliance se déclarent la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*fin aout – début septembre il y a une offensive éclaire de l’Allemagne passant par la Belgique qui est stoppée en septembre 1914  aux abords de Paris donne lieu à la « bataille de la marne » et qui permet de repousser les armées allemandes.&lt;br /&gt;
*septembre – décembre 1914  c’est la « course à la mer ».&lt;br /&gt;
*décembre 1914 , le front va de la manche jusqu’à la frontière allemande.&lt;br /&gt;
*à partir de décembre 1914  – octobre 1918  les deux armées une guerre de position s’installe.&lt;br /&gt;
*1915  – 1918  la guerre des tranchées sera une véritable boucherie.&lt;br /&gt;
*1916  : Bataille de Verdun et Offensive de la Somme.&lt;br /&gt;
*printemps 1917  : Offensive du « Chemin des Dames ».&lt;br /&gt;
*été 1917  : le rapport de force change après l’entrée en guerre des États-Unis.&lt;br /&gt;
*1918 : le conflit évolue en faveur de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*novembre 1918  est signé l’armistice.&lt;br /&gt;
*Un deuxième front se met en place, la Russie entre en guerre en septembre 1914 . Elle a subi des revers important face à l’armée austro-hongroise à Tannenberg et au Lac Mazure dû à un manque de préparation. Fin 1917, la Russie quitte la guerre est signe une paix séparée avec l’Allemagne.&lt;br /&gt;
*Dans les Balkans des fronts sont lancés du côté de la Roumanie et de la Serbie alliés de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*L’ambition séculaire de la Russie est de pousser vers la Méditerranée qui ouvre un front en orient du côté de l’Empire ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:fronts1418.jpg|center|thumb|350px|Fronts de la première guerre mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mondialisation du conflit ==&lt;br /&gt;
On voit comment une crise européenne devient une crise mondiale à travers le jeu des empires et des colonies. Le conflit se mondialise très rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Le-Monde-et-le-1er-conflit-mondial-1914-18GF.gif|center|thumb|400px|Le monde et le premier conflit mondial - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/Monde1914-18.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est un conflit qui se déroule sur tous les fronts, elle est à la fois militaire sur le plan de bataille mais aussi économique concernant les approvisionnent afin d’étouffer l’adversaire ainsi qu’une guerre idéologique sur la notion de civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Dans les colonies ''': Il y a également des opérations militaires dans les colonies entre les empires au sein des colonies qui mèneront à la conquête des colonies allemandes par les anglais et les français&lt;br /&gt;
*'''Les États-Unis ''': ils entrent en guerre en 1917. Dans un premier temps ils affirment leur neutralité parce qu’ils ne veulent pas intervenir dans les affaires européenne, mais c’est aussi un pays d’immigration qui représente un microcosme européen qui pourrait mener à une guerre civile. C’est aussi un moment ou les États-Unis essaient de fortifier leur unité nationale. Les liens entre les émigrés et leur pays d’origine ne sont pas rompu d’autant plus que l’opinion publique est extrêmement partagée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Zimmermann-telegramm-offen.jpg|thumb|right|alt=Zimmermann-telegramm-offen.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des évènements vont pousser les États-Unis à entrer en guerre :&lt;br /&gt;
*le torpillage du Lusitania en 1915  par les allemands dans lequel se trouvent des passagers américains.&lt;br /&gt;
*En 1917  les allemands déclenchent la « guerre sous-marine à outrance ». Un des objectifs des puissances de l’Entente est d’étouffer économiquement les puissances centrales grâce à un blocus maritime. La stratégie allemande est de couler des navires commerciaux et militaires, cependant avec la guerre à outrance ils vont s’attaquer aussi aux navires civils.&lt;br /&gt;
*L’évènement du télégramme Zimmerman propose au Mexique une alliance contre les États-Unis pouvant leur permettre de reprendre le Texas perdu en 1845.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Le Japon''' : à partir de la fin 1914  le Japon entre en guerre.&lt;br /&gt;
*'''Empire Ottoman''' : c’est une zone stratégique alliée à l’Allemagne et par ailleurs la Russie, la Grande-Bretagne et la France ont des objectifs clairs pour l’après-guerre dans cette région du monde.&lt;br /&gt;
*'''Amérique du Sud''' : un certain nombre de pays comme le Brésil vont entrer dans la guerre de façon anecdotique pour s’affirmer sur la scène internationale mais aussi pour tenter de s’émanciper du joug américain qui devient de plus en plus pressant à partir des années 1910 . Cela va leur permettre de participer à la Conférence de la Paix en 1918 et de faire partie de la Société des Nations.&lt;br /&gt;
*'''Participation économique et humaine des Empires''' : ils mobilisent leur population dans la métropole ainsi que des soldats venant des empires comme la France en provenance d’Afrique du équatoriale et d’Algérie ou la Grande-Bretagne qui faisait venir des soldats depuis l’Empire des Indes. De même le Canada et l’Australie envoient des soldats fournissant en même temps un appui logistique et économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’inclusion de ces différentes dimensions, c'est un conflit qui est mondial. Si le principal théâtre d’opération est en Europe, son implication est mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusion =&lt;br /&gt;
C'est un conflit qui prend sa source en Europe qui est le paroxysme des affrontements intra-européens qui s’est mondialisé rapidement. La Première guerre mondiale est la conséquence de l’opposition des grandes puissances européennes en Europe et en dehors. Il est possible de la qualifier comme guerre interimpériale. C’est la concrétisation de tous les enjeux géopolitiques mais aussi l’évènement qui mènera au déclin de l’Europe et de sa domination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Foreign Affairs,. (2015). Europe without the League. Retrieved 19 September 2015, from https://www.foreignaffairs.com/articles/western-europe/1939-10-01/europe-without-league&lt;br /&gt;
*Quand l'Europe dominait le monde et ses richesses. Abo.monde-diplomatique.fr,. (2015). Retrieved 19 September 2015, from http://abo.monde-diplomatique.fr/media/pdf/atlas_histoire/10-11.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Ludovic Tournès]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99Europe_au_centre_du_monde_:_de_la_fin_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_%C3%A0_1918&amp;diff=27298</id>
		<title>L’Europe au centre du monde : de la fin du XIXème siècle à 1918</title>
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		<updated>2015-09-26T12:35:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Système européen et ordre européen */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Il y a un fil conducteur qui se dégage. L’Europe domine les relations internationales jusqu’en 1918 puis elle déclina. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1918 et en 1989, c’est l’ère des superpuissances. À partir de 1989, à la fin de la Guerre froide, le monde devient multipolaire où les grands équilibres sont remis en cause avec des problèmes bien plus complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’autre fil conducteur et de voir comment se connecte les conflits européens avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Système européen et ordre européen =&lt;br /&gt;
Une partie des États-nations tel la Grande-Bretagne ont pris une avance sur le reste du monde suite à la révolution industrielle qui leur donne une avance technique, politique, diplomatique et militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution industrielle en Europe va de pair avec le déclin des grands empires Asiatiques. Dès lors, les rapports de force vont changer Il faut s’interroger sur pourquoi et comment ce système européen qui domine le monde au début du {{XXe}} siècle aboutit à la fin de l’Europe en 1918.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système européen est fondé sur la domination des grandes puissances qui a été réglé en 1815 au congrès de Vienne. Il réorganise l’Europe au lendemain des guerres napoléoniennes. On assiste au XIXème siècle à une coexistence d’États-Nations anciens comme la France et la Grande-Bretagne et des plus récents comme l’Italie ou encore l’Allemagne mais aussi des empires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un systeme des Etats&lt;br /&gt;
Les Etats sont le cadre de référence depuis le milieu du XVIIème siècle puisque les RI naissent en 1648 (traite de Westphalie, fin de la guerre de 30 ans), fin du rêve médiéval d’un empire universel, rêve qui a traversé tout le Moyen-âge comme volonté de recréer un Empire Romain. Naissance du système des Etats, fin de la puissance du Saint Empire Romain Germanique, qui éclate et donne naissance a un système des Etats qui perdure jusqu’à la fin du XIXème siècle. &lt;br /&gt;
Grands principes des RI : &lt;br /&gt;
-	l’équilibre des puissances (aucune puissance ne domine les autres), &lt;br /&gt;
-	la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre Etat (chacun est maitre chez lui),&lt;br /&gt;
-	 le « Cujus regio, ejus religio » (la religion du prince doit être celle du peuple, fin des ambitions temporelles et donc du rôle politique de l’Eglise, qui était une puissance majeure au Moyen-âge, et ne garde que sa puissance spirituelle, affirmation de l’Etat-nation). &lt;br /&gt;
Le monde post-traite de Westphalie est anarchique (a-narchie, soit qui n’est doté d’autorité supérieure à celle des Etats, jusqu’en 1919). Tout Etat qui devient trop puissant voit les autres se coaliser contre lui. Chaque Etat veut étendre sa puissance, donc son territoire, sa puissance politique, militaire, économique, et son influence  culturelle (à partir de la fin du XIXème siècle). Ce système est strictement européen, et disparait avec la guerre de 14-18 (sauf que les Etats restent puissants) ; on assiste même aujourd’hui à un élargissement du rôle des Etats sur les plans intérieurs et extérieurs (interventions désormais sur les plans culturels, de la santé, de l’éducation…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Etats-nations et Etats-empires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. les Etats Nations anciens&lt;br /&gt;
*'''Royaume-Uni''' , partisan et garantiee du statu quo européen, première puissance du monde (financière, technique, militaire, diplomatique, coloniale).&lt;br /&gt;
*'''Autriche''' : c’est un Empire continental qui va jouer un rôle fondamental dans la défaite de Napoléon ; Metternich est l’ordonnateur du congrès de Vienne. C’est lui qui a tracé la carte de l’Europe de l’après 1815.&lt;br /&gt;
*'''Prusse''' : elle a été la troisième grande actrice de la coalition contre Napoléon. Entre 1815 et 1879 elle a essayé de réunir sous sa domination les régions de langue allemande issues de la décomposition du Saint-Empire Romain Germanique&lt;br /&gt;
*'''France''' : a dominée l’Europe sous Napoléon, vaincu par la coalition des partenaires précèdent. Entre 1815 et 1870 abandonne toute ambition hégémonique en Europe. Elle se rattrape par la conquête de son empire colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. les Etats-nation d'affirmation récente&lt;br /&gt;
*'''L’Allemagne''' : affirmation du nationalisme et réalisation de l’unité allemande sous l’égide de la Prusse (janvier1871), unité réalisée par la guerre (contre l’Autriche surtout, en 1866, et contre la France 1870). L’Autriche voulait créer elle-même l’Allemagne en intégrant tous les peuples de langue allemande au sein de son empire, et est opposée à l’idée prussienne d’Empire allemand indépendant de l’Autriche. &lt;br /&gt;
L’Allemagne est un Etat-nation incomplet, puisqu’elle ne comprend pas l’Autriche, ou vivent des populations de langue allemande.&lt;br /&gt;
*'''L'Italie''': morcelée jusqu’en 1861 (carte). L’unité nationale se fait par la guerre contre l’Empire austro-hongrois, au sein duquel se trouvent des populations de langue italienne. L’unité italienne est incomplète, le Trentin et l’Istrie (les Terres Irrédentes) sont des régions qui sont parties intégrantes de l’empire Austro-Hongrois. L’Italie estime qu’elle est incomplète et va tenter de récupère le Trentin et l’Istrie durant la première guerre mondiale. La France soutient l’Italie et se voit céder par cette dernière la Savoie.  Au sein de ces échanges, les volontés populaires jouent assez peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. les Etats-empires&lt;br /&gt;
Il y a en Europe des empires multinationaux comme la Russie, l'Autriche-Hongrie ou bien encore  l'Empire ottoman..&lt;br /&gt;
La montée du nationalisme va être l’un des facteurs fondamentaux qui va miner l’ordre européen. En 1815, on a rétabli le système dynastique et monarchique afin de:&lt;br /&gt;
*contrer les ambitions hégémoniques françaises ;&lt;br /&gt;
*endiguer le danger révolutionnaire.&lt;br /&gt;
L’ordre de Vienne se construit contre les nationalismes. En 1815, les instigateurs du Congrès de Vienne, à savoir la Russie, la Prusse et l'Autriche sont à la tête d’États monarchiques et multinationaux. Afin d’éviter des revendications d’indépendance, on oblige par la force certaines populations à se soumettre et à cohabiter, on étouffe les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du XIXème siècle, on va avoir une augmentation des revendications nationales qui vont entrainer une série de contestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le principal est l’austro-hongrois, qui est de plus en plus fragilise au cours du XIXème siècle ; il est l’un des pivots de l’ordre de Vienne de 1815 (et avec sa désagrégation vient l’effondrement de ledit ordre en 1914-18). Il est rival avec l’Allemagne (et donc la Prusse) pour un regroupement des populations allemandes. La défaite de 1866 contre la Prusse sonne le glas de ce rêve, la monarchie autrichienne est fragilise, les populations internes demandent progressivement leur autonomie, ce qui culmine avec l’éclatement de l’empire en 1919. Avant 1866 : empire autrichien. Apres : empire austro-hongrois (les Hongrois obtiennent le compromis austro-hongrois de 1867, et le partage du pouvoir : dualité et opposition entre Autrichiens et Hongrois). Montée des nationalismes, en particulier des Slaves dans les Balkans, grâce au recul de l’empire ottoman. &lt;br /&gt;
*L’Empire russe, empire immense, qui continue à s’étendre ; il est compose d’une multitude de nationalités. Cet empire est fragile, il éclate en 1918. Son territoire immense est difficile à contrôler. Les différentes populations ne veulent pas toujours se rattacher au pouvoir tsariste. &lt;br /&gt;
*L’Empire ottoman, « vieil homme malade de l’Europe », est progressivement démembré au XIXème siècle. Sa puissance militaire est en déclin. Il est en butte aux ambitions territoriales des grandes puissances européennes (Russie, Angleterre, Autriche…). Certaines puissances sont contre la désagrégation de l’Empire ottoman (jusqu’au percement du canal de Suez le Royaume-Uni ne veut pas trop affaiblir l’Empire ottoman, puisqu’il maintient l’ordre dans la région de la route des Indes et de l’Asie. Après le percement du canal, elle participera au démembrement de l’Empire). La Russie est pour cette désagrégation (vu qu’elle pousse vers les mers chaudes par les détroits du Bosphore et des Dardanelles). Il y a moult rivalités politiques et économiques pour s’approprier les richesses et territoires de &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’équilibre européen ==&lt;br /&gt;
[[Image:Congress of Vienna.PNG|right|thumb|200px|Le congrès de Vienne par Jean Godefroy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’idée d’avoir une série de grandes puissances qui fait en sorte qu’aucune ne prend l’avantage sur toutes les autres. Chacune des puissances ne doit pas dépasser les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion rompue par Napoléon est de nouveau actée au congrès de Vienne en 1815 : on pose comme principe qu’il faut maintenir cet équilibre en évitant le retour de l’hégémonie française. La Grande-Bretagne est la garante de cet équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du {{XIXe}} siècle, à chaque fois qu’il y a un État qui essaie de prendre de l’avance, on organise un congrès :&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Paris (1856)''' : règle les problèmes posés par la guerre de Crimée (1853 – 1856). La Russie est vaincue par une coalition entre la France, la Grande-Bretagne et l’Empire Ottoman ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès de Berlin (1878)''' : la Russie a déclenché une offensive dans les Balkan qui est repoussée ;&lt;br /&gt;
*'''Congrès d’Algesiras''' : doit régler un contentieux colonial entre la France et Allemagne à propos du Maroc. La Grande-Bretagne et les États-Unis sont médiateur et laisse le Maroc à la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet équilibre fonctionne globalement jusqu’à la fin du {{XIXe}} siècle et se dérègle à partir début du {{XXe}} siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les nationalismes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les États-Nations en Europe ==&lt;br /&gt;
C’est un phénomène majeur du XIXème siècle siècle qui est un phénomène mondial. C’est l’idée selon laquelle chaque peuple doit avoir son territoire géographique; cela va devenir un principe sur lequel vont se développer les luttes nationalistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs formes de nationalismes :&lt;br /&gt;
*celui des États-Nations plus ou moins anciennement constitués&lt;br /&gt;
*celui dans les empires coloniaux&lt;br /&gt;
*celui dans les États hors d’Europe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:L'armistice du 11 novembre 1918.jpg|center|thumb|500px|L'Europe au lendemain de l'armistice du 11 novembre 1918.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a des États-Nations plus ou moins anciens comme la France et la Grande-Bretagne qui sont de vieilles et grandes puissances européennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a des États-Nations beaucoup plus récent à savoir l’Allemagne et l’Italie. Ces deux nations se sont constituées entre 1860 et 1870 :&lt;br /&gt;
*'''Allemagne''' : jusqu’à la fin du {{XVIIIe|s}} siècle c’est un territoire très vaste ; le Saint-Empire Romain Germanique est constitué de 350 États et villes libres. L’État le plus puissant qui est la Prusse veut réaliser l’unité allemande qui sera faite en 1870. Elle est réalisée contre la France qui s’oppose à l’unité allemande qui en aboutissant à la guerre de 1870.&lt;br /&gt;
*'''Italie''' : jusqu’en 1860 l’Italie est composée de plusieurs États qui parlent la même langue. Sauf que l’unité est incomplète, le Trentin et l’Istrie sont des régions qui sont parties intégrantes de l’empire Austro-Hongrois. L’Italie estime qu’elle est incomplète et va tenter de récupère le Trentin et l’Istrie durant la première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Les nationalismes dans les empires européens ==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Du principe des nationalités à « la question des minorités nationales » dans l’entre-deux-guerres}}&lt;br /&gt;
Il y a en Europe des empires multinationaux comme la Russie, l'Autriche-Hongrie ou bien encore  l'Empire ottoman qui sont en partie à l’origine de la première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela va être l’un des facteurs fondamentaux qui va miner l’ordre européen. En 1815, on a rétablie le système dynastique et monarchique afin de:&lt;br /&gt;
*contrer les ambitions hégémoniques françaises ;&lt;br /&gt;
*endiguer le danger révolutionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordre de Vienne se construit contre les nationalismes. En 1815, les instigateurs du Congrès de Vienne, à savoir la Russie, la Prusse et l'Autriche sont à la tête d’États monarchiques et multinationaux. Afin d’éviter des revendications d’indépendance, on oblige par la force certaines populations à se soumettre et à cohabiter, on étouffe les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long du XIXème siècle, on va avoir une augmentation des revendications nationales qui vont entrainer une série de contestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple :&lt;br /&gt;
*'''Empire Austro-Hongrois''' : en 1867, l’Autriche va devenir un empire Austro-Hongrois qui résulte de la montée en puissance des hongrois. Il y a également des serbes, tchèques, bosniaques, slovaques qui peuvent faire éclater l’empire. Les monarchies autrichiennes puis austro-hongrois font en sorte d’étouffer ces revendications qui sont soient pacifistes soient violentes sous forme de révolte.&lt;br /&gt;
*'''Russie''' : à la fin du XVIIIème siècle elle s’est lancée dans toute une série de conquête dans le Caucase. Ces régions n’ont pas été totalement pacifiées, le pouvoir Russe sera toujours contesté, en est l’exemple la guerre de Tchétchénie dans les années 1990.&lt;br /&gt;
*'''Empire Ottoman''' : il y a des perses, turques, arabes, une partie de l’empire est en Europe. Ces nationalités vont essayer de se constituer en États. C’est l’empire le plus fragile au fur et à mesure du XIXème et XXème siècle. Il en arrive à caractériser ses propres minorités comme des ennemies intérieures&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces empires sont fragiles et se voient de plus en plus fragilisé qui vont éclater à l’issu de la Première guerre mondiale. C’est un aspect important car cela va provoquer l’éclatement du système européen lors de la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les nouvelles puissances hors d’Europe ==&lt;br /&gt;
À partir de la fin du XIXème siècle de nouvelles puissances émerges hors de l’Europe :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les '''États-Unis''' :&lt;br /&gt;
**C’est à l’origine un pays neutre qui est limité par ses 13 colonies à la façade atlantique. Il va se développer en l’espace de 50 ans sur 9,5 millions de km2, un territoire dont les ressources naturelles sont riches et qui se peuple extrêmement vite. Ce pays va se constituer sur l’immigration passant de 50 à 100 millions au début du XXe. Dès 1900, c’est la première puissance industrielle du monde, elle dépasse pratiquement celle de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunie.&lt;br /&gt;
**À partir de 1890, les États-Unis se lance à son tour dans la conquête coloniale. En 1898, il conquiert les Philippines, Cuba et Porto Rico (protectorat)&lt;br /&gt;
**À partir du début du XXème siècle les États-Unis sous la présidence de Théodore Roosevelt veut jouer un rôle dans les affaires internationales afin de devenir une puissance mondiale : c’est l’émergence d’une nouvelle puissance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le '''Japon''' :&lt;br /&gt;
**À partir de 1868 (ère Meiji), le Japon s’est lancé dans une ère de modernisation effrénée. La Chine est l’objet de convoitises des puissances européennes. Le japon souhaite échapper à une colonisation en se modernisant pour devenir aussi puissance que les puissances occidentales. Est lancé un programme de modernisation de l’économie, de l’administration et militaire qui va en faire une puissance régionale importante.&lt;br /&gt;
**À partir de 1885 il établit un quasi protectorat sur la Corée et s’impose en Chine.&lt;br /&gt;
**En 1894 la Chine et Japon se déclarent la guerre pour le contrôle de la Corée qui se solda par une victoire nippone.&lt;br /&gt;
**La guerre russo-japonaise de 1905 est une victoire japonaise qui participa à la montée en puissance du Japon et qui s’octroie de nouveaux territoires au dépend de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Europe domine, cependant d’autres puissances émergent ce qui commence à faire évoluer l’équilibre Européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’expansion coloniale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un phénomène tout à fait majeur du XIXe siècle. Presque toutes les puissances européennes vont se lancer dans la conquête mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’impérialisme n’est pas seulement une conséquence du nationalisme, cela sert aussi à renforcer le prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Exemple : Allemagne'''&lt;br /&gt;
Elle n’a pas besoin économiquement de colonie ce qui remet en cause la thèse léniniste de l’impérialisme économique. C’est un État récent qui doit affirmer son autorité notamment en se projetant à l’international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expansion coloniale permet de construire les nationalismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Les empires coloniaux==&lt;br /&gt;
Tous les États européens vont se lancer dans la conquête coloniale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Colonisation 1914.png|thumb|center|500px|Le monde colonisé en 1914]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de puissances européennes dominent. Une grande partie du monde est sous domination de quelques puissances coloniales:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Britannique : couvre environs 25% des terres émergées, c’est un empire sur lequel « le soleil ne se couche jamais », le plus vaste du monde.&lt;br /&gt;
**Il y a des colonies à « proprement parlé » et de protectorats (Sierra-Léone à partir de 1808, etc.) ainsi qu’une série de territoires en Afrique orientale, dans l’Océan Indien et l’Océan Pacifique, l’Empire des Indes dit aussi « le joyau de l’Empire britannique » conquis par une minorité d’anglais avec l’appui de forces militaires (rose clair).&lt;br /&gt;
**Il y a les dominions que l’on appelle aussi « colonies de peuplements » (Canada, Afrique du sud, Australie, Nouvelle-Zélande) qui se gouvernent eux-mêmes (rose foncé). Au milieu du XIXe siècle elle évolue vers des systèmes de « self-government » faisant toujours partie du royaume. En ce qui concerne la politique interne les dominions jouissent d’une autonomie de gouvernement ; cependant en ce qui concerne leur politique externe, ils sont soumis à la couronne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Français : basé principalement en Afrique du nord et occidental, en Indochine, dans l’Océan Indien et dans les Antilles et les Caraïbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Néerlandais : comprends l’Indonésie et la Guyane néerlandaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Belge : comprend essentiellement le Congo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Portugais : détient des colonies dans la partie sud de l’Afrique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Empire Italien : comprend l’Érythrée, la Somalie et la Lybie conquise en 1911 sur l’Empire Ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut y ajouter deux empires hors d’Europe, le Japon et les États-Unis :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Japon : monte en puissance et affirme ses ambitions coloniales à la fin du XIXème siècle ; il établit une domination sur la Corée à partir de 1895 finassant par l’annexer en 1910. Le colonialisme japonais va s’affirmer dans l’entre-deux-guerres puis connaitre son apogée durant la seconde guerre mondiale avec la conquête d’un certain nombre d’iles qui va former la « sphère de coprospérité japonaise »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*États-Unis : à partir de leur unification territoriale se lance dans une politique coloniale plus restreinte que les puissances européennes mais qui se concrétise par la conquête en 1898 de Cuba, de Porto-Rico ainsi que les Philippines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’ensemble des empires, on a une situation d’assujettissement avec une domination politique et économique. Les empires coloniaux sont avant tout des territoires à exploiter qui se fait au profit quasi-exclusif de la métropole comme par exemple le Congo qui est riche en matière premières de toute sorte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la crise de 1929, une partie des forces coloniales vont voir dans leur empire un moyen de la surmonter. Les empires se replient sur leur économie en créant des « marchés préférentiels » pour échapper au marasme économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La justification officielle revient au discours renvoyant à leur « mission civilisatrice ». Cependant il cache très mal une entreprise de domination politique, économique et culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rivalités entre puissances coloniales ==&lt;br /&gt;
Les grandes puissances se disputent les territoires colonisés. On distingue plusieurs zones de tensions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Kongokonferenz.jpg|thumb|right|300px|Représentation de la conférence de Berlin (en 1884) où sont réunis les représentants des puissances européennes.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L''''Afrique''' est une zone de tensions qui amènera à la conférence de Berlin (1884 – 1885) est destinée à se partager le « gâteau colonial ». Sont présente, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne et la Belgique. Au lendemain de la guerre de 1870 un contentieux fort est nait entre la France et l’Allemagne ; Bismarck souhaite détourner les attentions françaises vers les colonies. L’idée est de leur faciliter les choses en les incitants à coloniser l’Afrique du nord mais il décide de faciliter la colonisation de l’Égypte par la Grande-Bretagne. En même temps l’Allemagne s’attribue le Togo et le Cameroun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un partage des zones d’influence qui se fait n’empêchant pas les puissances européennes d’être en rivalité. L’objectif de la Grande-Bretagne est de se créer un empire colonial qui va du Caire au Cap. Dans le même temps les français souhaitent se créer un empire qui va de Dakar à Djibouti. Au croisement se trouve le sud Soudan et Fachoda qui est l’emblème de la rivalité coloniale en 1898 qui se résout au bénéfice des anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l''''Empire Ottoman''', plus on avance dans le XIXème siècle siècle plus l’empire ottoman s’affaiblie. La rivalité fondamentale est entre la Russie et la Grande-Bretagne. En 1980 l’Empire Ottoman est quasiment sous la tutelle des grandes puissances. La désagrégation continue au début du XXème siècle siècle avec la conquête de la Lybie par l’Italie en 1910 au dépend de l’Empire Ottoman. De plus à partir de 1905 – 1908 on découvre du pétrole qui aiguise les appétits. La marine britannique était la première flotte du monde et à partir des 1910 décide de passer sous propulsion à base de pétrole. Depuis le pétrole est un enjeu permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''Extrême Orient''', c’est l’affrontement russo-anglais autour de la peur anglaise de voir la conquête de l’Inde par les Russes qui est un lieu fondamental pour le commerce anglais. Cette rivalité fait le malheur de l’Afghanistan qui est l’enjeu de la Russie et de la Grande-Bretagne afin d’en faire un « État-tampon » en 1879. Une rivalité nait également entre toutes les grandes puissances en Chine qui suscite les convoitises. À partir de 1840 – 1850, les grandes puissances poussent la Chine à s’ouvrir ce qui donnera naissance à des concessions internationales. Cela engendre des tensions assez importantes qui voient l’installation des européens et des japonais en Chine en même temps que l’affaiblissement de la dynastie en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès la fin du XIXème siècle, par le biais de la mondialisation, il y a une mondialisation des affrontements. Les grandes puissances exportent leurs affrontements dans le monde sauf l’Amérique du sud qui est considérée par les États-Unis comme une « zone réservée ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée de Bismarck était de détourner l’idée de revanche française vers la conquête coloniale, au contraire cela n’a fait qu’accentuer les rivalités et mondialiser les affrontements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La mise en place des systèmes d’alliances =&lt;br /&gt;
