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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-04-11T14:33:32Z</updated>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_th%C3%A9ories_de_l%E2%80%99anthropologie_politique&amp;diff=30342</id>
		<title>Les théories de l’anthropologie politique</title>
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		<updated>2016-01-09T13:28:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Abshirbogossmaye : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Da Vinci Vitruve Luc Viatour.jpg|thumb|L’''Homme de Vitruve'' par Léonard de Vinci]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons étudier  un grand courant de la science politique qui s’est construit à partir de l’anthropologie, c’est-à-dire à partir de l’interprétation de la place et du rôle de l’homme en société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, nous allons nous intéresser aux origines mêmes de la science sociale dans le champ du politique et en particulier l’apport de l’anthropologie africaniste dans la science politique. L’anthropologie traditionnelle dans le champ du politique en Afrique qui amène des éléments d’analyse et de réflexion autour de la politique dans chaque société. Dans une deuxième partie, nous allons tirer les acquis théoriques de l’anthropologie africaniste vers l’analyse de nos sociétés d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un double mouvement afin de restituer l’endroit où s’est instauré le débat sur l’anthropologie qui peut être une discipline qui permet de comprendre la science politique et le rôle dans les sociétés ; à partir de ce point de départ, nous allons renverser vers une anthropologie de la modernité qui est dite actuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons décrire un transfert d’outils, de connaissances et d’analyses des sociétés premières vers nos sociétés modernes. Pour cela, nous allons montrer que ces outils forgés pour ces sociétés premières fonctionnent très bien pour l’analyse de nos sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’analyse de l’anthropologie politique, il subsiste quelque chose du structuralisme, c’est une récupération intellectuelle des concepts du structuralisme. Le structuralisme postule qu’il y a des structures qui perdurent dans les sociétés et qui agissent et interagissent par rapport aux événements et au politique. En parlant de l’anthropologie africaniste et en nous interrogeant sur la validité de ces outils pour comprendre notre société politique, nous présupposons qu’il y a un effet de structure. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aux origines de la pensée anthropologique =&lt;br /&gt;
Il faut comprendre que pour passer à une anthropologie politique, il faut comprendre et reconnaitre l’autre en tant que sujet. L’acceptation de l’autre en tant que construction est un long processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La naissance de l’altérité ==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Altérité}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est la reconnaissance de l’autre dans sa différence, c’est-à-dire qu’il possède une capacité d’exister qui est acceptée, il y a une dimension de l’acceptabilité. Le concept d’altérité est fondamental dans nos sociétés, l'altérité est cœur de nos démocraties, elle permet de se reconnaitre dans la différence de l’autre ; c’est une valeur essentielle de la laïcité qui privilégie le métissage des cultures comme source d’enrichissement et de paix. En d’autres termes, c’est une valeur éthiquement fondamentale qui permet de reconnaître l’autre dans sa différence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce concept est un concept contemporain qui crée le principe d’égalité entre les cultures et l’altérité entre hommes et femmes. Dès lors, on va vivre cette différence dans la positivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept d’altérité n’est pas une donnée en soi, il s’est construit sur une longue temporalité. Les individus se sont peut-être d’abord définis dans les sociétés premières non pas par la différence, mais la ressemblance. Dans nos sociétés occidentales ce concept va être très long à se construire parce qu’il va déconstruire des visions préalables et notamment la vision ethnocentrique qui déforme ou rend incapable le concept d’altérité. L’autre ne va pouvoir exister qu’à travers un individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les voyages savants et l’anthropologie évolutionniste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Voyages savants au XVIIIème siècle ===&lt;br /&gt;
Les voyages savants sont une forme d’altérité dans le sens où la découverte du Nouveau Monde et des Indiens a permis de se confronter à un autre. Cependant, cette  découverte de l’altérité se confluera par le massacre des Indiens d’Amérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’anthropologie évolutionniste ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout débute avec les voyages savants, c’est-à-dire la découverte de l’autre qui est la découverte du Nouveau Monde. On va explorer des terres inconnues sur la base qu’elles ont de la richesse, mais la surprise va être d’y trouver de autochtones, des indigènes, des indiens. La première question est de se demander si cet homme appartient à l’humanité et s’il a une âme. Au fond, son état social pourrait refléter une punition divine. La grande question est de savoir si cet individu peut avoir un statut humain ou non. La réponse va être de le caractériser comme n’étant pas doté de la capacité d’humanité. Ces questions vont structurer le regard de l‘autre fondé sur l’impossibilité du concept d’altérité.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette différence est à mettre du côté de l’animalité ce qui met les occidentaux dans une position de domination et de colonisation. La controverse de Valladolid entre Las Casas et Sepulveda va se poser autour de la présence d’une âme chez l’indigène. Las Casas soutient que le sauvage est bon parce qu’il est resté à l’état de nature et qu’il reste dans la pensée originelle donc il est pur. Sepulveda soutient que le sauvage est fondamentalement mauvais au contraire nous avons affaire à un bon civilisé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apparait une vision dualiste qui va être l’essence de toute la philosophie classique sur l’état de nature qui est une question fondamentale à savoir si l’état de nature nous ramène du côté de la sagesse ou de la barbarie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les philosophes du politique comme Rousseau et [[La naissance du concept moderne de l’État|Hobbes]] qui vont revenir à l’essence même de la définition moderne du politique vont s’opposer avec deux positions toujours antagonistes. Cette vision antithétique, quelle que soit la formule oppose l’un à l’autre. Cela est important pour comprendre le phénomène de blocage et la montée en puissance de la théorie de l’animalité primitive, ce ne sont pas des êtres qui pensent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la philosophe classique, ce qui distingue l’animal de l’homme est, selon la définition d'Aristote et de Platon, que l’homme est un animal qui pense. L’être comme un animal pensant fait, que si on postule que le sauvage est dans l’animalité cela signifie qu’il ne pense pas. S’il est incapable de penser, on va penser à sa place sur son devenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le XVIII siècle : l’invention du concept d’homme ==&lt;br /&gt;
[[File:Columbus Taking Possession.jpg|thumb|L'arrivée de Christophe Colomb en Amérique avec deux bannières blanches blasonnées d'une croix verte et une bannière jaune frappée des initiales F et Y des souverains Ferdinand II d'Aragon et Ysabelle de Castille.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction qui s’élabore se forme autour de son animalité et de sa condition première et l’ignorance des conquérants quant à leurs coutumes, religions, langage, sur le fait qu’ils ne possèdent pas l’écriture tout en oubliant que la tradition orale est une forme d’écriture. On est toujours dans cette vision antithétique qui renvoie aux analyses de tous les grands voyages. Christophe Colomb rapportait {{citation|Parce que je vois et connais que ces gens ne sont d'aucune secte, ni idolâtres, mais très doux et ignorants de ce qu'est le mal, qu'ils ne savent se tuer les uns les autres, ni s'emprisonner, qu'ils sont  sans armes et si craintifs que l'un des nôtres suffit à en faire fuir cent, même en jouant avec eux […] je ne crois pas qu’il y ait au monde de meilleur homme qu’il n’y ait pas plus de meilleure terre}}&amp;lt;ref&amp;gt;COLOMB, C. La découverte de l’Amérique, Vol. I Le journal de bord 1492-1493 ; Vol. II Relations de voyage 1493-1504, Paris, La Découverte, 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On comprend comment s’est bloquée déjà conceptuellement toute place de capacité à penser l‘autre dans sa différence. Il faut notamment rappeler que le XVIIIème invente le concept d’homme. Il va être un siècle majeur pour ce que l’on appelle l’invention du « moi », c’est-à-dire l’invention de la conscience d’être et d’exister de l’individu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette conscientisation remet en cause l’action divine sur l’humain, le sujet commence à exister en tant qu’être, l’individu existe par sa capacité à penser et sa conscience, dès lors l’individu est un être qui pense. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du XVIIIème siècle, cette construction de l’homme va libérer l’intelligence des individus en commençant à regarder un peu différemment l’autre. Il n’est peut-être plus question qu’il soit un sauvage, mais c’est quelqu’un qui est dans une situation historique particulière, mais évidemment avec des connotations très négatives selon laquelle il n’a pas été capable de se développer. Ces questions font preuve d’un savoir de réflexion, l’homme existe aussi autant par un savoir de réflexion, que par un apprentissage et une connaissance cognitive des choses, on accumule de l’expérience que l’on transmet. On s’éloigne de l’image du sauvage, il est un être différent, il y a une externalisation de la notion de « sauvage ». Dès lors, on va commencer à s’interroger sur la question de la différence, c’est un jugement de valeur qui n’est pas de l’ordre moral. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le grand projet de la société au XVIIIème siècle est de construire une connaissance positive de l’homme, on va étudier l’homme en tant qu’homme et peut-être en tant qu’être pensant comme un élément de l’histoire de l’humanité que l’on va pouvoir analyser à travers les voyages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’anthropologie évolutionniste du XIXème ==&lt;br /&gt;
