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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-04-07T20:53:50Z</updated>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99organisation_internationale_:_g%C3%A9n%C3%A9ralit%C3%A9s&amp;diff=27462</id>
		<title>L’organisation internationale : généralités</title>
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		<updated>2015-10-06T08:48:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Anfalas : /* Approches sociologiques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Origine historique=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des “OI” dans l'Antiquité ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux sortes d'union à savoir l'amphictyonie et la ligue&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'amphictyonie=== &lt;br /&gt;
(désigne dans l'antiquité grecque une ligue à vocation religieuse)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
association de personne à caractère religieux qui sont groupées autour d'un sanctuaire, pour rendre un culte à un Dieu .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ex : amphictyonie panhellénique ?, VIe siècle avant JC, qui regroupait des personnes appartenant à 12 peuples différents de Grèce. Rendait culte à Appolon à Delphes par exemple. Ces amphictyonies avaient des institutions. Une OI est justement une sorte d'institution, il y a une structure. Dans l'amphictyonie, chaque peuple a un représentant qui siégeait dans un Conseil, sur une base égalitaire. Ce Conseil est chargé de la protection du sanctuaire, du trésor amassé en commun etc. Il y a aussi une attribution en matière de litige, pouvait fonctionner comme une sorte de tribunal. Des décisions ont été rendues quand contentieux entre 2 peuples, mais on ne sait comment la décision a été prise. Il y avait donc déjà une institution, un Conseil, avec des représentants de chaque peuple et des décisions juridictionnelles. C'est l'embryon d'une OI. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ligue===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Grèce Antique, on observe des ligues, qui sont des alliances entre cité. Exemple : Ligue de Délos, Ve avt JC. Elle regroupait 150 cités mais elles sont toutes sous l'égide d'Athènes qui les domine, elle ne fonctionnait donc pas sur une base démocratique et égalitaire. Ces cités étaient liées à Athènes de manière différente, parfois en tant que colonies, parfois en tant qu'alliées etc. Ces différents liens se concrétisent par des droits de vote inégalitaire. Athènes a essayé d'utiliser cette ligue à des fins hégémoniques, en faisant par exemple main basse sur le trésor de la ligue, ou encore en supprimant toute forme de représentation égalitaire. Cette ligue se termine à la défaite d'Athènes contre Sparte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette ligue est intéressante car c'est une association à caractère militaire marqué. Cette ligue permettait de faire une alliance contre la Perse, mais l'intérêt pour nous est leur assemblée, une institution et la forme d'organisation propre même si non démocratique. On peut y voir des ancêtres de l'OI avec néanmoins une certaine prudence à garder puisque le problème est son caractère internationale. L'internationalité est une notion 'entre les nations' et la notion de nation est récente.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces ligues réunissaient des cités et des peuples grecques, ils partageait la même chose. Ce n'est donc pas vraiment international. Les cités grecques ne sont pas vraiment des Etats au sens d'Etat moderne, notion qui apparait au XVIe siècle, difficile à utiliser avant ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux formes d'alliance sont des institutions mais pas vraiment des OI, plutôt des embryons d'OI, des formes d'associations qui les préfigurent. Etre prudent!  L'OI est une réalité beaucoup plus récente donc on fait un saut dans le temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==XIXe siècle : conférences, congrès et concert européen==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ne sont pas des OI car elles sont ponctuelles. C'est une réunion des représentants d'Etat, ne suppose donc pas des institutions, même s'il y a des analogies. Les conférences finissent très souvent par l'adoption d'actes, les textes sont adoptés à la suite d'une procédure de vote. La première réunion très célèbre est le traité de Westphalie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Congrès de Vienne (1815) règle lui le sort des guerres napoléoniennes, adopte un traité de Paris qui prévoit le principe de réunions périodiques des puissances européennes, et qui utilise déjà des mots comme 'maintien de la paix' (art 6, réunion périodique des puissances en vue du maintien de la paix en Europe). Fais déjà penser à la SdN et l'ONU, mais la logique de conférence est encore très présente et il n'y a pas encore d'organisation véritable à ce stade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conférences panaméricaines sont organisées dans l'idée de créer une cohésion parmis les Etats des Amériques. Elles sont fédérées sous la doctrine de Monroe, càd qu'il n'y a pas d'interventions des européens. Amène à la création (1910) d'une Union panaméricaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XIXe les conférences battent leurs pleins, mais fin XIXe, il y a quelquechose de plus qui nous met sur la voie : la création des commissions fluviales ex : commission du Danube. Ce n'est pas encore une organisation internationale, il n'y a pas d'institutions mais tente de coordonner et réglementer la navigation internationale. Les choses se précisent avec la création d'une union administrative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Début du XX siècle : Unions administratives et Pacte de la SDN==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unions administratives===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les unions administratives sont des organisations à qui nous sommes redevables des progrès technologiques, des inventions qui traversent les frontières et qui méritent une coordination des activités des Etats. Ex : Union télégraphique (1874), Union générale des postes. Il ne s'agit pas encore d'OI car il n'y a pas d'organe permanent. Il s'agit surtout de coordonner les services nationaux. On prévoit dans la convention qui crée ça que ces services doivent prendre des réglements mais d'un commun accord. Il y a donc le principe d'unanimité, et il n'y a donc pas de représentation par des organes propres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Pacte de la SdN===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1919, il y a une véritable révolution dans le domaine qui est lié à la WW2. Le désir de mettre fin à la guerre et aux ravages qu'elle a occasionnée prend le dessus. Le Pacte de la SdN instaure d'abord la sécurité collective, la possibilité pour tous les membres de se retourner contre celui qui porterait atteinte à la paix internationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis l'OIT : pas que des Etats membres, organisation qui joue un rôle très important pour tenter d'instaurer une forme de justice sociale qu'on a repris après la WW2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après 1945 : système onusien et organisations régionale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1945, création de l'ONU. Avant la fin de la WW2, on réfléchit déjà à l'après-guerre, à construire la paix. On se réunit déjà aux USA en 1944, il y a même déjà des réunions en 1943 pour penser une autre forme d'organisation, et lui donner plus de chance que la SdN. Ce n'est bien sûr pas facile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la Conférence de Yalta, les négociations sont difficiles à cause de la position rigide de Staline, qui veut la représentation maximale des républiques socialistes (=1 voix chacune à l'AG). Le compromis trouvé est bizarre, il donne à l'URSS une voix, à l'Ukraine et à la Biélorussie aussi alors que ce sont des parties de l'entité de l'Union soviétique. On établit ça alors qu'il n'y a pas par exemple de voix pour quelconque Etat des USA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'idée était de confier la paix mondiale à un directoire de puissances. (celles qui gagneront la guerre) On voulait privilégier leurs représentations au sein de l'organisme du Conseil de sécurité qui devrait s'occuper de toute question liée à la paix et à la sécurité internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On reprend l'idée de la SdN d'être une organisation à vocation universelle. Cette idée est bien réalisée puisqu'elle a vite compté une grande majorité des Etats, la plupart des Etats qui ont accédé à l'indépendance. L'ONU est donc universelle, très peu d'Etats n'en font pas partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sécurité collective elle par contre a largement échoué. Ce qu'on avait prévu ne marche pas pendant une longue période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La décision d'accorder le droit de véto au sein du Conseil de Sécurité sur les questions importantes va malheureusement totalement le bloquer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but des Nations Unies est primordial. On sort d'une guerre terrible, et il faut absolument maitenir la paix et la sécurité, mais ce but présuppose d'autres buts connexes. Comment maintenir la paix pour assurer la paix mondiale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'option est qu'il faut privilégier la paix dans le sens d'absence de guerre, la liberté des membres des Nations Unies, que les territoires dominés arrivent à l'indépendance et à l'égalité (ce qui prend du temps) et à la paix dans le développement économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de système de l'ONU mais il y a plein d'institutions spécialisées, des OI qui gravitent et qu'on rattache à l'ONU par des accords spéciaux, mais ces institutions ne font pas partie d'un système, il y a une logique de repartition des tâches. On s'est dit qu'il y avait un besoin d'organisations spécifiques pour des questions spécifiques (OMS, OMPI etc) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces organisations ont des budgets indépendants de l'ONU. Les Etats peuvent être membre de l'ONU sans appartenir à telle institution spécialisée, il n'y a pas de fusion du point de vue de la composition des membres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ONU est clairement l'organisation mondiale la plus célèbre, mais il y a un essor des OI régionales et inter-regionales au XXe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaitre des organisations régionales comme leConseil de l'Europe, d'autres plus techniques comme le CERN, ou l'organisation des Etats américains qui crée en 48 une organisation anti-coco. Les organisations inter-régionales peuvent provenir de continents différents. Ex : OTAN, OCDE, OSCE, récemment la SELAC etc. En 2011, inter-régionales aussi (Caraïbes et Amérique latine)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conférences internationales ont continué à être convoquées, certains de ces accords se sont transformés en organisation, mais souvent très longtemps après. Ex : GATT, simple accord, traité en 1948. On pensait crée une organisation mais jamais vu le jour.  Donne lieu à l'acte d'Helsinki par exemple, qui fini par se doter d'institution, le Conseil des ministres etc et fini par être aujourd'hui l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, la CSCE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que le Common Wealth of Nations a été une OI ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une construction historique complexe, un regroupement de différents territoires rattachés à la couronne. C’est donc une construction inégalitaire puisqu’il y a la domination britannique. L’Etat protecteur représente l’Etat protégé dans les RI. Il y avait des dominions aussi. La SdN, art 1, prévoit que des dominions peuvent entrer dans la SdN. Le Canada, Australie, Nouvelle-Zélande ou Afrique du Sud sont des dominions jusqu’en 31, jusqu’au statut de Westminster qui y met fin. Après cette fin, on construit un nouveau Common Wealth of Nations sur une base associative, ceux qui le voulait pouvait quitter l’association. Ca a été le début de la fin de l’Empire. Ce qui est intéressant c’est que jusqu’au statut de Westminster, il y avait un parlement du CWN, mais la représentation était inégalitaire, les voix des anglais comptait beaucoup plus que les protectorats etc. Cette représentation inégalitaire n’existe plus aujourd’hui, encore une 30aine de pays dans CWN, mais maintenant c’est une réalité associative, on peut librement en sortir et il n’y a  pas vraiment d’institutions permanentes, il y a des réunions périodiques. On ne peut pas vraiment dire que c’est une OI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Problèmes de définition de l’OI=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut se demander par exemple si le G5 du Sahel, crée le 16 février 2014, est une OI ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Approches sociologiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définition sociologique générale : une OI serait un ensemble structuré de participants appartenant à des pays différents, coordonnant leurs actions en vu d’un but commun.&lt;br /&gt;
 Le fait que les participants appartiennent à des pays différents constitue l’élément international pour différencier une OI d’une organisation interne. L’objectif partagé, et la coordination constituent deux l’éléments relationnels.L’ensemble structuré de participants est l’embryon de l’élément institutionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
But commun ? Qu’est-ce que présuppose des intérêts communs ? Max Weber théorise 2 modèles d’organisation sociale :        Gesellschaft =/= Gemeinschaft .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gesellschaft&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
But commun des sociétaires mais pas forcément des intérêts communs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gemeinschaft&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
But et intérêt commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette distinction a été reprise par des juristes qui ont rattaché à la Gesellschaft la notion de contrat, qui suppose justement un but commun mais pas forcément des intérêts communs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Gemeinschaft  a été mise en relation avec l’idée d’une communauté instituée. Ce serait un modèle pour des OI dite d’intégration. Cette notion suppose une communauté d’intérêts et de buts, une solidarité, un ensemble intégré et une unité plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Approches juridiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conception classique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définition classique : une OI inter-gouvernementale c’est une association d’Etats constituée par traités internationaux en vue de la réalisation d’objectif communs, possédant des organes propres susceptibles d’exprimer une volonté distincte de celle de ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point commun avec la définition sociologique est cette idée d’objectifs communs, mais on est plus précis ici. On parle d’une association d’Etats constitués par des traités internationaux. On parle d’organes propres à l’OI, qui exprime une volonté distincte : une autonomie, qui existe juridiquement à côté de ses membres. Elle ne se résume pas à la somme de ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question de l’association d’Etats : OI intergouvernementale n'est pas la même chose qu'une ONG qui elle est soumise au droit interne et est une société crée selon le droit d’un Etat particulier. Elle est généralement à but non-lucratif et regroupe des personnes privées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hybrides =&amp;gt; organisations qui sont crée selon un droit interne mais qui déploient une activité internationale. Exemple : le Comité International Olympique qui est une association de droit suisse, crée selon le droit d’un Etat et pas par un traité international. Ce comité a comme membres des représentants nationaux. Le but de ce CIO est international, mais il n’a pas vraiment de personnalité juridique internationale. Le Conseil Fédéral a fixé par un acte juridique unilatéral des privilèges fiscaux pour cet organisme qui a selon lui « un caractère de type international ». C'est une organisation entre l’ONG et l’organisation inter-gouvernementale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple aussi du CICR à voir plus tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'organisation internationale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est crée par des traités internationaux  sont des sujets dérivés, l'Etat en est l'originaire car il crée des normes internationales. Ces Etats créent des organisations donc elles sont dérivées. Mais elles ne sont pas crées par des traités comme les autres non plus, ce sont plutôt des Chartes, car il y a 2 dimensions : la dimension habituelle d’une convention internationale, et la dimension constitutionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aspects conventionnels :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les dispositions, on voit par exemple qu’il y en a qui traitent de la procédure de conclusion du traité, la faculté de faire des réserves à certaines dispositions, qui revoient l’entrée en vigueur par exemple. Il y a aussi des dispositions sur la possibilité d’amender la Charte qui est typique des aspects conventionnels. Il y a parfois la possibilité de sortir de l’organisation, mais en droit international c'est plus difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aspects constitutionnels :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La création d'une institution permanente est prévue dans la Charte. C’est aussi une certaine limitation de la possibilité de dénoncer la Charte. Limitation de la faculté de faire des réserves. Normalement on peut faire des réserves à presque tous les traités si ça ne porte pas atteinte au but du traité. Généralement, les Chartes ne disent rien sur la possibilité de faire des réserves, en général c'est exclu ou possible sur un point secondaire. Le fait que la durée soit limitée ou non porte aussi sur des aspects constitutionnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La CEE par exemple limitait la durée de vie de la CECA, 50 ans. Le traité de l'UE lui, art 53 précise que la durée de vie est illimitée, en principe jamais abolie. Ce qu’il est possible de faire c’est d’en sortir, ce qui n’est pas aisé du point de vue pratique vu l’intégration économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Charte affirme elle-même sa supériorité sur d’autres traités que les EM feraient. L'obligation de la Charte doit l’emporter sur toutes les autres obligations auxquelles les EM souscrivent (NU par exemple). Pour l'UE, il doit y avoir une clause dans tous les traités que les EM concluent, selon laquelle ils s’engagent à modifier toutes dispositions qui ne sont pas en harmonie avec les obligations communautaires.  Si par exemple l'UE à une compétence exclusive, si EM conclut un accord en mordant sur cette compétence, il violerait le droit communautaire et sa resposnsabilité serait susceptible d’être engagée devant la CJE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les objectifs communs sont définis dans l’acte constitutif, dans la Charte. Ils peuvent être spécifiques ou variés, dépendant de l’organisation. Il est important de se rappeler que les organisations sont régies par le principe de la spécialité. L’organisation n’est habilité à agir, édicter norme ou déclencher une action seulement dans le cadre des domaines pour lequels elle a été spécifiquement crée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compétences des organisations séparées en 2 grandes catégories :&lt;br /&gt;
*compétence normative. Dans les Chartes il y a des dispositions qui vont dire que l’organisation peut prendre des réglements, des décisions, faire des recommandations, des résolutions etc.&lt;br /&gt;
*compétence opérationnelle. Pouvoir d’action sur le terrain, de faire des interventions de toute nature. Casques bleu de l’ONU par ex, déploie une action opérationnelle sur le terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conception de la Commission du Droit International (CDI)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre définition : texte 1.2 , projet d’article de la Commission du droit international qui vient des NU. Art 13 de la Charte nous dit qu’AG fait des études en vue d’encourager le développement progressif du droit international. Un des mandats de l’AG est de développer le DI. Elle a crée un organisme subsidiaire pour travailler sur la codification, le recensement des coutumes, et le développement progressif, càd adopter des règles pour tenir compte des aspirations récentes des membres de la société internationale. Distinction entre les règles codifiées et celles de développement progressif n’est pas simple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Commission du droit international comporte 34 membres qui sont nommés pour 5 ans et qui travaillent sur ce projet d’une Convention, en collaboration avec les EM, pour être sûr que les Etats vont adoptés le texte au final. Cherche à recenser les coutumes dans un domaine particulier, puis soumis aux EM qui peuvent modifier et qui vont accepter et conclure la convention. Parfois la rejette. Ex : Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961, codifie coutume en droit diplomatique = beaucoup de succès, droit des traités de 69, largement ratifier aussi. Par contre,  Convention sur le droit de la succession d’Etat en matière de traités n’est jamais entrée en vigueur. Codification qui se font en marge du DI aussi, ex droit de la mer, negoc entre Etat, conf multilatérale mais pas la Commission qui prepare un projet.  Recueil : p :19&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une OI est crée par traité ou autrement, soumise au DI et a une personnalité juridique internationale propre, ses membres peuvent être des Etats mais aussi d'autres entités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation peut comprendre des entités autres : pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car la pratique montre qu’il y a des OI qui comprennent des entités qui ne sont pas étatiques. Par exemple des entités comme des dominions peuvent faire partie de la SdN, alors qu'ils n’étaient pas vraiment des Etats. Plus récemment, des OI peuvent faire partie d’autres organisation, cette tendance se multiplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ex : UE qui participe à la création de l’OMC et qui en est un membre originaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ex2 : Palestine n'est pas considéré par tous comme un Etat à part entière, mais elle est quand mêmemembre de l’UNESCO. Il y a aussi des statuts qu’on aménage, ex : statut d’observateur. Mouvements de libération nationale à l’ONU ont obtenu ce statut. Ne votent pas mais assistent aux débats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle définition prend aussi en compte qu'il n'y a pas que les traités internationaux qui créent des OI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ex : OSC accord tacite, non écrit, verbal de transformation des conférences en une organisation. Orga qui peuvent être crée par des actes soumis au d itnerne ex : Institut du monde arabe qui pour 20 EM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple du CICR :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Txt 2.7 du recueil p113-et suivantes. Art 2 : association de d privé helvétique. Personna juridique interne, peut saisir un tribunal suisse par ex, mais il a des droits et des oblig provenant du DI. Membres du CICR : citoyens helvétiques, 15-25 citoyens suisses : membres du comité. A des fonctions internationales, conventions de droit humanitaire lui attribue des compétences. Ex : CICR habilité a visiter des lieux de detention, peut agir comme subsitute de puissance protectrice, càd que quand Etats belligerant sont en g eurre, il demande a un tiers de proteger ses interets. CICR la bcp fait surtt 2GM. Activité donc niterantaionel, de négociations et ttes sorte d’intervention sur  le terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas une veritable orga int mais se comporte comme tel avec Etat. Conclu accord de siege où etat qui accepte de recevoir des gens chez eux. Notamment clauses qui parlent des immunités des travailleurs du CICR pour qu’il puissent porter secours etc. Le CICR entretient relations diplo avec les etats qui l’accueillent et le CICR intervient en faveur de ses delegues : demande de dommage et interet si dommage oud elegues tués. La pratique montre que les Etats concluent accord avec CICR comme si doté d’une personna juridique internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les fonctions de l’OI=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Coordination de la coopération==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nbre d’OI sont des lieux de negoc et concertation, = pas forcement le cas pour toute, de coopération. = tjrs. OI = instrument de la coopération et de sa coordination. Se fait par une prise de decision qui est rapide. Plus rapide de prendre decision dans une orga que de discutez entre Etats, de convoquer une conf int etc. Ex : Conseil de sécurité avec nbre limité de membres peut prendre decisions rapidement. La coordination des activités se fait par le biais dôrgane, la charte mentionne les premiers organes qu’on veut créer tout de suite, ex NU : mention de l’AG et du CS, n’exclu pas que ces organes créent eux mm d’autres ogrganes. Le CS crée des organismes comme tribuanux penaux pour juger des crimes graves, rwanda, yougoslavie, libéria, liban..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’AG crée tte sorte d’organisme, Commission d’enquête pour voir ce qui s’est passé ds région pertublé, une autre porussurveiller des elections, crée des agens Haut comisseriat aux refuigés, l’AG a crée des juridcitions, tribunal administratif des NU = tribunal des contentieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cas des casques blues = création de l’ONU, du secrétaire général mais habilité par l’AG a crée la première force d’urgence dans le contexte de l’affaire de Suez.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coordination de la coopération par des organes, par la prise de décisions, mais aussi dans le cadre des actions opérationnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Art 52-53 de la Charte des NU on pense à une coopération avec orga regionales, fonctionne slmt a partir des 90’s-2000.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==l’intégration==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
est-ce véritablement une fonction ? probablement pas, c’est plutôt un processus, c’est l’unification, l’homogénéisation du milieu dans lequel fontionne les Etats membres.. Tendance vers l’intégraiton, vers conjonction d’intérêts et buts communs. Lien avec la supranationalité : idée d’une structure qu’onc rée au dessus des membres. Etats souverains n’aiment pas ça.  Pas bcp d’instit supérieur aux membres dans le monde des OI ; mais on peut isoler certains criteres pour mesurer le degré d’integration :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-	on dit qu’une orga vrmt d’integration serait la ou on constaterait :&lt;br /&gt;
-	- on a pas amenager un droit de sortie, on peut pas quitter&lt;br /&gt;
-	il y a des transfere de competence a titre exclusive vers l’OI.&lt;br /&gt;
-	Organes de l’OI ait un pouvoir decisionnelle obligatoire.&lt;br /&gt;