La mise en place des systèmes d’alliance est l’un des facteurs de désagrégation des conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1880 vont se constituer deux blocs ; d’un côté la « triple alliance » formée de l’Allemagne, Autriche-Hongrie et l’Italie, de l’autre la « triple entente » formée de la France, la Grande-Bretagne et de la Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple alliance ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Alliance.png|thumb|right|Triple Alliance|La Triple Alliance entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de « duplice » pour designer l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Elle commence en 1879 par un traité. Ces deux nations étaient rivales pour réaliser l’unité des pays de langue allemande. Elles finissent par reconnaître la communauté de leurs intérêts. En 1881 est suivit un traité germano-austro-russe qui ne fonctionnera pas car leurs intérêts sont divergeant en Europe. La Russie se veut protectrice des slaves situé dans le territoire austro-hongrois. Ce traité va être remplacé par un traité germano-austro-italien qui sera conclu en 1882 puis finalisé en 1992 quand la Russie s’est retirée de l’alliance. L’Italie se rapproche de l’Allemagne car elle avait des vues sur l’Afrique du Nord et la Tunisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est constituée dès le début des années 1890. Mais en 1902 l’Italie signe un accord secret avec la France et la Grande-Bretagne ce qui en fait un partenaire peu fiable ; quand la première guerre mondiale va éclater elle se déclarera dans un premier temps neutre. Ce bloc est de type continental c’est pourquoi on parle des « puissances centrales »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La triple entente ==&lt;br /&gt;
[[File:Triple Entente.jpg|thumb|200px|alt=Triple Entente.jpg]]&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de traité entre les partenaires. Cela commence par un accord entre la France et la Russie en 1891 qui vient de se dégager de son alliance avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. En 1892, un traité franco-russe renforce les liens économiques. En 1904 la France et la Grande-Bretagne signent « l’Entente Cordiale » devant la montée de la « double alliance ». En 1907, la Grande-Bretagne et la Russie résolvent leur diffèrent en Extrême-Orient notamment vis-à-vis du Tibet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1902, c’est ajouté un accord militaire d’entraide entre la Grande-Bretagne et le Japon qui en fera un acteur auprès de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au système d’équilibre européen se substitue un système de deux blocs qui se font face dont l’aspect mécanique est fondé sur des accords de soutien militaire en cas d’entrée en guerre d’un des pays indépendant les uns des autres. Il y a une automaticité des alliances qui va faire engager la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La Première guerre mondiale : le suicide de l’Europe =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est à la fois le paroxysme et la concrétisation des affrontements. C’est un suicide sur le plan humain et sur le plan géopolitique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La montée des tensions ==&lt;br /&gt;
La crise de l’été 1914 n’est que la dernière d’un ensemble de crises à chaque fois plus fortes. Il y a eu d’abord la crise du Maroc donnant lieu à la conférence d’Algesiras, puis l’invasion de la Lybie par l’Italie en 1911 qui ébranle l’équilibre européen car tout ce qui touche à l’Empire Ottoman déclenche des tensions; ensuite les guerres balkaniques en 1912 – 1913 qui font office de prélude à la première guerre mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du XXème siècle il y a une série de crises qui engendrent des tensions entre les puissances européennes. Les blocs sont en opposition et se lancent dans une « course à l’armement », d’autre part les alliances s’étendent à de nombreux autres pays en achevant les blocs et en cristallisant les oppositions. La Bulgarie, à la suite des guerres balkaniques qu’elle a provoquée et perdue, qui était autrefois allié de la Serbie, va s’allier à la « tripe alliance » pendant que la Grèce se range du côté de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la crise localisée à la guerre européenne ==&lt;br /&gt;
Ce qui provoque l’éclatement de la première guerre mondiale est l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914, qui est l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche François-Ferdinand par un extrémiste bosniaque. L’Autriche va l’utiliser comme prétexte pour accuser la Serbie afin de réduire le nationalisme serbe et pour éviter que les autres populations slaves du Sud se détachent de l’Empire Austro-Hongrois. Depuis 1870 – 1880 la Serbie était « l’épine dans le pied » de l’Empire Austro-Hongrois qui sépare les populations slaves du sud. Ainsi il est possible de se débarrasser d’un voisin gênant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Frontouest1914gf.gif|right|thumb|350px|Le front Ouest entre 1915 et 1916 - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/FrontOuest1915-16.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chronologie des évènements : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*assassinat de François-Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo&lt;br /&gt;
*l’Autriche réclame la mise en place d’une commission d’enquête sur le territoire serbe qui sera refusé et mènera à la déclaration de la guerre à la Serbie à la fin de juillet 1914 .&lt;br /&gt;
*fin juillet – mi-aout tous les pays par les systèmes d’alliance se déclarent la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*fin aout – début septembre il y a une offensive éclaire de l’Allemagne passant par la Belgique qui est stoppée en septembre 1914  aux abords de Paris donne lieu à la « bataille de la marne » et qui permet de repousser les armées allemandes.&lt;br /&gt;
*septembre – décembre 1914  c’est la « course à la mer ».&lt;br /&gt;
*décembre 1914 , le front va de la manche jusqu’à la frontière allemande.&lt;br /&gt;
*à partir de décembre 1914  – octobre 1918  les deux armées une guerre de position s’installe.&lt;br /&gt;
*1915  – 1918  la guerre des tranchées sera une véritable boucherie.&lt;br /&gt;
*1916  : Bataille de Verdun et Offensive de la Somme.&lt;br /&gt;
*printemps 1917  : Offensive du « Chemin des Dames ».&lt;br /&gt;
*été 1917  : le rapport de force change après l’entrée en guerre des États-Unis.&lt;br /&gt;
*1918 : le conflit évolue en faveur de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*novembre 1918  est signé l’armistice.&lt;br /&gt;
*Un deuxième front se met en place, la Russie entre en guerre en septembre 1914 . Elle a subi des revers important face à l’armée austro-hongroise à Tannenberg et au Lac Mazure dû à un manque de préparation. Fin 1917, la Russie quitte la guerre est signe une paix séparée avec l’Allemagne.&lt;br /&gt;
*Dans les Balkans des fronts sont lancés du côté de la Roumanie et de la Serbie alliés de la « triple entente ».&lt;br /&gt;
*L’ambition séculaire de la Russie est de pousser vers la Méditerranée qui ouvre un front en orient du côté de l’Empire ottoman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:fronts1418.jpg|center|thumb|350px|Fronts de la première guerre mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mondialisation du conflit ==&lt;br /&gt;
On voit comment une crise européenne devient une crise mondiale à travers le jeu des empires et des colonies. Le conflit se mondialise très rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[fichier:Le-Monde-et-le-1er-conflit-mondial-1914-18GF.gif|center|thumb|400px|Le monde et le premier conflit mondial - [http://www.atlas-historique.net/1914-1945/cartes/Monde1914-18.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est un conflit qui se déroule sur tous les fronts, elle est à la fois militaire sur le plan de bataille mais aussi économique concernant les approvisionnent afin d’étouffer l’adversaire ainsi qu’une guerre idéologique sur la notion de civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Dans les colonies ''': Il y a également des opérations militaires dans les colonies entre les empires au sein des colonies qui mèneront à la conquête des colonies allemandes par les anglais et les français&lt;br /&gt;
*'''Les États-Unis ''': ils entrent en guerre en 1917. Dans un premier temps ils affirment leur neutralité parce qu’ils ne veulent pas intervenir dans les affaires européenne, mais c’est aussi un pays d’immigration qui représente un microcosme européen qui pourrait mener à une guerre civile. C’est aussi un moment ou les États-Unis essaient de fortifier leur unité nationale. Les liens entre les émigrés et leur pays d’origine ne sont pas rompu d’autant plus que l’opinion publique est extrêmement partagée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Zimmermann-telegramm-offen.jpg|thumb|right|alt=Zimmermann-telegramm-offen.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des évènements vont pousser les États-Unis à entrer en guerre :&lt;br /&gt;
*le torpillage du Lusitania en 1915  par les allemands dans lequel se trouvent des passagers américains.&lt;br /&gt;
*En 1917  les allemands déclenchent la « guerre sous-marine à outrance ». Un des objectifs des puissances de l’Entente est d’étouffer économiquement les puissances centrales grâce à un blocus maritime. La stratégie allemande est de couler des navires commerciaux et militaires, cependant avec la guerre à outrance ils vont s’attaquer aussi aux navires civils.&lt;br /&gt;
*L’évènement du télégramme Zimmerman propose au Mexique une alliance contre les États-Unis pouvant leur permettre de reprendre le Texas perdu en 1845.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Le Japon''' : à partir de la fin 1914  le Japon entre en guerre.&lt;br /&gt;
*'''Empire Ottoman''' : c’est une zone stratégique alliée à l’Allemagne et par ailleurs la Russie, la Grande-Bretagne et la France ont des objectifs clairs pour l’après-guerre dans cette région du monde.&lt;br /&gt;
*'''Amérique du Sud''' : un certain nombre de pays comme le Brésil vont entrer dans la guerre de façon anecdotique pour s’affirmer sur la scène internationale mais aussi pour tenter de s’émanciper du joug américain qui devient de plus en plus pressant à partir des années 1910 . Cela va leur permettre de participer à la Conférence de la Paix en 1918 et de faire partie de la Société des Nations.&lt;br /&gt;
*'''Participation économique et humaine des Empires''' : ils mobilisent leur population dans la métropole ainsi que des soldats venant des empires comme la France en provenance d’Afrique du équatoriale et d’Algérie ou la Grande-Bretagne qui faisait venir des soldats depuis l’Empire des Indes. De même le Canada et l’Australie envoient des soldats fournissant en même temps un appui logistique et économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’inclusion de ces différentes dimensions, c'est un conflit qui est mondial. Si le principal théâtre d’opération est en Europe, son implication est mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusion =&lt;br /&gt;
C'est un conflit qui prend sa source en Europe qui est le paroxysme des affrontements intra-européens qui s’est mondialisé rapidement. La Première guerre mondiale est la conséquence de l’opposition des grandes puissances européennes en Europe et en dehors. Il est possible de la qualifier comme guerre interimpériale. C’est la concrétisation de tous les enjeux géopolitiques mais aussi l’évènement qui mènera au déclin de l’Europe et de sa domination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Foreign Affairs,. (2015). Europe without the League. Retrieved 19 September 2015, from https://www.foreignaffairs.com/articles/western-europe/1939-10-01/europe-without-league&lt;br /&gt;
*Quand l'Europe dominait le monde et ses richesses. Abo.monde-diplomatique.fr,. (2015). Retrieved 19 September 2015, from http://abo.monde-diplomatique.fr/media/pdf/atlas_histoire/10-11.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Ludovic Tournès]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=27277</id>
		<title>Structures Agraires et Société Rurale: Analyse de la Paysannerie Européenne Préindustrielle</title>
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		<updated>2015-09-24T16:11:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Une agriculture de subsistance */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Paysans au Moyen-Âge 1.jpg|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La prédominance de l'agriculture : XVème siècle - XVIIème siècle =&lt;br /&gt;
L’agriculture domine par le nombre de personnes qu’elle emploie. Les travailleurs sont repartis en trois secteurs, à savoir l'agriculture [1], l'industrie [2] et les services [3]. Au XVIème siècle, les agriculteurs  représentent 80% de la population, soit quatre individus sur cinq qui sont paysan. En d'autres termes, la population active au XVIème siècle est une populations qui travaille à 80% dans le secteur primaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Prédominance de l'agriculture XVème siècle XVIIème siècle 1.png|300px|vignette|centré|Répartition par grands secteurs de la population active des pays développés à économie de marché, Japon non compris (en pourcentages de la population active totale)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour arriver au chiffre de 80%, on s'est aperçu que la valeur monétaire de la production agricole était supérieure aux autres productions. La richesse est fondée sur l'agriculture, sa production domine l’économie de manière écrasante. Cela impact également les revenus. La distribution de la richesse provient de l'agriculture dans les sociétés d'ancien régime. Le paysan vit de l’agriculture (littéralement), il se nourrit de sa récolte, et les paysans utilisent très peu de cash (on emploie le troc) sauf pour payer les impôts&lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
Le revenu de la noblesse et du clergé proviennent du tiers État. Les élites tirent leur richesse de leurs impôts sur les terres qu’ils prêtent aux paysans. Comme la noblesse ainsi que le clergé ne payaient pas d'impôts, c'était la masse qui devait payer des impôts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'épargne est la principale source de l'investissement. C'est avec l'épargne que l'on peut investir dans un domaine économique et en l'occurrence on investit dans la terre en achetant des forêts, des espaces d'exploitation. Les bourgeois de Genève investissent dans la vigne, ce qui rapporte bien plus que l’artisanat ou les services, et les paysans exploitent les terres pour eux . Même certains marchands urbains, à condition qu'ils soient riches, achètent des terres à la campagne. Toute l'économie tourne autour de l'agriculture. Le secteur agricole domine toute l'économie ancienne, mais ce secteur n'est pas homogène&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La diversité des systèmes agraires =&lt;br /&gt;
Vont apparaître des disparités spatiales qui se sont créées entre l’Est et l’Ouest ainsi qu’entre le Nord et le Sud. Lorsqu’on sort du Moyen-Âge, l’immense majorité des paysans sont &amp;quot;libres&amp;quot;. En d'autres termes, apparait une géographique dichotomique avec une frontière entre est et ouest (cette frontière étant la ligne St.Petersbourg-Triestre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système domanial &lt;br /&gt;
Au XVIIe, des paysans de l’est de l’Europe sont remis en servage par les « barons baltes », seigneurs de guerre (Ukraine, Pologne, Roumanie, Balkans… Ces pays constituent le grenier à blés du continent européen.).Le système est domanial : Les seigneurs constituent de grands domaines dans les plaines et possèdent de nombreux serfs qui travaillent leurs terres. Ce système a perdure jusqu’à la fin du XIXe en Russie tsariste. On appelait ces paysans les « âmes ». Les paysans en servages sont miséreux, ils n’ont pas intérêt à produire de bonnes récoltes puisque tout va au maitre.  Ce sont de grandes exploitations presque capitaliste qui exportent beaucoup de blés vers Allemagne et France notamment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause: &amp;quot;Deuxième servage&amp;quot; perte de liberté, masse de ces populations des paysans bascule vers =&amp;gt; paupérisation de la paysannerie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système seigneurial &lt;br /&gt;
Ce système se réfère à un système qui permet l'émancipation des paysans à l’Ouest. Ainsi, à l'Ouest; les serfs deviennent et demeureront libres. Les historiens ignorent comment cela s'est produit car il n'existait pas de structure institutionnelle urbaine, d'autant plus que les nobles se sont appropriés les terres fertiles et gardent la propriété des meilleures terres qui produisent des rendements conséquents. Les structures sociales sont compliquées car les paysans ont réussi à devenir locataire. Par exemple dans les plateaux du Valais et des Pyrénées, des communautés paysannes de montagne  possédaient souvent des alpages. Ils étaient astreints à des corvées, travaillaient pour les seigneurs mais étaient libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une autre distinction au sein même de l’Europe d’ouest, entre le Nord et le Sud, sur des questions de pratiques des sols. Dans le Sud (Italie, Grèce, Espagne, Portugal), l’assolement est biennal (on sème en hiver, et on la laisse se reposer. Elle est donc en repos la moitié du temps, et l’agriculture, qui domine l’économie, est en pause la moitié du temps). Dans le Nord, l’assolement est triennal (automne-hiver, printemps, puis jachère. On ne perd que 33 pour cent du temps, au lieu de 50 pour cent).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve donc une frontière socio-économique entre l’Est et l’Ouest qui n’est donc pas si récente que cela comme on aurait tendance à le croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Une agriculture de subsistance =&lt;br /&gt;
Au Moyen-Âge, tous les paysans d’Europe sont en servitude de la noblesse. Au XVIIIème siècle, hormis quelques exceptions, tous sont devenus libres mais on ne sait pas comment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculture est une agriculture de survie, elle permet de rester en vie et elle est avant tout céréalière se concentrant à savoir sur le blé et l'orge.  Les paysans produisent leur nourriture et de celle de leurs familles. Les ¾ de la nourriture proviennent des céréales. On parle de &amp;quot;tyrannie des blés&amp;quot; car les paysans sont dépendant de cette culture dominante. Il faut noter qu'à l’époque, la consommation moyenne d’un individu par jour en céréales était de 800gr à 1kg, alors qu’aujourd’hui elle est de 150gr à 200gr. Ainsi, la consommation de céréales était la principale source de calories dans les sociétés préindustrielles.  Ce choix de production est notamment dû au fait que la culture de céréales est 10 fois plus productive que l'élevage du bétail. On est tout de même dans des sociétés de pauvreté de masse, qui vivent juste au-dessus du fil du rasoir, le rendement n’étant pas très efficace (rapport entre la quantité semée et celle récoltée. Au Moyen-Âge, on semait 1 grain et on en récoltait de 5 à 6. Il faut prendre en compte qu’il faut semer à nouveau une partie de ce que l’on récolte, c’est la soudure, à cause de laquelle les gens mourraient : on mourrait de faim bien qu’il y ait tout de même des réserves que l’on gardait pour être semées). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette faiblesse des rendements céréaliers est due aux techniques agricoles qui sont limitées. Les conséquences de la faiblesse de la production de fer était que les socs des charrues étaient en bois, et donc fragiles et peu efficaces. La pauvreté est un piège pour les paysans, qui, après avoir échangé leur récolte contre de la farine et payé leurs imports, n’avaient plus rien pour, par ex., demander à un artisan forgeron de leur faire un bon soc en fer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais. Il est par exemple possible de citer le cas de l’Île-de-France qui devait sa fertilité à Paris, où la population produisait l’engrais. Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. Et donc l’engrais n’est pas là où il devrait être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La faiblesse des rendements céréaliers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rendements restent faibles ==&lt;br /&gt;
Un rendement est un ratio entre quantité récoltée et quantité semée. En cas de mauvaises récoltes, c'est la loi du plus fort qui s'applique, à savoir que les plus faibles vont mourir en vertu de la famine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la quantité récoltée sur la quantité semée était de 5-6 grains pour 1 semé en moyenne, alors qu’à cette même époque, à Genève, elle est de 4 grains pour 1. Cela dépend donc des régions. Mais en général, les rendements sont très faibles comparés à ceux que l’on obtient aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Raisons des faiblesses de rendement ==&lt;br /&gt;
Les quantités sont faibles car elles sont piégées par la « tyrannie des céréales » lié à différent facteur comme les problèmes d’engrais, le coûts de transports ou encore médiocrité des techniques agricoles parmi d'autres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*faiblesse des investissements&lt;br /&gt;
Il y a une absence des ressources afin d'investir qualitativement. Il subsiste trop de risques en cas de transformation du secteur. Ces paysons n'ont as d’argent parce qu’ils paient des impôts.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*paysan conservateur (&amp;quot;stéréotype&amp;quot;)&lt;br /&gt;
En contexte de pauvreté des préindustrielles, le changement d'une pratique agricole est  dangereuse car elle doit obéir à un principe de subsistance et  de survie. Les paysans sont très dépendant de la qualité de la  première récolte. L'agriculture pratiquée est une agriculture de subsistance et il est donc impossible de jouer avec les conditions de survie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais (donc l’Île-de-France était fertile grâce à paris, ou la population produisait l’engrais). Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. So l’engrais n’est pas là où il devrait être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Situation du blocage &lt;br /&gt;
Ces sociétés sont bloquées : les rendements sont faibles et l’innovation technologique est pratiquement inexistante.  Sur cette paysannerie pèse un autre parasite : la paysannerie produit la nourriture pour la survie des gens, et les parasites sont les habitants des villes. → Les citadins sont vus comme ceux qui prennent le peu des excédents agricoles aux paysans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La loi des 15% de Paul Bairoch =&lt;br /&gt;
Les sociétés d'ancien régime ne pouvaient supporter plus de 15% de citadins&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les citadins peuvent être qualifiés de parasites qui se nourrissent sur le dos des paysans qui produisent déjà peu de marges donc qui peinent à se nourrir eux-mêmes. Entre 75% et 80% de la population active doit cultiver. Les paysans, en hiver, restent au coin du feu, tandis que l'artisan continue à travailler. Entre 70% et 75% de la masse de travail est dans l’agriculture. Les autres commerçants, artisans continuent de travailler en hiver d'où entre 25% et30% de non-agriculteurs (100*-70%) qui sont des forgerons, charpentiers ou encore  le clergé, des notaires, des instituteurs. Ils représentent 15% de de la population en tant que citadins qui représente un maximum.{{Mal dit}} &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi des 15% doit se comprendre en ces termes : quel poids maximal de citadins non-producteurs de leur propre nourriture, une société fondamentalement agricole peut-elle se permettre de supporter ? L’historien Paul Bairoch apporte une réponse indirecte à travers le calcul suivant :&lt;br /&gt;
#sous l’ancien régime, 75 à 80 % de la population active (= les travailleurs) est engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#comme les paysans ne travaillent pas à la morte saison (hiver) alors que les artisans des villes peuvent être actifs toute l’année, il est plus juste de parler de 70 à 75 % de la force de travail engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#il reste donc 100 – 70 à 75, donc 25% à 30 % de la force de travail qui pourrait travailler ailleurs que dans l’agriculture et être nourris par les paysans.&lt;br /&gt;
#mais il y a à la campagne des personnes qui ne travaillent pas dans l’agriculture (forgerons, menuisiers, curés, etc.) alors qu’il n’y a pratiquement pas d’agriculteurs qui vit en ville. C’est ce qui amène Bairoch à situer à 15 % de la population totale la proportion maximale d’habitants des villes qu’une société traditionnelle pouvait supporter.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une estimation, bien sûr. Le passage de 3 à 4 peut-être jugé comme contestable et fait par l’auteur un peu « au feeling ». Mais les taux d’urbanisation (pourcentage d’habitants d’un pays ou continent vivant en ville) ont effectivement été inférieurs à 15 % jusqu’à la Révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ref : De Jéricho à Mexico - Paul Bairoch&lt;br /&gt;
**Taux d'urbanisation (pourcentage d'habitants qui vit en ville) (entre 10-13%)vérifié dans l'EU d'ancien régime, en Chine (pas plus de 15% non plus)... àVérification de la loi des 15%&lt;br /&gt;
**Blocage : Espace d'innovation vient de la ville&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible de conclure qu'il y a un développement d’innovation qui est bloqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des sociétés de pauvreté de masse =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution de la population urbaine et du taux d'urbanisation de l'Europe 1300 - 1750.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde agricole avec des agriculteurs sous-employés, mal nourris et en mauvaise santé connait une forte mortalité infantile et une forte mortalité qui se traduit par une espérance de vie très basse aux alentours de 25 et 30 ans faisant de quelqu'un de 40 ans un vieillard. Les corps étaient usé littéralement de manière précoce par la dureté des conditions d'existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les paysans sont mal nourris d’où une affectation fréquente de leur système immunitaire qui pour une simple grippe pouvait les conduire à la mort, comme leur organisme était constamment fragilisé par cette nourriture médiocre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1588, la Gazette romaine titre &amp;quot;À Rome rien de neuf sinon que l'on meurt de faim&amp;quot; tandis que le Pape donnait un banquet {{Référence à confirmer}}. Ce sont des sociétés de pauvreté de masse traduit par une situation précaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Origines_et_causes_de_la_r%C3%A9volution_industrielle_anglaise&amp;diff=27271</id>
		<title>Origines et causes de la révolution industrielle anglaise</title>
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		<updated>2015-09-24T14:36:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* La révolution industrielle anglaise */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= La révolution industrielle anglaise =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quoi, où et quand ? ==&lt;br /&gt;
Il s’agit d’une rupture, mais pas autant que lors d’un évènement politique (ex.1789, 1991…). Cette révolution est tout de même une rupture majeure. En l’espace de moins d’un siècle, on assiste à une transformation radicale des paysages économiques et sociaux.&lt;br /&gt;
Elle a eu lieu en Angleterre, et non en Grande-Bretagne ou au Royaume-Uni. L’Angleterre comptait alors 6 millions d’habitants (en 1700) sur un total de 9 millions au Royaume-Uni. La révolution industrielle a été confinée à l’Angleterre pendant un demi-siècle, et il a fallu attendre pour que les changements qui ont survenu en Angleterre se transfèrent ailleurs. Ce processus de transfert se fait de manière différente selon les pays. &lt;br /&gt;
Ce phénomène est sans précèdent historique. Vers 1780-1790, le niveau technique de l’Angleterre n’avait jamais été atteint. L’Angleterre représente alors 1% de la pop mondiale et 10% de la production de fer. Les activités de filature, soit celles demandant le plus de main-d’œuvre, connaissent une mécanisation rapide.&lt;br /&gt;
La question de la datation de la révolution industrielle est complexe vu que c’est un phénomène graduel, et qu’il y a une carence de relevés statistiques. Pour Paul Bairoch, la révolution agriculture est la base de la révolution industrielle, mais il y a débat là-dessus. On peut placer le début de la révolution industrielle vers 1750. La genèse du terme « révolution industrielle » est bien plus tardive (le terme « révolution » n’est utilisé qu’à partir de 1789). A partir de 1884, le terme de « révolution industrielle » est consacré. Le terme révolution semble évoquer quelque chose de fulgurant, mais en réalité nous assistons ici a un série de phénomènes, à un processus lent. Cette image de la fulgurance du démarrage économique a été reprise dans les années 1960 par Rostov (« take off », décollage), pour qualifier cette révolution industrielle. Le décollage n’a en réalité pas eu lieu et s’est fait selon &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Les trois secteurs fondamentaux de la révolution sont le textile, la sidérurgie/charbonnage et l’énergie mécanique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Spinning jenny.jpg|200px|vignette|right|La ''Spinning-jenny'' de James Hargreaves, 1765, musée à Wuppertal, Allemagne.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Le '''textile''' : en 1733, est inventé ‘’la navette volante’’ où avec un jeu de poids et de contrepoids, les métiers à filer sont plus rapides et plus performants, car ils fonctionnent sans que les travailleurs n’aient à intervenir. Cela provoque un blocage économique, car il manque de fil. En 1764, on invente la ‘’spinning Jenny’’qui est un métier à filer mécanique, qui file beaucoup plus de laine que la navette volante et beaucoup plus vite. Mais alors on a trop de fil et les tisseurs n’arrivent pas à suivre la production de fil. La spinning Jenny effectue le travail de 30 ouvriers à la fois. Donc, pour compenser avec la production massive de fil et le surmenage des tisseurs, on invente en 1780, les premiers métiers à tisser mécaniques, qui fonctionnent à vapeur, et permettent d’utiliser tout le fil que produisent les ‘’spinning Jenny’’.&lt;br /&gt;
#la '''combinaison sidérurgie-charbonnage''' : en 1709, la fonte au coke est inventée par Darby. On la réalise à l’aide d’une technique d’élimination du souffre pour que la fonte soit beaucoup plus résistante.&lt;br /&gt;
#L’'''énergie mécanique''' : en 1720,  apparaissent les premières machines à vapeur. À partir de 1780, sont créées des machines avec lesquelles il est possible de cadencer le mouvement des machines. Ainsi, l’ouvrier sait exactement combien de temps il met pour faire une tâche et peut donc optimiser son temps en réglant les machines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle de l’innovation ==&lt;br /&gt;
*'''Le concept d’innovation'''&lt;br /&gt;
Une innovation est une invention qui répond à un besoin. Par exemple, on a retrouvé une pile électrique dans des fouilles babyloniennes, ils ont donc inventé la pile électrique, mais ce n’était pas une innovation car elle n’a servi a rien, personne ne s’en ai servi à l’époque.&lt;br /&gt;
*'''La relation entre invention et industrialisation'''&lt;br /&gt;
À l’origine se trouve une hausse de la demande de consommation en générale, mais il n’y a pas de machines pour répondre à cette hausse, il n’y a pas encore de mécanisation. Donc si on doit produire plus pour répondre à la demande sans mécanique, il faut bien sûr plus de matière première, mais surtout plus de travailleurs. Mais dans ce contexte d’offre et de demande, si tous les employeurs demandent des ouvriers, les ouvriers peuvent négocier de bons salaires. Il y a donc une hausse du coût du travail. Ainsi, les prix augmentent. Donc on va avoir besoins des inventions et de les transformer en innovation pour diminuer les prix et répondre à la demande.&lt;br /&gt;
*'''Le phénomène d’accélération du rythme de création technologique'''&lt;br /&gt;