On va passer à une nouvelle phase de désir de comprendre l’autre un peu plus positive qui va se faire à travers des voyages et des missions d’études qui vont aboutir à une première anthropologie moderne autour des sociétés primitives qui sont dotées de structures de sociétés. Cependant, on conserve des éléments très réactionnaires qui nous renvoient à une science positiviste qui considère que l’on est dans des sociétés qui évoluent et qui doivent faire preuve d’imagination pour être en compétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vision du XIXème siècle, on sort de la vision caricaturale, mais on conserve des choses qui vont couter très chères à l’humanité, qui sont bien évidemment des principes racistes et raciaux. Par exemple on ne peut comprendre les camps d’extermination nazis si on ne comprend pas que l’on est très marqué par une idéologie de la race blanche au détriment des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce qu’on appelle une anthropologie évolutionniste. On reste encore altéré par une définition de l’évolution historique des sociétés dans laquelle les blancs sont les « meilleurs ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est important est de voir qu’il y a une première prise en compte de l’[[Altérité|altérité]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1885 a lieu la Conférence de Berlin qui est le découpage de l’Afrique entre grandes puissances. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mouvement de colonisation va engager les États à développer des sociétés savantes et des missions archéologiques permanentes de développement d’un travail scientifique et intellectuel qui commence à s’élaborer sur les sociétés différentes. Même si au départ c’est une vision très colonialiste cela finit par montrer la complexité des dispositifs sociaux et politiques qui permet un travail d’approfondissement d’étudier des individus dans leur milieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même si on est encore sur des visions de rythmes inégaux dans le développement on est quand même dans une acception de l’autre dans son [[Altérité|altérité]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les apports de l’anthropologie amérindienne et africaniste =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’anthropologie africaniste et la découverte des systèmes d’organisation politique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Evans Pritchard (1902–1973).jpeg|thumb|E. E. Evans-Pritchard.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Evans-Pritchard et Meyer Fortes publient ''African Political Systems'' en 1940. Ce sont des sociologues qui travaillent sur le Soudan et disposent de chaires d’anthropologie sociale. Ce livre est un manifeste et un ensemble d’études de cas de cas réunissant huit études anthropologiques sur les tribus africaines pour tenter de situer la place du politique dans les tribus africaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un travail très novateur, car nos deux auteurs tentent de situer la place du politique dans la société africaine et montrent que dans les sociétés africaines traditionnelles il y a du politique. Evans-Pritchard et Meyer Fortes vont tenter d’analyser ces formes de politiques. Dès lors qu'on pose que même une société traditionnelle est construite sur des systèmes politiques qui conduisent à l’assurance et au fonctionnement ainsi qu’au développement de la société, c’est l’hypothèse qu’il ne peut pas y avoir de société sans politique parce que c’est un élément de régulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils vont travailler sur les systèmes politiques en opposant le fait que l’on contextualise le concept de primitif d’autre part il faut rendre compte de la place du politique dans les sociétés traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Derrière les particularismes propres à chaque société, il y a, à travers le champ du politique, des universalités. Ces universalités sont dans le poids de structures parce que les structures sont un mode de construction du champ social et d’établissement de l’ordre social. En s’intéressant aux tribus africaines premières, on s’interroge aux formes mêmes du politique. Ainsi, ils s’interrogent sur les fratries, les familles, l’organisation des tribus, mais aussi aux organisations politiques considérées sur la propriété. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sociétés traditionnelles ne sont pas dépourvues de structures, de rites et de règles. En ce sens, elles ne se distinguent pas des sociétés occidentales. Si elles ont les mêmes structures, on ne peut pas les accuser d’être arriérées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du coup, ils vont essayer de démontrer que tout système politique doit posséder pour fonctionner, en d’autres termes, tout système politique doit contenir certains éléments essentiels au développent de la société qu’il préside.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique c’est avoir des fonctions de décision, d’agir, de renforcer, de créer de la valeur, etc... Il y a l’hypothèse que dans tout type de société il y aurait les mêmes structures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les « rudiments » des structures politiques occidentales ==&lt;br /&gt;
Evans-Pritchard et Meyer Fortes mettent en avant quatre structures, mais il convient d’abord de rappeler que selon Lévi-Strauss, les structures de la parenté relèvent la société, car la société se structure par la logique de la parenté, d’autre part le pouvoir est la symbolique du pouvoir, la symbolique est un élément ordonnateur du pouvoir. Dans un système politique de pouvoir et du réel, c’est une décision, mais il va devoir également exister en tant que système symbolique. Cependant, on ne peut pas toujours séparer le pouvoir de la symbolique, car la symbolique est constitutive du pouvoir. De plus, la langue, c’est-à-dire la parole, qui est aussi de l’ordre du pouvoir politique n’est pas un simple échange c’est communiquer l’ordre, les rationalités, les interdits, les façons de se déplacer, de discuter, de débattre, de contester. S’ajoutent les rituels d’inversion sociale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quelles sont les structures élémentaires qui fondent « les rudiments » des structures plus sophistiquées des sociétés occidentales ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La parenté dans la politique ===&lt;br /&gt;
La première explication va être de dire que dans les sociétés africaines on voit que la parenté joue un rôle  important. C’est-à-dire qu’on appartient à une famille qui est un ordre et une structure, elle engage des possibilités de naissance et d’insertion dans une dynastie. Le passé est une aide à la construction.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’autre part, dans toutes les sociétés traditionnelles, la parenté définit le statut social dans la communauté. Il n’y a pas de pouvoir politique sans réflexion sur la parenté, et au fond l’autorité politique est fonction du système de filiation et de résidence. Le pouvoir peut être héréditaire, mais à travers la construction de la famille se construit des relations sociales et des rapports de force qui définissent les relations sociales et le politique. C’est un patrimoine actif, c’est une sorte de capital qui aide chacun à se construire et à se définir dans l’espace social. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir de là, on s‘aperçoit que ces systèmes de clans vont jouer le pouvoir soit pour le conserver soit pour l’acquérir dans une logique clanique c’est-à-dire dans un ensemble de cohésion de l’ensemble de la famille.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour conserver le pouvoir, il faut former des alliances qui renvoient à des stratégies familiales qui peuvent être le mariage. Evans-Pritchard et Meyer Fortes vont dire qu’au-delà de la question de parenté c’est le réseau de parenté qui est en jeu, c’est le fait que se dégage de ces structures de politiques un système organisé sur la parenté et la famille au sens très large.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour faire une comparaison à la société moderne on peut penser à la famille Kennedy qui est un clan. On est dans l’hypothèse très provocatrice que même si on change de système au fond on reste malgré tout dans un système qui fonctionne aussi par le clanique qui est le premier niveau de cohésion.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La provocation de l’anthropologie politique est de dire que même dans la démocratie cela fonctionne. Avec l’exemple de Nicolas Sarkozy et la tentative de son fils de 23 ans de prendre la tête de l’EPAD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#ev:youtube|Nd4cH5IwJvU|400|center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pouvoir comme symbolique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pouvoir ne peut se dessaisir du symbolique, il doit avoir du symbolique, si il n’y  pas de symbolique il y a un problème d’identité et de reconnaissance.  Le foisonnement symbolique provoque le pouvoir et le canalise, c’est une forme de reconnaissance ; dans toute l’histoire des sociétés, la souveraineté s’affiche par rapport à une question du symbolique. Le devenir du dirigeant passe aussi par des rituels qui  sont un évènement complètement contrôlé qui sert le pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:MossiCavalry.jpg|thumb|left|Cavaliers mossi (gravure de [[1890]])]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVème siècle et  XVIème siècle, dans le royaume Mossi en Haute-Volta, quand le roi meurt dans le système de transmission du pouvoir il ne faut pas un temps mort. Dans ce cas, le premier signe symbolique est celui de la mort même du roi ou l’on crève un tambour et on éteint le feu royal, on montre qu’il y a une disparition qui est un objet d’émotion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On place tout de suite les rituels funéraires sous la responsabilité de la fille ainée ou du fils ainé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’ouvre ensuite la phase du napoco c’est le fait qu’on va transférer les vêtements du roi à la fille ainée. C’est un système patrilinéaire ou la succession est assurée par un mâle, mais en termes de symbolique on a besoin d’une femme qui va assurer la transition. La fille prend les abribus de son père et devient la reine des disparus que l’on va promener afin de montre qu’il n’y a pas de vacance du pouvoir ce qui est le rite symbolique. Quand cette phase est terminée, on choisit le souverain qui remonte sur le cheval de l’ancien roi et va parcourir les terres.  C’est un phénomène de réappropriation du pouvoir, la fille n’a qu’une foncions transitionnelle, on l’a promène sur le cheval du roi est un moment donné dans un village on la fait descendre et on tu le cheval de roi. C’est un acte symbolique qui fait que l’on doit passer par le meurtre du cheval pour ritualiser que le nouveau roi va monter en scène lui aussi dans un espace de transition. Vient une cérémonie d’intronisation nommée la qurita.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela montre qu’il ne peut pas y avoir de vacance, les rituels ont une fonction sociale très précise qui est d’assurer la transition qui est nécessaire, mais qui est fondamentale pour assurer la sécurité et la paix du royaume. Les cérémoniels sont là pour rationaliser le champ du politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le langage comme un élément du pouvoir politique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de pouvoir sans communication et du coup celui qui détient la parole et la communication  détient le pouvoir. D’autre part celui qui peut parler peut manipuler les forces en créant l’ordre, la violence ou au contraire la sécurité. Il y a une continuité entre la question du pouvoir et la parole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela ils prennent la figure de cas du Legba, dieu de la communication.C’est une figure mythique qui est un dieu de la communication, car il maitrise toutes les langues, il est capable d’interpréter ce que disent toutes les autres divinités, il a été envoyé par dieu pour communiquer auprès des hommes. Un culte de ce développé autour de la figure du Legba à la fois dans les lieux de cultes et qui est rentré dans les foyers. Par son omniprésence il est censé posséder les moyens de contrôler toute la société, d’aider les gens et de sanctionner éventuellement.Il est interprété comme portant la parole du roi, il peut se mettre en colère, il peut sanctionner, chaque individu doit vivre sa vie ne présence de ce dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permet aux auteurs de dire que le dieu possède la langue, par sa parole il est pouvoir. Dès lors le langage est un savoir qui est structurant. On retrouve la langue comme chez Lévi-Strauss comme capacité à définir les règles de la vie sociale et de pouvoir exprimer une vérité qui me peut être contestée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le langage n’est pas seulement un moyen de pouvoir, c’est la substance du pouvoir, c‘est un mode du pouvoir qui exprime des rationalités, mais c’est bien plus, c’est la substance même du pouvoir c’est-à-dire que si le pouvoir perd le langage elle n’a plus la capacité d’exister. Dans les théories modernes, le poids du langage et des mots et particulièrement important pour décrire des réalités sociales parce qu’ils permettent la mise en scène du pouvoir c’est-à-dire que c’est le langage qui va pouvoir construire la relation au pouvoir et de la mettre en scène ce pouvoir. Dès lors, dans les théories de l’anthropologie politique moderne, apparait plusieurs idées : &lt;br /&gt;
*il ne peut pas y avoir de pouvoir sans langage, &lt;br /&gt;
*il ne peut pas y avoir de pouvoir sans communication,&lt;br /&gt;