-	Il faut des actes juridiques d’application directe. Les EM n’ont pas la possibilité de trainer, de reprendre etc, il faut accepter l’idée qu’un acte s’applique directement chez eux et qu’on puisse en tirer des droits dvt leur propre juridiquut&lt;br /&gt;
-	OI doit avoir un pouvoir de sanction à l’égard de ses EM qui violeraient les regles de l’orga.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on prend ces critreres tous ensemble on voit qu’il n’y a presque que l’UE, et encore ! prblm du droit de sortie.  Le reste oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on fait subir le même test à l’ONU on voit que pas du tout une orga d’intégration. Pas de compétences transférées qui sont exlcusives, montrent qu’on peut courcircuiter les competences attribuées. Pouvoir décisionnel mais la majorité = d’action. Actes pas d’applicabilité directe.  Sanctions, CS en prend contre tel ou tel Etat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ONU =/= but n’est pas realiser une homogeneite et unité, elle a ete crée pour sauvegarder la paix, c’est pas la mm chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La supranationalité est un moyen de réaliser l’intégration ( pas le seul ) mais que les Etats n’aiment pas beaucoup dans la pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Questions du rôle des OI dans les RI ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est se placer du point de vue de la théorie des RI. Pour montrer cmt on percoit les OI dans une analyse plus pol des RI. Deux grands courants qui s’affrontent en théorie des ris :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Realistes				idealistes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= idée que les RI sont encore a l’etat de nature, dans un etat de desordre, anarchie, guerres ouvertes ou larvés mais dans un Etat d’hostilité. Crée un etat leviathan qui fasse regner l’ordre a l’interieur de ses frontieres. Relations entre etat leviathan pour Hobbes, ne voyait pas les guerres internationales du mm ordre que les guerres internes. Pour lui etat de nature internationale devait perdurer et etait chaotique, n’imaginait mm opas un contrat social au niveau internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les réalistes estiment qu’il y a un etat nature des RI, se focalisent sur conflits de puissance, et la guerre = naturelle, légitime et souvent nécessaire. Equilibre des pouvoirs, paix assurer par des sys d’alliances entre Etat. Diviser pour mieux regner, domination d’une puissance ou la dissuasion. Par ces biais la on arrive a un etat de non guerre. De meme la regle importante c’est de survivre, ‘self-help’, et tous les moyens sont bon pour atteindre ce but. Stabilité du sys resulte des equilibres qui changent ; équilibre bipolaire etc. La théorie des régimes est une théorie réaliste, mais d’une fa&amp;lt;çon plus attenuée. Elle critique le terme de puissance comme abstrait et flou. Les Etats font pas ce qu’ils veulent, contraintes et regles pirncipes et procedures qui pesent sur les acteurs. Ex : principe de la réciprocité. Ex : depuis la création de l’ONU, décision au sein du Conseil de sécurité sont qqch que chaque Etat doit prendre en compte puisqu’influence les RI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Relativisation  du côté radicale des théories réalistes qui restent un peu à l’idée d’une souveraineté tte puissance des etats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Théorie des hard / soft power, idée que les Etats ne privilegient pas forcément la guerre, car elle est coûteuse. Peu tetre bien plus adequat d’utiliser son povuoir par la negociation, convaincre plutôt qu’iimposer. Idée d’influer sur d’autres Etats mais pas par des moyens coercitifs.  Comment les réalistes voient les OI ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour eux, les OI sont seulement des isntruments utiles pour les Etats pour toutes sortes de buts. Bcp d’activités qui necessitent une coordination et prblms par nature internationaux, qu’on ne peut pas regéer dans notre coin. Ex : sdvlpt de l’aviation, nécessaires de reglementer la navigation aérienne, orga d’aviation civile internationale qui coordonne les activités aériennes. Les réalistes le reconnaissent, et utiles poru ça. Mais rine d’autres que juste des instruments&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Approche idéaliste&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout à fait différent. Mette accent sur la coopération. C’est dire que les courants réalistes sont parti de l’observation et fonctionnement des OI pour dire que la coopération, qui s’impose dans la pratique trjs plus, finalement certains idealistes ont ete pensé que l’integration allait devenir la regle, et meme que les Etats dispraitront. La réalité des OI, qui est celle de la fonctionnalité, pourraient amener la disparition des Etats en tant que tel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmis les approches idéalistes certaines ont mis l’accent sur la perception que les acteurs ont les uns des autres, game theory. Vient de l’éco pol, tous les acteurs sont rationnels et il n’est pas trop difficile de se faire une idée de chaque Etat, et ainsi on peut prévoir le comportement de chaque décideur politique. On peut prévoir la politique des autres et élaborer la stratégie des autres.  Théorie des jeux s’est dvlpé dans un paradigme idéaliste,. On trouve aussi des approches systémique. Lois du sys international qui determine le comportement de chacun et freine leurs envies de puisance. Nécessité de s’adapter au sys est prédeterminante.. Chaque acteur compte avec la structure du sys internationale, et sur cette structure il n’a pas de prise. Lois à l’oeuvre qui détermine le comportement de chacun des acteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Théories les plus récentes ni l’un ni l’autre, cherche surtout a rendre compte de ce qu’il se passe, de trouver des xplications et essayent de prevoir la direction dans laquelle on se dirige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est intéressant c’est de remarqué que l’OI peut être vu de facon opposée ; un simple instrument pour les uns, pour les autres favorisent une intégration du sys internationale où l’on peut prévoir une intégration progressive qui pourrait aller jusqu’à la disparition des Etats et de la souveraineté territoriale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Phénoménologie des OI&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’apprend on des relations entre OI et EM, et Etats tiers ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut bien mettre ne lumière la différence entre ce sujet originaire qu’est l’Etat et l’OI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est pas dans le même monde. Opposition entre la plénitude des compétences étatiques qui s’oppoisent au caractere limité des oi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Etat moderne est caractérisé par l’idée de souveraineté absolue. Signifie que souveraineté dans la limite de son territoire, l’Etat jouit de l’exclusivité et l’autonomie des compétences. Prsn d’autre ne peut exercer des compétences, plénitudes car dans  n’importe quel secteur de la vie publique, autonomie car soumis à aucune autre autorité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Souveraineté externe dans les RI, souveraineté territoriale, aucun autre etat ne peut attenter a ca, mais elle est limité par le pricnipe d’égalité des Egtats, et par le principe de responsabilité einternational. Ne peut pas faire n^’’improte quoi non plus, peut pas laisser se passer des choses contraire a un autre etat. Ex : ne peut pas laisser un groupe terroriste s’installer dans son pays qui voudrait attaquer le pays voisin. Une usine chimique qui pollue un fleuve qui traverse le pays voisin aussi. Engage sa responsabilité internatinale si fait ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
+ souveraineté personnelle, souveraineté sur  ses ressortissants. Limités par le DI aussi, par le droit de l’homme, des etrangers, immunités personnelles (ambassadeurs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une OI elle a pas de souveraineté territoriale. Elle n’a que des compétences fonctionnelles sur un certain espace qui lui est accordé par un Etat hôte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques compétences sur une ère limitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compétence personnelle, on peut dire qu’elle a une certaine compétence personnelle sur ses agents et ses foncitonnaires.  Les OI ont aussi des compétences ‘extra-territoriale’ pour des Etats, ex : sur une base contractuelle peut obtenir d’installer bases militaires sur d’autres Etats. AA l’inzétirut du perimetre de la base militaire s’est l’Etat qui la installée qui controle tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les missions diplomatiques osn tun peu des excroissances territoriales, inviolabilité des locaux, archives etc. Les OI peuvent se voir conferer des competences d’intervenir dans ceretains territories, notamment dans l’administration d’un territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’organisation est gouvernée par le pricnipe de specialité, donc aucune plenitude et exclusivité des competences a priori.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Phénoménoligie de l’OI=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’OI et l’État== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
b) territorialité vs fonctionnalité: L’OI est régie par le principe de la spécialité c-à-d qu’elle ne peut agir que dans le cadre dans lequel elle est affectée, elle a slmt qques compétences. Elle s’autolimite, accepte le principe d’inviolabilité des locaux à moins que sa personne ne soit menacée. Certaines OI comme l’ONU ont des compétences territoriales compétences fonctionnelles exercées sur son territoire !! Elles sont dans la fonctionnalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’OI comme lieu d’harmonisation des relations entre membres== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les OI sont créées par les États pour leur rendre service. Il s’agit de renforcer les liens entre les États, certaines sont de vrais forums de discussion et de négociation. C’est la coordination de la coopération qui renforce les liens entres les États. L’OI joue un rôle important dans les règlements pacifiques des conflits. Elle fait des actions opérationnelles, surtout celles caractérisées par l’interposition ( ?) comme celui pour le canal de Suez où les Casques Bleus ont été envoyés pour vérifier que le cessez-le-feu était bien respecté. Pour éviter que 2 États ne clament leur souveraineté sur une ville on peut déclarer celle-ci internationale. L’art 2 §4 de la Charte de l’ONU est un frein à l’agressivité des États. Les résolutions sont svt faites par consensus. Cela aide-t-il ? Le consensus aide à conclure un accord mais on peut aussi dire qu’il masque les dissensions et qu’il revient à contourner un vote et à ne pas respecter le règlement des OI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’OI comme lieu de conflit==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
a) conflits entre membres : L’OI peut être un lieu catalyseur de conflits entre EM (ex : USA vs URSS pendant la GF). L’Assemblée Générale peut être une tribune où on s’exprime et attaque les autres. Le veto est un moyen de faire échouer l’adversaire (pdt la GF, l’URSS a utilisé le droit de veto au moins 100X). Elle peut aussi servir à bloquer les questions que certains veulent soumettre à l’ordre du jour (ex : les USA qui bloquent la question de la représentation chinoise à l’ONU). Parfois l’OI peut se retrouver à la merci d’un État quand celui-ci est fort et qu’il domine les autres (ex : USA qui ont pesé tout leur poids dans l’OEA qui a finit par exclure Cuba sous la pression US ou encore quand l’URSS a bcp pesé dans le pacte de Varsovie). Dans l’ONU de nos jours, le bloc occidental est assez fermé sauf pour l’économie internationale et les droits de l’Homme. Pour les interventions armées on reste assez sélectif, et cela traduit les divisons qu’il y a entre les États. On peut se demander si l’antagonisme Est/Ouest se reforme avec l’affaire de la Crimée pas de nouvel ordre politique mondial homogène dans la société international.							                                                              b) conflits entre &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
l’OI et ses membres : Il y a plusieurs conflits : &lt;br /&gt;
#dépendance de l’OI vis-à-vis de ses membres, elle est contrôlée par ses EM frein à la dynamique propre de l’OI. Ex : Secrétaire général de l’ONU qui doit lutter contre les États puissants du CS. Le phénomène d’autonomisation de l’OI peut la dresser contre certains de ses membres. &lt;br /&gt;
#L’OI va s’autonomiser en accroissant ses compétences au détriment des EM. &lt;br /&gt;
#Certains États sont minorisés dans les votes ce qui les rendent mécontents. &lt;br /&gt;
#Théorie des pouvoirs implicites par laquelle les OI affirment leurs compétences. Certains organes s’arrogent des compétences à cause du dysfonctionnement d’autres organes pratique dérogatoire à la Charte qui peut aussi débloquer certaines situations.              &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations de ces tensions sont : &lt;br /&gt;
#Des crises internes telles que les EM refusent de payer leur cotisation. Ex : USA vs UNESCO où les USA ont dénoncé la politisation de l’UNESCO et ont décidé de ne plus payer leur cotisation en 2011 car la Palestine a été admise dans l’UNESCO. Dans ce genre de cas, l’OI ne peut rien faire à part suspendre les pays en question. &lt;br /&gt;
#Les refus de suivre les résolutions. Ex : L’Afrique du Sud refusant d’évacuer la Namibie malgré la résolution de l’ONU ou encore dans la lutte contre le terrorisme où  certains EM ont refusé d’appliquer la résolution du CS dans ce domaine. &lt;br /&gt;
#Les refus d’exécuter les arrêts de la Cour Internationale de Justice de l’ONU mais ce cas la est rare. Ex : L’Iran en 1980 sur l’affaire des otages de Téhéran. &lt;br /&gt;
#L’abstention/absence au sein d’organe de l’organisation : soit on ne vient pas (politique de la chaise vide) soit on s’abstient de voter. Dans les années ’80, dans l’AG de l’ONU, les pays occidentaux ne votaient plus car à chaque fois il y avait une majorité systématique des « nouveaux » pays. &lt;br /&gt;
#Refuser de lui assister et de lui donner les moyens pour faire ses opérations. 			         &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critiques de EM aux OI : L’OI devient trop politisée elle n’est pas en accord avec le système politique des EM qui l’en accusent. Ceci traduit plutôt la division idéologique des États.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’OI et le droit international=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’OI, produit du droit international==&lt;br /&gt;
Quand les États se réunissent pour créer une OI, il faut un traité dont l’OI devient le produit l’OI produit du DI et ce traité va régir ses activités, les lui conférer etc. L’OI est svt une personne créée par le DI mais pas tjs (ex : CICR).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’OI, productrice du droit international==&lt;br /&gt;
Dans ses relations externes (EM, États tiers ou organisations), l’OI peut conclure des accords avec d’autres sujets du DI (ex : accord d’indemnisation en 2010 entre l’ONU et Israël). Pour les relations internes à l’organisation il s’agit de Di/droit administratif et non de DI. L’OI participe aussi à la création d’un droit coutumier qui peut être direct dans la mesure où certains organes sont impliqués (ex : CIJ) et participent à la formation et à la consolidation des coutumes : la CDI codifie des coutumes. Parfois les organes sont indirectement impliqués comme lors des gdes discutions sur les résolutions internationales. 						        Le soft law est un acte juridique non obligatoire mais influençant la pratique et svt observé volontairement bien qu’il ne lie pas son destinataire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’OI, agent d’exécution du droit international== &lt;br /&gt;
L’OI agit svt dans le sens d’un renforcement de la légalité internationale et a svt le moyen de contrôler le respect du DI. Ex : L’OIT qui demande aux États de fournir des rapports (p.79, 2.4 dans le recueil). Si on suspecte qu’un État ne la respecte pas on peut enquêter comme l’AIEA qui visite des sites nucléaires dans différents États pour vérifier qu’ils l’utilisent à des fins pacifiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’OI, sujet du droit international==&lt;br /&gt;
a) Notion de personnalité juridique : Cette notion atteste de l’existence juridique. Les OI ont généralement une personnalité juridique de  Di. 			                                                                           b) Acquisition de la personnalité juridique internationale : La personnalité juridique internationale est différente : ça signifie être destinataire de droit directement issu du DI, avoir la capacité de faire du DI, avoir la possibilité de saisir un juge international, bénéficier d’une immunité diplomatique et une partie de la doctrine estime qu’elle comprend la capacité d’être membre d’une OI.  Ces deux types de personnalités juridiques comprennent différents degrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Commentaire des textes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Convention de Vienne sur le droit des traités de 1986 : L’art 6 : « les règles de cette organisation » il s’agit de la charte, limité à certaines choses en opposition aux États à qui on ne peut rien opposer.                                          Pour avoir la personnalité juridique internationale pour un État il suffit d’être un État au sens du DI. Quant à savoir si les OI l’ont, il y a 2 gdes écoles : déductive et inductive. Pour l’école déductive, il faut s’en référer à la volonté des organisateurs telle qu’écrite dans la Charte. Le problème est que la plupart n’en parle pas. Il faut donc additionner toutes les compétences qui sont dans la Charte et on va inférer ou non une personnalité juridique internationale. D’autres disent qu’il faut regarder les buts et ce sont ces buts qui vont nous éclairer l’OI peut-elle réaliser ses buts sans personnalité juridique internationale ? Si la réponse est non, alors on doit lui accorder la personnalité juridique internationale (= théorie des pouvoirs implicites). 					    Pour l’école inductive, on regarde si l’OI peut conclure un traité, si elle a l’immunité etc. Si on observe ces choses on en infère une personnalité, ce n’est pas la Charte qui va nous aider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CIJ-Réparation des dommages subis au service des Nations Unies : Qui sont les partis ?: Il n’y en a pas, c’est un cas où l’AG ou le CS peuvent demander un avis de droit à la CIJ. Il n’y a pas d’État demandeur ou d’État défendeur. 							                                                Type de procédure : C’est une procédure consultative, cet avis ne va pas lier l’institution qui l’a sollicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Objet de la demande : Pour le savoir, il suffit de se reporter aux questions posées par la Cour. Ces deux questions sont : 1) Si un agent de l’ONU subit un préjudice dans l’exercice de ses fonctions, l’ONU peut-elle présenter une réclamation internationale contre l’État responsable pour obtenir réparations du dommage subi a) par l’ONU elle-même b) par la victime et ses ayants droit? Si la réponse est affirmative, la deuxième question est : comment concilier le droit de réclamation de l’ONU avec le droit de réclamation de l’État national que l’agent possède en vertu du DI coutumier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Questions juridiques : 1) La Cour se demande si l’ONU a la capacité juridique donc la personnalité juridique elle regarde la Charte mais celle-ci ne dit rien, donc il faut interpréter la Charte par rapport aux buts il y a des buts implicites qui impliquent la personnalité juridique internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2) La Cour a estimé que les EM ont des obligations envers l’ONU et que s’ils causent un dommage ils doivent le réparer (si l’ONU subit des dommages propres).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3) Qu’en est-il quand il s’agit de ses agents ? La Cour estime qu’il faut réparer le dommage car par interprétation il est nécessaire que pour son bon fonctionnement l’organisation puisse protéger ses agents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4) On peut se demander si elle peut réclamer la réparation contre un État non-membre (Israël n’était pas encore un membre). Selon la Cour, c’est possible car l’organisation a la personnalité juridique internationale objective, ce qui signifie qu’elle est opposable à tout le monde en raison de sa vocation universelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5) Que faire si l’État national veut exercer une protection diplomatique,   c-à-d lui-même intervenir pour demander à l’État responsable réparation des dommages subis par ses ressortissants ? Là la Cour dit qu’elle ne sait pas comment concilier la protection diplomatique et la protection fonctionnelle et qu’il faut voir la pratique des accords.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ONU ne peut réaliser ses buts sans personnalité internationale objective. La Cour estime qu’il n’y a pas de règle d’analogie pour la concurrence d’une réclamation sur une personne ayant 2 nationalités. Amène à la critique de cet avis : la Cour crée du droit, il pose la personnalité juridique internationale objective de l’ONU als qu’il  n’y a pas de normes dans la pratique, elle réfute l’analogie avec la protection diplomatique mais a dit que l’organisation pouvait bénéficier d’une protection fonctionnelle car basé sur les liens de fonction, ce qui est contraire à son raisonnement. Elle observe qu’il n’y a rien sur le problème de concurrence de réclamation entre une OI au bénéfice d’un de ses agents et l’État national de cet agent (question 2), elle estime qu’il n’y a pas de règle d’analogie car la pratique est muette, ici elle ne crée pas de droit 2 poids 2 mesures (pk une fois créer du droit et une fois non).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.5 L’OI, ordre juridique de droit international : La notion d’ordre juridique vient de la doctrine allemande du 19ème siècle pour désigner une sorte d’unité du phénomène juridique. Haut degré de rationalisme. Idée qu’il faut fonder une science du droit et que l’ordre juridique peut rendre compte de l’unité de l’État, idée de l’unité de l’État inspire l’idée de l’unité de son ordre juridique. C’est une notion qui a du succès. À la moitié du 20ème siècle, la systémique influence l’ordre juridique en lui conférant une dimension dynamique car un système est un objet complexe dont les éléments entretiennent une relation entre eux et aussi avec la totalité. Un système se caractérise par une tension : tout système évolue dans un contexte avec 2 tendances contraires: s’autoconserver et s’adapter. Un OJ serait une espèce du genre système. Le problème est les critères d’autonomie d’un OJ. Il y a 2 gdes écoles doctrinales, l’une définissant l’OJ comme étant un ensemble de normes et qui a des sujets de droit identifiés (définition assez restrictive)  et l’autre (définition plus large)  la définissant comme un ensemble de normes et sujets ainsi que d’autres éléments: 			                                                  - Pas d’OJ sans territoireexclue la possibilité d’OJ transnationaux (comme lex Mercator par exemple), les OI (elles n’ont pas de territoires propres)   				                                                                                          - Pas d’OJ sans institutions on néglige le dédoublement fonctionnel car une institution peut fonctionner dans 2 ordres différents (État peut être dans Di et DI)							                                                         -Pas d’OJ sans Cst on doit admettre que le DI n’est pas un OJ		                                                                   -Pouvoir législatif : il faut une institution produisant des normes pas facile pour le DI car bcp de normes sont coutumières			                        -Jurisprudence propre on nie les réalités du dédoublement fonctionnel, pour les OI on ne peut pas répondre de façon générale car certaines ont en une d’autres non                                                                                                                      -Instance exécutant les normes et sanctions c’est vague, d’autres ordres non juridiques ont des sanctions, certaines OI ont le pouvoir de sanctionner                                                               -Justice propre trop lié à la juridiction propre, assez délicat (dans ce cas certains disent que la mafia est un OJ car elle a une justice propre)                                                                                                    -Organisation hiérarchiquecertains disent pas d’OJ sans hiérarchie mais d’autres le contestent							                                                                                          Pour le DI il y a une doctrine estimant qu’il existe un OJ, mais un seul, et d’autre disent qu’il existe un OJ international global et qu’au sein de celui-ci il y a plusieurs OJ internationales. D’autres nient l’existence d’un OJ de DI, ils disent qu’il n’y a que des OJ partiels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Commentaire de texte&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pluralité des ordres juridiques internationaux et unité du droit international : Il y a une prise de position sur certains des critères ainsi qu’une prise en compte de la théorie systémique. L’auteur défend l’approche restrictive de l’OJ, pour lui c’est surtout un ensemble de normes, idée que les OJ sont + ou – indépendants ou dépendants les uns des autres. Pour lui il y a un OJ global et en son sein une pluralité d’ordres partiels pas totalement indépendants de l’OJ global. Idée d’une certaine confusion entre l’OJ de l’ONU et l’OJ global. Pour lui les institutions spécialisées sont rattachées à l’ONU mais pas forcément dépendantes, elles ont une certaine autonomie et elles ne sont pas hiérarchiquement inférieures à l’ONU. Il y a des OJ indépendants de l’OJ tutélaire global comme l’UE  ou l’OMC. Il reconnait la pertinence de l’idée du dédoublement fonctionnel. Il s’attarde sur les rapports entre OJ mais il défend l’unité profonde du DI. Les OJ dans leurs relations sont relativement perméables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Typologie des OI=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quel critère de classification ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les classifications sont une manière d’ordonner nos connaissances mais elles ont des limites. Voici qques classifications : 1) leur composition sont-elles universelles, on regarde les membres ; 2) structure organique on regarde la composition des organes ; 3) nature de leur pouvoirc’est rare qu’elles n’aient qu’un type de compétences ; 4) nature de leurs activités dans quel secteur fonctionnent-elles, sont-elles politiques, techniques… ; 5) leur fonction coopération ? intégration ? ; 6) qui ne peuvent pas se classer= OJ sui generis. La dénomination n’est pas innocente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Références=&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Anfalas</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Coups_d%E2%80%99%C3%89tat_et_populismes_latino-am%C3%A9ricains&amp;diff=24840</id>
		<title>Coups d’État et populismes latino-américains</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Coups_d%E2%80%99%C3%89tat_et_populismes_latino-am%C3%A9ricains&amp;diff=24840"/>