Une innovation crée un blocage, auquel on répond par une nouvelle innovation, qui crée a nouveau un blocage etc… et tout cela rend la chaîne de production toujours plus efficace. Il y a également la diffusion latérale, c’est-à-dire qu’une innovation dans un domaine va être reprise dans d’autres secteurs et être adaptée à d’autres domaines. Par exemple, on utilisait la machine à vapeur pour sortir l’eau des mines. Les seaux étaient hissés de haut en bas, puis on leur a donné un mouvement rotatif, ce qui a permis le développement de la locomotive qui fonctionne sur un système de rotation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le factory system ==&lt;br /&gt;
*'''L’usine'''&lt;br /&gt;
Au lieu d’avoir des paysans qui travaillent chez eux, on les amène à l’usine. Il y a donc une révolution dans l’ordre du travail. Ce changement est dû à la mécanisation ; une machine a vapeur donne de l’énergie aux métiers a tisser, mais elle ne peut fournir de l’énergie qu’aux métiers qui sont tout proches. De plus la machine à vapeur coûte cher, il faut donc un bâtiment pour la protéger. Donc on amène les ouvriers à la machine. &lt;br /&gt;
*'''La discipline'''&lt;br /&gt;
De plus on introduit la discipline dans le travail : par exemple, les ouvriers n’ont pas envie d’aller travailler, dans l’ancien système, ils peuvent se lever plus tard et se mettre au travail quand ils le veulent. Mais avec les usines, les ouvriers doivent se régler par rapport aux heures où tournent les machines, car il faut un ouvrier derrière chaque métier à tisser. Il faut donc discipliner les ouvriers et cela va prendre plus d’un siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pourquoi l’Angleterre ? =&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
== Une révolution des consommateurs dès la XVIIIème : 1700 - 1760 ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Une attitude nouvelle : le désir de consommer'''&lt;br /&gt;
On voit apparaître un désir de consommer. Durant cette période, on a une croissance économique sans gain de productivité. Donc il y a plus de demande sans que l’on mécanise encore les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance n’est pas vraiment expliquée, mais il y a deux hypothèses : la flotte britannique est très développée et aurait permis le désenclavement les îles britanniques. On amène des produits exotiques comme le chocolat, les épices, ce qui crée une envie chez le consommateur. Ainsi, on voit naître une attitude nouvelle, qui est le désir de consommer. Ce qui est intéressant, c’est que toutes les couches sociales sont concernées. Dans les inventaires de décès au XVIIIè, où le notaire répertorie toutes les possessions d’un défunt, on voit apparaître beaucoup plus d’objets, ainsi que certains effets de mode, même chez les petits artisans : au lieu de garder les même vieux vêtements, on commence à s’acheter des habits &amp;quot;à la mode&amp;quot;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Les premiers pas d’une économie de consommation'''&lt;br /&gt;
On commence a faire croire au gens qu’ils ont besoin d’un objet. Jusqu’au XVIIIè, on vend via le colportage, c’est a dire que des vendeurs vont de village en village et proposent leurs produit (livres…). En Angleterre on crée la boutique, avec de grandes vitrines, on donne envie au consommateur. On voit naitre les publicités. On voit également naitre de nouveaux loisirs : la promenade le dimanche après la messe, on visite les boutiques par exemple.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Il y a deux changements majeurs dans la société britannique dans la première moitié du XVIIIè'''&lt;br /&gt;
Le système de valeur des anglais évolue : on accorde moins d’intérêt au religieux et au moral, on valorise plus le profit matériel. On assimile le progrès au matériel : le progrès permet de mieux s’habiller, de mieux isoler son habitation…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième changement est la fluidification de la société. Au XVIIIème siècle on sort des blocages sociaux. Avant ça, on nait noble, ou on ne le nait pas, il est impossible de devenir noble si on n’est pas né noble. Au XVIIIème siècle, on sort de ce système. Les nobles anglais se passionnent pour l’agriculture et investissent leur argent dans ce domaine (agroéconomie). En même temps, l’artisans qui crée des biens de consommation s’enrichi, et peu s’habiller comme un riche. Les biens de consommation permettent de changer le statu. Je ne suis peut-être pas noble, mais je me présente comme eux (beaux carrosses, beaux habits). Où ce changement de système se voit le plus est aux États-Unis, où les nobles se mélangent avec les riches non-nobles, on voit d’ailleurs des aristocrates renoncer à leur noblesse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''1700 - 1760 : + 60%'''&lt;br /&gt;
Sur la période allant de 1700 à 1760, la production augmente de 60%. Cette augmentation s’est faite sans machines mécaniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des salaires élevés ==&lt;br /&gt;
Cela s’est fait avec l’emploi de plus en plus de travailleurs. Et avec la loi de la demande, même les petite gens s’enrichissent. Mais ces salaires élevés vont pousser à la mécanisation pour diminuer les coûts salariaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pourquoi l’Europe ? = &lt;br /&gt;
*'''Un ‘’sentiment de supériorité’’ et ‘’l’esprit d’ouverture’’.'''&lt;br /&gt;
Une première explication est le sentiment de supériorité des européens sur les autres civilisations, mais en même temps un certain esprit d’ouverture. Marx explique quand dans les grands empires asiatiques, on trouve plusieurs religions dans un seul empire (Ottoman=juifs, musulmans (sunnites et shiites), bouddhistes…) alors qu’en Europe, on a un bloc catholique. On le voit par le fait qu’à la fin du Moyen-Âge, on expulse les juifs. C'est l’Europe de la chrétienté, il n’y a aucune concurrence. C’est cette unité chrétienne qui serait à la base de ce sentiment de supériorité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe a toutefois absorbée une grande quantité d’inventions d’autres cultures : l’algèbre provient de l'arabe, la patate est importée des Amérique. David Landes pense que la certaine supériorité de l’Europe est due à l’alphabet : en Chine ou au Japon, il faut savoir lire des milliers de caractères, ce qui rend l’alphabétisation extrêmement difficile. Seul une élite intellectuelle est capable de lire. En Europe, c’est beaucoup plus facile car il n’y a que vingt six caractères à apprendre. De plus, le protestantisme demande aux fidèles de lire la Bible, ce qui contribue à l’alphabétisation. Mais comment les japonais ont ils fait pour s’industrialiser s’ils ont tant de caractères à apprendre, les enfants japonais apprennent bien tous ces caractères…&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''La disponibilité d’énergie'''&lt;br /&gt;
L’Europe était recouverte d’immenses forêts, les cours d’eau sont abondants, il y a du vent pour les moulins.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Les facteurs climatiques et géographiques'''&lt;br /&gt;
L’Europe profite d’un climat relativement agréable, soit disant plus propice au travail. Le climat tempéré présente dans tous les cas des facilités. Par exemple, il n’y a pas le problème des moussons. L’Europe profite également d’une ouverture sur la mer, or ce qui débloque la société de l’ancien régime c’est le commerce maritime à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Monumento a Colón (Madrid) 02b.jpg|thumb|Colomb et la reine Isabelle Ire de Castille représentés sur un monument de la ''Plaza de Colón'' à Madrid.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Le morcellement politique'''&lt;br /&gt;
Au sortir du Moyen-Âge, on a un très grand morcellement politique, et les États-Nations sont constamment en compétition les uns-avec les autres. Marx a théorisé le fait qu’un empire comme la chine ne pouvait se développer car le pouvoir état très centralisé, et donc empêche la progression. Il établie donc toute une théorie où les dictatures sont vouées à s’effondrer sur elles-mêmes. En Europe, les découvertes sont dues au fait qu’il y a une compétition entre les États. Par exemple, Christophe Colomb a été financé par l’Espagne car Isabelle la Catholique désirait impressionner ses rivaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''L’expansion coloniale'''&lt;br /&gt;
Ces grandes découvertes sont la base du commerce triangulaire, et ont permis le développement de l’Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut noter que personne n’est d’accord sur ces éléments. Par exemple la Suisse a été un des premiers pays à s’industrialiser, mais la Suisse n’a pas eu d’empire colonial, ni d’ouverture sur la mer par exemple.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''La révolution industrielle : un événement inéluctable ?'''&lt;br /&gt;
On en vient à se demander si la révolution industrielle n’était pas quelque chose d’inéluctable. Pourquoi est-ce que c’est l’Angleterre, et pas l’Espagne, qui réunissait tous les éléments ci-dessus, qui a été le berceau de la révolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est certain, c’est qu’à partir de 1760, l’Angleterre change son économie très rapidement, de telle sorte que la révolution est totalement installée en 1800. Cet évènement s’est répandu au reste de l’Europe mais pas au delà causant cette fracture entre l’Europe et le reste du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une hypothèses controversée : une révolution agricole ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La fin progressive de la jachère ===&lt;br /&gt;
Toute la communauté d’historiens se met d’accord pour dire qu’il n’y a pas eu de révolution agricole en Europe, dans le sens où on n’a pas connu l’invention des tracteurs et des engrais au XVIIIème. À cette époque, c’est la naissance de l’agronomie, de la culture du riz et de la pomme de terre en Europe. En Angleterre au XVIIIème, on supprime progressivement la jachère. Jusqu’alors, l’agriculture fonctionne sur un système triennal, avec un tiers des terres en jachère permanente. Or on découvre que certaines plantes comme le trèfle permettent une régénération des sols. Et avec ces plantes comme le trèfle, qu’on fait pousser sur les terres qui auparavant étaient en jachère, on peut nourrir du bétail. Le fumier de ces animaux sert comme engrais pour les champs. Ainsi, on peut ramener les troupeaux dans les plaines, et on profite  d’une production continue. C’est la fin de la tyrannie du blé. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Le développement de l’agronomie et des techniques agricoles ===&lt;br /&gt;
Encore une fois, les nobles s’intéressent à l’agronomie. Ils tentent des expérimentations notamment en croisant des races de vache pour avoir des races laitières ou encore des moutons qui produisent plus de laine.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Les élites anglaises et l’évolution du paysannat ===&lt;br /&gt;
[[Image:Enclosure.jpg|thumb|right|150px|thumb|Un acte d'enclosure datant de 1793.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Les gentlemen farmers'''&lt;br /&gt;
Les artisans proto-industriels possèdent de petites terres qu’ils compensent avec leur revenu dans leur petite production textile. Mais en 1760 avec l’arrivée de la spinning Jenny, ils ne peuvent pas concurrencer et font faillite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Les enclosures'''&lt;br /&gt;
Les nobles rachètent les terres des paysans qui ont fait faillite. Si le prince de Galles est le plus grand propriétaire terrien d’Angleterre, cela date de cette époque. Les paysans se regroupaient en communautés pour cultiver leur terre, mais les grands propriétaires, en rachetant les terres, mettent en place des clôtures. Les paysans en faillite demandent donc du travail aux usines car ils n’ont plus de terre et plus de revenu. La loi de l’offre et de la demande va s’inverser, et cette fois-ci, les patrons vont pouvoir payer de bas salaires aux paysans qui cherchent du travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes et en paraphrasant Will Kymlicka dans son ouvrage ''Les théories de la justice : une introduction'' publié en 1999&amp;lt;ref&amp;gt;Les théories de la justice: Une introduction, La Découverte, Paris.&amp;lt;/ref&amp;gt;, {{citation|Dans l'Angleterre du XVIIème siècle, on assistait à un mouvement pour l'enclosure (l'appropriation privée) de terres jadis détenues par la communauté et accessible à tous.  Sur ces terres (les &amp;quot;communs&amp;quot;), tout à chacun  pouvait exercer un droit de pâture, de collecte du bois, etc. L'appropriation privée des communs entraîna la fortune de certains et la perte de ressource des autres, désormais privés de moyens de subsistance}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27270</id>
		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27270"/>
		<updated>2015-09-24T14:34:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Lutte contre les maladies */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''	La domination écrasante de l’agriculture'''. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''La faible productivité''', soit de faibles rendements est un autre élément de structure : structurellement ont n’arrivait pas à investir pour augmenter les capacités.&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''La carence de moyens de transport et de voies de communication.'''  Ceci crée des micro-marchés. Les coûts de transports étant élevés, on ne pouvait transporter la marchandise puisque ce que l’on transportait devenait trop cher. On a donc une multitude de micro-marchés. Genève, enclave calviniste en pays catholique, développe l’horlogerie pour pouvoir exporter les montres, qui sont chères à la base, et pouvoir exporter et vendre aux élites. &lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
On observe au XVIIIe siècle un déblocage avec un accroissement de la population : le Royaume-Uni connaît une croissance démographique de 64% entre 1700 et 1800 (de 5.5 millions à 9 millions), la France une croissance de 32% (de 22 à 29 millions). La population a augmenté plus que jamais (globalement, de 58% en Europe) et n’a pas connu de crise post croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance fulgurante a plusieurs raisons : &lt;br /&gt;
*	L’élément qui a marqué tout le continent européen est l’amélioration des cultures. De nouveaux produits sont arrivés sur le marché, résultat du désenclavement du continent européen (maïs d’Amérique latine et riz d’Asie, qui arrivent en Europe du Sud, ainsi l’Italie du Nord devient une zone de rizière. cf. l’Asie qui pouvait se permettre une part plus importante population urbaine parce que le riz nourrit plus que le pain). Dans les pays du Nord et de l’Ouest, c’est la pomme de terre qui a été décisive. Elle se répand à toute vitesse au XVIIIe siècle et permet de nourrir plus que le pain. Elle devient l’aliment des petites gens. &lt;br /&gt;
*	Deuxième explication, qui fonctionne particulièrement bien dans les îles britanniques, c’est l’effet du commerce. Les anglais ont développé une flotte et deviennent les « boutiquiers du monde » (produisant beaucoup grâce à la révolution industrielle, ils écoulent tous leurs produits dans l’ensemble du continent européen. En 1740, après une mauvaise récolte en Europe de l’ouest, les Anglois envoient une flotte importer du blé d’Europe de l’est, et échappent a la crise de mortalité qui devait suivre, contrairement à la France. L’Angleterre est le moins enclavé de tous les pays européens. Même chose aux Pays-Bas, grâce à la puissance commerciale de leur flotte).&lt;br /&gt;
*	Dernière raison : le changement des structures économiques (domestic system puis proto-industrialisation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. &lt;br /&gt;
Mais le domestic system demeure un système marginal, minoritaire, et son impact est minime. On revient donc au blocage initial : les marchands ont des capitaux, achètent des matières premières, achètent le travail des paysans au prix le plus bas et vendent le produit fini. C’est un capitalisme commercial, et il y a blocage en raison de la faiblesse de la demande, car on vit dans des sociétés de misère de masse, de disette tous les quatre ans. Les gens achètent donc des vêtements et les font durer, en rapiéçant. Une consommation de masse implique un pouvoir d’achat, mais dans l’ensemble de la population le pouvoir d’achat n’existait pas – sauf chez la noblesse, la bourgeoisie et le clergé, qui étaient minoritaires. Le domestic system n’a donc pas crû en partie en raison de la faiblesse de la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto industrie est la source de la croissance au XVIIIe siècle. Franklin Mendels, avec sa thèse sur la Flandre au XVIIIe (1972), met en évidence deux évènements :&lt;br /&gt;
*Il observe qu’au XVIIIe, la croissance de la population se fait essentiellement dans les campagnes, tandis que les populations des villes stagnaient. C’est le seul endroit au monde et le seul moment de l’histoire où la campagne est meneuse de la croissance.&lt;br /&gt;
*La bonne unité économique est le ménage (pas la ville ni le village), qui est donc l’unité de production et de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait des études de microéconomie sur les Flandres au XVIIIème siècle et suit 5000 ménages à travers les archives. Il s’aperçoit qu’au sein du monde rural d’Europe de l’Ouest il existe trois groupes sociaux en croissance : &lt;br /&gt;
*Celui des paysans sans terre, conséquence naturelle de la croissance démographique. On a plus de deux enfants par couple, et on a donc plusieurs héritiers, et on partage désormais la terre entre eux. La niche n’est plus viable, on est en faillite. La croissance démographique met donc les paysans sous pression et conduit certains à la faillite. Certains allaient travailler pour les grands propriétaires terriens, les autres sont devenus « l’armée de réserve du capitalisme » (dixit Marx), soit ceux qui ont été travailler dans l’industrie qui allait naître, puisqu’ils demandaient désespérément du travail. &lt;br /&gt;
*Celui des paysans qui émigrent pour ne pas faire éclater le ménage, et vont chercher les revenus dans les villes/autre pays (ceci dit, la mobilité paysanne était très forte, et des systèmes migratoires se mettaient en place au XVIIIe).&lt;br /&gt;
*Celui des paysans qui s’attachaient à leur terre et étaient ceux qui se lançaient dans la proto industrie pour pouvoir survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Proto-industrie : travail à domicile, à la campagne. C’est un artisanat que l’on ne voit pas. C’est toujours du temps partiel qui amène une diversification des revenus. Le travail proto-industriel est compatible avec le travail agricole ; le paysan se sert des temps morts de l’agriculture pour travailler sur les métiers à filer. Concrètement, on tire les ressources servant à se nourrir de l’agriculture (comme avant) et la proto industrie permet d’augmenter ses revenus. S’il y a une mauvaise récolte et le prix du blé monte, on a toujours de quoi payer pour en acheter. S’il y a une crise du textile, on dispose toujours de la récolte pour se nourrir. Pour que la survie soit menacée, il faut donc qu’il y ait deux crises simultanées, un dans chacun des deux secteurs. Ceci se produit, mais est très rare. &lt;br /&gt;
Avoir deux sources de revenu change profondément l’existence des paysans. La pauvreté est toujours « de masse » mais on a réalisé un gain important dans la sécurisation de l’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
La différence entre la proto-industrie et le domestic system est le nombre de paysans touches par chacun de ces phénomènes.. Les terroirs agricoles qui n’ont pas été touchés par la proto-industrie sont très rares. Ceci s’est fait en raison de la sortie des micro-marchés. Ceci fait que si l’on fabrique du textile, on peut exporter, et il y a multiplication de la demande grâce à « l’exportation ». On fabrique des tissus, des armes… des milliers de paysans fabriquent des clous, et cette fabrication de clous sert dans la construction navale. La production pour l’exportation est donc un facteur de croissance. C’est le début du commerce triangulaire et de l’exportation :&lt;br /&gt;
Europe (alcool, armes, textile, camelote…produits de la proto industrie) &amp;gt; Afrique (esclaves) &amp;gt; Amériques dont brésil et Iles Caraïbes (coton, sucre, café, cacao, sucre...économie de plantation) &amp;gt; Europe. La construction navale donne du travail (pour les paysans)… Les couts de transport baissent. La situation est « débloquée », il y a du travail pour des millions de paysans.&lt;br /&gt;
La proto-industrie est donc un travail pour l’exportation « internationale » à une époque où a eu lieu un éclatement des micro-marchés et un déblocage économique.&lt;br /&gt;
Est-ce que la croissance de la population a poussé les gens à chercher des solutions et a mené à la proto industrie ou est-ce que la p roto industrie a permis la croissance de la population ?&lt;br /&gt;
La proto industrie est une transition entre l’économie ancienne et l’économie moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La variole, et la 1ère victoire de l’humanité sur une épidémie : on pense que la variolée a pris le relais de la peste, puisque l’humanité n’aurait pas pu supporter les deux fléaux à la fois. La variole tuait souvent, et si elle ne tuait pas, elle défigurait (ex. Mirabeau). Les gens de l’époque n’ont alors aucune idée de ce qu’est un virus. Au XVIIIe, on sort de l’impuissance. On bricole des solutions. En 1721 apparait l’inoculation (on permet à des gosses de développer des anticorps en leur donnant une variole affaiblie). Globalement, cela fonctionnait, même si c’était extrêmement dangereux. En 1796 apparait le vaccin de Jenner, qui inocule une variole dont souffre les vaches à des enfants, ce qui fait générer à ces derniers des anticorps (petite précision, en 1796, l’Angleterre est en guerre avec la France, mais veille à transmettre quand même la solution à la France). On se rend donc compte que l’on peut lutter contre les épidémies. Les humains se placent dans une posture conquérante envers la nature. On sort de la « faiblesses face à la nature ». Il y a le développement d’une culture savante de la nature (encyclopédies, etc…). Les premiers débats viennent très vite concernant la soutenabilité (XIXe), par ex. de la production de bateaux par rapport aux réserves de forêts. L’anthropocentrisme est de mise, de manière générale. L’exploitation des ressources de minerai etc., se fait dans la continuité de ce changement de mentalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27265</id>
		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
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		<updated>2015-09-24T14:32:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Le commerce triangulaire */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''	La domination écrasante de l’agriculture'''. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''La faible productivité''', soit de faibles rendements est un autre élément de structure : structurellement ont n’arrivait pas à investir pour augmenter les capacités.&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''La carence de moyens de transport et de voies de communication.'''  Ceci crée des micro-marchés. Les coûts de transports étant élevés, on ne pouvait transporter la marchandise puisque ce que l’on transportait devenait trop cher. On a donc une multitude de micro-marchés. Genève, enclave calviniste en pays catholique, développe l’horlogerie pour pouvoir exporter les montres, qui sont chères à la base, et pouvoir exporter et vendre aux élites. &lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
On observe au XVIIIe siècle un déblocage avec un accroissement de la population : le Royaume-Uni connaît une croissance démographique de 64% entre 1700 et 1800 (de 5.5 millions à 9 millions), la France une croissance de 32% (de 22 à 29 millions). La population a augmenté plus que jamais (globalement, de 58% en Europe) et n’a pas connu de crise post croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance fulgurante a plusieurs raisons : &lt;br /&gt;
*	L’élément qui a marqué tout le continent européen est l’amélioration des cultures. De nouveaux produits sont arrivés sur le marché, résultat du désenclavement du continent européen (maïs d’Amérique latine et riz d’Asie, qui arrivent en Europe du Sud, ainsi l’Italie du Nord devient une zone de rizière. cf. l’Asie qui pouvait se permettre une part plus importante population urbaine parce que le riz nourrit plus que le pain). Dans les pays du Nord et de l’Ouest, c’est la pomme de terre qui a été décisive. Elle se répand à toute vitesse au XVIIIe siècle et permet de nourrir plus que le pain. Elle devient l’aliment des petites gens. &lt;br /&gt;
*	Deuxième explication, qui fonctionne particulièrement bien dans les îles britanniques, c’est l’effet du commerce. Les anglais ont développé une flotte et deviennent les « boutiquiers du monde » (produisant beaucoup grâce à la révolution industrielle, ils écoulent tous leurs produits dans l’ensemble du continent européen. En 1740, après une mauvaise récolte en Europe de l’ouest, les Anglois envoient une flotte importer du blé d’Europe de l’est, et échappent a la crise de mortalité qui devait suivre, contrairement à la France. L’Angleterre est le moins enclavé de tous les pays européens. Même chose aux Pays-Bas, grâce à la puissance commerciale de leur flotte).&lt;br /&gt;
*	Dernière raison : le changement des structures économiques (domestic system puis proto-industrialisation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. &lt;br /&gt;
Mais le domestic system demeure un système marginal, minoritaire, et son impact est minime. On revient donc au blocage initial : les marchands ont des capitaux, achètent des matières premières, achètent le travail des paysans au prix le plus bas et vendent le produit fini. C’est un capitalisme commercial, et il y a blocage en raison de la faiblesse de la demande, car on vit dans des sociétés de misère de masse, de disette tous les quatre ans. Les gens achètent donc des vêtements et les font durer, en rapiéçant. Une consommation de masse implique un pouvoir d’achat, mais dans l’ensemble de la population le pouvoir d’achat n’existait pas – sauf chez la noblesse, la bourgeoisie et le clergé, qui étaient minoritaires. Le domestic system n’a donc pas crû en partie en raison de la faiblesse de la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto industrie est la source de la croissance au XVIIIe siècle. Franklin Mendels, avec sa thèse sur la Flandre au XVIIIe (1972), met en évidence deux évènements :&lt;br /&gt;
*Il observe qu’au XVIIIe, la croissance de la population se fait essentiellement dans les campagnes, tandis que les populations des villes stagnaient. C’est le seul endroit au monde et le seul moment de l’histoire où la campagne est meneuse de la croissance.&lt;br /&gt;
*La bonne unité économique est le ménage (pas la ville ni le village), qui est donc l’unité de production et de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait des études de microéconomie sur les Flandres au XVIIIème siècle et suit 5000 ménages à travers les archives. Il s’aperçoit qu’au sein du monde rural d’Europe de l’Ouest il existe trois groupes sociaux en croissance : &lt;br /&gt;
*Celui des paysans sans terre, conséquence naturelle de la croissance démographique. On a plus de deux enfants par couple, et on a donc plusieurs héritiers, et on partage désormais la terre entre eux. La niche n’est plus viable, on est en faillite. La croissance démographique met donc les paysans sous pression et conduit certains à la faillite. Certains allaient travailler pour les grands propriétaires terriens, les autres sont devenus « l’armée de réserve du capitalisme » (dixit Marx), soit ceux qui ont été travailler dans l’industrie qui allait naître, puisqu’ils demandaient désespérément du travail. &lt;br /&gt;
*Celui des paysans qui émigrent pour ne pas faire éclater le ménage, et vont chercher les revenus dans les villes/autre pays (ceci dit, la mobilité paysanne était très forte, et des systèmes migratoires se mettaient en place au XVIIIe).&lt;br /&gt;
*Celui des paysans qui s’attachaient à leur terre et étaient ceux qui se lançaient dans la proto industrie pour pouvoir survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Proto-industrie : travail à domicile, à la campagne. C’est un artisanat que l’on ne voit pas. C’est toujours du temps partiel qui amène une diversification des revenus. Le travail proto-industriel est compatible avec le travail agricole ; le paysan se sert des temps morts de l’agriculture pour travailler sur les métiers à filer. Concrètement, on tire les ressources servant à se nourrir de l’agriculture (comme avant) et la proto industrie permet d’augmenter ses revenus. S’il y a une mauvaise récolte et le prix du blé monte, on a toujours de quoi payer pour en acheter. S’il y a une crise du textile, on dispose toujours de la récolte pour se nourrir. Pour que la survie soit menacée, il faut donc qu’il y ait deux crises simultanées, un dans chacun des deux secteurs. Ceci se produit, mais est très rare. &lt;br /&gt;
Avoir deux sources de revenu change profondément l’existence des paysans. La pauvreté est toujours « de masse » mais on a réalisé un gain important dans la sécurisation de l’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
La différence entre la proto-industrie et le domestic system est le nombre de paysans touches par chacun de ces phénomènes.. Les terroirs agricoles qui n’ont pas été touchés par la proto-industrie sont très rares. Ceci s’est fait en raison de la sortie des micro-marchés. Ceci fait que si l’on fabrique du textile, on peut exporter, et il y a multiplication de la demande grâce à « l’exportation ». On fabrique des tissus, des armes… des milliers de paysans fabriquent des clous, et cette fabrication de clous sert dans la construction navale. La production pour l’exportation est donc un facteur de croissance. C’est le début du commerce triangulaire et de l’exportation :&lt;br /&gt;
Europe (alcool, armes, textile, camelote…produits de la proto industrie) &amp;gt; Afrique (esclaves) &amp;gt; Amériques dont brésil et Iles Caraïbes (coton, sucre, café, cacao, sucre...économie de plantation) &amp;gt; Europe. La construction navale donne du travail (pour les paysans)… Les couts de transport baissent. La situation est « débloquée », il y a du travail pour des millions de paysans.&lt;br /&gt;
La proto-industrie est donc un travail pour l’exportation « internationale » à une époque où a eu lieu un éclatement des micro-marchés et un déblocage économique.&lt;br /&gt;
Est-ce que la croissance de la population a poussé les gens à chercher des solutions et a mené à la proto industrie ou est-ce que la p roto industrie a permis la croissance de la population ?&lt;br /&gt;
La proto industrie est une transition entre l’économie ancienne et l’économie moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée de la variole par exemple a pu changer l’impact des gens sur les épidémies. La Variole est une maladie d'hygiène et de la peau. En 1721, le procédé de l'inoculation est se fait par le prélèvement du  pus d'un bubons qui est en voie de guérison et inséré sous la peau d'un nouveau né et donc qui développait ainsi des anti-corps. En 1796 est inventé par Jenner la vaccination contre la variole (variole des vaches pour créer des anticorps). Ce qui est intéressant c’est que, malgré la guerre et le fait qu’il soit britannique, il va transmettre au monde le secret de la vaccination, et l’on assiste donc au premier geste humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27264</id>
		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27264"/>
		<updated>2015-09-24T14:32:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Le commerce triangulaire */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''	La domination écrasante de l’agriculture'''. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''La faible productivité''', soit de faibles rendements est un autre élément de structure : structurellement ont n’arrivait pas à investir pour augmenter les capacités.&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''La carence de moyens de transport et de voies de communication.'''  Ceci crée des micro-marchés. Les coûts de transports étant élevés, on ne pouvait transporter la marchandise puisque ce que l’on transportait devenait trop cher. On a donc une multitude de micro-marchés. Genève, enclave calviniste en pays catholique, développe l’horlogerie pour pouvoir exporter les montres, qui sont chères à la base, et pouvoir exporter et vendre aux élites. &lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