*il ne peut pas y avoir de pouvoir sans rituel&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela veut dire que le pouvoir se met en scène, il n’y a pas de pouvoir sans mise en scène parce que c’est la mise en scène des mots et du pouvoir physique par la théâtralisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pouvoir se donne à voir par les mots, mais aussi par leur mise en scène et par la mise en scène sociale. Rappelons que Goffman concevait l’espace public comme un théâtre, le pouvoir a une dimension de pouvoir, de mise en scène et de construction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La théâtralisation fait partie de notre démocratie moderne, c’est une réalité sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les rituels d’inversion sociale ===&lt;br /&gt;
Le pouvoir est construit et il doit fonctionner dans un double mouvement qui est un mouvement d’adhésion, le pouvoir doit construire cette logique de fabriquer de la tension afin de faire adhérer les individus à son système ce qui est valable dans les tribus africaines et dans nos réalités sociales et politiques modernes.  En même temps il y a un problème qui apparait dans le pouvoir qui est que toute société ne peut fonctionner avec de la tension « centrifuge » c’est-à-dire une tension de nervosité qui cherche à construire l’harmonie et la légitimité du pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela crée des formes de violence, le pourvoir doit avoir des moments où il autorise le relâchement. C’est le fait que non seulement il y a des pratiques de tensions sociales en même temps il doit y avoir des pratiques de relâchement des tensions sociales qui se retrouvent dans toutes les sociétés. Toute société a des rituels qui sont des rituels d’inversion sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est le fait que  le pouvoir accepter qu’on se moque de lui, car dans ce temps il crée de la moquerie qui est  une distance qui est un relâchement collectif. Le pouvoir doit d’un côté contraindre et de l’autre offrir un mouvement des tensions sociétales pour permettre de continuer à gérer le social. Le carnaval est un rite d’inversion qui a pour objectif d’inverser les valeurs.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour fabriquer de l’inversion, il faut contrôler l’inversion. Le carnaval est un véritable système d’inversion, car c’est le seul moment de l’année ou on peut se moquer du pouvoir. Dès lors, le rituel fait partie du dispositif sociétal qui s’inscrit dans un temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d’autres termes, le rituel d’inversion social est un dispositif de régulation qui est accepté dans un dispositif plus global dans un système de société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question est de trouver la limite entre ce qui est du rituel d’inversement et ce qui ne l’est pas.  Alors le rituel d’inversion social est le fait qu’a un moment donné on va inverser les rôles dans la logique au-delà que ‘l’inversion est totalement maitrisée pour revenir au réel. Le paradoxe est qu’il a pour fonction de favoriser le réel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques principes de l’inversion sociale :&lt;br /&gt;
*le pouvoir doit accepter qu’on se moque de lui, c’est un temps de a moquerie et de la distance, c’est la capacité d’un relâchement d’un étau par l’ironie et le dérisoire ;&lt;br /&gt;
*le relâchement offre la capacité du renforcement des liens, c’est parce que nous allons relâcher que la société va être plus construite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pour une anthropologie politique de la modernité =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== George Balandier ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Georges Balandier 20100329 Salon du livre de Paris 2.jpg|thumb|Georges Balandier au Salon du livre de Paris en mars 2010.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le politique sont des fonctions, des systèmes de permanences et des structures. La grande hypothèse de George Balandier qui était un anthropologue et sociologue a travaillé en Afrique noire durant la décolonisation. À partir de 1946 il va être en Afrique et publie ''Changement sociaux au Gabon et au Congo'' et ''Sociologie des Brazzavilles noires'' en 1954. Il va travailler sur les sociétés africanistes et va être confronté lui-même à la décolonisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va s’interroger sur ce qui se joue dans l’évolution des systèmes politiques africains traditionnels avec la modernisation. Il va reprendre les questions de sociétés et de pouvoir en le faisant à partir d’une sociologie de l’indépendance.Il va surtout s’interroger  sur des phénomènes d’indépendance sachant que c’est une question fondamentale de la sociologie moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il distingue trois champs ou les sociétés africaines expriment le mieux leur nature propre et leurs réactions les plus significatives &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#'''Les ensembles et les espaces culturels''' : permet d’identifier les critères selon lesquels s’expriment les parentés et les exclusions culturelles &lt;br /&gt;
#'''Les religions et les innovations religieuses''' : révèlent les transformations de l’univers social et culturel africain, et surtout les nouvelles configurations du politique.&lt;br /&gt;
#''' Les systèmes politiques traditionnels''' : sont menacés par l’ensemble des processus de modernisation &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les mouvements de décolonisation en faveur de l’État-nation, le modèle de la décolonisation par les pays qui se décolonisent et le modèle occidental. Balandier va noter que le passage à des systèmes politiques locaux applique toujours la continuité d’une modernisation selon le modèle occidental et colonial.Les pays vont se décoloniser, mais le modèle qu’ils vont porter est celui de l’État moderne. La modernisation qui s’effectue par les premières puissances de la colonisation fonctionne sur un modèle de la modernisation occidentale. Les processus de désintégration culturels et sociaux qu’avaient engagés les occidentaux pour exploiter les colonies ne s’arrêtent pas à la fin de la décolonisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les notions de dépendance, de domination et de soumission ==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Dominations}}&lt;br /&gt;
=== La dépendance est propre aux situations coloniales ===&lt;br /&gt;
Ce qui est important de comprendre est que pour analyser ces sociétés il faut comprendre la situation de dépendance et de domination, c’est-à-dire que la dépendance est la situation qui est  créé dans les systèmes coloniaux survie dans la décolonisation. C’est pour cela qu’a été développé le concept de néocolonialisme. C’est l’idée que ce n’est pas parce qu’il y a décolonisation qu’il y a changement des rapports au sein même des systèmes de relations entre pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La domination produit de la dépendance (matérielle et spirituelle) ===&lt;br /&gt;
La domination produit de la dépendance qu’elle soit matérielle ou spirituelle. Du point de vue spirituel on est dans des modifications de cultures, car la modernité la modifie :&lt;br /&gt;
*Par le processus de déculturation (perte de toutes ses valeurs et ses références par la mise en contact brutal avec une autre culture). En d’autres termes c’est un phénomène de métissage &lt;br /&gt;
*Par un phénomène d’acculturation (construction plus dynamique entre les deux cultures) : L'acculturation est l'ensemble des phénomènes qui résultent d'un contact continu et direct entre des groupes d'individus de cultures différentes et qui entraînent des modifications dans les modèles culturels initiaux de l'un ou des deux groupes&lt;br /&gt;
*Contre-acculturation :réaction d’une société acculturée qui se mobilise pour protéger et revendiquer son identité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Balandier va développer le concept d’aliénation qui est le concept d’émancipation et de dépendance. Ce qui caractérise le champ politique et sociétal de la décolonisation est le phénomène d’aliénation qui un processus complexe dans lequel les individus sont dans un processus de déculturation qui se construit dans une logique d’acculturation c’est-à-dire de mélanger entre des éléments anciens et la culture moderne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond, tout le processus de constitution du champ politique dans les États modernes africains dépend de ce double processus à savoir de la mobilisation de population, de la recherche de création d’une nouvelle identité et de la souffrance dans ce passage de société traditionnelle à société moderne. Cela signifie que le politique moderne, du point de vue africaniste dans les années 1950 – 1960, période de mutation, est de dire que ce processus politique est à la conjonction de ces deux réalités c’est-à-dire que les comportements politiques ou les systèmes politiques vont procéder à la fois de l’acculturation et de la déculturation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Balandier va soutenir que dans ce processus on va retrouver à la fois des éléments de rationalité propre à la politique occidentale et des éléments traditionnels constitutifs de cette gouvernementalité primitive. Au fond, le politique est intéressent parce qu’elle fait la part entre une vision rationnelle et une vision classique d’anthropologie africaniste avec des rites, des rituels de l’imaginaire  et peut-être même magique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un système composite. Les systèmes politiques africains modernisés porteraient l’ensemble de ces contradictions et expliqueraient à travers ces contradictions les difficultés même de construire leur territoire ou leur identité nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les domaines de l’anthropologie politique de la modernité ==&lt;br /&gt;
=== La ritualisation du politique ===&lt;br /&gt;
Dans les sociétés primitives, pour préserver l’ordre et la cohésion, il existe des rituels qui ont pour but de :&lt;br /&gt;
*lutter contre l’usure : c’est un rituel qui réactive&lt;br /&gt;
*introniser un nouveau chef&lt;br /&gt;
*expulser la maladie et les catastrophes naturelles&lt;br /&gt;
*réinstaller le pouvoir mystique : dimension irrationnelle conséquence qui fait partie constitutif du pouvoir&lt;br /&gt;
*intégrer la communauté par un lien mémoriel : permet de construire une identité commune&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rite prend son sens dans la répétition et fondent des valeurs communes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les rites politiques ===&lt;br /&gt;
La structure du rituel fonctionne selon les mêmes principes dans les sociétés modernes. Nos rituels modernes on la même fonction et les mêmes usages. Ils répondent à quatre fonctions :&lt;br /&gt;
*l’intégration : intégrer les individus pour fabriquer de la cohérence, du consensus visant à une  adhésion à la communauté ;&lt;br /&gt;
*la légitimation : légitimation de l’organisation structurelle du pouvoir ;&lt;br /&gt;
*la hiérarchisation : rappelle des hiérarchies sociétales d’organisation de la société ;&lt;br /&gt;
*la moralisation : action ou réunion de masse, émotion, séduction, valorisation) ;&lt;br /&gt;
*exaltation : exaltation de l’émotion.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le rituel politique renvoi à des célébrations civiles qui sont de grandes manifestations civiles dans lesquels on doit se reconnaitre. Dans la démocratie moderne, la question fondamentale est la mise en scène du politique. Les manifestations publiques doivent construire une imagerie populaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le discours politique ===&lt;br /&gt;
Le discours fait partie du pourvoir c’est donc un élément du rituel politique. Le discours est un construit, le discours relève du rite politique, c’est une construction sociale qui stock des informations et une restitution dans un ordre et une rationalité qui permet sa présence au monde et de construire sa mise en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit que le discours participe de la construction, c’est une fonction d’intégration, de cohérence, de consensus de mobilisation. Il faut interroger le discours et l’interpréter comme une catégorie, c’est-à-dire d’analyser le discours. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le discours du politique n’est jamais préparé par celui qui le produit. Le travail de rédaction nécessite de penser le discours comme structure. La difficulté qui réside dans l’analyse du discours c’est l’écart qui existe entre la prononciation du discours et la fabrication du discours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:théorie politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:Rémi Baudoui]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Abshirbogossmaye</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Marxisme_et_Structuralisme&amp;diff=30226</id>