		<updated>2015-08-21T13:05:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Anfalas : /* Les grands changements des années 1920 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous allons voir les changements généraux dans toute l’Amérique latine entre la première guerre mondiale et la grande dépression de 1929 qui vont mener à la montée d’idéologies populistes puis on parlera des effets dévastateurs de la grande dépression en Amérique latine général avant de se pencher sur la Colombie, Cuba et la Brésil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les grands changements des années 1920 =&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de 1914 – 1918 les économies d’Amérique latine connaissent une embellie qui se poursuit jusque dans les années 1920.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On appel cette période la « danse des millions » car le produit national brut de la plupart des pays augmente rapidement et les investissements étrangers et notamment étatsuniens s’intéressent aux pays d’Amérique du sud.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces investissement augment rapidement et les économies latino-américaines sont toujours fondées sur le développement des exportations de produits agricoles et minerais afin d’acquérir les devises nécessaire aux importations des produits manufacturés. Comme les importations d’Europe diminuent abruptement on voit un début d’industrialisation dans la plupart des pays à savoir dans le textile, l’alimentation, les boissons, les matériaux de construction mais aussi les instruments.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La guerre en Europe signifie aussi le début de l’impérialisme des États-Unis non seulement en Amérique centrale et dans les caraïbe mais aussi en Amérique du sud ou ils contrôlent les secteurs tenus jusqu'à la par les britanniques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces changements se reflètent dans la société et continuent le processus débuté dans les années 1850. La petite paysannerie continue à décliner au profit des grandes haciendas, la force de travail se concentre dans certains secteurs, plantations, mines, usines, transports, administrations, fonctionnariat et services ; mais en raison de la mécanisation progressive et dans le cas de l’Argentine et du Brésil de l’immigration massive d’européens, beaucoup de petits paysans et de métayers sont laissés pour compte et sont forcés de partir tenter leur chance dans les villes, c’est l’exode rurale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On passe d’une société rurale à 75% pour l’Argentine 80% à 90% pour le Pérou et l’Amérique centrale à des sociétés de plus en plus urbaines parce que ces migrants ruraux n’ont pratiquement plus d’autres endroits que de se réfugier dans les villes qui sont de plus en plus peuplées et il devient difficile pour les élites traditionnelles d’assurer l’ordre social.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ceci d’autant plus qu’avec le développement du commerce et des communications, de nouvelles idéologies arrivent du Mexique mais aussi d’Europe socialiste ou fasciste mais aussi de la Russie bolchevik ainsi que par l’arrivée d’immigrants juifs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces nouvelles idéologies minent le contrôle des élites et de l’église catholique, c’est la fin des régimes d’ordre et de progrès.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’arrivée massive de paysans déplacés transforme les villes et la culture urbaine. Dans chaque pays des gens de différentes régions culturelles se retrouvent mélangés dans les capitales et les grandes villes de province.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
Même s’ils sont souvent rejetés ou méprisés, ces migrants ruraux contribuent à une certaine intégration nationale puisqu’ils apportent leurs particularismes régionaux dans les villes. De plus la vie urbaine exige souvent de savoir lire et écrire et les écoles y sont souvent concentrées ; les populations urbaines sont de plus en plus alphabétisées et en même temps dans ces villes dans les années 1920 la radio et le cinéma font leur entrée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’autres changements sociaux marquent ces années 1910 – 1920. La classe moyenne composée d’intellectuels, de petits commerçants, d’entrepreneurs, d’enseignants, de fonctionnaires issus soit de la capitale ou des grandes villes de province commencent la formation de la classe moyenne qui veut sa place dans une société stable mais qui ne soit plus nécessairement contrôlée par les élites ou des capitaux étrangers.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La catégorie des étudiants des universités est de plus en plus nombreuse même si ce sont de jeunes hommes issus de la classe moyenne supérieure.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dès 1918, les étudiants constituent une force politique dont il faut tenir compte ; ils demandent l’autonomie universitaire, en même temps ils sont influencés par le socialisme, l’anarchisme, la révolution mexicaine et l’indigénisme ; ils s’intéressent dorénavant au développement de leur pays et à l’éducation des classes laborieuses.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les travailleurs de certains secteurs industriels surtout ceux liés à l’exportation comme les mines d’État, les usines, le pétrole, les ouvriers des fabriques de cigarettes par exemple commencent aussi à se syndiquer et à s’intéresser au socialisme, à l’anarchisme et au communisme en partie importé par des immigrants européens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir de 1910 et surtout de 1918 les grèves se développent, parallèlement un autre secteur prend de l’importance, c’est l’armée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’armée se développe dans les villes et va s’affranchir de la tutelle des partis traditionnels, de l’église catholique afin de se présenter en alternative politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce sont surtout des officiers issus des classes moyennes souvent des villes de provinces qui demandent un rôle plus actif de l’armée dans le développement économique du pays.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En même temps en politique les partis de gauche font leur apparition à mesure que le suffrage se développe d’abord pour les hommes puis pour les femmes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En même temps des idéologies d’extrême droite font des émules parmi les politiciens et les hommes d’armée latino-américaine. C’est grâce au cinéma et à la radio que ces politiciens vont pouvoir atteindre de plus en plus d’auditoires, il y a vraiment un discours qui commence à se répandre dans la nation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les populismes latino-américains =&lt;br /&gt;
C’est dans ce contexte que les populismes latino-américains prennent forme dans les années 1920. Ces populismes vont dominer la politique des années 1930 à 1950.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Souvent on associe le populisme à Perón mais il est plus tardif car il surfe sur une vague en provenance des années 1920 et 1930.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le populisme latino-américain de cette époque est un mouvement qui tente d’intégrer les classes populaires dans la politique nationale sans changer l’ordre social ; il vise surtout les masses urbaines, les ouvriers, la petite bourgeoisie, les rentiers, les migrants ruraux, les étudiants, les intellectuels et les soldats.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce sont des classes urbaines dont la radicalisation menace d’apporter la révolution sociale avec la peur de perdre l’ordre social. Le populisme rejette la lutte des classes en faveur de la solidarité entre les classes défendant l’idée d’un État corporatiste qui dirigerait hiérarchiquement la famille nationale entre des coalitions verticales de patronages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Trujillo 1952.jpg|thumb|100px|Rafael Molina Trujillo.]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le populisme est en général dirigé par un chef charismatique qui répond souvent au type macho c'est-à-dire un homme fort, autoritaire mais sympathique avec lequel le peuple peu s’identifier émotionnellement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un homme bienveillant, paternalisme, grand leader des populismes qui est là parce qu’il comprend et protège le peuple mais c’est en même temps un leader qui ne tolère pas la provocation et l’opposition. Il utilise les médias de masse pour gagner l’appui populaire mais en même temps c’est un mouvement qui n’a pas vraiment d’idéologie complexe, au cœur de son idéologie est le nationalisme et une vague promesse de développement accompagné de justice sociale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela signifie un État fort qui intervient dans les affaires économiques et sociales, de plus afin de cacher les conflits sociaux internes le populisme uni souvent les masses contre un ennemie étranger commun qui peut être l’impérialisme étasuniens, l’émigrant chinois ou encore l’immigrant afro-antillais ou bien l’immigrant juif dans le cas de l’Argentine.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le cas le plus terrible du populisme est celui Trujillo formé dans la garde nationale par les marines et qui restera au pouvoir pendant longtemps, en 1937 il fait [http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_des_Ha%C3%AFtiens_de_1937 massacrer par l’armée entre 15 et 20000 paysans haïtiens] à la frontière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Impact de la Grande Dépression en Amérique latine =     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Economique ==&lt;br /&gt;
La grande dépression des États-Unis produit d’énormes ondes de choques dans les nations latino-américaines et un marasme économique dont elles vont sortir qu’après la Deuxième guerre mondiale ; plus le pays dépend d’exportations de matières premières ou agricoles vers les États-Unis plus le choque et terrible mais ceux qui exportent aussi vers des pays européens sont aussi gravement touchés par la crise.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La chute de la consommation aux États-Unis entraine une forte diminution de la demande et les pays d’Amérique latine sont donc privés d’une grande partie de leur revenu, à cela s’ajoute la chute des prix de ces produits sur le marché mondiale et en moyenne la valeur totale des exportations d’Amérique latine entre 1930 et 1934 est la moitié de ce qu’elle était entre 1925 et 1929.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Social ==&lt;br /&gt;
Les mines et les plantations licencient une bonne partie de leurs ouvriers qui vont venir gonfler la population des villes à la recherche d’un travail ; il y a la montée du chômage, la monté du sous-emploi, la dislocation des familles qui augmente dramatiquement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans des pays ou la population vie dans la pauvreté, la misère et la détresse sont terribles mais quelque part elles sont moins spectaculaires et médiatisées qu’aux États-Unis. La misère était déjà là avant donc le redoublement de la misère est encaissé de façon moins dramatisée qu’aux États-Unis mais n’en est pas moins forte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Politique ==&lt;br /&gt;
Le marasme économique latino-américain se reflète dans la politique ; de 1930 à 1935 la quasi-totalité des pays d’Amérique latine connaissent des changements de régime plus ou moins violent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les États-Unis qui sont eux même enlisés dans la crise économique n’interviennent plus et en fait leur [[De la politique du Big Stick celle du Good Neighbor|politique de bon voisinage]] ne va pas réussir à prévenir les coups d’État et les prises de pouvoir violentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le cas de la Colombie : crise absorbée par les cultivateurs de café =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Économie ==&lt;br /&gt;
La Colombie ne voit pas de changement brutal au niveau du pouvoir, l’économie de la Colombie en 1929 dépend en grande partie de ses exportations de café dont 75% va aux États-Unis.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Après 1929 le prix mondial du café plonge, les revenus issus du café chutent, les volume des importations de Colombie recule de 63% mais pour tous les autres indicateurs économiques la Colombie s’en tire mieux que le reste de l’Amérique latine. Le volume des exportations ne diminue que de 13%, le PNB ne diminue que de 2,4% ; en plus il n’y a ni coup d’État ni de révolution seulement un transfert historique du gouvernement passant du parti conservateur au pouvoir depuis plus de 50 ans grâce à un système de politique qui marginalisait complètement le parti libéral passant aux libéraux en 1930 après la division des conservateurs et l’élection d’un président libéral.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La leçon de la Colombie est utile pour comprendre certaines réactions aujourd’hui.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Sur le plan économique cette transition s’explique sur le mode de production du café. Depuis les années 1920 les grands propriétaires terriens qui sont aussi de grands marchands exportateurs ont vendus la plupart de leurs terres où se cultive le café à de petits paysans.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela permet aux ex-grands propriétaires de se concentrer dans l’achat des récoltes de café et dans l’exportation de café. Quand la crise frappe se sont principalement les petits paysans producteurs de café qui encaissent le choc de la chute des prix ; ils vendent alors le café à des prix très bas sans réduire la production, en fait ils s‘auto-exploitent, ils se forcent, leurs femmes et leurs enfants à travailler tout autant afin de gagner presque rien.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela est possible car beaucoup vivent en semi autarcie et ont leur propre jardin potager, ils peuvent survivre sans presque rien acheter jusqu’à ce qu’ils sortent de ce moment très difficile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Politique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Alfonso López Pumarejo.jpg|thumb|150px|Alfonso López Pumarejo, Président de la République de Colombie de 1934 à 1938, puis de 1942 à 1946]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau politique le transfert du pouvoir se fait parce qu’en 1930 les conservateurs ont la mauvaise idée de se diviser entre deux candidats présidentiels ce qui permet aux libéraux de gagner avec un candidat issu de l’élite avec des vues traditionnelles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est seulement en 1934 qu’il y a une nouvelle élection qui voit élu [http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfonso_L%C3%B3pez_Pumarejo Alfonso Lopez] qui lance un programme populisme qui s’appelle la « revolución en marcha » inspirée de la révolution mexicaine avec une petite réforme de la constitution, le suffrage universel pour les hommes, il lance des programmes d’éducation, de syndicalisation, il y a aussi une petite reconnaissance des communautés indiennes de la Colombie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir de 1937 Lopez est attaqué par une extrême droite fascisante inspirée par le modèle du général Franco en Espagne devant renoncer à une partie de son programme de réforme et en particulier une timide réforme agraire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Lopez réussi à intégrer une partie des classes urbaines et ouvrières derrière le libéralisme, il réussit aussi à limiter les dégâts de la grande dépression mais les campagnes ne sont pas vraiment touchées par ces reformes ; les petits producteurs de café qui se sont auto-exploités pendant toutes ces années sont au bord de l’explosion qui se produira dans une guerre civile pendant la Deuxième guerre mondiale qui s’appelle la « [http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Violencia violencia] » qui provoquera la mort de plus de 250000 paysans ainsi qu’une énorme exode rurale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le cas de Cuba : Révolution et coup d’État militaire = &lt;br /&gt;
Cuba est une économie qui dépend du sucre depuis la fin du XVIIIème siècle d’abord cultivé par les esclaves jusqu’à l’abolition en 1886 puis par des travailleurs ruraux souvent des saisonniers de Jamaïque ou d’Haïti qui sont amenés afin de travailler dans les grandes plantations étasuniennes et sous-payés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1930 la moitié des terres cultivées appartient à des citoyens étatsuniens à Cuba, ils détiennent aussi presque toute les mines, les transports, les communications, une grande partie des banques et du commerce.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Entre 1929 et 1933 le prix du sucre chute de plus de 60% et les exportations de sucre cubain plongent de plus de 80%. Les grands propriétaires répondent en diminuant la production, en baissant les salaires agricoles de 75%, en licenciant massivement et en déportant des milliers de travailleurs saisonniers de Haïti et de la Jamaïque. Des centaines de petites usines et de magasins font faillite ; en 1933 un quart de la population active est au chômage et 60% de la population vie en dessous du minimum vital.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au pouvoir on trouve depuis 1924 le président [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gerardo_Machado Gerardo Machado], libéral nationaliste devenu dictateur.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pendant la crise l’opposition se radicalise contre lui à travers des grèves, des attentats, des sabotages, des mouvements communistes, socialistes et anarchistes très fort déjà dans les années 1920 à Cuba ; la répression devient de plus en plus sanguinaire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Washington tente d’intervenir en envoyant un négociateur mais sans solution ; en août 1933 une grève générale paralyse le pays, l’armée lâche le dictateur qui s’exile et une coalition très hétérogène prend le pouvoir mais n’arrive pas à contrôler l’anarchie générale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:BatistaHeadCropped1938.jpg|thumb|100px|right|Fulgencio Batista à Washington, D.C. en 1938.]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une période où il y a des émeutes, des grèves, des prises de plantations sucrières par des travailleurs qui s’érigent en sorte de conglomérats bolcheviques ; peu après des soldats et des officiers d’une caserne de la Havane avec à leur tête le sergent Batista se mutinent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière très inattendue ils reçoivent l’appui des civils qui transforment leur mutinerie en un putsch militaire ; il en sort un gouvernement révolutionnaire qui va durer 100 jours gouverné par décret afin de « rendre Cuba à Cuba » et de la libérer de la tutelle des États-Unis.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est à ce moment-là que les femmes à Cuba acquièrent le suffrage universel, l’université leur autonomie, les travailleurs y compris les coupeurs de canne un salaire minimum et d’autres bénéfices sociaux et on lance un début de réforme agraire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces réformes sont trop radicales pour la droite et l’extrême droite, trop timide pour la gauche marxiste et inacceptable pour les États-Unis de Roosevelt.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les États-Unis n’intervient pas militairement mais convainquent Batista de prendre le pouvoir qu’il assume à travers des président civils puis directement comme dictateur jusqu’à la révolution castriste de 1959.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le cas du Brésil : coup d’État militaire et régime fascisant = &lt;br /&gt;
Il y a un coup d’État militaire et un régime fascisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Economie ==&lt;br /&gt;
L’économie du Brésil est assez diversifiée mais les exportations sont principalement du café ; contrairement à la Colombie le café est cultivé par des travailleurs saisonniers, des immigrants européens mais surtout des migrants brésiliens, ce sont des travailleurs soumis à de grands propriétaires terriens qui continuent à dominer sans partage sur leurs fiefs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1930 c’est le gouvernement de la première république brésilienne d’ordre et de progrès, ce gouvernement ne prend pas de mesures cohérentes face à la crise provoquant un conflit autour de l’élection présidentielle car c’est seulement une petite portion de la société qui avait le suffrage et pouvait élire le président.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Trois États sur dix-sept refusent le résultat de l’élection provoquant des soulèvements, les militaires vont renverser le gouvernement civil donnant le pourvoir à [http://fr.wikipedia.org/wiki/Get%C3%BAlio_Vargas Vargas], éleveur de bétail et gouverneur de l’État de Rio Grande do Sul.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Politique ==&lt;br /&gt;
On voit que tout le pouvoir au Brésil à mesure que l’histoire passe du nord-est sucrier à Rio de Janeiro au sud où se concentrent les intérêts économiques le pouvoir et l’élevage de bétail comme la production de café.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Une fois au pouvoir Vargas commence par éliminer la gauche socialiste et communiste puis il se tourne vers la droite fasciste appelée alors « [http://fr.wikipedia.org/wiki/Action_int%C3%A9graliste_br%C3%A9silienne integraliste] » et secrètement financée par l’Italie de Mussolini.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1837, Vargas interdit tous les partis politiques lançant un deuxième coup d’État directement appuyé par l’armée imposant l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Estado_Novo_(Br%C3%A9sil) Estado Novo] aux brésiliens ; c’est un État corporatiste inspiré de l’Italie de Mussolini et du Portugal de Salazar.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette dictature est caractérisée par le nationalisme, le développement de l’armée, l’intervention de l’État dans l’économie, le contrôle étatique des syndicats, la censure et la répression politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cet Estado Novo dure jusqu’en 1954 traversant toute la Deuxième guerre mondiale quand l’armée provoque un nouveau coup d’État et force Vargas à s’exiler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:IntegralismoCartaz1937.jpg|Affiche de propagande Intégraliste - 1937.&lt;br /&gt;
Fichier:SaudacaoIntegralista1935.jpg|Salut intégraliste, « Anauê », d'origine indigène signifiant « Tu es mon frère » et ancien cri de guerre indigène.&lt;br /&gt;
Fichier:Propaganda do Estado Novo (Brasil).jpg|la propagande de l'État Nouveau.&lt;br /&gt;
Fichier:Estado Novo1 - 1935.jpg&lt;br /&gt;
Fichier:Estado Novo2 - 1935.jpg&lt;br /&gt;
Fichier:Adhemar de Barros e Edda Ciano Mussolini - 1939.jpg|Edda Mussolini, filha de Benito Mussolini, é recebida por Ademar de Barros durante a sua visita à São Paulo, em 1939. De princípio, o Estado Novo nutria uma simpatia com o nazi-fascismo.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusions = &lt;br /&gt;
La crise de 1929 place toutes les sociétés américaines, c’est-à-dire des États-Unis mais aussi d’Amérique latine, au bord du gouffre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Elle montre les faiblesses du libéralisme économique, un libéralisme relatif puisque c’est un libéralisme dans lequel au fond l’État aide les hacendados, les industriels, les corporations, les banques et en même temps réprime les travailleurs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette crise révèle les profondes inégalités de toutes ces sociétés et toutes ont besoin d’un leader charismatique qui uni et qui rassure la population ; toutes aussi on recourt au nationalisme y compris les États-Unis sous Roosevelt.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le populisme permet aux classes dirigeantes d’éviter ou de supprimer les révolutions comme à Cuba en 1933 mais ils doivent souvent mettre en place une législation sociale afin de protéger les travailleurs et les plus démunis.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Partout les grands perdants sont dans les campagnes les petits paysans et dans les villes les grands perdants sont les partis et les syndicats socialistes et communistes qui sont réprimés ou intégrés dans un grand parti national avec certaines bienveillances sociales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les tensions sociales sont étouffés mais n’ont pas disparus et elles éclateront de nouveau après la Deuxième guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Aline Helg]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Anfalas</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=March%C3%A9_financier&amp;diff=19973</id>
		<title>Marché financier</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=March%C3%A9_financier&amp;diff=19973"/>
		<updated>2015-05-23T13:18:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Anfalas : /* Epargne et investissement : équilibre national */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Dans ce chapitre on explore l’importance des institutions financières (marchés et intermédiaires financiers) pour l’économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fonctionnement du système financier affecte deux grandes variables macroéconomiques qui, à leur tour, sont des déterminants importants de la productivité :&lt;br /&gt;
*l’épargne (&amp;lt;math&amp;gt;S&amp;lt;/math&amp;gt;) → offre de fonds prêtables ;&lt;br /&gt;
*l’investissement (&amp;lt;math&amp;gt;I&amp;lt;/math&amp;gt;) → demande de fonds prêtables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La demande et l’offre de fonds prêtables permettent d’établir sous quelles conditions l’économie est à l’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du chapitre on verra comment les politiques gouvernementales peuvent encourager l’épargne et l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les institutions financières =&lt;br /&gt;
== Les institutions financières ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principal rôle des institutions financières est d’allouer le capital (une des ressources rares en économie) provenant des épargnants (offre) vers les investisseurs qui en ont besoin (demande) → marché des fonds prêtables (ou des capitaux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On les groupe dans deux catégories : &lt;br /&gt;
*les marchés financiers :&lt;br /&gt;
**le marché des obligations ;&lt;br /&gt;
**le marché des actions.&lt;br /&gt;
*les intermédiaires financiers :&lt;br /&gt;
**les banques ;&lt;br /&gt;
**les fonds mutuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À travers les marchés financiers, les épargnants mettent directement leur capital à disposition des investisseurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À travers les intermédiaires financiers, les épargnants mettent indirectement leur capital à disposition des investisseurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les obligations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une obligation est une reconnaissance de dette d’une entreprise (ou d’un gouvernement) envers le porteur de l’obligation. L’entreprise emprunte directement au public sans passer par le système bancaire. On distingue deux caractéristiques essentielles d’une obligation:&lt;br /&gt;
*le terme de l’obligation (date d’expiration) ;&lt;br /&gt;