On observe au XVIIIe siècle un déblocage avec un accroissement de la population : le Royaume-Uni connaît une croissance démographique de 64% entre 1700 et 1800 (de 5.5 millions à 9 millions), la France une croissance de 32% (de 22 à 29 millions). La population a augmenté plus que jamais (globalement, de 58% en Europe) et n’a pas connu de crise post croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance fulgurante a plusieurs raisons : &lt;br /&gt;
*	L’élément qui a marqué tout le continent européen est l’amélioration des cultures. De nouveaux produits sont arrivés sur le marché, résultat du désenclavement du continent européen (maïs d’Amérique latine et riz d’Asie, qui arrivent en Europe du Sud, ainsi l’Italie du Nord devient une zone de rizière. cf. l’Asie qui pouvait se permettre une part plus importante population urbaine parce que le riz nourrit plus que le pain). Dans les pays du Nord et de l’Ouest, c’est la pomme de terre qui a été décisive. Elle se répand à toute vitesse au XVIIIe siècle et permet de nourrir plus que le pain. Elle devient l’aliment des petites gens. &lt;br /&gt;
*	Deuxième explication, qui fonctionne particulièrement bien dans les îles britanniques, c’est l’effet du commerce. Les anglais ont développé une flotte et deviennent les « boutiquiers du monde » (produisant beaucoup grâce à la révolution industrielle, ils écoulent tous leurs produits dans l’ensemble du continent européen. En 1740, après une mauvaise récolte en Europe de l’ouest, les Anglois envoient une flotte importer du blé d’Europe de l’est, et échappent a la crise de mortalité qui devait suivre, contrairement à la France. L’Angleterre est le moins enclavé de tous les pays européens. Même chose aux Pays-Bas, grâce à la puissance commerciale de leur flotte).&lt;br /&gt;
*	Dernière raison : le changement des structures économiques (domestic system puis proto-industrialisation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. &lt;br /&gt;
Mais le domestic system demeure un système marginal, minoritaire, et son impact est minime. On revient donc au blocage initial : les marchands ont des capitaux, achètent des matières premières, achètent le travail des paysans au prix le plus bas et vendent le produit fini. C’est un capitalisme commercial, et il y a blocage en raison de la faiblesse de la demande, car on vit dans des sociétés de misère de masse, de disette tous les quatre ans. Les gens achètent donc des vêtements et les font durer, en rapiéçant. Une consommation de masse implique un pouvoir d’achat, mais dans l’ensemble de la population le pouvoir d’achat n’existait pas – sauf chez la noblesse, la bourgeoisie et le clergé, qui étaient minoritaires. Le domestic system n’a donc pas crû en partie en raison de la faiblesse de la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto industrie est la source de la croissance au XVIIIe siècle. Franklin Mendels, avec sa thèse sur la Flandre au XVIIIe (1972), met en évidence deux évènements :&lt;br /&gt;
*Il observe qu’au XVIIIe, la croissance de la population se fait essentiellement dans les campagnes, tandis que les populations des villes stagnaient. C’est le seul endroit au monde et le seul moment de l’histoire où la campagne est meneuse de la croissance.&lt;br /&gt;
*La bonne unité économique est le ménage (pas la ville ni le village), qui est donc l’unité de production et de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait des études de microéconomie sur les Flandres au XVIIIème siècle et suit 5000 ménages à travers les archives. Il s’aperçoit qu’au sein du monde rural d’Europe de l’Ouest il existe trois groupes sociaux en croissance : &lt;br /&gt;
*Celui des paysans sans terre, conséquence naturelle de la croissance démographique. On a plus de deux enfants par couple, et on a donc plusieurs héritiers, et on partage désormais la terre entre eux. La niche n’est plus viable, on est en faillite. La croissance démographique met donc les paysans sous pression et conduit certains à la faillite. Certains allaient travailler pour les grands propriétaires terriens, les autres sont devenus « l’armée de réserve du capitalisme » (dixit Marx), soit ceux qui ont été travailler dans l’industrie qui allait naître, puisqu’ils demandaient désespérément du travail. &lt;br /&gt;
*Celui des paysans qui émigrent pour ne pas faire éclater le ménage, et vont chercher les revenus dans les villes/autre pays (ceci dit, la mobilité paysanne était très forte, et des systèmes migratoires se mettaient en place au XVIIIe).&lt;br /&gt;
*Celui des paysans qui s’attachaient à leur terre et étaient ceux qui se lançaient dans la proto industrie pour pouvoir survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Proto-industrie : travail à domicile, à la campagne. C’est un artisanat que l’on ne voit pas. C’est toujours du temps partiel qui amène une diversification des revenus. Le travail proto-industriel est compatible avec le travail agricole ; le paysan se sert des temps morts de l’agriculture pour travailler sur les métiers à filer. Concrètement, on tire les ressources servant à se nourrir de l’agriculture (comme avant) et la proto industrie permet d’augmenter ses revenus. S’il y a une mauvaise récolte et le prix du blé monte, on a toujours de quoi payer pour en acheter. S’il y a une crise du textile, on dispose toujours de la récolte pour se nourrir. Pour que la survie soit menacée, il faut donc qu’il y ait deux crises simultanées, un dans chacun des deux secteurs. Ceci se produit, mais est très rare. &lt;br /&gt;
Avoir deux sources de revenu change profondément l’existence des paysans. La pauvreté est toujours « de masse » mais on a réalisé un gain important dans la sécurisation de l’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
La différence entre la proto-industrie et le domestic system est le nombre de paysans touches par chacun de ces phénomènes.. Les terroirs agricoles qui n’ont pas été touchés par la proto-industrie sont très rares. Ceci s’est fait en raison de la sortie des micro-marchés. Ceci fait que si l’on fabrique du textile, on peut exporter, et il y a multiplication de la demande grâce à « l’exportation ». On fabrique des tissus, des armes… des milliers de paysans fabriquent des clous, et cette fabrication de clous sert dans la construction navale. La production pour l’exportation est donc un facteur de croissance. C’est le début du commerce triangulaire et de l’exportation :&lt;br /&gt;
 Europe (alcool, armes, textile, camelote…produits de la proto industrie) &amp;gt; Afrique (esclaves) &amp;gt; Amériques dont brésil et Iles Caraïbes (coton, sucre, café, cacao, sucre...économie de plantation) &amp;gt; Europe. La construction navale donne du travail (pour les paysans)… Les couts de transport baissent. La situation est « débloquée », il y a du travail pour des millions de paysans.&lt;br /&gt;
La proto-industrie est donc un travail pour l’exportation « internationale » à une époque où a eu lieu un éclatement des micro-marchés et un déblocage économique.&lt;br /&gt;
Est-ce que la croissance de la population a poussé les gens à chercher des solutions et a mené à la proto industrie ou est-ce que la p roto industrie a permis la croissance de la population ?&lt;br /&gt;
La proto industrie est une transition entre l’économie ancienne et l’économie moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée de la variole par exemple a pu changer l’impact des gens sur les épidémies. La Variole est une maladie d'hygiène et de la peau. En 1721, le procédé de l'inoculation est se fait par le prélèvement du  pus d'un bubons qui est en voie de guérison et inséré sous la peau d'un nouveau né et donc qui développait ainsi des anti-corps. En 1796 est inventé par Jenner la vaccination contre la variole (variole des vaches pour créer des anticorps). Ce qui est intéressant c’est que, malgré la guerre et le fait qu’il soit britannique, il va transmettre au monde le secret de la vaccination, et l’on assiste donc au premier geste humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27262</id>
		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27262"/>
		<updated>2015-09-24T14:31:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''	La domination écrasante de l’agriculture'''. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''La faible productivité''', soit de faibles rendements est un autre élément de structure : structurellement ont n’arrivait pas à investir pour augmenter les capacités.&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''La carence de moyens de transport et de voies de communication.'''  Ceci crée des micro-marchés. Les coûts de transports étant élevés, on ne pouvait transporter la marchandise puisque ce que l’on transportait devenait trop cher. On a donc une multitude de micro-marchés. Genève, enclave calviniste en pays catholique, développe l’horlogerie pour pouvoir exporter les montres, qui sont chères à la base, et pouvoir exporter et vendre aux élites. &lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
On observe au XVIIIe siècle un déblocage avec un accroissement de la population : le Royaume-Uni connaît une croissance démographique de 64% entre 1700 et 1800 (de 5.5 millions à 9 millions), la France une croissance de 32% (de 22 à 29 millions). La population a augmenté plus que jamais (globalement, de 58% en Europe) et n’a pas connu de crise post croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance fulgurante a plusieurs raisons : &lt;br /&gt;
*	L’élément qui a marqué tout le continent européen est l’amélioration des cultures. De nouveaux produits sont arrivés sur le marché, résultat du désenclavement du continent européen (maïs d’Amérique latine et riz d’Asie, qui arrivent en Europe du Sud, ainsi l’Italie du Nord devient une zone de rizière. cf. l’Asie qui pouvait se permettre une part plus importante population urbaine parce que le riz nourrit plus que le pain). Dans les pays du Nord et de l’Ouest, c’est la pomme de terre qui a été décisive. Elle se répand à toute vitesse au XVIIIe siècle et permet de nourrir plus que le pain. Elle devient l’aliment des petites gens. &lt;br /&gt;
*	Deuxième explication, qui fonctionne particulièrement bien dans les îles britanniques, c’est l’effet du commerce. Les anglais ont développé une flotte et deviennent les « boutiquiers du monde » (produisant beaucoup grâce à la révolution industrielle, ils écoulent tous leurs produits dans l’ensemble du continent européen. En 1740, après une mauvaise récolte en Europe de l’ouest, les Anglois envoient une flotte importer du blé d’Europe de l’est, et échappent a la crise de mortalité qui devait suivre, contrairement à la France. L’Angleterre est le moins enclavé de tous les pays européens. Même chose aux Pays-Bas, grâce à la puissance commerciale de leur flotte).&lt;br /&gt;
*	Dernière raison : le changement des structures économiques (domestic system puis proto-industrialisation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. &lt;br /&gt;
Mais le domestic system demeure un système marginal, minoritaire, et son impact est minime. On revient donc au blocage initial : les marchands ont des capitaux, achètent des matières premières, achètent le travail des paysans au prix le plus bas et vendent le produit fini. C’est un capitalisme commercial, et il y a blocage en raison de la faiblesse de la demande, car on vit dans des sociétés de misère de masse, de disette tous les quatre ans. Les gens achètent donc des vêtements et les font durer, en rapiéçant. Une consommation de masse implique un pouvoir d’achat, mais dans l’ensemble de la population le pouvoir d’achat n’existait pas – sauf chez la noblesse, la bourgeoisie et le clergé, qui étaient minoritaires. Le domestic system n’a donc pas crû en partie en raison de la faiblesse de la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto industrie est la source de la croissance au XVIIIe siècle. Franklin Mendels, avec sa thèse sur la Flandre au XVIIIe (1972), met en évidence deux évènements :&lt;br /&gt;
*Il observe qu’au XVIIIe, la croissance de la population se fait essentiellement dans les campagnes, tandis que les populations des villes stagnaient. C’est le seul endroit au monde et le seul moment de l’histoire où la campagne est meneuse de la croissance.&lt;br /&gt;
*La bonne unité économique est le ménage (pas la ville ni le village), qui est donc l’unité de production et de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait des études de microéconomie sur les Flandres au XVIIIème siècle et suit 5000 ménages à travers les archives. Il s’aperçoit qu’au sein du monde rural d’Europe de l’Ouest il existe trois groupes sociaux en croissance : &lt;br /&gt;
*Celui des paysans sans terre, conséquence naturelle de la croissance démographique. On a plus de deux enfants par couple, et on a donc plusieurs héritiers, et on partage désormais la terre entre eux. La niche n’est plus viable, on est en faillite. La croissance démographique met donc les paysans sous pression et conduit certains à la faillite. Certains allaient travailler pour les grands propriétaires terriens, les autres sont devenus « l’armée de réserve du capitalisme » (dixit Marx), soit ceux qui ont été travailler dans l’industrie qui allait naître, puisqu’ils demandaient désespérément du travail. &lt;br /&gt;
*Celui des paysans qui émigrent pour ne pas faire éclater le ménage, et vont chercher les revenus dans les villes/autre pays (ceci dit, la mobilité paysanne était très forte, et des systèmes migratoires se mettaient en place au XVIIIe).&lt;br /&gt;
*Celui des paysans qui s’attachaient à leur terre et étaient ceux qui se lançaient dans la proto industrie pour pouvoir survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Proto-industrie : travail à domicile, à la campagne. C’est un artisanat que l’on ne voit pas. C’est toujours du temps partiel qui amène une diversification des revenus. Le travail proto-industriel est compatible avec le travail agricole ; le paysan se sert des temps morts de l’agriculture pour travailler sur les métiers à filer. Concrètement, on tire les ressources servant à se nourrir de l’agriculture (comme avant) et la proto industrie permet d’augmenter ses revenus. S’il y a une mauvaise récolte et le prix du blé monte, on a toujours de quoi payer pour en acheter. S’il y a une crise du textile, on dispose toujours de la récolte pour se nourrir. Pour que la survie soit menacée, il faut donc qu’il y ait deux crises simultanées, un dans chacun des deux secteurs. Ceci se produit, mais est très rare. &lt;br /&gt;
Avoir deux sources de revenu change profondément l’existence des paysans. La pauvreté est toujours « de masse » mais on a réalisé un gain important dans la sécurisation de l’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tissus venus d'Europe sont échangés contre les esclaves africains qui sont envoyé en Amérique pour leur main d'oeuvre ou ils produisent sucre et coton renvoyé en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée de la variole par exemple a pu changer l’impact des gens sur les épidémies. La Variole est une maladie d'hygiène et de la peau. En 1721, le procédé de l'inoculation est se fait par le prélèvement du  pus d'un bubons qui est en voie de guérison et inséré sous la peau d'un nouveau né et donc qui développait ainsi des anti-corps. En 1796 est inventé par Jenner la vaccination contre la variole (variole des vaches pour créer des anticorps). Ce qui est intéressant c’est que, malgré la guerre et le fait qu’il soit britannique, il va transmettre au monde le secret de la vaccination, et l’on assiste donc au premier geste humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
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	<entry>
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		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
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		<updated>2015-09-24T14:31:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''	La domination écrasante de l’agriculture'''. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''La faible productivité''', soit de faibles rendements est un autre élément de structure : structurellement ont n’arrivait pas à investir pour augmenter les capacités.&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''La carence de moyens de transport et de voies de communication.'''  Ceci crée des micro-marchés. Les coûts de transports étant élevés, on ne pouvait transporter la marchandise puisque ce que l’on transportait devenait trop cher. On a donc une multitude de micro-marchés. Genève, enclave calviniste en pays catholique, développe l’horlogerie pour pouvoir exporter les montres, qui sont chères à la base, et pouvoir exporter et vendre aux élites. &lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
On observe au XVIIIe siècle un déblocage avec un accroissement de la population : le Royaume-Uni connaît une croissance démographique de 64% entre 1700 et 1800 (de 5.5 millions à 9 millions), la France une croissance de 32% (de 22 à 29 millions). La population a augmenté plus que jamais (globalement, de 58% en Europe) et n’a pas connu de crise post croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance fulgurante a plusieurs raisons : &lt;br /&gt;
*	L’élément qui a marqué tout le continent européen est l’amélioration des cultures. De nouveaux produits sont arrivés sur le marché, résultat du désenclavement du continent européen (maïs d’Amérique latine et riz d’Asie, qui arrivent en Europe du Sud, ainsi l’Italie du Nord devient une zone de rizière. cf. l’Asie qui pouvait se permettre une part plus importante population urbaine parce que le riz nourrit plus que le pain). Dans les pays du Nord et de l’Ouest, c’est la pomme de terre qui a été décisive. Elle se répand à toute vitesse au XVIIIe siècle et permet de nourrir plus que le pain. Elle devient l’aliment des petites gens. &lt;br /&gt;
*	Deuxième explication, qui fonctionne particulièrement bien dans les îles britanniques, c’est l’effet du commerce. Les anglais ont développé une flotte et deviennent les « boutiquiers du monde » (produisant beaucoup grâce à la révolution industrielle, ils écoulent tous leurs produits dans l’ensemble du continent européen. En 1740, après une mauvaise récolte en Europe de l’ouest, les Anglois envoient une flotte importer du blé d’Europe de l’est, et échappent a la crise de mortalité qui devait suivre, contrairement à la France. L’Angleterre est le moins enclavé de tous les pays européens. Même chose aux Pays-Bas, grâce à la puissance commerciale de leur flotte).&lt;br /&gt;
*	Dernière raison : le changement des structures économiques (domestic system puis proto-industrialisation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. &lt;br /&gt;
Mais le domestic system demeure un système marginal, minoritaire, et son impact est minime. On revient donc au blocage initial : les marchands ont des capitaux, achètent des matières premières, achètent le travail des paysans au prix le plus bas et vendent le produit fini. C’est un capitalisme commercial, et il y a blocage en raison de la faiblesse de la demande, car on vit dans des sociétés de misère de masse, de disette tous les quatre ans. Les gens achètent donc des vêtements et les font durer, en rapiéçant. Une consommation de masse implique un pouvoir d’achat, mais dans l’ensemble de la population le pouvoir d’achat n’existait pas – sauf chez la noblesse, la bourgeoisie et le clergé, qui étaient minoritaires. Le domestic system n’a donc pas crû en partie en raison de la faiblesse de la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto industrie est la source de la croissance au XVIIIe siècle. Franklin Mendels, avec sa thèse sur la Flandre au XVIIIe (1972), met en évidence deux évènements :&lt;br /&gt;
•	Il observe qu’au XVIIIe, la croissance de la population se fait essentiellement dans les campagnes, tandis que les populations des villes stagnaient. C’est le seul endroit au monde et le seul moment de l’histoire où la campagne est meneuse de la croissance.&lt;br /&gt;
•	La bonne unité économique est le ménage (pas la ville ni le village), qui est donc l’unité de production et de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait des études de microéconomie sur les Flandres au XVIIIème siècle et suit 5000 ménages à travers les archives. Il s’aperçoit qu’au sein du monde rural d’Europe de l’Ouest il existe trois groupes sociaux en croissance : &lt;br /&gt;
•	Celui des paysans sans terre, conséquence naturelle de la croissance démographique. On a plus de deux enfants par couple, et on a donc plusieurs héritiers, et on partage désormais la terre entre eux. La niche n’est plus viable, on est en faillite. La croissance démographique met donc les paysans sous pression et conduit certains à la faillite. Certains allaient travailler pour les grands propriétaires terriens, les autres sont devenus « l’armée de réserve du capitalisme » (dixit Marx), soit ceux qui ont été travailler dans l’industrie qui allait naître, puisqu’ils demandaient désespérément du travail. &lt;br /&gt;
•	Celui des paysans qui émigrent pour ne pas faire éclater le ménage, et vont chercher les revenus dans les villes/autre pays (ceci dit, la mobilité paysanne était très forte, et des systèmes migratoires se mettaient en place au XVIIIe).&lt;br /&gt;
•	Celui des paysans qui s’attachaient à leur terre et étaient ceux qui se lançaient dans la proto industrie pour pouvoir survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Proto-industrie : travail à domicile, à la campagne. C’est un artisanat que l’on ne voit pas. C’est toujours du temps partiel qui amène une diversification des revenus. Le travail proto-industriel est compatible avec le travail agricole ; le paysan se sert des temps morts de l’agriculture pour travailler sur les métiers à filer. Concrètement, on tire les ressources servant à se nourrir de l’agriculture (comme avant) et la proto industrie permet d’augmenter ses revenus. S’il y a une mauvaise récolte et le prix du blé monte, on a toujours de quoi payer pour en acheter. S’il y a une crise du textile, on dispose toujours de la récolte pour se nourrir. Pour que la survie soit menacée, il faut donc qu’il y ait deux crises simultanées, un dans chacun des deux secteurs. Ceci se produit, mais est très rare. &lt;br /&gt;
Avoir deux sources de revenu change profondément l’existence des paysans. La pauvreté est toujours « de masse » mais on a réalisé un gain important dans la sécurisation de l’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tissus venus d'Europe sont échangés contre les esclaves africains qui sont envoyé en Amérique pour leur main d'oeuvre ou ils produisent sucre et coton renvoyé en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée de la variole par exemple a pu changer l’impact des gens sur les épidémies. La Variole est une maladie d'hygiène et de la peau. En 1721, le procédé de l'inoculation est se fait par le prélèvement du  pus d'un bubons qui est en voie de guérison et inséré sous la peau d'un nouveau né et donc qui développait ainsi des anti-corps. En 1796 est inventé par Jenner la vaccination contre la variole (variole des vaches pour créer des anticorps). Ce qui est intéressant c’est que, malgré la guerre et le fait qu’il soit britannique, il va transmettre au monde le secret de la vaccination, et l’on assiste donc au premier geste humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27260</id>
		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27260"/>
		<updated>2015-09-24T14:30:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Le domestic system ou Verlagsystem */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''	La domination écrasante de l’agriculture'''. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''La faible productivité''', soit de faibles rendements est un autre élément de structure : structurellement ont n’arrivait pas à investir pour augmenter les capacités.&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''La carence de moyens de transport et de voies de communication.'''  Ceci crée des micro-marchés. Les coûts de transports étant élevés, on ne pouvait transporter la marchandise puisque ce que l’on transportait devenait trop cher. On a donc une multitude de micro-marchés. Genève, enclave calviniste en pays catholique, développe l’horlogerie pour pouvoir exporter les montres, qui sont chères à la base, et pouvoir exporter et vendre aux élites. &lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
On observe au XVIIIe siècle un déblocage avec un accroissement de la population : le Royaume-Uni connaît une croissance démographique de 64% entre 1700 et 1800 (de 5.5 millions à 9 millions), la France une croissance de 32% (de 22 à 29 millions). La population a augmenté plus que jamais (globalement, de 58% en Europe) et n’a pas connu de crise post croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance fulgurante a plusieurs raisons : &lt;br /&gt;
*	L’élément qui a marqué tout le continent européen est l’amélioration des cultures. De nouveaux produits sont arrivés sur le marché, résultat du désenclavement du continent européen (maïs d’Amérique latine et riz d’Asie, qui arrivent en Europe du Sud, ainsi l’Italie du Nord devient une zone de rizière. cf. l’Asie qui pouvait se permettre une part plus importante population urbaine parce que le riz nourrit plus que le pain). Dans les pays du Nord et de l’Ouest, c’est la pomme de terre qui a été décisive. Elle se répand à toute vitesse au XVIIIe siècle et permet de nourrir plus que le pain. Elle devient l’aliment des petites gens. &lt;br /&gt;
*	Deuxième explication, qui fonctionne particulièrement bien dans les îles britanniques, c’est l’effet du commerce. Les anglais ont développé une flotte et deviennent les « boutiquiers du monde » (produisant beaucoup grâce à la révolution industrielle, ils écoulent tous leurs produits dans l’ensemble du continent européen. En 1740, après une mauvaise récolte en Europe de l’ouest, les Anglois envoient une flotte importer du blé d’Europe de l’est, et échappent a la crise de mortalité qui devait suivre, contrairement à la France. L’Angleterre est le moins enclavé de tous les pays européens. Même chose aux Pays-Bas, grâce à la puissance commerciale de leur flotte).&lt;br /&gt;
*	Dernière raison : le changement des structures économiques (domestic system puis proto-industrialisation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. &lt;br /&gt;
Mais le domestic system demeure un système marginal, minoritaire, et son impact est minime. On revient donc au blocage initial : les marchands ont des capitaux, achètent des matières premières, achètent le travail des paysans au prix le plus bas et vendent le produit fini. C’est un capitalisme commercial, et il y a blocage en raison de la faiblesse de la demande, car on vit dans des sociétés de misère de masse, de disette tous les quatre ans. Les gens achètent donc des vêtements et les font durer, en rapiéçant. Une consommation de masse implique un pouvoir d’achat, mais dans l’ensemble de la population le pouvoir d’achat n’existait pas – sauf chez la noblesse, la bourgeoisie et le clergé, qui étaient minoritaires. Le domestic system n’a donc pas crû en partie en raison de la faiblesse de la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail reste un travail à domicile, c’est également toujours un travail de famille, à temps partiel mais il sera plus répandu. On va assister à une diversification des sources de revenus ce qui permet la compensation des périodes creuses de l’agriculture et une plus grande sécurité d’existence, donc il y a moins de chance d'avoir des crises, il y a la possibilité de compenser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tissus venus d'Europe sont échangés contre les esclaves africains qui sont envoyé en Amérique pour leur main d'oeuvre ou ils produisent sucre et coton renvoyé en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée de la variole par exemple a pu changer l’impact des gens sur les épidémies. La Variole est une maladie d'hygiène et de la peau. En 1721, le procédé de l'inoculation est se fait par le prélèvement du  pus d'un bubons qui est en voie de guérison et inséré sous la peau d'un nouveau né et donc qui développait ainsi des anti-corps. En 1796 est inventé par Jenner la vaccination contre la variole (variole des vaches pour créer des anticorps). Ce qui est intéressant c’est que, malgré la guerre et le fait qu’il soit britannique, il va transmettre au monde le secret de la vaccination, et l’on assiste donc au premier geste humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27259</id>
		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27259"/>
		<updated>2015-09-24T14:28:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* La croissance, enfin ! */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''	La domination écrasante de l’agriculture'''. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''La faible productivité''', soit de faibles rendements est un autre élément de structure : structurellement ont n’arrivait pas à investir pour augmenter les capacités.&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''La carence de moyens de transport et de voies de communication.'''  Ceci crée des micro-marchés. Les coûts de transports étant élevés, on ne pouvait transporter la marchandise puisque ce que l’on transportait devenait trop cher. On a donc une multitude de micro-marchés. Genève, enclave calviniste en pays catholique, développe l’horlogerie pour pouvoir exporter les montres, qui sont chères à la base, et pouvoir exporter et vendre aux élites. &lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
On observe au XVIIIe siècle un déblocage avec un accroissement de la population : le Royaume-Uni connaît une croissance démographique de 64% entre 1700 et 1800 (de 5.5 millions à 9 millions), la France une croissance de 32% (de 22 à 29 millions). La population a augmenté plus que jamais (globalement, de 58% en Europe) et n’a pas connu de crise post croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance fulgurante a plusieurs raisons : &lt;br /&gt;
*	L’élément qui a marqué tout le continent européen est l’amélioration des cultures. De nouveaux produits sont arrivés sur le marché, résultat du désenclavement du continent européen (maïs d’Amérique latine et riz d’Asie, qui arrivent en Europe du Sud, ainsi l’Italie du Nord devient une zone de rizière. cf. l’Asie qui pouvait se permettre une part plus importante population urbaine parce que le riz nourrit plus que le pain). Dans les pays du Nord et de l’Ouest, c’est la pomme de terre qui a été décisive. Elle se répand à toute vitesse au XVIIIe siècle et permet de nourrir plus que le pain. Elle devient l’aliment des petites gens. &lt;br /&gt;
*	Deuxième explication, qui fonctionne particulièrement bien dans les îles britanniques, c’est l’effet du commerce. Les anglais ont développé une flotte et deviennent les « boutiquiers du monde » (produisant beaucoup grâce à la révolution industrielle, ils écoulent tous leurs produits dans l’ensemble du continent européen. En 1740, après une mauvaise récolte en Europe de l’ouest, les Anglois envoient une flotte importer du blé d’Europe de l’est, et échappent a la crise de mortalité qui devait suivre, contrairement à la France. L’Angleterre est le moins enclavé de tous les pays européens. Même chose aux Pays-Bas, grâce à la puissance commerciale de leur flotte).&lt;br /&gt;
*	Dernière raison : le changement des structures économiques (domestic system puis proto-industrialisation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. Il reste pourtant une certaine insécurité car le rythme du travail est dicté par les commandes, ce qui n’est pas quelque chose de fixe. On retrouve un blocage : pourquoi sommes-nous restés bloqués ? Car il n’y a pas eu de progrès technique (dans l’activité textile en particulier car il n’y a pas de mécanisation), ni de concentration ouvrière (artisanat présent et non pas industrie), car il y a un capitalisme commercial (marchands avec capitaux et non pas un capitalisme industriel) et peu de demandes (car la société est pauvre). Le blocage était donc au cœur de ces sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail reste un travail à domicile, c’est également toujours un travail de famille, à temps partiel mais il sera plus répandu. On va assister à une diversification des sources de revenus ce qui permet la compensation des périodes creuses de l’agriculture et une plus grande sécurité d’existence, donc il y a moins de chance d'avoir des crises, il y a la possibilité de compenser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tissus venus d'Europe sont échangés contre les esclaves africains qui sont envoyé en Amérique pour leur main d'oeuvre ou ils produisent sucre et coton renvoyé en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée de la variole par exemple a pu changer l’impact des gens sur les épidémies. La Variole est une maladie d'hygiène et de la peau. En 1721, le procédé de l'inoculation est se fait par le prélèvement du  pus d'un bubons qui est en voie de guérison et inséré sous la peau d'un nouveau né et donc qui développait ainsi des anti-corps. En 1796 est inventé par Jenner la vaccination contre la variole (variole des vaches pour créer des anticorps). Ce qui est intéressant c’est que, malgré la guerre et le fait qu’il soit britannique, il va transmettre au monde le secret de la vaccination, et l’on assiste donc au premier geste humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27258</id>