		<title>Marxisme et Structuralisme</title>
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		<updated>2016-01-08T12:39:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Abshirbogossmaye : /* travail et surtravail */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ces deux concepts sont différents, mais ont une certaine forme de lien entre eux. Nous allons exposer les théories de Marx centrées sur la lutte des classes et l’économie capitaliste. Ainsi, en l’analysant, il est possible de comprendre les enjeux politiques liés à la transformation globale de la planète. Puis nous verrons le structuralisme en essayant de montrer les liens qui peut y avoir entre le marxisme et le structuralisme qu’on appelle aussi le structuralo-marxisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous partons d’une analyse du marxisme autour de son fondateur qui est Marx, ensuite nous passons à l’analyse du structuralisme avec Claude Lévi-Strauss, puis, finalement, nous allons nous intéresser l’influence de la pensée marxiste sur le politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Marxisme =&lt;br /&gt;
== Karl Marx : 1818 - 1883 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Karl_Marx_001.jpg|thumb|left|Karl Marx en 1875.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marx est une personnalité clé du XIXème siècle. Il va le traverser, se confrontant à la mutation exceptionnelle de ce siècle marqué par la révolution industrielle qui dépasse tous les cadres sociaux, politiques et culturels de l’ancien régime. On est projeté dans un bouleversement dont Marx va vouloir faire l’écho. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Issu d’une famille d’avocats israélites convertie au protestantisme, il grandit dans un cadre aisé et favorable qui n’était pas révolutionnaire, mais propice à l’épanouissement intellectuel. Il va conjuguer trois matières : le droit qui lui permet de comprendre que c’est une science de la structuration des sociétés par sa dimension normative qui imprime la société par son mode de fonctionnement et de régulation ; l’histoire qui offre un champ de longue durée pour interpréter les évènements et les phénomènes. Rapidement, il va être marqué par les lectures des premiers socialistes. Ensuite, il va compléter sa formation par des études en philosophe dans de grandes universités de l’époque que sont celles de Bohn et de Berlin. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1841, Marx soutient une thèse de doctorat sur Épicure&amp;lt;ref&amp;gt;Differenz der demokritischen und epikureischen Naturphilosophie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Entre 1841 et 1845, il commence à s’imprégner des premières doctrines révolutionnaires qui apparaissent et fondées déjà sur un socialisme révolutionnaire qui prend en considération un monde très dur pour le travail conjugué à une montée en puissance du capitalisme qu’on appelle le « premier capitalisme ». C’est un capitalisme d’exploitation sans considération sociale de la main-d’œuvre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il vit dans un milieu qui va rapidement le sensibiliser à la contestation politique. Ainsi, dès 1840, il devient prérévolutionnaire se faisait refouler de Prusse et de France. En Allemagne, il deviendra rédacteur de la Gazette Rhénane qui lui vaudra des ennuis.Journal d’opposition à tendance démocratique et révolutionnaire, en tant que rédacteur en chef il participa à l’effervescence révolutionnaire allemande.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’histoire de Marx est la constitution de l’internationale révolutionnaire. L’émergence de la société capitaliste voit l’émergence d’une diaspora d’intellectuelles et de penseurs disséminés dans les grandes capitales qui s’organisent, permettant le développement de la pensée révolutionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À Paris, il rencontre Engels qui milite et réfléchit sur un certain nombre de réformes à introduire. Ainsi, Marx va développer une théorie du socialisme prolétarien révolutionnaire qui légitime la violence ; la violence est un élément du combat ; la question de la violence sociale se légitime. La seule possibilité de transformer la société est de proposer la révolution. Traduit en justice, il part en Belgique d’où il sera aussi chassé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir du Manifeste du Parti communiste, il va s’interroger à partir de 1867 sur une des composantes majeures du capitalisme comme l’avait compris Weber à travers son ouvrage sur l’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme que  pour comprendre le capitalisme il faut intégrer la question du capital. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pendant de nombreuses années Marx va rédiger ''Le Capital'' jusqu’à sa publication en 1867. Il tourne autour d’un vocabulaire spécifique nouveau qui est le concept d’économie politique. L’économie n’est pas extérieure à la politique, elle conforme et décrit un système politique. En d’autres termes, l’économie n’est pas en dehors de la société, mais c’est le postulat élémentaire que l’économie soit partie intégrante de la société. L’économie politique fait un lien entre les enjeux économiques et les systèmes qui permettent de la réguler.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Marx se réjouit de la révolution de 1848 en France et des conflits sociaux qui naissent qui sont autant de signes  de la transformation de la société par la révolution.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir des années 1864, il fera partie de l’international socialiste des travailleurs dont il sera un membre éminent. Ce mouvement va  organiser les mouvements socialistes prérévolutionnaires. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Après ''Le Capital'', il va s’interroger sur la commune. Enfin, il va s’interroger sur les relations entre les classes sociales et le capital ainsi qu’à l’enjeu d’une lutte collective au niveau des peuples européens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Classes et luttes de classes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pyramid of Capitalist System.png|thumb|« ''Pyramid of Capitalist System'' », début du XXème.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marx est  à la fois un  théoricien politique, mais aussi un  économiste dans une certaine mesure, certains préfèreront le qualifier de philosophe politique. Il touche à de nombreux domaines en posant la question centrale du capital.Il faut d’abord partir sur un apriori du Manifeste, disant que {{citation|l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes des classes}}. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui définit une classe au sens marxiste est une prise de  conscience collective d’appartenir à un groupe. Le concept de classe est fondamental de la philosophie marxiste. C’est le fait que les individus dans une société finissent par se regrouper selon une conscience d’appartenir à un groupe qui définit un comportement collectif.Ce groupe a des intérêts propres qui sont oppositions avec d’autres groupes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes limités dans notre action par le fait que d’autres classes ont des objectifs antagonistes et des intérêts divergents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, la société est fondée sur du conflit qui se passe par la lutte des classes, ce n’est pas de l’harmonie, mais du conflit. C’est la lutte des classes, avec ses effets historiques et ses tendances, qui détermine l’existence des classes, et non pas l’inverse. À un moment donné les gens vont devoir se battre  dans un système social et politique forgeant la conscience de classe et créant une identité commune. La société moderne énonce une liberté qui ne transcende pas la  société de classe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond, émerge au XIXème siècle de nouvelles formes d’oppressions, c’est-à-dire de nouvelles formes  de dominations qui est la domination de la bourgeoisie. La société bourgeoise moderne n’a pas aboli les antagonismes de classe comme la révolution l’a proclamée, elle ne fait qu’en créer de nouveaux. Elle ne fait que substituer de nouvelles classes : {{citation|La société bourgeoise moderne (...) n’a pas aboli les antagonismes de classes. Elle n’a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression, de nouvelles formes de luttes à celles d’autrefois}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Capital et travail salarié ==&lt;br /&gt;
=== Le mouvement de capital ===&lt;br /&gt;
À partir de là, il avait analysé ce qu’était la société bourgeoise. Il va s’interroger sur la  bourgeoisie qui constitue un ordre  économique particulier dont l’enjeu fondamental est la perpétuation de la production de la valeur. En d’autres termes, la bourgeoise n’a que pour destin d’accumuler du capital et de perpétuer de la production de cette valeur économique. La bourgeoise qui ne veut que reproduire du capital n’a pas de pensée spécifique vis-à-vis de la classe  ouvrière, sinon que la classe ouvrière la serve dans la production du capital. Selon la définition marxiste du capital, le capital est la production d’un bien ou d’une valeur qui pèse un coût de production (système capitaliste). Il induit une production de la valeur qui est marchande est qui permet de s’enrichir. Le capital, dans la pratique de l’économie bourgeoise, est la mise en valeur d’une quantité de valeur donnée. Ainsi, est mis en exergue une différenciation entre possédant et masse de travail. Le détenteur du capital à une seule fonction qui est celle de fabriquer encore plus de valeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’origine de la plus-value ===&lt;br /&gt;
La valeur produite doit fabriquer de la plus-value. Il faut constamment produire de la plus-value qui est un processus infini de réinvestissement. La valeur du capital est toute les formes de plus-value possible, entre autres de l’argent, des moyens de production se transcrivant en une valeur  monétaire. Elle fabrique de l’argent et produit toujours plus de valeur. Le principe est que cette valeur ne se redistribue pas. Le capital a pour objet d’accroitre la quantité monétaire. La plus-value se dissout dans les différentes formes d’accroissement du capital. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Travail et surtravail ===&lt;br /&gt;
Marx identifie deux capitaux fondamentaux :&lt;br /&gt;
*'''capital constant''' : qui s’investit en moyens de production, c’est le rachat de nouveaux moyens de production pour  engranger encore plus de capital en machines, en  matières premières, ou encore en équipement. Tout capitaliste qui ne réinvestit pas est condamné.&lt;br /&gt;
*'''capital variable''' : qui s’investit en salaires, c’est le  prix de la force de travail que le capital achète pour un temps déterminé. Dès lors, Marx explique le capitalisme dans cette logique en mettant en exergue deux limites :&lt;br /&gt;
*'''La plus-value « absolue »''' : est obtenue par l’allongement de la durée du travail, de telle façon que le travailleur ne puisse reproduire sa force de travail qu’en travaillant plus longtemps. Ainsi le capitalisme est aussi une pensée sur la limite de la capacité à travailler.&lt;br /&gt;
*'''La  plus-value « relative »''' : est obtenue par la réduction du travail, en faisant baisser la valeur de la force de travail. Il faut repousser une limite inférieure pour augmenter la productivité. Un bon exemple est l'organisation scientifique du travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’accumulation ===&lt;br /&gt;
L’accumulation du capital produit un double résultat :&lt;br /&gt;
*la  concentration du capital sous ses différentes formes. Pour produire toujours plus ; montrant une incohérence entre le capitalisme et le monopole, car le capitalisme détruit la concurrence&lt;br /&gt;
*la création d’une surpopulation de travailleurs, qui est la « loi de population » de la société capitaliste : la concentration du capital engage la concentration du prolétariat  selon Marx, il n’y a donc pas d’autres moyens que d’abolir ce rapport en transformant la lutte économique de classe, en une lutte politique de classe, une lutte organisée pour la transformation des rapports sociaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les contradictions du capitalisme ===&lt;br /&gt;