*le risque de signature (ou probabilité de non remboursement).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux caractéristiques vont déterminer l’intérêt fixe (ou coupon) qui va être payé pour cet emprunt: les ‘‘junk bonds’’ (obligations très risquées) paient plus que les obligations de la Confédération et une obligation à 10 ans paie un intérêt plus élevé qu'une obligation à 1 an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le prix d’une obligation sera déterminé par le marché en fonction du terme, du risque de signature et du taux d’intérêt nominal de marché. Ceteris paribus, si l'intérêt de marché diminue, le prix de l’obligation augmente. La relation est inverse entre l’intérêt du marché et le prix, le taux du marché étant le rendement des obligations de nouvelle émission.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
intromacro marché financiers obligations 1.png|&lt;br /&gt;
intromacro marché financiers obligations 2.png|&lt;br /&gt;
intromacro marché financiers obligations 3.png|&lt;br /&gt;
intromacro marché financiers obligations 4.png|&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Échelle de notation financière selon les principales agences de notation ==&lt;br /&gt;
Les “Junk bond” (or “high-yield debt”) appelé également « obligation pourrie » en français, est l'appellation familière désignant aux États-Unis les obligations à haut risque, obligations qui sont classées comme « spéculatives » par les agences de notation, c’est-à-dire celles dont la notation financière est inférieure à l'investment grade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro junk bonds 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'existence d'un marché séparé mais actif de ces obligations vient de deux particularités du système financier américain :&lt;br /&gt;
*le recours à la levée de fonds directement sur les marchés de capitaux est fréquent chez les PME importantes américaines depuis la fin des années 1970, beaucoup plus qu'en Europe, où le financement de ce type d'entreprises reste effectué essentiellement par les banques ;&lt;br /&gt;
*parallèlement, de nombreux investisseurs institutionnels ont, par une réglementation interne ou externe, l'interdiction de détenir des actifs qui ne sont pas classés ''investment grade''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les émetteurs, ce type de financement est moins onéreux qu'un emprunt bancaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Junk bonds ? ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro junk bonds 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’évolution du prix ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce graphique montre l'évolution du prix de marché des obligations grecques à terme en juillet 2019 donnant un intérêt nominal de 6% entre mars 2009 et mars 2010. En ligne, on peut apercevoir l’évolution du spread par rapport aux obligations allemandes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro obligation évolution prix 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les actions ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une action est un titre de propriété partielle sur une entreprise donnant droit à une part correspondante des profits réalisés dans le futur et en principe aussi à un droit de vote à l’assemblée des actionnaires. En d'autres termes, une action est un titre de propriété délivré par une société de capitaux (par exemple une société anonyme ou une société en commandite par actions). Elle confère à son détenteur la propriété d'une partie du capital, avec les droits qui y sont associés : intervenir dans la gestion de l'entreprise et en retirer un revenu appelé dividende&amp;lt;ref&amp;gt;Action (finance). (2014, septembre 19). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 01:06, décembre 29, 2014 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Action_(finance)&amp;amp;oldid=107568289.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le détenteur d'actions est qualifié d'actionnaire et l'ensemble des actionnaires constitue l'actionnariat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Nestlé a émis au total 1 million d’actions, à chaque action correspond 1 millionième de ses profits futurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le prix de l’action est déterminé sur le marché des actions (LSE, NYSE...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Généralement une action implique plus de risque qu’une obligation, et donc un rendement moyen plus élevé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prix du jour et minimum et maximum de la journée et/ou sur l’année&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Informations dans les journaux :&lt;br /&gt;
*Volume: la quantité d’actions qui ont été échangées lors de la session précédente&lt;br /&gt;
*Changement du prix lors de la dernière séance&lt;br /&gt;
*Dividend ratio: le montant des bénéfices qui ont été distribués aux actionnaires en pourcentage de la valeur de l’action (= rendement de l’action)&lt;br /&gt;
*Price/Earning ratio (P/E) ou coût/bénéfice: le ratio entre le prix de l’action et les bénéfices totaux par action (= valeur de l’action). Historiquement une valeur de 15 est considérée normale. Si ce taux est plus élevé ceci veut dire que le marché s’attend une accélération des bénéfices et s’il est inférieur cela veut dire que le marché s’attend une baisse des bénéfices futurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ￼Intermédiaires financiers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas toutes les compagnies peuvent émettre des actions ou des obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=&amp;gt; Des intermédiaires permettent de faire le lien entre investisseurs et épargnants. Ces sont les intermédiaires financiers tels que les banques ou les fonds mutuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''banques''' prennent les dépôts des épargnants et les utilisent pour faire des prêts aux investisseurs mais aussi elles paient des intérêts aux épargnants légèrement inférieurs à ceux qu’elles demandent aux emprunteurs (marge de gain pour la banque).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''fonds mutuels''' vendent des parts au public et ensuite achètent un portefeuille de différents types d’actions et obligations. Ceci permet à des individus avec des budgets limités de diversifier leur portefeuille d’actifs financiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi des fonds de pension, compagnies d’assurance...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Prix des actifs : analyse des fondamentaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quel prix est-ce qu’une action devrait avoir ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Première méthode d’évaluation des prix: analyse des fondamentaux, i.e. des déterminants (il y en a beaucoup!) sous-jacents les profits futurs de l’entreprise (type de secteur, degré de concurrence, travailleurs syndicalisés ou pas...). Sous l’hypothèse d’efficience des marchés et d'agents rationnels, toutes les informations disponibles publiquement concernant les fondamentaux d’une entreprise sont déjà incorporées dans le prix des actions (une marge entre le prix de marché et la valeur suggérée par l’analyse des fondamentaux indique une opportunité de profit qui n’a pas été exploitée) =&amp;gt; si les marchés sont efficients, à n’importe quel moment les prix des actions sont correctement valorisés (pas de surestimation ni de sous-estimation systématique). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conséquence : le prix des actifs ne varie qu’en réaction à des nouvelles informations imprévisibles concernant les fondamentaux =&amp;gt; l’évolution du prix des actions suivra un sentier aléatoire (évolution dans le temps d’une variable imprévisible).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ￼Marchés irrationnels ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’hypothèse d’efficience des marchés est fortement critiquée par beaucoup d’économistes: évidence d’un dérèglement systématique des prix de marché (dans certains cas les prix fluctuent bien plus de ce qu’il serait justifié par les variations des fondamentaux) ou d'un comportement irrationnel des investisseurs qui, par exemple, plutôt que faire une analyse des fondamentaux, regardent simplement à l’évolution passée de la valeur d’une action et s’attendent à qu’elle continue dans le future.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Risque de fortes fluctuations des prix des titres, parfois à l’origine de problèmes économiques majeurs. Deux exemples récents:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.La bulle des nouvelles technologies (ou d’Internet) qui a éclatée vers la fin des années 90: prix des actions sur le marché des nouvelles technologies difficilement justifiables → avec l’explosion de la bulle les actions ont perdu les 2/3 de leur valeur → crise 2001 → chômage élevé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.La bulle de l’immobilier (cf. après), à l’origine de la dernière crise économique. (NB: même type de craintes pour le marché de l’immobilier genevois aujourd'hui.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bulle USA de l’immobilier ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 2000 et 2006 énorme augmentation du prix des logements au USA: en 2006 prix des logements dans les grandes villes plus que deux fois qu’en 2000.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon un certain nombre d’économistes cette augmentation des prix était excessive et était due à des anticipations irréalistes sur les prix futurs. Selon d’autres (y inclus Alan Greenspan, gouverneur de la Federal Reserve), elle était en ligne avec les fondamentaux et donc parfaitement justifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premiers avaient raison → énorme bulle au plan national → le prix de l’immobilier chute → énormes difficultés économiques et crise (on verra un peu plus tard comment la bulle immobilière s’est transmise au système économique). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro bulle immobiliere usa 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Epargne et investissement : équilibre national =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’équilibre national ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Considérons le cas d’une économie fermée, soit d’une économie dépourvue de tout échange avec le reste du monde. L’identité de comptabilité nationale &amp;lt;math&amp;gt;Y ≡ C + I + G + EXP – IMP&amp;lt;/math&amp;gt; (EXP et IMP, respectivement, pour exportations et importations) se transforme alors dans la manière suivante :&lt;br /&gt;
::&amp;lt;math&amp;gt;Y = C + I + G&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
où &amp;lt;math&amp;gt;Y&amp;lt;/math&amp;gt; représente le PIB, &amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt; la consommation, &amp;lt;math&amp;gt;I&amp;lt;/math&amp;gt; les investissements et &amp;lt;math&amp;gt;G&amp;lt;/math&amp;gt; les dépenses publiques. (NB: l’équation précédente représente en même temps la condition d’équilibre du système économique et l’identité de comptabilité nationale, qui est toujours vérifiée ex-post.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’identité comptable du revenu national peut être récrite comme : &amp;lt;math&amp;gt;Y – C – G = I&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme &amp;lt;math&amp;gt;Y – C – G&amp;lt;/math&amp;gt; désigne la production qui subsiste après que la demande des consommateurs et de l’Etat a été satisfaite. On appelle ceci épargne nationale et on indique cet élément avec la lettre &amp;lt;math&amp;gt;S&amp;lt;/math&amp;gt; ⇒ à l’équilibre, &amp;lt;math&amp;gt;S = I&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus en détail, étant &amp;lt;math&amp;gt;T&amp;lt;/math&amp;gt; les taxes, l’épargne totale est égale à la somme de l’épargne privée, &amp;lt;math&amp;gt;SP = (Y – T – C)&amp;lt;/math&amp;gt;, et de l’épargne publique, &amp;lt;math&amp;gt;SG = (T – G)&amp;lt;/math&amp;gt;. (NB: si &amp;lt;math&amp;gt;T &amp;gt; G&amp;lt;/math&amp;gt; → épargne publique; si &amp;lt;math&amp;gt;T &amp;lt; G&amp;lt;/math&amp;gt; → déficit publique)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En introduisant &amp;lt;math&amp;gt;T&amp;lt;/math&amp;gt; dans notre équation d’équilibre, on a &amp;lt;math&amp;gt;Y – C – T – G + T = I&amp;lt;/math&amp;gt; ⇒ la condition d’équilibre macroéconomique devient :&lt;br /&gt;
::&amp;lt;math&amp;gt;S = (Y – T – C) + (T – G) = SP + SG = I&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À chaque moment dans une économie fermée, l’épargne privée finance l’investissement et l’éventuel déficit public : &lt;br /&gt;
::&amp;lt;math&amp;gt;SP = I + SG = I + (G-T)&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les décisions d’épargne et d’investissement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’identité de comptabilité nationale montre qu'à tout moment l’épargne est égale à l’investissement: &amp;lt;math&amp;gt;S = I&amp;lt;/math&amp;gt;. Le marché financier coordonne l’épargne et l’investissement sur le marché des fonds prêtables, le marché où ceux qui épargnent offrent des prêts et ceux qui investissent demandent des emprunts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’offre de fonds prêtables émane principalement des décisions des ménages qui décident d’épargner une partie de leur revenu et de la prêter sur le marché financier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La demande de fonds prêtables émane des décisions des ménages et des entreprises qui décident d’emprunter des fonds pour financer leurs décisions d’investissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux d’intérêt réel (&amp;lt;math&amp;gt;r&amp;lt;/math&amp;gt;) est le prix d’un prêt: il représente ce que les demandeurs d’emprunts paient et ce que les offrants reçoivent pour les prêts → demande de fonds prêtables décroissante et offre croissante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La détermination du taux d’intérêt réel ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le marché financier fonctionne comme tous les autres marchés de l’économie: l’équilibre entre la demande et l’offre pour les fonds prêtables détermine le taux d’intérêt réel d’équilibre. Au taux d’intérêt d’équilibre, les ménages souhaitent épargner ce que les entreprises désirent investir et l’offre des fonds est égale à la demande. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro marché financier étermination du taux d’intérêt réel 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus la rémunération sur les prêts est élevée, plus on a une incitation à épargner =&amp;gt; offre de fonds croissante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus les emprunts sont chers, moins d'investissements on finance =&amp;gt; demande de fonds décroissante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Politiques gouvernementales influençant S et I ==&lt;br /&gt;
Taxes sur le revenu: une baisse des impôts sur le revenu découlant des intérêts donne une incitation aux ménages à épargner plus ⇒ à parité de taux d’intérêt la courbe d’offre de fonds se déplace vers la droite, le taux d’intérêt d’équilibre diminue et la quantité de fonds d’équilibre (et donc d’investissement) augmente (cf. graphique)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Impôts sur l’investissement: une réduction de l’imposition des investissements en capital neuf (sous forme d’un crédit d’impôt, par exemple) fait déplacer la courbe de demande de fonds vers l’extérieur ⇒ le taux d’intérêt d’équilibre s’accroît et la quantité de fonds d’équilibre (et donc d’épargne) augmente (cf. graphique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Politiques budgétaires: si &amp;lt;math&amp;gt;G &amp;gt; T&amp;lt;/math&amp;gt; → déficit. Le cumul des déficits publics s’appelle dette publique. Quand le gouvernement finance la dépense publique par la dette, il emprunte des fonds pour couvrir son déficit et réduit les fonds prêtables disponibles pour financer les investissements du secteur privé (crowding-out ou éviction de l’épargne privée) ⇒ à parité de taux d’intérêt la courbe d’offre de fonds se déplace vers la gauche, le taux d’intérêt d’équilibre augmente et la quantité de fonds d’équilibre (et donc d’investissement) baisse (cf. graphique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Incitation à l’épargne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro incitation epargne marché financier 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Problèmes liés aux mesures d'incitation à l'épargne :&lt;br /&gt;
#Problème potentiel d’équité: une baisse des taxes sur l’épargne favorise d’avantage les individus plus riches (qui épargnent une plus grande partie de revenu). Pour cette raison certains économistes suggèrent de remplacer cette mesure avec une baisse d’impôts sur le revenu.&lt;br /&gt;
#Manque de réactivité des décisions d'épargne: l'épargne pourrait être peu sensible aux variations du taux d'intérêt car l'effet de revenu pourrait agir dans la direction opposée à l'effet de substitution (cf. cours de microéconomie). Suite à une hausse des gains découlant des intérêts (due à une réduction des taxes sur le revenu découlant des intérêts), l'effet de substitution pousse les ménages à épargner plus et consommer moins, mais un intérêt plus élevé implique un revenu plus élevé pour un certain niveau d'épargne, ce qui pourrait inciter les individus à consommer davantage et à épargner moins (effet de revenu). D'un point de vue empirique ces deux effets semblent se compenser (dans ce cas la courbe d'offre ne se déplace pas, ou se déplace peu, vers la droite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Subventions à l’investissement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro marché financier Subventions à l’investissement 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déficit public et &amp;quot;crowding out&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet d'éviction est une baisse de l'investissement et de la consommation privée qui est provoquée par une hausse des dépenses publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet d'éviction est d'une manière générale la conséquence de l'extension des activités du secteur public au détriment du secteur privé. Sous ce terme sont pointés — souvent par des auteurs économistes classiques — les excès d'un interventionnisme d'État qui entraverait, voire « évincerait » le secteur privé de certaines de ses possibilités d'action. Les économistes libéraux notamment utilisent cet argument pour critiquer les politiques budgétaires expansionnistes.&amp;lt;ref&amp;gt;Effet d'éviction. (2014, septembre 17). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 11:31, décembre 21, 2014 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Effet_d%27%C3%A9viction&amp;amp;oldid=107535591.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro marché financier Déficit public et crowding out 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Le système financier est constitué par des institutions financières telles que les marchés financiers (marchés des actions et des obligations) et des intermédiaires financiers (les banques et les fonds mutuels). Son objectif est d’allouer l’épargne à l’investissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous l’hypothèse d’efficience des marchés, toutes les informations disponibles publiquement concernant les fondamentaux d’une entreprise sont déjà incorporés dans le prix des actions. Selon un certain nombre d’économistes, en réalité, l’hypothèse de marchés financiers efficients n’est pas vérifiée. Ceci est à l’origine de difficultés économiques très graves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une économie fermée, l’épargne privée sert à financer l’investissement privé et le déficit public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux d’intérêt est déterminé par l’offre et la demande de fonds prêtables. L’offre de fonds prêtables provient généralement des ménages qui épargnent une partie de leur revenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La demande de fonds prêtables provient généralement des ménages et des entreprises qui veulent emprunter pour pouvoir investir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un déficit public réduit l’épargne privée à disposition des emprunteurs et donc réduit l’offre de fonds prêtables. Cela conduit normalement à un taux d’intérêt d’équilibre plus élevé et moins de fonds prêtables. Quand le déficit public réduit l’investissement privé (crowding out) cela réduit la productivité et la croissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Efficiency and beyond, The Economist, 16.07.2009&lt;br /&gt;
*In defence of the dismal science, The Economist, 06.08.2009 (la réponse de Robert Lucas à l’article précédent) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Anfalas</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Ch%C3%B4mage&amp;diff=19898</id>
		<title>Chômage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Ch%C3%B4mage&amp;diff=19898"/>
		<updated>2015-05-16T11:40:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Anfalas : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Toute économie se caractérise par son efficacité d’utilisation de ses ressources. Une variable cruciale dans la détermination du niveau de vie d’un pays est le taux de chômage. Plus le niveau d’emploi dans une économie est élevé, plus son output est élevé. Une utilisation optimale de la main-d’œuvre représente un objectif primordial pour toute autorité de politique économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La perte de travail n’est pas un événement qui provoque une baisse de standard de vie seulement à niveau individuel. Cela représente aussi une perte pour l’économie dans son ensemble en termes de sous-utilisation des ressources et de sacrifice des potentialités de production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux de chômage mesure la part de population active qui voudrait travailler mais qui ne trouve pas d’emploi au salaire en vigueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif de ce chapitre est d’analyser les déterminants du chômage et les mesures d’intervention à disposition du gouvernement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''loi d'Okun''' est la relation entre la croissance économique et le chômage :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;\Delta taux\, de\, chômage\, = - \frac {1}{2}\times variation\, du \,pourcentage\, du\, PIB\, réel - 3%&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit 'une régularité empirique (les paramètres peuvent varier, même de manière significative, d'un pays à l'autre et selon les périodes qui expriment les variations du taux de chômage en fonction du taux de croissance de la production. Le taux de croissance annuel du PIB doit être d'au moins 3% pour éviter une hausse du taux de chômage et une croissance supérieure à 3% de 1 point engendre une baisse de seulement 0,5% (et non de 1%) du taux de chômage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'intuition est que la population active et la productivité du travail s'accroissent au cours du temps (3% en moyenne au cours des dernières décennies) et que la réactivité des entreprises aux variations de la production n'est pas de 1 à 1.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Définitions et mesures =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux de chômage naturel est le taux considéré comme « normal » dans une économie, c.à.d. le taux qui ne disparaît pas même dans le long terme. Il s’agit d’un taux de chômage moyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux de chômage conjoncturel indique les fluctuations annuelles autour du taux naturel. Il est associé avec les hauts et les bas du business cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro taux de chomage définition 1.png|400px|vignette|centré|Le taux de chômage aux Etats-Unis. Source: U.S. Department of Labor]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de distinguer ces deux formes de chômage car pour les combattre il faudra mettre en place des politiques différentes (de longue période dans le premier cas et de court terme dans le deuxième).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chômage en Suisse : évolution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro chomage en Suisse évolution 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Taux de chômage par canton ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro taux de chomage suisse par canton 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Taux de chômage : comparaison internationales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro taux de chomage comparaison internationales 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro taux de chomage comparaison internationales 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mesure ==&lt;br /&gt;
Les données sur le chômage sont collectées sur la base :&lt;br /&gt;
*des subsides au chômage (comparaisons internationales délicates) ;&lt;br /&gt;
*des enquêtes faites régulièrement (chaque mois) par les bureaux de statistique nationaux (données plus cohérentes car basées sur une définition standardisée du Bureau International du Travail, BIT).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque individu en âge de travailler est classé dans une des catégories suivantes :&lt;br /&gt;
*ayant un emploi ;&lt;br /&gt;
*n’ayant pas d’emploi ;&lt;br /&gt;
*ne souhaitant pas d’emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:'''Population active''' = nombre de personnes ayants un emploi + nombre de personnes n’ayants pas d’emploi (= offre de travail agrégée)&lt;br /&gt;
:'''Taux de chômage''' = (nombre de personnes n’ayants pas d’emploi) / (population active) ∙ 100 = pourcentage de population active qui n’est pas employée &lt;br /&gt;
:'''Taux d’activité''' = (population active) / (population en âge de travailler) ∙ 100 = pourcentage de la population adulte (+ que 16 ans) qui est active&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définitions officielles ==&lt;br /&gt;
Selon le Bureau International du Travail (BIT), un(e) chômeu-r(se) est une personne âgée de 15 à 74 ans qui:&lt;br /&gt;
*n’a pas accompli d’activité lucrative (indépendante ou salariée) lors de la période considérée ;&lt;br /&gt;
*a cherché un travail lors des 4 semaines précédentes (quelque soit l’intensité de cette recherche d’emploi) ;&lt;br /&gt;
*est disponible pour une activité lucrative dans les deux semaines à venir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Suisse, un individu est officiellement considéré comme demandeur d’emploi/chômeur s’il est inscrit dans un ORP (Office Régional de Placement), ce qui ne donne pas forcement droit à une indemnité de chômage. Peut s’inscrire auprès d’un ORP toute personne :&lt;br /&gt;
*inactive et à la recherche d’un emploi ;&lt;br /&gt;
*employée à mi-temps et à la recherche d’un emploi à plein-temps ;&lt;br /&gt;
*immédiatement disponible et apte à être placée ;&lt;br /&gt;
*âgée de 14 ans révolus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UK répartition de la population adulte en 2004 1.png|400px|vignette|centré|UK: répartition de la population adulte en 2004.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Population active = 28.4 + 1.4 = = 29.8 millions &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taux de chômage = (1.4/29.8) · 100 = = 4.7% &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taux d’activité = (29.8/47.4) · 100 = = 62.9%&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Taux de chômage selon le groupe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux de chômage est une mesure agrégée, mais on peut, bien évidement, calculer aussi le taux de chômage par catégorie (âge, genre, pays d'origine, niveau de scolarisation...). Sur le chômage des jeunes, cf. The Economist 10.09.2011 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Taux de chômage selon le groupe 1.png|400px|vignette|centré|Taux de chômage selon le genre et le groupe ethnique (UK 2001-02).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Taux de chômage selon le groupe 2.png|400px|vignette|centré|Chômeurs inscrits, selon le sexe et la nationalité (Suisse, janvier 2013).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Problèmes et remarques ==&lt;br /&gt;