		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
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		<updated>2015-09-24T14:28:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* La croissance, enfin ! */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''	La domination écrasante de l’agriculture'''. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''La faible productivité''', soit de faibles rendements est un autre élément de structure : structurellement ont n’arrivait pas à investir pour augmenter les capacités.&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''La carence de moyens de transport et de voies de communication.'''  Ceci crée des micro-marchés. Les coûts de transports étant élevés, on ne pouvait transporter la marchandise puisque ce que l’on transportait devenait trop cher. On a donc une multitude de micro-marchés. Genève, enclave calviniste en pays catholique, développe l’horlogerie pour pouvoir exporter les montres, qui sont chères à la base, et pouvoir exporter et vendre aux élites. &lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
On observe au XVIIIe siècle un déblocage avec un accroissement de la population : le Royaume-Uni connaît une croissance démographique de 64% entre 1700 et 1800 (de 5.5 millions à 9 millions), la France une croissance de 32% (de 22 à 29 millions). La population a augmenté plus que jamais (globalement, de 58% en Europe) et n’a pas connu de crise post croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance fulgurante a plusieurs raisons : &lt;br /&gt;
*	L’élément qui a marqué tout le continent européen est l’amélioration des cultures. De nouveaux produits sont arrivés sur le marché, résultat du désenclavement du continent européen (maïs d’Amérique latine et riz d’Asie, qui arrivent en Europe du Sud, ainsi l’Italie du Nord devient une zone de rizière. cf. l’Asie qui pouvait se permettre une part plus importante population urbaine parce que le riz nourrit plus que le pain). Dans les pays du Nord et de l’Ouest, c’est la pomme de terre qui a été décisive. Elle se répand à toute vitesse au XVIIIe siècle et permet de nourrir plus que le pain. Elle devient l’aliment des petites gens. &lt;br /&gt;
*	Deuxième explication, qui fonctionne particulièrement bien dans les îles britanniques, c’est l’effet du commerce. Les anglais ont développé une flotte et deviennent les « boutiquiers du monde » (produisant beaucoup grâce à la révolution industrielle, ils écoulent tous leurs produits dans l’ensemble du continent européen. En 1740, après une mauvaise récolte en Europe de l’ouest, les Anglois envoient une flotte importer du blé d’Europe de l’est, et échappent a la crise de mortalité qui devait suivre, contrairement à la France. L’Angleterre est le moins enclavé de tous les pays européens. Même chose aux Pays-Bas, grâce à la puissance commerciale de leur flotte).&lt;br /&gt;
*	Dernière raison : le changement des structures économiques (proto-industrialisation). Retournons dans l’économie pré industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. Il reste pourtant une certaine insécurité car le rythme du travail est dicté par les commandes, ce qui n’est pas quelque chose de fixe. On retrouve un blocage : pourquoi sommes-nous restés bloqués ? Car il n’y a pas eu de progrès technique (dans l’activité textile en particulier car il n’y a pas de mécanisation), ni de concentration ouvrière (artisanat présent et non pas industrie), car il y a un capitalisme commercial (marchands avec capitaux et non pas un capitalisme industriel) et peu de demandes (car la société est pauvre). Le blocage était donc au cœur de ces sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail reste un travail à domicile, c’est également toujours un travail de famille, à temps partiel mais il sera plus répandu. On va assister à une diversification des sources de revenus ce qui permet la compensation des périodes creuses de l’agriculture et une plus grande sécurité d’existence, donc il y a moins de chance d'avoir des crises, il y a la possibilité de compenser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tissus venus d'Europe sont échangés contre les esclaves africains qui sont envoyé en Amérique pour leur main d'oeuvre ou ils produisent sucre et coton renvoyé en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée de la variole par exemple a pu changer l’impact des gens sur les épidémies. La Variole est une maladie d'hygiène et de la peau. En 1721, le procédé de l'inoculation est se fait par le prélèvement du  pus d'un bubons qui est en voie de guérison et inséré sous la peau d'un nouveau né et donc qui développait ainsi des anti-corps. En 1796 est inventé par Jenner la vaccination contre la variole (variole des vaches pour créer des anticorps). Ce qui est intéressant c’est que, malgré la guerre et le fait qu’il soit britannique, il va transmettre au monde le secret de la vaccination, et l’on assiste donc au premier geste humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27257</id>
		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27257"/>
		<updated>2015-09-24T14:27:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* La croissance, enfin ! */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''	La domination écrasante de l’agriculture'''. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''La faible productivité''', soit de faibles rendements est un autre élément de structure : structurellement ont n’arrivait pas à investir pour augmenter les capacités.&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''La carence de moyens de transport et de voies de communication.'''  Ceci crée des micro-marchés. Les coûts de transports étant élevés, on ne pouvait transporter la marchandise puisque ce que l’on transportait devenait trop cher. On a donc une multitude de micro-marchés. Genève, enclave calviniste en pays catholique, développe l’horlogerie pour pouvoir exporter les montres, qui sont chères à la base, et pouvoir exporter et vendre aux élites. &lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
On observe au XVIIIe siècle un déblocage avec un accroissement de la population : le Royaume-Uni connaît une croissance démographique de 64% entre 1700 et 1800 (de 5.5 millions à 9 millions), la France une croissance de 32% (de 22 à 29 millions). La population a augmenté plus que jamais (globalement, de 58% en Europe) et n’a pas connu de crise post croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance fulgurante a plusieurs raisons : &lt;br /&gt;
•	L’élément qui a marqué tout le continent européen est l’amélioration des cultures. De nouveaux produits sont arrivés sur le marché, résultat du désenclavement du continent européen (maïs d’Amérique latine et riz d’Asie, qui arrivent en Europe du Sud, ainsi l’Italie du Nord devient une zone de rizière. cf. l’Asie qui pouvait se permettre une part plus importante population urbaine parce que le riz nourrit plus que le pain). Dans les pays du Nord et de l’Ouest, c’est la pomme de terre qui a été décisive. Elle se répand à toute vitesse au XVIIIe siècle et permet de nourrir plus que le pain. Elle devient l’aliment des petites gens. &lt;br /&gt;
•	Deuxième explication, qui fonctionne particulièrement bien dans les îles britanniques, c’est l’effet du commerce. Les anglais ont développé une flotte et deviennent les « boutiquiers du monde » (produisant beaucoup grâce à la révolution industrielle, ils écoulent tous leurs produits dans l’ensemble du continent européen. En 1740, après une mauvaise récolte en Europe de l’ouest, les Anglois envoient une flotte importer du blé d’Europe de l’est, et échappent a la crise de mortalité qui devait suivre, contrairement à la France. L’Angleterre est le moins enclavé de tous les pays européens. Même chose aux Pays-Bas, grâce à la puissance commerciale de leur flotte).&lt;br /&gt;
•	Dernière raison : le changement des structures économiques (proto-industrialisation). Retournons dans l’économie pré industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. Il reste pourtant une certaine insécurité car le rythme du travail est dicté par les commandes, ce qui n’est pas quelque chose de fixe. On retrouve un blocage : pourquoi sommes-nous restés bloqués ? Car il n’y a pas eu de progrès technique (dans l’activité textile en particulier car il n’y a pas de mécanisation), ni de concentration ouvrière (artisanat présent et non pas industrie), car il y a un capitalisme commercial (marchands avec capitaux et non pas un capitalisme industriel) et peu de demandes (car la société est pauvre). Le blocage était donc au cœur de ces sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail reste un travail à domicile, c’est également toujours un travail de famille, à temps partiel mais il sera plus répandu. On va assister à une diversification des sources de revenus ce qui permet la compensation des périodes creuses de l’agriculture et une plus grande sécurité d’existence, donc il y a moins de chance d'avoir des crises, il y a la possibilité de compenser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tissus venus d'Europe sont échangés contre les esclaves africains qui sont envoyé en Amérique pour leur main d'oeuvre ou ils produisent sucre et coton renvoyé en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée de la variole par exemple a pu changer l’impact des gens sur les épidémies. La Variole est une maladie d'hygiène et de la peau. En 1721, le procédé de l'inoculation est se fait par le prélèvement du  pus d'un bubons qui est en voie de guérison et inséré sous la peau d'un nouveau né et donc qui développait ainsi des anti-corps. En 1796 est inventé par Jenner la vaccination contre la variole (variole des vaches pour créer des anticorps). Ce qui est intéressant c’est que, malgré la guerre et le fait qu’il soit britannique, il va transmettre au monde le secret de la vaccination, et l’on assiste donc au premier geste humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27256</id>
		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
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		<updated>2015-09-24T14:26:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Structure d’ancien régime */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''	La domination écrasante de l’agriculture'''. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''La faible productivité''', soit de faibles rendements est un autre élément de structure : structurellement ont n’arrivait pas à investir pour augmenter les capacités.&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''La carence de moyens de transport et de voies de communication.'''  Ceci crée des micro-marchés. Les coûts de transports étant élevés, on ne pouvait transporter la marchandise puisque ce que l’on transportait devenait trop cher. On a donc une multitude de micro-marchés. Genève, enclave calviniste en pays catholique, développe l’horlogerie pour pouvoir exporter les montres, qui sont chères à la base, et pouvoir exporter et vendre aux élites. &lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
Durant le XVIIIème siècle la population en Angleterre augmente de 64%, en France de 32%  et plus globalement en Europe de 58%. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance a lieu entre 1700 et 1800 et elle est spectaculaire en Europe ! On la remarque principalement en Angleterre. Cette croissance a lieu car on a enfin pu agir sur les ressources. Le commerce en était un élément important, surtout en Angleterre qui fut le pays pionniers de la révolution industrielle. L’agriculture s’améliore, l’agronomie se développe grâce à la colonisation (patate, maïs, blé, riz...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’équilibre structurel est donc brisé et la croissance arrive nous menant à l'ère de la proto-industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. Il reste pourtant une certaine insécurité car le rythme du travail est dicté par les commandes, ce qui n’est pas quelque chose de fixe. On retrouve un blocage : pourquoi sommes-nous restés bloqués ? Car il n’y a pas eu de progrès technique (dans l’activité textile en particulier car il n’y a pas de mécanisation), ni de concentration ouvrière (artisanat présent et non pas industrie), car il y a un capitalisme commercial (marchands avec capitaux et non pas un capitalisme industriel) et peu de demandes (car la société est pauvre). Le blocage était donc au cœur de ces sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail reste un travail à domicile, c’est également toujours un travail de famille, à temps partiel mais il sera plus répandu. On va assister à une diversification des sources de revenus ce qui permet la compensation des périodes creuses de l’agriculture et une plus grande sécurité d’existence, donc il y a moins de chance d'avoir des crises, il y a la possibilité de compenser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tissus venus d'Europe sont échangés contre les esclaves africains qui sont envoyé en Amérique pour leur main d'oeuvre ou ils produisent sucre et coton renvoyé en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée de la variole par exemple a pu changer l’impact des gens sur les épidémies. La Variole est une maladie d'hygiène et de la peau. En 1721, le procédé de l'inoculation est se fait par le prélèvement du  pus d'un bubons qui est en voie de guérison et inséré sous la peau d'un nouveau né et donc qui développait ainsi des anti-corps. En 1796 est inventé par Jenner la vaccination contre la variole (variole des vaches pour créer des anticorps). Ce qui est intéressant c’est que, malgré la guerre et le fait qu’il soit britannique, il va transmettre au monde le secret de la vaccination, et l’on assiste donc au premier geste humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27255</id>
		<title>Évolution des Structures Socioéconomiques au XVIIIe Siècle : De l’Ancien Régime à la Modernité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=%C3%89volution_des_Structures_Socio%C3%A9conomiques_au_XVIIIe_Si%C3%A8cle_:_De_l%E2%80%99Ancien_R%C3%A9gime_%C3%A0_la_Modernit%C3%A9&amp;diff=27255"/>
		<updated>2015-09-24T14:24:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Structure d’ancien régime */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Notions de structures et de conjoncture =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend par &amp;quot;structure&amp;quot; des éléments importants qui caractérisent un régime économique. Ces éléments ses caractérisent par leur stabilité.&lt;br /&gt;
Les faits de structure sont les composantes  d’un système qui tend vers l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure d’ancien régime == &lt;br /&gt;
Ces notions caractérisent un régime économique : &lt;br /&gt;
*'''•	La domination écrasante de l’agriculture. Celle-ci est fondamentalement une agriculture céréalière : structure mono-économique ou mono-sectorielle (blé, blé, blé et blé). &lt;br /&gt;
*'''agriculture de subsistance''' : céréalière avec de bas niveaux de rendements, c’est la « tyrannie des blé »&lt;br /&gt;
*'''homéostasie''' : équilibre des population grâce en Europe de l’ouest au célibat définit et au mariage tardif &lt;br /&gt;
*'''insuffisance des moyens de transport/communication''' : cela créé des sociétés refermées sur elles-mêmes&lt;br /&gt;
*'''production industriel/artisanal d’ancien régime faible''' (principalement textile) : on ne produit que des biens de consommation dont l’objectif est de répondre à la « loi d’urgence de consommation », c’est-à-dire manger, boire et se vêtir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conjoncture ==&lt;br /&gt;
Il y a des cycles, des crises, des périodes récupération qui ont lieu sur la longue durée. Changer de structure est un processus difficile car on doit changer des équilibres séculaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|des montées puis des reculs, comme des marées successives. Un mouvement alterné, des flux et des reflux de la démographie qui sont le symbole de la vie de jadis, succession de pannes et d'essors, les premiers s'obstinant à annuler presque entièrement - pas tout à fait - les seconds.{{Référence nécessaire}}}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La croissance, enfin ! =&lt;br /&gt;
Durant le XVIIIème siècle la population en Angleterre augmente de 64%, en France de 32%  et plus globalement en Europe de 58%. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette croissance a lieu entre 1700 et 1800 et elle est spectaculaire en Europe ! On la remarque principalement en Angleterre. Cette croissance a lieu car on a enfin pu agir sur les ressources. Le commerce en était un élément important, surtout en Angleterre qui fut le pays pionniers de la révolution industrielle. L’agriculture s’améliore, l’agronomie se développe grâce à la colonisation (patate, maïs, blé, riz...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’équilibre structurel est donc brisé et la croissance arrive nous menant à l'ère de la proto-industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le domestic system ou Verlagsystem = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domestic system se retrouve principalement dans le textile surtout, et à partir du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caractéristiques du système sont de trois. Les deux premières relèvent de l'organisation de production avec deux composantes que sont la main d'oeuvre et la figure du marchand :&lt;br /&gt;
*La '''main-d’œuvre''' travail a temps partiel, le paysan le fait quand il n'est pas occupé par les semence ou moissons. C'est une main d'oeuvre bon marché, il reçoit un revenu d'appoint.  D'autre part, le rythme du travail est dicté par les commandes/&lt;br /&gt;
*Le '''marchand''' fournit les matières premières a tous les paysans. Le cout du transport est plus rentable. C'est lui aussi qui loue les outils et c'est lui qui passe les commandes. &lt;br /&gt;
Le paysan lui est complètement dépendant. &lt;br /&gt;
*Les '''oppositions''' incarnées par les corporations d'artisans du textile trouvent que ce système main-d'oeuvre - marchand est une concurrence déloyale et c'est ce qui va empêcher le verlagsystem de décoller. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On innove en créant une organisation de production : travail à temps partiel pour les paysans, ce qui occupe leurs périodes creuses de l’agriculture. On engage le paysan car il est une main-d’œuvre bon marché. Il reste pourtant une certaine insécurité car le rythme du travail est dicté par les commandes, ce qui n’est pas quelque chose de fixe. On retrouve un blocage : pourquoi sommes-nous restés bloqués ? Car il n’y a pas eu de progrès technique (dans l’activité textile en particulier car il n’y a pas de mécanisation), ni de concentration ouvrière (artisanat présent et non pas industrie), car il y a un capitalisme commercial (marchands avec capitaux et non pas un capitalisme industriel) et peu de demandes (car la société est pauvre). Le blocage était donc au cœur de ces sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La proto-industrialisation =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Franklin Mendels (1972), sa thèse sur la Flandre au XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La proto-industrialisation est un terme inventé par Franklin Mendels représentant les dynamiques rurales au XVIIIème siècle. On assiste à une croissance des populations, surtout dans les campagnes, et qui se divise en deux groupes sociaux à la fin du XVIIème siècle :&lt;br /&gt;
*les paysans sans terres qui va constituer la future « armée de réserve » de la révolution industrielle;&lt;br /&gt;
*les paysans qui vont trouver des solutions et chercher des revenus ailleurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Caractéristiques de la proto-industrie (« putting-out system ») ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail reste un travail à domicile, c’est également toujours un travail de famille, à temps partiel mais il sera plus répandu. On va assister à une diversification des sources de revenus ce qui permet la compensation des périodes creuses de l’agriculture et une plus grande sécurité d’existence, donc il y a moins de chance d'avoir des crises, il y a la possibilité de compenser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le commerce triangulaire == &lt;br /&gt;
L’injection de la proto-industrie dans le commerce international a permis un déblocage ! C’est ce qu’on va appeler le putting-out system car on se tourne vers l’exportation. Cela donne lieu au commerce triangulaire qui lui-même donner lieu à la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tissus venus d'Europe sont échangés contre les esclaves africains qui sont envoyé en Amérique pour leur main d'oeuvre ou ils produisent sucre et coton renvoyé en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:comparaison_domestic_system-protoindustrie.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les effets démographiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la mortalité ==&lt;br /&gt;
La mortalité marqué la mentalité des gens de l'ancien régime. Il va y avoir une atténuation des crises de mortalité au XVIIIème siècle et XIXème siècle. La mortalité suit un trait descendant, et elle diminue car les crises diminuent aussi. Les crises de mortalité s'espacent menant à une atténuation de la mortalité. Cela permet de changer de système démographique. On peut rattacher cela à la diversification des revenus et à la proto-industrialisation. On sait que la proto-industrialisation a fait reculer ce frein du mariage tardif car la proto-industrie complète les revenus et permet de survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur l’âge au mariage et la fécondité ==&lt;br /&gt;
La proto industrialisation a faire reculer l'âge au mariage. Le petit paysan est sur une petite terre mais il dégage d'autres revenus issus de la prot-industrialisation rendant le mariage plus rapide. Il faut aussi souligner que les enfants permettent de ramener un revenu en plus dans la proto industrialisation à travers les métiers aàtisser .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens se marient donc à nouveau, et plus vite. Du coup, la fécondité repart aussi. Cela est valable dans certaines régions, car dans d’autres, les paysans préféraient se marier plus tard, car ils souhaitaient d’abord s’enrichir en devenant propriétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= De nouveaux rapports au corps et a l'environnement = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Attenuation of mortality swing sweden 1735 - 1920.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle vision de la mort == &lt;br /&gt;
L’humanité occidentale prend conscience de la mort. Auparavant, au XVIème et au XVIIème, il y avait une fatalité face à la mort, le village des morts et des vivants cohabitaient. Au XVIIIème siècle, il a un rejet de la mort, elle devient extérieure. Lorsque la mortalité recule elle n’est plus le quotidien mais découle de l’exceptionnel, elle devient une fascination. En d'autres termes, cela marque le début de la modernité. Les mentalités changent et la mort recule. On a une nouvelle vision de la mort qui s'inscrit dans une mise à distance de la mort : elle devient quelque chose d’extérieur au monde des vivants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recul de la mortalité aurait permis de changer les rapports des bourreaux lors des exécutions. Au cours du XVIIIème siècle, il faut noter qu'on arrête les exécutions publiques{{Où}}. Avant, les condamnés étaient torturés, on leur faisait peur en leur infligeant des exécutions horribles. Par la suite, on ne torture plus mais on tue plutôt radicalement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, on va sortir les cimetières hors des villes. On sépare donc le village des morts du village des vivants&amp;lt;ref&amp;gt;Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Monde-diplomatique.fr,. (2015). Vieux Paris, jeunes Lumières, par Nicolas Melan (Le Monde diplomatique, janvier 2015). Retrieved 17 January 2015, from http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/MELAN/51961&amp;lt;/ref&amp;gt;.. Cette externalisation est renforcée car l’humanité occidentale se dit maintenant « qu’on peut faire quelque chose ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lutte contre les maladies ==&lt;br /&gt;
L'extérnalisation de la mort accentué par le fait que l'homme a l'impression de pouvoir faire quelque chose. La variole et le premier triomphe de l'humanité sur les épidémies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrivée de la variole par exemple a pu changer l’impact des gens sur les épidémies. La Variole est une maladie d'hygiène et de la peau. En 1721, le procédé de l'inoculation est se fait par le prélèvement du  pus d'un bubons qui est en voie de guérison et inséré sous la peau d'un nouveau né et donc qui développait ainsi des anti-corps. En 1796 est inventé par Jenner la vaccination contre la variole (variole des vaches pour créer des anticorps). Ce qui est intéressant c’est que, malgré la guerre et le fait qu’il soit britannique, il va transmettre au monde le secret de la vaccination, et l’on assiste donc au premier geste humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture de la nature ==  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Carlowitz Sylvicultura.jpg|thumb|200px|Cover of ''Sylvicultura oeconomica, oder haußwirthliche Nachricht und Naturmäßige Anweisung zur wilden Baum-Zucht'' of 1713.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1713, Von Karlowitz parlait déjà d’une première définition du développement durable.  L'homme commence a croire qu'il peut dominer la nature. L’œuvre de l’homme s’impose sur la nature, c'est le développement d'une culture de l'usage du monde. Dieu leur a donné une terre que les humains peuvent exploiter: c'est l'anthropocentrisme. Va se mettre en place une culture savante de la nature avec entre autre l'agronomie, la sylviculture ou encore les voyages d’explorations. C'est une démarche anthropocentrique qui met la nature au service de l’être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=27254</id>
		<title>Le régime démographique d'ancien régime : l'homéostasie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=27254"/>
		<updated>2015-09-24T14:21:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les régulations sociales : le système européen du mariage tardif et du célibat définitif */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Les crises de mortalité de l’ancien régime =&lt;br /&gt;
On parle des trois chevaliers de l’apocalypse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La faim ==&lt;br /&gt;
On a cru jusqu’aux années 1960 que le principal facteur de mortalité au Moyen-Âge était la faim. Or, il faut faire une distinction entre disette et famine : la disette est très fréquente à l’époque. Par exemple à Florence, entre 1375 et 1791, la ville connaît en moyenne une disette tout les quatre ans. Une période de disette est très commune au Moyen-Âge ayant lieu lorsque la récolte d'une année a été consommé mais qu’il faut garder des grains pour les ressemer l’année prochaine. Ainsi, une partie des récoltes doit être conservée pour les replanter l’année suivante. Il y a disette quand la production est insuffisante mais qu'il est obligé de mettre de côté une certaine quantité pour pouvoir ressemer la saison suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de famine quand les gens meurent réellement de faim. Elles sont dû à de très mauvaises récoltes elles même due a des accidents climatiques majeurs. Par exemple, vers 1696, un volcan islandais entre en éruption et reproduit un mini âge glacier sur l’Europe durant quelques années. De ce fait, les productions sont considérablement amoindries et causent des famines sur tout le continent. En Finlande, 30% de la population meurt à cause de ce des mauvaises récoltes. Pour revenir à Florence, il y a eu une famine tous les 40 ans, alors que souffrir de la faim arrive tous les 4 ans. Donc, la faim est présente en permanence mais mourir de faim massivement est relativement rare par rapport aux dires des historiens des années 1960. La famine n’est donc pas la raison principale de la mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les guerres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les actions de guerres en europe 1320 - 1750.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la guerre est une constante. Il y a toutefois une évolution. Vers les années 1300, ce sont principalement des petits conflits entre seigneurs mais avec le temps et l’apparition des État-Nations, les conflits sont de plus en plus importants. Le gros problème n’est pas la mortalité dû aux combats mais le fait que les armées n’ont aucune intendance. Les armées, pour se nourrir, pillent les campagnes alentours et occasionnent énormément de pertes civiles, les paysans n’ayant plus de quoi s’alimenter après les pillages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, les armées sont des vecteurs d’épidémies car en traversant des régions elles diffusent des maladies. Par exemple, les mongols firent siège de Gênes. Or, ces mongols étaient touchés par la peste et quand ils levèrent le siège, ils avaient contaminé les populations génoises. Gênes étant une plaque tournante de l’économie mondiale, la peste va se répandre dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nombre de lieux touchés par la peste dans le nord-ouest de l'Europe 1347 - 1800.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les organismes sont fragilisés par la faim et sont peu aptes à résister aux infections. La mort est tellement présente que l’on ne documente que les épidémies les plus terribles, comme la peste au XVIème siècle et XVIIème siècle. Elle est présente durant tout le Moyen-Âge jusqu’au XVIIIème siècle. La peste est transmise par les rats, qui étaient très présents à l’époque mais elle est aussi transmise par les armées et les marchands qui sont infectés et qui se déplacent beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste noire a tué le 1/3 des Européens en 10 ans (1348-1351). Peste : maladie de la peau transportée par les rats. Les conditions d’hygiène, déplorables, facilitent la propagation. Peste bubonique : apparition de bubons, mort lente et douloureuse. Taux de contagion élevé ce qui mène a la terreur (ainsi que l’apparence, les cris de douleurs des malades…). La peste disparait, tous les gens fragiles sont morts (principe darwinien un peu macabre), tandis que les plus résistants ont développé des anticorps ce qui fait que la maladie disparait mais réapparait une fois que la génération qui a développé une immunité soit morte. Elle fait un retour en force au XVIIe siècle. L’Europe n’est pas le seul continent atteint. Le virus mute en une version plus meurtrière.&lt;br /&gt;
Démographie De l’ancien régime : XVIIe siècle en France = 44 millions de décès donc 7 à 8% dus à la peste (« que » 3 millions). La peste a donc cause une « surmortalité ». Les baptêmes étaient à peine plus nombreux que les sépultures, 90% de l’excédent de naissances sur les décès est englouti par la peste. La population reste stable et stagnante,&lt;br /&gt;
La peste tue plus les gens mobiles et les gens qui ont du contact, donc une maladie de jeunes adultes. Ces jeunes adultes n’ayant pas fait de gosses, ils sont considères comme étant « naissances perdues » (enfants que les gens qui sont morts n’ont pas eu). On retrouve le même phénomène sur la pyramide des âges en France après 14-18 : il y a une génération sacrifiée (morte durant la guerre), puis une génération de « naissances perdues », soit les enfants que les morts au front en 14-18 n’ont pas eus.&lt;br /&gt;