Son objet est la transformation des rapports sociaux. Le capitalisme ne peut s’amender puisqu’il a par essence  la concentration du capital et de la main-d’œuvre, alors il faut le détruire par la révolution. Il y a une contradiction au fond entre capital est travail. Toutes les sociétés capitalistes aggravent l’antagonisme des classes. Comme elle concentre d’un côté et massifie de l’autre se contraste ne peut que s’aggraver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Luttes de classes et communisme ==&lt;br /&gt;
Il faut essayer de penser la révolution :- c’est la prise de conscience collective de son exploitation: les travailleurs doivent  prendre conscience de leur exploitation en leur expliquant grâce au Manifeste  et en  constituant une doctrine révolutionnaire sur laquelle engager le combat. La classe sociale est une identité collective de groupe parce qu’il y a prise de conscience par les individus, ainsi même s’il y a dépendance il y a la capacité à rebondir par la prise de conscience- L’idée de Marx est que « la classe ouvrière doit briser, démolir la machine d’État toute prête, et ne pas se borner à en prendre possession ». Il faut démolir l’institution et le système politique qui permet à la classe dominante de gouverner. L’enjeu n’est pas de changer de personne, mais de changer de système.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La thèse du « Manifeste » ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Communist-manifesto.png|vignette|droite|Fac similé de la couverture de l'édition originale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le [http://lireenligne.free.fr/Oeuvres/Manifeste.pdf Manifeste], il décrit les phases de la révolution : « La première étape dans la révolution ouvrière est la constitution du prolétariat en classe dominante, la conquête de la démocratie. Le prolétariat se servira de sa domination politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeoisie, pour centraliser tous les instruments de production entre les mains de l’État ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mesures pour l’État du prolétariat :&lt;br /&gt;
*expropriation de la propriété foncière : expropriation des riches et possédant&lt;br /&gt;
*impôt fortement progressif&lt;br /&gt;
*abolition de l’héritage : condamnation des dynasties capitalistes&lt;br /&gt;
*confiscation des biens de tous les émigrés et rebelles&lt;br /&gt;
*confiscation des biens entre les mains de l’État&lt;br /&gt;
*centralisation du crédit entre les mains de l’État&lt;br /&gt;
*multiplication des manufactures nationales et des instruments de production&lt;br /&gt;
*travail obligatoire pour tous ;&lt;br /&gt;
*combinaison du travail agricole et du travail industriel&lt;br /&gt;
*éducation publique et gratuite de tous les enfants. Apparait une conscience moderne de la nécessité d’un État structuré qui structure le champ du social. Apparaissent des éléments modernes dans l’analyse de l’amélioration du fonctionnement de la société :&lt;br /&gt;
#l’État : au centre du processus politique&lt;br /&gt;
#l’organisation du prolétariat en classe dominante&lt;br /&gt;
#transformation des rapports de production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  rêve du marxisme est d’arriver  à une  société sans classes. Quand la bourgeoisie sera éliminée est le capital réapproprié on doit pouvoir arriver à une nouvelle société sans classes et sans ennemis. La  critique serait de dire  que Marx s’est trompé, il acquiert une dimension utopique qui ne prend pas en compte  que les divergences, d’autre part les intérêts ne peuvent pas être nécessairement concordantes, les rapports de forces ne s’évaporent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien évidemment, toute lutte des classes est une lutte politique. Il faut arriver à la construction d’un nouvel État neutre, d’autre part la révolution doit être acceptée dans sa capacité à détruire la capacité de production, mais aussi dans la violence qu’elle génère. Au fond, on est dans une interprétation qui prend essence dans la pensée de Machiavel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y a plus de conflictualité dans la société alors il faut repenser l’essence de la politique. C’est un instrument de régulation qui sans conflit disparait. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, on peut se demander s’il y peut y avoir une administration des choses sans politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand Marx dit que toute société a été marquée par les conflits, il met en avant le concept de  structure. Il postule que toute  société est traversée par une conflictualité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va aussi se poser la question des sociétés primitives ou il dénote des formes de conflits de classes. ; Marx est un historien de civilisations et des longues durées, quel que soit la nature sociale, politique et culturelle des sociétés le problème se pose. Marx postule qu’il y a des structures qui perdure dans les sociétés, mais ne sont pas nécessairement visibles, elles se donnent dans les sociétés, mais ne se donnent pas à lire immédiatement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuralisme =&lt;br /&gt;
== Claude Lévi-Strauss : 1908 - 2009 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Levi-strauss 260.jpg|thumb|Claude Lévi-Strauss en 2005.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philosophe, ethnologue et sociologue né en 1908, Claude Lévi-Strauss est un personnage du XXème siècle, il est l’un des grands fondateurs de l’analyse structuraliste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il a va d’abord étudier la philosophie puis l’ethnologie. Il part ensuite au Brésil et devient en 1935  professeur de sociologie à l’université de Sao Paulo.  Entre 1935 et 1938, il étudie les tribus indiennes de l’Amazonie. Son hypothèse est {{citation|plus je vais loin plus je peux analyser ce que je vis}}.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pendant la guerre, il part aux États-Unis et commence sa thèse qu’il présente en 1949. Cette thèse s’intitule les ''Les structures élémentaires de la parenté''. C’est une réflexion sur la construction des systèmes de parentés dans les sociétés amazoniennes. Les logiques de parenté ne sont pas aléatoires, elles sont programmées, c’est une organisation sociale un champ de la structure. Dès lors, la parenté n’est pas de l’ordre de la liberté. La constitution organisationnelle d’une société est une structure de parenté. Toute la reproduction des règles conscientes et inconscientes favorise le fonctionnement des sociétés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est première analyse structuraliste du champ social entre parentés et structure. Derrière chaque cas individuel se cache la structure de l’organisation sociologique.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il acquiert une influence considérable et devient le théoricien du structuralisme, En revenant en France, il fait rencontrer des chercheurs de différents domaines, en 1949 il devient directeur de l’école pratique des études en sciences sociales a une chair des religions comparées. Il est mis en place dans un dispositif ou il va pouvoir travailler sur la construction des structures.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Derrière Lévi-Strauss, il y a un courant très complexe d’écriture et de recherche scientifique structuraliste. C’est une réflexion sur la permanence des structures et de leurs devenirs. Après sa thèse, il va produire une série de livres qui a une influence considérable sur l’analyse des mythes. Le mythe n’est jamais un objet gratuit, c’est un récit structurant qui produit une identité collective et fabrique un devenir commun. Toute société a besoin de mythes ; à partir de ce mythe, la société produit sa structure.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1958, il publie ''Anthropologie structurale'', il y déploie tous les éléments d’analyses des différents champs sociaux de l’organisation sociale et sur comment la fabrication des mythes crée de la cohésion et de la cohérence&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le chapitre sur l’histoire et l’ethnologie, il produit une vision critique qui ne se porte pas sur la particularité, mais sur la structure comme forme d’une intemporalité. Ce qui l’intéresse et qu’a un moment donne elle contient des structures qui peuvent être comparées. Il produit une critique de l’ethnologie et de l’ethnographie :&lt;br /&gt;
*'''L'ethnologie''' :  observe et analyse des groupes humains considérés dans leur particularité. Il établit des documents qui peuvent servir à l'historien. Pour lui il ne fait qu’étudier la science de la particularité.   &lt;br /&gt;
*'''L'ethnographie''' : décrit et analyse les différences qui apparaissent dans la manière dont elles se manifestent dans les diverses sociétés. Il recueille les faits, et les  présente conformément à des exigences qui sont les mêmes que celles de l'historien.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ensuite, il pose ce qu’il considère être une science plus fondamentale de l’origine du structuralisme :&lt;br /&gt;
*'''La linguistique''' : peut apporter au sociologue, dans l’étude des problèmes de parenté, une assistance qui permet d’établir des liens qui n’étaient pas immédiatement perceptibles. Par les structures du langage, il permet de s’interroger sur des liens qui n’étaient pas immédiatement perceptibles.&lt;br /&gt;
*'''La sociologie''' : peut faire connaître au linguiste des coutumes des règles positives et des prohibitions qui font comprendre la persistance de certains traits de culture &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toujours dans son ouvrage Anthropologie structurale, dans son chapitre sur la linguistique et l’anthropologie il énonce le langage comme une architecture structurant le champ social non neutre qui définit des phénomènes structuraux. La langue peut être considérée comme produit de la culture , il énonce un mode de fonctionnement structuré.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’idée est que les méthodes rigoureuses de la linguistique peuvent être appliquées aux méthodes des sciences sociales. Étant donné que dans la linguistique on trouve la linguistique structurale qui énonce la conception des mots.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Plus loin, il émet une autre critique en abordant la notion d’archaïsme en ethnologie. Toute l’histoire récente depuis un siècle et la colonisation ont fabriqué un discours antithétique fondé sur la civilisation d’un côté et l’absence de culture de l’autre. Tout le discours mis en place depuis les années 1830 est construit autour de la notion de l’aide et non de la domination pour apporter aux peuples des pays non développés la puissance et la culture des pays développés. Ainsi, Lévi-Strauss montre qu’il faut révolutionner les idées, car ce que l’on appelle « peuple primitif » n’est absolument pas doté d’un comportement primitif, mais au contraire d’un comportement social et politique structuré ; ce ne sont pas  des peuples sans histoire, mais des peuples dont l’histoire elle-même nous échappe en partie notamment parce que dans beaucoup de ces sociétés il n’y a pas de transmission par l’écrit.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi, il produit une critique de l’archaïsme parce qu’il faut fabriquer des nouveaux outils qui puissent rendre compte du poids de la structure&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il développe ensuite un passage sur le sorcier et sa magie. Il ne s‘agit plus de penser nos sociétés modernes sur le principe de la rationalité, il s’agit de revenir sur le poids structurel qu’est la magie dans les sociétés. Lévi-Strauss va travailler sur ce que fabrique de la magie dans une société et qu’elle est son efficacité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au fond, il y a des comportements qui s’expliquent par leur fonction sociale dans la société. Pour René Girard, le sorcier est doté d’une efficacité de rationalité, car il est au service de la société et à partir d’un corpus de croyance permet à la société de fonctionner ; le sorcier n’est pas extérieur à la société, mais il en est pleinement acteur, c’est par là même un élément de structure qui fabrique de l’ordre social. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour Lévi-Strauss, un mythe est un récit qui fait présupposer d’une interprétation ésotérique du monde, les mythes sont une pensée conceptualisée pour penser le monde où apparait une interprétation structuraliste. Toutes les sociétés traditionnelles fabriquent du mythe et nos sociétés contemporaines vont hériter de ces mythes parlant de façon intemporelle du pouvoir. La valeur d’un mythe est son intemporalité relevant d’un récit structuraliste permanent. Ainsi, ils n’ont pas raison de disparaitre et de se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Si on s’intéresse à la dimension du politique aujourd’hui, on se rend compte que le politique a besoin d’une dimension sacrée de la fonction du politique nécessaire à son fonctionnement. Quand le sacré est perdu, il n’y a plus de politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec Lévi-Strauss, nous sommes dans un domaine où la structure est fondamentale. La structure est de l’ordre du déchiffrement, elle ne se révèle pas. La pensée structuraliste permet d’analyser les modes de société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le structuralisme marxiste dans le champ du politique : Nicos Poulantzas (1936 - 1979) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Poulantzas.jpg|thumb|Poulantzas.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le structuralisme perdure, un certain nombre d’auteurs ont cherché à faire le lien entre structuralisme et marxisme dont [http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicos_Poulantzas Nico Poulantzas].&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Poulantzas était un penseur marxiste et militant du parti communiste grec. Il va fortement s’inspirer de l’analyse de Marx travaillant beaucoup sur les fascismes et les dictatures, mais aussi sur les questions du lien entre le pouvoir politique et l’État (pouvoir politique et classes sociales). Il a connu son heure de gloire dans les années 1960 et les années 1970. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La pensée structuraliste sans Marx n’aurait probablement pas pu émerger, car il insiste à penser la société et regarder la société d’une façon autre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La pensée des sciences sociales en Europe dans les années 1950 – 1960  est fortement marquée par le marxisme, car l’enjeu de la réflexion en sciences sociales n’est pas détaché des problèmes de la société notamment du paradigme de la décolonisation. Dans les années 1950 – 1960, les sciences sociales sont en interactions avec le marxisme qui permet de comprendre la naissance de ces luttes révolutionnaires. Dans le structuralisme, il y a une forte inspiration du marxisme sans le revendiquer au contraire de Poulantzas.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quand il cherche à définir l’État capitaliste, il va s’intéresser à la construction de la domination bourgeoise dans l’État autoritaire. Selon Poulantzas, l’État capitaliste est une « condensation matérielle de rapports de forces » entre les classes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il décrit un système structuraliste d’organisation du pouvoir qui perdure et est une ligne de force tactique qui ne vie que par une structuration institutionnelle très forte. Il va proposer une analyse structuralo-marxiste sur le concept d’État national social : l’État participe de la constitution des rapports sociaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui caractérise la crise de l’État est une crise permanente qui fait fonctionner le dispositif afin de leur faire fonctionner militairement. Il prolonge l’analyse marxiste, car on est dans un schéma mental et culturel dans les années 1950 - 1960 qui n’a pas changé en termes de structure dont la structuration de l’État. Ainsi, l’État incarne ce rapport de force structuraliste, l’État n‘est dès lors plus régulateur, mais au contraire créateur de divergences.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bien qu’il soit le moteur de l’action sociale, l’État ne fait qu’entériner les rapports sociaux conçus par la classe dominante. Il ne règle pas la violence, il a cherché à réconcilier marxisme et structuralisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’État est un concentré des forces dominantes. Pour Poulantzas, la constitution des États autoritaire ne peut être renversée que parla lutte populaire à travers la révolution. La lutte populaire permet de définir une configuration stratégique de remise en cause de ces structures. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette pensée est intéressante, car il est lui-même pris dans ses contradictions, car il pense pouvoir penser les choses, mais le poids de la pensée structuraliste tire du côté de l’impossibilité de l’interrompre. Il légitime la violence comme un acte naturel, il parle même de contre-révolution préventive comme mesure de l’État pour faire échouer toute révolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Divers ==&lt;br /&gt;
* [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000.htm Texte intégral sur Marxist.org]&lt;br /&gt;
* [http://appli6.hec.fr/amo/Articles/Fiche/Item/le_manifeste_du_parti_communiste_-_de_karl_marx_et_friedrich_engels-37.sls Fiche de lecture ''Manifeste du parti communiste'']&lt;br /&gt;
* [http://lireenligne.free.fr/Oeuvres/Manifeste.pdf Manifeste du Parti communiste] K. Marx et F. Engels&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:théorie politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:Rémi Baudoui]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Abshirbogossmaye</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Interactionnisme_et_Constructivisme&amp;diff=30223</id>
		<title>Interactionnisme et Constructivisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Interactionnisme_et_Constructivisme&amp;diff=30223"/>
		<updated>2016-01-08T10:02:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Abshirbogossmaye : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Lecture&lt;br /&gt;
 | image = &lt;br /&gt;
 | cours = [[Introduction à la science politique]]&lt;br /&gt;
 | faculté = [[Faculté des sciences de la société]]&lt;br /&gt;
 | département = [[Département de science politique et relations internationales]]&lt;br /&gt;
 | professeurs = [[Rémi Baudoui]] &lt;br /&gt;
 | années = 2011, 2012, 2013, 2014, 2015&lt;br /&gt;
 | code = T107005 CR&lt;br /&gt;
 | media_server = [https://mediaserver.unige.ch/play/90852 2015]&lt;br /&gt;
 | précédent = &lt;br /&gt;
 | suivant =&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons d’abord situer les contextes de production de ces deux courants. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L''''Interactionnisme''' se développe au début du XXème siècle à l’Université de Chicago. L’École de Chicago est un courant intellectuel qui se développe à Chicago autour des années 1910 – 1920, elle nous plonge dans une question de sociologie qui est une observation de base qui est que la ville de Chicago connait une mutation extraordinairement importante en termes de population. Ce qui se joue à Chicago  entre les années 1880 et les années 1920 est le passage d’une ville classique à une métropole. La configuration spatiale est changée tout comme la configuration sociale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est autour de ce problème que vont se mobiliser les sociologues à Chicago, dès lors, ils vont énoncer les premières théories interactionnistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui frappe les sociologues à cette époque est le fait qu’on est dans une agglomération toute nouvelle qui se caractérise par des phénomènes nouveaux qui sont les questions de migrations en raison des transformations industrielles de la ville, des difficultés d’insertion sociale et professionnelle ce qui signifie que l’on s’installe d’abord par une appartenance à une communauté, des difficultés sociales et culturelles importantes avec une ethnicisation de la ville, car la ville est une mosaïque ethnique ou chacune est en conflit plus ou moins ouvert avec l‘ethnie suivante, mais aussi l’apparition d’une désintégration sociale classique au profit de la naissance d’individus et au titre de la marginalité dont fait partie la criminalité et la délinquance avec la naissance des gangs et de la mafia.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au fond, ils vont être des précurseurs parce qu’ils vont s’interroger sur des phénomènes dont fait partie la déviance sociale : qu’est ce qui fait que dans un espace urbain ou à des individus qui choisissent l’illégalité afin de s’enrichir et prospérer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est le creusé intellectuel de l’École de Chicago et va émerger un mot important qui est « interaction » : c’est le fait que les individus vont se retrouver dans une situation sociale beaucoup plus lâche et donc que le champ social, la société, les relations sociales vont se structurer par un principe d’intégration. Cela signifie que nos comportements sont conditionnés par la nature même de l’échange dans lequel nous sommes inscrits, un individu n’agit pas seul, il agit toujours dans une interaction avec un autre et du coup ce qui est fondamental dans la sociologie de l’interaction est de s’interroger sur le comportement des individus selon cette logique d’interaction, nous sommes dans un système de réactions. Dès lors le système interactionniste va privilégier la question de l’échange sous toutes les formes, il n’y a pas de relations humaines sans interactions d’un individu avec un autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le comportement d’un individu détermine les interactions, nous ne sommes jamais isolés dans notre devenir social  et dans l’interprétation de son comportement qu’elle soit juste ou fausse. En d’autres termes, tout le système social et toujours interactif, il n’est jamais constant. Cette question de l’interaction va être au fondement de l’école interactionniste. Très vite l’interaction d’un point de vue théorique va critiquer fortement la théorie fonctionnaliste, car l’interaction n’est pas purement de la rationalité fonctionnelle, elle est du domaine de l’interaction, de la mise en situation, de la mise en contexte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a quatre principes dans l’interaction :&lt;br /&gt;
#il faut qu’il y ait des unités qui interagissent les unes vis-à-vis des autres : cela se fait à titre individuel ou collectif&lt;br /&gt;
#il faut de règles qui structurent ces logiques d’interactions : elles peuvent être explicites comme les règles de droit public ou des règles implicites qui font qu’il y a un phénomène collectif intégratif qui se produit &lt;br /&gt;
#c’est un processus ordonné : par exemple l’étude du rapport à la violence se fait dans un champ d’ordonnancement&lt;br /&gt;
#elle propose la question même de l’échange : nous sommes dans un système d’échanges, c’est une relation d’interactions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Constructivisme''' , quant à lui, se développe dans les années 1960-1970 dans les domaines de la sociologie, la philosophie et l’anthropologie, mais aussi de la linguistique. Un des auteurs de la linguistique va être Jean Piaget à Genève qui développe une théorie du langage comme espace construit.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’hypothèse de base c’est le fait que toute connaissance possède un caractère construit et construisant. La connaissance n’est pas fragmentée, elle participe à la construction de la connaissance, dès lors on est dans un processus de construction parce que cela construit  c’est construisant c’est-à-dire que cela va permettre de construire la réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la théorie constructiviste, la réalité n’est pas ce que l’on observe, elle serait un objet construit par les sciences, les normes et les règles. Afin de comprendre la réalité qui est un construit social et normatif, il faut développer un système scientifique de la construction. Pour cela,  il faut pouvoir comprendre le système scientifique par lequel la réalité s’est construite. Alors, toute connaissance construit un monde, la réalité dans laquelle nous vivons est construite est possède un caractère subjectif.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En d’autres termes, la réalité procède en  une construction, la seule façon d’accéder à la connaissance est de scientifiquement de travailler sur la construction de la construiront, c’est la construction de deuxième niveau cela signifie que si nous voulons comprendre la réalité construite dans laquelle nous sommes il faut développer un appareillage scientifique qui permet comprendre la réalité construite. L’hypothèse fondamentale du constructivisme sous-jacent est qu’au fond toute société développe des systèmes de perception du monde. Les sociétés ne développent pas directement une réalité, mais elle interprète le monde selon des réalités construites.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les constructivistes disent que la réalité construite se fait sur une longue période et font aussi intervenir des acteurs multiples, c’est un ensemble d’acteurs dans une société donnée qui la construise. Ces théories interrogent la société et non pas l’individu. Ces réalités construites possèdent une dimension structurante de la pensée. Si à un moment donné nous sommes dans une réalité construite, les pouvoirs coercitifs de la construction politique forcent à se conformer à réalité construite. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces réalités structurent la pensée au même titre que les appréhensions cognitives de chacun. On distingue deux dimensions importantes :&lt;br /&gt;