Il n’est pas évident de distinguer les individus qui sont au chômage de ceux qui n’appartiennent pas à la population active :&lt;br /&gt;
*travailleurs découragés = individus qui voudraient travailler mais qui ont renoncé à chercher après une longue recherche infructueuse&lt;br /&gt;
*faux chômeurs = individus se déclarant comme chômeurs pour obtenir le subside même s’ils ne sont pas vraiment à la recherche d’un travail&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Problèmes et remarques chomage 1.png|150px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La durée de la plupart du chômage est de court terme (si on considère le nombre de chômeurs), mais la plupart du chômage mesuré sur un certain intervalle est de long terme (si on considère le nombre d’heures de chômage) : contradiction seulement apparente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de distinguer le taux de chômage du taux de « sous-emploi » (= personnes actives occupées à temps partiel, souhaitant et prêtes à travailler davantage). Cf. ci-dessous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sous-emploi ==&lt;br /&gt;
DEMANDEURS D'EMPLOI (= « manque de travail ») ≈ chômeurs + sous-employés. Les demandeurs d'emploi sont en général plus nombreux que les chômeurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro chomage sous emploi 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Demandeurs d'emploi et chômeur inscrits ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro demandeur d emploi chomage 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les déterminants du chômage =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le fonctionnement du marché du travail ==&lt;br /&gt;
Le marché du travail, comme tous les autres marchés, est gouverné par les forces de la demande et de l’offre. Dans un monde idéal le salaire (= prix du travail) devrait s’adapter pour équilibrer la demande et l’offre de travail, en assurant de cette manière le plein emploi (cf. ch. 18 du MT).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Offre de travail''' (des ménages)&lt;br /&gt;
Du cours de microéconomie on connaît les déterminants de la fonction d’offre de travail des consommateurs et nous savons que cette fonction peut parfois avoir un comportement un peu bizarre (pente négative). Même si en général ce cas est tout à fait possible, nous allons faire l’hypothèse par la suite que la relation qui existe entre l’offre de travail et le salaire est positive (pour tout salaire supérieur au salaire de réserve).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Demande de travail''' (des firmes)&lt;br /&gt;
Dans la plupart des cas, les services du travail sont utilisés comme input pour produire des biens finaux. La demande de travail de la part des entreprises sera donc de quelque sorte gouvernée par la fonction de production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Attention à la terminologie ==&lt;br /&gt;
Offre de travail ≠ &amp;quot;offre d’emplois&amp;quot; = Demande de travail&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’offre de travail émane des individus.&lt;br /&gt;
Les petites annonces, aussi appelées à tort « offre d’emplois » dans les journaux correspondent en fait à la demande de travail émanant des entreprises...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Salaire de réserve et offre de travail ==&lt;br /&gt;
Le '''salaire de réserve''' correspond au salaire (horaire) minimum que la personne demande pour participer au marché du travail. Pour tout salaire en-dessous du salaire de réserve l’offre de travail est nulle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autrement dit, c’est le « prix » à payer, à un moment donné, en termes de temps alloué en dehors du marché du travail (↓ de loisir), en contrepartie d’une plus grande consommation de B&amp;amp;S permettant de maintenir un niveau de bien-être économique donné (trade off).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le salaire de réserve est fonction :&lt;br /&gt;
*des revenus du conjoint, des «dons et legs » familiaux, des transferts de l’État et autres aides non étatiques, de la possibilité de travailler au noir...&lt;br /&gt;
*de l’existence ou non de coûts fixes monétaires (par exemple, garde enfants) et non monétaires (par exemple, temps de déplacement);&lt;br /&gt;
*du système de transferts et d’imposition directe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le PmL et la fonction de demande de travail ==&lt;br /&gt;
Normalement les fonctions de production sont caractérisées par un produit marginal du travail (= quantité d’output supplémentaire que l’on peut produire avec une unité supplémentaire de cet input) décroissant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant p le prix du bien final, la valeur du produit marginal du travail est donnée par : &amp;lt;math&amp;gt;VPmL ≡ p \times PmL&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cette valeur baisse avec le nombre de travailleurs employés par l’entreprise toute chose étant égale par ailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En concurrence parfaite, une entreprise qui maximise ses profits emploie un nombre de travailleurs tel que la PmL en valeur égalise le salaire nominal : &amp;lt;math&amp;gt;VPmL = w&amp;lt;/math&amp;gt; (ou &amp;lt;math&amp;gt;PmL = \frac {w}{p}&amp;lt;/math&amp;gt;). La fonction du VPmL coïncide avec la courbe de demande de travail → Fonction de demande décroissante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N.B. Une firme qui emploie le travail en respectant la condition &amp;lt;math&amp;gt;VPmL = w&amp;lt;/math&amp;gt; est aussi en train de produire jusqu’au point où &amp;lt;math&amp;gt;p = Cm&amp;lt;/math&amp;gt; (condition de maximisation du profit).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La demande de travail est déduite de la fonction de production: à quantités constantes des autres fdp (ici K), la firme choisit le niveau de L qui égalise le bénéfice du travail (PmL) à son coût (w/p) à la marge. NB: pPmL (= produit marginal en valeur) est une fonction décroissante, comme le PmL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro PmL et la fonction de demande de travail 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Equilibre du marché du travail ==&lt;br /&gt;
Tout choc d’offre ou de demande détermine une variation du salaire d’équilibre (si pas de rigidités, pas de chômage « structurel ») .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro chomage Equilibre du marché du travail 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chômage frictionnel vs chômage structurel ==&lt;br /&gt;
'''Chômage frictionnel''' : l’une des causes du chômage est que, pour différentes raisons, la rencontre entre travailleurs et emplois demande du temps. On appelle chômage frictionnel la fraction du chômage total expliquée par le temps nécessaire à la recherche d’un emploi. Dans une économie en continue évolution, un certain chômage frictionnel est inévitable. Cf. page suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Chômage structurel''' : la rigidité des salaires est une deuxième cause de chômage. On appelle chômage structurel le chômage résultant de la rigidité des salaires et du rationnement des emplois. Au salaire en vigueur, l’offre de travail excède la demande. Il existe plusieurs raisons qui expliquent la rigidité des salaires.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Chômage frictionnel vs chômage structurel 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La recherche d'emploi et le chômage frictionnel ==&lt;br /&gt;
La recherche d’un emploi adéquat aux goûts et aux qualifications des individus exige du temps et des efforts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chômage dû à la recherche d’emploi est inévitable dans une économie en changement continu. Toute modification dans la composition de la demande entre industries ou régions provoque des glissements sectoriels ou régionaux dans la demande de travail qui demandent du temps pour être couverts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de chômage est différent du chômage structurel car il ne dépend pas d’un salaire au-dessus du salaire d’équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de politiques publiques peuvent réduire le temps qu’il faut pour trouver un travail adéquat et donc influencer le taux de chômage frictionnel :&lt;br /&gt;
*Agences publiques de l’emploi (elles diffusent l’information sur les emplois disponibles en réduisant le temps de matching);&lt;br /&gt;
*Programmes de formation publiques (ils facilitent le passage des travailleurs des branches d’activité en déclin vers les branches en expansion);&lt;br /&gt;
*Assurance chômage (elle offre une protection partielle à la perte d’emploi → ça peut décourager la recherche d’un nouveau travail → effet potentiellement négatif sur le taux de chômage frictionnel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les déterminants du chômage structurel ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a du chômage structurel quand l’offre de travail excède la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plutôt lié au chômage de plus long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre causes principales :&lt;br /&gt;
*La législation sur le salaire minimum (cas du prix plancher: quand le salaire minimum est fixé à un niveau supérieur au salaire d’équilibre, il crée du chômage. Cf. graphique) ;&lt;br /&gt;
*Les contrats implicites (afin d’éliminer les fluctuations du revenu, entreprises et travailleurs passent des contrats assurant un niveau de salaire mensuel, voire annuel, constant, indépendant des fluctuations économiques) ;&lt;br /&gt;
*Le pouvoir de négociation des syndicats des travailleurs ;&lt;br /&gt;
*Les salaires d’efficience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro déterminants du chômage structurel 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les syndicats et la négociation collective ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un '''syndicat''' est une organisation représentative des travailleurs qui participe aux négociations collectives avec les employeurs pour déterminer les salaires et les conditions de travail. Sorte de « cartel » avec un certain pouvoir de marché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro syndicats et la négociation collective 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conséquences des négociations de syndicats ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le résultat des négociations est souvent un salaire supérieur au niveau d’équilibre et, en conséquence, une augmentation du chômage structurel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conflit entre les travailleurs déjà employés (insiders) et les travailleurs souhaitant être employés par l’entreprise (outsiders) qui vont supporter le coût de la négociation collective .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les critiques, le système syndical amène à un équilibre inefficient et inique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les supporteurs, le syndicat est un antidote nécessaire à contraster le pouvoir de marché des entreprises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Salaire d'efficience ==&lt;br /&gt;
Salaire plus élevé que le salaire d’équilibre, payé par les entreprises pour rendre les travailleurs plus productifs. Une baisse du salaire en présence d’un excès d’offre déterminerait une réduction de la masse salariale payée par l'entreprise, oui, mais ça pèserait négativement sur la productivité des travailleurs et donc sur les profits de la firme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les pays les plus pauvres un salaire plus élevé permet aux travailleurs de mieux se nourrir et donc d’être plus productifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les pays développés des salaires élevés réduisent la rotation des travailleurs: plus le salaire est élevé plus le travailleur est incité à conserver son emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La qualité moyenne de la main d’œuvre est fonction de la hauteur de la rémunération: si l’entreprise ↓ ses salaires les meilleurs travailleurs chercheront un travail ailleurs (phénomène de la sélection adverse).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des salaires élevés accroissent la motivation des travailleurs: en payant des salaires élevés l’entreprise réduit les comportements de risque moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Salaire : comparaison internationales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro chomage Salaire comparaison internationales 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le chômage keynesien ==&lt;br /&gt;
Contrairement au chômage structurel qui fait référence à des rigidités dans l’ajustement des salaires, pour les économistes keynésiens, le chômage peut aussi être engendré par une insuffisance de la demande effective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taux de chômage mesure le pourcentage des travailleurs n’ayant pas d’emploi sur le total de la population active&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue entre un chômage conjoncturel et un chômage naturel&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majorité des chômeurs trouve un emploi assez rapidement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majorité du chômage est de long terme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le marché du travail fonctionne comme tout autre marché, le salaire étant le prix qui garantie l’équilibre entre la demande et l’offre de travail&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chômage frictionnel dépende du temps qu’il faut pour trouver un travail adéquat&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de politiques publiques peuvent influencer le taux de chômage frictionnel&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chômage structurel est le chômage qu’on observe quand le salaire est supérieur au salaire d’équilibre et donc l’offre excède la demande. Il dépende de trois causes :&lt;br /&gt;
*l’imposition d’un salaire minimum ;&lt;br /&gt;
*les négociations syndicales ;&lt;br /&gt;
*la fixation de salaires d’efficience ;&lt;br /&gt;
*le chômage keynésien est engendré par une insuffisance de la demande effective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
*Left behind, The Economist, 10.09.2011&lt;br /&gt;
*Pour ceux intéressés à la situation en Suisse: La situation sur le marché du travail en janvier 2011, SECO, 08.02.2011&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Anfalas</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Production_et_croissance_%C3%A9conomique&amp;diff=19897</id>
		<title>Production et croissance économique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Production_et_croissance_%C3%A9conomique&amp;diff=19897"/>
		<updated>2015-05-16T09:41:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Anfalas : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Qu’est-ce que peut expliquer le fait que le revenu moyen annuel en Norvège est de USD 76000 en 2007 (PNB par tête) ou de USD 60000 en Suisse, alors qu’un résident du Burundi a un revenu moyen de seulement USD 110 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi la différence de PIB par tête entre l’Europe et l’Asie est passée du double au 18ème siècle à un PIB 15 fois plus grand en Europe qu’en Asie en 2006 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre sur croissance et développement nous permet d’esquisser une réponse à ces questions (pas de développement de modèles formels).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Robert Lucas (prix Nobel d’économie en 1995) : {{citation|Les conséquences que les réponses à ces questions peuvent avoir pour l’homme sont très grandes: une fois qu’on commence à penser à celles-ci, il est difficile de penser à rien d’autre}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Introcmacro revenu dans le monde en 2007 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Variation (de niveau) entre l’année 1 et 2: &amp;lt;math&amp;gt;∆ PIB_2 = PIB_2 – PIB_1&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taux de croissance du PIB (en %): &amp;lt;math&amp;gt;∆\, pourcentage\, PIB_2 = \frac{∆PIB_2}{PIB_1} \times 100&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on a une période plus longue (n années, par exemple) et on connaît le PIB au début et à la fin de la période, pour calculer le taux de croissance annuel moyen, γ, on utilise la formule suivante:&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PIB_n = PIB_1(1 + γ)^n&amp;lt;/math&amp;gt; =&amp;gt; &amp;lt;math&amp;gt;γ = \sqrt [ n ]{ PIB_n PIB_1 } − 1&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La règle du 70 (pour avoir une idée de la relation entre le taux de croissance annuel du PIB par habitant et la variation à long terme du PIB per capita):&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;nombre\, d’années\, pour\, que\, la\, variable\, double = \frac{70}{taux\, de\, croissance\, annuel\, de\, la\, variable}&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: ceci est une approximation! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Croissance économique dans le monde =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Croissance économique mondiale : un phénomène relativement récent ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Croissance économique mondiale un phénomène relativement récent 1.png|400px|vignette|centré|Source : Angus Maddison : « L'Économie mondiale, une perspective millénaire »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant 1800, le taux de croissance de la population était inférieur à 0,1% par an et jusqu’à 1500, le taux de croissance de la production était quasi nul.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est seulement après 1800 que la population a fortement augmenté et que le taux de croissance du capital physique par tête est passé de 0.15% par an entre 1500 et 1800 à plus que 2% par an au siècle passé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Croissance dans le monde ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une toute petite variation dans le taux de croissance annuel d’une économie peut se transformer dans une différence énorme dans le niveau du PIB au bout de quelques générations: cf. tableau suivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1900, l’Argentine avait un PIB par tête qui était de 16% plus élevé que celui du Japon (USD 1'915 versus USD 1'656 en dollar de 2000 après avoir ajusté pour l’inflation entre 1900 et 2000).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la période 1900-2000 l’Argentine a eu un taux de croissance annuel moyen de 1.8% et le Japon de 2.8%&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette petite différence se transforme dans un différentiel de PIB par tête, 100 ans plus tard, d'environ USD 26k au Japon et USD 12k en Argentine :&lt;br /&gt;
PIB en 2000 en ARG = &amp;lt;math&amp;gt;1915 \times(1.0186)^{100} = 12093&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
et PIB en 2000 au JPN = &amp;lt;math&amp;gt;1656 \times (1.0281)100 = 26461&amp;lt;/math&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro croissance dans le monde 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Remarque: évidemment la statistique clé pour suivre la croissance à long terme d'un pays est le PIB réel par tête, même si souvent la presse reporte les données sur le taux de croissance du PIB réel (cf. The Economist, 13.03.2008).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Parité de pouvoir d'achat ==&lt;br /&gt;
Est-ce que les USD 12k en Argentine en 2000 sont comparables aux USD 26k du Japon de la même année? Probablement pas, car les prix d'un bon nombre de biens sont différents dans les deux pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la « qualité de vie » des individus en Argentine et au Japon et pouvoir faire des comparaisons à niveau international il faut ajuster les PIB per capita par le coût de la vie dans les deux pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour construire un indicateur du coût de la vie dans divers pays, on procède de la même manière que pour construire un indicateur du coût de la vie dans un pays à différents moments dans le temps (cf. IPC).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On construit un panier type de consommation (le même partout) et on calcule son coût dans divers pays du monde pour construire un indice de parité de pouvoir d’achat (PPA).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Correction par la PPA ==&lt;br /&gt;
La Banque Mondiale et le FMI ont un projet commun pour la construction de ces indices dans les pays en développement. L’OCDE le fait pour les pays développés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même quand on corrige par la PPA, les différence entre les PIB par tête des pays restent frappantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple d'application :&lt;br /&gt;
*Selon la Banque Mondiale, si le coût de la vie est de 1 aux États-Unis, il sera de 1.37 en Norvège et 0.27 au Burundi en 2007.&lt;br /&gt;
*Le PIB par tête en PPA de la Norvège est donc de &amp;lt;math&amp;gt;\frac {USD\, 76000}{1.37} = USD 55474&amp;lt;/math&amp;gt;, et le PIB par tête en PPA du Burundi est de &amp;lt;math&amp;gt;\frac {USD\, 110}{0.27} = USD 407&amp;lt;/math&amp;gt; → différences moins importantes que si on considère le PIB sans correction, mais encore extrêmement grandes...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi ces différences énormes? Cf. prochaine section.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Critique à la PPA ==&lt;br /&gt;
Les indices de PPA souffrent des mêmes problèmes que ceux qu’on a vu pour l’IPC (biais de substitution, nouveaux biens, qualité, et hétérogénéité des habitudes de consommation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ces problèmes sont accentuées par les différences socio-économiques et culturelles des pays (en réalité les paniers de consommation ne sont pas les mêmes partout!).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une alternative aux indices de PPA qui essaie de surmonter du moins en partie certains problèmes liés aux indices de PPA standard est l’indice BigMac proposé par The Economist: comparaison du prix d’un BigMac dans les divers pays (prend en compte la valeur ajoutée des biens et services qui constituent le prix BigMac et qui sont les mêmes partout).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La productivité du travail =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La productivité du travail ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour comprendre les différences de revenu par tête entre pays, il faut comprendre pourquoi certains pays produisent plus de biens et services par tête que d’autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour expliquer ces différences on s’intéressera donc à la productivité des travailleurs dans les différentes économies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::&amp;lt;math&amp;gt;Productivité\, du\, travail\, = \frac {output}{heures\, de\, travail} = PML&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro productivité du travail 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs de production ==&lt;br /&gt;
La productivité du travail est influencée par la disponibilité des autres facteurs de production (capital physique, capital humain, ressources naturelles et connaissances technologiques) dans l’économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Considérons une fonction de production (&amp;lt;math&amp;gt;F&amp;lt;/math&amp;gt;) de l’output total qui dépend de plusieurs facteurs de production:&lt;br /&gt;
*travail (&amp;lt;math&amp;gt;L&amp;lt;/math&amp;gt;) = nombre d’heures de travail employées dans la production capital *physique (&amp;lt;math&amp;gt;K&amp;lt;/math&amp;gt;) = équipements et infrastructures utilisés dans la production&lt;br /&gt;
*capital humain (&amp;lt;math&amp;gt;H&amp;lt;/math&amp;gt;) = connaissances et habilités acquises par les travailleurs grâce à l’éducation, la formation, l’expérience&lt;br /&gt;
*ressources naturelles (&amp;lt;math&amp;gt;N&amp;lt;/math&amp;gt;) = inputs naturels, tels que la terre, les forêts, les matières premières, etc.&lt;br /&gt;
*connaissances technologiques (&amp;lt;math&amp;gt;A&amp;lt;/math&amp;gt;) = connaissances des meilleures méthodes de production possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fonction de production &amp;lt;math&amp;gt;F&amp;lt;/math&amp;gt; décrit la relation entre la quantité des inputs utilisés dans la production et la quantité d’output.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendements d’échelle constants ==&lt;br /&gt;
Généralement on suppose que la fonction de production montre des rendements d’échelle constants (en termes mathématiques ceci veut dire que la fonction est homogène de degré 1) dans L, K, H et N =&amp;gt; si on double la quantité disponible de tous ces inputs, on double la quantité produite (α = 2 en bas) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;math&amp;gt;Y = A·F(L, K, H, N)&amp;lt;/math&amp;gt; → &amp;lt;math&amp;gt;αY = A \times F(αL, αK, αH, αN)&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Le paramètre technologique A apparait en dehors de la parenthèse. Ceci implique qu’en doublant le niveau des connaissances technologiques on peut doubler la quantité produite. Ce paramètre est souvent interprété par les économistes comme une mesure de productivité globale ou productivité multifactorielle. La productivité multifactorielle n’est pas directement observable; il s’agit d’une sorte de « reste » ou de « résidu », qui est évalué comme différence entre la variation en % du PIB et la somme des variations en % des facteurs de production considérés et qui nous donne une estimation de l’efficience totale des facteurs de production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déterminants de Y/L ==&lt;br /&gt;