Une fois que les « faibles » sont morts, reste les forts, la mortalité diminue donc puisqu’ils sont plus résistants. Mais ceux-ci deviennent fragiles à leur tour, et la mortalité augmente à nouveau. La courbe de la mortalité est donc hachurée : elle monte puis descend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste a donc effacée l’excédant des naissances sur les décès. La population de la France ne peut donc pas s’accroitre et il y a un blocage démographique, les naissance en plus par rapport au décès étant effacées par la maladie. Aujourd’hui, on sait que les épidémies étaient le premier facteur de mortalité au Moyen-Âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Évolution démographique europe ancien régime.png&lt;br /&gt;
Fichier:schéma des interactions dans une crise démographique.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’homéostasie grâce au contrôle de la croissance démographique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le concept d’homéostasie ==&lt;br /&gt;
L’homéostasie (du grec ὅμοιος, hómoios, « similaire », et στάσις (ἡ), stásis, « stabilité, action de se tenir debout ») désigne un équilibre dynamique entre population et environnement. Cela signifie que malgré les crises on revient toujours à un équilibre.  Les gens de l’ancien régime ont peu de possibilités de changer leur environnement, mais les paysans ont vite compris le principe d’homéostasie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a action sur la démographie Malgré le fait qu’il n’y ait aucune connaissance de médecine moderne. L’équilibre de l’homéostasie se fait entre population (bouches à nourrir) et ressources (nourriture). La notion de dynamisme implique que le système homéostatique peut bouger mais revient à l’équilibre, encaisse les chocs puis se stabilise. Elle correspond aux écosystèmes qui sont en situation d’homéostasie (ex. incendie qui détruit une forêt puis la forêt se régénère. L’assolement biennal et triennal est un ex. de savoir homéostatique qu’avaient les paysans du Moyen-Age). Par contre, on ne savait pas jouer sur les ressources avant la révolution industrielle (on ne peut pas récolter plus). On doit donc jouer sur la population.  La population stagne à la manière des animaux. La mort sélectionne la population, les faibles disparaissent et ne reste que les résistants. Les années passent et ceux qui étaient résistants deviennent faibles et disparaissent tandis que ne reste que les nouveaux résistants.&lt;br /&gt;
S’est donc mis en place le système européen de mariage tardif et de célibat définitif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Micro et macro-stabilité de long terme ==&lt;br /&gt;
Jusqu’à la fin de la Deuxième guerre mondiale, il n’y a pas la sécurité d’existence. Les gens du Moyen-Âge n’avaient aucun moyen de savoir pourquoi ils subissaient la mort, ils n’y pouvaient rien. Les gens se sentent impuissants. D’ailleurs on a longtemps cru que les petites gens n’avaient pas d’autres options que de prier Dieu et de totalement subir la mort. Or on a découvert que les paysans tentaient de diminuer le caractère meurtrier des crises de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les régulations sociales : le système européen du mariage tardif et du célibat définitif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mise en place : XVIème siècle – XVIIIème sicèle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les paysans régulaient la croissance démographique en régulant l’accès au mariage. C’est ce qu’on appelle le système européen du mariage tardif et du célibat définitif. Au XVIème siècle, entre 10% et 15% des femmes ne se marient pas. De plus du XVIè au XVIIIè, les femmes se marient de plus en plus tard. On voit que les femmes se mariaient au XVIème entre 19 et 20 ans et au XVIIIème siècle vers 25 et 26 ans. On pense que les paysans, quand ils sont devenus libres, ont cherchés à avoir peu d’enfants pour ne pas diviser leurs terres entre trop d’héritiers et finir par les perdre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La ligne Saint Petersburg – Trieste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ligne saint petersburg trieste.png|200px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système se développe à l’Ouest, et suit une ligne de Saint Petersburg à Trieste. À l’Est, on reste sur un système universel de mariage, car les paysans de l’Est sont dans un système de servage et n’ont rien à transmettre à leurs enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les effets démographiques ==&lt;br /&gt;
La fertilité s’étend entre 15 et 49 ans. Avec des mariages qui sont passés de 20 à 25 ans, cela enlève cinq des années les plus fertiles chez une femme, ce qui équivaut à 2/3 enfants par femme, ce qui réduit la pression démographique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Mariage tardif et célibat définitif ==&lt;br /&gt;
Quand on compte les femme qui ne sont pas encore marié, les veuves et les célibataires, 50% des femmes n’étaient pas mariées et ne pouvaient donc pas avoir d’enfants. Cela réduit le nombre d’enfants par femme d’une manière très forte (réduction de 30% de la fécondité). Pour un équilibre entre population et environnement, sans pouvoir trop agir sur l’environnement, on agit sur les naissances. On explique le fait que les femmes n’aient pas d’enfants quand elles ne sont pas mariées par les règles que valorise la religion catholique, qui défend la chasteté et donc encourage le mariage tardif et défend les relations extraconjugales. On ne compte que 2% à 3% de naissances illégitimes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À l’époque, on a aussi l’idée que mariage égal ménage. Donc, il faut une niche, c’est-à-dire un endroit ou vivre, le plus souvent les ferme, une fois qu’un couple s’est marié. À l’époque, on ne construit pas de nouvelles fermes, et donc un couple doit attendre qu’une ferme se libère avant de pouvoir se marier et s’y installer, ce qui encourage le mariage tardif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi le facteur parents. Les parents veulent que les enfants restent à la maison pour s’occuper d’eux. Le célibat définitif est souvent le résultat du sacrifice d’un enfant d’une fratrie,toujours une fille, qui accepte de rester au cotées de leurs parents pour s’en occuper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On revient toujours à une stabilité avec l’homéostasie. S’il y a une crise de mortalité, les niches se libèrent plus tôt, et donc une génération se marie plus jeune, et ont donc une fécondité plus grande, il y a plus d’enfants pour combler la perte démographique liée a la crise de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nuances dans le système européen : les trois suisses ==&lt;br /&gt;
Pour prendre l’exemple de la Suisse, il y a plusieurs lois en vigueur selon les régions :&lt;br /&gt;
*au centre, les règles sur le mariage sont très strictes, et les pauvres ne peuvent se marier. La transmission de la terre se fait uniquement à un fils (l’ainé,transmission inégalitaire). Il y a donc une émigration des autres enfants qui n’ont hérité de rien.&lt;br /&gt;
*dans le Valais, il n’y a pas de loi sur le mariage, et il y a une succession égalitaire, s’il y a 3 fils et 1 fille, les 3 fils héritent et dédommagent la sœur qui n’a pas le droit d’être propriétaire. Souvent, les frères se mettent d’accord pour laisser la terre a un seul des enfants, les autre émigrent.&lt;br /&gt;
*en Suisse italienne, il y a une mobilité masculine massive, les hommes sont absents durant plusieurs mois voir années, ce qui déséquilibre le marché matrimonial,et donc limite les naissances (les femmes ne peuvent se permettre d’être infidèles car tout le monde se rend compte si elles tombent enceinte     quand le mari n’est pas là).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un retour sur la mort omniprésente ==&lt;br /&gt;
Une famille complète est une famille où le couple reste ensemble du mariage jusqu'à la fin de la fécondité de la femme aux alentours de 50ans. À ce moment, il y a en théorie sept enfants par femme mais beaucoup de familles sont affectées par la mort notamment par la mort du mari ou de la femme avant ses 50 ans. Avec ces ruptures, on arrive à 4/5 enfants par famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, entre 20% et 30% des enfants meurent avant qu’ils aient un ans, et seulement la moitié des enfants qui sont mis au monde survivent plus que 15 ans. Ainsi, le couple de 2 est remplacé par 2 à 2,5 naissances, le couple arrive donc à peine à se remplacer lui même, il y a une stagnation de la population. Avec l'idée d’insécurité d'existence, il y a d’un côté des sociétés qui trouvent des solutions pour stabiliser les populations (homéostasie) et en même temps il y a l’habitude de la mort. Le terme caveau vient du fait que l’on enterrait les membres de la famille dans la cave, dû au manque de place. Au XVIIIème siècle, quand on a voulu vider Paris de ses cimetières intramuros, on a déterré plus de 1,6 millions de morts. Les gens de l’époque acceptaient la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve d’ailleurs des manuels sur comment bien mourir, mourir en bon chrétien, pour être prêt a mourir a tout moment. On consolait d’ailleurs les condamnés à mort en leur disant qu’ils avaient la chance de savoir quand ils allaient mourir et pouvaient donc se préparer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Carbonnier-Burkard Marianne. Les manuels réformés de préparation à la mort. In: Revue de l'histoire des religions, tome 217 n°3, 2000. La prière dans le christianisme moderne. pp. 363-380. url :/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_2000_num_217_3_103&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=27253</id>
		<title>Le régime démographique d'ancien régime : l'homéostasie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=27253"/>
		<updated>2015-09-24T14:17:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Le concept d’homéostasie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Les crises de mortalité de l’ancien régime =&lt;br /&gt;
On parle des trois chevaliers de l’apocalypse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La faim ==&lt;br /&gt;
On a cru jusqu’aux années 1960 que le principal facteur de mortalité au Moyen-Âge était la faim. Or, il faut faire une distinction entre disette et famine : la disette est très fréquente à l’époque. Par exemple à Florence, entre 1375 et 1791, la ville connaît en moyenne une disette tout les quatre ans. Une période de disette est très commune au Moyen-Âge ayant lieu lorsque la récolte d'une année a été consommé mais qu’il faut garder des grains pour les ressemer l’année prochaine. Ainsi, une partie des récoltes doit être conservée pour les replanter l’année suivante. Il y a disette quand la production est insuffisante mais qu'il est obligé de mettre de côté une certaine quantité pour pouvoir ressemer la saison suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de famine quand les gens meurent réellement de faim. Elles sont dû à de très mauvaises récoltes elles même due a des accidents climatiques majeurs. Par exemple, vers 1696, un volcan islandais entre en éruption et reproduit un mini âge glacier sur l’Europe durant quelques années. De ce fait, les productions sont considérablement amoindries et causent des famines sur tout le continent. En Finlande, 30% de la population meurt à cause de ce des mauvaises récoltes. Pour revenir à Florence, il y a eu une famine tous les 40 ans, alors que souffrir de la faim arrive tous les 4 ans. Donc, la faim est présente en permanence mais mourir de faim massivement est relativement rare par rapport aux dires des historiens des années 1960. La famine n’est donc pas la raison principale de la mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les guerres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les actions de guerres en europe 1320 - 1750.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la guerre est une constante. Il y a toutefois une évolution. Vers les années 1300, ce sont principalement des petits conflits entre seigneurs mais avec le temps et l’apparition des État-Nations, les conflits sont de plus en plus importants. Le gros problème n’est pas la mortalité dû aux combats mais le fait que les armées n’ont aucune intendance. Les armées, pour se nourrir, pillent les campagnes alentours et occasionnent énormément de pertes civiles, les paysans n’ayant plus de quoi s’alimenter après les pillages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, les armées sont des vecteurs d’épidémies car en traversant des régions elles diffusent des maladies. Par exemple, les mongols firent siège de Gênes. Or, ces mongols étaient touchés par la peste et quand ils levèrent le siège, ils avaient contaminé les populations génoises. Gênes étant une plaque tournante de l’économie mondiale, la peste va se répandre dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nombre de lieux touchés par la peste dans le nord-ouest de l'Europe 1347 - 1800.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les organismes sont fragilisés par la faim et sont peu aptes à résister aux infections. La mort est tellement présente que l’on ne documente que les épidémies les plus terribles, comme la peste au XVIème siècle et XVIIème siècle. Elle est présente durant tout le Moyen-Âge jusqu’au XVIIIème siècle. La peste est transmise par les rats, qui étaient très présents à l’époque mais elle est aussi transmise par les armées et les marchands qui sont infectés et qui se déplacent beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste noire a tué le 1/3 des Européens en 10 ans (1348-1351). Peste : maladie de la peau transportée par les rats. Les conditions d’hygiène, déplorables, facilitent la propagation. Peste bubonique : apparition de bubons, mort lente et douloureuse. Taux de contagion élevé ce qui mène a la terreur (ainsi que l’apparence, les cris de douleurs des malades…). La peste disparait, tous les gens fragiles sont morts (principe darwinien un peu macabre), tandis que les plus résistants ont développé des anticorps ce qui fait que la maladie disparait mais réapparait une fois que la génération qui a développé une immunité soit morte. Elle fait un retour en force au XVIIe siècle. L’Europe n’est pas le seul continent atteint. Le virus mute en une version plus meurtrière.&lt;br /&gt;
Démographie De l’ancien régime : XVIIe siècle en France = 44 millions de décès donc 7 à 8% dus à la peste (« que » 3 millions). La peste a donc cause une « surmortalité ». Les baptêmes étaient à peine plus nombreux que les sépultures, 90% de l’excédent de naissances sur les décès est englouti par la peste. La population reste stable et stagnante,&lt;br /&gt;
La peste tue plus les gens mobiles et les gens qui ont du contact, donc une maladie de jeunes adultes. Ces jeunes adultes n’ayant pas fait de gosses, ils sont considères comme étant « naissances perdues » (enfants que les gens qui sont morts n’ont pas eu). On retrouve le même phénomène sur la pyramide des âges en France après 14-18 : il y a une génération sacrifiée (morte durant la guerre), puis une génération de « naissances perdues », soit les enfants que les morts au front en 14-18 n’ont pas eus.&lt;br /&gt;
Une fois que les « faibles » sont morts, reste les forts, la mortalité diminue donc puisqu’ils sont plus résistants. Mais ceux-ci deviennent fragiles à leur tour, et la mortalité augmente à nouveau. La courbe de la mortalité est donc hachurée : elle monte puis descend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste a donc effacée l’excédant des naissances sur les décès. La population de la France ne peut donc pas s’accroitre et il y a un blocage démographique, les naissance en plus par rapport au décès étant effacées par la maladie. Aujourd’hui, on sait que les épidémies étaient le premier facteur de mortalité au Moyen-Âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Évolution démographique europe ancien régime.png&lt;br /&gt;
Fichier:schéma des interactions dans une crise démographique.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’homéostasie grâce au contrôle de la croissance démographique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le concept d’homéostasie ==&lt;br /&gt;
L’homéostasie (du grec ὅμοιος, hómoios, « similaire », et στάσις (ἡ), stásis, « stabilité, action de se tenir debout ») désigne un équilibre dynamique entre population et environnement. Cela signifie que malgré les crises on revient toujours à un équilibre.  Les gens de l’ancien régime ont peu de possibilités de changer leur environnement, mais les paysans ont vite compris le principe d’homéostasie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a action sur la démographie Malgré le fait qu’il n’y ait aucune connaissance de médecine moderne. L’équilibre de l’homéostasie se fait entre population (bouches à nourrir) et ressources (nourriture). La notion de dynamisme implique que le système homéostatique peut bouger mais revient à l’équilibre, encaisse les chocs puis se stabilise. Elle correspond aux écosystèmes qui sont en situation d’homéostasie (ex. incendie qui détruit une forêt puis la forêt se régénère. L’assolement biennal et triennal est un ex. de savoir homéostatique qu’avaient les paysans du Moyen-Age). Par contre, on ne savait pas jouer sur les ressources avant la révolution industrielle (on ne peut pas récolter plus). On doit donc jouer sur la population.  La population stagne à la manière des animaux. La mort sélectionne la population, les faibles disparaissent et ne reste que les résistants. Les années passent et ceux qui étaient résistants deviennent faibles et disparaissent tandis que ne reste que les nouveaux résistants.&lt;br /&gt;
S’est donc mis en place le système européen de mariage tardif et de célibat définitif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Micro et macro-stabilité de long terme ==&lt;br /&gt;
Jusqu’à la fin de la Deuxième guerre mondiale, il n’y a pas la sécurité d’existence. Les gens du Moyen-Âge n’avaient aucun moyen de savoir pourquoi ils subissaient la mort, ils n’y pouvaient rien. Les gens se sentent impuissants. D’ailleurs on a longtemps cru que les petites gens n’avaient pas d’autres options que de prier Dieu et de totalement subir la mort. Or on a découvert que les paysans tentaient de diminuer le caractère meurtrier des crises de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les régulations sociales : le système européen du mariage tardif et du célibat définitif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mise en place : XVIème siècle – XVIIIème sicèle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les paysans régulaient la croissance démographique en régulant l’accès au mariage. C’est ce qu’on appelle le système européen du mariage tardif et du célibat définitif. Au XVIème siècle, entre 10% et 15% des femmes ne se marient pas. De plus du XVIè au XVIIIè, les femmes se marient de plus en plus tard. On voit que les femmes se mariaient au XVIème entre 19 et 20 ans et au XVIIIème siècle vers 25 et 26 ans. On pense que les paysans, quand ils sont devenus libres, ont cherchés à avoir peu d’enfants pour ne pas diviser leurs terres entre trop d’héritiers et finir par les perdre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La ligne Saint Petersburg – Trieste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ligne saint petersburg trieste.png|200px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système se développe à l’Ouest, et suit une ligne de Saint Petersburg à Trieste. À l’Est, on reste sur un système universel de mariage, car les paysans de l’Est sont dans un système de servage et n’ont rien à transmettre à leurs enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les effets démographiques ==&lt;br /&gt;
La fertilité s’étend entre 15 et 49 ans. Avec des mariages qui sont passés de 20 à 25 ans, cela enlève cinq des années les plus fertiles chez une femme, ce qui équivaut à 2/3 enfants par femme, ce qui réduit la pression démographique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Mariage tardif et célibat définitif ==&lt;br /&gt;
Quand on compte les femme qui ne sont pas encore marié, les veuves et les célibataires, 50% des femmes n’étaient pas mariées et ne pouvaient donc pas avoir d’enfants. Cela réduit le nombre d’enfants par femme d’une manière très forte (réduction de 30% de la fécondité). Pour un équilibre entre population et environnement, sans pouvoir trop agir sur l’environnement, on agit sur les naissances. On explique le fait que les femmes n’aient pas d’enfants quand elles ne sont pas mariées par les règles que valorise la religion catholique, qui défend la chasteté et donc encourage le mariage tardif. On ne compte que 2% à 3% de naissances illégitimes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À l’époque, on a aussi l’idée que mariage égal ménage. Donc, il faut une niche, c’est-à-dire un endroit ou vivre, le plus souvent les ferme, une fois qu’un couple s’est marié. À l’époque, on ne construit pas de nouvelles fermes, et donc un couple doit attendre qu’une ferme se libère avant de pouvoir se marier et s’y installer, ce qui encourage le mariage tardif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi le facteur parents. Les parents veulent que les enfants restent à la maison pour s’occuper d’eux. Le célibat définitif est souvent le résultat du sacrifice d’un enfant d’une fratrie,toujours une fille, qui accepte de rester au cotées de leurs parents pour s’en occuper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On revient toujours à une stabilité avec l’homéostasie. S’il y a une crise de mortalité, les niches se libèrent plus tôt, et donc une génération se marie plus jeune, et ont donc une fécondité plus grande, il y a plus d’enfants pour combler la perte démographique liée a la crise de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nuances dans le système européen : les trois suisses ==&lt;br /&gt;
Pour prendre l’exemple de la Suisse, il y a plusieurs lois en vigueur selon les régions :&lt;br /&gt;
*au centre, les règles sur le mariage sont très strictes, et les pauvres ne peuvent se marier. La transmission de la terre se fait uniquement à un fils (l’ainé,transmission inégalitaire). Il y a donc une émigration des autres enfants qui n’ont hérité de rien.&lt;br /&gt;
*dans le Valais, il n’y a pas de loi sur le mariage, et il y a une succession égalitaire, s’il y a 3 fils et 1 fille, les 3 fils héritent et dédommagent la sœur qui n’a pas le droit d’être propriétaire. Souvent, les frères se mettent d’accord pour laisser la terre a un seul des enfants, les autre émigrent.&lt;br /&gt;
*en Suisse italienne, il y a une mobilité masculine massive, les hommes sont absents durant plusieurs mois voir années, ce qui déséquilibre le marché matrimonial,et donc limite les naissances (les femmes ne peuvent se permettre d’être infidèles car tout le monde se rend compte si elles tombent enceinte     quand le mari n’est pas là).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un retour sur la mort omniprésente ==&lt;br /&gt;
Une famille complète est une famille où le couple reste ensemble du mariage jusqu'à la fin de la fécondité de la femme aux alentours de 50ans. À ce moment, il y a en théorie sept enfants par femme mais beaucoup de familles sont affectées par la mort notamment par la mort du mari ou de la femme avant ses 50 ans. Avec ces ruptures, on arrive à 4/5 enfants par famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, entre 20% et 30% des enfants meurent avant qu’ils aient un ans, et seulement la moitié des enfants qui sont mis au monde survivent plus que 15 ans. Ainsi, le couple de 2 est remplacé par 2 à 2,5 naissances, le couple arrive donc à peine à se remplacer lui même, il y a une stagnation de la population. Avec l'idée d’insécurité d'existence, il y a d’un côté des sociétés qui trouvent des solutions pour stabiliser les populations (homéostasie) et en même temps il y a l’habitude de la mort. Le terme caveau vient du fait que l’on enterrait les membres de la famille dans la cave, dû au manque de place. Au XVIIIème siècle, quand on a voulu vider Paris de ses cimetières intramuros, on a déterré plus de 1,6 millions de morts. Les gens de l’époque acceptaient la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve d’ailleurs des manuels sur comment bien mourir, mourir en bon chrétien, pour être prêt a mourir a tout moment. On consolait d’ailleurs les condamnés à mort en leur disant qu’ils avaient la chance de savoir quand ils allaient mourir et pouvaient donc se préparer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Carbonnier-Burkard Marianne. Les manuels réformés de préparation à la mort. In: Revue de l'histoire des religions, tome 217 n°3, 2000. La prière dans le christianisme moderne. pp. 363-380. url :/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_2000_num_217_3_103&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=27252</id>
		<title>Le régime démographique d'ancien régime : l'homéostasie</title>
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		<updated>2015-09-24T14:16:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Les épidémies */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Les crises de mortalité de l’ancien régime =&lt;br /&gt;
On parle des trois chevaliers de l’apocalypse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La faim ==&lt;br /&gt;
On a cru jusqu’aux années 1960 que le principal facteur de mortalité au Moyen-Âge était la faim. Or, il faut faire une distinction entre disette et famine : la disette est très fréquente à l’époque. Par exemple à Florence, entre 1375 et 1791, la ville connaît en moyenne une disette tout les quatre ans. Une période de disette est très commune au Moyen-Âge ayant lieu lorsque la récolte d'une année a été consommé mais qu’il faut garder des grains pour les ressemer l’année prochaine. Ainsi, une partie des récoltes doit être conservée pour les replanter l’année suivante. Il y a disette quand la production est insuffisante mais qu'il est obligé de mettre de côté une certaine quantité pour pouvoir ressemer la saison suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de famine quand les gens meurent réellement de faim. Elles sont dû à de très mauvaises récoltes elles même due a des accidents climatiques majeurs. Par exemple, vers 1696, un volcan islandais entre en éruption et reproduit un mini âge glacier sur l’Europe durant quelques années. De ce fait, les productions sont considérablement amoindries et causent des famines sur tout le continent. En Finlande, 30% de la population meurt à cause de ce des mauvaises récoltes. Pour revenir à Florence, il y a eu une famine tous les 40 ans, alors que souffrir de la faim arrive tous les 4 ans. Donc, la faim est présente en permanence mais mourir de faim massivement est relativement rare par rapport aux dires des historiens des années 1960. La famine n’est donc pas la raison principale de la mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les guerres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les actions de guerres en europe 1320 - 1750.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la guerre est une constante. Il y a toutefois une évolution. Vers les années 1300, ce sont principalement des petits conflits entre seigneurs mais avec le temps et l’apparition des État-Nations, les conflits sont de plus en plus importants. Le gros problème n’est pas la mortalité dû aux combats mais le fait que les armées n’ont aucune intendance. Les armées, pour se nourrir, pillent les campagnes alentours et occasionnent énormément de pertes civiles, les paysans n’ayant plus de quoi s’alimenter après les pillages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, les armées sont des vecteurs d’épidémies car en traversant des régions elles diffusent des maladies. Par exemple, les mongols firent siège de Gênes. Or, ces mongols étaient touchés par la peste et quand ils levèrent le siège, ils avaient contaminé les populations génoises. Gênes étant une plaque tournante de l’économie mondiale, la peste va se répandre dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nombre de lieux touchés par la peste dans le nord-ouest de l'Europe 1347 - 1800.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les organismes sont fragilisés par la faim et sont peu aptes à résister aux infections. La mort est tellement présente que l’on ne documente que les épidémies les plus terribles, comme la peste au XVIème siècle et XVIIème siècle. Elle est présente durant tout le Moyen-Âge jusqu’au XVIIIème siècle. La peste est transmise par les rats, qui étaient très présents à l’époque mais elle est aussi transmise par les armées et les marchands qui sont infectés et qui se déplacent beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste noire a tué le 1/3 des Européens en 10 ans (1348-1351). Peste : maladie de la peau transportée par les rats. Les conditions d’hygiène, déplorables, facilitent la propagation. Peste bubonique : apparition de bubons, mort lente et douloureuse. Taux de contagion élevé ce qui mène a la terreur (ainsi que l’apparence, les cris de douleurs des malades…). La peste disparait, tous les gens fragiles sont morts (principe darwinien un peu macabre), tandis que les plus résistants ont développé des anticorps ce qui fait que la maladie disparait mais réapparait une fois que la génération qui a développé une immunité soit morte. Elle fait un retour en force au XVIIe siècle. L’Europe n’est pas le seul continent atteint. Le virus mute en une version plus meurtrière.&lt;br /&gt;
Démographie De l’ancien régime : XVIIe siècle en France = 44 millions de décès donc 7 à 8% dus à la peste (« que » 3 millions). La peste a donc cause une « surmortalité ». Les baptêmes étaient à peine plus nombreux que les sépultures, 90% de l’excédent de naissances sur les décès est englouti par la peste. La population reste stable et stagnante,&lt;br /&gt;
La peste tue plus les gens mobiles et les gens qui ont du contact, donc une maladie de jeunes adultes. Ces jeunes adultes n’ayant pas fait de gosses, ils sont considères comme étant « naissances perdues » (enfants que les gens qui sont morts n’ont pas eu). On retrouve le même phénomène sur la pyramide des âges en France après 14-18 : il y a une génération sacrifiée (morte durant la guerre), puis une génération de « naissances perdues », soit les enfants que les morts au front en 14-18 n’ont pas eus.&lt;br /&gt;
Une fois que les « faibles » sont morts, reste les forts, la mortalité diminue donc puisqu’ils sont plus résistants. Mais ceux-ci deviennent fragiles à leur tour, et la mortalité augmente à nouveau. La courbe de la mortalité est donc hachurée : elle monte puis descend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste a donc effacée l’excédant des naissances sur les décès. La population de la France ne peut donc pas s’accroitre et il y a un blocage démographique, les naissance en plus par rapport au décès étant effacées par la maladie. Aujourd’hui, on sait que les épidémies étaient le premier facteur de mortalité au Moyen-Âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Évolution démographique europe ancien régime.png&lt;br /&gt;
Fichier:schéma des interactions dans une crise démographique.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’homéostasie grâce au contrôle de la croissance démographique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le concept d’homéostasie ==&lt;br /&gt;
L’homéostasie (du grec ὅμοιος, hómoios, « similaire », et στάσις (ἡ), stásis, « stabilité, action de se tenir debout ») désigne un équilibre dynamique entre population et environnement. Cela signifie que malgré les crises on revient toujours à un équilibre. C’est un équilibre entre population et environnement, l’environnement étant à cette époque la seule source de revenu de la population à savoir l'agriculture. Les gens de l’ancien régime ont peu de possibilités de changer leur environnement, mais les paysans ont vite compris le principe d’homéostasie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chercher la bonne comparaison : populations humaines et populations animales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La population stagne à la manière des animaux. La mort sélectionne la population, les faibles disparaissent et ne reste que les résistants. Les années passent et ceux qui étaient résistants deviennent faibles et disparaissent tandis que ne reste que les nouveaux résistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Micro et macro-stabilité de long terme ==&lt;br /&gt;