#le constructivisme va s’interroger à la dimension comparative des  réalités construites : si  les sociétés fabriquent de la réalité construite ce qui est intéressant est d’arriver à les comparer et quelles sont les différentes réalités en jeu qui mettent en place des structurations différentes et des conflictualités possibles.&lt;br /&gt;
#le grand domaine de l’analyse constructiviste est les relations internationales parce qu’elles vont pouvoir mettre en valeur des systèmes territoriaux, spatiaux ou cultures, des réalités construites différentes et donc des conflictualités. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La théorie constructiviste nous amène à penser l’espace comme en sommes des réalités construites les unes par rapport aux autres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Rappelons que la théorie interactionniste critique le fonctionnalisme, car on ne raisonnant que par fonction, on évacue la question de l’individu puisque l’interactionnisme met en place fondamentalement les interactions des individus dans des systèmes sociaux et politiques. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La théorie constructive va d’abord être critique du structuralisme parce qu’en considèrent que c’est une vision très figée de la perception du développement des sociétés, le constructivisme va dire qu’on oublie les questions d’agencement de la réalité, mais elle va aussi critiquer le systémisme, car elle est beaucoup plus dans l’analyse singulière de cas spécifiques. Dans les relations internationales, on va analyser dans le cadre du constructivisme certaines situations spécifiques. On est véritablement dans quelque chose qui rompt avec le structuralisme, le fonctionnalisme et le systémisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La théorie interactionniste =&lt;br /&gt;
== Aux origines : l’École de Chicago ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XXème siècle Chicago passe de la ville à la métropole avec un afflux massif d’immigrants étrangers qui engendre des conflits raciaux, la mise en place de ghettos, de la misère, de la prostitution, de la délinquance juvénile. Vont également avoir lieu de violentes émeutes raciales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une sociologie très nouvelle parce que nous n’avions pas au début du XXème une sociologie de la déviance qui était située du côté des juristes et de la répression. Au fond, la nouveauté est de s’interroger sur des configurations sociales et de marginalité qui vont révolutionner le champ de la connaissance en sociologie notamment par le fait que l’on va se rendre compte qu’il y a des rationalités qui passent aussi par la question interactionniste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une tentative de comprendre et régler les problèmes sociaux à partir de la vie des populations déracinées.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les thèmes majeurs sont les minorités raciales et ethniques, l’homme marginal, la ville, la déviance ou encore le crime et délinquance&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’étude des minorités montre que les systèmes d’interactions sont très forts parce que ce sont des systèmes de défense et de protection. La sociologie de l’École de Chicago va étudier toutes ces questions et montrer qu’il y a des systèmes d’action, de solidarité dans des logiques interactionnelles et qui sont de véritables modes de fonctionnements collectifs. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Parmi les mots clefs de l’interactionnisme, on trouve :&lt;br /&gt;
{{colonnes|taille= 18|&lt;br /&gt;
*'''socialisation''' : ensemble des mécanismes par lesquelles les individus font l’apprentissage des rapports sociaux entre les hommes.&lt;br /&gt;
*'''interactionnisme symbolique'''  : l’idée que les individus ne subissent pas les faits sociaux, mais qu’ils les produisent par leur interaction. C’est une interprétation très dynamique, les individus sont acteurs du champ social, mais ne sont pas nécessairement soumis au champ social, ils le produisent eux-mêmes par leur interaction.&lt;br /&gt;
*''' observation participante'''  : l’enquêteur à s’impliquer dans le groupe qu’il étudie.&lt;br /&gt;
*''' darwinisme social'''  : le darwinisme se base sur la théorie de la sélection naturelle de Darwin pour décrire le comportement des individus en société.&lt;br /&gt;
*''' fonctionnalisme'''  : théorie qui considère le système social comme une totalité unifiée dont tous les éléments sont nécessaires à son bon fonctionnement.&lt;br /&gt;
*''' ethnométhodologie'''  : démarche sociologique centrant son intérêt sur le savoir et les capacités de chacun  des membres de la société.&lt;br /&gt;
*''' écologie urbaine'''  : les sociologues tentent d’expliquer la perpétuelle recomposition à laquelle est soumise la ville de Chicago.&lt;br /&gt;
*''' désorganisation'''  : déclin de l’influence des valeurs collectives sur l’individu ; conséquence de changements rapides dans l’environnement économique.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Erwin Goffman (1922-1982) : la mise en scène de la vie quotidienne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Erving Goffman.jpg|thumb|Erwin Goffman.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goffman va publier tout un travail très important après avoir étudié la sociologie à Toronto et à l’Université de Chicago, mais qui a aussi enseigné à Berkeley et à Philadelphie. Il va travailler sur la question de la maladie et des phénomènes sociaux ainsi que sur l’hôpital psychiatrique afin d’étudier l’interactionnisme qui se construit  soit d’un côté avec la puissance médicale soit avec les autres malades. Son hypothèses est publiée dans son ouvrage ‘’La mise en scène de la vie quotidienne’’ est que tout individu est un comédien, nous sommes tous des comédiens qui sont des acteurs de comédies et en représentation théâtrale, à chaque instant nous devons exposer notre personnage à travers un cérémoniel et avec des techniques de représentation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le constructivisme selon Goffman est que nous nous mettons tous dans des positions de construction en tant qu’être subjectif et  en tant qu’être social. Lui-même va reprendre la question de la réalité en disant que toute réalité possède deux sens : &lt;br /&gt;
*les représentations de la réalité : on se représente la réalité&lt;br /&gt;
*la réalité des représentations : à partir du moment où on fabrique un domaine collectif de représentation, ces représentions acquièrent une réalité active.On a fabriqué des représentations de la réalité qui finalement deviennent acceptées. Cela signifie qu’en tant qu’individu nous travaillons avec des représentations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il s’interroge sur l’importance de l’espace public. Pour Goffman, l’espace public et une scène de théâtre. L’individu y est conçu  comme un comédien accomplissant des actes de représentations théâtrales devant son public. Le rôle du spectateur est étendu à toute personne dans une activité quotidienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour Goffman, il y existe trois aptitudes dans lesquelles se joue la réalité qui sont la coopération (1), l’engagement (2) et l'absorption (3).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’espace public signifie que nous sommes à la fois spectateurs et acteurs : à la fois, nous les fabriquons et à la fois elles sont inscrites dans des réalités construites. Il  a des interactions qui vont être de l’ordre culturel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon Goffman, ces systèmes d’interactions s’investissent par la parole, car elle est fondamentale dans l’interaction et par le corps, c’est-à-dire dans les mouvements du corps et sa capacité d’adaptation. Nous sommes dans un champ d’interactions, de gestualité du corps et du langage qui permettent de définir des pluralités de situations dans lesquelles on fabrique collectivement des dispositifs de reconnaissance d’action et de développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’interactionnisme symbolique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goffman va dire que l’espace public favorise la construction de la théorie de l’évitement. La stratégie d’évitement est quand on sent la menace ; la menace peut être aussi complètement de l’ordre de la représentation qui renvoie à la réalité construite. Cependant, il existe aussi de nombreuses autres stratégies d’évitements.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce que l’on observe dans le champ sociologique et qui est important dans le champ politique est que le principe d’interaction est aussi dans le champ du politique qui fonctionne aussi par de l’interaction.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La pensée interactionniste est intéressante parce qu’elle montre que sur le plan politique on est bien dans un domaine ou des situations se négocient. Cela veut dire que quand on va travailler d’un point de vue interactionniste sur le champ du politique on va travailler sur un espace de débat et pas sur quelque chose de clos.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les individus suivent des rites d’interaction ; il va donner trois situations qui mettent à mal le rituel interactif. Souvent, l’interaction est ritualisée, elle ne le relève pas de spontanéité. Goffman identifie des rites de rupture avec l’autorité classique qui dérègle l’ordre rituel :&lt;br /&gt;
*'''l’offense et la réparation''' : on peut échapper à l’interaction à cause d’une violence ou d’une force importante ;&lt;br /&gt;
*'''la profanation''' : refus des règles d’interaction qui dépasse le rituel ;&lt;br /&gt;