En prenant α = 1/L et en utilisant la propriété de homogénéité de degré 1 (rendements d’échelle constants), on peut réécrire la fonction de production:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;Y = A \times F(L, K, H, N)&amp;lt;/math&amp;gt; → &amp;lt;math&amp;gt;αY = A \times F(α L, αK, αH, αN)&amp;lt;/math&amp;gt; → &amp;lt;math&amp;gt;y = \frac{Y}{L} = A·F(1, \frac{K}{L}, \frac{H}{L}, \frac{N}{L})&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la productivité du travail va dépendre des quantités relatives des autres facteurs de production et de l'état du progrès technologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus grand est le stock de capital physique et humain, et le stock de ressources naturelles par rapport au nombre de travailleurs, plus grande va être la capacité à produire des Biens&amp;amp;Services dans cette économie par unité de travailleur (accumulation des facteurs). Plus importantes sont les connaissances technologiques, plus élevée va être la productivité du travail (progrès technique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute politique gouvernementale qui aide à augmenter les stocks de ces facteurs de production ou de &amp;lt;math&amp;gt;A&amp;lt;/math&amp;gt; va permettre d’augmenter la productivité du travail et donc d’avoir une croissance plus rapide (cf. ci-après).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Croissance en Suisse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro production croissance en suisse 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle du gouvernement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. '''Un stock de capital physique plus élevé''' peut être encouragé à travers une politique qui favorise l’épargne plutôt que la consommation présente (déductions fiscales sur les épargnes, par exemple), mais aussi grâce à une ouverture aux capitaux étrangers. La croissance due à l’investissement de capitaux étrangers sera capturée seulement par le PIB et non pas par le PNB, mais l’entreprise étrangère aura besoin de travail et de B&amp;amp;S offerts par des nationaux. Ces effets secondaires seront capturées par le PIB et par le PNB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro production role du gouvernement 1.png|400px|vignette|centré|Corrélation entre croissance du PIB et taux d’investissement]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. '''Une augmentation du stock de capital humain''' accroît la productivité des travailleurs. Une grande partie du stock de capital humain des individus est acquise à travers leur formation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les pays de l’OCDE une année supplémentaire d’éducation augmente le salaire des personnes (qui, à l’équilibre, est égal à leur productivité) d’à peu près 10%. Cela augmente aussi la productivité des autres travailleurs qui deviennent également plus productifs en combinant leur capital humain → externalités positives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En offrant un système d’éducation efficient et facile d’accès le gouvernement promeut l’augmentation de la productivité à long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays en voie de développement (PVD), reconnaissant l’importance du capital humain et le peu d’opportunité pour les tranches les plus défavorisées d’accéder à l’éducation et à la santé, ont commencé à instaurer des systèmes des subventions aux parents conditionnels à la présence et réussite scolaire des enfants ainsi que aux visites médicales (exemple: programme PROGRESA au Mexique) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème potentiel pour les PVD lié à l’augmentation de la dépense en éducation est qu’une partie importante de travailleurs part ensuite avec son stock de capital humain vers l’étranger. On appelle ce phénomène le «brain-drain»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains pays des Caraïbes par exemple entre 30 et 60% des infirmiers et médecins formés partent vers d’autres pays de l’OCDE, ce qui amène certains à se demander si leur éducation est un bon investissement pour le gouvernement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un contre-argument est que le brain-drain est quelque chose de positif pour les PVD car cela augmente les incitations à s’éduquer (les individus répondent aux incitations).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un deuxième contre-argument est que les professionnels qui ont émigré enverront des remises vers leurs pays d’origine et que donc une partie de leur revenu à l’étranger sera dépensé dans l’économie d’origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut être, mais cela n’est pas toujours suffisant :&lt;br /&gt;
{{citation bloc|I have at least nine hospitals that have no doctor at all, and 20 hospitals with only one doctor looking after a whole district of 80,000 to 120,000 people|Dr. Agyeman Akosa, Ghana, Directeur Général de la Santé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. '''Ressources naturelles'''. Une bonne administration des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables est essentielle pour assurer une croissance soutenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle parfois de la « malédiction des ressources naturelles » en faisant référence à la corruption associée à l’appropriation des rentes générées par l’exploitation des ressources naturelles. Il est clair que le problème n’est pas l'existence de ressources naturelles mais la corruption elle même. La Norvège (le pays le plus riche au monde en termes de PIB par tête et très riche en ressources naturelles) est un bon contre-exemple de comment on peut profiter de la richesse en ressources naturelles sans avoir de problèmes de corruption.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. '''Connaissances technologiques'''. Elles peuvent être encouragées à travers les programmes de subvention de la recherche et développement (surtout en recherche de base, qui n’a pas d’application commerciale directe) et par le développement d’un bon système de patentes qui soit efficient et sûr pour tout ce qui est patentable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système des brevets et des patentes ouvre quand même un débat sur des questions très délicates: les patentes et brevets encouragent l’innovation, mais contribuent aussi au maintien de prix élevés et créent un avantage sur les autres producteurs (monopole) → cf. The Economist, 07.07.2007 et 27.08.2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres politiques sont aussi importantes pour le développement économique :&lt;br /&gt;
*le respect de la propriété privée et plus en général du droit et du système légale (rule of law), qui encouragent l’investissement en capital physique et la formation de connaissances technologiques (cf. The Economist 13.03.2008);&lt;br /&gt;
*la stabilité politique et macroéconomique, qui crée un environnement qui favorise les investissements et les affaires;&lt;br /&gt;
*l’ouverture de l’économie au reste du monde, qui permet en principe d’amplifier les incitations à investir lorsqu’on est confronté à un marché plus grand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Productivité marginale décroissante et convergence =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Produit marginal ==&lt;br /&gt;
Sous l’hypothèse de rendements marginaux des facteurs décroissants, la croissance économique n’est pas illimitée si elle est due à l’accumulation d’un seul facteur de production (étant donnés les autres).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Considérons encore une fois la fonction de production agrégée à rendements d’échelle constants : :&amp;lt;math&amp;gt;Y = A \times F(L, K, H, N)&amp;lt;/math&amp;gt; =&amp;gt; &amp;lt;math&amp;gt;y = \frac {Y}{L} = A \times F(1, \frac{K}{L}, \frac{H}{L},\frac {N}{L})&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le produit marginal du capital (&amp;lt;math&amp;gt;PmK&amp;lt;/math&amp;gt;) est la quantité supplémentaire de production réalisée par l’économie en utilisant une unité en plus de capital.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des variations discrètes :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PmK = \frac{ΔY}{ΔK} = \frac{A \times F(K + ∆K, L, ...) – A \times F(K, L, ...)}{ΔK}&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour des petites variations :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PmK = \frac{dY}{dK}&amp;lt;/math&amp;gt; (= pente de la fonction de production)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Normalement on considère que, si tous les autres inputs sont constants, la productivité marginale du capital est caractérisée par des rendements marginaux décroissants (= étant donné le niveau des autres inputs, une unité de capital supplémentaire permet d’augmenter la production d’un montant de plus en plus petit → fonction de production croissante mais à des taux décroissants).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intuition: quand &amp;lt;math&amp;gt;K&amp;lt;/math&amp;gt; est bas, la quantité de capital que chaque travailleur a à disposition est petite. En conséquence, une unité additionnelle de capital produit beaucoup d’output supplémentaire. Plus le rapport K/L est élevé, plus la quantité de capital à disposition de chaque travailleur est grande et une unité additionnelle de capital augmente l’output de très peu (= PmK décroissant). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro production croissance produit marginal 1.png|400px|vignette|centré|Fonction de production.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Accumulation vs progrès ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: une amélioration du progrès technique, A, fait déplacer la fonction de production vers le haut, tandis qu'une accumulation de capital physique se traduit dans un déplacement vers la droite le long de la fonction de production → deux sources de croissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro production croissance Accumulation vs progrès 1.png|400px|vignette|centré|Progrès.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro production croissance Accumulation vs progrès 2.png|400px|vignette|centré|Accumulation.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Produit marginal et convergence ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La productivité décroissante du capital physique (ou humain) implique que: a)lorsqu’on n'accumule que du capital physique, on va avoir une croissance très rapide au départ, mais qui va ralentir au fur et à mesure qu’on continue à accumuler et même, à la limite, s’annuler à long terme → modèle de croissance de Solow, Prix Nobel d’Economie 1987;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
b)pour essayer de battre les rendements marginaux décroissants il faut accumuler du capital physique et humain simultanément ou alors avoir un progrès technologique continu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une implication importante de a) est que les pays les plus riches (qui ont déjà accumulé pas mal de capital physique), vont croitre plus lentement que les pays les plus pauvres qui ont très peu de capital physique. On parle alors de convergence économique: les pays les plus pauvres rattrapent les plus riches grâce à ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce qu’on observe ces forces de convergence économique associées aux rendements marginaux décroissants? Oui, mais seulement si on contrôle pour d’autres différences institutionnelles, politiques, et socio-économiques entre les pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Convergence : évidence ==&lt;br /&gt;
Ni convergence ni divergence entre les pays du monde: absence de relation entre le PIB per capita en 1960 et la croissance 1960-1985. S’il y avait de la convergence on aurait trouvé une relation négative entre ces deux variables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro production croissance croissance évidence 1.png|vignette|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plutôt de la divergence lorsqu’on prend une période plus longue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro production croissance croissance évidence 2.png|vignette|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais on trouve de la convergence lorsqu’on prend des «économies» qui partagent les mêmes institutions politiques et les mêmes conditions socio- économiques (convergence conditionnelle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro production croissance croissance évidence 3.png|vignette|center]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 48 États des États-Unis : les États qui ont eu une croissance plus élevée dans la période 1979- 1984 sont ceux qui avait le PIB par tête le plus bas initialement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La convergence ne peut pas tout expliquer, mais si on prend des économies similaires on trouvera de la convergence conditionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PmL décroissant et les prévisions de Malthus == &lt;br /&gt;
Une implication importante de b) est qu'une croissance engendrée par l'accumulation d'un seul fdp ne pourra pas être illimitée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:PmL décroissant et les prévisions de Malthus 1.png|400px|vignette|centré|Source : Angus Maddison, « L'Économie mondiale, une perspective millénaire »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Idée : comme tous les autres fonctions de production, aussi le travail est caractérisé par des rendements marginaux décroissants (si tous les autres inputs et la technologie restent constants, une augmentation du travail ne fait pas augmenter l’output dans le long terme). L’énorme progression démographique du début du 19ème siècle amène Thomas R. Malthus (1766-1834) à prévoir une progressive paupérisation de la population, étant le taux de croissance de la population mondiale bien plus élevé que l’augmentation des ressources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Malthus, avec le progrès technique la population augmente de plus en plus vite jusqu’au point où la quantité de terre et de ressources naturelles par tête diminue, réduisant dès lors la productivité du travail et donc le niveau de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prévisions pessimistes de Malthus ont été retardées ponctuellement par la révolution industrielle et par la révolution verte (grande augmentation des ressources et des rendements agricoles). La productivité du travail n’a pas diminué, principalement grâce aux nouvelles technologies et à une meilleure organisation de la production qui ont freiné l’impact de la rareté en ressources naturelles (jusqu’à quand? → croissance durable?). Cf. The Economist, 17.05.2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Clé : vitesse du progrès technologique a fortement augmenté depuis 1800 (rappel: la productivité du travail dépend des quantités relatives des autres facteurs de production et du progrès technologique, qui ne sont pas restés constants au cours du temps).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Préoccupations &amp;quot;néo-malthusiennes&amp;quot; et la question environnementale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour des préoccupations liées à l'offre limitée des ressources non renouvelables. La plupart des économistes restent optimistes: la rareté des ressources entraine une hausse de leur prix =&amp;gt; forte incitation à trouver des alternatives. Mais, nouveauté...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème environnemental: la croissance économique amplifie l'impact des activités humaines sur l'environnement.&lt;br /&gt;
:Gestion d'impacts locaux relativement facile (nombreux exemples historiques, e.g. usage du charbon pour le chauffage); gestion d'impacts globaux plus délicate et problématique (coopération internationale + intervention étatique).&lt;br /&gt;
:Problème : contrairement à la rareté des ressources, les problèmes environnementaux ne génèrent pas automatiquement d'incitations aux changements (fortes externalités négatives) → intervention publique indispensable.&lt;br /&gt;
:Questions ouvertes et incertitudes: Quelle baisse de croissance est-on prêt à accepter? Quel est l'ampleur du changement climatique? ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une grande différence dans les niveaux de revenu par tête dans le monde et dans leur croissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le revenu dans l’économie la plus riche au monde (Norvège) est plus de 100 fois plus grande que celui dans l’économie la plus pauvre (Ethiopie) lorsqu’on les mesure en termes de PIB par tête. Et un peu moins si on corrige pour la PPA&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une petite différence dans le taux de croissance annuelle peut résulter dans des grandes différences de niveau de revenu sur le long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le niveau de vie dans une économie va dépendre de sa capacité à produire des biens et services&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et sa capacité à produire des biens et services va dépendre de sa productivité du travail&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La productivité du travail dépend a son tour des quantités de capital physique, capital humain, ressources naturelles et connaissances technologiques à disposition des travailleurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement peut affecter le taux de croissance d’une économie des plusieurs manières. L’objectif sera toujours d’augmenter la productivité des travailleurs en augmentant le stock de capital physique, humain, les ressources naturelles à disposition, ou les connaissances technologiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’accumulation de capital physique (et humain) sera sujet à des rendements marginaux décroissants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci implique qu’en accumulant du capital physique à travers de l’investissement on va augmenter rapidement le taux de croissance au départ, mais celui ci ralentira au fur et à mesure qu’on continue à accumuler du capital&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On devrait donc observer un phénomène de convergence économique selon lequel les pays les plus pauvres (qui ont accumulé peu de capital jusqu’ à maintenant) vont s’accroitre plus vite que les pays les plus riches qu’ont accumulé beaucoup de capital.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Mais ce phénomène de convergence économique n’est observé que dans des pays où les institutions politiques et les autres caractéristiques socio- économiques sont similaires. On parle alors de convergence conditionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
*Robert Lucas sur la croissance économique : http://www.econtalk.org/archives/2007/02/lucas_on_growth.html&lt;br /&gt;
*L’indice de PPA de la Banque Mondiale : http://siteresources.worldbank.org/ICPEXT/Resources/ICP_2011.html&lt;br /&gt;
*Pour ceux qui devaient être intéressés au cas de la Suisse: La politique de croissance 2008-2011, La Vie Economique, 04.2008&lt;br /&gt;
*Order in the jungle, The Economist, 13.03.2008_a&lt;br /&gt;
*Grossly distorted picture, The Economist, 13.03.2008_b&lt;br /&gt;
*Malthus, the false prophet, The Economist, 17.05.2008&lt;br /&gt;
*A gathering storm, The Economist, 07.07.2007&lt;br /&gt;
*Reds under our meds, The Economist, 27.08.2009 &lt;br /&gt;
*http://www.econtalk.org/archives/2007/02/lucas_on_growth.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Anfalas</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_Produit_Int%C3%A9rieur_Brut_(PIB)&amp;diff=19896</id>
		<title>Le Produit Intérieur Brut (PIB)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Le_Produit_Int%C3%A9rieur_Brut_(PIB)&amp;diff=19896"/>
		<updated>2015-05-15T13:17:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Anfalas : Orthographe&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le produit intérieur brut (PIB) est l’un des agrégats majeurs des comptes nationaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= PIB et ses composantes = &lt;br /&gt;
== Le PIB comme mesure de la performance économique ==&lt;br /&gt;
Quand on doit juger si une économie se porte bien ou pas, il est naturel de regarder le revenu total gagné par chaque individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Produit Intérieur Brut''' (PIB) est UNE mesure du revenu et des dépenses d’une économie. Pour un système économique dans son ensemble, le revenu doit forcement égaliser la dépense totale car chaque transaction a un acheteur et un vendeur et chaque franc de dépense d’un acheteur représente un franc de revenu pour un offrant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’égalité du revenu et de la dépense peut être illustré grâce au circuit des flux de l’économie. On distingue trois optiques du PIB.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le circuit économique (simplifié) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Macro circuit économique simplifié 1.png|400px|vignette|centré|Par simplicité, pas de gouvernement et pas de Reste du Monde (RdM)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définition du PIB ==&lt;br /&gt;
Le PIB est une mesure du revenu qui a été généré par une économie. C’est une mesure qui aide l’économiste à juger de la performance d’un pays du point de vue économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''PIB''' est la valeur aux prix de marché de tous les biens et services finaux produits à l’intérieur d’une économie pendant une certaine période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::{{citation|la valeur aux prix de marché}} : la production est évaluée au prix de marché. Pour pouvoir additionner des pommes et des oranges il faut une unité de mesure commune. Une alternative serait de les évaluer au coûts des facteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::{{citation|de tous les biens &amp;amp; services finaux}} : finaux car on veut éviter de compter deux fois les biens intermédiaires (=&amp;gt; on considère la valeur ajoutée = production totale – achats de biens intermédiaires). On inclut évidemment tous les biens produits et échangés légalement sur un marché (autoconsommation ou produits de l’économie souterraine ou illégale ne seront pas inclus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::{{citation|produits}} : ceci implique que les transactions des biens d’occasion ne sont pas incluses dans le PIB car, dans ce type de transaction, rien de nouveau a été produit pour générer du revenu dans l’économie (= simple redistribution de revenu). Ce qui est produit ne sera pas nécessairement vendu non plus, car cela peut être stocké pour être vendu plus tard, mais rentrera dans le PIB de l’année courante car il a généré du revenu dans l'année courante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::{{citation|à l’intérieur d’une économie}} : ceci implique que ce qui est produit en dehors des frontières du pays par des nationaux n’est pas tenu en compte et que ce qui est produit par des étrangers à l’intérieur du pays sera compté dans le PIB.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::{{citation|pendant une certaine période}} : généralement une année, ou un trimestre (ajustement saisonnier pour les données trimestrielles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de Produit Intérieur Brut, en opposition à Net, car on ne tient pas compte de la dépréciation du capital qui a été utilisé pour générer cette production =&amp;gt; &amp;lt;math&amp;gt;PIN = PIB – amortissements&amp;lt;/math&amp;gt; (ou remplacement du capital usé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres mesures ==&lt;br /&gt;
On distingue également d'autres indicateurs :&lt;br /&gt;
*'''PNB''' (Produit National Brut) : diffère du PIB par le Solde de la Balance des Revenus des Facteurs, SBRF (= rémunération du capital ou des services du travail).&lt;br /&gt;
*'''PIN''' (Produit Interne Net) : diffère du PIB par le fait que la dépréciation du capital nécessaire à la production est tenue en compte dans le calcul du revenu agrégé. Pour la majorité des pays, PIN ≈ (1-10%)PIB.&lt;br /&gt;
*'''PNN''' (Produit National Net) : fait les deux modifications ci-dessus = &amp;lt;math&amp;gt;PNB\, – amortissement&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
*'''PNN''' au coût des facteurs ou Revenu National : est le PNN mais au lieu de mesurer la production au prix de marché on la mesure au coût des facteurs (meilleur indicateur de la capacité productive d’un pays). On additionne au PNN les subventions à la production et on soustrait les taxes indirectes sur la production (TVA par exemple). On appelle ceci le revenu national.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En principe, toutes ces mesures et leur évolution sont hautement corrélées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du PIB p.m. au PNN c.f. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Macro du pib au pnb 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PIB de la Suisse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromicro pib suisse 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2006 le SBRF suisse était de 41.6 milliards de CHF. Pour la Suisse (pays exportateur net de capitaux et importateur de services du travail), le PNB est supérieur au PIB. Dans des pays comme l’Argentine ou les Barbados, au contraire, le PIB est de 1% à 10% plus grand que le PNB, car ces pays sont des importateurs nets de capitaux (des revenus doivent être versés aux propriétaires étrangers de ces capitaux, et donc le solde de la balance des revenus des facteurs (SBRF) est négatif).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PNB versus PIB ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro pbn vs pib 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les trois optiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois optiques offrent trois interprétations du PIB ainsi que trois manières de le calculer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Optique production''' : la valeur de la production annuelle finale des résidents en termes de flux = somme des valeurs ajoutées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Optique revenu''' : le revenu total de l’ensemble des membres de l’économie = répartition de la somme des valeurs ajoutées parmi les agents économiques (salaires + rémunération du capital).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Optique dépense''' : la dépense totale consacrée à l’acquisition des B&amp;amp;S produits par cette économie = emploie du produit par le différents groupes d’agents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces trois mesures sont forcement équivalentes (cf. Données OFS 1990-2007).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique production ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::&amp;lt;math&amp;gt;PIB = Σ\ des\ valeurs\ ajoutées&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''valeur ajoutée''' est l'augmentation de la valeur des produits qui résulte du processus de production. Dans la comptabilité nationale, la valeur ajoutée s’obtient par solde :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::&amp;lt;math&amp;gt;Valeur\ Ajoutée = valeur\ de\ la\ production\ - consommation\ intermédiaire&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Biens intermédiaires et valeur ajoutée: le PIB n’inclut que la valeur des biens finaux !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple - hamburger macdo :&lt;br /&gt;
*Prix de la viande achetée (150 gr.) = 0.50 Frs (hp: pas d’achat de biens intermédiaires)&lt;br /&gt;
*Prix de vente hamburger = 2.00 Frs&lt;br /&gt;
*Valeur ajoutée MacDo = 1.50 Frs&lt;br /&gt;
*Le PIB est la somme des valeurs ajoutées, ici 0.50 + 1.50 = 2.00 Frs (et non pas 2.50!) = valeur des biens finaux (ici un seul).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique revenu ==&lt;br /&gt;
:::&amp;lt;math&amp;gt;PIB = Σ\, des\, rémunérations\, des\, facteurs\, de\, production\, – subventions\, à\, la\, production\, + impôts\, indirects\, + amortissements &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme on a vu, si au PIB on ajoute les revenus des facteurs en provenance du reste du monde et on enlève les revenus des facteurs versés au reste du monde on obtient le Produit National (PN).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''produit NATIONAL''' (ex: PNB) englobe l’ensemble de la production réalisée par les résidents tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire. Le critère est donc celui de résidence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''produit INTERIEUR''' (ex: PIB) englobe l’ensemble de la production réalisé sur le territoire tant par les résidents que par les non résidents. Le critère est donc celui de territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon un certain nombre d’économistes le produit national est une meilleure mesure du revenu d’un pays surtout dans une époque de forte intégration économique (mouvement des facteurs entre pays) comme aujourd’hui (cf. vidéo de J. Stiglitz).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique dépense : les composantes du PIB ==&lt;br /&gt;