Jusqu’à la fin de la Deuxième guerre mondiale, il n’y a pas la sécurité d’existence. Les gens du Moyen-Âge n’avaient aucun moyen de savoir pourquoi ils subissaient la mort, ils n’y pouvaient rien. Les gens se sentent impuissants. D’ailleurs on a longtemps cru que les petites gens n’avaient pas d’autres options que de prier Dieu et de totalement subir la mort. Or on a découvert que les paysans tentaient de diminuer le caractère meurtrier des crises de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les régulations sociales : le système européen du mariage tardif et du célibat définitif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mise en place : XVIème siècle – XVIIIème sicèle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les paysans régulaient la croissance démographique en régulant l’accès au mariage. C’est ce qu’on appelle le système européen du mariage tardif et du célibat définitif. Au XVIème siècle, entre 10% et 15% des femmes ne se marient pas. De plus du XVIè au XVIIIè, les femmes se marient de plus en plus tard. On voit que les femmes se mariaient au XVIème entre 19 et 20 ans et au XVIIIème siècle vers 25 et 26 ans. On pense que les paysans, quand ils sont devenus libres, ont cherchés à avoir peu d’enfants pour ne pas diviser leurs terres entre trop d’héritiers et finir par les perdre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La ligne Saint Petersburg – Trieste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ligne saint petersburg trieste.png|200px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système se développe à l’Ouest, et suit une ligne de Saint Petersburg à Trieste. À l’Est, on reste sur un système universel de mariage, car les paysans de l’Est sont dans un système de servage et n’ont rien à transmettre à leurs enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les effets démographiques ==&lt;br /&gt;
La fertilité s’étend entre 15 et 49 ans. Avec des mariages qui sont passés de 20 à 25 ans, cela enlève cinq des années les plus fertiles chez une femme, ce qui équivaut à 2/3 enfants par femme, ce qui réduit la pression démographique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Mariage tardif et célibat définitif ==&lt;br /&gt;
Quand on compte les femme qui ne sont pas encore marié, les veuves et les célibataires, 50% des femmes n’étaient pas mariées et ne pouvaient donc pas avoir d’enfants. Cela réduit le nombre d’enfants par femme d’une manière très forte (réduction de 30% de la fécondité). Pour un équilibre entre population et environnement, sans pouvoir trop agir sur l’environnement, on agit sur les naissances. On explique le fait que les femmes n’aient pas d’enfants quand elles ne sont pas mariées par les règles que valorise la religion catholique, qui défend la chasteté et donc encourage le mariage tardif. On ne compte que 2% à 3% de naissances illégitimes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À l’époque, on a aussi l’idée que mariage égal ménage. Donc, il faut une niche, c’est-à-dire un endroit ou vivre, le plus souvent les ferme, une fois qu’un couple s’est marié. À l’époque, on ne construit pas de nouvelles fermes, et donc un couple doit attendre qu’une ferme se libère avant de pouvoir se marier et s’y installer, ce qui encourage le mariage tardif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi le facteur parents. Les parents veulent que les enfants restent à la maison pour s’occuper d’eux. Le célibat définitif est souvent le résultat du sacrifice d’un enfant d’une fratrie,toujours une fille, qui accepte de rester au cotées de leurs parents pour s’en occuper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On revient toujours à une stabilité avec l’homéostasie. S’il y a une crise de mortalité, les niches se libèrent plus tôt, et donc une génération se marie plus jeune, et ont donc une fécondité plus grande, il y a plus d’enfants pour combler la perte démographique liée a la crise de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nuances dans le système européen : les trois suisses ==&lt;br /&gt;
Pour prendre l’exemple de la Suisse, il y a plusieurs lois en vigueur selon les régions :&lt;br /&gt;
*au centre, les règles sur le mariage sont très strictes, et les pauvres ne peuvent se marier. La transmission de la terre se fait uniquement à un fils (l’ainé,transmission inégalitaire). Il y a donc une émigration des autres enfants qui n’ont hérité de rien.&lt;br /&gt;
*dans le Valais, il n’y a pas de loi sur le mariage, et il y a une succession égalitaire, s’il y a 3 fils et 1 fille, les 3 fils héritent et dédommagent la sœur qui n’a pas le droit d’être propriétaire. Souvent, les frères se mettent d’accord pour laisser la terre a un seul des enfants, les autre émigrent.&lt;br /&gt;
*en Suisse italienne, il y a une mobilité masculine massive, les hommes sont absents durant plusieurs mois voir années, ce qui déséquilibre le marché matrimonial,et donc limite les naissances (les femmes ne peuvent se permettre d’être infidèles car tout le monde se rend compte si elles tombent enceinte     quand le mari n’est pas là).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un retour sur la mort omniprésente ==&lt;br /&gt;
Une famille complète est une famille où le couple reste ensemble du mariage jusqu'à la fin de la fécondité de la femme aux alentours de 50ans. À ce moment, il y a en théorie sept enfants par femme mais beaucoup de familles sont affectées par la mort notamment par la mort du mari ou de la femme avant ses 50 ans. Avec ces ruptures, on arrive à 4/5 enfants par famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, entre 20% et 30% des enfants meurent avant qu’ils aient un ans, et seulement la moitié des enfants qui sont mis au monde survivent plus que 15 ans. Ainsi, le couple de 2 est remplacé par 2 à 2,5 naissances, le couple arrive donc à peine à se remplacer lui même, il y a une stagnation de la population. Avec l'idée d’insécurité d'existence, il y a d’un côté des sociétés qui trouvent des solutions pour stabiliser les populations (homéostasie) et en même temps il y a l’habitude de la mort. Le terme caveau vient du fait que l’on enterrait les membres de la famille dans la cave, dû au manque de place. Au XVIIIème siècle, quand on a voulu vider Paris de ses cimetières intramuros, on a déterré plus de 1,6 millions de morts. Les gens de l’époque acceptaient la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve d’ailleurs des manuels sur comment bien mourir, mourir en bon chrétien, pour être prêt a mourir a tout moment. On consolait d’ailleurs les condamnés à mort en leur disant qu’ils avaient la chance de savoir quand ils allaient mourir et pouvaient donc se préparer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Carbonnier-Burkard Marianne. Les manuels réformés de préparation à la mort. In: Revue de l'histoire des religions, tome 217 n°3, 2000. La prière dans le christianisme moderne. pp. 363-380. url :/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_2000_num_217_3_103&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=27251</id>
		<title>Le régime démographique d'ancien régime : l'homéostasie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=27251"/>
		<updated>2015-09-24T14:12:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* La faim */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Les crises de mortalité de l’ancien régime =&lt;br /&gt;
On parle des trois chevaliers de l’apocalypse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La faim ==&lt;br /&gt;
On a cru jusqu’aux années 1960 que le principal facteur de mortalité au Moyen-Âge était la faim. Or, il faut faire une distinction entre disette et famine : la disette est très fréquente à l’époque. Par exemple à Florence, entre 1375 et 1791, la ville connaît en moyenne une disette tout les quatre ans. Une période de disette est très commune au Moyen-Âge ayant lieu lorsque la récolte d'une année a été consommé mais qu’il faut garder des grains pour les ressemer l’année prochaine. Ainsi, une partie des récoltes doit être conservée pour les replanter l’année suivante. Il y a disette quand la production est insuffisante mais qu'il est obligé de mettre de côté une certaine quantité pour pouvoir ressemer la saison suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de famine quand les gens meurent réellement de faim. Elles sont dû à de très mauvaises récoltes elles même due a des accidents climatiques majeurs. Par exemple, vers 1696, un volcan islandais entre en éruption et reproduit un mini âge glacier sur l’Europe durant quelques années. De ce fait, les productions sont considérablement amoindries et causent des famines sur tout le continent. En Finlande, 30% de la population meurt à cause de ce des mauvaises récoltes. Pour revenir à Florence, il y a eu une famine tous les 40 ans, alors que souffrir de la faim arrive tous les 4 ans. Donc, la faim est présente en permanence mais mourir de faim massivement est relativement rare par rapport aux dires des historiens des années 1960. La famine n’est donc pas la raison principale de la mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les guerres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les actions de guerres en europe 1320 - 1750.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la guerre est une constante. Il y a toutefois une évolution. Vers les années 1300, ce sont principalement des petits conflits entre seigneurs mais avec le temps et l’apparition des État-Nations, les conflits sont de plus en plus importants. Le gros problème n’est pas la mortalité dû aux combats mais le fait que les armées n’ont aucune intendance. Les armées, pour se nourrir, pillent les campagnes alentours et occasionnent énormément de pertes civiles, les paysans n’ayant plus de quoi s’alimenter après les pillages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, les armées sont des vecteurs d’épidémies car en traversant des régions elles diffusent des maladies. Par exemple, les mongols firent siège de Gênes. Or, ces mongols étaient touchés par la peste et quand ils levèrent le siège, ils avaient contaminé les populations génoises. Gênes étant une plaque tournante de l’économie mondiale, la peste va se répandre dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nombre de lieux touchés par la peste dans le nord-ouest de l'Europe 1347 - 1800.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les organismes sont fragilisés par la faim et sont peu aptes à résister aux infections. La mort est tellement présente que l’on ne documente que les épidémies les plus terribles, comme la peste au XVIème siècle et XVIIème siècle. Elle est présente durant tout le Moyen-Âge jusqu’au XVIIIème siècle. La peste est transmise par les rats, qui étaient très présents à l’époque mais elle est aussi transmise par les armées et les marchands qui sont infectés et qui se déplacent beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste a donc effacée l’excédant des naissances sur les décès. La population de la France ne peut donc pas s’accroitre et il y a un blocage démographique, les naissance en plus par rapport au décès étant effacées par la maladie. Aujourd’hui, on sait que les épidémies étaient le premier facteur de mortalité au Moyen-Âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Évolution démographique europe ancien régime.png&lt;br /&gt;
Fichier:schéma des interactions dans une crise démographique.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’homéostasie grâce au contrôle de la croissance démographique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le concept d’homéostasie ==&lt;br /&gt;
L’homéostasie (du grec ὅμοιος, hómoios, « similaire », et στάσις (ἡ), stásis, « stabilité, action de se tenir debout ») désigne un équilibre dynamique entre population et environnement. Cela signifie que malgré les crises on revient toujours à un équilibre. C’est un équilibre entre population et environnement, l’environnement étant à cette époque la seule source de revenu de la population à savoir l'agriculture. Les gens de l’ancien régime ont peu de possibilités de changer leur environnement, mais les paysans ont vite compris le principe d’homéostasie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chercher la bonne comparaison : populations humaines et populations animales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La population stagne à la manière des animaux. La mort sélectionne la population, les faibles disparaissent et ne reste que les résistants. Les années passent et ceux qui étaient résistants deviennent faibles et disparaissent tandis que ne reste que les nouveaux résistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Micro et macro-stabilité de long terme ==&lt;br /&gt;
Jusqu’à la fin de la Deuxième guerre mondiale, il n’y a pas la sécurité d’existence. Les gens du Moyen-Âge n’avaient aucun moyen de savoir pourquoi ils subissaient la mort, ils n’y pouvaient rien. Les gens se sentent impuissants. D’ailleurs on a longtemps cru que les petites gens n’avaient pas d’autres options que de prier Dieu et de totalement subir la mort. Or on a découvert que les paysans tentaient de diminuer le caractère meurtrier des crises de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les régulations sociales : le système européen du mariage tardif et du célibat définitif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mise en place : XVIème siècle – XVIIIème sicèle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les paysans régulaient la croissance démographique en régulant l’accès au mariage. C’est ce qu’on appelle le système européen du mariage tardif et du célibat définitif. Au XVIème siècle, entre 10% et 15% des femmes ne se marient pas. De plus du XVIè au XVIIIè, les femmes se marient de plus en plus tard. On voit que les femmes se mariaient au XVIème entre 19 et 20 ans et au XVIIIème siècle vers 25 et 26 ans. On pense que les paysans, quand ils sont devenus libres, ont cherchés à avoir peu d’enfants pour ne pas diviser leurs terres entre trop d’héritiers et finir par les perdre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La ligne Saint Petersburg – Trieste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ligne saint petersburg trieste.png|200px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système se développe à l’Ouest, et suit une ligne de Saint Petersburg à Trieste. À l’Est, on reste sur un système universel de mariage, car les paysans de l’Est sont dans un système de servage et n’ont rien à transmettre à leurs enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les effets démographiques ==&lt;br /&gt;
La fertilité s’étend entre 15 et 49 ans. Avec des mariages qui sont passés de 20 à 25 ans, cela enlève cinq des années les plus fertiles chez une femme, ce qui équivaut à 2/3 enfants par femme, ce qui réduit la pression démographique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Mariage tardif et célibat définitif ==&lt;br /&gt;
Quand on compte les femme qui ne sont pas encore marié, les veuves et les célibataires, 50% des femmes n’étaient pas mariées et ne pouvaient donc pas avoir d’enfants. Cela réduit le nombre d’enfants par femme d’une manière très forte (réduction de 30% de la fécondité). Pour un équilibre entre population et environnement, sans pouvoir trop agir sur l’environnement, on agit sur les naissances. On explique le fait que les femmes n’aient pas d’enfants quand elles ne sont pas mariées par les règles que valorise la religion catholique, qui défend la chasteté et donc encourage le mariage tardif. On ne compte que 2% à 3% de naissances illégitimes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À l’époque, on a aussi l’idée que mariage égal ménage. Donc, il faut une niche, c’est-à-dire un endroit ou vivre, le plus souvent les ferme, une fois qu’un couple s’est marié. À l’époque, on ne construit pas de nouvelles fermes, et donc un couple doit attendre qu’une ferme se libère avant de pouvoir se marier et s’y installer, ce qui encourage le mariage tardif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi le facteur parents. Les parents veulent que les enfants restent à la maison pour s’occuper d’eux. Le célibat définitif est souvent le résultat du sacrifice d’un enfant d’une fratrie,toujours une fille, qui accepte de rester au cotées de leurs parents pour s’en occuper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On revient toujours à une stabilité avec l’homéostasie. S’il y a une crise de mortalité, les niches se libèrent plus tôt, et donc une génération se marie plus jeune, et ont donc une fécondité plus grande, il y a plus d’enfants pour combler la perte démographique liée a la crise de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nuances dans le système européen : les trois suisses ==&lt;br /&gt;
Pour prendre l’exemple de la Suisse, il y a plusieurs lois en vigueur selon les régions :&lt;br /&gt;
*au centre, les règles sur le mariage sont très strictes, et les pauvres ne peuvent se marier. La transmission de la terre se fait uniquement à un fils (l’ainé,transmission inégalitaire). Il y a donc une émigration des autres enfants qui n’ont hérité de rien.&lt;br /&gt;
*dans le Valais, il n’y a pas de loi sur le mariage, et il y a une succession égalitaire, s’il y a 3 fils et 1 fille, les 3 fils héritent et dédommagent la sœur qui n’a pas le droit d’être propriétaire. Souvent, les frères se mettent d’accord pour laisser la terre a un seul des enfants, les autre émigrent.&lt;br /&gt;
*en Suisse italienne, il y a une mobilité masculine massive, les hommes sont absents durant plusieurs mois voir années, ce qui déséquilibre le marché matrimonial,et donc limite les naissances (les femmes ne peuvent se permettre d’être infidèles car tout le monde se rend compte si elles tombent enceinte     quand le mari n’est pas là).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un retour sur la mort omniprésente ==&lt;br /&gt;
Une famille complète est une famille où le couple reste ensemble du mariage jusqu'à la fin de la fécondité de la femme aux alentours de 50ans. À ce moment, il y a en théorie sept enfants par femme mais beaucoup de familles sont affectées par la mort notamment par la mort du mari ou de la femme avant ses 50 ans. Avec ces ruptures, on arrive à 4/5 enfants par famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, entre 20% et 30% des enfants meurent avant qu’ils aient un ans, et seulement la moitié des enfants qui sont mis au monde survivent plus que 15 ans. Ainsi, le couple de 2 est remplacé par 2 à 2,5 naissances, le couple arrive donc à peine à se remplacer lui même, il y a une stagnation de la population. Avec l'idée d’insécurité d'existence, il y a d’un côté des sociétés qui trouvent des solutions pour stabiliser les populations (homéostasie) et en même temps il y a l’habitude de la mort. Le terme caveau vient du fait que l’on enterrait les membres de la famille dans la cave, dû au manque de place. Au XVIIIème siècle, quand on a voulu vider Paris de ses cimetières intramuros, on a déterré plus de 1,6 millions de morts. Les gens de l’époque acceptaient la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve d’ailleurs des manuels sur comment bien mourir, mourir en bon chrétien, pour être prêt a mourir a tout moment. On consolait d’ailleurs les condamnés à mort en leur disant qu’ils avaient la chance de savoir quand ils allaient mourir et pouvaient donc se préparer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Carbonnier-Burkard Marianne. Les manuels réformés de préparation à la mort. In: Revue de l'histoire des religions, tome 217 n°3, 2000. La prière dans le christianisme moderne. pp. 363-380. url :/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_2000_num_217_3_103&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=27248</id>
		<title>Structures Agraires et Société Rurale: Analyse de la Paysannerie Européenne Préindustrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=27248"/>
		<updated>2015-09-24T14:03:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Raisons des faiblesses de rendement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Paysans au Moyen-Âge 1.jpg|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La prédominance de l'agriculture : XVème siècle - XVIIème siècle =&lt;br /&gt;
L’agriculture domine par le nombre de personnes qu’elle emploie. Les travailleurs sont repartis en trois secteurs, à savoir l'agriculture [1], l'industrie [2] et les services [3]. Au XVIème siècle, les agriculteurs  représentent 80% de la population, soit quatre individus sur cinq qui sont paysan. En d'autres termes, la population active au XVIème siècle est une populations qui travaille à 80% dans le secteur primaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Prédominance de l'agriculture XVème siècle XVIIème siècle 1.png|300px|vignette|centré|Répartition par grands secteurs de la population active des pays développés à économie de marché, Japon non compris (en pourcentages de la population active totale)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour arriver au chiffre de 80%, on s'est aperçu que la valeur monétaire de la production agricole était supérieure aux autres productions. La richesse est fondée sur l'agriculture, sa production domine l’économie de manière écrasante. Cela impact également les revenus. La distribution de la richesse provient de l'agriculture dans les sociétés d'ancien régime. Le paysan vit de l’agriculture (littéralement), il se nourrit de sa récolte, et les paysans utilisent très peu de cash (on emploie le troc) sauf pour payer les impôts&lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
Le revenu de la noblesse et du clergé proviennent du tiers État. Les élites tirent leur richesse de leurs impôts sur les terres qu’ils prêtent aux paysans. Comme la noblesse ainsi que le clergé ne payaient pas d'impôts, c'était la masse qui devait payer des impôts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'épargne est la principale source de l'investissement. C'est avec l'épargne que l'on peut investir dans un domaine économique et en l'occurrence on investit dans la terre en achetant des forêts, des espaces d'exploitation. Les bourgeois de Genève investissent dans la vigne, ce qui rapporte bien plus que l’artisanat ou les services, et les paysans exploitent les terres pour eux . Même certains marchands urbains, à condition qu'ils soient riches, achètent des terres à la campagne. Toute l'économie tourne autour de l'agriculture. Le secteur agricole domine toute l'économie ancienne, mais ce secteur n'est pas homogène&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La diversité des systèmes agraires =&lt;br /&gt;
Vont apparaître des disparités spatiales qui se sont créées entre l’Est et l’Ouest ainsi qu’entre le Nord et le Sud. Lorsqu’on sort du Moyen-Âge, l’immense majorité des paysans sont &amp;quot;libres&amp;quot;. En d'autres termes, apparait une géographique dichotomique avec une frontière entre est et ouest (cette frontière étant la ligne St.Petersbourg-Triestre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système domanial &lt;br /&gt;
Au XVIIe, des paysans de l’est de l’Europe sont remis en servage par les « barons baltes », seigneurs de guerre (Ukraine, Pologne, Roumanie, Balkans… Ces pays constituent le grenier à blés du continent européen.).Le système est domanial : Les seigneurs constituent de grands domaines dans les plaines et possèdent de nombreux serfs qui travaillent leurs terres. Ce système a perdure jusqu’à la fin du XIXe en Russie tsariste. On appelait ces paysans les « âmes ». Les paysans en servages sont miséreux, ils n’ont pas intérêt à produire de bonnes récoltes puisque tout va au maitre.  Ce sont de grandes exploitations presque capitaliste qui exportent beaucoup de blés vers Allemagne et France notamment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause: &amp;quot;Deuxième servage&amp;quot; perte de liberté, masse de ces populations des paysans bascule vers =&amp;gt; paupérisation de la paysannerie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système seigneurial &lt;br /&gt;
Ce système se réfère à un système qui permet l'émancipation des paysans à l’Ouest. Ainsi, à l'Ouest; les serfs deviennent et demeureront libres. Les historiens ignorent comment cela s'est produit car il n'existait pas de structure institutionnelle urbaine, d'autant plus que les nobles se sont appropriés les terres fertiles et gardent la propriété des meilleures terres qui produisent des rendements conséquents. Les structures sociales sont compliquées car les paysans ont réussi à devenir locataire. Par exemple dans les plateaux du Valais et des Pyrénées, des communautés paysannes de montagne  possédaient souvent des alpages. Ils étaient astreints à des corvées, travaillaient pour les seigneurs mais étaient libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une autre distinction au sein même de l’Europe d’ouest, entre le Nord et le Sud, sur des questions de pratiques des sols. Dans le Sud (Italie, Grèce, Espagne, Portugal), l’assolement est biennal (on sème en hiver, et on la laisse se reposer. Elle est donc en repos la moitié du temps, et l’agriculture, qui domine l’économie, est en pause la moitié du temps). Dans le Nord, l’assolement est triennal (automne-hiver, printemps, puis jachère. On ne perd que 33 pour cent du temps, au lieu de 50 pour cent).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve donc une frontière socio-économique entre l’Est et l’Ouest qui n’est donc pas si récente que cela comme on aurait tendance à le croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Une agriculture de subsistance =&lt;br /&gt;
Au Moyen-Âge, tous les paysans d’Europe sont en servitude de la noblesse. Au XVIIIème siècle, hormis quelques exceptions, tous sont devenus libres mais on ne sait pas comment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculture est une agriculture de survie, elle permet de rester en vie et elle est avant tout céréalière se concentrant à savoir sur le blé et l'orge.  Les paysans produisent leur nourriture et de celle de leurs familles. Les ¾ de la nourriture proviennent des céréales. On parle de &amp;quot;tyrannie des blés&amp;quot; car les paysans sont dépendant de cette culture dominante. Il faut noter qu'à l’époque, la consommation moyenne d’un individu par jour en céréales était de 800gr à 1kg, alors qu’aujourd’hui elle est de 150gr à 200gr. Ainsi, la consommation de céréales était la principale source de calories dans les sociétés préindustrielles.  Ce choix de production est notamment dû au fait que la culture de céréales est 10 fois plus productive que l'élevage du bétail. On est tout de même dans des sociétés de pauvreté de masse, qui vivent juste au-dessus du fil du rasoir, le rendement n’étant pas très efficace (rapport entre la quantité semée et celle récoltée. Au Moyen-Âge, on semait 1 grain et on en récoltait de 5 à 6. Il faut prendre en compte qu’il faut semer à nouveau une partie de ce que l’on récolte, c’est la soudure, à cause de laquelle les gens mourraient : on mourrait de faim bien qu’il y ait tout de même des réserves que l’on gardait pour être semées). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette faiblesse des rendements céréaliers est due aux techniques agricoles qui sont limitées. Les conséquences de la faiblesse de la production de fer était que les socs des charrues étaient en bois, et donc fragiles et peu efficaces. La pauvreté est un piège pour les paysans, qui, après avoir échangé leur récolte contre de la farine et payé leurs imports, n’avaient plus rien pour, par ex., demander à un artisan forgeron de leur faire un bon soc en fer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais. Il est par exemple possible de citer le cas de l’Île-de-France qui devait sa fertilité à Paris, où la population produisait l’engrais. Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. So l’engrais n’est pas là où il devrait être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La faiblesse des rendements céréaliers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rendements restent faibles ==&lt;br /&gt;
Un rendement est un ratio entre quantité récoltée et quantité semée. En cas de mauvaises récoltes, c'est la loi du plus fort qui s'applique, à savoir que les plus faibles vont mourir en vertu de la famine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la quantité récoltée sur la quantité semée était de 5-6 grains pour 1 semé en moyenne, alors qu’à cette même époque, à Genève, elle est de 4 grains pour 1. Cela dépend donc des régions. Mais en général, les rendements sont très faibles comparés à ceux que l’on obtient aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Raisons des faiblesses de rendement ==&lt;br /&gt;
Les quantités sont faibles car elles sont piégées par la « tyrannie des céréales » lié à différent facteur comme les problèmes d’engrais, le coûts de transports ou encore médiocrité des techniques agricoles parmi d'autres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*faiblesse des investissements&lt;br /&gt;
Il y a une absence des ressources afin d'investir qualitativement. Il subsiste trop de risques en cas de transformation du secteur. Ces paysons n'ont as d’argent parce qu’ils paient des impôts.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*paysan conservateur (&amp;quot;stéréotype&amp;quot;)&lt;br /&gt;
En contexte de pauvreté des préindustrielles, le changement d'une pratique agricole est  dangereuse car elle doit obéir à un principe de subsistance et  de survie. Les paysans sont très dépendant de la qualité de la  première récolte. L'agriculture pratiquée est une agriculture de subsistance et il est donc impossible de jouer avec les conditions de survie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais (donc l’Île-de-France était fertile grâce à paris, ou la population produisait l’engrais). Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. So l’engrais n’est pas là où il devrait être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Situation du blocage &lt;br /&gt;
Ces sociétés sont bloquées : les rendements sont faibles et l’innovation technologique est pratiquement inexistante.  Sur cette paysannerie pèse un autre parasite : la paysannerie produit la nourriture pour la survie des gens, et les parasites sont les habitants des villes. → Les citadins sont vus comme ceux qui prennent le peu des excédents agricoles aux paysans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La loi des 15% de Paul Bairoch =&lt;br /&gt;
Les sociétés d'ancien régime ne pouvaient supporter plus de 15% de citadins&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les citadins peuvent être qualifiés de parasites qui se nourrissent sur le dos des paysans qui produisent déjà peu de marges donc qui peinent à se nourrir eux-mêmes. Entre 75% et 80% de la population active doit cultiver. Les paysans, en hiver, restent au coin du feu, tandis que l'artisan continue à travailler. Entre 70% et 75% de la masse de travail est dans l’agriculture. Les autres commerçants, artisans continuent de travailler en hiver d'où entre 25% et30% de non-agriculteurs (100*-70%) qui sont des forgerons, charpentiers ou encore  le clergé, des notaires, des instituteurs. Ils représentent 15% de de la population en tant que citadins qui représente un maximum.{{Mal dit}} &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi des 15% doit se comprendre en ces termes : quel poids maximal de citadins non-producteurs de leur propre nourriture, une société fondamentalement agricole peut-elle se permettre de supporter ? L’historien Paul Bairoch apporte une réponse indirecte à travers le calcul suivant :&lt;br /&gt;
#sous l’ancien régime, 75 à 80 % de la population active (= les travailleurs) est engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#comme les paysans ne travaillent pas à la morte saison (hiver) alors que les artisans des villes peuvent être actifs toute l’année, il est plus juste de parler de 70 à 75 % de la force de travail engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#il reste donc 100 – 70 à 75, donc 25% à 30 % de la force de travail qui pourrait travailler ailleurs que dans l’agriculture et être nourris par les paysans.&lt;br /&gt;