*'''l’anormalité''' : ce sont des symptômes qui mettent à mal les règles d’interactions, c’est une rupture de l’intégration ritualisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La théorie constructiviste =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Aux origines : l’épistémologie Alfred Schütz (1899 - 1959) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Alfred Schütz.jpg|vignette|150px|Alfred Schütz.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des origines et l’épistémologie qui est la science du langage. Schütz est un philosophe et sociologue qui a fui le nazisme en se réfugiant aux États-Unis. Dans la lignée de Goffman, il va s’interroger sur la construction scientifique de la réalité construite. En d’autres termes, il va s’interroger sur ce qu’est un objet de pensée. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les sciences, un objet pensé est un objet construit. Au fond, lorsque l’on veut saisir une réalité sociale on va fabriquer un objet construit. Afin d’observer un phénomène nouveau, il va falloir construire un dispositif scientifique afin de l’analyser. La science est un objet construit qui a pour fonction d’essayer de comprendre une réalité sociale elle-même construite : les objets de pensée construits par le chercheur en sciences sociales doivent être fondés sur des objets construits ce qui signifie que toute démarche scientifique est construite.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La grande question va être d’analyser la réalité qui est elle-même est une construction. Pour Schütz, l’objet de la science est la construction de second degré. On est dans une double logique constructiviste et ensuite cet objet de science sociale a pour seul objet de comprendre la réalité construite telle qu’elle se donne à comprendre et non pas telle qu’elle se donne à voir. Là aussi, il y a un écart important entre ce que l’on voit qui est de l’ordre du subjectif et ce qui est en réalité construit, mais, avant tout, il faut élaborer des outils scientifiques constructivistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela montre qu’on est dans une réflexion philosophique et épistémologique des rapports entre nos capacités à construire des modes d’analyse et la capacité à comprendre le construit de la société dans laquelle nous sommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La philosophie du langage de John Searle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:John searle2.jpg|vignette|200px|John searle en 2005.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Searle est un philosophe américain qui va travailler sur la question du langage et va publier en 1995 ''The construction of social reality''&amp;lt;ref&amp;gt;Searle, John R. The Construction of Social Reality. New York: Free, 1995. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il va partir de l’hypothèse que tout comme Piaget que le langage est une construction, il est fondamental parce qu’il permet de dialoguer. Le langage est une construction dans la mesure où c’est grâce au fait qu’on l’a acquis, qu’on peut échanger, discuter et négocier.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’autre part, le langage participe à sa façon de la construction sociale de la réalité. Le langage n’est pas simplement un cadre d’échange, mais c’est un outil de construction de la réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’étymologie en dit beaucoup sur la capacité que l’on a de pouvoir l’utiliser en tant qu’objet scientifique et qui en raconte beaucoup sur ses faiblesses et ses forces conceptuelles. En travaillant sur le langage, on travaille sur un objet fort qui permet de comprendre la construction d’un énoncé et du coup la conception de la réalité. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Non seulement le langage permet de se comprendre, mais il participe à la construction sociale de la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Peter Berger et Thomas Luckman : « la construction sociale de la réalité » ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Berger et Luckman, le langage reste fondamental, la réalité est un construit social et l’objet des sciences sociales peut comprendre la réalité par le langage.  Si on a compris comment s’est fabriquée cette réalité dès lors nous avons des moyens de comprendre le monde dans lequel nous vivons et de comprendre le poids des normes et des institutions dans la fabrication de cette réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berger et Luckman posent la question de savoir comment la réalité se construit-elle ? Ils postulent que le fondement de la connaissance de la vie quotidienne est le langage, d'autres parts que la société comme réalité objective soumet l’individu au pouvoir et que la société comme réalité subjective est l’identification à l’autre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Du point de vue de la science politique, toute société doit soumettre l’individu au pouvoir : nous sommes tous soumis au pouvoir et à la construction sociale de la réalité qui n’est pas extérieure à nous, mais nous allons y participer par la question du pouvoir. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le pouvoir est la construction de règles et de normes qui sont en fait des comportements ; au fond, une société ou un État fonctionnent en réalité à partir de la construction des normes qui font fonctionner la réalité sociale construire.  En d’autres termes, c’est une réalité sociale construite.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ensuite, l’enjeu de la société doit coller à la réalité sociale construite. Dès lors le pouvoir est le faite qu’il va falloir faire coller les individus à cette réalité sociale construite. Le pouvoir va avoir une dimension ou l’institution de rassemblement par rapport à un idéal de réalité sociale construite. Celui qui rompt la réalité sociale construite peut être condamné à mort comme ce fut le cas de Galilée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la réalité se traduit-elle au quotidien ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela signifie que chez Berger et Luckman les sociétés, tout comme le langage, sont fondées sur des stocks qui permettent de définir et d’adapter le comportement dans la vie quotidienne. On va avoir deux phénomènes importants tracés qui vont être que sont le processus d'institutionnalisation et et le processus de légitimation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le processus d’institutionnalisation est le fait que toute société doit canaliser le comportement des individus dans un ordre social. On va institutionnaliser les rapports de l’individu vis-à-vis de la société se créée par l’accoutumance et par la division des tâches. L’habitude est une répétition et la transmission de ses valeurs et des modes de pensée vont être transmis comme un héritage à ceux qui viennent derrière nous et doivent adopter les mêmes comportements de cette réalité sociale construite. Le concept de transmission devient un concept fondamental à toute société, car si elle ne transmet plus elle ne peut plus transmettre la réalité sociale construite et ne peut plus transmettre ses modes de représentations,de gouvernements, d’actions et d’efficacités.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le monde social ne peut pas être séparé de l’activité humaine et de la question de la gouvernementalité. Ils vont décrire un monde social comme un monde d’institutionnalisation et d’intégration sédimenté par le langage et les traditions qui sont de la légitimation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans toutes les sociétés, il y a du symbolique notamment au niveau du gouvernement et du pouvoir, c’est une manifestation d’une continuité qui est du côté de la construction de la réalité sociale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le processus de légitimation crée un processus pour légitimer. Il est nécessaire de rester dans l’univers du symbole afin de légitimer en permanence la fonction collective d’intégration des individus face à cette réalité sociale construite. Nous sommes dans un processus de légitimation permanente de ce qu’il faut faire et qui pose à tous des interdits. Ce processus crée de la légitimée et de l’acceptation de tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit que ce processus a pour objet de faire accepter par l’ensemble des éléments de la société cette réalité sociale construite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le constructivisme dans la théorie des relations internationales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette théorie va concevoir que le champ des relatons internationales ce n’est un champ établi, mais en construction permanente, dans ce cadre la théorie constructivisme nous ramène du côté d’un processus en action, c’est-à-dire que ce que nous allons analyser à un instant donné décrit le champ des relations internationales comme un domaine en mouvement. En d’autres termes, la théorie constructiviste nous décrit le champ des relations internationales comme un domaine en perpétuel mouvement selon les stratégies interactionnistes. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dès lors, il faut comprendre les mobilités et les stratégies. Dans un champ interactionniste, les stratégies peuvent évoluer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’hypothèse constructiviste va être de dire que l’enjeu fondamental dépend de plusieurs niveaux :&lt;br /&gt;
*rôle des acteurs : ils interprètent des situations. Dès lors, on est dans un champ d’interactions qui procède toujours de la construction sociale de la réalité, c’est une construction. Il y a des situations qui évoluent par le rôle des acteurs dans des temps donnés et selon les circonstances. Il faut d’abord comprendre le rôle, le les règlements les valeurs, les idéologies dans le domaine des relations internationales en sachant que ce n’est pas nécessairement suffisant parce qu’on peut avoir des idéologies opposées.&lt;br /&gt;
*Il fut comprendre sur quels modes on fabrique ces réalités sociales.&lt;br /&gt;
*comprendre le champ des interactions qui existent dans le domaine des relations internationales parce qu’il explique les stratégies au niveau planétaire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le constructivisme est intéressant parce qu’il nous met dans un ensemble de considérations, de continuité de mouvements continus dans le champ des relations internationales. Il va s’opposer aux fonctionnalistes dans le champ des relations internationales, on ne peut pas simplement, mais aussi en termes d’interactions qui peuvent être idéologique de longue durée, mais il peut y avoir des interactions de circonstances par rapport à un problème donnée. Mais aussi critique le systémisme qui est une approche qui va se développer à la fin des années 1980 au moment de la fin de la Guerre froide dès lors qu’on en peut plus comprendre le champ composite du multilatéralisme. On peut se demander comment comprendre la complexité du champ des relations internationales si ce n’est justement en revenant sur la question de l’interaction des acteurs dans le domaine des relations internationales. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au fond, il abandonne les grands récits préstructurés afin d’interroger une réalité sociale d’acteurs. C’est une critique d’une théorie classique des relations internationales pour revenir sur la complexité du champ des relations internationales en mettant aussi en crise des concepts tels que le concept de l’anarchie. En fait, il n’y a jamais d’anarchie, elle est elle-même une construction. Cela signifie que dans un État en situation d’anarchie il faut réfléchir à comment s‘est construite cette situation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le champ des relations internationales il y a des acteurs nationaux, mais qui ne peuvent pas exister en tant que tel s’ils ne sont pas en interactions. Nous sommes dans un monde de coaction ou de copartage d’action nationale qui autorise la compréhension de la complexité du champ des relations internationales. Si on prend la question des acteurs, on prend aussi la question des rapports de force.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’anarchie selon la théorie constructiviste n’est pas un état antérieur présocial, c’est quelque chose qui est quelque chose qui est aussi une résultante et du coup l’anarchie dans les relations internationales résulte elle aussi d’un processus.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le champ des relations internationales, les théories constructivistes apparaissent : ils vont penser la réalité des structures et des conflits et aussi penser l’intersubjectivité c’est-à-dire que c’est le fait que nous sommes dans la représentation et comment certain pays peuvent se permettre de caractériser un autre au nom de l’interprétation de son propre développement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les constructivistes prône que le principe général au niveau mondial est la souveraineté des États, mais qui est en réalité subjective c’est-à-dire fonction de ce que les acteurs reconnaissent. Il y a des règles explicites, mais aussi implicites qui doivent être acceptées comme dans l’interaction et si ces règles ne sont pas acceptées alors il peut y avoir des formes de réactivités spécifiques dans le champ des relations internationales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Surtout, c’est l’analyse du processus de construction des identités sociales et des acteurs de la politique moderne et  ensuite comment en fonction de ces règles et de ces énormes comment les acteurs et les agents interagissent et s’influencent réciproquement ou se combattent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*[http://www.laidi.com/sitedp/sites/default/files/S%C3%A9minaire%20constructivisme%20doc%20final.pdf Vers un « constructivisme tempéré ».  Le constructivisme et les études européennes], SiencePo - Centre d'études européennes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:théorie politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:Rémi Baudoui]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Abshirbogossmaye</name></author>
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