PIB = Production = Consommation + Investissement + Dépenses Publiques + Solde de la Balance Commerciale (= Exportations – Importations)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;Y ≡ C + I + G + X – M&amp;lt;/math&amp;gt; (&amp;lt;math&amp;gt;X - M&amp;lt;/math&amp;gt; = Solde de la balance commerciale)&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;Y ≡ demande\, intérieure\, (C + I + G – M) + demande\, extérieure\, (X)&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est une identité comptable! La production domestique est identique à la consommation des résidents plus la consommation nette des non-résidents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt; inclut la dépense des ménages sur les biens durables (voitures, réfrigérateurs ...), les biens périssables (nourriture) et les services (santé, avocat, coiffeur ...)&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;I&amp;lt;/math&amp;gt; inclut les investissements des entreprises et des ménages (immeubles)&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;G&amp;lt;/math&amp;gt; inclut seulement les dépenses publiques sur des biens et services (les transferts sociaux (chômage, AVS, etc.) et les intérêts sur la dette publique ne sont pas inclus car ils ne sont pas une contrepartie d’un bien ou services produit dans l’année).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les composantes du PIB : exemples ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro composantes du PIB exemples 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro composantes du PIB exemples 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique production : un exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Optique production 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique revenu : un exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Optique revenu 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique dépense : un exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Optique dépense 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: ces trois manières alternatives de calculer le PIB donnent exactement le même résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PIB réel versus nominal ==&lt;br /&gt;
Le '''PIB nominal''' mesure la production domestique aux prix courants (ceux de l’année en question).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''PIB réel''' mesure la production domestique à des prix constants (ceux d’une année de référence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée est d’avoir une mesure de ce qu’a été réellement produit dans l’économie et que les augmentations ou diminutions du PIB ne soient pas dues simplement à des effets prix (effets nominaux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple - Economie à 2 biens: hot-dog et hamburgers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro PIB réel versus nominal 1.png|400px|vignette|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PIB réel et nominal : calculs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro PIB réel et nominal calculs 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’augmentation réelle du PIB est beaucoup moins spectaculaire que l’augmentation nominale, car il y a une augmentation des prix importante pendant la période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nominal vs. réel : plus en général ==&lt;br /&gt;
Dans une économie simplifiée ne produisant que deux biens, des hot-dogs (bien 1) et des hamburgers (bien 2), le PIB nominal (ou PIB à prix courants) en &amp;lt;math&amp;gt;t&amp;lt;/math&amp;gt; s’écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PIB_t = p_1^t \times q_1^t + p_2^t \times q_2^t&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les prix des hot-dogs et des hamburgers sont respectivement p10 et p20 à la période initiale (de base), le PIB réel (ou PIB à prix constant) en l’année &amp;lt;math&amp;gt;t&amp;lt;/math&amp;gt; est :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PIB_t réel = p_1^0 \times q_1^t + p_2^0 \times q_2^t&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une modification du PIB nominal peut donc être due à une variation des prix (bien 1 et/ou bien 2) et/ou à une variation des quantités produites (bien 1 et/ou bien 2) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PIB_t = (∆p_1^t \times q_1^t + ∆q_1^t \times p_1^t) + ( ∆p_2^t \times q_2^t + ∆q_2^t \times p_2^t&amp;lt;/math&amp;gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais seule une variation des quantités peut modifier le PIB réel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;∆PIB_t réel = ∆q_1^t \times p_1^0 + ∆q_2^t \times p_2^0&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déflateur du PIB ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le déflateur du PIB est l’indice par lequel on doit diviser le PIB nominal pour obtenir le PIB réel. Il est donc donné par :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;Déflateur\, du\, PIB\, = \frac {PIB\, nominal\, (= p_1^t \times q_1^t + p_2^t \times q_2^t)} {PIB\, réel\,(=p_1^0 \times q_1^t + p_2^0 \times q_2^t)} \times 100&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et donc:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PIB\ réel\ = \frac {PIB\, nominal}{Déflateur\, du\, PIB} \times 100&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et, approximativement,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;%\, variation\, PIB\, nominal\, ≈ %\, variation\, PIB\, réel\, + %\, variation\, déflateur\, du\, PIB\,&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’exemple précédent, entre 2003 et 2005 les prix ont augmenté de 140%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PIB réel et nominal : exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro PIB réel et nominal exemple 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= PIB comme mesure de bien-être =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Critiques d’ordre technique sur la comptabilité nationale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fiabilité des données est fonction du degré de sophistication de l’appareil statistique (et d’autres possibles priorités internes: cf. cas de la Chine, The Economist, 01.03.2008). Parfois sont privilégiées des estimations indirectes plutôt que directes car il y a un manque de données comptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comptabilité nationale ne prend pas en compte le « poids » des activités souterraines ainsi que le travail au noir. De plus, elle recense la production (flux) et non pas la richesse (stock).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un indicateur des changements quantitatifs et non pas qualitatifs et qui ne tient pas compte des richesses produites et consommées par la personne même (autoconsommation) ou du bénévolat (cf. OFS, 01.11.2004, sur l'estimation du travail non rémunéré en Suisse).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PIB comme mesure du bien-être ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le PIB est aussi utilisé par les économistes pour mesurer le bien-être des individus dans une économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En divisant le PIB par la population on obtient le revenu moyen des individus dans une société. Ceci est souvent utilisé comme proxy pour le niveau de bien-être et de développement d’une économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En principe un PIB par tête plus élevé indique un niveau de vie et un stade de développement plus élevé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Problème: ceci n’est clairement pas un indicateur idéal car il se focalise sur une partie seulement de ce qui influence la qualité de vie des individus et le niveau de développement des pays. Selon certains économistes il faudrait développer des mesures alternatives du bien-être qui tiennent compte d’autres facteurs en outre que le PIB (cf. The Economist, 17.09.2009).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple =&amp;gt; Human Development Index (Indicateur de Développement Humain des Nations Unies); Green GDP en Chine, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le PIB par tête ne peut pas tout capturer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro PIB par tête ne peut pas tout capturer 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::&amp;lt;math&amp;gt; HDI = 1/3\, Life\, expectancy\, index\, + 1/3\, Education\, achievement\, index\, + 1/3\, GDP\, per\, capita\, index&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et la dépréciation de l’environnement (capital environnemental) ? Et la valeur du temps de loisir ? Et l’inégalité des revenus ? ... Ne faudrait-il pas tenir compte aussi de ces facteurs dans l’évaluation de la qualité de vie ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mesurer le bien-être social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:youtube|QUaJMNtW6GA|300|right}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci amène certains économistes à penser à une nouvelle façon de mesurer la qualité de vie (e.g. Stiglitz: cf. son vidéo + article) qui:&lt;br /&gt;
#tient compte de la dépréciation du capital environnemental&lt;br /&gt;
#se base sur le concept de &amp;quot;national&amp;quot; plutôt que d’ &amp;quot;intérieur&amp;quot; (plus approprié dans un monde globalisé)&lt;br /&gt;
#considère les inégalités de revenu (allant à la limite jusqu’aux idées de Rawls: le niveau de bien-être d’une société = le niveau de bien-être du plus faible) &lt;br /&gt;
#et considère la valeur du loisir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème est que l’introduction de ces concepts n’est pas triviale. Il faut pouvoir donner une valeur économique à 1), 3) et 4), ce qui n’est pas évident, et il faut construire des séries de données dignes de foi et comparables à niveau international...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En attendant un meilleur indicateur, on continue à utiliser le PIB par tête comme mesure du niveau de bien-être...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème est que le cadre comptable utilisé pour mesurer la qualité de vie (le PIB) n’est pas sans conséquences sur les objectifs que les politiciens et le gouvernement se posent. Très peu de poids va être donné à l’augmentation des inégalités, à la dégradation environnemental, etc. si la façon dont on mesure la réussite des pays est le PIB.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autre part, selon certains, il faut aussi reconnaitre que le PIB par tête est un indicateur très fortement corrélé à beaucoup d’autres variables influençant la qualité de vie. En général c’est dans les pays les plus riches qu’on a assez de ressources pour investir dans la protection de l’environnement, qu’on trouve un niveau d’éducation et de santé relativement élevés, qu’on peut se permettre d’être attentif au temps libre des travailleurs, que les inégalités sont moins frappantes, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
PIB par tête et mortalité infantile.png|PIB par tête et mortalité infantile.&lt;br /&gt;
PIB par tête et alphabétisation.png|PIB par tête et alphabétisation.&lt;br /&gt;
PIB par tête et espérance de vie.png|PIB par tête et espérance de vie.&lt;br /&gt;
PIB par tête et faim.png|PIB par tête et faim.&lt;br /&gt;
PIB par tête et indice de Gini.png|PIB par tête et indice de Gini.&lt;br /&gt;
PIB par tête et indice de développement humain (IDH).png|PIB par tête et indice de développement humain (IDH).&lt;br /&gt;
PIB par tête et IDH dans les pays à revenu élevé de l'OCDE.png|PIB par tête et IDH dans les pays à revenu élevé de l'OCDE.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
PIB est la valeur de la production au prix du marché de tous les biens et services produits à l’intérieur d’une économie pendant une certaine période&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe d’autres définitions de revenu agrégée qui tiennent compte, par exemple, de la dépréciation du capital avec laquelle on produit le revenu (PIN), ou de la production des nationaux en dehors des frontières (PNB)...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le PIB peut être décomposé en quatre composantes: consommation, investissements, dépenses publiques et solde de la balance commerciale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La différence entre PIB nominal et PIB réel est donnée par l’évolution des prix dans l’économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le déflateur du PIB mesure l’évolution du niveau des prix dans une économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le PIB par tête est une bonne mesure du niveau de développement ou de la qualité de la vie dans une économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais on est loin d’une mesure parfaite car on ne tient pas compte du temps de loisir, l’impact sur l’environnement, les inégalités de revenu, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Données OFS 1990-2007&lt;br /&gt;
*Le travail non rémunéré mesuré pour la première fois en tant que grandeur économique, OFS, 01.11.2004&lt;br /&gt;
*An aberrant abacus, The Economist, 01.03.2008&lt;br /&gt;
*Joe Stiglitz à propos du PIB: GDP fetishism, The Berkeley Electronic Press, 09.2009 http://www.youtube.com/watch?v=QUaJMNtW6GA&lt;br /&gt;
*Measuring what matters, The Economist, 17.09.2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Anfalas</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_Produit_Int%C3%A9rieur_Brut_(PIB)&amp;diff=19895</id>
		<title>Le Produit Intérieur Brut (PIB)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Le_Produit_Int%C3%A9rieur_Brut_(PIB)&amp;diff=19895"/>
		<updated>2015-05-15T12:50:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Anfalas : othographe&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le produit intérieur brut (PIB) est l’un des agrégats majeurs des comptes nationaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= PIB et ses composantes = &lt;br /&gt;
== Le PIB comme mesure de la performance économique ==&lt;br /&gt;
Quand on doit juger si une économie se porte bien ou pas, il est naturel de regarder le revenu total gagné par chaque individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Produit Intérieur Brut''' (PIB) est UNE mesure du revenu et des dépenses d’une économie. Pour un système économique dans son ensemble, le revenu doit forcement égaliser la dépense totale car chaque transaction a un acheteur et un vendeur et chaque franc de dépense d’un acheteur représente un franc de revenu pour un offrant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’égalité du revenu et de la dépense peut être illustré grâce au circuit des flux de l’économie. On distingue trois optiques du PIB.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le circuit économique (simplifié) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Macro circuit économique simplifié 1.png|400px|vignette|centré|Par simplicité, pas de gouvernement et pas de Reste du Monde (RdM)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définition du PIB ==&lt;br /&gt;
Le PIB est une mesure du revenu qui a été généré par une économie. C’est une mesure qui aide l’économiste à juger de la performance d’un pays du point de vue économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''PIB''' est la valeur aux prix de marché de tous les biens et services finaux produits à l’intérieur d’une économie pendant une certaine période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::{{citation|la valeur aux prix de marché}} : la production est évaluée au prix de marché. Pour pouvoir additionner des pommes et des oranges il faut une unité de mesure commune. Une alternative serait de les évaluer au coûts des facteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::{{citation|de tous les biens &amp;amp; services finaux}} : finaux car on veut éviter de compter deux fois les biens intermédiaires (=&amp;gt; on considère la valeur ajoutée = production totale – achats de biens intermédiaires). On inclut évidemment tous les biens produits et échangés légalement sur un marché (autoconsommation ou produits de l’économie souterraine ou illégale ne seront pas inclus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::{{citation|produits}} : ceci implique que les transactions des biens d’occasion ne sont pas incluses dans le PIB car, dans ce type de transaction, rien de nouveau a été produit pour générer du revenu dans l’économie (= simple redistribution de revenu). Ce qui est produit ne sera pas nécessairement vendu non plus, car cela peut être stocké pour être vendu plus tard, mais rentrera dans le PIB de l’année courante car il a généré du revenu dans l'année courante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::{{citation|à l’intérieur d’une économie}} : ceci implique que ce qui est produit en dehors des frontières du pays par des nationaux n’est pas tenu en compte et que ce qui est produit par des étrangers à l’intérieur du pays sera compté dans le PIB.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::{{citation|pendant une certaine période}} : généralement une année, ou un trimestre (ajustement saisonnier pour les données trimestrielles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de Produit Intérieur Brut, en opposition à Net, car on ne tient pas compte de la dépréciation du capital qui a été utilisé pour générer cette production =&amp;gt; &amp;lt;math&amp;gt;PIN = PIB – amortissements&amp;lt;/math&amp;gt; (ou remplacement du capital usé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres mesures ==&lt;br /&gt;
On distingue également d'autres indicateurs :&lt;br /&gt;
*'''PNB''' (Produit National Brut) : diffère du PIB par le Solde de la Balance des Revenus des Facteurs, SBRF (= rémunération du capital ou des services du travail).&lt;br /&gt;
*'''PIN''' (Produit Interne Net) : diffère du PIB par le fait que la dépréciation du capital nécessaire à la production est tenue en compte dans le calcul du revenu agrégé. Pour la majorité des pays, PIN ≈ (1-10%)PIB.&lt;br /&gt;
*'''PNN''' (Produit National Net) : fait les deux modifications ci-dessus = &amp;lt;math&amp;gt;PNB\, – amortissement&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
*'''PNN''' au coût des facteurs ou Revenu National : est le PNN mais au lieu de mesurer la production au prix de marché on la mesure au coût des facteurs (meilleur indicateur de la capacité productive d’un pays). On additionne au PNN les subventions à la production et on soustrait les taxes indirectes sur la production (TVA par exemple). On appelle ceci le revenu national.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En principe, toutes ces mesures et leur évolution sont hautement corrélées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du PIB p.m. au PNN c.f. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Macro du pib au pnb 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PIB de la Suisse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromicro pib suisse 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2006 le SBRF suisse était de 41.6 milliards de CHF. Pour la Suisse (pays exportateur net de capitaux et importateur de services du travail), le PNB est supérieur au PIB. Dans des pays comme l’Argentine ou les Barbados, au contraire, le PIB est de 1% à 10% plus grand que le PNB, car ces pays sont des importateurs nets de capitaux (des revenus doivent être versés aux propriétaires étrangers de ces capitaux, et donc le solde de la balance des revenus des facteurs (SBRF) est négatif).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PNB versus PIB ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro pbn vs pib 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les trois optiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois optiques offrent trois interprétations du PIB ainsi que trois manières de le calculer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Optique production''' : la valeur de la production annuelle finale des résidents en termes de flux = somme des valeurs ajoutées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Optique revenu''' : le revenu total de l’ensemble des membres de l’économie = répartition de la somme des valeurs ajoutées parmi les agents économiques (salaires + rémunération du capital).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Optique dépense''' : la dépense totale consacrée à l’acquisition des B&amp;amp;S produits par cette économie = emploie du produit par le différents groupes d’agents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces trois mesures sont forcement équivalentes (cf. Données OFS 1990-2007).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique production ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::&amp;lt;math&amp;gt;PIB = Σ\ des\ valeurs\ ajoutées&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''valeur ajoutée''' est l'augmentation de la valeur des produits qui résulte du processus de production. Dans la comptabilité nationale, la valeur ajoutée s’obtient par solde :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::&amp;lt;math&amp;gt;Valeur\ Ajoutée = valeur\ de\ la\ production\ - consommation\ intermédiaire&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Biens intermédiaires et valeur ajoutée: le PIB n’inclut que la valeur des biens finaux !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple - hamburger macdo :&lt;br /&gt;
*Prix de la viande achetée (150 gr.) = 0.50 Frs (hp: pas d’achat de biens intermédiaires)&lt;br /&gt;
*Prix de vente hamburger = 2.00 Frs&lt;br /&gt;
*Valeur ajoutée MacDo = 1.50 Frs&lt;br /&gt;
*Le PIB est la somme des valeurs ajoutées, ici 0.50 + 1.50 = 2.00 Frs (et non pas 2.50!) = valeur des biens finaux (ici un seul).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique revenu ==&lt;br /&gt;
:::&amp;lt;math&amp;gt;PIB = Σ\, des\, rémunérations\, des\, facteurs\, de\, production\, – subventions\, à\, la\, production\, + impôts\, indirectes\, + amortissements &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme on a vu, si au PIB on ajoute les revenus des facteurs en provenance du reste du monde et on enlève les revenus des facteurs versés au reste du monde on obtient le Produit National (PN).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''produit NATIONAL''' (ex: PNB) englobe l’ensemble de la production réalisée par les résidents tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire. Le critère est donc celui de résidence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''produit INTERIEUR''' (ex: PIB) englobe l’ensemble de la production réalisé sur le territoire tant par les résidents que par les non résidents. Le critère est donc celui de territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon un certain nombre d’économistes le produit national est une meilleure mesure du revenu d’un pays surtout dans une époque de forte intégration économique (mouvement des facteurs entre pays) comme aujourd’hui (cf. vidéo de J. Stiglitz).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique dépense : les composantes du PIB ==&lt;br /&gt;
PIB = Production = Consommation + Investissement + Dépenses Publiques + Solde de la Balance Commerciale (= Exportations – Importations)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;Y ≡ C + I + G + X – M&amp;lt;/math&amp;gt; (&amp;lt;math&amp;gt;X - M&amp;lt;/math&amp;gt; = Solde de la balance commerciale)&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;Y ≡ demande\, intérieure\, (C + I + G – M) + demande\, extérieure\, (X)&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est une identité comptable! La production domestique est identique à la consommation des résidents plus la consommation nette des non-résidents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt; inclut la dépense des ménages sur les biens durables (voitures, réfrigérateurs ...), les biens périssables (nourriture) et les services (santé, avocat, coiffeur ...)&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;I&amp;lt;/math&amp;gt; inclut les investissements des entreprises et des ménages (immeubles)&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;G&amp;lt;/math&amp;gt; inclut seulement les dépenses publiques sur des biens et services (les transferts sociaux (chômage, AVS, etc.) et les intérêts sur la dette publique ne sont pas inclus car ils ne sont pas une contrepartie d’un bien ou services produit dans l’année).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les composantes du PIB : exemples ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro composantes du PIB exemples 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro composantes du PIB exemples 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique production : un exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Optique production 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique revenu : un exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Optique revenu 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Optique dépense : un exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro Optique dépense 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: ces trois manières alternatives de calculer le PIB donnent exactement le même résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PIB réel versus nominal ==&lt;br /&gt;
Le '''PIB nominal''' mesure la production domestique aux prix courants (ceux de l’année en question).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''PIB réel''' mesure la production domestique à des prix constants (ceux d’une année de référence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée est d’avoir une mesure de ce qu’a été réellement produit dans l’économie et que les augmentations ou diminutions du PIB ne soient pas dues simplement à des effets prix (effets nominaux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple - Economie à 2 biens: hot-dog et hamburgers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro PIB réel versus nominal 1.png|400px|vignette|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PIB réel et nominal : calculs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro PIB réel et nominal calculs 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’augmentation réelle du PIB est beaucoup moins spectaculaire que l’augmentation nominale, car il y a une augmentation des prix importante pendant la période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nominal vs. réel : plus en général ==&lt;br /&gt;