#mais il y a à la campagne des personnes qui ne travaillent pas dans l’agriculture (forgerons, menuisiers, curés, etc.) alors qu’il n’y a pratiquement pas d’agriculteurs qui vit en ville. C’est ce qui amène Bairoch à situer à 15 % de la population totale la proportion maximale d’habitants des villes qu’une société traditionnelle pouvait supporter.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une estimation, bien sûr. Le passage de 3 à 4 peut-être jugé comme contestable et fait par l’auteur un peu « au feeling ». Mais les taux d’urbanisation (pourcentage d’habitants d’un pays ou continent vivant en ville) ont effectivement été inférieurs à 15 % jusqu’à la Révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ref : De Jéricho à Mexico - Paul Bairoch&lt;br /&gt;
**Taux d'urbanisation (pourcentage d'habitants qui vit en ville) (entre 10-13%)vérifié dans l'EU d'ancien régime, en Chine (pas plus de 15% non plus)... àVérification de la loi des 15%&lt;br /&gt;
**Blocage : Espace d'innovation vient de la ville&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible de conclure qu'il y a un développement d’innovation qui est bloqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des sociétés de pauvreté de masse =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution de la population urbaine et du taux d'urbanisation de l'Europe 1300 - 1750.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde agricole avec des agriculteurs sous-employés, mal nourris et en mauvaise santé connait une forte mortalité infantile et une forte mortalité qui se traduit par une espérance de vie très basse aux alentours de 25 et 30 ans faisant de quelqu'un de 40 ans un vieillard. Les corps étaient usé littéralement de manière précoce par la dureté des conditions d'existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les paysans sont mal nourris d’où une affectation fréquente de leur système immunitaire qui pour une simple grippe pouvait les conduire à la mort, comme leur organisme était constamment fragilisé par cette nourriture médiocre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1588, la Gazette romaine titre &amp;quot;À Rome rien de neuf sinon que l'on meurt de faim&amp;quot; tandis que le Pape donnait un banquet {{Référence à confirmer}}. Ce sont des sociétés de pauvreté de masse traduit par une situation précaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=27247</id>
		<title>Structures Agraires et Société Rurale: Analyse de la Paysannerie Européenne Préindustrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=27247"/>
		<updated>2015-09-24T14:03:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* Raisons des faiblesses de rendement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Paysans au Moyen-Âge 1.jpg|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La prédominance de l'agriculture : XVème siècle - XVIIème siècle =&lt;br /&gt;
L’agriculture domine par le nombre de personnes qu’elle emploie. Les travailleurs sont repartis en trois secteurs, à savoir l'agriculture [1], l'industrie [2] et les services [3]. Au XVIème siècle, les agriculteurs  représentent 80% de la population, soit quatre individus sur cinq qui sont paysan. En d'autres termes, la population active au XVIème siècle est une populations qui travaille à 80% dans le secteur primaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Prédominance de l'agriculture XVème siècle XVIIème siècle 1.png|300px|vignette|centré|Répartition par grands secteurs de la population active des pays développés à économie de marché, Japon non compris (en pourcentages de la population active totale)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour arriver au chiffre de 80%, on s'est aperçu que la valeur monétaire de la production agricole était supérieure aux autres productions. La richesse est fondée sur l'agriculture, sa production domine l’économie de manière écrasante. Cela impact également les revenus. La distribution de la richesse provient de l'agriculture dans les sociétés d'ancien régime. Le paysan vit de l’agriculture (littéralement), il se nourrit de sa récolte, et les paysans utilisent très peu de cash (on emploie le troc) sauf pour payer les impôts&lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
Le revenu de la noblesse et du clergé proviennent du tiers État. Les élites tirent leur richesse de leurs impôts sur les terres qu’ils prêtent aux paysans. Comme la noblesse ainsi que le clergé ne payaient pas d'impôts, c'était la masse qui devait payer des impôts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'épargne est la principale source de l'investissement. C'est avec l'épargne que l'on peut investir dans un domaine économique et en l'occurrence on investit dans la terre en achetant des forêts, des espaces d'exploitation. Les bourgeois de Genève investissent dans la vigne, ce qui rapporte bien plus que l’artisanat ou les services, et les paysans exploitent les terres pour eux . Même certains marchands urbains, à condition qu'ils soient riches, achètent des terres à la campagne. Toute l'économie tourne autour de l'agriculture. Le secteur agricole domine toute l'économie ancienne, mais ce secteur n'est pas homogène&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La diversité des systèmes agraires =&lt;br /&gt;
Vont apparaître des disparités spatiales qui se sont créées entre l’Est et l’Ouest ainsi qu’entre le Nord et le Sud. Lorsqu’on sort du Moyen-Âge, l’immense majorité des paysans sont &amp;quot;libres&amp;quot;. En d'autres termes, apparait une géographique dichotomique avec une frontière entre est et ouest (cette frontière étant la ligne St.Petersbourg-Triestre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système domanial &lt;br /&gt;
Au XVIIe, des paysans de l’est de l’Europe sont remis en servage par les « barons baltes », seigneurs de guerre (Ukraine, Pologne, Roumanie, Balkans… Ces pays constituent le grenier à blés du continent européen.).Le système est domanial : Les seigneurs constituent de grands domaines dans les plaines et possèdent de nombreux serfs qui travaillent leurs terres. Ce système a perdure jusqu’à la fin du XIXe en Russie tsariste. On appelait ces paysans les « âmes ». Les paysans en servages sont miséreux, ils n’ont pas intérêt à produire de bonnes récoltes puisque tout va au maitre.  Ce sont de grandes exploitations presque capitaliste qui exportent beaucoup de blés vers Allemagne et France notamment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause: &amp;quot;Deuxième servage&amp;quot; perte de liberté, masse de ces populations des paysans bascule vers =&amp;gt; paupérisation de la paysannerie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système seigneurial &lt;br /&gt;
Ce système se réfère à un système qui permet l'émancipation des paysans à l’Ouest. Ainsi, à l'Ouest; les serfs deviennent et demeureront libres. Les historiens ignorent comment cela s'est produit car il n'existait pas de structure institutionnelle urbaine, d'autant plus que les nobles se sont appropriés les terres fertiles et gardent la propriété des meilleures terres qui produisent des rendements conséquents. Les structures sociales sont compliquées car les paysans ont réussi à devenir locataire. Par exemple dans les plateaux du Valais et des Pyrénées, des communautés paysannes de montagne  possédaient souvent des alpages. Ils étaient astreints à des corvées, travaillaient pour les seigneurs mais étaient libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une autre distinction au sein même de l’Europe d’ouest, entre le Nord et le Sud, sur des questions de pratiques des sols. Dans le Sud (Italie, Grèce, Espagne, Portugal), l’assolement est biennal (on sème en hiver, et on la laisse se reposer. Elle est donc en repos la moitié du temps, et l’agriculture, qui domine l’économie, est en pause la moitié du temps). Dans le Nord, l’assolement est triennal (automne-hiver, printemps, puis jachère. On ne perd que 33 pour cent du temps, au lieu de 50 pour cent).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve donc une frontière socio-économique entre l’Est et l’Ouest qui n’est donc pas si récente que cela comme on aurait tendance à le croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Une agriculture de subsistance =&lt;br /&gt;
Au Moyen-Âge, tous les paysans d’Europe sont en servitude de la noblesse. Au XVIIIème siècle, hormis quelques exceptions, tous sont devenus libres mais on ne sait pas comment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculture est une agriculture de survie, elle permet de rester en vie et elle est avant tout céréalière se concentrant à savoir sur le blé et l'orge.  Les paysans produisent leur nourriture et de celle de leurs familles. Les ¾ de la nourriture proviennent des céréales. On parle de &amp;quot;tyrannie des blés&amp;quot; car les paysans sont dépendant de cette culture dominante. Il faut noter qu'à l’époque, la consommation moyenne d’un individu par jour en céréales était de 800gr à 1kg, alors qu’aujourd’hui elle est de 150gr à 200gr. Ainsi, la consommation de céréales était la principale source de calories dans les sociétés préindustrielles.  Ce choix de production est notamment dû au fait que la culture de céréales est 10 fois plus productive que l'élevage du bétail. On est tout de même dans des sociétés de pauvreté de masse, qui vivent juste au-dessus du fil du rasoir, le rendement n’étant pas très efficace (rapport entre la quantité semée et celle récoltée. Au Moyen-Âge, on semait 1 grain et on en récoltait de 5 à 6. Il faut prendre en compte qu’il faut semer à nouveau une partie de ce que l’on récolte, c’est la soudure, à cause de laquelle les gens mourraient : on mourrait de faim bien qu’il y ait tout de même des réserves que l’on gardait pour être semées). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette faiblesse des rendements céréaliers est due aux techniques agricoles qui sont limitées. Les conséquences de la faiblesse de la production de fer était que les socs des charrues étaient en bois, et donc fragiles et peu efficaces. La pauvreté est un piège pour les paysans, qui, après avoir échangé leur récolte contre de la farine et payé leurs imports, n’avaient plus rien pour, par ex., demander à un artisan forgeron de leur faire un bon soc en fer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais. Il est par exemple possible de citer le cas de l’Île-de-France qui devait sa fertilité à Paris, où la population produisait l’engrais. Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. So l’engrais n’est pas là où il devrait être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La faiblesse des rendements céréaliers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rendements restent faibles ==&lt;br /&gt;
Un rendement est un ratio entre quantité récoltée et quantité semée. En cas de mauvaises récoltes, c'est la loi du plus fort qui s'applique, à savoir que les plus faibles vont mourir en vertu de la famine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la quantité récoltée sur la quantité semée était de 5-6 grains pour 1 semé en moyenne, alors qu’à cette même époque, à Genève, elle est de 4 grains pour 1. Cela dépend donc des régions. Mais en général, les rendements sont très faibles comparés à ceux que l’on obtient aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Raisons des faiblesses de rendement ==&lt;br /&gt;
Les quantités sont faibles car elles sont piégées par la « tyrannie des céréales » lié à différent facteur comme les problèmes d’engrais, le coûts de transports ou encore médiocrité des techniques agricoles parmi d'autres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*faiblesse des investissements&lt;br /&gt;
Il y a une absence des ressources afin d'investir qualitativement. Il subsiste trop de risques en cas de transformation du secteur. Ces paysons n'ont as d’argent parce qu’ils paient des impôts.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*paysan conservateur (&amp;quot;stéréotype&amp;quot;)&lt;br /&gt;
En contexte de pauvreté des préindustrielles, le changement d'une pratique agricole est  dangereuse car elle doit obéir à un principe de subsistance et  de survie. Les paysans sont très dépendant de la qualité de la  première récolte. L'agriculture pratiquée est une agriculture de subsistance et il est donc impossible de jouer avec les conditions de survie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais (donc l’Île-de-France était fertile grâce à paris, ou la population produisait l’engrais). Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. So l’engrais n’est pas là où il devrait être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Situation du blocage &lt;br /&gt;
 Ces sociétés sont bloquées : les rendements sont faibles et l’innovation technologique est pratiquement inexistante.  Sur cette paysannerie pèse un autre parasite : la paysannerie produit la nourriture pour la survie des gens, et les parasites sont les habitants des villes. → Les citadins sont vus comme ceux qui prennent le peu des excédents agricoles aux paysans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La loi des 15% de Paul Bairoch =&lt;br /&gt;
Les sociétés d'ancien régime ne pouvaient supporter plus de 15% de citadins&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les citadins peuvent être qualifiés de parasites qui se nourrissent sur le dos des paysans qui produisent déjà peu de marges donc qui peinent à se nourrir eux-mêmes. Entre 75% et 80% de la population active doit cultiver. Les paysans, en hiver, restent au coin du feu, tandis que l'artisan continue à travailler. Entre 70% et 75% de la masse de travail est dans l’agriculture. Les autres commerçants, artisans continuent de travailler en hiver d'où entre 25% et30% de non-agriculteurs (100*-70%) qui sont des forgerons, charpentiers ou encore  le clergé, des notaires, des instituteurs. Ils représentent 15% de de la population en tant que citadins qui représente un maximum.{{Mal dit}} &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi des 15% doit se comprendre en ces termes : quel poids maximal de citadins non-producteurs de leur propre nourriture, une société fondamentalement agricole peut-elle se permettre de supporter ? L’historien Paul Bairoch apporte une réponse indirecte à travers le calcul suivant :&lt;br /&gt;
#sous l’ancien régime, 75 à 80 % de la population active (= les travailleurs) est engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#comme les paysans ne travaillent pas à la morte saison (hiver) alors que les artisans des villes peuvent être actifs toute l’année, il est plus juste de parler de 70 à 75 % de la force de travail engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#il reste donc 100 – 70 à 75, donc 25% à 30 % de la force de travail qui pourrait travailler ailleurs que dans l’agriculture et être nourris par les paysans.&lt;br /&gt;
#mais il y a à la campagne des personnes qui ne travaillent pas dans l’agriculture (forgerons, menuisiers, curés, etc.) alors qu’il n’y a pratiquement pas d’agriculteurs qui vit en ville. C’est ce qui amène Bairoch à situer à 15 % de la population totale la proportion maximale d’habitants des villes qu’une société traditionnelle pouvait supporter.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une estimation, bien sûr. Le passage de 3 à 4 peut-être jugé comme contestable et fait par l’auteur un peu « au feeling ». Mais les taux d’urbanisation (pourcentage d’habitants d’un pays ou continent vivant en ville) ont effectivement été inférieurs à 15 % jusqu’à la Révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ref : De Jéricho à Mexico - Paul Bairoch&lt;br /&gt;
**Taux d'urbanisation (pourcentage d'habitants qui vit en ville) (entre 10-13%)vérifié dans l'EU d'ancien régime, en Chine (pas plus de 15% non plus)... àVérification de la loi des 15%&lt;br /&gt;
**Blocage : Espace d'innovation vient de la ville&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible de conclure qu'il y a un développement d’innovation qui est bloqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des sociétés de pauvreté de masse =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution de la population urbaine et du taux d'urbanisation de l'Europe 1300 - 1750.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde agricole avec des agriculteurs sous-employés, mal nourris et en mauvaise santé connait une forte mortalité infantile et une forte mortalité qui se traduit par une espérance de vie très basse aux alentours de 25 et 30 ans faisant de quelqu'un de 40 ans un vieillard. Les corps étaient usé littéralement de manière précoce par la dureté des conditions d'existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les paysans sont mal nourris d’où une affectation fréquente de leur système immunitaire qui pour une simple grippe pouvait les conduire à la mort, comme leur organisme était constamment fragilisé par cette nourriture médiocre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1588, la Gazette romaine titre &amp;quot;À Rome rien de neuf sinon que l'on meurt de faim&amp;quot; tandis que le Pape donnait un banquet {{Référence à confirmer}}. Ce sont des sociétés de pauvreté de masse traduit par une situation précaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=27220</id>
		<title>Structures Agraires et Société Rurale: Analyse de la Paysannerie Européenne Préindustrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=27220"/>
		<updated>2015-09-23T16:11:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gabriel Adal : /* La diversité des systèmes agraires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Paysans au Moyen-Âge 1.jpg|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La prédominance de l'agriculture : XVème siècle - XVIIème siècle =&lt;br /&gt;
L’agriculture domine par le nombre de personnes qu’elle emploie. Les travailleurs sont repartis en trois secteurs, à savoir l'agriculture [1], l'industrie [2] et les services [3]. Au XVIème siècle, les agriculteurs  représentent 80% de la population, soit quatre individus sur cinq qui sont paysan. En d'autres termes, la population active au XVIème siècle est une populations qui travaille à 80% dans le secteur primaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Prédominance de l'agriculture XVème siècle XVIIème siècle 1.png|300px|vignette|centré|Répartition par grands secteurs de la population active des pays développés à économie de marché, Japon non compris (en pourcentages de la population active totale)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour arriver au chiffre de 80%, on s'est aperçu que la valeur monétaire de la production agricole était supérieure aux autres productions. La richesse est fondée sur l'agriculture, sa production domine l’économie de manière écrasante. Cela impact également les revenus. La distribution de la richesse provient de l'agriculture dans les sociétés d'ancien régime. Le paysan vit de l’agriculture (littéralement), il se nourrit de sa récolte, et les paysans utilisent très peu de cash (on emploie le troc) sauf pour payer les impôts&lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
Le revenu de la noblesse et du clergé proviennent du tiers État. Les élites tirent leur richesse de leurs impôts sur les terres qu’ils prêtent aux paysans. Comme la noblesse ainsi que le clergé ne payaient pas d'impôts, c'était la masse qui devait payer des impôts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'épargne est la principale source de l'investissement. C'est avec l'épargne que l'on peut investir dans un domaine économique et en l'occurrence on investit dans la terre en achetant des forêts, des espaces d'exploitation. Les bourgeois de Genève investissent dans la vigne, ce qui rapporte bien plus que l’artisanat ou les services, et les paysans exploitent les terres pour eux . Même certains marchands urbains, à condition qu'ils soient riches, achètent des terres à la campagne. Toute l'économie tourne autour de l'agriculture. Le secteur agricole domine toute l'économie ancienne, mais ce secteur n'est pas homogène&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La diversité des systèmes agraires =&lt;br /&gt;
Vont apparaître des disparités spatiales qui se sont créées entre l’Est et l’Ouest ainsi qu’entre le Nord et le Sud. Lorsqu’on sort du Moyen-Âge, l’immense majorité des paysans sont &amp;quot;libres&amp;quot;. En d'autres termes, apparait une géographique dichotomique avec une frontière entre est et ouest (cette frontière étant la ligne St.Petersbourg-Triestre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système domanial &lt;br /&gt;
Au XVIIe, des paysans de l’est de l’Europe sont remis en servage par les « barons baltes », seigneurs de guerre (Ukraine, Pologne, Roumanie, Balkans… Ces pays constituent le grenier à blés du continent européen.).Le système est domanial : Les seigneurs constituent de grands domaines dans les plaines et possèdent de nombreux serfs qui travaillent leurs terres. Ce système a perdure jusqu’à la fin du XIXe en Russie tsariste. On appelait ces paysans les « âmes ». Les paysans en servages sont miséreux, ils n’ont pas intérêt à produire de bonnes récoltes puisque tout va au maitre.  Ce sont de grandes exploitations presque capitaliste qui exportent beaucoup de blés vers Allemagne et France notamment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause: &amp;quot;Deuxième servage&amp;quot; perte de liberté, masse de ces populations des paysans bascule vers =&amp;gt; paupérisation de la paysannerie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système seigneurial &lt;br /&gt;
Ce système se réfère à un système qui permet l'émancipation des paysans à l’Ouest. Ainsi, à l'Ouest; les serfs deviennent et demeureront libres. Les historiens ignorent comment cela s'est produit car il n'existait pas de structure institutionnelle urbaine, d'autant plus que les nobles se sont appropriés les terres fertiles et gardent la propriété des meilleures terres qui produisent des rendements conséquents. Les structures sociales sont compliquées car les paysans ont réussi à devenir locataire. Par exemple dans les plateaux du Valais et des Pyrénées, des communautés paysannes de montagne  possédaient souvent des alpages. Ils étaient astreints à des corvées, travaillaient pour les seigneurs mais étaient libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une autre distinction au sein même de l’Europe d’ouest, entre le Nord et le Sud, sur des questions de pratiques des sols. Dans le Sud (Italie, Grèce, Espagne, Portugal), l’assolement est biennal (on sème en hiver, et on la laisse se reposer. Elle est donc en repos la moitié du temps, et l’agriculture, qui domine l’économie, est en pause la moitié du temps). Dans le Nord, l’assolement est triennal (automne-hiver, printemps, puis jachère. On ne perd que 33 pour cent du temps, au lieu de 50 pour cent).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve donc une frontière socio-économique entre l’Est et l’Ouest qui n’est donc pas si récente que cela comme on aurait tendance à le croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Une agriculture de subsistance =&lt;br /&gt;
Au Moyen-Âge, tous les paysans d’Europe sont en servitude de la noblesse. Au XVIIIème siècle, hormis quelques exceptions, tous sont devenus libres mais on ne sait pas comment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculture est une agriculture de survie, elle permet de rester en vie et elle est avant tout céréalière se concentrant à savoir sur le blé et l'orge.  Les paysans produisent leur nourriture et de celle de leurs familles. Les ¾ de la nourriture proviennent des céréales. On parle de &amp;quot;tyrannie des blés&amp;quot; car les paysans sont dépendant de cette culture dominante. Il faut noter qu'à l’époque, la consommation moyenne d’un individu par jour en céréales était de 800gr à 1kg, alors qu’aujourd’hui elle est de 150gr à 200gr. Ainsi, la consommation de céréales était la principale source de calories dans les sociétés préindustrielles.  Ce choix de production est notamment dû au fait que la culture de céréales est 10 fois plus productive que l'élevage du bétail. On est tout de même dans des sociétés de pauvreté de masse, qui vivent juste au-dessus du fil du rasoir, le rendement n’étant pas très efficace (rapport entre la quantité semée et celle récoltée. Au Moyen-Age, on semait 1 grain et on en récoltait 5-6. Il faut prendre en compte qu’il faut semer à nouveau une partie de ce que l’on récolte, c’est la soudure, à cause de laquelle les gens mourraient : on mourrait de faim bien qu’il y ait tout de même des réserves que l’on gardait pour être semées). &lt;br /&gt;
Cette faiblesse des rendements céréaliers est due aux techniques agricoles qui sont limitées. Les conséquences de la faiblesse de la production de fer était que les socs des charrues étaient en bois, et donc fragiles et peu efficaces. La pauvreté est un piège pour les paysans, qui, après avoir échangé leur récolte contre de la farine et payé leurs imports, n’avaient plus rien pour, par ex., demander à un artisan forgeron de leur faire un bon soc en fer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais (donc l’Île-de-France était fertile grâce à paris, ou la population produisait l’engrais). Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. So l’engrais n’est pas là où il devrait être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La faiblesse des rendements céréaliers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rendements restent faibles ==&lt;br /&gt;
Un rendement est un ratio entre quantité récoltée et quantité semée. En cas de mauvaises récoltes, c'est la loi du plus fort qui s'applique, à savoir que les plus faibles vont mourir en vertu de la famine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la quantité récoltée sur la quantité semée était de 5-6 grains pour 1 semé en moyenne, alors qu’à cette même époque, à Genève, elle est de 4 grains pour 1. Cela dépend donc des régions. Mais en général, les rendements sont très faibles comparés à ceux que l’on obtient aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Raisons des faiblesses de rendement ==&lt;br /&gt;
Les quantités sont faibles car elles sont piégées par la « tyrannie des céréales » lié à différent facteur comme les problèmes d’engrais, le coûts de transports ou encore médiocrité des techniques agricoles parmi d'autres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*faiblesse des investissements&lt;br /&gt;
Il y a une absence des ressources afin d'investir qualitativement. Il subsiste trop de risques en cas de transformation du secteur. Ces paysons n'ont as d’argent parce qu’ils paient des impôts.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*paysan conservateur (&amp;quot;stéréotype&amp;quot;)&lt;br /&gt;
En contexte de pauvreté des préindustrielles, le changement d'une pratique agricole est  dangereuse car elle doit obéir à un principe de subsistance et  de survie. Les paysans sont très dépendant de la qualité de la  première récolte. L'agriculture pratiquée est une agriculture de subsistance et il est donc impossible de jouer avec les conditions de survie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Difficulté de mettre ensemble le problème et la solution (des vaches dans les champs) : &lt;br /&gt;
déjections= engrais (élevage du bétail n’est pas productive: 10 fois moins que le secteur céréalier&lt;br /&gt;
*On a la solution mais les vaches sont dans les montagnes et non dans les plaines&lt;br /&gt;
*Situation du blocage &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On remarque aussi une dissociation entre le Nord et le Sud de l’Europe  avec deux types d'assolement dichotomiques qui laisse apparaitre une frontière socio-économique : au Sud, on assiste à l’assolement (division des terres en parties distinctes) biennal (1. Céréales d’automne-hiver / 2. Jachère), alors qu’au Nord on assiste à l’assolement triennal (1. Céréales d’automne-hiver pour humains / 2. Céréales de printemps pour animaux / 3. Jachère). → Il faut laisser la terre se reposer un minimum quand même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces sociétés sont bloquées : les rendements sont faibles et l’innovation technologique est pratiquement inexistante.  Sur cette paysannerie pèse un autre parasite : la paysannerie produit la nourriture pour la survie des gens, et les parasites sont les habitants des villes. → Les citadins sont vus comme ceux qui prennent le peu des excédents agricoles aux paysans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La loi des 15% de Paul Bairoch =&lt;br /&gt;
Les sociétés d'ancien régime ne pouvaient supporter plus de 15% de citadins&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les citadins peuvent être qualifiés de parasites qui se nourrissent sur le dos des paysans qui produisent déjà peu de marges donc qui peinent à se nourrir eux-mêmes. Entre 75-80% de la population active doit cultiver. Les paysans en hiver restent au coin du feu, tandis que l'artisan continue à travailler. Entre 70% et 75% de la masse de travail est dans l’agriculture. Les autres commerçants, artisans continuent de travailler en hiver d'où entre 25% et30% de non-agriculteurs (100*-70%) qui sont des forgerons, charpentiers, le clergé,     des notaires, des instituteurs. Ils représentent 15% de de la population en tant que citadins qui représente un maximum. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi des 15% doit se comprendre en ces termes : quel poids maximal de citadins non-producteurs de leur propre nourriture, une société fondamentalement agricole peut-elle se permettre de supporter ? L’historien Paul Bairoch apporte une réponse indirecte à travers le calcul suivant :&lt;br /&gt;
#sous l’ancien régime, 75 à 80 % de la population active (= les travailleurs) est engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#comme les paysans ne travaillent pas à la morte saison (hiver) alors que les artisans des villes peuvent être actifs toute l’année, il est plus juste de parler de 70 à 75 % de la force de travail engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#il reste donc 100 – 70 à 75, donc 25% à 30 % de la force de travail qui pourrait travailler ailleurs que dans l’agriculture et être nourris par les paysans.&lt;br /&gt;
#mais il y a à la campagne des personnes qui ne travaillent pas dans l’agriculture (forgerons, menuisiers, curés, etc.) alors qu’il n’y a pratiquement pas d’agriculteurs qui vit en ville. C’est ce qui amène Bairoch à situer à 15 % de la population totale la proportion maximale d’habitants des villes qu’une société traditionnelle pouvait supporter.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une estimation, bien sûr. Le passage de 3 à 4 peut-être jugé comme contestable et fait par l’auteur un peu « au feeling ». Mais les taux d’urbanisation (pourcentage d’habitants d’un pays ou continent vivant en ville) ont effectivement été inférieurs à 15 % jusqu’à la Révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ref : De Jéricho à Mexico - Paul Bairoch&lt;br /&gt;
**Taux d'urbanisation (pourcentage d'habitants qui vit en ville) (entre 10-13%)vérifié dans l'EU d'ancien régime, en Chine (pas plus de 15% non plus)... àVérification de la loi des 15%&lt;br /&gt;
**Blocage : Espace d'innovation vient de la ville&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible de conclure qu'il y a un développement d’innovation qui est bloqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des sociétés de pauvreté de masse =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution de la population urbaine et du taux d'urbanisation de l'Europe 1300 - 1750.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde agricole avec des agriculteurs sous-employés, mal nourris et en mauvaise santé connait une forte mortalité infantile et une forte mortalité qui se traduit par une espérance de vie très basse aux alentours de 25 et 30 ans faisant de quelqu'un de 40 ans un vieillard. Les corps étaient usé littéralement de manière précoce par la dureté des conditions d'existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les paysans sont mal nourris d’où une affectation fréquente de leur système immunitaire qui pour une simple grippe pouvait les conduire à la mort, comme leur organisme était constamment fragilisé par cette nourriture médiocre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1588, la Gazette romaine titre &amp;quot;À Rome rien de neuf sinon que l'on meurt de faim&amp;quot; tandis que le Pape donnait un banquet. Ce sont des sociétés de pauvreté de masse traduit par une situation précaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gabriel Adal</name></author>
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