Dans une économie simplifiée ne produisant que deux biens, des hot-dogs (bien 1) et des hamburgers (bien 2), le PIB nominal (ou PIB à prix courants) en &amp;lt;math&amp;gt;t&amp;lt;/math&amp;gt; s’écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PIB_t = p_1^t \times q_1^t + p_2^t \times q_2^t&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les prix des hot-dogs et des hamburgers sont respectivement p10 et p20 à la période initiale (de base), le PIB réel (ou PIB à prix constant) en l’année &amp;lt;math&amp;gt;t&amp;lt;/math&amp;gt; est :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PIB_t réel = p_1^0 \times q_1^t + p_2^0 \times q_2^t&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une modification du PIB nominal peut donc être due à une variation des prix (bien 1 et/ou bien 2) et/ou à une variation des quantités produites (bien 1 et/ou bien 2) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PIB_t = (∆p_1^t \times q_1^t + ∆q_1^t \times p_1^t) + ( ∆p_2^t \times q_2^t + ∆q_2^t \times p_2^t&amp;lt;/math&amp;gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais seule une variation des quantités peut modifier le PIB réel :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;∆PIB_t réel = ∆q_1^t \times p_1^0 + ∆q_2^t \times p_2^0&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déflateur du PIB ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le déflateur du PIB est l’indice par lequel on doit diviser le PIB nominal pour obtenir le PIB réel. Il est donc donné par :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;Déflateur\, du\, PIB\, = \frac {PIB\, nominal\, (= p_1^t \times q_1^t + p_2^t \times q_2^t)} {PIB\, réel\,(=p_1^0 \times q_1^t + p_2^0 \times q_2^t)} \times 100&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et donc:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;PIB\ réel\ = \frac {PIB\, nominal}{Déflateur\, du\, PIB} \times 100&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et, approximativement,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;%\, variation\, PIB\, nominal\, ≈ %\, variation\, PIB\, réel\, + %\, variation\, déflateur\, du\, PIB\,&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’exemple précédent, entre 2003 et 2005 les prix ont augmenté de 140%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PIB réel et nominal : exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro PIB réel et nominal exemple 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= PIB comme mesure de bien-être =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Critiques d’ordre technique sur la comptabilité nationale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fiabilité des données est fonction du degré de sophistication de l’appareil statistique (et d’autres possibles priorités internes: cf. cas de la Chine, The Economist, 01.03.2008). Parfois sont privilégiées des estimations indirectes plutôt que directes car il y a un manque de données comptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comptabilité nationale ne prend pas en compte le « poids » des activités souterraines ainsi que le travail au noir. De plus, elle recense la production (flux) et non pas la richesse (stock).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un indicateur des changements quantitatifs et non pas qualitatifs et qui ne tient pas compte des richesses produites et consommées par la personne même (autoconsommation) ou du bénévolat (cf. OFS, 01.11.2004, sur l'estimation du travail non rémunéré en Suisse).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PIB comme mesure du bien-être ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le PIB est aussi utilisé par les économistes pour mesurer le bien-être des individus dans une économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En divisant le PIB par la population on obtient le revenu moyen des individus dans une société. Ceci est souvent utilisé comme proxy pour le niveau de bien-être et de développement d’une économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En principe un PIB par tête plus élevé indique un niveau de vie et un stade de développement plus élevé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Problème: ceci n’est clairement pas un indicateur idéal car il se focalise sur une partie seulement de ce qui influence la qualité de vie des individus et le niveau de développement des pays. Selon certains économistes il faudrait développer des mesures alternatives du bien-être qui tiennent compte d’autres facteurs en outre que le PIB (cf. The Economist, 17.09.2009).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple =&amp;gt; Human Development Index (Indicateur de Développement Humain des Nations Unies); Green GDP en Chine, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le PIB par tête ne peut pas tout capturer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro PIB par tête ne peut pas tout capturer 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::&amp;lt;math&amp;gt; HDI = 1/3\, Life\, expectancy\, index\, + 1/3\, Education\, achievement\, index\, + 1/3\, GDP\, per\, capita\, index&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et la dépréciation de l’environnement (capital environnemental) ? Et la valeur du temps de loisir ? Et l’inégalité des revenus ? ... Ne faudrait-il pas tenir compte aussi de ces facteurs dans l’évaluation de la qualité de vie ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mesurer le bien-être social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:youtube|QUaJMNtW6GA|300|right}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci amène certains économistes à penser à une nouvelle façon de mesurer la qualité de vie (e.g. Stiglitz: cf. son vidéo + article) qui:&lt;br /&gt;
#tient compte de la dépréciation du capital environnemental&lt;br /&gt;
#se base sur le concept de &amp;quot;national&amp;quot; plutôt que d’ &amp;quot;intérieur&amp;quot; (plus approprié dans un monde globalisé)&lt;br /&gt;
#considère les inégalités de revenu (allant à la limite jusqu’aux idées de Rawls: le niveau de bien-être d’une société = le niveau de bien-être du plus faible) &lt;br /&gt;
#et considère la valeur du loisir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème est que l’introduction de ces concepts n’est pas triviale. Il faut pouvoir donner une valeur économique à 1), 3) et 4), ce qui n’est pas évident, et il faut construire des séries de données dignes de foi et comparables à niveau international...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En attendant un meilleur indicateur, on continue à utiliser le PIB par tête comme mesure du niveau de bien-être...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème est que le cadre comptable utilisé pour mesurer la qualité de vie (le PIB) n’est pas sans conséquences sur les objectifs que les politiciens et le gouvernement se posent. Très peu de poids va être donné à l’augmentation des inégalités, à la dégradation environnemental, etc. si la façon dont on mesure la réussite des pays est le PIB.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autre part, selon certains, il faut aussi reconnaitre que le PIB par tête est un indicateur très fortement corrélé à beaucoup d’autres variables influençant la qualité de vie. En général c’est dans les pays les plus riches qu’on a assez de ressources pour investir dans la protection de l’environnement, qu’on trouve un niveau d’éducation et de santé relativement élevés, qu’on peut se permettre d’être attentif au temps libre des travailleurs, que les inégalités sont moins frappantes, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
PIB par tête et mortalité infantile.png|PIB par tête et mortalité infantile.&lt;br /&gt;
PIB par tête et alphabétisation.png|PIB par tête et alphabétisation.&lt;br /&gt;
PIB par tête et espérance de vie.png|PIB par tête et espérance de vie.&lt;br /&gt;
PIB par tête et faim.png|PIB par tête et faim.&lt;br /&gt;
PIB par tête et indice de Gini.png|PIB par tête et indice de Gini.&lt;br /&gt;
PIB par tête et indice de développement humain (IDH).png|PIB par tête et indice de développement humain (IDH).&lt;br /&gt;
PIB par tête et IDH dans les pays à revenu élevé de l'OCDE.png|PIB par tête et IDH dans les pays à revenu élevé de l'OCDE.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
PIB est la valeur de la production au prix du marché de tous les biens et services produits à l’intérieur d’une économie pendant une certaine période&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe d’autres définitions de revenu agrégée qui tiennent compte, par exemple, de la dépréciation du capital avec laquelle on produit le revenu (PIN), ou de la production des nationaux en dehors des frontières (PNB)...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le PIB peut être décomposé en quatre composantes: consommation, investissements, dépenses publiques et solde de la balance commerciale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La différence entre PIB nominal et PIB réel est donnée par l’évolution des prix dans l’économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le déflateur du PIB mesure l’évolution du niveau des prix dans une économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le PIB par tête est une bonne mesure du niveau de développement ou de la qualité de la vie dans une économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais on est loin d’une mesure parfaite car on ne tient pas compte du temps de loisir, l’impact sur l’environnement, les inégalités de revenu, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Données OFS 1990-2007&lt;br /&gt;
*Le travail non rémunéré mesuré pour la première fois en tant que grandeur économique, OFS, 01.11.2004&lt;br /&gt;
*An aberrant abacus, The Economist, 01.03.2008&lt;br /&gt;
*Joe Stiglitz à propos du PIB: GDP fetishism, The Berkeley Electronic Press, 09.2009 http://www.youtube.com/watch?v=QUaJMNtW6GA&lt;br /&gt;
*Measuring what matters, The Economist, 17.09.2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Anfalas</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Aspects_introductifs_de_la_macro%C3%A9conomie&amp;diff=19894</id>
		<title>Aspects introductifs de la macroéconomie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Aspects_introductifs_de_la_macro%C3%A9conomie&amp;diff=19894"/>
		<updated>2015-05-15T12:31:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Anfalas : Orthographe&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Qu’est-ce que la macroéconomie ? Définitions et principaux agrégats macroéconomiques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Domaine ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux grands champs : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''micro-économie''' se concentre sur les agents économiques: consommateurs, épargnants, investisseurs, entrepreneurs, Etats, en essayant de comprendre :&lt;br /&gt;
*leurs comportements/décisions, et ses implications ;&lt;br /&gt;
*leurs interactions dans les différents marchés (biens, services, travail, capital).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''macro-économie''' regarde l’économie dans son ensemble. On se concentre sur les grands agrégats: épargne, consommation, croissance, inflation, chômage , en essayant de comprendre :&lt;br /&gt;
*les déterminants de leur évolution ;&lt;br /&gt;
*les interactions entre les différents agrégats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Questions ==&lt;br /&gt;
Le livre de John Maynard Keynes (1936) The General Theory of Employment, Interest and Money est souvent vu comme le point de départ de la discipline. Keynes prend son insipration dans la [[Sombre histoire pour l'économie mondiale : 1930 – 1945|Grande Dépression des années 1930]]. Avant cela, le modèle économique classique ne prévoyait pas de faillites de marché et donc il n'y avait pas le besoin de la macroéconomie. Le mieux que les gouvernements ainsi que les économistes pouvaient faire était de regarder et de ne pas intervenir dans le système économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, il y a quelques questions typiques de la macroéconomie :&lt;br /&gt;
*Comment on mesure l’activité économique ?&lt;br /&gt;
*Pourquoi est-ce qu’on observe des fluctuations de l’activité économique ?&lt;br /&gt;
*Que peut-on faire pour éviter des fluctuations trop importantes ?&lt;br /&gt;
*Pourquoi est-ce qu’on veut parfois ralentir l’économie ?&lt;br /&gt;
*Pourquoi les prix augmentent plus rapidement dans certaines périodes que d’autres ?&lt;br /&gt;
*Qu’est-ce que le gouvernement peut faire pour assurer le plein emploi ?&lt;br /&gt;
*Pourquoi ne pas continuer à injecter de l’argent en période de crise ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les principales variables ==&lt;br /&gt;
Les principales variables macroéconomiques sont :&lt;br /&gt;
*le Produit Intérieur Brut (PIB) réel ou nominal ;&lt;br /&gt;
*le taux de chômage (proportion de travailleurs sans emploi) ;&lt;br /&gt;
*le taux d’inflation (taux d’augmentation des prix au cours du temps) ;&lt;br /&gt;
*le taux d’intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles sont étudiées en un point du temps et à travers le temps. D'autres indicateurs d’importance sont notamment les salaires, les exportations, les taux de change ou encore les indices boursiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également différencier la notion de Stock de celle de flux :&lt;br /&gt;
*un '''stock''' est une quantité mesurée en un point du temps.&lt;br /&gt;
*un '''flux''' est une quantité mesurée pendant un certain intervalle.&lt;br /&gt;
Par exemples, la richesse d’une personne est un stock, mais son revenu est un flux; le nombre de chômeurs est un stock, mais le nombre de personnes qui perdent leur emploi est un flux; la dette publique est un stock, mais le déficit est un flux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le circuit économique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Macro circuit économique 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’État, acteur économique ==&lt;br /&gt;
Selon le premier théorème du bien-être, l’allocation du marché concurrentiel est Pareto optimale (ou, autrement dit, l’équilibre compétitif est efficace) faisant que intervention de l’État pas nécessaires ni souhaitables. MAIS, ceci est vrai seulement sous certaines conditions notamment le fait qu'il n'y ait pas de lacunes de marchés, pas d’incertitude, pas d’externalités, etc. De plus, l’allocation du marché pourrait être considérée injuste par la société menant à des politiques de redistribution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’économie de marché proprement dite n’existe pas dans la réalité et certaines situations nécessitent l’intervention de l’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les interventions de l’État peuvent être regroupées sous trois fonctions : &lt;br /&gt;
*La '''fonction d’allocation''' ;&lt;br /&gt;
*La '''fonction de distribution''' ;&lt;br /&gt;
*La '''fonction de stabilisation'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonctions de l’État ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''fonction d’allocation''' : il existe des lacunes de marché qui mènent à une allocation des ressources non optimale. L’État va intervenir pour modifier cette allocation, par exemple en mettant à disposition des biens et services pour l’ensemble de la société (biens publics), financés par les impôts ou les emprunts. Cela est par exemple la défense nationale ou encore les transports publics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''fonction de distribution''' : la distribution du revenu et de la fortune étant très inégale, l’État est appelé à intervenir selon des normes d’équité (définies par la société). Le but est une redistribution des revenus et de la richesse. C'est par exemple le fait que l’État peut donner des allocations, instaurer un salaire minimum ou avoir une imposition progressive du revenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''fonction de stabilisation''' : l’État peut intervenir pour assurer l’équilibre global de l’économie, en évitant au maximum le chômage et l’inflation et en ayant une balance des payements équilibrée. Son principal instrument est la politique budgétaire. Il peut également indirectement intervenir par l'intermédiaire de la banque centrale à travers une politique monétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le cycle d'activité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un cycle d'activité sont des alternances à court terme de baisses et de hausses de l’activité économique :&lt;br /&gt;
*'''Récessions''' (ou contractions de l’activité) : périodes de baisse de l’activité économique où la production et l’emploi diminuent ;&lt;br /&gt;
*'''Expansions''' (ou reprises d’activité) : périodes de hausse de l’activité économique où la production et l’emploi augmentent ;&lt;br /&gt;
*'''Pic d’activité''' : point auquel l’économie passe de l’expansion à la récession ;&lt;br /&gt;
*'''Creux d’activité''' : point auquel l’économie passe de la récession à l’expansion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Macro cycle d'activité 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Politiques de croissance ==&lt;br /&gt;
Une politique de croissance est une tendance à l’augmentation soutenue de la production. C'est une phénomène relativement moderne datant du XIXème siècle voire au-delà pour une grande partie des pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une mesure du niveau de vie est le revenu ou PIB par tête moyen de l’économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différences de niveau de vie entre pays sont essentiellement expliquées par des différentiels de productivité (même très faibles) :&lt;br /&gt;
*l’accumulation de capital physique et humain permet d’augmenter la productivité ;&lt;br /&gt;
*les politiques économiques et les institutions jouent également un rôle très important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Croissance à long terme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un petit écart dans le taux de croissance du PIB peut faire une grande différence à long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Micro croissance à long terme 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deux grandes écoles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, on distingue entre les économistes &amp;quot;d’eau salée&amp;quot; (Harvard, MIT, Standford et Berkeley) versus les économistes &amp;quot;d’eau douce&amp;quot; (Chicago, Rochester, Minnesota)&amp;lt;ref&amp;gt;The Economist, 16.07.2009&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''Keynésiens''' sont plutôt d’eau salée et pensent que les marchés ne fonctionnent pas toujours comme il faut et que les gouvernements doivent utiliser des politiques économiques pour essayer d’éviter les récessions ou les accélérations trop importantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''monétaristes''' et les économistes du real business cycle sont plutôt d’eau douce et pensent que les failles des gouvernements sont beaucoup plus importantes que les failles des marchés (capture politique ou bureaucraties inefficientes). Les monétaristes soutiennent que les interventions de politique économique sont efficaces seulement si elles sont inattendues. Milton Friedman (Prix Nobel en 1976) est leur &amp;quot;gourou&amp;quot;. Les économistes du real business cycle trouvent que les mesures des gouvernements sont contre-productives et qu'elles créent des distorsions. Hayek (Prix Nobel en 1974) et Prescott et Kydland (Prix Nobel en 2004) sont leurs &amp;quot;gourous&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Penser comme un économiste =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Approches méthodologiques ==&lt;br /&gt;
On distingue les analyses positives des analyses normatives :&lt;br /&gt;
*analyse positive : comprendre ce qui est. L’analyse positive décrit le fonctionnement du monde (approche scientifique de l’économie: elle peut être testée en confrontant l’analyse aux données).&lt;br /&gt;
*Analyse normative : étudier ce qui devrait être. L’analyse normative prescrit le fonctionnement du monde (approche de « policy-maker »: elle se base sur des points de vue personnels, idéologies, jugements de valeurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemples, {{citation|Il faudrait cette année une croissance économique de 3%}}, {{citation|Il faut une croissance économique de 3% pour faire tomber le chômage de 4%}} ou encore {{citation|Les États-Unis sont plus riches, plus développés que l’Inde car leur PNB par tête est plus élevé}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle des modèles économiques == &lt;br /&gt;
Un modèle économique est un outil de travail, à savoir une simplification de la réalité. Les modèles économiques ne sont pas « réalistes » et ils ne doivent pas l’être. Un modèle doit simplifier suffisamment la réalité pour qu’on comprenne ce qui se passe et montrer les relations essentielles entre les variables économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’existe pas UN modèle unique « correct », il faut souligner le rôle des hypothèses qui sont testables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromicro rôle des modèles économiques 1.png|400px|vignette|centré|Fonctionnement d’un modèle.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut distingue les notions de variable exogène et de variable endogène :&lt;br /&gt;
*variables exogènes : d’origine extérieure au modèle ;&lt;br /&gt;
*variables endogènes : expliquées, générées par le modèle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La structuration d’un modèle prend la forme suivante : &lt;br /&gt;
::&amp;lt;math&amp;gt;postulats + forme\ mathématique\ (= simple\ langage!)\ permettant\ de\ suivre\ les\ implications\ logiques\ et\ de\ trouver\ une\ solution\ + prédictions\ testables&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fonctionnement de la démarche scientifique est comme suit : &lt;br /&gt;
::&amp;lt;math&amp;gt;observation → modèle → observation\ à\ nouveau&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dans toutes les sciences on part de l’observation et on modélise en stipulant des hypothèses qui simplifient la réalité mais qui sont nécessaires pour comprendre les mécanismes économiques. Si le modèle a des hypothèses trop détaillées et réalistes, il devient vite complexe et sans pouvoir de prédiction (as if). Le plus important est le pouvoir de prédiction, même si les hypothèses semblent être irréalistes. Ensuite, on teste les modèles et leurs prédictions en les confrontant à la réalité des données. Si elles ne sont pas vérifiées on corrige les hypothèses, et on recommence. La différence avec les sciences dures est que les économistes n’ont pas de laboratoire pour faire des expériences. Leur laboratoire est le monde : ils doivent chercher des expériences ‘naturelles’.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fonctionnement d'un graphique ==&lt;br /&gt;
Dans la majorité des cas nous allons donner une représentation graphique des modèles économiques que nous allons analyser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut porter une attention à ne pas confondre le mouvement le long d’une courbe et le déplacement de la courbe elle-même. Si on a trois variables, &amp;lt;math&amp;gt;y&amp;lt;/math&amp;gt;, &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt; et &amp;lt;math&amp;gt;z&amp;lt;/math&amp;gt;, et y est une fonction de &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt; et &amp;lt;math&amp;gt;z&amp;lt;/math&amp;gt;, &amp;lt;math&amp;gt;y&amp;lt;/math&amp;gt; = &amp;lt;math&amp;gt;f(x, z)&amp;lt;/math&amp;gt;, dans les graphiques habituels à deux dimensions on ne peut représenter que deux des trois variables. Si on met &amp;lt;math&amp;gt;y&amp;lt;/math&amp;gt; et &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt; sur les axes, la relation entre ces deux variables est dessinée en supposant &amp;lt;math&amp;gt;z&amp;lt;/math&amp;gt; constante (en général on sépare avec un point virgule la variable supposée constante).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromacro fonctionnement d un graphique 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, la relation inverse entre &amp;lt;math&amp;gt;y&amp;lt;/math&amp;gt; et &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt; et directe entre &amp;lt;math&amp;gt;y&amp;lt;/math&amp;gt; et &amp;lt;math&amp;gt;z&amp;lt;/math&amp;gt; (pensez à une fonction de demande inverse où &amp;lt;math&amp;gt;y&amp;lt;/math&amp;gt; est le prix, &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt; la quantité demandée et &amp;lt;math&amp;gt;z&amp;lt;/math&amp;gt; le revenu). La variation de &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt; est un mouvement le long de la courbe et la variation de &amp;lt;math&amp;gt;z&amp;lt;/math&amp;gt; se fait par le déplacement de la courbe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Causalité : rappel ==&lt;br /&gt;
La représentation graphique est un instrument très pratique pour décrire les relations entre variables économiques , MAIS attention aux illusions statistiques!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Risque d’interpréter naïvement une simple corrélation entre variables comme une relation de causalité. Par exemple, &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt; et &amp;lt;math&amp;gt;y&amp;lt;/math&amp;gt; sont représentés par un nuage de point avec une pente apparemment positive. Ceci ne veut pas forcement dire que &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt; « cause » &amp;lt;math&amp;gt;y&amp;lt;/math&amp;gt; ! Il peut y avoir une troisième variable cachée corrélée simultanément avec &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt; et &amp;lt;math&amp;gt;y&amp;lt;/math&amp;gt; et les causant toutes les deux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Risque de renverser la direction de la causalité entre variables. Par exemple, les pays sous programmes du FMI (Fond Monétaire International) ont des taux de chômage et une incidence de la pauvreté très élevés. Ceci ne veut pas dire que les interventions du FMI causent la pauvreté et le chômage ! La causalité va plutôt dans la direction opposée: de l’économie en crise vers l’intervention du FMI, pas le contraire (c’est parce que l’économie va mal que le FMI est appelé à intervenir).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’étude de la macroéconomie et la crise économique de 2008 =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La crise 2008 ==&lt;br /&gt;
*Valeur de marché en janvier 2009, $milliards &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Valeur de marché au trim. 2 de 2007, $milliards&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromicro causalité 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromicro causalité 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Intromicro causalité 3.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Utilité de la macroéconomie ==&lt;br /&gt;
À quoi sert la macroéconomie si on a pas pu éviter la crise actuelle ? À quoi sert la médecine si on continue à tomber malade ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de la macroéconomie permet de comprendre quelles sont les meilleurs moyens pour sortir de la crise rapidement et à moindre coût.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Est-ce que une relance par la consommation (avec des réductions des taxes à la consommation) est une bonne chose ?&lt;br /&gt;
*Est-ce qu’il vaut mieux relancer l’économie par l’investissement ? &lt;br /&gt;
*Pourquoi la coopération internationale est-elle importante ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
La macroéconomie est l’étude des relations entre les grands agrégats économiques. Son objectif est de comprendre comment on peut éviter les fluctuations dans la performance économique des pays et améliorer leurs niveaux de vie. La macroéconomie emploie une approche scientifique à l’analyse de la réalité et utilise des modèles pour simplifier la réalité et faire des prédictions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les variables macroéconomiques les plus observées sont le produit intérieur brut, le taux de chômage, le taux d’intérêt, le taux d’inflation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’État intervient dans la vie économique avec une fonction d’allocation, de distribution et de stabilisation. Il met aussi en place de mesures qui peuvent influencer le taux de croissance de long terme des pays et donc le niveau de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de la macroéconomie ne permet pas d’éviter les crises économiques, mais sert à comprendre quelles sont les meilleurs moyens pour sortir de la crise rapidement et à moindre coût.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
*The other-worldly philosophers, The Economist, 16.07.2009 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Anfalas</name></author>
	</entry>
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